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Nouvelles

Lutte contre les surcharges sur les axes routiers: Le règlement 14 de l’UEMOA mis en application ce jour

Le ministre des Transports, Gustave Sonon, a rencontré hier lundi 31 août les Centrales syndicales des transporteurs. Il a échangé avec eux sur le règlement 14 de l’UEMOA et a fait le compte rendu de la mission conjointe sur l’évaluation des frais de péage au niveau des corridors. C’était une séance d’information et de sensibilisation pour amener les conducteurs à se mettre au pas afin de permettre la mise en application effective du règlement 14 dès ce jour.

Suite à la rencontre qu’ils ont eue hier lundi 31 août avec le ministre des Transports, les responsables des Centrales syndicales ont désormais une idée sur la mise en application du règlement 14 de l’UEMOA qui prend effet à partir de ce jour. Cette mise en œuvre de ce règlement vise à enrayer la surcharge sur les axes routiers. Le ministre des Transports, Gustave Sonon, a souligné comment avec la surcharge, le Bénin a perdu beaucoup de devises et les partenaires ont abandonné le secteur routier. Pour les amener à respecter la mise en application de ce règlement, Gustave Sonon sollicite l’engagement des conducteurs et transporteurs. «Ce serait plus bénéfique et le Bénin se porterait mieux et les partenaires vont pouvoir revenir», leur a-t-il-signifié. Le règlement 14 accorde une réduction de 20 % à un camion qui a fait une surcharge. Le camion qui dépasse le taux de surcharge fixé par le règlement 14 de l’UEMOA est pénalisé. Il aura fallu plus de deux heures de discussions avec les transporteurs avant que le ministre ne réussisse à leur faire accepter ce règlement et les y faire adhérer. Ce règlement sera appliqué à tout camion en transit. Le ministre a aussi abordé le rançonnement. Il entend l’enrayer une fois pour de bon sur les axes routiers. A ce sujet les transporteurs ont jugé que ce règlement qui est mis en application ce jour, est seulement dirigé contre les camions en transit. Ils estiment que les camions qui circulent à l’intérieur du pays ne sont pas concernés. Par rapport à leurs inquiétudes en ce qui concerne le problème des camions qui circulent à l’intérieur, le ministre Gustave Sonon les a rassurés qu’ils vont se voir une autre fois pour harmoniser les points de vue sur les problèmes qui minent le secteur des transports terrestres. Des échanges, il ressort que les syndicats ne sont pas contre l’application du règlement 14 mais souhaitent à sa mise en application, un règlement intelligent qui favorise toutes les parties. Il y a une étude comparative des paiements de frais entre le Bénin et le Niger qui a été notifiée par le ministre Gustave Sonon. Un camion dont le poids total est de 18 tonnes, paiera 6 000 FCFA au Bénin et 9 500 F CFA au Niger. En ce qui concerne un camion de 30 tonnes, il paie 9000FCFAau Bénin et

14 500 F CFA au Niger. Lorsqu’il fait de la surcharge il passe à 23000 F CFA au Bénin et sans surcharge il paie 3000 F CFA et au Niger, 14 500 F CFA. En résumé pour 5 essieus tel que le règlement 14 de l’UEMOA l'a prévu, il y a une différence de 3 000 F CFA et pour 6 essieus 14 500 F CFA.

Actualités 01 sept. 2015


Porto-Novo: L’association culturelle «Noudjiou» promeut l’art plastique

La population de Porto-Novo et environs a délecté du vendredi 28 au dimanche 30 août dernier, les œuvres d’art plastique de l’association «Noudjiou» à travers une exposition baptisée «Agbaoungb’art ». L’exposition a été soutenue par la direction du Fonds d’aide à la Culture (DFAC) du ministère en charge de la Culture.

La Place Toffa 1er de Porto-Novo a été le point de ralliement les 28, 29 et 30 août derniers des artistes plasticiens de l’association «Noudjiou». Pendant trois jours, ils ont organisé une exposition de leurs œuvres dans le cadre de leur projet baptisé «Agbaoungb’art» qui signifie en français «l’art visible par tous». Selon Laurent Gbèhoun, responsable du projet, à travers son initiative, l’association «Noudjiou» a voulu faire voir au public tout ce qu’elle fait pour promouvoir la culture béninoise et africaine. Et dans le même temps, permettre aux visiteurs de critiquer les œuvres exposées pour les amener à les améliorer. Les œuvres exposées sont, entre autres, de la sculpture sur bois, de la sculpture sur os, des travaux de sculpture réalisés à l’aide de cauris et de la sculpture faite à partir de tapis.

La Place Toffa 1er de Porto-Novo a été retenue pour rendre hommage au roi Toffa qui a été une force pour le Bénin, une force pour l’Afrique et une force pour le monde entier, a précisé Laurent Gbèhoun. Selon lui, cette exposition est comme une incitation des jeunes de Porto-Novo à s’exercer aussi au métier d’art plastique.
Avant l’étape de Porto-Novo, l’association «Noudjiou» était à la Place du Souvenir de Cotonou pour la même exposition. La tournée nationale va se poursuivre dans les jours à venir dans les autres régions du pays, notamment Abomey et Natitingou, a indiqué Laurent Gbèhoun.
Le site d’exposition a reçu la visite de plusieurs personnes dont l’artiste Anice Pépé. Ce dernier s’est dit impressionné par la qualité des œuvres d’art plastique réalisées et exposées par l’association. Il encourage ces jeunes à aller de l’avant dans leur initiative de promotion de la chose culturelle au Bénin.
Cette initiative du projet «Agbaoungb’art» de l’association «Noudjiou» reçoit le soutien de la direction du Fonds d’aide à la Culture (DFAC) du ministère en charge de la Culture.

Culture 01 sept. 2015


6ème édition de la CAFRIM: Le Nigeria gagne le trophée de l’intégration culturelle

Le Bénin, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, et le Ghana sont les pays présents à la grande finale de la 6ème édition de la Coupe d’Afrique de Musique (CAFRIM) qui a connu son épilogue dimanche 30 août dernier au pavillon du Hall des Arts de Cotonou. A l’issue de la compétition, le jury a tranché en faveur de Bubette du Nigeria à qui la Coupe d’Afrique de Musique 2015 a été remise.

C’est à un véritable duel musical que Princesse Ella du Bénin, Bubette du Nigeria, Ginger du Ghana, Umar Danga du Niger et Samson Dosseh de la Côte d’Ivoire se sont livrés. Une confrontation musicale visant l’intégration de l’Afrique qui «ne se fait pas qu’à travers l’économie mais se poursuit également à travers la culture», selon Zéphirin Daavo, représentant du ministre en charge de la Culture.

Tour à tour, conformément à l’ordre de passage tiré, les artistes, habillés en mode traditionnel, ont fait chanter l’hymne de leurs pays avant d’offrir un spectacle émouvant fait de danses et de chants auquel le public s’est joint avec ses acclamations et cris. Leurs prestations qui ont duré environ 15 minutes ont été pour le public un moment d’extase et pour les artistes, l’occasion de démontrer leurs qualités et de prouver la richesse musicale, par ricochet, celle culturelle de leur pays.
L’entrée et la sortie sur scène, l’occupation du podium, l’évolution sur scène, l’originalité, le message, la qualité vocale, la mélodie, l’habillement et l’appréciation du public sont les critères sur lesquels le jury composé de Moussa Gado, Williams Atingli, et Armand Adomou, s'est basé pour trancher. Ayant battu le record avec 96,30 points, le Nigeria s’est vu décerné la coupe confectionnée à 2 250 000 FCFA. Il est suivi du Bénin (2e rang avec 76,33), du Ghana (3e avec 70,33), du Niger (4e avec 70) et de la Côte d’Ivoire (5e avec 69,66 points sur 100). La délibération, affirme le jury, n'a pas été facile parce que «les pays n’ont pas démérité». Les 2e et 3e ont reçu eux aussi des trophées et des médailles.
Quant aux autres, ils n’ont gagné que des médailles. Des attestations de participation ont été délivrées à tous les artistes. Mathieu A. Vitoffodji, président du CAFRIM s’est dit content du dénouement de la compétition «parce qu’elle lui a permis de découvrir des rythmes étrangers». Toutefois, il implore l’aide financière de l’Etat et de toutes autres personnes de bonne volonté afin que la flamme de la CAFRIM ne s’éteigne pas.

Culture 01 sept. 2015


Production agricole en Afrique de l’Ouest: Renforcer les politiques régionales pour assurer la sécurité alimentaire

Une meilleure collaboration entre les gouvernements et les institutions telles que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pourrait stimuler le développement de la production agricole dans la région et nourrir une vaste population en croissance rapide. C’est l’une des conclusions du nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale selon lequel les pays d’Afrique de l’Ouest restent très dépendants des importations alimentaires, dont les prix ont triplé durant les dix dernières années. Et pourtant, 60 % de la population de ces pays travaillent dans le secteur de l’agriculture.

Relier les marchés des produits alimentaires de base et les marchés des intrants en Afrique de l'Ouest : Un programme pour le commerce régional des pays de la CEDEAO. C’est l’intitulé du dernier Rapport publié par le Groupe de la Banque mondiale selon lequel, la production de cultures alimentaires de base telles que le riz pourrait doubler en Afrique de l’Ouest. De même, la production de maïs pourrait quasiment tripler si les gouvernements repensaient leurs politiques et favorisaient l’agriculture et l’agro-alimentaire en ouvrant les échanges commerciaux dans la région.

Le rapport développe les conclusions de l’ouvrage «L'Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même», publié par la Banque mondiale en 2012, et examine le contexte particulier de l’Afrique de l’Ouest ; une région abritant un tiers de la population africaine et plusieurs des pays les plus vulnérables du continent. Ce rapport propose une nouvelle analyse du commerce des produits alimentaires de base, des nombreuses politiques régionales en place et de leur mise en œuvre du point de vue des institutions.

Des opportunités de forte croissance

La conjugaison de la crise alimentaire africaine de 2007-2008, de la hausse des prix alimentaires mondiaux, des faibles rendements agricoles et de la forte dépendance aux importations, selon le rapport, a entravé les efforts des gouvernements d'Afrique de l'Ouest pour nourrir leurs citoyens, compte tenu des budgets publics. Bien que la crise alimentaire rappelle l’importance des programmes agricoles, les gouvernements concernés ont négligé les politiques de promotion de l'intégration du commerce régional. Pour satisfaire les besoins alimentaires à court terme, des politiques agricoles nationales ont été adoptées, qui interdisent les importations de riz, de maïs, de manioc et autres produits de base constituant l'essentiel des apports caloriques des populations d'Afrique de l'Ouest.
En effet, les pays d'Afrique possèdent plus de la moitié des terres fertiles et non exploitées de la planète, détenant ainsi un potentiel agricole considérable. En Afrique de l'Ouest, indique le rapport, la production céréalière est très faible en dépit de son potentiel. Son accroissement pourrait radicalement modifier l'équilibre des échanges dans la région.
Le rapport distingue les zones où la production de cultures alimentaires de base est abondante et pourrait encore se développer, et celles où la productivité est faible. Il montre également qu'un marché plus ouvert connectant la demande alimentaire des centres urbains en pleine expansion et des zones rurales où la nourriture est insuffisante avec les régions caractérisées par des excédents de production, permettrait aux agriculteurs de développer leurs marchés.
Les agriculteurs d’Afrique de l'Ouest peinent à produire davantage, faute d'accès aux intrants tels que les engrais et les semences de qualité, aux machines agricoles et au financement. Selon le rapport, la focalisation des règles d'intégration régionale sur les produits de base peut favoriser la prise de conscience des objectifs régionaux à tous les niveaux des chaînes d'approvisionnement. L'adoption des mesures nécessaires pour mettre en place un système offrant aux agriculteurs des intrants de qualité à des prix abordables pourrait permettre de développer leurs rendements.
Selon Ben Shepherd, co-auteur, « ce rapport montre comment les États membres de la CEDEAO pourraient s'ouvrir au commerce régional pour stabiliser les approvisionnements et développer leur production de produits alimentaires de base».

La CEDEAO à la tête de l'intégration du commerce régional

Le rapport décrit un agenda régional très dynamique en Afrique de l’Ouest. Les institutions de la CEDEAO ont fait preuve d’initiative en adoptant des règles sur la qualité des engrais et des semences en 2008 et en 2012. Des difficultés persistent en raison des capacités très disparates des États membres de la Communauté et de leur volonté inégale de donner suite à ces engagements. La CEDEAO est particulièrement bien placée pour faciliter, coordonner et faire appliquer la transition majeure qui permettra de créer un marché intégré des échanges agricoles en Afrique de l'Ouest. La CEDEAO pourrait accompagner l'intégration du commerce régional, grâce à des mesures précises.
Les États membres doivent considérer le commerce régional comme l’occasion d'atteindre leurs objectifs de développement des cultures alimentaires de base, et se doter d'une politique globale et cohérente qui promeut davantage d'ouverture dans les flux commerciaux régionaux, plutôt que de s'enfermer dans des positions nationales fragmentées et souvent intéressées.
Comme deuxième mesure, les nouvelles politiques régionales devraient compléter les politiques intérieures. Pour autant, les actions régionales ne doivent pas se substituer aux mesures nationales, éviter les risques de dispersion dans des initiatives trop nombreuses et être conçues pour répondre à des besoins spécifiques.
Avec la troisième mesure, les gouvernements doivent impérativement mettre l'accent sur l'accès aux intrants dans la région, un aspect essentiel pour générer des gains de productivité dans l’Afrique de l’Ouest tout entière et stimuler l'intégration régionale. Les efforts résolus actuellement engagés pour créer des marchés régionaux d'intrants devraient livrer des enseignements importants pour l'élaboration des futures politiques agricoles et commerciales de la région.
Enfin, les pays membres de la CEDEAO doivent davantage tenir compte du secteur privé et des chaînes de valeur. Les entrepreneurs privés sont mieux armés pour identifier les opportunités commerciales et contribuer à apporter des solutions fondées sur le jeu des marchés. Cela permettrait de créer de nouveaux débouchés pour les fournisseurs de produits alimentaires de base et d’offrir aux consommateurs des produits de qualité à un coût réduit. Les autorités et les arrangements régionaux ont un rôle à jouer pour mettre en place un climat propice à ces évolutions sectorielles.

Economie 31 août 2015


Pénurie d’intrants agricoles: Les producteurs de coton se plaignent, le gouvernement rassure

Rupture d’intrants agricoles, mauvaise gouvernance de la filière coton par le Comité interministériel de gestion mis en place, la campagne agricole 2015-2016 est en péril. Les producteurs s’en désolent mais le gouvernement rassure.

Les inquiétudes des producteurs de coton face à la pénurie d’engrais chimiques et d’insecticides dans le Borgou-Alibori seront-elles bientôt dissipées ? Tout porte à le croire, si l’on s’en tient aux conclusions de la séance de travail tenue dimanche 30 août dernier à Parakou entre les acteurs de la filière, sous la houlette du président de la République.

En effet, les producteurs n’ont pas perçu à temps réel et en quantité suffisante les engrais NPK et urée ainsi que les insecticides dites de première et deuxième fenêtres, a signalé Tamou Ganni B., représentant des producteurs. Les insecticides sont quasiment indisponibles, insiste-t-il.
Cette situation se justifie, à en croire Rufin Nansounon Orou Nan, ministre de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), par le retard noté dans les commandes et dans la livraison des intrants par les fournisseurs, le dépassement des prévisions d’emblavures dans certaines localités. Aussi, le fait que la culture du coton chevauche sur la même période avec celle du maïs et du riz? lesquelles cultures ont pratiquement le même cycle végétatif et les mêmes besoins d’engrais NPK et urée que le coton, justifierait-il cette situation désastreuse pour les producteurs. Par ailleurs, le gouvernement craignait de gérer comme lors des trois dernières campagnes agricoles, un fort excédent d’intrants qui pèserait sur la trésorerie de la campagne agricole à travers un important endettement à la fin.
Pour satisfaire les besoins des producteurs inquiets, rassure le ministre, des mesures urgentes sont prises pour pallier les dysfonctionnements observés jusque-là. Ainsi, des commandes complémentaires en procédure d’urgence d’une certaine quantité d’insecticides ont été faites dans les pays de la sous-région et des livraisons d’intrants par fret aérien et via le port de Cotonou sont attendues cette semaine.
Pour le moment, c’est la désolation dans le rang des producteurs dont certains exaspérés, auraient même arraché les plants de coton pour mettre en terre d’autres cultures comme l’arachide à Kandi, à défaut de se procurer des intrants à des coûts exorbitants. Sur le terrain, les responsables du Centre d’action régionale pour le développement rural (CARDER Borgou-Alibori) et de la direction régionale d’exploitation Zone Nord de la Société nationale pour la promotion agricole (DRE/SONAPRA) tentent vaille que vaille de colmater les brèches en faisant recours aux transferts rapides entre les communes et les départements, en attendant les livraisons annoncées et l’acheminement rapide des intrants vers les producteurs.

Actualités 31 août 2015


Organisation du recrutement des auditeurs de justice par le ministère de la Fonction publique: L’UNAMAB dénonce le gouvernement et menace

Le retour de l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice au ministère de la Fonction publique n’est pas du goût de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB). Elle l’a fait savoir hier, à travers une déclaration lue à l’issue de son assemblée générale extraordinaire, dans une salle d’audience au tribunal de première instance de Cotonou par Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB. Il en ressort que si le nouvel arrêté interministériel sur le concours n’est pas rapporté, l’UNAMAB ira en grève.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) n’entend pas voir le concours de recrutement des auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains organisé par le ministère de la Fonction publique en lieu et place du ministère de la Justice. A défaut d’être écoutée, elle menace de déclencher une grève d’avertissement de 72h puis 5 jours par semaine si le gouvernement ne rapporte pas les actes signés pour faire organiser ledit concours par le ministère de la Fonction publique.
Donnant lecture du communiqué de presse sanctionnant l’assemblée générale consacrée à la question, Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB, a indiqué que « pour garantir la transparence du concours de recrutement des auditeurs de justice », l’Union donne jusqu’au lundi 7 septembre 2015 pour rapporter tous les actes clandestinement signés dans le cadre de l’organisation dudit concours ». Au-delà de cette date, a-t-il poursuivi, « l’UNAMAB déclenchera une grève d’avertissement de 72 heures à partir du mardi 8 septembre 2015 ». Cette grève sera corsée et passera à cinq jours par semaine si après le jeudi 10 septembre, rien n’est fait pour rapporter les actes pris dans le sens de ce concours pour en confier l’organisation au ministère de la Fonction publique.
Le secrétaire administratif de l’UNAMAB a rappelé que depuis 2002, l’organisation dudit concours a été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Et ce, «à la demande des bailleurs de fonds». Ainsi, a poursuivi le secrétaire administratif de l'UNAMAB, en 2003, cette option a été consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MERS/DC/SG/DA du mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de sept membres a été créée pour définir «le processus d’organisation du concours et le met en œuvre».

Des tentatives de récupération

Cette commission est composée de deux magistrats du ministère de la Justice, d’un magistrat de l’UNAMAB, de deux représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de deux représentants du ministère de la Fonction publique.
L’UNAMAB a observé «des tentatives de récupération» sans succès dudit concours sous les anciens ministres de la Justice. Dans le même ordre d’idées, l’UNAMAB a dénoncé dans son communiqué les déclarations de certains députés. Si l’un « fustige l’organisation transparente du concours » en 2013, l’autre a sur une chaîne de télévision prétendu que « 98% des magistrats viennent d’une même région». Par ailleurs, le chef de l’Etat aurait «publiquement juré de remettre en cause l’arrêté interministériel régissant l’organisation du concours des auditeurs de justice». Mais l’UNAMAB a constaté que, pour le recrutement des 40 auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains, le Garde des Sceaux, s’est sur la base de la loi portant statut général des agents permanents de l’Etat, associé à ses collègues des ministères en charge de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur pour prendre un arrêté interministériel afin de « retourner l’organisation du concours des auditeurs de justice dans le giron du ministère de la Fonction publique ».

Actualités 31 août 2015


3è assises du Congrès Africain des Démocrates: Des réformes proposées pour sauver la démocratie

Samedi 29 août dernier, les militants du parti Congrès Africain des Démocrates (CAD) ont tenu leurs troisièmes assises statutaires à Cotonou. L’ouverture des travaux était l’occasion pour Lionel Agbo, président du parti, de mettre l’accent sur les réformes nécessaires pour sauver la démocratie béninoise.

Face aux divers maux dont souffre la démocratie béninoise, Lionel Agbo, président du Congrès Africain des Démocrates (CAD), a, dans son discours d’ouverture des travaux des 3èmes assises statutaires de son parti, souligné la nécessité d’engager de réformes structurelles. Ainsi, au niveau de la justice, il a plaidé pour des «réformes structurelles profondes» afin qu’elle soit «indépendante» pour remplir sa mission régalienne en toute quiétude. A ce sujet, il a exprimé son soutien à la lutte de l’Union nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB) et exigé que soient respectées les procédures dans la nomination des juges des Cours et Tribunaux.

De même, la nomination des membres de la Cour constitutionnelle, des présidents de la Cour suprême, du Conseil économique et social et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et la Communication doit, selon Lionel Agbo, doit être revue. «…l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts pour éviter les dérives que nous avons connues ces dernières années», a-t-il martelé.
En ce qui concerne la Haute cour de Justice, le CAD a opté pour «la prérogative de l’auto-saisine pour éviter de laisser aux députés seuls le soin et la volonté de manipuler à leur guise et au gré de leurs intérêts les demandes de levée d’immunité parlementaire notamment d’un des leurs ou la traduction d’un ministre devant elle». Pour ce faire, le parti adhère à «une révision profonde de la Constitution par le prochain président et sans opportunisme». La révision de la Constitution doit aussi porter sur la durée du mandat présidentiel. A ce propos, le CAD a ciblé l’article 42 de la Constitution qui traite de la question et a proposé que désormais le mandat soit unique et de 7 ans sans possibilité de renouvellement.
Par ailleurs, après avoir déploré qu’actuellement, le Bénin compte 200 partis politiques, Lionel Agbo a voulu qu’on mette fin à cette situation de floraison de partis. Les réformes sur ce terrain doivent veiller à ne «réserver la sphère politique» qu’aux politiciens et à opérer de grands regroupements politiques. Avec de telles réformes, a-t-il fait savoir, on pourra limiter le nombre de candidats à la présidentielle. Aussi n’a-t-il pas manqué de dénoncer la cinquantaine de candidatures déjà annoncées pour la présidentielle de 2016 tout en appelant le peuple à la vigilance.
A l’occasion, Lionel Agbo ne s’est pas empêché de revernir sur certaines questions dont sa condamnation en janvier 2013 à six mois de prison pour offense au chef de l’Etat. Une situation qui l’a, a-t-il dit, contraint à «un exil forcé en France pendant deux ans avant d’être blanchi par un arrêt de la Cour d’appel...». Mais rentré au pays, il a dit faire «l’objet d’une filature» et «d’une tentative d’assassinat» dont il garde encore des séquelles au front.
A la suite du président du CAD, des personnalités politiques dont Candide Azannaï, Ali Houdou, Richard Sènou et Antoine Robert Détchénou ont délivré des messages de soutien de leurs formations politiques aux militants du CAD.

Politique 31 août 2015


Election présidentielle 2016: Des femmes du Couffo défendent la candidature du Général Fernand Amoussou

Pour déclarer leur soutien au général Fernand Amoussou, candidat à l’élection présidentielle de 2016, des femmes du Couffo ont organisé un meeting samedi 29 août dernier à l’Ecole primaire publique de Toviklin. A l’occasion, elles ont juré de «faire feu de tout bois» pour porter leur frère à la magistrature suprême du Bénin.

La candidature déclarée du général Fernand Amoussou pour la prochaine présidentielle ne finit pas de draîner du soutien. Des femmes du Couffo ont choisi, à leur tour, samedi 29 août dernier, pour prendre fait et cause pour la même candidature. C’était dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de Toviklin au cours d’un meeting. Chacune, selon ses moyens a rallié les lieux. Et pourtant, elles ont été des centaines à accueillir en liesse le fils du terroir candidat à la magistrature suprême du Bénin. Les chants, les danses et les pancartes tout autant que les allocutions ont été apprêtés pour galvaniser l’hôte qui a fini par se lâcher, à son tour, en esquissant des pas de danse après avoir fredonné une chanson souvent chantée par son frère aîné, Bruno Amoussou.

Pour «ses mères, sœurs et filles», le général a l’étoffe pour conduire les destinées du Bénin de par son parcours professionnel dont il a été fait cas plus d’une fois notamment au sujet des préoccupations relatives à la sécurité. C’est pourquoi trouvent-elles que sa candidature est venue «à point nommé pour relever le défi de l’alternance». Et leur soutien pour une telle cause est indéfectible, à en croire leur porte-parole Edwige Kpatchoukpa. «Nous prenons l’engagement ferme, devant Dieu le Tout-puissant, le Miséricordieux, le seul qui ne déçoit pas, et devant les hommes, de faire feu de tout bois pour la réalisation de votre projet salvateur», a-t-elle déclaré.
Aussi Edwige Kpatchoukpa exhorte-t-elle la population à intensifier la sensibilisation auprès des nombreuses autres indécises. Même exhortation du côté de l’ancien député Clément Ebo, du maire sortant de Djakotomey Pascal Danha, du porte-parole de la formation politique dénommée Rassemblement des forces pour le progrès, Clément Dada. Pour la coordonnatrice des femmes de Toviklin, Héloïse Ghossou, c’est presqu’une injustice de ne pouvoir compter parmi les chefs d’Etat du Bénin un fils du Couffo.
C’est un soutien courageux et précieux que celui de ces femmes, reconnait le candidat. A son tour, il leur a demandé de se lever et de se tenir debout contre la corruption, la misère, le chômage de leurs enfants, en un mot contre la fatalité. «Mais restez surtout vigilantes pour ne pas vous laisser avoir cette fois-ci encore», a-t-il conseillé aux militantes de sa cause avant d’ajouter «à travers vous, je renouvelle à toutes les femmes du Bénin mon engagement à servir le Bénin».
A la suite de ces mots, les populations ont été tenues en haleine par différentes animations folkloriques que le général candidat a passées en revue.

Actualités 31 août 2015


Clôture du Forum économique de l’Ouémé-Plateau: Les grandes résolutions des assises de Porto-Novo

Ouverts le jeudi 27 août dernier à Porto-Novo, les travaux du premier Forum économique sur le développement du département de l’Ouémé-Plateau ont été clos vendredi 28 août dernier. Ils ont été sanctionnés par plusieurs recommandations.

Un nouveau soleil se lève sur le département de l’Ouémé-Plateau avec l’organisation du premier Forum économique par la préfecture de Porto-Novo. Ce forum dont le rideau est tombé vendredi 28 août dernier, a permis aux 200 participants qui ont pris part aux travaux, de réfléchir sur les voies et moyens pour créer une nouvelle gouvernance économique régionale afin de permettre à la région Ouémé-Plateau de saisir les nombreuses opportunités de développement qui s'offre à elle. Quatre pôles majeurs ont été identifiés à cet effet et sur lesquels se sont penchés les participants. Il s’agit des pôles: Agriculture, agrobusiness et agro-industrie; Tourisme, artisanat et services; BTP, matériaux de construction et énergie; et Transport, logistique, commerce.

Pendant les deux jours de travaux, quatre groupes ont été également constitués pour réfléchir sur chacune de ces thématiques. Les réflexions sont assorties de plusieurs recommandations visant à faire booster le développement du département de l’Ouémé-Plateau. Au nombre de ces recommandations, il y a la mise en place d’un Comité adh’oc de relecture des différentes productions intellectuelles du Forum; l’édition, la publication et la diffusion des actes du Forum; la mise en place d’un dispositif d’information et de communication des acteurs sur les différentes étapes du suivi des recommandations et la mise en place d’un comité de suivi des travaux du Forum. Ce comité aura pour mission d’assurer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée par le Forum. Il sera composé de sept membres et devra rendre compte lors des sessions ordinaires ou extraordinaires du Conseil départemental de coordination et de concertation.
Procédant à la clôture des travaux, le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau a exprimé toute sa satisfaction, d’abord pour la tenue effective et dans les conditions acceptables du Forum, puis de la qualité des travaux. Moukaram Badarou a souhaité que ce Forum ne soit pas une rencontre de plus. Il faut que les recommandations soient mises en œuvre pour un réel essor de la région de l’ouémé-Plateau. Il salue l’ensemble des participants pour leur grande mobilisation et leur participation réelle aux travaux. Le préfet a aussi remercié le gouvernement pour sa sollitude à travers la présence effective du vice-Premier ministre et du représentant du ministre en charge de la Décentralisation. Pour Moukaram Badarou, cette présence attentionnée du gouvernement est la preuve de sa grande marque de sollicitude face aux questions de développement national. Les remerciements du préfet sont allés aussi aux conseillers et les adjoints au maire de Porto-Novo dont la contribution et la mobilisation ont été réelles. «Le Forum a fait le constat qu’il y a un fossé entre nos populations et l’administration d'une part, entre les populations les politiques d'autre part. Nous devons faire en sorte que nos populations ne soient pas déçues. Faire en sorte que ce forum ne soit pas un forum de plus».

Actualités 30 août 2015


Gouvernance et financement des entreprises culturelles en Afrique: Mamou Daffé et Ousmane Alédji évoquent les enjeux et perspectives

Cotonou était dernièrement au centre d’une série d’activités visant à opiner et à réfléchir sur les enjeux et perspectives de la gouvernance et du financement des entreprises culturelles en Afrique. Un regard croisé voulu par le portail de la diversité culturelle, «Bénincultures» et pour lequel deux experts ont entretenu le public.

Annoncé comme un évènement et une aubaine à saisir pour relancer le débat autour du secteur culturel en Afrique, le séjour à Cotonou de l’entrepreneur culturel Mamou Daffé ne l’a pas été moins. L’homme qui a de tout temps prôné la culture et le développement et qui «se concentre sur les liaisons existantes entre les domaines culturels et économiques comme un facteur de développement économique et social» a pris part à deux rendez-vous majeurs qui lui ont permis de partager avec des acteurs culturels béninois sa vision et son point de vue. Sa position à lui, c’est que la culture et le développement, éléments indissociables «participent à la cohésion et l’intégration de la plupart des nations. En d’autres termes, Mamou croit en la promotion de l’économie locale à travers des projets de développement». C’est avec une telle vision qu’il a crée le «Festival sur le Niger» en 2005. Un projet qui a été conçu avec des organisations culturelles et touristiques à Ségou (Mali) pour créer un événement unique, soulignant le potentiel attractif de la ville et de la région dans le but d’améliorer l'économie locale et de valoriser l’expression artistique et culturelle du Mali. Mais le «Festival sur le Niger est bien plus qu'un événement culturel simple. Avec la multiplicité des disciplines et la diversité des initiatives culturelles dans les dix dernières années, il a eu un impact unique dans le pays: une hausse de développement social, économique de la région, mais aussi un fort dynamisme dans le national, et la cohésion même régionale, sociale». De sorte qu’aujourd’hui Mamou Daffé est connu comme «l’homme qui a mis Ségou sur une carte».

Ce bel exemple de réussite culturelle contraste avec l’exemple béninois en matière de réussite culturelle. Le festival le plus en vue que vend aujourd’hui le Bénin au monde entier, le Festival international de Théâtre du Bénin (FITHEB), contrairement à son compère sur le Niger est une initiative dont la subsistance financière repose essentiellement entre les mains de l’Etat. Sa fortune est diverse, son bilan mitigé avec une évolution en dent de scie, comme on le sait.

Le débat reste ouvert

Pour ce qui est de son impact sur l’économie, le débat reste ouvert, telle une plaie béante. Chaque édition ayant son actualité singulière, le FITHEB peut aller à l’école du «Festival sur le Niger» et réciproquement.
C’est donc pour offrir une vue croisée des deux évènements que les directeurs des deux festivals, Mamou Daffé et Ousmane Alédji étaient, vendredi 30 août dernier, face aux acteurs culturels et aux professionnels des médias à la Maison des médias à Cotonou pour évoquer «l’impact des festivals sur le développement en Afrique». Suivra le lendemain, samedi 29 août, une conférence-débat au centre culturel Arttistik de Agla sur le thème «Gouvernance et financement des entreprises culturelles en Afrique : enjeux et perspectives». Ce second débat modéré par Djamila Idrissou Souler, a été organisé dans le cadre des manifestations du 5è anniversaire du portail www.benincultures.com. Mamou Daffé et Ousmane Alédji saisiront cette seconde occasion pour scruter l’horizon culturel du continent. Lequel, présument-ils, est rayonnant au regard de l’engagement dont font montre les acteurs culturels et même certaines structures qui n’hésitent plus à se positionner comme pour renforcer les initiatives culturelles, surtout celles porteuses.

Culture 30 août 2015


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