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Nouvelles

Bénin : Les filles du second cycle exonérées de contribution scolaire dans plusieurs communes
Les élèves filles du second cycle des établissements publics de l'Enseignement secondaire général bénéficient désormais d'une exonération de contribution scolaire à l'instar de leurs camarades du premier cycle. Dans une note de service en date du 13 février 2023, le ministre des Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi, souligne que l'extension de cette exonération sera d'abord expérimentée dans 20 communes. Il prie les chefs d'établissement ayant déjà perçu la contribution scolaire chez des filles, de la leur rétrocéder. Lire ci-dessous l'intégralité de la note de service du ministre : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Extension-mesure-exoneration-filles.pdf"] Actualités 14 févr. 2023


Appui financier de Lokossa aux cantines scolaires: Maintenir les enfants à l’école n’est plus vain
Le conseil communal de Lokossa accorde, cette année, une subvention de 4 millions de francs Cfa aux cantines scolaires en vue de consolider les actions visant le maintien à l’école des enfants notamment les orphelins et enfants vulnérables.Les chefs des établissements dotés de cantines scolaires à Lokossa, dans le Mono, peuvent pousser un ouf de soulagement. Le conseil communal apporte un appui financier de quatre millions francs Cfa pour la prise en compte des orphelins et enfants vulnérables dont les tuteurs ou parents sont moins enclins à contribuer aux ressources financières devant servir à acheter des condiments et à payer le déplacement des cuisinières, ces dernières ne faisant pas partie du personnel des établissements scolaires. La subvention soutenue par une délibération prise à l’unanimité en conseil, et ce pour la toute première fois, vient compenser les frais de cantine que nombre d’écoliers n’arrivent pas à payer. En effet, il est retenu un montant forfaitaire compris entre 25 et 100 francs Cfa par écolier à mobiliser pour acheter des condiments. Mais, force est de constater que de nombreux enfants se présentent, chaque jour, à école sans un kopek, mettant les chefs d’établissement dans le dilemme : priver de repas les insolvables ou bien les prendre en compte. Cette situation concerne autant des enfants dont les géniteurs sont vivants que les orphelins, même si ces derniers sont les plus nombreux dans chacun des cinq arrondissements de Lokossa. Au total, 917 orphelins ont été recensés pour le compte de l’année scolaire en cours, selon Jules Togni de l’Ong Henry Dunant, qui, depuis plusieurs années, vole au secours des écoliers concernés. Ses interventions consistent en la prise en charge des frais de cantine des orphelins ainsi que leur dotation en fournitures scolaires et kits de fêtes de fin d’année, suivant les capacités financières de l’Ong. «Pour la première phase de paiement des frais de cantine, l’Ong n’a pu couvrir qu’une centaine d’orphelins pour environ 300 mille francs Cfa alors qu’il faut un montant total de 4 011 875 francs pour contenter l’effectif de cette année scolaire dans les écoles à cantine », rappelle-t-il. Les vivres tels que le maïs, le riz ou le haricot accompagnés de bidons d’huile et sel gracieusement offerts par le gouvernement ont besoin des condiments pour être transformés en repas pour les écoliers.

Des propositions

Relativement à l’usage qu’il convient de faire de la cagnotte du conseil communal, Jules Togni suggère, en se fondant sur l’expérience de son association, de procéder par dotation périodique des kits de condiments aux écoles concernées. Pour lui, il faut écarter la possibilité de répartir les sous entre les établissements. L’Ong Henri Dunant qui se propose au besoin de partager ses expériences avec le conseil a déjà expérimenté les deux approches et en tire les leçons. « A l’image de ce qui se fait par le gouvernement, soutient-il, il faut que la mairie trouve le moyen d’envoyer dans les cantines scolaires des condiments tels que du piment sec, de l’oignon et du fretin ». La proposition de don de condiments est soutenue par le chef du Centre de promotion sociale de Lokossa, Mathieu Dansou, qui salue le geste du Conseil communal de Lokossa. Mais, le technicien de l’Action sociale plaide pour des dépenses efficaces. Ceci, en vue de prendre en compte outre l’alimentation, dit-il, deux autres facteurs d’abandon des classes, si l’objectif poursuivi par le conseil est de ne rien ménager pour le maintien des enfants à l’école. A l’en croire, ces facteurs ont trait à l’incapacité à renouveler certaines fournitures scolaires ou à prendre en charge les soins sanitaires dans le temps y compris le traitement des pathologies élémentaires. Il faut alors, selon le cadre du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, doter les établissements de quelques lots de stylos, de cahiers et autres fournitures scolaires.
Région 14 févr. 2023


Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local: « J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme »
Plus de douze mois déjà que la réforme de la décentralisation est devenue réalité. Après un an de mise en œuvre, l’heure est au bilan. Entre constats des bonnes performances et des insuffisances, Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local et directeur du plaidoyer de l’Association nationale des communes du Bénin, formule des propositions pour une meilleure gestion des collectivités territoriales.La Nation : Douze mois que la réforme de la décentralisation a été amorcée avec le vote du code de l’administration territoriale. Quel bilan pouvez-vous en faire ? Minakpon Stanislas Hounkanlin : Avant tout, je voudrais en tant qu’observateur et praticien à la fois, saluer l’avènement du code de l’administration territoriale qui marque un changement majeur de paradigme dans notre jeune expérience de décentralisation. Cette réforme tire sa substance de la volonté clairement exprimée et totalement assumée par le président Patrice Talon qui souhaite la séparation des fonctions politiques de celles administratives et techniques. Le principal résultat obtenu de la mise en œuvre de la réforme est l’installation effective de tous les nouveaux dispositifs institutionnels prévus par le nouveau cadre légal. Les secrétaires exécutifs, en tant qu’organes techniques et administratifs créés par le code, sont tous en place dans les 77 communes avec des équipes de cadres techniques qualifiés en charge des principales fonctions techniques communales. Les conseils de supervision qui représentent l’une des plus grandes innovations de la réforme sont officiellement installés dans la quasi-totalité des communes. Ils sont chargés d’adopter les actes, les décisions et les documents produits par les secrétaires exécutifs. Par ailleurs, toutes les réunions statutaires préconisées par le code sont régulièrement organisées. En sus de ces exigences légales, d’autres initiatives de rencontres sont prises dans le but de booster le fonctionnement communal. A titre d’exemple, dans certains départements, une réunion de commandement se tient périodiquement entre le préfet, les maires et les secrétaires exécutifs. Enfin, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, bras armé de la réforme, est installée et fonctionnelle. Elle travaille activement à la mise en place du cadre règlementaire, à la formation des différents acteurs et au respect des dispositions du code de l’administration territoriale. En somme, on note des efforts considérables à tous les niveaux pour la réussite de la réforme. Mais étant donné que le code de l’administration territoriale est un nouvel univers que les parties prenantes de la décentralisation découvrent ensemble, cet apprentissage collectif laisse apparaître quelques dysfonctionnements inhérents à tout processus de réforme. L’un des points marquants de cette réforme, c’est la cohabitation entre les maires et les secrétaires exécutifs. Quels ont été les principaux constats relevés à ce niveau? Les premières semaines suivant l’installation officielle des secrétaires exécutifs ont donné lieu à plusieurs incidents et à une collaboration assez froide ou même conflictuelle entre beaucoup de maires et leurs secrétaires exécutifs. La méconnaissance ou la mauvaise interprétation des textes est à la base de cette situation. Dans certains cas, des secrétaires exécutifs pensaient être au-dessus des maires et leur donnaient des ordres à la limite. Il y en a dans ce lot qui convoquaient même les organes politiques pour leurs réunions statutaires. Un autre exemple anecdotique de cette situation de tension est la demande d’explication adressée à un chef d’arrondissement par un secrétaire exécutif. Dans l’autre sens, ce sont des maires qui demeurent nostalgiques de leurs prérogatives du passé que le nouveau code a pourtant réaménagées. Ils ne se rendent pas compte que les nouveaux textes ont accordé des attributions propres aux secrétaires exécutifs. Mais depuis quelques mois, la collaboration s’est améliorée de façon significative entre les maires et les secrétaires exécutifs. Les médiations, les recadrages, les instructions et les conseils des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes ont contribué à aplanir les différends et à fluidifier les rapports entre ces deux acteurs clés qui travaillent désormais la main dans la main. Dans beaucoup de communes, on note des bonnes pratiques relationnelles telles que l’affectation conjointe des courriers, les consultations avant les nominations, les visites conjointes dans les marchés dans le cadre de la mobilisation des ressources propres, etc.

A votre avis, que faut-il améliorer dans cette cohabitation?

Les efforts du côté des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes doivent être poursuivis pour un meilleur encadrement des rapports entre les maires et les secrétaires exécutifs. Aussi, des séances de renforcement des capacités doivent-elles être organisées de façon périodique au profit de ces deux catégories d’acteurs pour une meilleure appropriation de leurs attributions respectives.

Certains chefs d’arrondissement réclament leur entrée dans le conseil de supervision. Pensez-vous que cela est réellement nécessaire ?

Je pense que si votre information est vérifiée, l’ambition des chefs d’arrondissement est légitime. Cependant, on ne peut pas mettre tous les élus de la commune dans le conseil de supervision qui deviendrait ainsi un conseil communal ou municipal bis. La présence des adjoints au maire et des présidents de commission au sein du conseil de supervision se justifie en ce sens que ces acteurs étaient désœuvrés ou n’étaient pas suffisamment impliqués sous l’ancien régime légal alors que les chefs d’arrondissement ont été toujours bien positionnés. Ils sont déjà membres de la municipalité qui regroupe le maire, les adjoints au maire et les chefs d’arrondissement et qui traite des affaires courantes de la commune. Par ailleurs, les chefs d’arrondissement dirigent au sein de leurs arrondissements respectifs, le conseil d’arrondissement qui est une instance de prise de décisions importantes. En somme, il ne nous paraît pas pertinent de les faire membres du conseil de supervision, car les dossiers traités au sein du conseil de supervision sont envoyés au conseil communal ou municipal pour validation.

Le code offre des modèles économiques aux communes. Pensez-vous que les premiers pas que mènent les communes vont dans l’amélioration de leurs économies?

Je pense que la plupart des communes sont sur la bonne voie. Les efforts conjugués des maires et des secrétaires exécutifs en sont une bonne illustration. L’Association nationale des communes du Bénin apporte elle aussi sa pierre à la construction de la durabilité financière des communes. La faîtière a déjà accompagné une trentaine de communes dans l’élaboration de leurs plans de mobilisation de ressources. Par ailleurs, les innovations projetées par le Fonds d’investissement communal permettront aux communes de lever des financements plus importants y compris sur le marché financier international.

En son temps, vous aviez fait des propositions et offert vos compétences aux communes qui le souhaitent. Quel bilan pouvez-vous en faire ?

Suite à cette offre, quelques secrétaires exécutifs m’ont contacté pour des conseils et des orientations spécifiques sur certains aspects de leur gestion y compris sur la mobilisation des ressources. J’espère que ces quelques apports ont été utiles à quelque chose. Dans tous les cas, je reste disponible pour appuyer les efforts des acteurs locaux que j’ai le plaisir de côtoyer depuis une quinzaine d’années.

Un mot pour conclure cet entretien ?

J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme. Sa bonne mise en œuvre permettra à coup sûr à la décentralisation de réaliser pleinement les deux principaux objectifs à savoir d’une part, la démocratie à la base et d’autre part, le développement local.
Actualités 14 févr. 2023


Médaillé du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II: Le Bénin honoré au Canada
Cyriaque Kiti, consul honoraire du Bénin à Moncton, a reçu ce lundi 13 février à la résidence de la Gouverneure au 51, la Médaille du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II. Cette cérémonie solennelle a été l’occasion pour les autorités canadiennes de saluer les mérites du Bénin et de sa diplomatie.Le Bénin émerveille les autorités canadiennes par ses mérites. Les qualités exceptionnelles ainsi que le service remarquable qui caractérisent la mission consulaire de Cyriaque Kiti au Canada en général et au Nouveau Brunswick en particulier séduisent. [caption id="attachment_92876" align="alignnone" width="170"] La Médaille du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II reçue[/caption] Au nom du premier ministre canadien, Justin Trudeau et de l’honorable Brenda Murphy, Lieutenante-Gouverneure du Nouveau Brunswick représen-tant la Reine dans cette province canadienne, Lana Tingley, cheffe du protocole, a salué ces qualités. Elle rappelle que feue Élisabeth II a approuvé la création d'une médaille commémorative en l'honneur du 70e anniversaire de son accession au trône en tant que reine d'Angleterre. Cette médaille est remise à quelque 3000 personnalités de haut rang qui ont apporté une contribution importante à la province du Nouveau Brunswick. Selon elle, Cyriaque Kiti est la deuxième personnalité béninoise à recevoir cette médaille de la couronne britannique. La particularité de la distinction du consul honoraire du Bénin à Moncton réside en ses accomplissements entre le Bénin et le Nouveau Brunswick et ses implications ainsi qu’au caractère exceptionnel du Jubilé de platine de la reine Élisabeth Il, le dernier avant qu’elle ne rentre dans l’éternité. C'est un exploit qui fait la fierté du "Bénin révélé" et sa diplomatie. Société 14 févr. 2023


Education: 1re conférence internationale sur l’accès durant des crises
Co-organisée par la Suisse et « Education Cannot Wait », fonds mondial des Nations Unies pour l'éducation dans les situations d'urgence, la première conférence internationale pour recueillir des fonds au profit de pays touchés par ces contextes se tiendra en fin de semaine à Genève. En étroite collaboration avec les gouvernements allemand, colombien, nigérien, norvégien et sud-soudanais, l’événement vise à mobiliser les ressources indispensables pour offrir une éducation de qualité à 20 millions d’enfants et d’adolescents confrontés à des crises humanitaires parmi les plus dévastatrices au monde. La veille de l’événement, la coopération suisse organise le Forum de la coopération internationale aussi consacré à l'éducation. A l’heure actuelle, plus de 200 millions d'enfants n'ont pas accès à l'éducation en raison de conflits, du changement climatique et d'autres crises.Les 16 et 17 février à Genève, en Suisse, des dirigeants venus du monde entier se réuniront à l’occasion de la Conférence de haut niveau sur le financement d’ « Education Cannot Wait » (Ecw) dans le cadre de leur engagement à garantir une éducation de qualité à tous les enfants, partout dans le monde. Une formation de base et une formation continue de qualité sont déterminantes pour le développement durable. Aux quatre coins de la planète, les systèmes éducatifs doivent surmonter des défis importants. Avant la pandémie déjà, six enfants sur dix n’avaient pas le niveau de base en lecture et en calcul, et le Covid-19 a aggravé la situation. Plusieurs écoles ont fermé ; les enfants n’ont pas pu poursuivre leur apprentissage et de nombreux jeunes ont dû interrompre leur formation. Education Cannot Wait (Ecw), est créé en 2016, pour souligner le fait qu’en cas de conflit, de catastrophe naturelle, de changement climatique ou de toute autre situation exceptionnelle, l’éducation ne peut attendre des temps meilleurs. Dans le monde, 222 millions d’enfants et d’adolescents touchés par des crises prolongées ont urgemment besoin d’un appui à l’éducation. Selon Ecw, parmi eux, plus de 78 millions ne sont absolument pas scolarisés. Yasmine Sherif, directrice du fonds, déclare que le moment est venu « de défendre les enfants et les jeunes les plus vulnérables du monde et de tenir notre promesse en garantissant une éducation de qualité pour tous d’ici à 2030, comme le prévoient les objectifs de développement durable. » La conférence internationale de Genève vise à mobiliser des fonds auprès de donateurs, de fondations et de particuliers fortunés aux fins de la mise en œuvre du plan stratégique quadriennal d’Ecw, qui mobili-sera 1,5 milliard de dollars de ressources supplémentaires pour offrir une éducation de qualité à 20 millions d’enfants et d’adolescents confrontés à des crises humanitaires parmi les plus dévastatrices au monde. Elle sera diffusée en direct et accessible au public à distance. Le 16 février, les dirigeants annonceront l’octroi de nouvelles contributions finan-cières substantielles à Ecw. Un gros plan sera aussi fait sur l’Afghanistan, ce qui sera l’occasion d’effectuer un important plaidoyer en faveur d’un pays où près de 10 millions de filles et de garçons dépendent de l'aide humanitaire pour survivre. Les premiers à s’exprimer seront Gordon Brown, Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale et Président du Groupe directeur de haut niveau d’Ecw ; Ignazio Cassis, Conseiller fédéral de la Confédération suisse, en charge des Affaires étrangères ; Svenja Schulze, ministre fédérale de la Coopération économique et du Développement de l’Allemagne; Ibrahim Natatou, ministre de l’Éducation nationale du Niger; Anne Beathe Tvinnereim, ministre du Développement international de Norvège ; Awut Deng Acuil, ministre de l’Enseignement général et de l’Instruction du Soudan du Sud; et Alejandro Gaviria, ministre de l’Éducation nationale de Colombie. Durant la journée du 17 février se tiendra une série de tables rondes axées sur le partage d’idées et d’expériences visant à transformer la prestation de services d’éducation en situation d’urgence dans le monde entier. Le fonds des Nations Unies « Education Cannot Wait » a déjà apporté une aide éducative globale à près de 7 millions d’enfants et d’adolescents. Il finance par exemple la mise à niveau des espaces d’apprentissage, l’achat de fournitures scolaires de qualité, la formation et le soutien financier des enseignants, la prestation de services de santé mentale et d’alimentation scolaire ainsi que des solutions holistiques centrées sur l’enfant. À ce jour, Ecw a mobilisé plus de 1,1 milliard de dollars provenant de pays donateurs, du secteur privé et de fondations philanthropiques. La Suisse défend le droit à l'éducation depuis de nombreuses années. Tant l'éducation de base que le développement des compétences professionnelles sont des pierres angulaires de la coopération internationale de la Suisse. A ce titre, le Forum de la coopération internationale Suisse (15 février) sera consacré à l'éducation, Education4Future. Il rassemblera des voix et des perspectives diverses par l’intermédiaire de représentants de la politique, de la recherche, de la jeune génération, des secteurs privé et financier, des Ong et de la société civile. Le format hybride de l'événement avec des sessions de travail alliant pratique et théorie ainsi que la plateforme interactive permettra à toutes les parties intéressées de participer activement aux discussions (consulter le site : https://icforum.swiss/). Dans le cadre de "Youth for Solutions", la deuxième journée (16 février) sera consacrée aux jeunes, à leurs idées et approches. International 14 févr. 2023


28 femmes au sein de la 9e législature: Les Démocrates saluent la réforme à l'origine
La discrimination positive en faveur des femmes a porté ses fruits avec la présence de 28 d’entre elles au sein de la neuvième législature. C'est l'une des satisfactions exprimées explicitement par le groupe parlementaire Les Démocrates lors de l'installation des députés, hier dimanche 12 février.«Mon parti, le parti Les Démocrates, salue la réforme qui a favorisé la présence de 28 femmes à l'Assemblée nationale. Est-ce à dire que si cette réforme n'existait pas, nous n'aurions que quatre femmes à l'Assemblée nationale ? Je laisse cette question à la réflexion des partis politiques», a déclaré Nourénou Atchadé, président du groupe parlementaire Les Démocrates qui comporte les 28 députés du parti. Dans son discours de constitution de groupe parlementaire lors de la session d'installation de la neuvième législature, Nourénou Atchadé s'est prononcé sur la gouvernance actuelle, relevant plusieurs points d'insatisfaction de sa formation politique. Mais s'il y a une certitude, c'est que la réforme du système partisan a des avantages. Elle a notamment induit une meilleure représentativité des femmes à l'Assemblée nationale. Le groupe parlementaire Les Démocrates a justement salué la réforme qui a permis d'obtenir ce taux de femmes dans la neuvième législature. C'est dire que toute la classe politique s'accorde sur la nécessité et l'opportunité d'améliorer la présence des femmes dans les hautes instances de décisions. Et comme pour inviter le chef de l'Etat à poursuivre sur cette lancée, le parti Les Démocrates, par la voix de Nourénou Atchadé, a exprimé le vœu que le chef de l'Etat arrive à atteindre 40 % de femmes dans son gouvernement. Actualités 13 févr. 2023


Promotion de la paix et prévention de l’extrémisme: Des pare-feu autour de Sègbana et Malanville
Le projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni a été lancé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, par le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah. D’un coût global de 305 675 960 F Cfa et d’une durée de 24 mois, il est porté par Educo et son partenaire APIDev Ong et traduit leur engagement pour la cohésion sociale, la paix et la prévention de l’extrémisme violent à Sègbana et Malanville. Le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a procédé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, au lancement du projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni. Près de 332 557 personnes dont 164 319 femmes sont prévues pour être impactées. Les défis sécuritaires à relever au Bénin, dans le septentrion et surtout l’Alibori, exigent l’implication de tous aux côtés du gouvernement. Pour l’avoir compris, Educo et son partenaire APIDev Ong ont, depuis la cité des Kissama, donné l’exemple à travers la mise en œuvre de ce projet. Appréciant la portée de leur initiative, le préfet Ahmed Bello Ky-Samah a fait observer sa pertinence. La lutte contre l’insécurité, a-t-il admis, exige également une approche de développement global avec une implication des acteurs de la Société civile. En effet, de par sa position géographique aujourd’hui, puis les incursions répétées des individus armés non identifiés dans certaines de ses communes frontalières, le Bénin est de plus en plus exposé à des risques qui mettent à mal sa stabilité et son développement. A cela s’ajoutent les tensions et les conflits internes entre les communautés. Cette situation qui compromet de plus en plus la cohésion sociale et le vivre-ensemble, informe la coordonnatrice des programmes à Educo, Carine Agossou Alihonou, a amené l’Union européenne à décider d’accompagner, à travers un appel à projets, les organisations de la Société civile préoccupées par la question. D’où ce projet qui ambitionne, selon elle, de contribuer à la culture de la paix, au renforcement du dialogue et de la cohésion sociale, puis à la prévention de l’extrémisme violent dans les deux communes, lesquelles sont très exposées. « En termes de stratégies, nous allons mobiliser et renforcer les capacités des associations locales et communautaires et leurs initiatives visant la promotion d’une culture de dialogue. Mettre en avant les leaders traditionnels et religieux de tous ordres, les jeunes, les femmes qui seront les parties prenantes de ce projet. Le projet va mettre en lumière leurs initiatives en se basant sur les mécanismes communautaires qui existent, les façons de faire que nous avions avant et qui nous permettaient d’avoir la paix», insiste-t-elle. « Nous sommes conscients que la sécurité est un sujet sensible et que l’Etat fait de son mieux. Ce que nous voulons apporter, c’est la contribution de la Société civile à la coproduction de cette sécurité », clarifie-t-elle. Le maire de Sègbana, Orou Zimé Bio Tian, s’est réjoui du choix porté sur sa commune, aux côtés de celle de Malanville, pour bénéficier de ce projet. Au nom de ses populations, il a exprimé sa gratitude à Educo. Cofinancé à 75 % par l’Union européenne et à 25 % par Educo, le projet vise donc à faire de Ségbana et Malanville, où il sera mis en œuvre, des espaces de développement. Aux populations de ces deux communes de saisir cette opportunité qui se présente à elles afin de jouer à fond leur partition dans l’édification d’un Bénin prospère et pacifique ■ Société 13 févr. 2023


Joseph Djogbénou et cinq ministres élus démissionnent
Les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Hervé Hèhomey, Samou Adambi, Salimane Karimou, Jean-Michel Abimbola et le président de l’Union progressiste (Up) Le Renouveau, Joseph Djogbenou, tous élus députés au terme des législatives du 8 janvier dernier, ont renoncé à leur mandat parlementaire. Ils ont démissionné pour céder leurs sièges à leurs suppléants. Les lettres de démission des cinq ont été lues, ce dimanche, lors de la séance plénière d’installation de la 9e législature. Les suppléants Orden Alladatin, Charles Toko, Séibou Assan, Rachidatou Fatolou et Louis Codjo ont été appelés à prendre siège à l’hémicycle en lieu et place des démissionnaires respectivement Joseph Djogbénou ; Samou Adambi ; Abdoulaye Bio Tchané ; Salimane Karimou et Jean-Michel Abimbola. Ils ont été installés par le doyen d’âge, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni. Ce dernier les a invités à la tribune de l’hémicycle pour les féliciter de vive voix sous les applaudissements des autres députés. Janvier Yahouédéou fera le même exercice d’installation au moment opportun dès qu’il sera au Parlement. Il faut signaler que les démissions de député sont prévues par les dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Puisque le mandat parlementaire est incompatible avec certaines fonctions dont celle de membre de gouvernement. Seulement, avec le nouveau Règlement intérieur du Parlement, ces cinq députés titulaires démissionnaires peuvent reprendre à tout moment leurs sièges dès que l’envie va leur revenir. [caption id="attachment_92838" align="alignnone" width="470"] Joseph Djogbénou[/caption] Th. C. N. Actualités 13 févr. 2023


Digitalisation des services bancaires: Orabank Bénin lance son WhatsApp Banking
Entourée des membres du Conseil d’administration d’Orabank Bénin, de son collègue du Togo, autres personnalités et clients, Josiane Tchoungui, directeur général, a lancé, jeudi 9 février 2023, un nouveau service. Dénommé WhatsApp Banking, il s’inscrit dans le cadre du processus de digitalisation enclenché depuis quelque temps par Orabank Bénin. Orabank Bénin n’a pas fini d’innover pour impacter positivement la vie de ses clients. Une fois encore, cette banque s’est illustrée en lançant WhatsApp Banking, un nouveau service, pour permettre aux clients d’effectuer diverses opérations bancaires à distance à partir des smartphones ou des tablettes via les numéros WhatsApp. « Cette nouvelle solution que nous proposons désormais est un pas de plus pour simplifier la relation bancaire avec nos clients », a précisé Josiane Tchoungui, directeur général d’Orabank Bénin. Selon elle, c’est le fruit d’une triple ambition. « La première ambition, a-t-elle expliqué, est celle du groupe Orabank, qui dans son plan stratégique 2021-2025 a retenu un axe portant sur l’accélération du déploiement de l’offre et de la transformation digitale ». Quant à la deuxième ambition, a-t-elle poursuivi, elle est « celle d’Orabank Bénin qui très tôt a adopté son mouvement de transformation digitale visant à impacter l’offre de produits et de services, mais aussi l’automatisation des processus internes pour une meilleure qualité des services à sa clientèle ». Enfin, la troisième ambition, c’est « celle du Bénin en révélation », a indiqué Josiane Tchoungui. Elle se félicite que la filiale du Bénin d’Orabank ait emboîté le pas à la Guinée et au Togo dans ce processus pour se positionner ainsi au troisième rang au sein du groupe. Présentant les fonctionnalités de cette solution développée par la Fintech Semoa, Stan Agouda, directeur de la banque digitale à Orabank Bénin, a fait savoir que WhatsApp Banking est une « solution innovante, sécurisée ». Elle facilitera la relation bancaire avec les clients à travers « flexibilité, fluidité et disponibilité». La plateforme permet aux personnes physiques détentrices de compte d’épargne ou courant (les particuliers) d’interagir avec la banque 24H/24 et 7jours sur 7. Pour accéder à ce service, il suffit pour le client d’enregistrer le numéro WhatsApp (00229) 98984949 et d’y envoyer le mot « Bonjour » afin d’engager une discussion avec les gestionnaires virtuels Kimia et Eli, a indiqué Serge Agouda.

Services embarqués

Divers services sont embarqués sur WhatsApp Banking d’Orabank Bénin. Désormais, les clients d’Orabank Bénin peuvent,à parir de leurs smartphones ou tablettes, effectuer diverses opérations dont la consultation de solde, la réception ou envoi d’argent vers un porte-monnaie électronique, le virement vers tout compte ou toute autre banque, l’obtention du mini-relevé des 15 dernières transactions, du Rib, la gestion de compte, etc. Avec WhatsApp Banking, le client peut faire aussi des transferts de son compte Orabank vers Mobile Money, faire des virements internes vers un compte Orabank et vers d’autres banques, des simulations de crédit. Les clients invités au lancement de cette solution ont noté sa pertinence et son utilité. Pour Thierry Djessou, ce produit innovant nous facilitera la tâche où que nous soyons au Bénin, partout et d’ailleurs dans le monde entier, même sur notre lit nous pouvons effectuer des opérations, connaître tout ce qui se passe sur notre compte. « J’invite la Banque à continuer d’innover », a-t-il exhorté. Pour sa part, Colombe Sossouhounto, directrice générale adjointe de Top Chrono, a salué les efforts d’Orabank en matière de digitalisation. « J’ai essayé les fonctionnalités, j’ai vu que Kimia et Eli sont très intéressants comme interlocuteurs. L’essentiel est qu’on peut savourer le produit WhatsApp Banking aussi bien à Cotonou que n’importe où sur la planète. Les fonctionnalités marchent comme annoncé parce que j’en ai essayé. Je pense que nous serons encore plus heureux en tant que clients Orabank ». Très ravi de cette solution, Babatoundé Yaya, un autre client, a estimé que WhatsApp Banking évite aux clients de se déplacer, leur fait gagner beaucoup de temps. Un panel animé par le directeur général d’Orabank Bénin, Josiane Tchoungui, et son collègue du Togo, Guy Awona, le directeur de la banque digitale Orabank Bénin, Stan Agouda, et Serge Linha, responsable Canaux monétiques à la direction de la Banque digitale d’Oragroup, a permis aux invités d’en savoir davantage sur les ambitions du groupe ■ Alain ALLABI
Société 13 févr. 2023


Fenêtre Verte

Parc W : Hommage aux victimes des attaques de février 2022

Un an après les attaques survenues, les 8 et 10 février 2022 au Parc national W Bénin, un hommage a été rendu aux victimes. Ce sacrifice suprême au nom de la protection de la biodiversité ne saurait être oublié. Un hommage a été rendu aux victimes par les responsables du parc. « Nous éprouvons toujours beaucoup de chagrin. Nous regrettons énormément la perte de nos collègues qui nous ont quittés dans des conditions aussi tragiques et qui ont sacrifié leurs vies pour la protection du Parc national W Bénin », a déclaré Abdel-Aziz Bello, directeur du Parc national W-Bénin. Au nombre de ces personnes ayant sacrifié leurs vies pour la conservation, il y a des rangers, un instructeur principal et deux conducteurs de véhicules ■

Climat : Un projet cible les zones frontalières

Un nouveau projet vient d’être lancé pour le renforcement de la résilience des communautés agricoles face aux changements climatiques. Cette fois-ci, l’initiative, objet du partenariat signé le 6 février entre le gouvernement du Bénin, la Belgique et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), concerne les zones frontalières. D’un coût global de 4 400 000 euros pour la période 2023-2025, le projet interviendra dans les communes de Djougou, Copargo, Ouaké et Malanville. A terme, il permettra entre autres aux communautés bénéficiaires de disposer d’infrastructures sociocommunautaires de résilience aux changements climatiques dans les secteurs agricoles et des ressources en eau ■

Gabon : Le pays accueille « One Forest Summit »

Annoncé lors de la Cop27 en Égypte, le sommet sur la préservation des forêts tropicales se tiendra au Gabon les 1er et 2 mars 2023. Le One Forest Summit vise à déboucher sur de nouveaux engagements et des initiatives concrètes en matière de coopération scientifique sur les écosystèmes forestiers,et de promotion de chaînes de valeur durables dans le secteur forestier. Ce sommet réunira des chefs d'État et de gouvernement, des dirigeants d'organisations internationales, d'institutions financières, du secteur privé, des centres de recherche et les organisations de peuples autochtones et de la société civile ■

Climat : Une étude confirme les atouts des mangroves

Le reboisement des mangroves offre un plus grand avantage en carbone bleu que le boisement pour atténuer le changement climatique mondial. C’est la principale leçon tirée de l’étude menée par des chercheurs chinois, australiens et américains et publiée le 10 février 2023 dans la revue internationale Nature. Ces chercheurs ont en effet effectué des mesures directes sur plus de 370 sites de restauration à travers le monde pour montrer que le reboisement des mangroves avait un plus grand potentiel de stockage de carbone par hectare que le boisement (établissement de mangroves là où il n'y en avait pas auparavant) ■
Actualités 13 févr. 2023


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