La Nation Bénin...
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La paix est un comportement, tel l’enseigne l’adage. Cette valeur est également prônée sur les réseaux sociaux, notamment en cette période électorale où les internautes rivalisent d’arguments et d’ardeur pour soutenir ou critiquer tel ou tel camp. Mais, attention à ne pas tomber dans les travers punis par la loi.
Les campagnes électorales riment généralement avec toutes sortes d’éloges à l’honneur de tel ou tel parti ou candidat. C’est aussi l’occasion de critiques formulées contre un candidat X ou Y. Les prochaines législatives ne feront certainement pas exception à la règle. Les différents canaux de communication seront mis à contribution pour chanter les mérites des uns et décrier les faiblesses des autres. Les réseaux sociaux, nouveaux médias de communication, seront abondamment sollicités. Et à juste titre. Modernité oblige !
Selon Murielle Alapini, consultante en communication « La période électorale est une période où l’on fait le plus appel à nos sensibilités, à nos vécus, donc à nos émotions ». Il est important alors pour les internautes de jauger le contenu des informations qui vont circuler sur les réseaux sociaux. « En période électorale, il faut prendre du recul quand les informations nous parviennent et vérifier si elles sont propagées sur d’autres canaux avant de les relayer », préconise-t-elle.
Entre les appels propagandistes sur la toile et les messages de sensibilisation, il y a une limite à ne pas franchir, celle de la déviance.Bien souvent, les internautes les plus surexcités s’appliquent peu en la matière. Pourtant, la communication digitale répond à des règles.
« Les internautes doivent savoir que le web n’est plus une zone de non-droit au Bénin. Tout bon comportement dont nous faisons preuve dans la réalité doit être transposé dans le monde virtuel pour éviter des problèmes », souligne Elias Guivi, vice-président de l’association‘’Voix et Actions citoyennes’’ et coordonnateur de ‘’Peacevote 229’’.
Des comportements à adopter
Selon Elias Guivi, la culture de la paix et de la tolérance doit être la chose la mieux partagée en cette période électorale.« En cette période très sensible, les internautes doivent prioriser les contenus qui sont de nature à consolider la paix, à renforcer l’unité nationale et qui ne sont pas des outrages à nos compatriotes ni aux institutions. Ils doivent éviter tout contenu qui fait l’apologie de la haine, de la discrimination et de la violence », insiste-t-il.
Pour éviter les déviances, il énonce cinq comportements à promouvoir dans l’espace numérique. Premièrement, il s’agit « d’éviter de publier et de partager des publications tendant à injurier, haïr ou porter atteinte à la vie privée ». Deuxièmement, les internautes doivent « se garder de relayer la rumeur ou les informations dont on ne pourra pas prouver la véracité devant les tribunaux ». Troisièmement, il leur conseille d’éviter « de porter atteinte aux données personnelles et à l’intégrité du système informatique des institutions en charge des élections ». Le quatrième principe qu’énonce le coordonnateur de Peacevote 229 consiste à « s’abstenir de faire de la propagande au mépris de toutes les règles en la matière ».
La cinquième conduite à tenir consiste à ne pas ériger les médias sociaux en des espaces de contestation au détriment des juridictions compétentes.
Selon le vice-président de ‘’Voix et Actions citoyennes’’ dont l’association anime depuis un moment des campagnes de sensibilisation en ligne, tout internaute doit s’évertuer à vérifier les sources des informations qui lui parviennent. Ceci passe par des renseignements sur la crédibilité des acteurs, le croisement des dates et des personnes impliquées.
Mieux, les règles de conjugaison trouvent tout leur sens pendant cette période sensible. L’utilisation abusive de certains temps est à éviter. « Si les internautes constatent que dans une publication le conditionnel est trop fréquent, ils doivent faire très attention quant à la certitude des informations », conseille-t-il.
Au demeurant, les peines sont très lourdes en matière d’infractions dans l’espace numérique au Bénin. C’est pourquoi il préconise l’éducation aux médias des internautes. « Les peines vont de quelques mois à la réclusion criminelle suivant le forfait. Elles vont également de quelques centaines de mille à vingt-cinq millions de francs Cfa selon les forfaits », avertit-il, en insistant sur l’article 574 du Code du numérique : « Est puni de cinq ans d’emprisonnement et 25 millions de francs Cfa d’amende le fait de porter atteinte à l’intimité et à la vie privée d’autrui via un réseau de communication électronique ».
Murielle Alapini, consultante en communication, renchérit et fonde son argumentaire sur quelques dispositions du Code du numérique. « Aujourd’hui, tout internaute est responsable de ses publications sur le net, souligne-t-elle évoquant l’article 548 du Code du numérique qui sanctionne la diffusion du matériel raciste et xénophobe par le biais d’un système informatique. Elle insiste, par ailleurs, sur l’article 552 du même document, qui sanctionne les incitations à la haine et à la violence, l’article 553 qui punit les « incitations à la rébellion », et l’article 555, qui punit les « incitations à la commission d’une infraction ». Les internautes sont avertis et savent désormais à quoi s’en tenir pour éviter les contenus abusifs en ligne.

Très attendu sur le débat politique en cours au Bénin, le président Patrice Talon s’est exprimé et expliqué dans la soirée d’hier au cours d’un « Le Moment politique » multi-canal diffusé sur les médias et les réseaux sociaux. Il a notamment, au cours de l’entretien, réaffirmé son ambition de voir l’ordre constitutionnel préservé, quelles que soient les conditions.
«Il ne faut pas que la volonté d’agir nous fasse sortir du cadrage constitutionnel. C’est bien pour ça que je voudrais dire à mes concitoyens que je resterai autant un homme d’action, autant un défenseur de la démocratie, des libertés, de la rigueur, et du respect de l’ordre constitutionnel pour lequel j’ai prêté serment ». L’adresse du chef de l’Etat lors de son entretien télévisé est claire. Pas question de remettre en cause l’ordre constitutionnel. Autant Patrice Talon n’a pas envie de se substituer au Parlement, autant il ne compte pas user de son pouvoir pour disposer de lois encadrant les élections.
« Pas de remise en cause de l’ordre constitutionnel », martèle le chef de l’Etat pour qui, « la démocratie doit rester un outil de développement ». Toutes les fois qu’en respectant les dispositions de l’ordre constitutionnel, en préservant la démocratie, « nous allons trouver les voies et moyens pour corriger nos travers, nous allons le faire parce que c’est cela qui nous permettra de mieux vivre », déclare-t-il. Pour lui, la volonté de réformer le système partisan fait partie des priorités de la législature finissante et il ne serait pas indiqué de reculer sur ce chantier qui permettra d’assainir les mœurs politiques. « Nous avons déjà, d’une certaine manière, réussi un peu ce que nous espérions. Parce que nous voulons que les partis politiques fusionnent, deviennent de grands ensembles politiques »,
laisse-t-il entendre. « De 250 partis politiques, nous avons aujourd’hui plus de 150, 200 partis qui sont regroupés en deux partis politiques… Ce qui se passe, il faut pouvoir également le lire sous un autre angle certes difficile mais qui ouvre le chemin d’un succès de la réforme du système partisan »,
apprécie le président patrice Talon.
Ce n’est pas parce que ce qui se passe n’honore pas l’image démocratique du Bénin que cela constitue un blocage du fonctionnement démocratique du pays, se défend le chef de l’Etat. « La compétition politique est par définition sélective. Ce n’est pas parce que tout le monde participe au débat politique et concourt au choix des dirigeants que tout le monde dirige à la fois, que tout le monde exerce à la fois les fonctions politiques »,
poursuit-il.
Favorable à la recherche de voies et moyens pour restaurer l’image du Bénin et corriger les travers, il ne manque pas non plus de situer les responsabilités et de rétrocéder à l’opposition sa part de responsabilité dans la situation actuelle. « Les partis de la minorité parlementaire, notamment ceux qui se réclament de l’opposition, ont trouvé l’occasion de remettre complètement en cause ce qui était déjà un acquis pour tout le monde »,
s’est-il offusqué, se réjouissant par ailleurs du fait que
« désormais au Bénin, les partis politiques ne doivent plus être des partis politiques de quartier, de commune, de circonscription électorale, de régions, mais des partis politiques d’envergure nationale ».

Les rencontres de la 22e journée du championnat national de football de Ligue 1 sont prévues pour ce week-end sur les différentes installations sportives retenues pour la compétition. Au nombre des huit affiches au programme, les Buffles du Borgou auront à cœur de battre Avrankou Omnisports pour se racheter devant leur public tandis que Béké de Bèmbèrèkè a besoin d’une victoire pour confirmer ses prestations précédentes.
Défaits par Béké de Bembèrèkè, devant leur public, lors de la 21e journée du championnat de football de Ligue 1, les Buffles du Borgou accueillent, ce samedi 13 avril Avrankou Omnisports au stade municipal de Parakou. Leaders provisoires avec 36 points + 11, les Buffles sont contraints de l’emporter pour redonner espoir à leur public. En cas de défaite, Nabil Yarou et ses poulains pourraient être rattrapés par Béké de Bèmbèrèkè qui reçoit Ayema à N’dali. Un match difficile pour les Buffles lorsqu’on sait qu’ils sortent de deux défaites sur leurs installations. Car, battu par Ayema,(3-1), Avrankou Omnisports 7e au classement va vouloir éviter une deuxième défaite d’affilée pour ne pas descendre dans le classement.
Victorieuse de l’Association sportive de Vallée Omnisports (Asvo), sur le score de 1-0, le mercredi dernier, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) reçoit l’Association sportive Oussou Saka au stade René Pleven de Cotonou demain, samedi 13 avril, tandis que l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, tombeur de l’Université polytechnique internationale-Obiang Nguéma Mbassogo (Upi-Onm) lors de la journée précédente sera au repos.
Après leur succès à Cotonou face à la lanterne rouge, Soleil Football Club par le score de 4-3, le mercredi dernier, les Panthères de Djougou accueillent la Jeunesse sportive de Pobè au stade Atchoukouma de Djougou. A 26 points -1, les Panthères ont besoin d’une victoire pour rejoindre le peloton de tête du championnat.
Tombeur de l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, samedi dernier, l’Ecole supérieure d’administration, d’économie, de journalisme et des métiers de l’audiovisuel (Esae) et Energie de la Société béninoise d’Energie électrique se sont séparés dos-à-dos au stade René Pleven de Cotonou. Ils sont attendus respectivement par les Dragons de l’Ouémé et Dynamo d’Abomey, dimanche prochain lors de la 22e journée. Signalons que victorieux (2-1) de la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp), lors de la journée précédente, les Dragons de l’Ouémé ont contraint (1-1), ce jeudi 11 avril au stade de Za-Kpota, Dynamo d’Abomey au partage des points tandis que la Jsp a été battue au stade René Pleven de Cotonou par la Jeunesse athlétique de la ville par le score de (3-0).

Le tirage au sort pour la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations Total 2019 se tient, ce vendredi 12 avril au Caire en Egypte. Qualifié pour la compétition, le Bénin y est représenté par une délégation conduite par le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus.
Les Ecureuils du Bénin et les autres sélections nationales qualifiés pour la Coupe d’Afrique des Nations Total 2019 seront fixés sur leur sort ce vendredi 12 avril au Caire où se déroule la cérémonie du tirage au sort. Les représentants de toutes les nations qualifiées sont déjà présents au pays des Pharaons pour assister à cet évènement. Conduite par le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus, une délégation béninoise a rallié le Caire depuis ce mercredi 10 avril 2019. Cet évènement va également focaliser l’attention du public sportif béninois.
A l’instar des sélectionneurs des 24 équipes qualifiées, l’entraîneur national Michel Dussuyer a rejoint la délégation béninoise au Caire.
En effet, la plupart des entraîneurs participent depuis ce mercredi 10 avril à la séance de travail réservée aux entraîneurs avant le tirage au sort. C’est l’occasion pour les techniciens de s'imprègner des dernières instructions en matière d’arbitrage, selon Paul Put, sélectionneur du Sily national de Guinée. La Confédération africaine de football a annoncé l’utilisation prochaine des traqueurs GPS sur les joueurs engagés dans le tournoi afin de mesurer leurs performances ainsi que d’autres indicateurs.
Les techniciens ont saisi l’opportunité pour échanger entre eux et partager leurs expériences. En témoignent les propos de Nicolas Dupuis, sélectionneur de Madagascar qui s’est réjoui d’avoir beaucoup appris de Gernot Rohr lors de sa présentation au sujet de la préparation du Nigeria pour le Mondial 2018. L’assistance vidéo à l’arbitrage (Var) a fait également objet de discussions. Selon le site de la Caf, de nombreuses équipes espèrent obtenir des garanties sur son application durant la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
Le Bénin dans le chapeau 3
Dans le cadre de la cérémonie, après avoir dénoncé, lundi dernier, les supputations relatives aux chapeaux à travers un communiqué officiel publié sur son site, le comité exécutif de la Confédération africaine de football a validé, ce jeudi 11 avril, les règles de procédures pour le tirage au sort conformément aux propositions du comité d’organisation de la compétition lors de sa réunion.
La répartition des 24 équipes qualifiées dans les différents chapeaux est faite conformément au dernier classement Fifa du 4 avril 2019, accepté globalement comme indicateur du niveau de ces sélections. Les quatre pots se présentent comme suit : le chapeau 4 se compose des 6 équipes de niveau IV, le chapeau 3 de 6 équipes de niveau III, le chapeau 2 de 6 équipes de niveau II et le Chapeau 1 se compose des 5 équipes de niveau I où le pays organisateur est en position A1. Ainsi, le Bénin, dans le chapeau 3, aux côtés de l’Afrique du Sud, l’Ouganda, la Mauritanie, Madagascar et du Kenya, devra hériter d’une équipe respectivement du pot 1 constitué de l’Egypte, du Sénégal, de la Tunisie, du Nigeria et du
Cameroun, du chapeau 2 composé de la Rd Congo, du Ghana, du Mali, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie et d’une sélection du pot 4 où l’on retrouve l’Ouganda, la Guinée Bissau, le Zimbabwe, l’Angola, la Tanzanie et le Burundi.
Des procédures du tirage
au sort
A l’Etape 1, les 6 équipes les moins classées de niveau IV, placées dans le chapeau 4 seront tirées de sorte que la première boule tirée ira directement dans le groupe A, en position A4, la 2e boule dans le groupe B, en position B4, la 3e ira directement dans le groupe C, en position C4 et la 4e boule tirée sera déposée dans le groupe D, en position D4, la 5e boule ira directement dans le groupe E, en position E4 et la 6e dans le groupe F, en position F4. Le même scénario se passera avec les équipes des Chapeaux 3, 4 de telle sorte à pourvoir tous les groupes. A la différence qu’à l’étape 4, le pays organisateur occupera la position A1. La première boule tirée ira directement dans le groupe B, en position B1, la 2e dans le groupe C, en position C1, 3e dans le groupe D, en position D1, la 4e tirée dans le groupe E, en position E1, la 5e dans le groupe F, en position F1.
Société 12 avr. 2019

Inscrit dans la dynamique de toujours répondre aux besoins de ses clients, Moov Bénin, en collaboration avec son partenaire Banque Atlantique, a mis en place un nouveau produit. Dénommée ‘’Push and Pull’’, la nouvelle offre permet à l’abonné Moov ayant un compte Moov Money et un compte Banque Atlantique de faire des transactions entre les deux. Elle a été lancée, hier jeudi 11 avril à Cotonou, au cours d’une conférence de presse.
Désormais, il est possible pour les abonnés de Moov Bénin disposant de Moov Money de transférer de l’argent vers leur compte Banque Atlantique et vice-versa. C’est grâce au produit « Push and Pull » qu'ils peuvent faire cette opération.
Ce nouveau service, explique Aïssatou Diallo, directrice Marketing et communication Moov Bénin, est le fruit de la collaboration entre ce réseau Gsm et la Banque Atlantique. Ainsi, après les services de base tels que le transfert d’argent, le rechargement du téléphone en crédit, l’achat des forfaits internet et appel, le transfert vers l’international, c’est le temps des services seconde génération. Ce service dénommé ‘’Push and Pull’’ est conçu, après analyse des besoins des clients, pour leur donner satisfaction. Aïssatou Diallo souligne que les clients sont de plus en plus exigeants. Ainsi, poursuit-elle, après l’inclusion financière, Moov Bénin et son partenaire ont réfléchi pour mettre en communication le compte Moov Money et le compte Banque Atlantique. Ce service permet qu’il y ait de transaction à tout moment et en tout lieu entre les deux comptes, insiste la directrice Marketing et communication Moov Bénin. « N’importe quand et n’importe où, le client peut faire des transactions de Moov Money vers son compte Banque Atlantique et vice-versa», détaille-t-elle.
Situant la nouvelle offre dans son contexte, Ghislain Dagnon, directeur Communication Banque Atlantique, indique qu’en tant que groupe financier moderne, Banque Atlantique place l’innovation au cœur de sa stratégie.
Après la présentation du nouveau produit, Maxime Fado, chef Division Moov Money, appuyé par un agent de Banque Atlantique, a décrit le processus de souscription à cette offre. Pour lui, il s’agira pour l’abonné Moov disposant de Moov Money de taper la syntaxe *155*1*3# et pour le distributeur de la monnaie électronique de taper *121*1*3#. Dès cet instant, un code de souscription est donné au souscripteur qui doit se rendre dans une agence de Banque Atlantique pour finaliser la souscription. «Avec votre compte Moov Money, votre compte Atlantique vous suit partout. Vous pouvez transférer de l’argent de votre compte Moov Money vers votre compte Banque Atlantique et vice-versa », précise Maxime Fado.
Revenant sur le cas des distributeurs de la monnaie électronique, il note qu'il devient facile pour eux de s’approvisionner. Point n’est besoin de se rendre dans un point de vente avant de le faire, ont expliqué les représentants des deux structures partenaires.
En termes d’avantages, il faut signaler que la consultation du solde est gratuite, la sécurité garantie pour les avoirs, la fiabilité et la rapidité des transactions assurées. A cela s’ajoute le confort, car les transactions peuvent se faire 24h/24 et 7jours/7. Pour bénéficier de cette nouvelle offre mise sur le marché, une seule condition : détenir un compte Moov Money et être titulaire d’un compte Banque Atlantique.

Les populations des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral seront mieux prises en compte désormais par les actions de Plan international. L’organisation a inauguré, jeudi 11 avril, en présence des populations qui ont effectué massivement le déplacement, son aire d’influence et de mise en œuvre de programmes implantée dans la commune d’Adjohoun.
Il faut écouter le maire de la commune d’Adjohoun, Léon Bocovè, évoquer l’inauguration de l’aire d’influence et de mise en œuvre de programmes implantée dans sa localité comme un « événement majeur», pour comprendre la joie qui animait ses administrés en cette matinée du jeudi 11 avril. Pour eux, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre et, le maire dira que l’érection de cette infrastructure marque « un tournant décisif pour les communes et renforcera les initiatives déjà mises en œuvre dans les localités au profit des enfants pour un monde empreint d’équité et de justice ». C’est un acte à portée significative qui montre l’intérêt que Plan accorde à la cause des enfants dans un monde miné par l’injustice sociale, reconnait-il. Une grande responsabilité à assumer, note-t-il, en promettant de prendre celle de l’administration locale et de l’assumer.
Ce joyau permettra l’exécution de programmes de développement en faveur des enfants et des filles des communautés dans les quatre départements visés. Un palier supplémentaire vient ainsi d’être franchi dans la défense des droits des enfants et la promotion de l’égalité en faveur des filles. Karl-Frederick Paul, représentant résident de Plan international Bénin, dira, pour sa part, que son organisation en quête de rendements meilleurs et pour mieux impacter les enfants s’est associée depuis le 1er juillet 2018 à l’ex-Bornefonden au regard de la similitude entre leurs actions respectives. Depuis lors, selon lui, a vu le jour une structure majeure dans le domaine de la défense des droits de l’enfant et l’égalité des filles. Ce qui élargit son champ d’action et lui permet de toucher, en plus de ses actions habituelles, plus de dix mille autres enfants. Florence Yèhouénou, porte-parole des enfants, reconnaît ces actions. Profitant de l’inauguration de l’aire d’Adjohoun, elle a exprimé, combien grande est sa joie de voir l’organisation se rapprocher davantage des enfants des quatre départements ciblés. « Avec Plan international, nous sentons du soutien à nos côtés et sensibilisons nos pairs, notamment les filles. Avec l’ouverture de cette aire, nous irons encore plus loin», s’est-elle engagée.
Témoignages
Les actions de Plan international touchent le quotidien des populations béninoises, depuis des années. Elles impactent notamment le bien-être de la femme, mais spécifiquement les enfants avec pour focus, l’égalité aux filles. Plusieurs localités du pays ont ainsi vu leurs conditions changées grâce à elles. Avec l’ouverture de cette aire d’influence, il va sans dire qu’elle en fera davantage. Déjà, ce sont les préfets des localités bénéficiaires qui sont venus témoigner de l’impact des actions de Plan international sur la vie de leurs populations. « Les actions de Plan en faveur des femmes et des enfants m’interpellent en tant que femme et mère. Au nom des populations de l’Atacora, je puis dire que, depuis 2016, la convention qui lie le département et Plan international s’est renforcée », signale Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora. Elle voit à travers cette organisation, « un partenaire privilégié pour la protection des femmes et des enfants ».
Elle fait notamment allusion au projet « Zegromis », entendez zéro grossesse en milieu scolaire. Mais, la charge ne pèsera pas que sur Plan. Elle promet la contribution de l’Etat à travers une ligne budgétaire. Le cadre existe aujourd’hui pour en finir avec les prédateurs qui brisent l’avenir des enfants d’aujourd’hui, les adultes de demain, soutient-elle.
Christophe Mègbédji du Couffo se veut lui reconnaissant. Il remercie surtout Plan international pour toutes ses actions et pour avoir étendu ses tentacules dans tout le pays. Aux actions de l’organisation, il demande d’associer toutes les énergies possibles pour repousser loin les barrières des inégalités. «Le combat et la lutte doivent se poursuivre même après Plan international », plaide le préfet du Zou, Firmin Kouton. Celui de l’Ouémé, Joachim Apithy, assure de son côté que Plan international travaille avec 58 partenaires locaux et voit à travers lui un partenaire privilégié du gouvernement depuis environ 25 ans.

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, a reçu, hier jeudi 11 avril en audience, une commission de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif). C'est pour se rassurer de l'organisation des élections législatives dans un climat pacifique.
« Nous avons terminé sur une note d'optimisme avec l'assurance que, même si le processus connaît des difficultés, les Béninois, en temps utile, sauront trouver des solutions pour s'orienter vers des élections calmes et paisibles », a confié le chef de la délégation de l'Oif, le professeur Kalisa Mbanda, au terme des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou.
Composée de quatre personnalités africaines dont la présidente de la Cour constitutionnelle de la Centrafrique, Danielle Darlan, et le président de la Commission nationale électorale du Rwanda, Kalisa Mbanda, cette commission a été mandatée par l'Organisation internationale de la Francophonie pour s'enquérir de la situation du processus électoral en cours et apprécier le niveau d'accalmie pour que les élections législatives au Bénin se déroulent dans de bonnes conditions. « Le Bénin est un pays phare en Afrique, en matière de démocratie. Je suis sûr que le processus conduira à des élections paisibles avec des résultats acceptés par les Béninois », se convainc Kalisa Mbanda. A l'en croire, ce qu’il convient de retenir des échanges de la délégation avec le président Joseph Djogbénou, c’est que le processus électoral suit son cours, même si des difficultés le jalonnent. « Mais ces difficultés ne sont pas nouvelles. Le Bénin est un pays démocratique qui s'est consolidé au fil du temps. C'est un pays de paix qui a toujours su trouver des solutions à ses difficultés », soutient-il. Il évoque même un certain génie béninois à trouver des solutions pour préserver la démocratie. La délégation a quitté le cabinet du professeur Joseph Djogbénou, sûre que les élections se dérouleront au mieux.

La révocation de l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo est légale. Ainsi en a décidé la chambre administrative de la Cour suprême qui a délibéré en audience publique, ce jeudi 11 avril, sur le recours de l’ancien maire de Cotonou visant l’annulation de sa révocation par le gouvernement. Léhady Vinagnon Soglo est ainsi enfin fixé sur son sort. Le délibéré de l’affaire était prévu pour tomber lors de l’audience du 21 février dernier. Mais cela n’a pu être effectif.
La cause a été renvoyée par la haute juridiction à ce jeudi 11 avril. Ce qui est désormais fait. Les carottes sont donc définitivement cuites pour lui puisque la décision de la Cour suprême n’est susceptible d'aucun recours. Cette décision balise désormais la voie à l’élection d’un nouveau maire à la tête de Cotonou, pour le reste du mandat du conseil municipal. Cette élection viendra mettre un terme à l’intérim jusqu’ici assuré par le premier adjoint au maire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun. Car, sans que le contentieux ne soit vidé, il ne saurait y avoir élection d’un autre maire. Cela, conformément à l’article 60 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin qui dispose qu’«En cas de décès, de démission, de suspension ou de révocation, le maire est remplacé provisoirement par le premier adjoint selon les modalités définies par le règlement intérieur du conseil communal. Le délai de ce remplacement peut excéder les 15 jours prévus à l’article 43 ci-dessus pour l’élection du nouveau maire, sauf les cas de suspension ou de révocation qui sont soumis aux délais contentieux ». L’élection du nouveau maire de Cotonou n’est donc plus qu’une question de jours au regard des dispositions légales.
Pour rappel, l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a été révoqué pour un certain nombre de manquements par le conseil des ministres en date du 2 août 2017, à la suite de sa suspension par le ministre de la Décentralisation d’alors, Barnabé Dassigli. N'ademettant pas de cette décision, il a décidé de porter le contentieux devant la chambre administrative de la Cour suprême à qui il demande d’annuler l’acte de sa révocation. Le contentieux qui a fait son petit bonhomme de chemin a livré son verdict ce jeudi 11 avril avec l’arrêt de la haute juridiction qui déboute le requérant.
Th. C. N

Ce jour vendredi 12 avril, s’ouvre la campagne électorale devant conduire au scrutin du 28 avril prochain. Dans son allocution de lancement officiel, le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando, a appelé les deux partis politiques en lice et tous les acteurs politiques à l’esprit de patriotisme et à la préservation de la paix.
« Du 12 au 26 avril, les candidats des deux partis retenus pour participer aux élections législatives prochaines sillonneront nos villes et nos campagnes pour faire connaître leurs ambitions et pour solliciter nos suffrages…A partir d’aujourd’hui, conformément au Code électoral, nous entrons dans la phase de la campagne électorale », a annoncé le président de la Commission électorale nationale autonome, Emmanuel Tiando. Ça y est ! La campagne électorale en prélude aux élections législatives du 28 avril est ainsi lancée. Du fait de la sensibilité de cette période et en l’occurrence au regard de la situation politique actuelle, le président de la Céna n’a pas manqué de sensibiliser les acteurs politiques et les populations. « Je voudrais exhorter tous les acteurs à faire de cette campagne une période de confrontations d’idées et non de personnes… », a-t-il déclaré. Pour lui, la campagne électorale offre non une aubaine pour les rivalités antipatriotiques mais une occasion pour la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit. Il rappelle d’ailleurs que le Bénin, par-delà les divergences et les différences des acteurs politiques, est un et indivisible, un bien si précieux à préserver pour les générations futures. Par conséquent, le président Emmanuel Tiando a appelé les Béninois à ne jamais perdre de vue que tous sont des frères. S’adressant aux partis politiques, le président la Céna a convié à la paix. Il les a exhortés à bannir tout propos empreint de haine, de régionalisme et de violence. Plus spécifiquement, Emmanuel Tiando a invité les candidats des deux partis politiques en lice à l’esprit d’humilité et non d’exubérance et les membres des partis qui ne vont pas compétir à l’esprit de tolérance et de patriotisme. Quant aux professionnels des médias, ils ont été conviés au respect de la déontologie et à la publication d’informations vraies et crédibles.
Actualités 12 avr. 2019