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Nouvelles

Commercialisation du coton graine dans l’Alibori: Des nouvelles plus que rassurantes
Dans le département de l’Alibori, la commercialisation du coton graine se déroule à un rythme encourageant. Plus de 75 % de la production qui attendait dans les champs a déjà été réceptionnée au niveau des usines et plus de 29 milliards francs Cfa payés aux producteurs, au titre des décades.Contrairement à la situation dans d’autres pays producteurs comme lui du coton, au niveau de la sous-région ouest-africaine, le Bénin peut se réjouir des conditions dans lesquelles s’effectuent les opérations d’évacuation de cette culture vers ses usines d’égrenage. Les nouvelles sont bonnes. C’est le cas dans l’Alibori. En témoignent les propos du délégué de l’Association interprofessionnelle du coton dans l’Alibori et les communes de Kouandé, Kérou et Péhunco, Zoulkaneiri Noma. « La commercialisation du coton graine se passe bien », se réjouit-il. « Globalement, après deux mois et demi, les six communes de l’Alibori et celles de Kouandé, Kérou et Péhunco ont convoyé vers les usines d’égrenage, autour de 76 % de leurs productions », confie-t-il. « Sur la prévision de 419 000 tonnes que nous attendons à la date du 31 janvier dernier, 317 852 tonnes ont été réceptionnées au niveau des usines », précise-t-il. « Ainsi, la commercialisation du coton se déroule normalement. Les évacuations vers les usines de l’Alibori et des 2KP suivent également sans grandes difficultés. A ce rythme, nous sommes même un peu plus en avance à la même période, par rapport à la campagne dernière», avoue-t-il. Concernant les paiements des décades, Zoulkaneiri Noma a indiqué qu’ils évoluent également. « A la date du samedi 4 février, aucun retard n’est observé au niveau de notre région », poursuit-il. « Globalement, 29 138 182 298 F Cfa ont déjà été payés aux producteurs de la région Alibori et des 2KP. Par rapport au reste, décade par décade, la délégation s’attellera à les satisfaire », rassure-t-il. Par ailleurs, la préparation de la prochaine campagne agricole a déjà commencé. A ce titre, les producteurs ont commencé par recevoir les semences et les engrais pour le compte de ladite campagne. Du moins, ceux qui ont fini les opérations d’achat et de paiement des fonds coton procèdent déjà au nettoyage de leurs champs. Actualités 08 févr. 2023


9e législature du Parlement: Les premiers mots du doyen d’âge
Homme d’affaires âgé de 75 ans, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est le doyen d’âge du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature. L’élu de l’Union progressiste (Up) le Renouveau dans la 5e circonscription électorale livre ici ses premières impressions sur ce choix qu’il accueille comme une surprise.La Nation : Comment avez-vous accueilli l’information selon laquelle vous êtes le doyen d’âge de la 9e législature ? Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni : J’ai accueilli l’information comme une surprise. Une surprise parce que pour un villageois comme moi, je n’ai jamais imaginé que je serai le doyen d’âge de la 9e législature. C’est l’œuvre de Dieu. Et tout est grâce. Nous prions encore Dieu de nous aider à relever le défi de doyen d’âge et de parlementaire. En tant que doyen d’âge, il vous revient d’installer, dimanche 12 février prochain, vos collègues députés de la 9e législature et de diriger l’élection des sept membres du bureau du Parlement. Avez-vous vous-même des ambitions pour un poste au sein du bureau ? L’ambition, ça ne manque pas. Mais nous sommes issus d’un parti politique. Cela dépendra de la décision de notre formation politique. On ne peut pas dépasser le parti pour déposer sa candidature. C’est au parti de le décider. Un citoyen est serviable partout où besoin sera.

Vous venez de recevoir vos attributs de fonction en tant que député…

Oui. Nous allons prier Dieu pour que les responsabilités que nous a confiées le peuple béninois, nous puissions les accomplir pour le bien-être de tout le monde. Nous sommes venus au Parlement pour défendre une cause, celle d’aider le gouvernement à réaliser ses projets de développement, sa promesse faite aux populations. [caption id="attachment_92602" align="alignnone" width="200"] Barthélémy Cossi Mellon
Vidjinnangni[/caption]
Actualités 07 févr. 2023


En prélude à leur installation: Les 109 nouveaux députés reçoivent leurs attributs de fonction
Les députés de la 9e législature élus à l'issue des législatives du 8janvier dernier, défilent depuis ce lundi 6 février au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, pour recevoir leurs attributs de parlementaires et remplir les formalités administratives. C'est en prélude à leur installation officielle prévue pour dimanche 12 février prochain.Les députés de la 9e législature sont plus d’une soixantaine à répondre ce lundi 6 février, à l’invitation de l’administration parlementaire. Comme des élèves à la prérentrée, ils ont foulé le sol du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour la première fois pour certains et la énième fois pour d’autres, pour remplir les formalités administratives en prélude à leur installation. Laquelle installation est prévue pour dimanche 12 février prochain, sous l’égide du bureau d’âge composé du doyen d’âge et des deux plus jeunes députés de la 9e législature. Ils ont été entretenus par un comité de cadres de l’administration parlementaire mis en place à cet effet. Les députés anciens comme nouveaux ont signé dans ce cadre les actes administratifs nécessaires. Ils ont également reçu tous les attributs qui leur confèrent le titre de député. Il s’agit de la cocarde, du macaron, de l’écharpe ; bref les insignes distinctifs de député. Plusieurs documents dont le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Constitution du 11 décembre 1990 et autres leur ont été remis pour leur faciliter l’exercice des fonctions que le peuple leur a assignées pendant leur mandat. Les élus du peuple vont porter ou placer les insignes pour prendre part à la cérémonie de leur installation officielle. Tous ces kits de député ont été mis dans un sac griffé « Assemblée nationale/9e législature ». L’ambiance était bon enfant hier avec des accolades par ci et par là. Certains députés étaient contents de se retrouver et surtout de faire partie de la 9e législature. D’autres députés n’hésitaient pas à se raconter les souvenirs de la campagne en vue des dernières élections législatives. Le député Robert Gbian a été le premier à venir faire les formalités. Il est arrivé à 9 h 30 min. Le deuxième vice-président sortant de la 8e législature sera suivi de ses collègues Nassiriou Bako, Jacques Yempabou, Abdel Kamel Sika Ouassagari, Idrissou Sina Gounou, Raouf Sariki, Maxient Djeigo, Nicaise Fagnon, Jeanne Tchanati, Barthélémy Kassa, Soumaïla Sounon et Baké Goro Chabi. Les Démocrates présents Les trois membres du bureau d’âge à savoir Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni (doyen d’âge) et les deux plus jeunes, Mounifa Tidjani Karim et Titilayo Adjaï étaient aussi là hier. Olga Akitobi est la dernière à fermer la marche et à être servie un peu avant 18 h. Les députés étaient accompagnés de leurs suppléants. Ces derniers n’ont pas reçu d’attributs de fonction ni fait de formalités liées à la constitution de dossier de passeport diplomatique et d’assurance comme les titulaires. Mais ils ont été enregistrés par l’administration parlementaire qui a eu quelques renseignements sur eux afin de les joindre facilement en cas de démission ou de vacance du siège. Chacun des députés a été à tour de rôle servi. La plupart d’entre eux se sont confié à la presse à l’issue de l’opération. Ils félicitent les électeurs pour avoir porté leurs choix sur eux, promettant de ne pas les décevoir. Ils prennent l’engagement de contribuer au développement du Bénin à travers l’adoption de lois pertinentes sans oublier le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale. Les députés du parti Les Démocrates se réjouissent de l’entrée de l’Opposition au Parlement à travers eux. L’opération de retrait d’attributs se poursuit ce mardi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Actualités 07 févr. 2023


Installation d’une minoterie moderne à Glo-Djigbé: Assurer la disponibilité de la farine de blé à prix réduits
Une minoterie moderne s’installe dans la zone industrielle de Glo-Djigbé pour produire sur place de la farine de blé de qualité répondant à la demande des consommateurs. La fabrication du pain et autres produits dérivés du blé, aliments de forte consommation dans les grandes villes, donne des soucis tant aux boulangers et pâtissiers qu’aux consommateurs. En effet, la matière première qu’est la farine de blé a connu, ces derniers mois, une envolée spectaculaire des prix sur le marché mondial, en raison de la guerre russo-ukrainienne et de la sécheresse. Dans ce contexte, l’implantation d’une minoterie moderne annoncée dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) devrait contribuer à la disponibilité en tout temps de la farine et de son de blé et à la réduction du prix si possible de ces produits sur le marché. Avec un investissement de près de 14 milliards F Cfa, la société Atlantic Moulin Bénin (Amb) entend produire plus de 90 000 tonnes de farine de blé. L’initiative du projet de construction et d’exploitation de l’usine part du constat qu’une bonne quantité de ce produit consommé au Bénin provient des pays étrangers. En effet, la minoterie des Grands Moulins du Bénin, vieille de 50 ans, dont la production est estimée à 70 000 tonnes de farine, n’arrivait pas à satisfaire les demandes des boulangeries, pâtisseries et autres unités utilisant la farine de blé comme matière première. Les importations de farine de blé du Bénin avoisinaient 73 359,295 tonnes en 2015, selon l’ex-Insae. La minoterie de l’Amb d’une capacité de traitement de 90 000 tonnes de grains de blé par an, extensible à 180 000 tonnes, permettra de réduire la dépendance vis-à-vis des farines de blé importées qui envahissent le marché. Elle contribuera ainsi à réduire les devises envoyées à l’extérieur pour l’acquisition du produit. Avec un personnel de 82 agents, toutes catégories confondues, le porteur de projet entend créer à terme environ 1 000 emplois directs et indirects au profit des Béninois, ainsi que des activités génératrices de revenu à travers la naissance de petits commerces pour les femmes. Cette industrie sera installée dans la Gdiz sur un site situé dans la commune de Zè, d’une superficie de 5 ha subdivisée en neuf zones conçues pour permettre une exploitation efficace : silos de réception et de blé, section de nettoyage, section de broyage du blé, section d'humidification, silos de farine de blé, section d’ensachage de farine de blé, silos de son, stockage de sacs de farine de blé et bâtiment administratif. Des mesures seront prises pour pallier les dangers liés aux installations externes voisines, aux installations électriques, aux silos de stockage des grains de blé et de la farine ainsi que les risques d’origine naturelle. En effet, la protection des infrastructures, de la vie des personnes et de l’environnement est une préoccupation majeure du promoteur, selon le Rapport provisoire d’Etude d’impact environnemental et social approfondie, publié par la Banque ouest-africaine de développement (Boad), soutien financier du projet Economie 07 févr. 2023


Coupe du monde des clubs Maroc 2022: Les affiches des demi-finales connues
Respectivement vainqueurs du Wydad de Casablanca et des Seattle Sounders, Al-Hilal et Al Ahly ont accédé, samedi 4 février au carré d’as de la Coupe du monde des clubs Maroc 2022. Ils sont attendus par Flamengo et le Real Madrid en demi-finales de la compétition les 7 et 8 février prochains.Les clubs saoudien d'Al-Hilal et égyptien d'Al Ahly ont validé, samedi 4 février dernier, leur billet pour les demi-finales du Mondial des clubs Maroc 2022. Respectivement vainqueurs du Wydad de Casablanca et des Seattle Sounders, ils ont accédé au carré d’as où ils étaient attendus par les Brésiliens de Flamengo et les Espagnols du Real Madrid qui débutent le tournoi en demi-finale. En effet, la marée rouge du Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat n’a pas pu empêcher les Saoudiens d’arracher la victoire sur les installations du Wac. Et pourtant, ce sont les Marocains qui ont ouvert le score en seconde partie par le latéral droit du Wydad, Ayoub El Amloud, qui avait permis à son équipe de prendre l’avantage à la 52e minute. Après l’ouverture du score, les joueurs du Wac vont prendre le contrôle de la partie mais c’est sans compter avec les visiteurs qui ont allié détermination et courage pour résister à tous les assauts offensifs des rouges. Mené au score, le champion d’Asie se donne les moyens d’aller bousculer la défense des Rouges présents dans leur base arrière. A la 72e minute, les joueurs d’Al Hilal vont s’offrir des occasions coup sur coup. En témoignent le tir de Mohamed Kanno repoussé par Reda Tagnaouti et une seconde tentative de Michel Delgado mise en échec par Amine Farhane sur la ligne. Contraints de se défendre, les locaux vont se prendre à leur propre piège alors que la qualification semblait scellée. A la 90e minute, suite à un centre de Saud, Yahya Attiat Allah touche la balle de la main dans sa surface. L’arbitre de la partie accorde le penalty. Il va également exclure le capitaine du Wac, Yahya Jabrane, pour protestation puis Mohamed Kanno va réussir à transformer la sentence pour remettre les pendules à l’heure. En infériorité numérique, le Wac va s’en sortir grâce à son dernier rempart Tagnaouti qui réussit deux parades pour maintenir le score à 1-1 avant le terme du temps réglementaire puis additionnel.

Le Wac perd aux épreuves fatidiques

Avec pour objectif de remporter la partie, Wydad démarre les prolongations sur une bonne note. Ainsi, suite à un tacle appuyé sur Aymane Hassouni, les Marocains vont bénéficier de l’expulsion de Mohammed Kanno à la 94e minute. L’égalité numérique est rétablie. Le match retrouvait toute son intensité avec des tentatives de part et d’autre. Le remplaçant de Nafti, Bouly, ratait le 2-1 de peu à la 103e minute, alors que Moussa Marega dévissait trop sa frappe à la 105e minute. Les choses ne changent pas lors de la deuxième prolongation où le score (1-1) reste jusqu’à la séance fatidique des tirs au but. Au cours de cette séance, le jeune Musab Al Juwayr, âgé de 19 ans, va inscrire le tir au but victorieux pour Al-Hilal, alors que Jalal Daoudi a manqué le sien pour Wydad. Al-Hilal sera opposé aux Brésiliens de Flamengo après sa victoire, samedi 4 février face au Wydad Casablanca aux tirs au but (1-1, 5-4 t.a.b.). De son côté, Al Ahly s’est défait de l'équipe américaine des Seattle Sounders sur le fil (1-0) avec un but tardif inscrit par le milieu de terrain Afsha (88e). Les Egyptiens vont défier le Real Madrid, mercredi 8 février prochain à 20h 00 à Rabat, au Maroc.

Par Christian HOUNONGBE depuis Rabat (Maroc)

Sports 06 févr. 2023


Marché volontaire de carbone au Bénin: Modalités d’enregistrement de projets
Au Bénin, les porteurs de projets ou de programmes générant des crédits carbone échangeables sur le marché volontaire du carbone doivent les enregistrer auprès de l'Autorité créée par le gouvernement. Les nouveaux projets carbone ainsi que les anciens sont tenus d'être enregistrés conformément au décret 2022-698 du 7 décembre 2022, qui fixe les modalités d'enregistrement. L'obligation d'enregistrement incombe aux promoteurs de projets, selon l'article 3 du décret. En effet, les marchés du carbone sont considérés comme une partie essentielle de la lutte contre le changement climatique, avec une prédominance du secteur privé mais une tendance à évoluer. Des pays tels que le Chili, le Ghana, la Jordanie, Singapour ou Vanuatu, d’après la Banque mondiale, se dotent déjà d'une infrastructure numérique pour intégrer les marchés internationaux du carbone. Le Bénin, qui a créé l'Autorité d'enregistrement des projets carbone en décembre 2022, établit de son côté des règles pour garantir la transparence et la qualité des crédits carbone générés dans le pays. La fixation des modalités d'enregistrement permettra de recenser tous les projets carbone développés au Bénin et de définir le droit carbone au niveau national pour les promoteurs publics et privés, souligne le Conseil des ministres du 7 décembre 2022.

Procédures 

La demande d'enregistrement de projet est adressée au secrétaire permanent de l'Autorité d'enregistrement. Elle doit être envoyée au plus tard trois semaines avant la date de soumission du rapport de validation pour le programme de certification des gaz à effet de serre ou le standard carbone approprié. L'article 5 du décret 2022-698 du 7 décembre 2022 précise que « la demande d'enregistrement peut être effectuée dès que le promoteur du projet peut fournir une demande complète selon les dispositions du présent décret, incluant la documentation requise à l'article 5.2 permettant une évaluation effective par l'Autorité d'enregistrement ». Au nombre des documents à fournir, figurent la preuve de paiement des frais d'étude de dossier d'enregistrement, une copie certifiée d'un document démontrant le statut juridique des terres ou forêts concernées par le projet, et éventuellement, une copie des contrats signés avec les communautés locales. Le promoteur doit également inclure une description détaillée du projet. L'Autorité a un délai de 30 jours pour examiner la demande et donner son avis. Pour les projets qui sont déjà certifiés ou en cours de certification, ils ont normalement un délai de deux mois à partir de la date d'adoption du décret, soit jusqu'au 7 février 2023.

Transparence

Le certificat d'enregistrement peut être annulé par l'Autorité d'enregistrement. Cette sanction intervient en cas de violation du droit national et des conventions internationales, de non-respect des obligations prévues par le décret, de falsification des informations fournies ou de non-respect du plan de partage des bénéfices. Il est donc important pour les promoteurs de faire preuve de précision en utilisant des données fiables et scientifiquement étayées. Ils doivent également tenir compte de toutes les sources d'émission ou d'élimination des gaz à effet de serre lors de leur analyse pour éviter les surestimations et sous-estimations. Les promoteurs doivent également rendre publiques les informations nécessaires pour comprendre le champ d'application, la portée et les limites de leur analyse, ainsi que les détails sur la méthodologie utilisée pour calculer les émissions, réductions et absorptions de gaz à effet de serre. Il est crucial que les données soient correctement comptabilisées et vérifiées pour que les marchés du carbone puissent réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière efficace. Ce que certains considèrent comme "complexe et contraignant"
Environnement 06 févr. 2023


Installation de la 9e législature: L’hémicycle réaménagé pour accueillir les 109 députés
L’hémicycle à Porto-Novo a subi des travaux de réaménagement technique pour faire passer désormais le nombre de places de 83 à 109 de sorte à permettre à tous les députés de la 9e législature de trouver de siège.Les préparatifs en vue de l’installation, dimanche 12 février prochain, des 109 députés de la 9e législature vont bon train au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’administration parlementaire s’affaire pour que tout se passe bien. L’assurance a été donnée par le porte-parole de l’Assemblée nationale, James William Gbaguidi, vendredi 3 février dernier, lors d’une conférence de presse. « L’administration parlementaire est à pied d’œuvre pour accueillir les nouveaux députés le 12 février prochain. Toutes les dispositions sont en train d’être prises, sous le contrôle du président Louis Gbèhounou Vlavonou, afin que les 109 élus de la 9e législature trouvent rapidement leurs marques et se mettent au service du peuple qui les a mandatés pour le représenter », a informé le conférencier. Selon lui, il n’y aura aucun souci à se faire par rapport à la capacité de l’hémicycle disposant jusqu’ici de 83 places. Le bureau de l’Assemblée nationale, 8e législature, a pris le taureau par les cornes. Il a décidé d’engager des travaux de réaménagement technique à l’intérieur de l’hémicycle. Le bâtiment n’a pas été agrandi mais le nombre de sièges a été augmenté de sorte à permettre à tous les membres de la 9e législature de trouver de place. Les 109 députés non seulement auront leurs sièges mais aussi les ministres qui viennent représenter le gouvernement lors des travaux parlementaires à l’hémicycle ont toujours leurs places garanties, assure James William Gbaguidi. Il précise qu’il s’agit des travaux provisoires en attendant l’achèvement du chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale en cours sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo. Le porte-parole de l’Assemblée nationale rassure que l’administration parlementaire est prête pour accueillir les nouveaux députés. « Les travaux de réaménagement de l’hémicycle sont quasiment achevés, les membres du bureau d’âge sont identifiés et contactés», fait savoir James William Gbaguidi. Les élus ont été saisis par l’administration parlementaire des dispositions à prendre à partir de ce lundi 6 février pour se faire enregistrer ici même à l’Assemblée nationale et pour entrer en possession de leurs attributs, en prélude à leur installation officielle, le 12 février prochain, ajoute le conférencier. Actualités 06 févr. 2023


Session criminelle/Tribunal de Natitingou: Réclusion à perpétuité pour Dick et Lucien N’Dah
La session criminelle en cours au tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou a connu du dossier d’assassinat d’un enfant survenu le 28 mai 2022. L’auteur, Dick N’Dah et son complice ont écopé d’une réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Ibrahim Zibo. Le 24e dossier inscrit au rôle de la première session criminelle de l’année 2023 du tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou porte sur l’assassinat d’un petit garçon survenu le 28 mai 2022 au quartier Winkè. Le ministère public poursuit le nommé Dick N’Dah, auteur de l’assassinat d’Ibrahim Zibo, un petit garçon de quatre ans, et son complice Lucien N’Dah.

Résumé des faits

Il résulte des éléments du dossier que le 28 mai 2022 à Winkè, 3e arrondissement de la commune de Natitingou, aux environs de 14 heures, deux petits enfants, Salim Aboudou et Ibrahim Zibo, tous âgés de 4 ans environ, ont été conviés par leur voisin Dick N’Dah pour leur donner de la mangue. Peu de temps après, Salim est rentré chez lui, laissant Ibrahim Zibo sur les lieux. Se retrouvant seul dans la chambre avec le petit Ibrahim Zibo, Dick N’Dah ferma la porte et s’est servi d’un couteau de cuisine pour l’égorger. Il répandit tout son sang sur une pierre et y déposa plusieurs bagues et anneaux. Il se cacha sous le lit avec le corps sans vie de l’enfant entièrement emballé dans un pagne rouge après que la population a défoncé la porte de la maison. Son grand frère Lucien N’Dah qui creusait un trou à côté d’un arbre dans la cour et devrait l’aider à se débarrasser du corps de l’enfant, a pris la fuite et n’est pas retrouvé jusqu’à ce jour. Interpellé et inculpé d'assassinat, Dick N'Dah a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, avec une dénégation systématique à la barre ce jeudi 2 février. Le tribunal présidé par le magistrat Marius Ogou a déclaré Dick N'Dah coupable d'assassinat et Lucien N'Dah de complicité d'assassinat et les a condamnés chacun à la réclusion criminelle à perpétuité. Le tribunal a, par conséquent, décerné un mandat d'arrêt contre le condamné par défaut, Lucien N'Dah, toujours en fuite ■
Société 06 févr. 2023


Production de l’huile de palme et du gari dans le Mono: Agamè met fin à la pénibilité du travail
Un cadre de travail convivial avec des équipements modernes, le tout d’un coût avoisinant 39 millions francs Cfa, est mis en service, mercredi 1er février, au profit des groupements féminins de transformation des produits agricoles à Agamè, un arrondissement de Lokossa, dans le Mono. La construction de l’infrastructure a été sollicitée par la communauté et a reçu l’avis favorable du gouvernement à travers le projet Waca-Recip. Erigée sur une superficie de cinq hectares dans le village de Ganwotinsa, une Unité moderne de transformation des noix de palme et dérivés fait, depuis mercredi dernier, le bonheur des femmes réunies au sein de la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè, à Lokossa. Outre ses ateliers dotés des technologies de pointe alimentées par un dispositif de production d’énergie photovoltaïque, l’infrastructure composée d’un bâtiment administratif et de magasin a été mise en service dans la liesse populaire, au nom du gouvernement, par Jeanne Adanbiokou Akakpo, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Ceci en présence d’une délégation du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-ResIP-Bénin), partenaire qui a déboursé 37 millions pour la réalisation du joyau dont le coût global avoisine 39 millions francs Cfa. Ont également rehaussé l’inauguration de leur présence, le secrétaire général du département du Mono, Arnaud Agon, le premier adjoint au maire de Lokossa, Norbert Gangbedji et les responsables de l’Association de développement d’Agamè. Aux 720 femmes et 15 hommes réunis en coopérative, bénéficiaires du cadre de travail convivial et moderne, les officiels n’ont pas manqué d’en appeler, à tour de rôle, à un usage responsable en vue de l’atteinte des objectifs visés. Lesquels sont, entre autres, le relèvement de la capacité de transformation sur place des noix de palme dont Agamè est l’une des terres fertiles à Lokossa. L’arrondissement d’Agamè abrite l’une des trois Coopératives d’aménagement rural de la commune impactées par les récentes réformes introduites dans la gestion des Car et Urcar pour permettre aux coopérateurs de jouir effectivement des retombées de leurs palmeraies.

Des technologies de pointe

  Relativement aux caractéristiques des équipements acquis la presse à huile a une capacité de transformation de 800kg de noix de palme par heure. A cela s’ajoute une valleuse trieuse. Egalement pour sa seconde branche d’activité phare, la transformation du manioc en gari et autres dérivés, la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè a reçu un complément de machines performantes. Il s’agit, entre autres, d’une presse manioc capable de presser simultanément 12 sacs de 100 kg chacun et d’une râpeuse de 800 à 1 000 kg de manioc par heure. L’ensemble de ces technologies devant faciliter la vie aux groupements féminins est installé, au dire du premier adjoint au maire, Norbert Gangbedji, sur un espace large de 20 m avec un grand magasin attenant aux ateliers de production. En se mobilisant comme un seul homme pour la mise en place de leur Unité de transformation, les ressortissants d’Agamè entendent non seulement tirer meilleur parti de la réforme de la filière palmier à huile mais reconquérir leur position de leader en matière de production de l’huile de palme de l’ex-Grand Mono découpé en départements du Mono et du Couffo ■
Société 06 févr. 2023


Transport en commun: Les compagnies de voyage circonspectes
Aucune compagnie de transport n'est restée indif-férente au drame survenu dimanche 29 janvier dernier à Dassa-Zoumè. Les voyages se poursuivent au quotidien mais plus aucune précaution n’est de trop. L’heure est à la prise de conscience et à la sensibilisation dans tous les rangs.Visage fermé, allure militaire et l’air sérieux, le mécanicien en chef de la compagnie Kabir Transport Voyageurs est très occupé à inspecter le bus sur le départ. A quelques mètres, le chef du personnel donne des consignes au conducteur : « Vérifie à nouveau les pneus, s’il te plaît ! ». Le cœur meurtri, il évoque le drame du dimanche 29 janvier dernier. « C’est vraiment dramatique ! Nous avons été choqués par ce qui est arrivé à Dassa-Zoumè. Notre prière, c’est que de tels accidents ne se produisent plus. Quand ça arrive à une personne, c’est à nous tous que cela arrive. Avec Baobab, nous partageons les longs trajets. Nous avons l’habitude de nous croiser sur la voie », compatit Moustapha Yessoufou, chef du personnel de la compagnie Kabir Transport Voyageurs. Moussaoudou Abdel Kamal, porte-parole de la compagnie Fofana Voyage, ajoute : « Personne ne peut dire qu'il n'a pas été touché par ce qui est arrivé. Toutes les compagnies de voyage sont attristées. Nous présentons nos condoléances aux familles éplorées. Ce sont les risques du métier. Mais nous devons redoubler de vigilance et espérer vivement que cela ne se produise plus ! ». Dieudonné Tohouindji, chef du Département des affaires générales à ‘’La Poste du Bénin’’ est tout aussi peiné : «Ce qui est arrivé ce week-end est dramatique. Personne ne saurait rester insensible à cela. C’est dommage qu’un incident de cette ampleur vienne frapper les Béninois et que cela passe par les compagnies de transport qui rendent un service immense à l’ensemble de la population. Nous espérons que cela ne se reproduira plus jamais dans notre pays ». Compassions et tristesse exprimées, le trafic se poursuit tout de même. Tant qu’il y a des voyageurs, les compagnies fonctionnent à un rythme régulier. Moustapha Yessoufou explique : « Il y a eu un accident. Les clients sont méfiants mais ils doivent voyager et c'est le seul moyen dont ils disposent ». Un besoin indispensable des usagers qui rime bien avec le but commercial des compagnies. Mais avec le drame survenu dimanche dernier, les compagnies ont davantage pris la mesure du risque que constitue chaque voyage et prennent des précautions supplémentaires. « Nous avons renforcé la sensibilisation à l’égard de la clientèle. La compagnie avait déjà un forum sur lequel tous les clients sont ajoutés au fur et à mesure. Dès le drame du dimanche, nous avons laissé un message à la clientèle. Le lendemain, nous avons fait un message de sensibilisation aux outils à utiliser en cas d’incendie. Avec le drame qui s’est produit, nous réalisons combien il est important de faire une sensibilisation continue aux précautions à prendre en cas d’accident », confie Moussaoudou Abdel Kamal, porte-parole de la compagnie Fofana Voyage. Comme un mot d’ordre, la sensibilisation est renforcée dans la plupart des compagnies. « Nous faisions une communication avant chaque voyage, mais avec ce drame, nous l’avons accentuée ; d’abord au niveau du conducteur et ensuite au profit de l’équipage puis des passagers. Nous attirons également l’attention des conducteurs sur les excès de vitesse », précise Moustapha Yessoufou, chef personnel de la compagnie Kabir Transport Voyageurs.

Les gestes qui sauvent

Dans les bus de transport en commun, il y a généralement entre autres équipements, l’extincteur à utiliser en cas d’incendie et les poinçons qui sont de petits marteaux avec lesquels on peut briser les vitres. « Habituellement, quand le bus veut démarrer, le percepteur fait un speech pour souhaiter un bon voyage aux passagers. Nous avons rajouté à ce speech, comment utiliser les équipements de sauvetage en cas de péril pour que l’on n’assiste pas à des drames », confie Moussaoudou Abdel Kamal, porte-parole de la compagnie Fofana Voyage. Et dans une démarche pédagogique, il décrit : « En cas d’incendie, le premier réflexe c’est de saisir le marteau pour briser les vitres et s’échapper. Pour ce qui est de l’extincteur, tout l’équipage devrait savoir comment l’utiliser ». La formation de l’équipage doit être une priorité, selon le chef personnel de la compagnie Kabir Transport Voyageurs. A l’en croire, des vies peuvent être sauvées si l’on a les bons réflexes. « Avec les réflexions que nous avons eues après ce drame, on se dit que si tout l’équipage ou le mécanicien étaient bien formés, peut-être que les conséquences de l’incendie auraient pu être réduites. Car les bus modernes ont un système mixte. Il y a un système de déverrouillage manuel de la sortie arrière qui peut permettre d’évacuer des passagers très rapidement si l’on sait comment marche ce système. C’est vrai que lorsque ces accidents arrivent, tout le monde est embrouillé. Mais c’est une formation qu’il faut donner à l'équipage », soutient-il. Le porte-parole de la compagnie Fofana Voyage suggère que les autorités publiques puissent accompagner les compagnies dans cette démarche de renforcement de capacités et de sensibilisation en dépêchant sur le terrain des agents pour former davantage les compagnies et pour effectuer des contrôles dans les postes d’arrêts. Mais le processus de recrutement des conducteurs est tout aussi sensible et mérite le plus grand sérieux. « A La Poste, nous ne faisons pas les choses à la légère. La direction générale a une ligne de conduite très ferme par rapport à l’activité de transport puisque nous avons en main la vie des passagers. Tout part déjà de la qualité du personnel affecté à l’activité de transport. Nous ne recrutons pas n’importe qui. Avant de passer à l’étape de recrutement, nous faisons l’enquête de moralité. Une fois recrutés, les agents suivent une formation. Lorsque nous constatons qu’il y a un conducteur, un percepteur ou un personnel de ce secteur qui ne répond pas aux règles déontologiques, nous l’enlevons tout simplement », explique Dieudonné Tohouindji. Il ajoute que des agents de contrôle sont dans les bus et dans tous les bureaux de poste pour vérifier la façon dont le personnel se comporte et des enquêtes de satisfaction se font également pour écouter les clients. S’agissant des dispositions prises avant chaque démarrage, Sofiane Gbadamassi, chef d’agence Cotonou de la compagnie Ayina Transport et Tourisme, renseigne : « Avant de prendre le départ, nous faisons un briefing avec nos conducteurs sur les comportements à tenir lors du transport car ce sont des vies humaines qui sont entre leurs mains. Avant le départ du bus, le mécanicien fait un check- up et s’assure que tout est au point. Quand le chauffeur arrive, il fait à nouveau un contrôle rapide de son véhicule. S’il remarque la moindre anomalie, il signale et le mécanicien examine. Ensuite, au moment de démarrer, il y a un mécanicien qui embarque avec le conducteur pour s’occuper des éventuels pépins en cours de route », fait savoir le chef d’agence Att Cotonou. Il ajoute qu’après un voyage, les chauffeurs ont deux jours de repos. Cela permet aux conducteurs de se reposer d’une part et d’autre part de faire la maintenance du bus avant de le remettre sur la route.

A chacun son rôle

« Lorsqu’on parle de transport, même si c’est une activité commerciale, les responsabilités sont partagées. Nous avons tous des rôles à jouer. Par exemple, le promoteur de la compagnie doit veiller sur les conducteurs, leurs conditions de travail, leur état ; et sur la maintenance et l’équipement des bus », fait observer Harouna Kabirou, promoteur de la compagnie Kabir Transport Voyageurs. Mais il précise que pour la sécurité routière, les passagers, les usagers de la route et les autorités ont également leur partition. « Parfois, ce sont les passagers qui se plaignent et cherchent à contraindre les conducteurs à filer. Ce qui est sûr, les conducteurs de ma compagnie ne cèdent à aucune pression. En route, vous retrouvez aussi des usagers qui conduisent comme ils veulent et cherchent à traverser ou à faire des dépassements anarchiques. Or les bus sont de longs véhicules et ne sont pas assez souples pour faire des zigzags anarchiques… On retrouve également des camions qui tombent en panne et qui restent stationnés pendant des jours, des semaines. C’est l’une des causes régulières d’accident, surtout la nuit, cela pose des problèmes quand il n’y a pas de triangles de signalisation. Quand vous êtes dans un virage, le temps d’éviter le camion stationné et le véhicule qui vient en sens inverse, beaucoup de choses peuvent se passer ». Autant de situations à risques que décrit le promoteur. Il relève également les nids de poule sur les routes qui peuvent imposer des déviations au conducteur du bus. « Nous savons que le gouvernement fait des efforts pour l’entretien des voies mais nous demandons aux autorités de nous aider encore ! En plus, il faut imposer que les camions stationnés soit tractés au plus tôt et il faut continuer à sensibiliser les populations sur le code de la route et les comportements à avoir », a-t-il plaidé. Rodrigue Aziakou, chef département Transport de la Poste du Bénin, reconnait les actions menées ces dernières années dans l’entretien des routes. Il ajoute: « Beaucoup de choses ont été faites et il reste encore à faire. Mais nous devons également redoubler de prudence. Les conducteurs doivent respecter le code de la route et rouler à vitesse raisonnable. A La Poste, les conducteurs savent qu’ils sont très surveillés sur ces questions». Désormais, les défis constants de toutes les compagnies, résume Harouna Kabirou, c’est de ne jamais arrêter la sensibilisation à l’égard des passagers ; de bien contrôler les véhicules ; de faire des recyclages réguliers aux conducteurs et à l’équipage ; d’avoir les pièces à jour et les équipements en état… Bon gré, mal gré, les compagnies doivent se mettre au pas. Car la Police républicaine se fera davantage leur gendarme. «Après le drame, nous avons été reçus par le directeur général de la Police républicaine qui a été assez clair. Il n’y aura plus de laisser-aller, la pagaille est finie. Tout va se faire dans les normes et tous les promoteurs sont invités à se mettre en règle », confie Sofiane Gbadamassi, chef d’agence Att Cotonou . Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE & Isidore GOZO
Société 03 févr. 2023


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