La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 17 avril 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
I-1. Fixation des indemnités de garde, d'astreintes et d'heures supplémentaires dans les formations sanitaires publiques.
Le 25 juillet 2018, le Conseil des ministres avait pris la décision de suspendre la délivrance d'autorisation et de révoquer les autorisations pour l'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales par un agent public fonctionnaire ou contractuel.
Le but visé est d'assurer la disponibilité des professionnels de santé, agents publics, dans les formations sanitaires publiques. Toutefois, ils avaient, à leur convenance, le choix d'être exclusivement au service de l'Etat, ou d'y renoncer pour exercer leur profession dans le privé.
La mise en œuvre de cette réforme nécessite des mesures d'accompagnement adéquates, au profit des agents restés au service de l'Etat, en vue de leur offrir de meilleures conditions de travail leur permettant de délivrer des prestations de qualité aux populations.
Le présent décret portant fixation des taux des indemnités de garde, d'astreintes et d'heures supplémentaires dans les formations sanitaires, a été adopté à cette fin.
Ledit décret vise spécifiquement à :
- garantir la continuité des soins dans les formations sanitaires publiques à travers une organisation cohérente du travail ;
- réglementer la gestion des ressources humaines en santé en tenant compte des contraintes organisationnelles requises ; et
- harmoniser les avantages accordés aux agents concernés par l'offre continue de soins dans les formations sanitaires publiques.
Les personnels de santé ainsi visés sont ceux intervenant dans les formations sanitaires publiques du ministère de la Santé.
I-2. Règlementation du temps de travail des professionnels de santé exerçant dans les hôpitaux publics.
L'adoption de ce décret s'inscrit dans le cadre de la définition des règles générales d'organisation du travail au niveau des structures sanitaires, pour une meilleure gestion du personnel de santé en poste dans ces hôpitaux.
En effet, dans l’exercice de leur profession, les personnels de santé concernés sont astreints aux consultations, aux soins et à la recherche, ou encore à l'encadrement pratique des stagiaires en ce qui concerne les praticiens hospitalo-universitaires.
Or, l'organisation actuelle du travail hebdomadaire ne précise pas la répartition des durées de chaque mission.
Le présent décret définit le cadre général d'organisation des charges auxquelles sont astreints ces professionnels de santé notamment les médecins généralistes, les praticiens hospitaliers, les praticiens hospitalo- universitaires et les paramédicaux par rapport aux activités de consultation, aux actes médicaux, chirurgicaux, et d'anesthésie. Il en est de même des soins infirmiers, obstétricaux, d'explorations diagnostiques, de visite générale et de recherche.
II- Communications.
Recrutement de cadres officiers pilotes, mécaniciens ou des bases et sous-officiers spécialistes au profit des Forces aériennes du Bénin.
Dans la perspective du recrutement de jeunes cadres, en vue de renforcer l'effectif des cadres officiers pilotes, mécaniciens ou des bases et de sous-officiers techniciens existant, des tests psychotechniques ont été organisés en novembre 2018.
Se fondant sur les résultats desdits tests, le Conseil a autorisé le recrutement de cadres dont les profils sont ainsi spécifiés, au profit des Forces aériennes du Bénin, au titre des années 2019 et 2020.
III- Manifestations et rencontres internationales.
Le Conseil a autorisé l'organisation, à Cotonou, de :
- la 20e Assemblée des ministres de la Santé des Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, du 29 avril au 3 mai 2019 ; et
- la rencontre de haut niveau sur le thème : « Un partenariat pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents en Afrique pour l'accès à la santé pour tous » du 7 au 9 mai 2019 ; puis
- la participation du Bénin au 5e forum du Partenariat pour le Développement des Compétences en Sciences appliquées, Ingénierie et Technologies (Paset), sur la révolution industrielle et l'économie numérique, à Kigali au Rwanda, du 19 au 22 mai 2019.
Fait à Cotonou, le
17 avril 2019.
Le secrétaire général
du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

L’élection des députés est une sélection, un test, une évaluation à plusieurs étapes interdépendantes et importantes dont la banalisation ne peut être que suicidaire pour un parti politique. L’Union Progressiste a tenu le pari de franchir avec succès les deux premières étapes de l’épreuve :
à la lumière de la Loi 2018-23 du 17 septembre 2018, son existence légale en tant que parti politique a été actée et sa participation aux élections législatives du 28 avril 2019 validée.
Les députés de la législature qui s’achève l’ont voulu dans leur ensemble. Ils y ont consacré des jours de séminaires, d’ateliers et de colloques, tant le diagnostic du système partisan en République du Bénin concluait à la négation du rôle des partis politiques dans l’animation de la vie publique et dans l’exercice de la gouvernance démocratique. Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 11 décembre 1990, aucun chef de l’Etat élu n’est sorti des entrailles des partis politiques, alors que ces derniers se définissent comme ayant vocation à conquérir et à exercer le pouvoir par la volonté du peuple et pour l’intérêt du peuple.
En votant la nouvelle Loi portant Charte des Partis politiques, les députés de la 7e législature entendaient clairement œuvrer à la clarification du paysage politique et à donner aux partis, les moyens de déployer tout le potentiel que la démocratie attend d’eux. Malheureusement, tout en étant d’accord sur la démarche unificatrice qui devrait les conduire à des regroupements plus lisibles au plan idéologique notamment, ils n’ont pas tous réussi à s’affranchir des considérations de détails (leadership politique, visibilité institutionnelle, logos) pour s’attaquer à l’essentiel du mal.
Ensemble, plus forts
L’Union Progressiste, forte de près d’une centaine de partis politiques et de plus de deux cents associations et mouvements politiques, a bénéficié de la grande couverture nationale de ses géniteurs pour relever le défi du sérieux et de la rigueur dans la constitution de ses dossiers administratifs :
les partis dits d’opposition ont aussi tenté de se regrouper, mais ils ont échoué faute d’encadrement et de coaching visant ce résultat.
L’Union Progressiste, à travers ses tout premiers 83 candidats titulaires et 83 suppléants, est fière de servir de cobaye pour l’expérience en cours dans le laboratoire démocratique béninois.
Certes, cette expérience se déroulera dans un contexte marqué par la méfiance, la suspicion, les invectives de tous genres, l’intoxication par voie de médias électroniques, l’hostilité, les appels à la désobéissance civile, à l’insurrection populaire, à la rébellion contre les décisions de justice, bref la remise en cause des acquis de notre République.
La particularité du contexte de campagne qui est le nôtre, impose une stratégie ciblant à la fois nos adversaires légaux et ceux qui ont échoué à le devenir. Avant d’affronter les premiers, il nous reviendra, partout où nous passerons, de déconstruire l’imaginaire véhiculé dans la société par les seconds dans le but d’empêcher la tenue de cette élection, et de nous plonger dans un vide juridique préjudiciable au fonctionnement harmonieux de nos institutions, de notre pays.
Face aux seconds, les candidats progressistes s’engagent à rétablir la vérité des faits politiques d’amener ceux qui, sans parti pris, sans interprétations tendancieuses, ont envie de comprendre comment l’opposition béninoise en est arrivée à s’éloigner de l’essentiel. L’Union Progressiste est convaincue que l’opposition a elle-même volontairement, mais savamment, planifié et exécuté son plan d’auto-exclusion de cette compétition politique dans le but d’arrêter les réformes initiées et de revenir au statu quo ante. Enchaînant chaises vides, comportements capricieux, volte-face, et reniements de signatures, l’opposition a fini par se suicider.
Comment comprendre, en effet, qu’après avoir participé aux travaux de la commission sur la réforme du système partisan, voté les mécanismes qui en ont découlé et échoué à se regrouper, elle dénonce tous ses engagements ? Comment expliquer le fait qu’elle porte plainte contre les structures chargées de l’organisation des législatives et refuse d’admettre les décisions découlant de ses propres requêtes ? Comment qualifier le fait qu’elle réclame la dissolution de toutes les institutions qui émettent des avis contraires aux siens, dans un Etat de droit ?
Des questions
A quoi relier le fait qu’elle affirme son attachement au consensus, à la paix tout en diabolisant tous les acteurs clefs du dialogue social ? A quoi rattacher enfin sa revendication de participation aux élections du 28 avril et sa réclamation d’assises nationales pour discuter de cette participation ? Cette chaîne de comportements de l’opposition qui relèvent d’un véritable dilatoire n’est pas naïve : elle était réfléchie mais hélas peu mûrie pour que sa mise en œuvre arrête la marche de notre pays vers la transparence, la justice, le progrès.
Les populations béninoises, à l’écoute des candidats de l’Union Progressiste ont fini par dire : « On a tout compris ! ». L’opposition s’est auto-exclue pour empêcher notre marche irréversible vers le respect de la République, de la Constitution, de la dignité humaine, en vue de l’épanouissement de nos populations. L’enjeu majeur des élections législatives du 28 avril 2019 est biface : la victoire écrasante du parti et le taux de participation.
A ceux qui ont prédit que sans l’opposition, l’Union Progressiste va vaincre sans péril et va gagner sans combattre ; que l’élection annoncée est un match amical, parce que les deux partis candidats sont soutenus par le Président de la République, les candidats progressistes répondent que l’Union Progressiste n’est pas un agrégat de partis sans identité ni sensibilités ; qu’elle n’est pas un assemblage mécanique d’entités sans affinités et à la solde du pouvoir ; qu’elle n’est pas non plus la propriété de l’homme d’Etat auquel elle entend s’imposer pour donner un contenu humain aux réformes et aux projets en cours, là où les faux partis d’hier ont échoué.
Avec le peuple
L’Union Progressiste est un parti de seconde gauche. Un parti d’obédience sociale-démocrate. Un parti de masse qui se fond dans le peuple et accueille tous ceux et celles qui partagent ses valeurs. L’identité du parti ; son âme, est dans ses textes. Ceux de l’Union Progressiste la distinguent de son adversaire politique du 28 avril 2019 et lui imposent de combattre sans complaisance pour le triomphe de ses idéaux.
L’Union Progressiste se bat avec le peuple et pour le peuple en vue du triomphe de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la justice sociale, de l’égalité et de la fraternité. A ceux qui, dans certaines contrées du pays nous font passer pour un « parti des étrangers », notre réponse sera de faire du rejet de l’exclusion, notre combat majeur et notre combat de tous les jours.
C’est pourquoi pour l’Union Progressiste, tout citoyen béninois, quelle que soit sa position sociale, son statut ou sa condition, est une fin en soi et non un moyen. Nous protégeons et protégerons partout les faibles, les pauvres, les personnes diminuées et les handicapés. Nous nous battrons pour que chaque Béninois se sente chez lui, partout au Bénin. A l’heure où partout, les manques et les besoins poussent à des replis identitaires de tous genres, marchepied vers des extrémismes de tout acabit et de tous les dangers, l’Union Progressiste promet à tout Béninois la protection, la défense, et l’accompagnement social.
Quand tout devient difficile pour tous et qu’il faut redéfinir les conditions du vivre et du construire ensemble, l’homme a plus besoin de solidarité que de compétitivité, d’entraide que de concurrence, d’Union pour Progresser que d’un Bloc de Roc pour se barricader et pour se protéger des autres .
Par Mariam CHABI TALATA,
Inspectrice de l’Enseignement Secondaire en Philosophie,
Candidate de l’Union Progressiste dans la 8e circonscription électorale

Ouverte depuis vendredi 12 avril dernier, la campagne pour les élections législatives de 2019 était à sa 5e journée hier. Dans la 8e circonscription électorale, le Bloc républicain et l’Union progressiste rivalisent déjà de stratégies pour recueillir le maximum de suffrages, dimanche 28 avril prochain.
Dans les communes de la 8e circonscription électorale, la finalité aussi bien pour le Bloc républicain que l’Union progressiste reste la conquête du maximum des quatre places en jeu. Pendant ce temps, l’opération de distribution des cartes d’électeur prévue pour s’achever en principe ce jour, mercredi 17 avril, est loin d’avoir été une réussite. Les cartes disponibles continuent d’attendre désespérément leurs potentiels propriétaires. Dans le 1er arrondissement de Parakou, environ 700 sur les 18.434 cartes ont été disctribuées, jusqu’à la date du lundi 15 avril. La situation est également moins réjouissante dans le 1er arrondissement, avec près de 300 cartes distribuées sur plus de 9.000. Avec la prolongation de la distribution jusqu’au dimanche 21 avril prochain, il est à souhaiter que les populations effectuent le déplacement pour aller les récupérer. Mais encore faudrait-il que les deux partis en lice pour les élections du 28 avril prochain apportent désormais leur contribution en acceptant de les sensibiliser.
Tout comme l’opération de distribution de cartes, c’est la campagne qui peine également à connaître un engouement. Mais, qu’à cela ne tienne, chacun des deux partis concernés par le scrutin du 28 avril tente d’occuper à sa manière le terrain, avec ses moyens. C’est le cas du Bloc républicain qui, après sa descente de la veille à l’auto-gare centrale de Parakou pour rencontrer les conducteurs de véhicules de transport en commun, a pris d’assaut N’Dali et Pèrèrè hier, mardi 16 avril, avec son cheval blanc. A N’Dali, c’est une marée humaine qui est sortie pour accueillir les candidats de ce bloc. Il s’agit des titulaires Rachidi Gbadamassi, Adam Bagoudou, Mariama Baba Moussa et Gaston Yorou, leurs suppléants et les membres des coordinations communales de la campagne au niveau de la 8e circonscription électorale. Avec leur cheval blanc cabré sur un fond vert d’une carte du Bénin, ils ont promis de rafler le maximum de voix. Ils ont ensuite mis le cap sur la commune de Pèrèrè pour le même exercice.
Au même moment, l’Union progressiste et son baobab se font également remarquer. Sans grands tapages, ce parti a opté pour des opérations de charme en direction des populations.

Les candidats du Bloc républicain ont lancé les hostilités, ce mardi 16 avril à Porto-Novo, pour aller à l’assaut des électeurs de la 19e circonscription électorale en vue de la conquête des cinq sièges. La cérémonie a eu lieu au musée da Silva noir de monde.
C’est par la ville de Porto-Novo que les candidats du Bloc républicain ont annoncé les couleurs de la campagne électorale dans la 19e circonscription électorale. Sofiath Schanou conduit la liste avec à ses côtés Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie et Herman Dimitri Adankpo. Ils sont intervenus essentiellement en langue locale pour inviter les électeurs à porter massivement leur choix sur le logo du Bloc républicain le dimanche 28 avril prochain. Pour Sofiath Schanou, la candidate tête de liste, voter le logo au cheval blanc, c’est voter la promotion de l’emploi des jeunes, l’autonomisation de la femme, le développement de tout le Bénin, la lutte contre la pauvreté. La première secrétaire parlementaire de la législature sortante a invité les électeurs à voter utile pour permettre au Bloc républicain d’enlever les cinq sièges en jeu dans la 19e circonscription électorale regroupant les communes de Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adjarra et Aguégués. Sofiath Schanou reconnaît, face aux difficultés des uns et des autres, que la vie est dure actuellement. Mais, elle demande aux populations de garder espoir, car le début de toute entreprise bonne et durable est souvent dur. Elle sera appuyée par sa suppléante, Adidjatou Mathys. Pour celle-ci, il faut que le Bloc républicain se retrouve avec au moins quatre à défaut d’enlever les cinq sièges de la circonscription. Le dernier siège pourrait aller à l’autre liste, celle du parti Union progressiste. Selon Adidjatou Mathys, les deux listes sont certes des frères jumeaux, mais il s’agit, en réalité, de faux jumeaux car chacun d’eux est venu au monde avec son placenta. La candidate suppléante exhorte les militants à sauver l’honneur à la liste du Bloc républicain en lui permettant de faire carton plein dans la 19e circonscription électorale. « Si le Bloc républicain n’a pas beaucoup de députés ce sera la honte », laisse entendre Adidjatou Mathys avant d’inviter les militants à la culture de la paix et de la non-violence avant, pendant et après le scrutin. Elle a exhorté les électeurs à être des ambassadeurs du Bloc républicain partout dans les quatre communes de la 19e circonscription électorale. Le candidat Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, le bâtonnier Jacques Migan et Herman Dimitri Adankpo ont aussi abondé dans le même sens que les deux dames pour en appeler à une victoire écrasante du Bloc républicain au soir du dimanche 28 avril prochain.
Actualités 17 avr. 2019

Malgré ses efforts pour la protection des droits humains, le Bénin présente encore quelques insuffisances. Engagée pour une meilleure prise en compte de la dimension humaine dans la mise en œuvre de toute action publique, l’organisation non gouvernementale Changement social Bénin a initié, ce mardi 16 avril, à l’endroit des acteurs concernés, un atelier national d’appropriation des standards internationaux en matière de prévention de la torture.
Le plaidoyer pour la mise en place d’un mécanisme national de prévention de la torture au Bénin que conduit l’organisation non gouvernementale Changement social Bénin (Csb) « vise essentiellement, sans pour autant soustraire les auteurs d’actes répréhensibles à la sanction de la loi, la prise de mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention; à travers l’institutionnalisation d’un mécanisme national de prévention de la torture ».
Initiative opportune, salue Alexandrine Tchékéssi, directrice exécutive de Csb pour elle, « ce projet arrive dans un contexte où il fera bouger les lignes en vue d’une correction de la politique de gestion des conditions de vie en milieu carcéral ». Depuis l’avènement du renouveau démocratique, fait-elle observer, le Bénin a toujours été perçu, au regard de son dispositif normatif, comme un modèle en matière de droits humains. Cependant, rappelle Alexandrine Tchékéssi, « le caractère idéaliste des textes n’a jamais préjugé d’une effectivité de leur substance dans la réalité ». En clair, des textes aux réalités, de nombreux efforts sont encore attendus. Dans ce combat pour l’effectivité des droits humains, la dignité des personnes privées de liberté et l’avènement d’un mécanisme national de prévention de la torture, la Commission béninoise des droits de l’Homme se dit prête à accompagner. Elle est partante pour la mise en œuvre du projet afin que les objectifs fixés soient atteints et pour que le Bénin se dote de son mécanisme, assure sa vice-présidente, Sidikatou Adamon Houédété.
La récurrence de la problématique des mauvaises conditions de vie en milieu carcéral est notamment une conséquence de l’inexistence d’un mécanisme national de prévention de la torture au Bénin, avertit Sidikatou Adamon Houédété. Elle insiste sur l’opportunité que représente une telle initiative en vue de l’avènement de ce mécanisme tant espéré. Mécanisme dont la mise en œuvre nécessite de la part de l’Etat la mise en place de certains instruments et structures. Là encore, la partition est bien jouée, soutient Clément Akouègnon Dassi, secrétaire général adjoint du ministère en charge de la Justice. Tout en soulignant l’importance et même l’urgence d’un tel mécanisme, il s’est dit satisfait des réformes introduites par le gouvernement et celles à venir.

« Rôle des Organisations de la société civile (Osc) dans le renforcement de la démocratie et de l'État de droit ». Tel est le thème de l'assemblée générale ordinaire de Social Watch Bénin tenue, vendredi 12 avril dernier à Cotonou. Cette rencontre a permis à la cinquantaine d’Ong présentes de renforcer leurs capacités décisionnelles.
Conformément à ses textes fondamentaux, le réseau Social Watch Bénin a tenu son assemblée générale ordinaire annuelle, vendredi dernier. C’était l’occasion pour les différents acteurs, dans un premier temps, d’analyser les rapports d’activités, financier, moral et du comité de contrôle. Ensuite, une communication sur le thème
« Le rôle des Organisations de la société civile (Osc) dans le renforcement de la démocratie et de l'État de droit » présentée par le Dr Narcisse Tomety a permis aux participants de renforcer leurs capacités décisionnelles.
Avant d’aborder les différents rapports du réseau, la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, a précisé que ce thème vise à mieux outiller les Ong membres afin qu’elles jouent, de façon responsable, leur partition de veille citoyenne.
Après la communication de Narcisse Tomety, les participants ont fait le point des activités menées au cours de l’année écoulée, évalué les progrès réalisés et les ont confrontés aux moyens mobilisés avant de formuler des recommandations.
Blanche Sonon a rassuré que 2018, la troisième année de mise en œuvre du Plan stratégique quinquennal 2016-2020 de Social Watch, a été très laborieuse pour les acteurs. En effet, plusieurs activités ont été réalisées, conformément aux grands domaines d’intervention, et aux objectifs définis au titre de l’année écoulée.

Les crimes maritimes et la pêche illégale récurrents dans le golfe de Guinée nécessitent une recherche de solutions idoines pour protéger les côtes béninoises des actes de piraterie. Le recours du gouvernement à la société norvégienne Vissim A. S. paraît alors judicieux, tant la menace reste prégnante, pour la sécurité de la navigation.
Si les mesures ont permis de réduire l’ampleur des actes de criminalité maritime et de piraterie, récurrents au large des côtes béninoises ces dix dernières années, le pays n’est toujours pas à l’abri, du fait de sa proximité géographique avec les zones à haut risque. La menace de piraterie, de brigandage et de kidnapping est permanente. En effet, le taux d’attaques contre les navires et les marins en transit dans le golfe de Guinée reste élevé. Six marins russes ont été enlevés puis relâchés par les pirates qui ont attaqué et pillé leur bateau « Msc Mandy » pendant plus de deux heures, le 1er janvier dernier, à quelque 20 milles marins du port de Cotonou. Quelques mois plus tôt, ce sont des pêcheurs qui ont fait les frais des bandits de la mer, amenant l’autorité préfectorale du Littoral à déclencher dès le 5 mars 2018 l’opération dite « Ouragan » dirigée par la Police républicaine et le génie militaire contre les occupants illégaux du domaine public fluvial et maritime.
Ces attaques influencent donc le commerce entre les continents et pendant la croissance économique des pays en induisant l’augmentation des polices d’assurance, et par conséquent, une perte en termes de fréquentation des ports. Celles répertoriées dans les eaux bordant la Côte d’Ivoire jusqu’à la République démocratique du Congo ont plus que doublé en 2018, selon le Bureau maritime international (Bmi). Les six navires détournés dans le monde l’an dernier, l’ont été au niveau de la côte ouest-africaine qui a également enregistré 13 cas de tirs sur les bateaux et plusieurs cas de kidnapping donnant lieu à des rançons, selon la même source.
Dans le même temps, la pêche illégale se poursuit dans la zone, privant de ressources financières importantes et nutritives bien nécessaires les populations locales. Au Bénin, l’enjeu est de taille en ce sens que le port de Cotonou demeure le «poumon de l’économie nationale », vu son apport capital au produit intérieur brut (60 % du Pib). Pas plus tard que la semaine dernière, un atelier de soixante-douze heures a été consacré au sujet, en l’occurrence à la formation des acteurs de la justice pénale.
Aussi, la pollution marine par le transport de substances illicites et les trafics de toutes sortes, notamment la traite des personnes, restent également des défis dans la région. En Conseil des ministres du 11 janvier 2018, le gouvernement s’était déjà penché sur le phénomène de la pollution en mer en décidant, entre autres, de déployer un patrouilleur spécialement pour la surveillance permanente des installations abandonnées sur le champ pétrolifère de Sèmè, lesquelles constituent un danger aussi bien pour la sécurité des navires, pour l’environnement que pour les populations. Mieux vaut prévenir que guérir, dit l’adage. C’est en ce sens que le recours à la société norvégienne Vissim A.S., mondialement connue dans la conception des logiciels de surveillance maritime, paraît pertinent.
Nobles ambitions
Un mémorandum d’entente a été signé entre le gouvernement et la société Vissim A.S, le 30 novembre 2018 à Cotonou, dans le cadre du projet de mise en place d’un système de gestion efficace de l’espace maritime du Bénin, en vue de rassurer les opérateurs maritimes et autres usagers des côtes béninoises.Construire un nouveau centre national de contrôle maritime à Cotonou, renforcer la surveillance et la protection des navires locaux contre les effets de la piraterie, surveiller les zones de pollution et détecter les pollutions en mer et améliorer la sécurité et la sûreté du trafic maritime ainsi que sur le lac Nokoué et sur les rivières intérieures. Telles sont les missions assignées à cette société identifiée par le gouvernement pour fournir des solutions de pointe au Bénin dans le cadre de la protection de toute sa façade maritime ainsi que de certaines de ses frontières terrestres.
L'opération vise principalement à renforcer la sécurité autour de nos frontières et du Port de Cotonou, selon le Conseil des ministres en date du 10 avril dernier. Pour ce faire, la société devrait prendre en compte le déploiement de radars appropriés le long de la côte béninoise, de Grand-Popo à Sèmè-Kraké et ce, jusqu'à la zone économique exclusive, afin d’assurer la surveillance permanente des frontières terrestres et maritimes. Il est question de renforcer la sécurisation des eaux et d'en rassurer les usagers dans la lutte contre la pêche illégale et autres activités répréhensibles des bateaux mouillant dans nos eaux, afin que le pays ne connaisse plus les actes de piraterie maritime qui sont encore légion dans la sous-région ouest-africaine.
Mais, la délicatesse de la question des crimes maritimes montre qu’elle dépasse les compétences d’un seul pays. La lutte nécessite des actions concertées : une approche maritime coordonnée soutenue par le renforcement de la diplomatie navale, l’adoption de législations et règlementations communes et de stratégies globales contre tous les actes de vol à main armée ou la pêche illégale en mer, mais aussi et surtout l’instauration de patrouilles maritimes bilatérales ou régionales. Dans ce cadre, plusieurs projets sont mis en œuvre tels que l’Appui à la stratégie maritime intégrée de l’Afrique de l’Ouest (Swaims) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc); Gulf of Guinea Inter-régional Network (Gogin) ; le Projet pour l’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (Pescao). Il convient de veiller à ce que les fruits tiennent la promesse des fleurs, à travers l’atteinte des objectifs.

La Cour constitutionnelle a organisé, hier, un séminaire d'information à l'intention des partis politiques en lice pour les élections législatives du 28 avril prochain. C'est pour s'assurer de ce qu'ils comprennent mieux le rôle de la Cour constitutionnelle dans le déroulement des législatives.
Informer les deux partis politiques, l'Union progressiste et le Bloc républicain, sur le rôle que jouera la Cour constitutionnelle lors des élections législatives du 28 avril prochain et sur les modalités de formation et de règlement des contentieux électoraux. C'est l'objectif du séminaire organisé par la Haute juridiction à l'intention desdits partis politiques.
Procédant à l'ouverture des travaux, le président de la Cour constitutionnelle, Joseph
Djogbénou a rappelé à l'attention des participants que la Cour constitutionnelle, conformément à la Loi fondamentale, assure la garantie de la régularité, de la sincérité et de la crédibilité des élections législatives. « Mais, il n'y a pas de garantie optimale lorsque les termes du débat ne sont pas partagés par les partis. Et la meilleure garantie suppose la meilleure compréhension, la meilleure appréhension des textes… Mieux se défendre, c'est d'abord mieux connaitre. Vous êtes donc invités à mieux connaitre pour vous défendre, pour défendre la démocratie, pour défendre la nation », a laissé entendre le professeur Joseph Djogbénou. C'est, à l'en croire, les raisons pour lesquelles la Cour a jugé utile d'inviter les partis politiques à un séminaire d'information. Au terme de ces assises, il est attendu que les partis politiques maitrisent les règles du contentieux en ce qui concerne les élections législatives. « Il n'échappe à personne qu'il revient à la Cour constitutionnelle de trancher les contestations lorsqu'elles sont portées devant elle. Mais, il n'y a pas de contentieux sans contestation. En matière d'élections législatives, la Cour constitutionnelle ne s'autosaisit pas », va insister Joseph Djogbénou. Et il informe: « La procédure devant la Cour est ouverte, contradictoire et publique ». Tout recours sera donc réglé dans la transparence.
Donnée par le vice-président de la Cour constitutionnelle, Razacki Amouda Issifou, la première communication a pour thème : « Présentation générale du Code électoral ». La deuxième communication, par la conseillère Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, est intitulée: « La Cour constitutionnelle et le contentieux électoral». La dernière communication s'est intéressée à la gestion des résultats par la Cour constitutionnelle (Gestion administrative et gestion contentieuse) avec le conseiller Sylvain Nouwatin. Chaque communication a été suivie de débats.

La première session ordinaire au titre de l’année 2019 de l’Assemblée nationale est désormais ouverte. Les travaux sont lancés, ce lundi 15 avril, par le président Adrien Houngbédji après la tentative manquée du vendredi dernier, lors de la séance plénière de rentrée parlementaire, pour défaut de quorum.
En effet, il n’y avait que neuf députés présents sur les 82 que compte la septième législature après le décès de l’honorable Janvier Donhouahoué. Le président de l’Assemblée nationale n’a eu hier aucun souci pour ouvrir enfin cette session ordinaire en dépit du faible taux de présence des députés qui étaient une vingtaine. Il n’était pas question de vérifier cette fois-ci le quorum ce lundi, puisque l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 est bien clair en cette matière. Cet article dispose que : « Si à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est envoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ». C’est donc sur cette base que Me Adrien Houngbédji a officiellement ouvert cette session ordinaire, la dernière pour le compte de la septième législature qui achève son mandat le 15 mai prochain. L'ouverture de la session était le seul point inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière de ce lundi. Le président de l’Assemblée nationale a informé la plénière qu’il convoquera incessamment une réunion de son bureau pour retenir les dossiers à inscrire à l’ordre du jour de la session ordinaire qui dure trois mois. Lequel ordre du jour sera entériné par la suite par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, explique Me Adrien Houngbédji avant d’inviter ses collègues à rester à l’écoute pour la date de la prochaine plénière.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 16 avr. 2019

Les départements du Couffo et du Mono, découpés respectivement en 11e et 12e puis en 17e et 18e circonscriptions électorales, ne sont pas en marge de la campagne électorale lancée le 12 avril dernier. Ainsi donc, les candidats descendent sur le terrain, depuis les premières heures du vendredi dernier.
Qu’ils soient de l’Union progressiste ou du Bloc républicain, les deux partis en lice pour les législatives 2019, les candidats n’ont pas eu besoin d’un long moment d’observation avant de se jeter à l’eau dans le Mono et le Couffo. Dès vendredi dernier, date d’ouverture officielle de la campagne, ils ont entrepris d’investir aussitôt les localités de leur circonscriptions électorales respectives. Richard Allossohoun, Gérard
Gbénonchi et le ministre Oswald Homeky, tous candidats dans cet ordre sur la liste de l’Union progressiste (Up), sont donc descendus sur le terrain. Ensemble avec leurs suppléants et quelques leaders du parti, ils ont effectué, vendredi dernier, une tournée politique marquée par plusieurs arrêts, le temps des meetings successifs, à Klouékanmè, Aplahoué puis à Djakotomey. Objectif, installer leur machine électorale pour ratisser les suffrages dans chacune des trois communes. Ils ont été à l'occasion présentés aux électeurs sensibilisés pour un vote massif et aux comportements pacifiques.
Pendant ce temps, les candidats du Bloc républicain s’activent aussi sur le terrain. David Gbahoungba, Egy Sossou et Marcellin Tovignon de la liste marquaient leur territoire à Lalo, Toviklin et à Dogbo, les trois communes de la douzième circonscription électorale où trois sièges sont également à pourvoir.
Dans la 18e circonscription électorale, le 2e secrétaire parlementaire sortant, Dakpè Sossou, tête de liste de l’Union progressiste (Up), a ouvert aussi les hostilités depuis vendredi dernier. Descendu dans son village natal, Ouèdèmè-Adja, il a rencontré des groupements de femmes et reçu des déclarations de soutien à sa candidature. il s'est également rendu dans les villages de Livemè, Djodjizounmè et Mindehounta. Il a été suivi, le samedi 13 avril, par le ministre Mahougnon Kakpo, en 2e position sur la même liste. L’entrée en scène de celui-ci a également été marquée par un meeting dédié aux groupements féminins de Bopa, sa commune natale. Lokossa, Bopa et Houéyogbé sont les trois communes de la 18e où trois postes sont en jeu. Depuis la soirée du samedi à hier dimanche, d’autres entrées en campagne électorale sont annoncées. Faut-il le souligner, aucun incident n’a été enregistré au cours des différents meetings organisés dans le Couffo et le Mono dans le cadre de la campagne législative ce week-end.