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Nouvelles

Développement de la pisciculture: Des équipements et matériel roulant aux acteurs
La production piscicole se renforce au Bénin. Ce mercredi 8 février à Cotonou, les acteurs de la pisciculture ont reçu des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du matériel roulant et des équipements piscicoles. Ce geste entre dans le cadre du Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2).Douze tricycles 4x4 au profit des pisciculteurs producteurs d’aliment local et d’alevins de grande taille pour faciliter le transport des intrants, 10 pirogues au profit des pisciculteurs exploitant les cages flottantes pour faciliter le déplacement et le convoyage en sécurité des produits, 35 gilets de sauvetage et 100 poches de filet de 5m x 5m x 2m munies de filet de couverture au profit des pisciculteurs producteurs d’alevins et de poissons marchands. D’une valeur de 155 millions 238 mille 987 F Cfa, ces équipements remis aux pisciculteurs est une preuve tangible de la volonté du gouvernement à travers le Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2) de renforcer non seulement leurs capacités techniques mais aussi les accompagner dans l’augmentation de la production locale de poisson. Dans son mot de bienvenue, Aron Brito, directeur de la Production halieutique et chef du programme Pêche aquaculture, a réitéré son engagement à accompagner les acteurs à relever ensemble le défi de la production locale du poisson à travers la pisciculture. Il a aussi témoigné sa gratitude au gouvernement pour les efforts déployés pour l’atteinte des objectifs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture. [caption id="attachment_92719" align="alignnone" width="450"] ... et des équipements[/caption] Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.

Souveraineté alimentaire

Sélectionnés suivant des critères rigoureux, les acteurs sont exhortés à faire en sorte que le Bénin réduise son importation de poisson afin de mieux stabiliser son économie. Il rappelle aussi que des travaux d’assainissement ont été faits sur les plans d’eau afin qu’ils soient propres, sans engins prohibés pour permettre aux acteurs de mener sans difficulté l’activité de production et la navigabilité. « Nous travaillons à ouvrir les chenaux pour que la migration des poissons de mer vers les eaux continentales puisse se faire et qu’au-delà des poissons, on ait aussi les autres produits de mer », confie Gaston Dossouhoui. Il annonce aux bénéficiaires que le Provac ne sera pas le seul projet pour les accompagner. «D’autres projets le feront parce que nous voulons concentrer nos efforts sur ce que nous sommes capables de faire pour relever le défi de la sécurité et pourquoi pas, de la souveraineté alimentaire », assure-t-il. L’autorité ministérielle met aussi l’accent sur l’aliment de poisson qui est le déterminant le plus important dans le prix du poisson et qui doit être produit en qualité. Sur ce, Gaston Dossouhoui promet d’accompagner tous ceux qui sont dans la dynamique pour permettre au Bénin de briser les mythes de la gouvernance du marché par quelques élites et que l’aliment du poisson puisse être bien diversifié. Au nom des bénéficiaires, Dominique Kpossou a remercié les autorités pour leurs actions à leur endroit et promet de faire un bon usage du matériel reçu.
Société 09 févr. 2023


Bureau du Parlement 9e législature: Pleins feux sur les sept postes en jeu
L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale reste le premier chantier de la 9e législature qui sera installée, dimanche 12 février prochain. Retour sur les sept postes en jeu et leurs attributions respectives. Aussitôt après l’installation de la 9e législature par le doyen d’âge, les regards seront tournés vers la formation du bureau du Parlement. Il s’agit des sept membres devant diriger l’institution parlementaire durant les trois prochaines années. Ce bureau est composé d’un président de l’Assemblée nationale ; d’un premier vice-président ; d’un deuxième vice-président ; d’un premier questeur; d’un deuxième questeur ; d’un premier secrétaire parlementaire et d’un deuxième secrétaire parlementaire. Les sept membres sont élus par leurs collègues députés. A priori, aucun critère ou profil n’est défini pour chacun des postes. Ce qui fait que les 109 députés de la 9e législature sont tous éligibles à chacun de ces postes. Seulement, les modalités de l’élection ne sont pas les mêmes à tous les niveaux. La procédure est plus stricte pour le poste de président de l’Assemblée nationale. Le Règlement intérieur du Parlement prévoit que ce dernier est élu au scrutin uninominal secret et à la tribune. Aux deux premiers tours de scrutin, la majorité absolue des suffrages est requise. Au troisième tour organisé entre les deux candidats arrivés en tête au tour précédent, la majorité relative suffit et, en cas d’égalité des suffrages, le plus âgé est élu. Des scrutateurs, tirés au sort, dépouillent le scrutin dont le doyen d’âge proclame le résultat qui est consigné dans un procès-verbal signé par les scrutateurs et les secrétaires de séance, les deux plus jeunes députés composant le bureau d’âge. Les autres membres du bureau sont élus poste par poste, dans les mêmes conditions, au cours de la même séance. Ainsi, l’élection des deux vice-présidents, des deux questeurs et des deux secrétaires parlementaires a lieu, en s’efforçant autant que possible de reproduire au sein du bureau, la configuration politique de l’Assemblée nationale. Les candidatures aux différents postes sont reçues par le président de séance au plus tard une heure avant l’ouverture du scrutin. Il les communique immédiatement à l’Assemblée nationale. Les retraits, transferts et permutations de candidatures déposées, sont autorisés jusqu’à l’ouverture de chaque scrutin. A la fin du scrutin, le président de séance proclame les résultats et invite le président et le Bureau élus à prendre place à la tribune. « Le président de l’Assemblée nationale notifie la composition du Bureau de l’Assemblée nationale au président de la République et au président de la Cour constitutionnelle», dispose l’article 15.4-b du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée nationale par décès, démission ou toute autre cause, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session et, dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit en session extraordinaire convoquée dans les huit jours par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président. [caption id="attachment_92709" align="alignnone" width="380"] Barthélémy Vidjinnangni[/caption]

Tous éligibles

L’élection du nouveau président se fait dans les mêmes conditions que celles prévues supra. Mais lorsqu’en application de l’article 50 alinéas 3 et 4 et de l’article 82 alinéa 2 de la Constitution, le président de l’Assemblée nationale est appelé à exercer les fonctions de président de la République, l’Assemblée nationale est provisoirement dirigée par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président, jusqu’à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. [caption id="attachment_92710" align="alignnone" width="212"] Titilayo Adjaï[/caption] Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions. [caption id="attachment_92711" align="alignnone" width="225"] Mounifa Karim Tidjani[/caption]

Pas de conflits d’attributions

Le bureau de l’Assemblée nationale assiste le président dans sa fonction de direction de l’Assemblée. Il donne son avis consultatif sur la composition du gouvernement conformément aux dispositions de l’article 54 alinéa 6 de la Constitution. Il délibère sur l’irrecevabilité des projets de loi, propositions de loi et amendements qui ne sont pas du domaine de la loi. Le bureau du Parlement fixe l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Le projet de budget de l’Assemblée nationale ne peut être examiné en commission ou en séance plénière sans avoir été au préalable soumis au bureau de l’Assemblée nationale. Le bureau prépare le règlement financier et le soumet à l’adoption de l’Assemblée nationale. Il règle les conflits d’attributions entre les commissions conformément à l’article 34.3 du Règlement intérieur. Les deux vice-présidents suppléent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses attributions, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci et ce, dans l’ordre de préséance. Ils assistent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses fonctions et peuvent recevoir de lui une délégation appropriée sur le suivi des services administratifs, des projets parlementaires, de la procédure législative, de la coopération parlementaire et sur le contrôle des structures sous tutelle. Les questeurs, sous la haute direction et le contrôle du bureau, sont chargés de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale. A ce titre, le Règlement intérieur précise qu’aucune dépense nouvelle ne peut être engagée ni ordonnancée sans leur avis préalable. Ils préparent de concert avec les membres du bureau le budget de l’Assemblée nationale qu’ils rapportent devant la commission chargée des finances. Les secrétaires parlementaires assistent le président dans la conduite des débats. Ils procèdent aux appels nominaux, inscrivent les députés qui demandent la parole, constatent les votes à main levée ou par assis debout et dépouillent les scrutins. La rédaction du compte rendu sommaire et du compte rendu intégral des séances relève des attributions des secrétaires parlementaires. Ils exercent un contrôle sur les travaux de transcription des débats parlementaires. En cas d’absence constatée à l’ouverture de la séance de tous les secrétaires parlementaires pour diverses raisons, le président désigne d’office un secrétaire parlementaire ad hoc pour suppléer à leurs fonctions. Le secrétaire parlementaire ad hoc assure ses fonctions durant toute la séance pour laquelle il a été désigné, même en cas d’apparition durant la séance, du ou des secrétaires parlementaires titulaires. Les députés Barthélémy Vidjinnangni, Mounifa Karim Tidjani et Titilayo Adjaï sont les trois membres composant le bureau d’âge appelé à conduire les travaux de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature ■
Actualités 09 févr. 2023


Epices et herbes aromatiques au Bénin: Des cultures orphelines et négligées
L’apport des épices et herbes aromatiques dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin reste insignifiant. Plusieurs acteurs travaillent à le corriger, surtout dans la perspective de la valorisation du tourisme culinaire dans le pays.Les cuisines africaines doivent leurs saveurs exceptionnelles aux épices et herbes aromatiques. Des ingrédients qui peinent à avoir le dessus sur les bouillons industriels très présents sur le marché et dans les cuisines. Universitaires et acteurs de la recherche s’en inquiètent. La Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité il y a peu, un Salon national des épices et herbes aromatiques (Eha). Organisations professionnelles, artisans, agriculteurs, éleveurs et maraîchers, structures d’appui et autres partenaires techniques et financiers ont croisé leurs regards et réflexions avec pour ambition majeure « d'améliorer les pratiques alimentaires des populations béninoises et valoriser les épices et herbes aromatiques du Bénin ». [caption id="attachment_92706" align="alignnone" width="400"] Aider les populations à adopter les bouillons
naturels dans l’alimentation[/caption] Selon les organisateurs, il faut offrir une visibilité nationale et internationale aux entrepreneurs béninois impliqués dans les chaînes de valeurs épicières, édifier le consommateur béninois sur les avantages des épices et herbes aromatiques et leurs rôles dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, faire la promotion des richesses aromatiques, des saveurs de nos terroirs et des innovations culinaires au Bénin et répertorier les épiciers et épicières béninois pour leur mise en réseau. Sètondé Ultrich Guèdègbé, un des porteurs du projet, explique en effet qu’une « prise de conscience sur les risques pour la santé s’avère donc indispensable pour réduire l’utilisation des bouillons cubes dans les préparations culinaires ». Pour ce spécialiste de la gestion des innovations agricoles et agro-socio-anthropologue, le constat fait par les professionnels du secteur est que « ces exhausteurs de goût traditionnels, qui présentent pour certains d’entre eux des propriétés thérapeutiques sont délaissés au profit des bouillons industriels, produits à base d’ingrédients chimiques ». Le salon devrait donc travailler à créer des opportunités d’affaires pour les producteurs, les transformateurs et les commerçants des Eha, et aider les populations à mieux adopter les produits locaux (bouillons naturels) dans l’alimentation. La mise en place d’une piste touristique culinaire a été aussi envisagée à l’occasion.

Regain d’intérêt

Le Salon national organisé autour des épices et herbes aromatiques n’est que le prélude d’un long processus pour parvenir à la valorisation de l’art culinaire béninois et même à la promotion d’un tourisme culinaire de qualité. « Le nombre pléthorique d’acteurs directs et indirects rattachés à ce projet témoigne de la portée sociale dudit projet. La présence des femmes dans la production et la manipulation n’est plus à démontrer », explique le promoteur du Salon national des épices et herbes aromatiques. [caption id="attachment_92705" align="alignnone" width="400"] Les herbes aromatiques sont très négligées dans la production locale[/caption] « L’existence d’une cuisine béninoise aux saveurs relevées par des épices d’ici et d’ailleurs peut apporter un plus à notre tourisme », pense déjà Stéphanie Sèton, restauratrice. Selon cette spécialiste, « les multiples projets touristiques qui se mettent en place souffriront d’un équilibre si le volet culinaire n’est pas organisé et structuré ». Promoteur touristique, Alfred Nobimè ne s’écarte pas trop de cette logique. L’initiative d’un tel salon lui plait bien, tant que les acteurs travaillent à faire prendre conscience que les mets locaux manquent encore de promotion auprès des touristes. Or, relève-t-il, pour y arriver, « on peut mettre en avant au-delà des mets, les épices pour un goût typiquement béninois à donner aux repas ». On comprend ainsi pourquoi la rencontre a drainé divers acteurs notamment des intermédiaires de toutes sortes, depuis le commerçant-détaillant jusqu'au négociant, en passant par le groupement de détaillants, le semi-grossiste, le grossiste, le regrattier ou le restaurateur, les consommateurs individuels et collectivités publiques ou privées de consommation …
Société 09 févr. 2023


1re session du comité de pilotage du projet Coso: Le terrain balisé pour le démarrage des activités
Le Comité national de pilotage du projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) a tenu, ce mercredi 8 février, sa toute première session. Ces assises qui se sont déroulées à Cotonou ont été consacrées aux préalables et à la validation des documents indispensables au démarrage des activités du projet.Mis en vigueur le 20 septembre 2022, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) entrera bientôt dans sa phase opérationnelle. Au cours de leur première session tenue, hier, les membres du comité de pilotage du projet ont procédé à la validation des documents indispensables au démarrage effectif des activités au Bénin. A l’ouverture des travaux, le président du comité de pilotage du Coso, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances, précise que la problématique de la cohésion sociale est d'une brûlante actualité et le gouvernement a pris la mesure de la situation en décidant de la mise en œuvre au Bénin du projet Coso avec l'appui de la Banque mondiale. Il a d’ailleurs salué l'appui technique et financier du partenaire. Hermann Orou Takou rappelle que le but de ce projet est d’améliorer la collaboration régionale et la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les régions cibles du nord des pays du golfe de Guinée qui sont exposées aux conflits et aux risques climatiques. Il relève l’étroite cohérence de ce projet avec le Plan national de développement 2018-2025 au niveau des axes relatifs au développement du capital humain, à la gestion durable du cadre de vie, à la consolidation de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance… Il ajoute que le projet Coso s'inscrit dans la perspective de l'atteinte des objectifs du Pag 2021-2026 à travers ses trois piliers. « Notre pays est impatient de voir démarrer les activités du projet », a déclaré le président du comité de pilotage du projet Coso. A l’en croire, pour l'année 2023, les investissements prévus sont estimés à 21 milliards F Cfa au profit des communautés d'environ 72 arrondissements.

Des retombées régionales positives

Financé par la Banque mondiale pour un coût global de 90 millions de dollars Us, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) va s‘étendre sur cinq ans. Il est mis en œuvre dans quatre pays que sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. La zone d’intervention du projet au Bénin couvre quatre départements notamment ceux de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou et de la Donga. Le projet Coso se décline en cinq composantes que sont la résilience et l’inclusion des communautés par le financement des investissements au niveau local; le renforcement des fondations et des capacités pour des communautés inclusives et résilientes ; l’émergence de la plateforme de coordination régionale et de dialogue ; la gestion et la coordination des projets aux niveaux régional, national et infranational pour la mise en œuvre efficace des activités du projet ; les interventions d’urgence… Dans le cadre de ce projet, une attention sera portée au soutien à l’accès aux services de base, à l’agriculture, aux moyens de subsistance et à la jeunesse …
Société 09 févr. 2023


Internet plus sûr: Des outils pour être à l’abri des menaces
Au nombre des moyens mis en place à l’échelle mondiale pour promouvoir l’utilisation d’internet sans danger, figure la « Journée mondiale pour un internet plus sûr ». Elle sensibilise les différentes cibles aux menaces auxquelles elles sont exposées. Au Bénin, les acteurs prennent au sérieux ce défi.Concevoir aujourd’hui un monde sans internet est quasi impossible, tant le numérique bouleverse les habitudes et guide la planète. Dans cette dynamique, assurer un internet qui allie sécurité et protection de tous est l’idéal poursuivi aussi bien par les utilisateurs d’internet que par les promoteurs. Le ‘’safer internet day’’, en français ‘’Journée mondiale pour un internet plus sûr’’ n’est pas loin de cette logique. Célébrée le 2e mardi du 2e mois de l’année, elle prône un ‘’internet sain’’. En témoigne le thème de cette célébration, vieille de 20 ans, cette année : ‘’Ensemble pour un internet meilleur’’. Selon Yazid Akanho, ancien vice-président du Chapitre Bénin de l’internet society, la ‘’Journée mondiale pour un internet plus sûr’’ doit préoccuper plus d’un. «Elle vise à sensibiliser les jeunes, les mineurs et leurs parents aux risques et menaces liés à l’utilisation de l’internet, même si généralement les gens se limitent aux usages du web qui est différent de l’internet. Le Web étant une partie de l’internet», explique-t-il. Dans la ligne de mire des initiateurs de cette journée, la couche infantile, couche innocente et insouciante. « Aujourd’hui, les enfants sont sur internet, utilisent les téléphones de leurs parents, naviguent sans prendre conscience des dangers auxquels ils s’exposent », se désole-t-il. Les parents ne sont pas du reste: « Laisser son téléphone à un enfant de 4 ans parce qu’il veut jouer n’est pas une pratique à encourager dans les rangs des parents. Les chaînes wifi et téléviseurs sont de plus en plus connectés à internet. Les parents ne maîtrisent pas tous les risques que comportent ces équipements», explique Yazid Akanho. Si certains internautes ont jusque-là la chance d’être épargnés par les risques sur internet, les menaces sont pourtant réelles et énormes. « On parle de cyber-attaque, des vols de données à caractère personnel, la cyberpornographie, les contenus dangereux pour les enfants, les services peu orthodoxes auxquels s’adonnent des promoteurs d’internet, des acteurs malveillants qui utilisent les failles des systèmes d’exploitation et des applications pour parvenir à leurs fins…», fait remarquer Yazid Akanho. Victime ou non, personne n’est à l’abri de ces menaces. « Que ce soit des professionnels, les utilisateurs d’internet avertis ou non, tout le monde est exposé. Une fois connectés, vous représentez une victime potentielle », avertit-il. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces menaces tiennent aussi des raisons politiques. Le numérique offre également un champ de bataille. «La guerre n’est pas que militaire. Les Etats se font la guerre sur le terrain numérique, les organisations se font la guerre sur internet. Les belligérants ont parfois recours à des activités peu recommandées. Le business fait aussi appel à des méthodes non éthiques », révèle l’ancien vice-président du Chapitre Bénin de l’internet society.

Vigilance et veille technologique

Le numérique faisant partie intégrante de notre vie aujourd’hui, un monde sans internet n’en est plus un. Naviguer en toute quiétude requiert alors une grande vigilance et la veille technologique. « Il faut être vigilant tout le temps et s’assurer qu’on est à jour par rapport aux technologies qu’on utilise et aux publications des éditeurs. Il faut éviter de faire économie de données (data), car une mise à jour n’est jamais inutile », recommande-t-il, insistant sur l’importance de cette opération : « Une mise à jour publiée par un éditeur vise toujours à améliorer un système et fermer des vulnérabilités. C’est dangereux de ne pas la faire, car elle limite les fragilités». Par rapport à la veille sur internet, Yazid Akanho indique la bonne démarche. « Il faut faire de la veille technologique par rapport à l’information et se documenter. D’où l’importance pour les agences qui travaillent dans ces secteurs de produire des solutions adaptées aux différentes couches sociales et se documenter par rapport à la législation et au cadre réglementaire », exhorte-t-il. Outre les utilisateurs d’internet, la navigation en toute quiétude suppose aussi beaucoup d’actions de la part des éditeurs, des fournisseurs, des prestataires d’internet et des pouvoirs publics. A ce niveau, Yazid Akanho pense que le recours aux spécialistes permettrait de s’assurer de la sécurité des infrastructures et différents logiciels développés. Il faut dire que la question des menaces sur internet est prise au sérieux au Bénin. L’Agence pour le Développement du numérique (Adn), l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'information (Anssi), l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), toutes ces agences désormais fondues dans l’Autorité des systèmes d’information et du numérique (Asin) veillent au grain. Idem pour l’Agence pour la protection des données à caractère personnel (l’Apdp) et des associations béninoises qui œuvrent pour la cyber-sécurité et qui militent en faveur des sensibilisations des citoyens et la promotion des bonnes pratiques sur internet.
Actualités 09 févr. 2023


Energie électrique: La Sbpe pour garantir la bonne gestion du mix énergétique
C’est désormais la Société béninoise de production d’électricité (Sbpe) qui se chargera de l’achat de l’électricité. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres lors de sa séance de ce mercredi 8 février. Ce faisant, la Sbpe garantira mieux le mix énergétique.Une nouvelle stratégie pour renforcer la mise en œuvre du mix énergétique au Bénin. Désormais, l’unique acheteur d’électricité est la Société béninoise de production d’électricité (Sbpe). En plus de son premier rôle dans la production de l’énergie solaire, c’est cette structure qui aura à charge d’acquérir le précieux produit pour le mettre à la disposition des distributeurs et autres usagers. C’est l’option prise par le gouvernement lors de la séance hebdomadaire du Conseil des ministres. Il découle de cette décision que la Sbpe va désormais centraliser l’achat de l’énergie électrique pour satisfaire les besoins des délégataires de service public de distribution ou ceux des grands clients ou des clients éligibles. En effet, s’investissant dans la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures importantes de production d’énergie électrique, dans l’objectif d’atteindre d’ici quelques années, une autonomie énergétique, le gouvernement a jugé opportun, pour leur bonne gestion, de constituer une société de patrimoine de production d’électricité, distincte de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) dont la mission essentielle sera recentrée sur la distribution. La Sbpe est une nouvelle société à capital public créée le 2 décembre dernier et a pour activités la production et la vente d’électricité grâce à l’exploitation des actifs propres, l’achat de l’énergie solaire produite par les opérateurs privés, la vente d’électricité à la Sbee et le développement des énergies renouvelables. Pour ce faire, elle disposera des actifs de production de l’Etat actuellement en exploitation ou en cours de réalisation tels que la centrale thermique de Maria-Gléta 2, mise en service en août 2019, la centrale thermique de Maria-Gléta 3 dont le processus de réalisation est en cours et la centrale solaire photovoltaïque construite dans le cadre du projet Defissol.

Contre les coupures

Avec cette répartition des compétences, la nouvelle société doit s’assurer de la disponibilité efficiente de l’énergie électrique sur les réseaux de distribution aussi bien par sa production propre que par l’achat de celle des producteurs indépendants, sans exclure les importations d’énergie électrique, lorsque les circonstances y sont favorables. Une manière de continuer à éviter les coupures d’électricité qui déjà, sont devenues rares, avec les importants investissements réalisés par le gouvernement. Il importe de souligner que la Sbpe est une société de patrimoine à capital public distincte de la Sbee ; donc elle ne la remplace pas. Ce montage institutionnel permettra à la Sbee de se concentrer sur sa mission de distribution ; et cela induira une répartition des rôles pour la gestion professionnelle et moderne du secteur. Surtout que le gouvernement table également sur des producteurs privés d’énergie. Aussi, cette option a été prise en toute conformité avec les lois et règlements en vigueur car la loi portant code de l’électricité en République du Bénin habilite l’Etat à désigner, comme acheteur principal d’énergie électrique, un opérateur dont la mission sera d’assurer l’achat et la vente centralisés d'énergie électrique en vue de la distribution sur le réseau national dédié. La décision est également conforme aux statuts de la Sbpe selon lesquels la société est chargée d’acheter en gros l’énergie électrique auprès des producteurs indépendants d’électricité nationaux et internationaux ; d’assurer la disponibilité suffisante de l’offre d’énergie électrique à l’effet de garantir l’équilibre offre-demande de l’électricité au Bénin.
Actualités 09 févr. 2023


Trois questions à Joël Atayi Guèdègbé: « Nous devons réinventer les modalités de participation citoyenne… »

Le faible taux de participation des Béninois aux élections ne date pas d’aujourd’hui. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, selon Joël Atayi Guèdègbé, acteur de la société civile, qui souligne que toutes les parties prenantes de la République sont condamnées à réinventer les modalités de participation des citoyens à la chose publique.La Nation : Il est observé depuis quelques années, un faible taux de participation des Béninois aux élections. Quelles sont les raisons qui justifient cela ?

Ce n’est pas la première fois que nous avons un taux aussi bas depuis le début du renouveau démocratique. Lors des législatives de 2003, nous avons déjà enregistré le taux le plus faible de la série des élections de ce moment dont 53 %. C’est que dans un premier temps, la baisse du taux de participation vient d’une lassitude électorale des électeurs. Quand on a des élections rapprochées, il est généralement prévisible que le taux baisse parce que les électeurs ne comprennent pas toujours pourquoi on les sollicite à échéance aussi rapprochée. Si les enjeux en présence ne sont pas identifiables par les électeurs, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se déplacent massivement. L’autre point est que la liste électorale a commencé à être établie selon un procédé différent de celui qu’on avait institué jusqu’en 2010. A partir de 2011, nous avons démarré avec le fichier électoral informatisé relativement biométrisé. A partir de 2023, c’est la Liste électorale informatisée qui a pris le relai par consolidation de l’ancien fichier issu du cycle Lepi qui a duré 10 ans. L’ensemble de ces fichiers consolidé est censé avoir été extrait du registre des personnes et nous nous retrouvons avec un nombre donné d’électeurs qui comprend des électeurs à majorité au début de l’année électorale. C’est le lieu de dire qu’entre un fichier informatisé et un fichier manuel, il y a une grande différence. On peut s’attendre à une différence importante dans le nombre d’électeurs comme par rapport au nombre d’inscrits. D’un côté, avec le fichier manuel, l’inscription était volontaire et ouverte peu avant la campagne électorale. Dans un processus automatisé, l’électeur manifeste de moins en moins son intention d’aller aux élections en se portant sur la liste électorale puisque la Liste électorale informatisée aux termes du code électoral en vigueur n’est que le fichier extrait du registre des personnes remplissant les conditions de nationalité, d’âge et autres. Il reste à prendre la décision de nettoyer ce fichier électoral à bon escient, ce qui passe juridiquement par des audiences foraines qui permettent au juge d’établir des actes d’état civil de décès qui permettent légalement d’attester du décès d’une personne. C’est une formalité juridique essentielle qu’on n’arrive pas à remplir au Bénin depuis quelques élections et qui fait baisser la qualité du fichier électoral. Troisièmement, il y a ceux qui prennent la décision de ne pas voter ou qui décident de manifester leur mécontentement. Il y a de ces électeurs qui ne se retrouvent pas dans l’offre servie par les formations politiques en lice. On doit désormais reconnaître qu’il y a une crise de confiance vis-à-vis de la chose politique. Il y a aussi ceux qui en voulant voter ne retrouvent pas leur nom.

Que faire pour corriger la donne avant les élections générales de 2026 ?

2026, c’est l’année des élections générales. Dès janvier 2026, il y a les élections couplées dont les législatives et les communales d’une part et la présidentielle d’autre part. Ce qu’il faut faire est de mobiliser suffisamment les électeurs et leur expliquer davantage le sens du vote et qu’ils reprennent confiance dans les institutions, dans les organes de gestion des élections, dans les partis politiques, et retrouvent des offres assez séduisantes par rapport à leurs préoccupations.

Quel est, à votre avis, le rôle des partis politiques en la matière ?

Il est important que les partis politiques toutes tendances confondues et l’ensemble des parties prenantes s’attellent à redonner confiance au peuple. La légitimité des institutions est importante. Il faut aussi chercher comment réinventer la participation du citoyen à la vie démocratique. C’est à travers cela qu’on pourrait avoir un maximum de gens qui se sentent concernés, dépositaires du sort de nos institutions. A l’intérieur des partis politiques, il faut un travail de formation à la chose politique. Les partis devraient balayer devant leur propre porte et devraient se demander s’ils ont des outils assez opérationnels pour rencontrer les désidératas des populations et leur faire comprendre leurs objectifs. Si pour les populations, il n’y a pas de bien-fondé à l’une ou l’autre action, elles ne vont pas s’y intéresser. Au fond, nous sommes condamnés à réinventer les modalités de participation citoyenne à la vie publique. On a le devoir de nettoyer les fichiers, de corriger les textes et de les amender.
Actualités 08 févr. 2023


Tremblements de terre meurtriers en Turquie et en Syrie
Deux tremblements de terre ont touché en début de semaine la Turquie et la Syrie à quelques heures d’intervalle. Ces phénomènes ont été ressentis jusqu’en Irak et au Liban. Pour l’instant, on compterait plus de 5 000 morts. Le président turc a requis l’aide internationale face à l’ampleur de la tragédie. L’Onu a annoncé une subvention de 25 millions de dollars pour aider à lancer la réponse humanitaire. Depuis 2014, la Turquie accueille la plus grande population de réfugiés au monde, soit quatre millions.Un premier tremblement de terre de magnitude 7,7 sur l’échelle Richter (le maximum connu est 9,5 en 1960 au Chili) a frappé le sud de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie à 4 h 17 du matin, le lundi 6 février. Au moins 78 répliques ont été signalées, suivies d’un second tremblement de terre de magnitude 7,5 à 13 h 24, le même jour.

En Turquie

L’épicentre des tremblements de terre se situe dans la ville turque d’Ekinozu dans la province de Kahramanmaras. Des milliers de bâtiments dans dix grandes villes se sont effondrés à la suite du tremblement de terre, dont un hôpital dans la ville côtière d’Iskenderu, ce qui explique le surpeuplement des autres structures hospitalières de la région. Selon le Bureau de coordination humanitaire de l’Onu, près de 40 équipes de secours internationales devraient bientôt se trouver sur le terrain pour prêter main forte aux sauveteurs turcs. L’Onu et ses partenaires suivent la situation sur le terrain, alors que les flux d’informations sont limités en raison des perturbations chroniques des télécommunications et des coupures de courant. Les dommages aux infrastructures sont difficiles à évaluer pour le moment et les routes auraient été bloquées entre la Turquie et le nord-ouest de la Syrie.

En Syrie

Les deux tremblements de terre ont également eu un impact considérable sur le nord-ouest de la Syrie où des villes telles qu’Alep, Idlib, Homs, Hama et Lattaquié ont été touchées. Cette région, déjà gravement endommagée par la guerre, abrite plus de 4,1 millions de personnes très vulnérables qui dépendent de l’aide humanitaire. La majorité d’entre elles sont des femmes et des enfants. En ce moment, les communautés syriennes sont simultanément frappées par une épidémie de choléra et par les rigueurs de l’hiver, notamment les fortes pluies et la neige du weekend dernier. Selon Carsten Hansen, directeur régional du Moyen-Orient pour le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (Nrc), «le tremblement de terre s’est produit à la pire heure de la nuit, à la pire période de l’année». La Fédération Internationale de la Croix-Rouge (Ficr) a déclaré qu’elle a constaté «des dommages importants aux infrastructures dans les gouvernorats d’Alep, de Lattaquié, de Hama et de Tartous (dans les grandes villes mais aussi dans les campagnes). L’étendue des dégâts est en cours d’évaluation. Selon leurs derniers chiffres, 1 509 personnes sont mortes et 3 548 ont été blessées. Ce nombre devrait augmenter considérablement au cours des prochaines 24 heures. La Ficr lance un appel d’urgence total de 200 millions de francs suisses (environ 215 millions de dollars Us). On constatait déjà un déficit de financement en 2022 tant pour la Turquie que pour la Syrie. La réponse humanitaire mondiale est déjà largement surchargée raison pour laquelle le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré que l’Onu comptait sur la communauté internationale pour aider les milliers de personnes touchées par la catastrophe, «dont beaucoup avaient déjà un besoin urgent d’aide humanitaire dans des zones où l’accès est difficile » .
International 08 févr. 2023


Consommation de produits bio: Effet de mode ou vrai avantage ?
Consommer bio, plus qu’une tendance, est devenu une obsession pour certaines personnes à la recherche d'une vie plus saine. Le désir de s’éloigner des produits conventionnels est si fort qu’elles sont prêtes à y mettre le prix. Effet de mode ou vrai avantage ?  Le terme “bio” désigne un produit issu de l'agriculture biologique, une agriculture naturelle qui n’utilise pas de produits chimiques (pesticides, herbicides et fertilisants chimiques). Le bio a le vent en poupe ces derniers temps, mais au-delà du label, la consommation de produits bio est-elle gage d’une bonne santé? La consommation de produits issus de l’agriculture biologique n’est pas chose nouvelle sous nos cieux. Nos ancêtres agriculteurs ont travaillé de toute leur force, des siècles durant, avec des moyens rudimentaires et de la manière la plus naturelle possible, pour mettre sur le marché des produits sains. Avec le développement de la science et de la technologie, des moyens modernes de production ont vu le jour et permettent de réduire la pénibilité du travail. Des produits chimiques sont mis à contribution pour éliminer les ravageurs et accroître les rendements, voire produire en toutes saisons. Toutes ces évolutions ne sont pas sans risque pour la santé humaine. L’usage non maîtrisé d’intrants agricoles et de pesticides a des effets sur la qualité des cultures maraîchères. Des études réalisées dans un site de maraîchage en milieu urbain à Cotonou par une équipe de chercheurs pour évaluer la qualité des cultures maraîchères dans les années 2010 ont révélé que « Les cultures maraîchères sont contaminées par des métaux lourds notamment le plomb, le cadmium, le zinc». La consommation de ces produits expose aux risques de maladies. C’est conscients de ces risques que de plus en plus de consommateurs font désormais la course aux produits issus de l’agriculture biologique pour préserver leur santé.

Quid de l’accessibilité aux produits bio ?

En milieu rural, la pratique de la culture bio se perpétue à travers les exploitations familiales de taille modeste qui privilégient les circuits courts en vendant directement leurs productions sur les marchés locaux. En milieu urbain, pour ce qui concerne les légumes par exemple, l’essentiel de la consommation est assuré par le maraîchage périurbain qui approvisionne les villes en légumes frais. De nombreuses personnes, ou structures comme le centre Songhaï à Porto-Novo, l’association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) Bénin, proposent à la clientèle une variété de produits sous le label bio. Pierre Louis Amoussou est un scientifique de haut niveau reconverti dans l’agriculture. Cet ancien enseignant de l’Université catholique d’Afrique de l’Ouest (Ucao), généticien moléculaire, est promoteur d’un marché bio à Cotonou. De par ses fonctions antérieures au Royaume Uni, il a eu à travailler sur les risques associés aux organismes génétiquement modifiés pour la santé humaine et l’environnement. « C’est au cours de cette expérience que je me suis rendu compte de l’importance de l’alimentation saine », avoue-t-il. Convaincu qu’il y a une corrélation directe entre ce que nous mangeons et notre état de santé, c’est tout naturellement qu’une fois rentré au pays, Pierre Louis Amoussou prend la relève de sa mère et se lance dans la production et la distribution de produits bio. Il propose depuis 2016, en vente privée, les mercredis et samedis, des produits frais issus de l’agriculture biologique. Il ne fait aucun doute selon lui, que le bio a un avantage compétitif par rapport au conventionnel en termes de qualité nutritive : « Des études sérieuses ont été faites à grande échelle et ont montré qu’effectivement la valeur nutritive des aliments bio est supérieure à celle des conventionnels. Ce n’est plus quelque chose à démontrer, c’est déjà fait », soutient-il. Il travaille aujourd’hui avec plusieurs partenaires qui assurent la disponibilité des produits bio, en particulier des fruits et légumes frais, des tubercules et autres produits dérivés. Mais comment s’assurer que tout ce qui est vendu comme bio l’est effectivement ? « Il n’est pas possible de tricher avec le bio car le client s’en rendra compte », rassure Pierre Louis Amoussou. Dame Edith Zinsou, employée dans une entreprise de la place est une habituée des produits bio et son constat est clair : « Le bio a l’avantage de se conserver facilement et mieux que le conventionnel. Quand les fruits et légumes sont bio, ils se conservent plus longtemps, même s’ils sont à l’air libre. Ils ont plus de goût que les fruits et légumes qui finissent leur maturation dans des camions. Et le fait qu’ils ne contiennent pas de résidus de pesticides est un grand atout pour la santé ». Une chose est sûre, tous les consommateurs ne sont pas accros du bio, la grande majorité se contente de s’approvisionner sur le marché sans se préoccuper de l’origine des produits. Cette nonagénaire rencontrée sur l’un des marchés bio de Cotonou en témoigne : « Bio ou pas bio je m’en fiche. Il y a cinquante ans il n’y avait pas de bio et on vivait bien. On achetait nos produits sans que ça ne soit le label bio. Maintenant les gens sont conditionnés par le bio. Moi je ne suis pas spécialement bio », se défend-elle. Les produits bio coûtent plus cher que ceux conventionnels et ne sont pas accessibles à toutes les couches sociales. Cela se justifie, selon les producteurs, par le mode de production qui nécessite plus de main d'œuvre, avec des rendements plus faibles. Le recours au circuit court sans intermédiaire est un moyen pour eux de pratiquer des prix accessibles aux consommateurs. Malgré son coût relativement élevé, le bio séduit de plus en plus de consommateurs. En mettant sur le marché des produits sains, les producteurs contribuent indirectement à la santé publique et à la protection de l’environnement. Ils attendent en retour que l’Etat les accompagne en rendant disponibles des semences et intrants biologiques et à des coûts accessibles. La prolifération des maladies chroniques, avec des patients de plus en plus jeunes, amène à faire attention à son alimentation. Manger bio est un mode de vie qui fait chaque jour des adeptes mais ne suffit pas à garantir une bonne santé. Il faut de façon générale, avoir une hygiène de vie qui exclut les excès, la sédentarité et la consommation de substances toxiques ■
Société 08 févr. 2023


Demi-finale Réal Madrid # Al-Ahly: Une première entre Egyptiens et Merengues
Vainqueur de la Ligue des Champions, le club espagnol du Réal de Madrid affronte, ce mercredi 8 février, en demi-finale de la Coupe du monde des clubs Maroc 2022, les Egyptiens d'Al-Ahly, vice-champion de la Ligue africaine des Champions. Au regard des enjeux et des forces en présence, cette première confrontation entre les deux équipes s’annonce alléchante au complexe sportif Moulay Abdallah de Rabat (20h). Qualifié d’officie en demi-finale, le Réal de Madrid joue, ce mercredi 8 février, le club égyptien d'Al-Ahly en demi-finale de Coupe du Monde des clubs Maroc 2022 au complexe sportif Moulay Abdallah de Rabah. Cette confrontation historique entre ces deux clubs s’annonce comme un match à enjeux multiples. Au regard des forces en présence, les Merengues, plus expérimentés au haut niveau, partent favoris dans cette rencontre. Mais, il faut compter avec les Egyptiens qui auront à cœur non seulement de porter le flambeau du continent après l’élimination du Whydad de Casablanca mais aussi de défier le plus grand club de la planète foot. Leader du championnat égyptien, Al-Ahly dispose des atouts nécessaires pour aborder avec sérénité ce match qui constitue sa troisième sortie dans cette Coupe du monde des clubs Fifa. Invaincue depuis le 27 août 2022, la formation égyptienne d'Al Ahly reste sur une belle série (19 victoires et 4 nuls). Après un premier tour facile contre le club néo-zélandais d'Auckland City (3-0), Al Ahly a fait le service minimum pour éliminer la franchise américaine de Seattle Sounders (1-0) grâce à une réalisation d’Afsha en toute fin de match (88e). Revigorés par ces deux succès, les Egyptiens auront envie de poursuivre sur la même lancée. C’est dire qu’Al-Ahly est une équipe à prendre au sérieux. Finaliste malheureux de la dernière Ligue des Champions de la Caf perdue en mai dernier contre le Wydad Casablanca (0-2), Al-Ahly peut compter sur son collectif qui s’est bonifié au fil des matchs. Seule représentante de l’Afrique à cette étape du tournoi, la formation égyptienne devrait s'appuyer sur son meilleur buteur Mohamed Sherif ainsi que son meilleur passeur, le latéral gauche Ali Maaloul, crédité de sept passes décisives toutes compétitions confondues cette saison.

Benzema, grand absent

En ce qui concerne le Réal de Madrid, il devra évoluer sans certains de ses cadres face à la formation égyptienne. Ainsi, Carlo Ancelotti devra composer sans Karim Benzema, blessé contre Valence et absent contre Majorque. Le ballon d’or sera le principal absent côté madrilène, au même titre que le dernier rempart Thibaut Courtois. Eder Militao, Lucas Vazquez et Eden Hazard ne seront pas également de la partie. En attaque, le technicien italien pourra en revanche compter sur Vinicius et Rodrygo, ainsi que sur les Français Eduardo Camavinga et Aurélien Tchouaméni. Avec un record de victoires dans la compétition et avec quatre trophées à son actif (2014, 2016, 2017 et 2018), le Real de Madrid qui sort d’une surprenante défaite à Majorque (1-0) le week-end dernier entend confirmer tout le bien qu’on pense de lui dans cette Coupe du monde des clubs. La formation de Carlo Ancelotti devra oublier ce revers pour vite rebondir face à Al Ahly. A deux matches d'un nouveau trophée, le club madrilène ne devrait pas se manquer lors de cette demi-finale.

Compositions probables

Al-Ahly: El Shenawy, Hany, Mahmoud, Abdelmonem, Maaloul, Fathi, Dieng, El Solia, Kahraba, Sherif, Mohamed. Real Madrid: Lunin, Carvajal, Rüdiger, Alaba, Camavinga, Modric, Tchouaméni, Ceballos, Asensio, Rodrygo, Vinicius. Situé au sud-ouest de la ville de Rabat, le complexe sportif Moulay-Abdallah est un joyau au cœur du royaume chérifien. Cette arène de près de 46 000 spectateurs dont 10 000 places couvertes, 1 500 places assises individuelles, pour les Vip et Officiels, 5 000 places assises et individuelles pour les médias et 150 places pour handicapés, appartient à la Communauté urbaine de Rabat. Ce stade est composé d'un stade de football et d'une salle omnisports de 10 000 places ainsi qu'une piscine olympique, une salle de gym. Considéré comme le plus grand stade du pays à côté du stade Mohammed-V de Casablanca, ce complexe abrite également les matchs des Lions de l’Atlas. C’est d’ailleurs ce stade qui va accueillir le match entre les champions d’Europe, Real de Madrid et les Egyptiens de Al-Ahly, ce mercredi 8 février ainsi que la finale du tournoi, samedi 11 février prochain. Faut-il le signaler, inauguré en 1983, ce stade a connu des rénovations de grande envergure à la suite de la candidature du Maroc pour l'organisation de la Coupe du monde de football 2006 et 2010 et de la Coupe du monde des clubs en 2014. Cette infrastructure constitue l’un des atouts du Maroc, candidat à l’organisation de la Can 2025.
Sports 08 févr. 2023


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