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Nouvelles

Assemblée nationale : Les travaux de la 1ere session ordinaire 2019 enfin lancés

La première session ordinaire au titre de l’année 2019 de l’Assemblée nationale est désormais ouverte. Les travaux sont lancés, ce lundi 15 avril, par le président Adrien Houngbédji après la tentative manquée du vendredi dernier, lors de la séance plénière de rentrée parlementaire, pour défaut de quorum.

En effet, il n’y avait que neuf députés présents sur les 82 que compte la septième législature après le décès de l’honorable Janvier Donhouahoué. Le président de l’Assemblée nationale n’a eu hier aucun souci pour ouvrir enfin cette session ordinaire en dépit du faible taux de présence des députés qui étaient une vingtaine. Il n’était pas question de vérifier cette fois-ci le quorum ce lundi, puisque l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 est bien clair en cette matière. Cet article dispose que : « Si à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est envoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ». C’est donc sur cette base que Me Adrien Houngbédji a officiellement ouvert cette session ordinaire, la dernière pour le compte de la septième législature qui achève son mandat le 15 mai prochain. L'ouverture de la session était le seul point inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière de ce lundi. Le président de l’Assemblée nationale a informé la plénière qu’il convoquera incessamment une réunion de son bureau pour retenir les dossiers à inscrire à l’ordre du jour de la session ordinaire qui dure trois mois. Lequel ordre du jour sera entériné par la suite par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, explique Me Adrien Houngbédji avant d’inviter ses collègues à rester à l’écoute pour la date de la prochaine plénière.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 avr. 2019


Campagne pour les législatives de 2019: Démarrage effectif et sans incident dans le Mono et le Couffo

Les départements du Couffo et du Mono, découpés respectivement en 11e et 12e puis en 17e et 18e circonscriptions électorales, ne sont pas en marge de la campagne électorale lancée le 12 avril dernier. Ainsi donc, les candidats descendent sur le terrain, depuis les premières heures du vendredi dernier.

Qu’ils soient de l’Union progressiste ou du Bloc républicain, les deux partis en lice pour les législatives 2019, les candidats n’ont pas eu besoin d’un long moment d’observation avant de se jeter à l’eau dans le Mono et le Couffo. Dès vendredi dernier, date d’ouverture officielle de la campagne, ils ont entrepris d’investir aussitôt les localités de leur circonscriptions électorales respectives. Richard Allossohoun, Gérard
Gbénonchi et le ministre Oswald Homeky, tous candidats dans cet ordre sur la liste de l’Union progressiste (Up), sont donc descendus sur le terrain. Ensemble avec leurs suppléants et quelques leaders du parti, ils ont effectué, vendredi dernier, une tournée politique marquée par plusieurs arrêts, le temps des meetings successifs, à Klouékanmè, Aplahoué puis à Djakotomey. Objectif, installer leur machine électorale pour ratisser les suffrages dans chacune des trois communes. Ils ont été à l'occasion présentés aux électeurs sensibilisés pour un vote massif et aux comportements pacifiques.
Pendant ce temps, les candidats du Bloc républicain s’activent aussi sur le terrain. David Gbahoungba, Egy Sossou et Marcellin Tovignon de la liste marquaient leur territoire à Lalo, Toviklin et à Dogbo, les trois communes de la douzième circonscription électorale où trois sièges sont également à pourvoir.
Dans la 18e circonscription électorale, le 2e secrétaire parlementaire sortant, Dakpè Sossou, tête de liste de l’Union progressiste (Up), a ouvert aussi les hostilités depuis vendredi dernier. Descendu dans son village natal, Ouèdèmè-Adja, il a rencontré des groupements de femmes et reçu des déclarations de soutien à sa candidature. il s'est également rendu dans les villages de Livemè, Djodjizounmè et Mindehounta. Il a été suivi, le samedi 13 avril, par le ministre Mahougnon Kakpo, en 2e position sur la même liste. L’entrée en scène de celui-ci a également été marquée par un meeting dédié aux groupements féminins de Bopa, sa commune natale. Lokossa, Bopa et Houéyogbé sont les trois communes de la 18e où trois postes sont en jeu. Depuis la soirée du samedi à hier dimanche, d’autres entrées en campagne électorale sont annoncées. Faut-il le souligner, aucun incident n’a été enregistré au cours des différents meetings organisés dans le Couffo et le Mono dans le cadre de la campagne législative ce week-end.

Actualités 15 avr. 2019


Campagne pour les législatives 2019: Cotonou dans l’attente de la fièvre électorale

L’Union progressiste, l’un des partis en lice pour les législatives du 28 avril prochain se déploie activement sur le terrain dans la 16e circonscription électorale où, pour le moment, elle se fait largement visible.

L’Union progressiste n’a pas mis du temps pour se lancer dans la mobilisation des électeurs pour le scrutin du 28 avril prochain. Moins de 24 heures après le lancement de la campagne électorale, les partisans du logo baobab marquent leur territoire par une campagne de visibilité à travers affiches, posters géants et affichettes de toutes sortes. On retrouve pour la plupart sur les lieux soit le logo de l’union, soit ses candidats.
Mais l’Union progressiste est aussi active dans la mobilisation des électeurs. Dans la soirée du vendredi dernier, non loin du stade de l’Amitié, certains de ses lieutenants ont rencontré de petits groupes d’électeurs avec qui ils ont longuement échangé. Aux côtés d’un élu local du septième arrondissement, Arnold Mènawa est venu échanger avec un petit groupe. Les bras chargés d’affiches de son parti politique, il a expliqué à la trentaine d’artisans pourquoi « il faut mouiller le maillot pour l’Union progressiste ».
Il n’a pas manqué de s’assurer que tous ses interlocuteurs disposent de leurs cartes Lépi. « Ce que nous faisons est très sérieux et nous avons besoin de personnes sûres », lance-t-il d’un ton sérieux.
Arnold Mènawa les priera de l’attendre pour une causerie à la fin de l’entretien avec le reste du groupe. La discussion démarre par « des explications pour mettre fin à la campagne d’intoxication sur le fait que seules deux listes participent au scrutin ».
Dès le samedi matin, presque tous les murs des domiciles dans le périmètre étaient inondés des affiches de l’Union progressiste. A l’entrée de certaines rues, un peu comme pour marquer leur territoire, on a fait étaler sur de longs fils, les affiches de cette union.
Samedi 13 avril, ce sont les candidats eux-mêmes qui sont au front. Dans les locaux d’un grand immeuble qui a tout l’air de leur siège de campagne, les candidats, avec Orden Alladatin en tête, tiennent une séance d’échanges avec les élus locaux de la 16e circonscription électorale. Si on s’en tient aux propos introductifs d’Orden Alladatin, ils visent à régler certaines incompréhensions. « Certes nous venons d’horizons divers, nous étions dans différents partis politiques, mais nous sommes désormais engagés dans une cause commune et nous devons travailler en ayant cela à l’esprit », insiste-t-il. Bien d’autres messages et communications vont être véhiculés au cours de cette séance qui a duré plusieurs heures.
Timide à première vue, la campagne de l’Union progressiste dans la 16e circonscription électorale est plutôt « stratégique et sera progressivement intensive», confie un des candidats.

Actualités 15 avr. 2019


Edito: Pugilat amical

La campagne des élections législatives d’avril 2019 est effective, à en juger par les affiches qui essaiment dans les principales villes du pays et les meetings ici et là tenus par les deux partis en lice. En attendant qui sait la vitesse de croisière, elle se déroule sous un faux air bon enfant, sans doute parce que les acteurs politiques, toutes tendances confondues, ont jeté leurs énergies dans ce qu’il convient d’appeler la campagne préélectorale, plutôt anxiogène. On revient de loin eu égard au débat, quelque peu toxique, fait de mauvaise foi et de dilatoires caractéristiques du discours de certains acteurs politiques ces jours-ci. Mais, tout est bien qui finit par rentrer dans l’ordre.

Parlant d’ordre, celui légal a fini par avoir gain de cause. Et à y réfléchir bien, il faut se réjouir de ce que le corpus législatif, surtout la Constitution, ne fut pas écorché juste pour contenter une classe politique accrochée à ses mauvaises (anciennes) habitudes au nom desquelles il ne fallait rien changer, toute réforme pour peu qu’elle égratigne quelque intérêt devant être proscrite de ce fait ! Cependant, il ne faut pas se lasser de le marteler: la somme des intérêts individuels ne constitue pas l’intérêt commun, qui doit transcender les considérations personnelles et intéressées.
Cela étant, le débat préélectoral relatif à la loi électorale et à la charte des partis politiques a vécu et pourra bien reprendre droit de cité au moment opportun.
Pour l’heure, on attend de voir les deux partis rescapés de l’implacable trappe des lois, montrer véritablement les couleurs. En tout cas, mieux que les slogans timorés qu’ils affichent et qui, c’est le moins qu’on puisse en dire, ne dérident pas, ne sont pas de nature à soulever les foules. Est-ce l’effet de ce que cette campagne, inédite en raison de ce qu’il n’y a pas monde dans les starting-blocks comme à l’accoutumée, se déroule entre vis-à-vis, entre deux partis politiques que leurs détracteurs qualifient de « siamois » ?
Cela n’est pas à exclure. Toutefois, il est de la responsabilité de l’Union progressiste et du Bloc républicain, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, les veinards, de ne pas faire regretter aux Béninois l’absence, dans l’arène politique actuellement, du trop-plein déploré au point d’inspirer la réforme du système partisan. Trop-plein qui, en vérité, quand on y réfléchit bien, n’a jamais relevé le niveau du débat politique, y compris au cours d’une joute électorale comme les législatives. Le phénomène de fils de terroir aidant, en l’absence de courants idéologiques avérés, le débat politique s’est toujours joué loin des idéaux politiques et des enjeux touchant à l’avancée du pays. Il revient par conséquent aux deux partis en lice, de prouver que les grands ensembles politiques dont les mérites ont été tant vantés, et qui ont nécessité les regroupements dont ils forment les produits, ne sont pas pour rendre terne la fête de la démocratie que constitue toute élection, à fortiori les législatives. On attend d’eux, non pas un présumé match amical, mais un ‘’pugilat’’ électoral soit-il amical, sans lequel point de piment (ingrédient indispensable à la table de tout Béninois digne du nom) à ces élections. Sous peu, cela devrait se faire, car dans le fond, de part et d’autre, sur les listes de l’Union progressiste comme du Bloc républicain, subsistent des antagonismes, de farouches adversités politiques qui, dans les circonscriptions électorales, hier comme aujourd’hui devraient s’affirmer, voire s’affronter. Il n’y aura pas donc match amical, mais un véritable pugilat, amical, si l’on veut, mais pugilat quand même. Et c’est tant mieux pour le jeu démocratique !.

Société 15 avr. 2019


Ouverture manquée de la 1re session ordinaire 2019 au Parlement: Houngbédji livre son discours dans un hémicycle clairsemé

(Seulement neuf députés étaient présents)
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, n’a pu ouvrir, vendredi 12 avril dernier, les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 pour défaut de quorum. Mais cela ne l’a pas empêché de livrer son discours de circonstance dans un hémicycle où il n’y avait que neuf députés.

Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 seront finalement ouverts ce lundi 15 avril à l’Assemblée nationale. Ils n’ont pu l’être, vendredi dernier, pour défaut de quorum. Il n’y avait que neuf députés à l’ouverture de la séance plénière par Me Adrien Houngbédji. En plus du président de l’Assemblée nationale lui-même, on constatait la présence des députés Edmond Zinsou, Valentin Aditi Houdé, Bruno Amoussou, Maurice Chabi Katocha, Paulin Gbénou, Louis Vlavonou, Sofiath Schanou et Noël Akissoé. Les absences ont été notées dans tous les camps même dans celui du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, lui-même. Face à cette difficulté de quorum, Me Adrien Houngbédji s’est limité seulement à la phase protocolaire de la cérémonie, renvoyant la procédure parlementaire proprement dite à ce lundi. La séance plénière de ce jour sera alors consacrée à l’ouverture des travaux quel que soit le nombre de députés présents et à la lecture des points inscrits à l’ordre du jour de cette première session ordinaire de l’année 2019 et la dernière pour le compte de la septième législature.
Le président de l’Assemblée nationale n’a d’ailleurs pas manqué de le souligner dans son discours de circonstance. Pour lui, cette session parlementaire, non seulement a un caractère particulier. « Ce 12 avril marque l’ouverture de la dernière session de la 7e législature. Il marque aussi le début de la campagne des élections législatives.

Il s’agit certes d’une coïncidence. Mais, on peut aussi y voir un signe, un clin d’œil de l’histoire. Je me garderai de l’interpréter », observe Me Adrien Houngbédji avant d’ajouter que la préparation et l’organisation des prochaines élections législatives se déroulent dans un climat de tension. « Si cette tension est une occasion pour notre démocratie d’arriver à maturité, oui alors, et alors seulement, elle serait porteuse d’espoir. Mais, si elle est, au contraire, prétexte à violence, à la remise en cause de l’ordre constitutionnel, et de l’Etat de droit, elle nous aura projetés dans une aventure aux conséquences incalculables », poursuit le président de l’Assemblée nationale d’un ton haussé et inhabituel. Il invite les uns et les autres à retrouver les vertus du dialogue et du consensus sur les questions qui fâchent en privilégiant l’intérêt supérieur de la nation pour que cette tension soit porteuse d’espoir et qu’elle s’éloigne des tentations de l’aventure. Me Adrien Houngbédji dit avoir la faiblesse de croire que tout est encore possible pour des législatives inclusives. Il appelle tout le monde à un sursaut patriotique pour permettre au Bénin de transcender les difficultés actuelles du processus électoral qui se poursuit actuellement avec les listes de l’Union progressiste et du Bloc républicain qualifiées par la Commission électorale nationale autonome (Céna) parce que seules à jour. « Nous avons déjà démontré, par le passé, notre capacité à aboutir, par le dialogue, à des solutions consensuelles et valorisantes pour notre classe politique et pour notre pays. Ces occasions ont toujours nécessité des concessions de part et d’autre, dans un sursaut patriotique. C’est à ce sursaut patriotique que je voudrais à nouveau vous appeler aujourd’hui. C’est à ce sursaut patriotique que nos populations et nos électeurs nous appellent», recommande le président de l’Assemblée nationale.
Me Adrien Houngbédji a prononcé son allocution en présence de ses hôtes dont le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et son collègue chargé de l’Energie, Jean-Claude Houssou, sans oublier les membres du corps diplomatique et des autorités politico-administratives, morales et religieuses de Porto-Novo.

Actualités 15 avr. 2019


Prolongement du procès Icc Services à la Criet: Simon Singbo et Abel Salomon Abou Yayi fixés sur leur sort demain

Le procès des douze accusés en liberté provisoire et dont les cas ont été disjoints des autres déjà jugés dans l’affaire Icc Services s’est ouvert, vendredi 12 avril dernier, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Mais la cour n’a pu aller au bout de l’audience criminelle pour des soucis techniques l’obligeant à renvoyer la cause à demain mardi.

L’affaire dite Icc Services (Investment consultancy and computering services), du nom de la principale structure de collecte illégale d’épargne et de placement de fonds ayant opéré au Bénin, de 2006 à 2010, à la manière du système de Ponzi revient sur tapis à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce dossier est le dernier inscrit au rôle de la première session criminelle au titre de l'année 2019 de la Criet. Il a été pris, vendredi 12 avril dernier, par la cour dans le cadre du prolongement du procès sur cette affaire dans laquelle huit accusés dont les promoteurs de la structure ont été condamnés et fixés sur leur sort le 7 février dernier, après trente-deux journées d’audience. Le procès refait surface pour décider du sort, cette fois-ci, des douze accusés, tous en liberté provisoire, dont les cas ont été disjoints des autres déjà jugés. Les douze mis en cause sont, en effet, poursuivis pour des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public, complicité d’escroquerie avec appel au public, exercice illégal des activités bancaires et de micro-finance, faux en écriture privée, corruption, recel d’escroquerie et vol de documents. Seuls les accusés Simon Mèhouénou Singbo et Abel Salomon Abou Yayi étaient, vendredi dernier, à la barre sur les douze attendus. Ils se sont présentés librement à la cour. Les dix autres à savoir, Brice Kouton alias Louba, Pascal Togbé, Guyonne Akplogan, Patrice Firmin Akplogan, Ernest Tété, André Tinkpon, Carlos Jean-Baptiste Kouakanou, Carine Fifamè Saïzonou, Patrice Adonnagbo et Murielle Kouton n’ont pas, quant à eux, répondu à la convocation. Réagissant sur leur absence, le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, assurant le rôle de ministère public, requiert que la cour les juge par procédure de défaut en matière criminelle, conformément à l’article 380 du Code de procédure pénale. Aussi, a-t-il été constaté l’absence de l’avocat de l’accusé Simon Mèhouénou Singbo. Or, il n’est pas possible pour la cour de poursuivre le procès avec ce dernier sans son conseil. Le Code de procédure pénale en son article 321 fait obligation à la cour de commettre d’office à l’accusé un autre avocat en cas de défaillance de celui qui devrait assurer sa défense.

Des comparants libres faits prisonniers

Mais cette diligence du choix d’un avocat commis d’office ne peut se faire sur siège, c’est-à-dire séance tenante. Puisqu’il faut saisir au préalable le barreau pour désigner un avocat pour la suite de la procédure, a expliqué le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, président de la Criet. Ce dernier, en conséquence, prend une ordonnance de prorogation de la session criminelle,qui devrait être close vendredi 12 avril, jusqu’au mardi 16 avril. La cour de céans décide alors de renvoyer la cause à demain. A cette nouvelle audience, la cour se prononcera sur les réquisitions de l’avocat général, lui demandant de juger par défaut les dix accusés absents. La cause étant renvoyée à demain, Gilbert Ulrich Togbonon requiert de la cour une ordonnance de prise de corps contre les deux mis en cause présents et qui ont comparu librement. La cour a statué et décidé d’accéder à cette demande du ministère public en ordonnance de prise de corps contre les deux accusés. La mise en œuvre de cette ordonnance devrait donc conduire Simon Mèhouénou Singbo et Abel Salomon Abou Yayi en prison. Ils deviennent alors prisonniers en attendant l’issue du procès de demain qui les fixera définitivement sur leur sort. Me Hervé Soukpo, avocat de l’accusé Abel Salomon Abou Yayi, a plaidé mais en vain la comparution libre de son client compte tenu de sa bonne volonté à se soumettre à la justice. L’audience a connu également la présence des condamnés témoins, en l’occurrence Guy Athanase Akplogan, président directeur général d’Icc Services, Emile Tégbénou, directeur de Porto-Novo d’Icc Services, Pamphile Dohou, directeur financier d’Icc Services et Clément Sohounou, directeur d’agence Icc Services Lalo, tous quatre extraits de la prison pour les faits de la cause?

Actualités 15 avr. 2019


Electrification rurale sous le Nouveau départ: 143 localités sorties du noir pour 31600 ménages desservis

L’un des motifs de satisfaction après trois ans de gouvernance du Nouveau départ est sans doute l’amélioration notoire de la situation énergétique, surtout dans les zones enclavées. Quelque 143 localités rurales sont raccordées au réseau électrique dans 11 départements pour desservir 31 600 ménages depuis 2016.

La crise énergétique aiguë qui sévissait jusqu’en 2016 est désormais un lointain souvenir au regard des performances enregistrées.Les groupes électrogènes ne tournent plus en effet à longueur de journée et de nuit, l’énergie électrique étant maintenant plus disponible qu'avant avec les centrales autrefois abandonnées mais réhabilitées depuis peu et de nouvelles construites à l’instar de celle de Maria Gléta 2. La Semaine de l’énergie électrique organisée du 6 au 11 avril dernier a permis au public de s’enquérir du bond quantitatif et qualitatif fait ces trois dernières années en matière de fourniture de l’énergie électrique. Une attention particulière a été accordée à l’électrification rurale sous le régime du Nouveau départ ; en témoignent les performances mises en lumière, à travers une vidéo-projectionlors de la clôture des manifestations, jeudi dernier au siège de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme).
Au plan administratif, le chantier autrefois en ruine au quartier
Fidjrossè (Cotonou) a été transformé en un joyau flambant neuf abritant le siège de l’Agence. Tout un symbole ! Mais ce qui intéresse davantage, souligne le directeur de l’agence, Francis Tchékpo, c’est le raccordement au réseau de 143 localités dans 11 départements avec la construction de 703 km de réseau haute tension (Hta) pur, 78 km de réseau mixte et 288 km de réseau basse tension (Bt). Des infrastructures qui ont coûté 15,6 milliards F Cfa et permis de desservir 31 600 ménages au total.
Dans le domaine de la promotion et la valorisation des énergies renouvelables, M. Francis Tchékpo note l’éclairage par système solaire photovoltaïque de 10 centres de santé et collèges d’enseignement général dans des localités rurales enclavées, l’alimentation par système solaire de 6 stations de pompage d’eau, l’installation de 20 chauffe-eau solaires, la valorisation de la biomasse à travers la construction de 25 bio-digesteurs au profit des ménages d’agro-éleveurs pour la production du biogaz.
En termes de projets, 75 autres bio-digesteurs sont en cours de construction. L’Aberme envisage de mettre en œuvre dès cette année un projet d’électrification de cent localités rurales sur financement de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (Bidc). Cent autres localités sont visées sur un financement de la Banque africaine de développement (Bad) dont l’accord de prêt sera signé en septembre prochain, annonce le directeur général de l’Aberme.Les études d’avant-projet définitif pour l’électrification solaire de 550 infrastructures sociocommunautaires (centres de santé, collèges, commissariats, adduction d’eau villageoise sont en cours, poursuit-il.
L’autre chantier tout aussi important est la mise en œuvre de l’électrification hors réseau prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et qui s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement à savoir « Fournir à chaque Béninoise et Béninois, particulier ou acteur économique, un accès équitable et sans discrimination à un service électrique adéquat et de qualité, grâce à l’implication accrue du secteur privé ».

Actualités 15 avr. 2019


Legislatives 2019: Message des partis politiques

Actualités 12 avr. 2019


Période électorale et réseaux sociaux: Les pièges à éviter par les internautes au Bénin

La paix est un comportement, tel l’enseigne l’adage. Cette valeur est également prônée sur les réseaux sociaux, notamment en cette période électorale où les internautes rivalisent d’arguments et d’ardeur pour soutenir ou critiquer tel ou tel camp. Mais, attention à ne pas tomber dans les travers punis par la loi.

Les campagnes électorales riment généralement avec toutes sortes d’éloges à l’honneur de tel ou tel parti ou candidat. C’est aussi l’occasion de critiques formulées contre un candidat X ou Y. Les prochaines législatives ne feront certainement pas exception à la règle. Les différents canaux de communication seront mis à contribution pour chanter les mérites des uns et décrier les faiblesses des autres. Les réseaux sociaux, nouveaux médias de communication, seront abondamment sollicités. Et à juste titre. Modernité oblige !
Selon Murielle Alapini, consultante en communication « La période électorale est une période où l’on fait le plus appel à nos sensibilités, à nos vécus, donc à nos émotions ». Il est important alors pour les internautes de jauger le contenu des informations qui vont circuler sur les réseaux sociaux. « En période électorale, il faut prendre du recul quand les informations nous parviennent et vérifier si elles sont propagées sur d’autres canaux avant de les relayer », préconise-t-elle.
Entre les appels propagandistes sur la toile et les messages de sensibilisation, il y a une limite à ne pas franchir, celle de la déviance.Bien souvent, les internautes les plus surexcités s’appliquent peu en la matière. Pourtant, la communication digitale répond à des règles.
« Les internautes doivent savoir que le web n’est plus une zone de non-droit au Bénin. Tout bon comportement dont nous faisons preuve dans la réalité doit être transposé dans le monde virtuel pour éviter des problèmes », souligne Elias Guivi, vice-président de l’association‘’Voix et Actions citoyennes’’ et coordonnateur de ‘’Peacevote 229’’.

Des comportements à adopter

Selon Elias Guivi, la culture de la paix et de la tolérance doit être la chose la mieux partagée en cette période électorale.« En cette période très sensible, les internautes doivent prioriser les contenus qui sont de nature à consolider la paix, à renforcer l’unité nationale et qui ne sont pas des outrages à nos compatriotes ni aux institutions. Ils doivent éviter tout contenu qui fait l’apologie de la haine, de la discrimination et de la violence », insiste-t-il.
Pour éviter les déviances, il énonce cinq comportements à promouvoir dans l’espace numérique. Premièrement, il s’agit « d’éviter de publier et de partager des publications tendant à injurier, haïr ou porter atteinte à la vie privée ». Deuxièmement, les internautes doivent « se garder de relayer la rumeur ou les informations dont on ne pourra pas prouver la véracité devant les tribunaux ». Troisièmement, il leur conseille d’éviter « de porter atteinte aux données personnelles et à l’intégrité du système informatique des institutions en charge des élections ». Le quatrième principe qu’énonce le coordonnateur de Peacevote 229 consiste à « s’abstenir de faire de la propagande au mépris de toutes les règles en la matière ».
La cinquième conduite à tenir consiste à ne pas ériger les médias sociaux en des espaces de contestation au détriment des juridictions compétentes.
Selon le vice-président de ‘’Voix et Actions citoyennes’’ dont l’association anime depuis un moment des campagnes de sensibilisation en ligne, tout internaute doit s’évertuer à vérifier les sources des informations qui lui parviennent. Ceci passe par des renseignements sur la crédibilité des acteurs, le croisement des dates et des personnes impliquées.
Mieux, les règles de conjugaison trouvent tout leur sens pendant cette période sensible. L’utilisation abusive de certains temps est à éviter. « Si les internautes constatent que dans une publication le conditionnel est trop fréquent, ils doivent faire très attention quant à la certitude des informations », conseille-t-il.
Au demeurant, les peines sont très lourdes en matière d’infractions dans l’espace numérique au Bénin. C’est pourquoi il préconise l’éducation aux médias des internautes. « Les peines vont de quelques mois à la réclusion criminelle suivant le forfait. Elles vont également de quelques centaines de mille à vingt-cinq millions de francs Cfa selon les forfaits », avertit-il, en insistant sur l’article 574 du Code du numérique : « Est puni de cinq ans d’emprisonnement et 25 millions de francs Cfa d’amende le fait de porter atteinte à l’intimité et à la vie privée d’autrui via un réseau de communication électronique ».
Murielle Alapini, consultante en communication, renchérit et fonde son argumentaire sur quelques dispositions du Code du numérique. « Aujourd’hui, tout internaute est responsable de ses publications sur le net, souligne-t-elle évoquant l’article 548 du Code du numérique qui sanctionne la diffusion du matériel raciste et xénophobe par le biais d’un système informatique. Elle insiste, par ailleurs, sur l’article 552 du même document, qui sanctionne les incitations à la haine et à la violence, l’article 553 qui punit les « incitations à la rébellion », et l’article 555, qui punit les « incitations à la commission d’une infraction ». Les internautes sont avertis et savent désormais à quoi s’en tenir pour éviter les contenus abusifs en ligne.

Société 12 avr. 2019


Face au peuple sur l’émission télévisée « Le Moment politique »: Patrice Talon, démocrate et légaliste jusqu’au bout

Très attendu sur le débat politique en cours au Bénin, le président Patrice Talon s’est exprimé et expliqué dans la soirée d’hier au cours d’un « Le Moment politique » multi-canal diffusé sur les médias et les réseaux sociaux. Il a notamment, au cours de l’entretien, réaffirmé son ambition de voir l’ordre constitutionnel préservé, quelles que soient les conditions.

«Il ne faut pas que la volonté d’agir nous fasse sortir du cadrage constitutionnel. C’est bien pour ça que je voudrais dire à mes concitoyens que je resterai autant un homme d’action, autant un défenseur de la démocratie, des libertés, de la rigueur, et du respect de l’ordre constitutionnel pour lequel j’ai prêté serment ». L’adresse du chef de l’Etat lors de son entretien télévisé est claire. Pas question de remettre en cause l’ordre constitutionnel. Autant Patrice Talon n’a pas envie de se substituer au Parlement, autant il ne compte pas user de son pouvoir pour disposer de lois encadrant les élections.
« Pas de remise en cause de l’ordre constitutionnel », martèle le chef de l’Etat pour qui, « la démocratie doit rester un outil de développement ». Toutes les fois qu’en respectant les dispositions de l’ordre constitutionnel, en préservant la démocratie, « nous allons trouver les voies et moyens pour corriger nos travers, nous allons le faire parce que c’est cela qui nous permettra de mieux vivre », déclare-t-il. Pour lui, la volonté de réformer le système partisan fait partie des priorités de la législature finissante et il ne serait pas indiqué de reculer sur ce chantier qui permettra d’assainir les mœurs politiques. « Nous avons déjà, d’une certaine manière, réussi un peu ce que nous espérions. Parce que nous voulons que les partis politiques fusionnent, deviennent de grands ensembles politiques »,
laisse-t-il entendre. « De 250 partis politiques, nous avons aujourd’hui plus de 150, 200 partis qui sont regroupés en deux partis politiques… Ce qui se passe, il faut pouvoir également le lire sous un autre angle certes difficile mais qui ouvre le chemin d’un succès de la réforme du système partisan »,
apprécie le président patrice Talon.
Ce n’est pas parce que ce qui se passe n’honore pas l’image démocratique du Bénin que cela constitue un blocage du fonctionnement démocratique du pays, se défend le chef de l’Etat. « La compétition politique est par définition sélective. Ce n’est pas parce que tout le monde participe au débat politique et concourt au choix des dirigeants que tout le monde dirige à la fois, que tout le monde exerce à la fois les fonctions politiques »,
poursuit-il.
Favorable à la recherche de voies et moyens pour restaurer l’image du Bénin et corriger les travers, il ne manque pas non plus de situer les responsabilités et de rétrocéder à l’opposition sa part de responsabilité dans la situation actuelle. « Les partis de la minorité parlementaire, notamment ceux qui se réclament de l’opposition, ont trouvé l’occasion de remettre complètement en cause ce qui était déjà un acquis pour tout le monde »,
s’est-il offusqué, se réjouissant par ailleurs du fait que
« désormais au Bénin, les partis politiques ne doivent plus être des partis politiques de quartier, de commune, de circonscription électorale, de régions, mais des partis politiques d’envergure nationale ».

Actualités 12 avr. 2019


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