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Nouvelles

Porteur d’un message personnel du président Patrice Talon : Aurélien Agbénonci, envoyé spécial chez Macky Sall

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci a été reçu en audience, mardi 2 avril par le président du Sénégal. Le patron de la diplomatie béninoise était porteur d’un message personnel du chef de l’Etat à son homologue sénégalais à l’occasion de son investiture.

A peine réélu à la tête de son pays, le Sénégal, pour un second mandat de cinq ans, le président Macky Sall a reçu en audience, mardi 2 avril, date de sa prestation de serment, le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération,
Aurélien Agbénonci. Le chef de la diplomatie béninoise était porteur d’un message personnel du président de la République, Patrice Talon, à son homologue. Il s’agit d’un « message personnel de félicitations du président Patrice Talon à son frère et ami à l’occasion de son investiture », a-t-on appris de sources diplomatiques. Malgré son agenda très chargé en ce jour de son investiture, le chef de l’Etat sénégalais a pu recevoir l’émissaire du président Patrice Talon avec qui il a eu de bons échanges. Une marque d’amitié et de sympathie qui témoigne du bon état de l’axe Dakar-Cotonou. Mieux, cela traduit la fraternité qui unit les deux chefs d’Etat.
Le président sénégalais qui entame un nouveau mandat à la tête de son pays qui célèbre par ailleurs sa fête nationale ce jour nourrit bien des ambitions pour « un Sénégal émergent ». Il n’est d’ailleurs pas exclu que ses rapports avec le chef de l’Etat béninois deviennent plus étroits au regard des ambitions portées par les deux hommes d’Etat. Macky Sall place en effet son deuxième mandat sous le signe d’une série de réformes qui toucheront entre autres, le foncier, le bien-être, l’environnement, le cadre de vie, les femmes et les enfants, l’assainissement des finances publiques, la gouvernance, les infrastructures, l’énergie, les services sociaux de base, le cadre scolaire et universitaire, la modernisation de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage.
J.F.M

Actualités 04 avr. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Lancement de la campagne agricole 2019-2020 à Glazoué le 19 avril

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 03 avril 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I- Communications.

I-1. Organisation du concours de recrutement de quatre-vingts (80) auditeurs de justice au titre de l'année 2019.

Les réformes majeures intervenues en 2016 et 2018 dans le secteur judiciaire ont favorisé la création de 3 Cours d'appel de Commerce, de 3 tribunaux de Commerce ainsi que de la Cour de Répression des Infractions économiques et du Terrorisme (Criet). Leur animation efficiente, sans altérer celle des juridictions préexistantes, nécessite à terme un renforcement de l'effectif des magistrats.
C'est dans cette perspective que le Conseil a autorisé le recrutement, pour le compte de tannée 2019, de quatre-vingts auditeurs de justice. Ceux-ci subiront une formation initiale à l'Ecole de Formation des Professions judiciaires.
I-2. Contractualisation pour la mise en place de la plateforme nationale d'interopérabilité et du portail national des services publics en ligne.

La transformation digitale de notre pays, notamment à travers le projet d'administration intelligente (Smartgouv), engagée par le Gouvernement, exige la mise en place de nombreux systèmes d'information et services publics en ligne.
Il s'agit entre autres de la gestion des ressources humaines, de la paie, des marchés publics, de l'état civil, de la protection sociale, de l'éducation, de la justice, de la santé. Ces différents services s'appuient sur diverses bases de données.
Or, l'efficacité de ces systèmes d'information et services en ligne requiert une interopérabilité, c'est-à-dire les échanges de données entre différentes sources, et l'institution d'un point d'entrée unique vers les services publics en ligne.
Pour ce faire, le Gouvernement, dans le cadre de notre coopération avec la République d'Estonie qui dispose d'une expertise avérée en matière de dématérialisation, a signé avec l'organisation non gouvernementale eGovemance Academy de ce pays, deux accords relatifs, le premier, au partenariat stratégique dans le domaine de l'e-gouvernance et de la cyber sécurité et, le second, à la coopération technique en matière de e- gouvernance au profit des agents de l'Etat.
Sur cette base, le Conseil a autorisé la contractualisation avec eGovemance Academy, pour la mise en place de la plateforme nationale d'interopérabilité et du portail national des services publics en ligne.

I-3. Poursuite du processus en vue des élections législatives.

Le président de la République a fait au Conseil, le point des démarches entreprises pour le bon déroulement du scrutin législatif du 28 avril 2019.
Pour rappel, à la suite de ses échanges avec la classe politique sur le constat de la non qualification de partis se réclamant de l'opposition pour ledit scrutin, et acquis à l'idée que toutes les tendances politiques devraient pouvoir prendre part aux élections, le Président de la République avait mandaté le Président de l'Assemblée nationale aux fins de rechercher, avec les autres acteurs politiques concernés, le consensus autour des lois applicables au scrutin.
Après plusieurs semaines de rencontres et concertations, le président de l'Assemblée nationale l'a informé en retour du défaut de consensus, qui induit le statu quo législatif.
Par la suite et à l'initiative de leur coordonnateur, les présidents d'institutions constitutionnelles, auxquels se sont joints le médiateur de la République et le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), ont tenu une séance de concertation avec le chef de l'Etat, le 1er avril 2019.
Il ressort du compte rendu de cette séance que tous les participants ont admis, sans réserve, que le défaut de consensus ne saurait être un motif pour remettre en cause l'ordre constitutionnel, et que le Président de la République ne peut, en l'espèce, se substituer au Parlement en faisant usage de mesures exceptionnelles sortant totalement du cadre constitutionnel. Y procéder ainsi reviendrait, pour le Président de la République, à s'arroger, de fait, tous les pouvoirs.
Or, ainsi qu'ils l'ont relevé, il est avéré qu'aussi bien les acteurs politiques, les organisations syndicales et celles de la société civile, que le peuple entier, demeurent attachés à la préservation de l'ordre constitutionnel.
Aussi, les responsables d'institutions ont-ils convenu de ce qu'il faut :
- respecter scrupuleusement l'ordre constitutionnel établi ;
- ne permettre aucune violation des lois en vigueur ;
- poursuivre le processus pour la tenue des élections à bonne date.
Appréciant la situation, le Conseil a décidé que le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires à la bonne tenue du scrutin législatif du 28 avril 2019.
Il invite par conséquent les populations à faire preuve de discernement, afin que les élections se déroulent dans la paix et la sérénité.

II- Manifestations et rencontres.

Le Conseil a autorisé la cérémonie de lancement, le 19 avril 2019 à Glazoué, dans le département des Collines, de la campagne agricole 2019-2020.

Fait à Cotonou, le 03 avril 2019.

Le secrétaire général du
gouvernement


Edouard Ouin-Ouro

Actualités 04 avr. 2019


Législatives du 28 avril prochain : Le gouvernement entérine la poursuite du processus

Plus rien ne devrait entraver la tenue des élections législatives prévues pour le 28 avril prochain. Le Conseil des ministres du mercredi 3 avril a promis prendre toutes les dispositions pour la poursuite du processus.

Le gouvernement s’aligne sur la position des présidents d'institutions qui ont convenu de ce qu'il faut « respecter scrupuleusement l'ordre constitutionnel établi, ne permettre aucune violation des lois en vigueur, poursuivre le processus pour la tenue des élections à bonne date ». Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 3 avril, le président de la République a fait au Conseil, le point des démarches entreprises pour le bon déroulement du scrutin législatif du 28 avril 2019, indique le communiqué du Conseil des ministres. A l’occasion de son traditionnel point de presse, le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, a rappelé
qu’ « à la suite de ses échanges avec la classe politique sur le constat de la non qualification de partis se réclamant de l'opposition pour ledit scrutin, et acquis à l'idée que toutes les tendances politiques devraient pouvoir prendre part aux élections, le président de la République avait mandaté le président de l'Assemblée nationale aux fins de rechercher, avec les autres acteurs politiques concernés, le consensus autour des lois applicables au scrutin». Mais, poursuit-il, « après plusieurs semaines de rencontres et concertations, le président de l'Assemblée nationale l'a informé en retour du défaut de consensus, qui induit le statu quo législatif ».
Par la suite, « et à l'initiative de leur coordonnateur, les présidents d'institutions constitutionnelles, auxquels se sont joints le médiateur de la République et le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), ont tenu une séance de concertation avec le chef de l'Etat, le 1er avril 2019 ». Il ressort du compte rendu de cette séance que « tous les participants ont admis, sans réserve, que le défaut de consensus ne saurait être un motif pour remettre en cause l'ordre constitutionnel, et que le président de la République ne peut, en l'espèce, se substituer au Parlement en faisant usage de mesures exceptionnelles sortant totalement du cadre constitutionnel ». Y procéder ainsi reviendrait, pour le président de la République, à s'arroger, de fait, tous les pouvoirs, rapporte le ministre Homeky dans sa présentation du communiqué issu du Conseil des ministres. Dans la même logique que « les acteurs politiques, les organisations syndicales et celles de la société civile, le peuple entier qui demeurent attachés à la préservation de l'ordre constitutionnel », le gouvernement opte également pour le respect des dispositions légales et donc pour la poursuite du processus déjà engagé. « Appréciant la situation, le Conseil a décidé que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires à la bonne tenue du scrutin législatif du 28 avril» et « invite par conséquent les populations à faire preuve de discernement, afin que les élections se déroulent dans la paix et la sérénité ».

Actualités 04 avr. 2019


Planification et conception des politiques de développement: Les résultats de la 5e enquête démographique et de santé disséminés

Les résultats de la 5e édition de l’Enquête démographique et de santé du Bénin (Edsb-V) ont été disséminés hier, mardi 2 avril, à Cotonou au cours d’un atelier. Les travaux de cet atelier ont été présidés par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le représentant de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), chef de file des partenaires techniques et financiers, Allan Read.

Plus de quatre femmes sur cinq ayant une naissance vivante au cours de ces 5 dernières années, soit 83%, ont reçu des soins prénatals dispensés par un prestataire qualifié. En moyenne, 78% des naissances se sont déroulées avec l’assistance de personnel qualifié et 84% ont eu lieu dans un établissement de santé. Le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans dont la naissance a été enregistrée à l’état civil est de 86%. Et, un enfant sur 3 (33%) de 5-17 ans a travaillé à la limite au-dessus du seuil défini pour son groupe d’âges, que ce soit en participant à des activités économiques, en accomplissant des tâches domestiques ou en travaillant dans des conditions dangereuses. De même, la majorité des enfants (91%) de 1-14 ans a subi n’importe quelle forme de discipline violente (châtiments corporels ou des punitions psychologiques). Ce sont-là quelques résultats issus de la cinquième Enquête démographique et de santé du Bénin (Edsb-5) qui ont fait l’objet d’un atelier de dissémination nationale ce mardi.
Pour le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), Laurent Hounsa, l’Edsb est une enquête opérationnelle quinquennale faite depuis 1996. Les résultats de l’Edsb-5, selon lui, offrent aux décideurs politiques et aux partenaires de mieux choisir les politiques de développement. C’est pourquoi il a remercié tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette enquête.
Le représentant résident au Bénin de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), Allan Read, chef de file des partenaires techniques et financiers, estime que les données collectées sont essentielles pour la prise des décisions à tous les niveaux. Des décisions qui, ajoute-t-il, sont pour la planification et la conception pour les cinq ans à venir des politiques de développement.
En procédant au lancement des travaux de dissémination du rapport final, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, déclare qu’il est animé d’un sentiment qui tient à deux raisons essentielles. La première raison, souligne-t-il, est que cette phase de dissémination intervient à un moment où le gouvernement a entrepris une refonte du système statistique national pour le rendre plus performant et plus productif. « Ceci nous permettra de répondre aux exigences des agendas nationaux et internationaux comme le Programme d’action du gouvernement (Pag), le Programme national de développement (Pnd), les Objectifs de développement durable (Odd) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine », indique-t-il. La deuxième raison, selon le ministre d’Etat, est qu’elle concerne un sujet crucial qui touche au bien-être de la population en général et à la protection sociale en particulier.

Contenu du rapport de l’enquête

En effet, tant au niveau national qu’international, la santé des populations constitue une priorité pour tous les dirigeants. C’est conscient de cet enjeu que le gouvernement a prévu la réorganisation du système de santé pour une couverture sanitaire plus efficace. Abdoulaye Bio Tchané fait remarquer, par ailleurs, que les Objectifs de développement durable (Odd) y font référence, à travers l’Odd 3 qui vise à « Donner aux individus les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ».
La cinquième édition de l’Eds qui s’est déroulée du 6 novembre 2017 au 28 février 2018 est une enquête rétrospective au cours de laquelle 14 435 ménages dont 6 892 en milieu urbain et 7 543 en milieu rural ont été échantillonnés. Le taux de réponse est évalué à 99%. Les informations recueillies donnent un aperçu global des thématiques abordées, sur le plan national et dans chacun des douze départements du pays.
L’enquête fournit des informations détaillées sur les niveaux de fécondité, les préférences en matière de fécondité, la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale. Elle aborde également les questions liées à la mortalité des enfants, la mortalité maternelle, la santé maternelle et infantile, les pratiques en matière d’allaitement, l’état nutritionnel des femmes et des enfants de 0-59 mois et bien d’autres thématiques d’actualité.

Santé 03 avr. 2019


Fièvre hémorragique à virus Lassa: Le mal conjuré

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a déclaré, vendredi 29 mars dernier à Cotonou, la fin de l’épisode épidémique de la fièvre hémorragique à virus Lassa. C’était au cours d’un point de presse qu’il a animé. A l'occasion il a invité la population à rester, tout de même, en état de veille.

« Je déclare ce jour 29 mars 2019, la fin de l’épisode épidémique de la fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin », a indiqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, vendredi dernier. Il en veut pour preuve que, d’une part, tous les 9 patients confirmés ont été traités, guéris et sortis d’hospitalisation, et d’autre part, qu’aucun cas de décès n’a été enregistré et aucun agent de santé n’a été contaminé au cours de cette épidémie. Ainsi, pour une nouvelle fois, le Bénin vient de gagner une bataille contre l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa.
Le ministre a rappelé que du 4 décembre 2018, date d’enregistrement de la première patiente confirmée pour cette maladie virale, 25 malades au total ont été enregistrés parmi lesquels, 9 confirmés comme cas de fièvre hémorragique à virus Lassa par le laboratoire. L’objectif de la riposte contre cette flambée, dit-il, était d’arrêter la propagation de la maladie et d’endiguer rapidement l’épidémie. Du 15 février 2019, date de la guérison du dernier patient à jeudi 28 mars 2019, soit 42 jours passés, aucun nouveau cas de la fièvre hémorragique à virus Lassa n’a été enregistré au Bénin. Cette affirmation répond aux procédures normatives qui recommandent l’observance de 42 jours sans enregistrement de nouveau cas. Passe cette période, il est permis de déclarer la fin de l’épisode épidémique de la fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a félicité tous les cadres techniques et professionnels de santé impliqués dans la riposte et les a invités à capitaliser les acquis de la gestion efficace de cette épidémie. Il a aussi exprimé sa reconnaissance à tous les cadres des autres ministères qui n’ont ménagé aucun effort pour accompagner le ministère de la Santé dans la gestion de cette urgence de santé publique. Ainsi qu’à tous les Partenaires techniques et financiers (Ptf) pour leur contribution très appréciable, aux autorités politico-administratives, chefs religieux, relais communautaires et à toute la population béninoise pour leur implication effective et efficace.
Toutefois, nuance-t-il, la fin de l’épisode épidémique de la fièvre hémorragique à virus Lassa déclarée ne signifie pas que le virus est éradiqué au Bénin. En conséquence, il a invité à nouveau toute la population à continuer d’observer toutes les mesures d’hygiène, notamment le lavage des mains à l’eau et au savon et la prudence à l’endroit des animaux sauvages en particulier les rats. Les professionnels de santé aussi doivent observer les mesures universelles d’hygiène hospitalière, de contrôle de l’infection et de maintien de la veille sanitaire. « Nous devons rester en état de veille, poursuivre la surveillance épidémiologique et la préparation à toute urgence de santé publique en vue d’une réponse prompte et appropriée », a-t-il martelé.

Santé 03 avr. 2019


1re session ordinaire du Comité national de microfinance : Poursuivre la modernisation du secteur

Le Comité national de microfinance (Cnm) a tenu, ce mardi 2 avril à Cotonou, sa première session ordinaire de l’année 2019. Il était question pour les acteurs au plus haut niveau du secteur de la microfinance, au Bénin, de passer au peigne fin les actions menées depuis la dernière session de l’année 2018 et faire des recommandations pour l’atteinte des objectifs fixés.

Venus de plusieurs horizons, les membres du Comité national de microfinance (Cnm) se sont penchés, hier mardi, sur l’état des lieux du secteur de la microfinance au Bénin. Plus précisément, ils ont au cours de ces assises, adopté le compte rendu de la troisième session du Cnm 2018, fait le point des travaux exécutés depuis la troisième session du Cnm de l’année 2018, débattu de certaines problématiques liées aux systèmes financiers décentralisés (Sfd). Aussi, la note trimestrielle de la conjoncture de la microfinance a-t-elle été examinée par les participants.
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, a d’abord loué les nombreux efforts consentis par les acteurs du secteur de la microfinance au profit « des populations exclues des circuits bancaires », avant de rappeler la vision du gouvernement en matière de microfinance. Celle-ci consiste, selon ses dires, à « lutter pour la réduction de la pauvreté au sein des populations à travers la promotion d’une offre de services financiers adaptés ». Cela amène donc le pays à, entre autres, « assainir le secteur, le professionnaliser, l’intégrer au secteur financier », à en croire les propos de la ministre. Elle va rappeler par la suite que pour l’année 2019, le comité « se doit de développer des synergies d’actions dans la mutualisation des moyens. Pour ce faire, il est tenu d’accroitre son attention notamment sur le suivi efficace de la mise en œuvre des stratégies inscrites dans la politique nationale de microfinance. Ceci, en vue de garantir la cohérence des interventions dans le secteur ».
C’était aussi l’occasion pour la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance de réitérer son engagement à accompagner les actions du Cnm en vue de l’atteinte des objectifs fixés.

Des priorités…

Afin atteindre lesdits objectifs, le Cnm doit tabler sur « des priorités », a insisté Bintou Chabi Adam Taro. Ces priorités sont au nombre de neuf dont l’actualisation du document de politique de développement de la microfinance, l’assainissement du secteur, le renforcement des actions de professionnalisation des Sfd avec une attention particulière sur l’éducation financière des clients. Toujours en termes de priorités, il y a également l’intensification des actions pour le financement du secteur agricole et le recensement des institutions de microfinance. Ces travaux du Cnm devront aboutir à de nouvelles recommandations à mettre en œuvre pour la modernisation du secteur.

Actualités 03 avr. 2019


Législatives 2019: Surprenante compétition électorale

Malgré les tentatives d’une certaine classe politique visant à arrêter la locomotive électorale pour y faire monter les candidats en difficulté, la machine électorale va devoir poursuivre inexorablement sa route laissant sur le quai une foule de candidats aussi désemparés que tétanisés. Jamais élections législatives n’auront été aussi surprenantes !

En somme, pour les huit partis non partants pour les élections législatives, 1328 candidats (titulaires comme suppléants) attendus doivent, selon les nouveaux développements de l’actualité politique, prendre leur mal en patience pour se conformer aux lois en vigueur afin de pouvoir participer dans quatre ans plus tard aux législatives. Soit, tout calcul fait, un effectif de 166 candidats par parti politique, un parti présentant 83 candidats titulaires et 83 candidats suppléants. Mais, comme tout un peuple ne saurait pleurer, du côté de la mouvance, l’ambiance serait très festive si le processus électoral se poursuit. A défaut de concurrents, les candidats de la mouvance devraient faire la compétition électorale entre eux, en somme un match amical du même genre que celui qu’il y a eu en 2001 entre le président Mathieu Kérékou et son ministre Bruno Amoussou.
Ange Joël TOFFOUN

Actualités 03 avr. 2019


Préparatifs de la Can 2019: Michel Dussuyer dévoile son chronogramme de travail

Le sélectionneur national du Bénin, Michel Dussuyer, a quitté Cotonou ce mardi 2 avril pour la France. Avant son départ, il a dévoilé son chronogramme de travail en vue des préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019.

Après la qualification des Ecureuils du Bénin pour la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019, le sélectionneur Michel Dussuyer a mis le cap sur les préparatifs de la compétition. Avec comme objectif principal d’aller le plus loin que possible lors de cette deuxième phase finale avec les Ecureuils, il a pris tôt son bâton de pèlerin. Parti de Cotonou ce mardi 2 avril, Michel Dussuyer va séjourner quelques jours en France avant de rejoindre Le Caire, à l’instar des autres sélectionneurs des pays qualifiés pour assister à la cérémonie du tirage au sort prévu pour le vendredi 12 avril 2019. Il va ensuite faire une visite des sites en Égypte, le lendemain, avant de repartir pour l’Hexagone le dimanche 14 avril.
Une fois fixé sur les adversaires des Ecureuils et les sites du tournoi, le technicien français va peaufiner pendant deux semaines le dernier pan de sa feuille de route avant de retourner au Bénin où il est attendu, le mercredi 1er mai prochain. Dans ce cadre, le stage de préparation de la sélection nationale pour la compétition démarre le lundi 3 juin 2019. Pendant trois semaines, les Ecureuils seront en mise au vert. Il est annoncé des séances d’entraînement et des matches amicaux dès le dimanche 9 juin. Le sélectionneur Michel Dussuyer sollicite un bon accompagnement de la part des autorités sportives pour l’atteinte de ses objectifs. Il souhaite que les joueurs soient dans les meilleures conditions durant les trois semaines de préparation.
En ce qui concerne le tirage au sort, le Bénin, dans le pot 4 aux côtés de la Mauritanie, de la Namibie, du Kenya et Madagascar, devra hériter d’une équipe respectivement du pot 1 constitué de l’Egypte, du Ghana, de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, du chapeau 2  composé du Maroc, du Nigeria, de la Rd Congo, de l’Algérie, du Mali et du pot 3 où se retrouvent l’Ouganda, l’Afrique du Sud, la Guinée Bissau, le Zimbabwe et l’Angola.
Rappelons que 24 nations vont prendre part à l’édition 2019 de la Coupe d’Afrique des nations de football, Égypte 2019 prévue du 21 juin au 19 juillet prochain au pays des Pharaons.

Société 03 avr. 2019


Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près la Norvège: « Faire tomber le mythe du risque qui hante les investisseurs »

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin dans les pays nordiques d’Europe (Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Islande) ainsi que dans les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), Eusèbe Agbangla évoque dans cette interview l’état des relations entre le Bénin et la Norvège. Des relations de coopération naguère en berne qui retrouvent tout un nouveau souffle à travers l’offensive impulsée par le président de la République du Bénin, Patrice Talon, dès son arrivée au pouvoir.

Eusèbe Agbangla : Depuis votre nomination, votre dynamisme a fait renouer les contacts entre le Bénin et la Norvège. Comment se portent aujourd’hui les relations entre les deux pays amis ?

La Nation : Le Royaume de Norvège et la République du Bénin entretiennent des relations diplomatiques depuis 1960. Ces relations ont évolué en dents de scie, avec quelques projets importants dans le passé du secteur privé norvégien au Bénin tels la Société des Ciments (Cimbénin) et l’exploitation du gisement pétrolier béninois par la société norvégienne Saga Petroleum Sa dans les années 80, dont l’expérience a occasionné un froid dans les relations de coopération entre les deux Etats, malgré toutes les tentatives de relance d’un régime à l’autre.
A partir de 2016, une nouvelle offensive impulsée par le président de la République du Bénin, S.E.M. Patrice Talon, dès son arrivée au pouvoir, a permis une première rencontre d’échanges à Oslo les 26 et 27 mai 2016, entre Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et son homologue norvégien sur la nécessité pour les deux pays d’ouvrir une nouvelle page de leur coopération.
Ensuite, une visite de travail sur instruction du chef de l’Etat, d’une délégation gouvernementale conduite toujours par le ministre Agbénonci, et comprenant le ministère de l’Energie, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et le conseiller spécial du président de la République, à Oslo les 27 et 28 avril 2017. La délégation était porteuse d’un message personnel du président de la République au premier ministre norvégien, S.E Mme Erna Solberg, et a saisi l’occasion pour discuter avec le gouvernement norvégien des voies et moyens de dynamiser la coopération bilatérale entre les deux Etats, y compris la question du démantèlement des vestiges des infrastructures pétrolifères polluantes de Sèmè abandonnées par Saga Petroleum, mais surtout pour avoir une rencontre déterminante avec les investisseurs norvégiens membres de la Norwegian African Business Association (Naba), qui interviennent déjà en Afrique, mais pour la plupart dans les pays anglophones d’Afrique. Cette rencontre a permis de mieux les informer sur le Pag 2016-2021, «  le Bénin Révélé », les 45 projets-phares et les réformes économiques profondes mis en chantier par le gouvernement, pour attirer les investissements privés étrangers, en tant que créateurs de richesses et d’emplois. Cette sensibilisation a abouti à la signature d’un Mémorandum d’entente entre le gouvernement béninois et la Naba, afin de faire désormais du Bénin, une destination pour les investisseurs norvégiens et des pays nordiques.
C’est le suivi des différentes conclusions de cette visite de travail par l’Ambassade qui a abouti à la visite officielle du président de la République au Royaume de Norvège, du 7 au 9 novembre 2018, à l’invitation du premier ministre norvégien.
Nous sommes fiers du succès qu’a connu cette visite officielle, grâce à laquelle le Bénin est aujourd’hui un pays partenaire du Royaume de Norvège, avec la possibilité de bénéficier des programmes bilatéraux et multilatéraux, comme l’indiquent les dispositions du Mémorandum d’Entente signé entre les deux Gouvernements à cette occasion. Au lendemain de cette visite, la Norvège a décidé de l’éligibilité du Bénin à son Programme bilatéral « Oil for Development », à l’occasion du Conseil d’administration de ce Programme le 6 décembre 2018.
L’autre retombée de la visite officielle du président de la République en Norvège est la décision des membres de la Naba de tous les pays nordiques d’effectuer une mission de prospection économique et commerciale au Bénin en avril 2019, si tout marche bien, répondant ainsi à l’appel à eux adressé par le président de la République, à l’issue de son intervention à la plénière du 8e Sommet de la Naba.

Justement, les 29 et 30 janvier derniers, l’ambassadeur de la Norvège était au Bénin. Cela témoigne de la vitalité de vos actions sur le terrain et vous annoncez l’arrivée d’une forte délégation d’hommes d’affaires norvégiens au Bénin en ce mois d’avril. Comment se prépare cette visite ?

Permettez-moi de préciser que l’ambassadeur du Royaume de Norvège avait accompagné au Bénin une délégation norvégienne conduite par son secrétaire d’Etat près le ministre des Affaires étrangères, qui était en visite de travail au Bénin le 29 janvier 2019. Cette visite qui se situe dans le cadre du suivi de la visite officielle du président Patrice Talon en Norvège, lui a permis de faire quelques annonces dont la mission du Programme « Oil for Development » au Bénin du 31 mars au 5 avril 2019, la mission au Bénin des membres de la Naba du 2 au 5 avril 2019, dont certains ont déjà fait l’option de s’implanter au Bénin dans différents secteurs, l’ouverture d’un Consulat honoraire formel de la Norvège à Cotonou, ceci pour témoigner de la volonté réciproque du gouvernement norvégien à œuvrer ensemble avec le gouvernement béninois, pour la dynamisation de la coopération entre les deux pays, dans tous les secteurs d’intérêt commun.
S’agissant particulièrement de la mission économique des membres de la Naba au Bénin, les préparatifs se sont bien déroulés, sous la houlette de l’Agence de promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), qui pilotent le Comité préparatoire mixte béninois-norvégien. Tout est fin prêt et la délégation norvégienne est déjà présente à Cotonou. Un forum pour un partenariat économique entre le Bénin et la Norvège aura lieu pendant leur séjour.

Mais concrètement, quelles sont les retombées du voyage du chef d’Etat pour les opérateurs économiques béninois et les membres de la Naba (Norwegian african business association) ? Autrement, que peuvent espérer les opérateurs économiques béninois de cette coopération bilatérale entre la Norvège et le Bénin ?

Le président Patrice Talon a été le premier chef d’Etat d’un pays francophone à participer au sommet annuel de la Naba, en qualité d’invité d’honneur, depuis l’institutionnalisation de ce forum par le ministère des Affaires étrangères norvégien, le Fonds norvégien pour les investissements dans les pays en développement (Norfund) et la Naba il y a huit ans, tous les précédents invités étant venus de pays anglophones.
Son adresse à la plénière a mis à l’aise les investisseurs norvégiens et nordiques présents au sommet, sur l’importance des investissements privés comme levier de développement en Afrique, et non pas nécessairement l’aide publique au développement qui a montré ses limites.
Il a balisé le terrain en faisant tomber le mythe du grand risque qui hante les investisseurs norvégiens et des pays nordiques ou des taux de rendement exorbitants qu’ils visent et qui les empêchent de venir investir en Afrique, en les rassurant qu’il existe de nombreuses opportunités d’affaires en Afrique pour le secteur privé, pour y faire profit, créer de la richesse et de l’emploi.
Le président de la République a, dans ce cadre, présenté le Bénin comme un pays–référence en Afrique de l’Ouest, la porte d’entrée des pays de la Cedeao, qui s’étend sur un marché de plus de 300 millions de consommateurs.
Il a exhorté les investisseurs nordiques à prendre le risque d’investir au Bénin pour voir à quel point il est intéressant de le faire, dans l’espoir que dans quelques années le Bénin sera le premier partenaire africain de la Norvège.
Comme portée et impacts recueillis de son adresse, l’on peut retenir : un enthousiasme et une disponibilité des partenaires norvégiens à aller tester l’expérience d’investissement au Bénin ; les échanges commerciaux entre la Norvège et le Bénin sont possibles grâce à des facilités d’accès aux marchés norvégiens en franchise, à 100% d’exemption de droits de douane et de contingentement, offert par la Norvège aux pays en développement dans le cadre du commerce international ; la volonté des membres de la Naba d’avoir des partenaires locaux fiables, pouvant entretenir des rapports d’affaires gagnant-gagnant ; l’existence d’organismes norvégiens de financement des exportations (Giek, Export Credit Norway, Innovation Norway), pour accompagner les investisseurs norvégiens dans leurs partenariats d’affaires avec leurs homologues dans les pays en développement, par des conseils sur les risques et les plans d’affaires, les opportunités dans le pays cible et une contribution à la mobilisation du financement.
Bref, les conditions sont donc réunies pour les investisseurs norvégiens et même nordiques, à aller à l’assaut du Bénin, pays francophone auquel ils ne sont pas habitués, en raison de la barrière linguistique qu’est le français au lieu de l’anglais qu’ils pratiquent.
Par conséquent, il s’agira pour les opérateurs économiques béninois de : se positionner comme des partenaires locaux capables d’accueillir et de composer avec leurs homologues norvégiens et des pays nordiques, pour investir dans les secteurs d’intérêt commun, créer de la richesse et des emplois. Ces secteurs pour la Norvège, ce sont les projets relevant de l’économie bleue, l’énergie, les Tic, l’aquaculture et les pêches, l’agriculture et l’agro-indusrie, le pétrole, le gaz et le tourisme, etc ; de s’investir dans la production à l’exportation des produits tropicaux béninois, en vue de promouvoir les échanges commerciaux entre le Bénin et la Norvège. Et aussi de bénéficier des financements des institutions financières norvégiennes, qui accompagnent les acteurs du secteur privé de la Norvège, dans leur partenariat pour des investissements et des exportations à l'étranger.

Quel est le point de la concession de l'Aéroport de Tourou à une entreprise danoise ?
A quand le démarrage des travaux sur ce chantier ?

Effectivement, un Consortium danois est très intéressé par la gestion de l'Aéroport de Tourou dans la municipalité de Parakou. Il s'agit du Consortium « West Africa Aviation » (Waa).
En effet, après la signature du Mémorandum d'Entente entre ce Consortium danois et le ministre des Infrastructures et des Transports, une délégation du Consortium a effectué en décembre 2018 une mission au Bénin. A leur retour, l'Ambassade a tenu une séance de travail-synthèse avec ces partenaires, afin de s'enquérir du nouveau planning de démarrage effectif de leurs activités. Il convient de rappeler à votre attention que l'ambition du Consortium danois est de démarrer l'exploitation de l'Aéroport de Tourou, après l’avoir conformé aux normes de l'Oaci et aux dispositions réglementaires nationales, développer ensuite des activités touristiques et commerciales en animant un trafic touristique, créer enfin une Académie de l'Aviation, à vocation régionale, pour assurer le renforcement des capacités de gestion des aéroports.
Il ressort de la séance avec le Consortium que pendant leur séjour au Bénin, la délégation a eu des échanges techniques avec les responsables de l’Asecna – Bénin, de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) et a effectué une visite sur le site de l’Aéroport de Tourou, en présence du ministre des Mines et de l’Eau, assurant l’intérim de son collègue en charge des Transports, du préfet du département du Borgou et du maire de la municipalité de Parakou. Cela leur a permis de se rendre compte des travaux à réaliser pour conformer l’Aéroport de Tourou aux normes internationales.
Sur cette base, le Consortium danois m’a rassuré, à l’attention du gouvernement et des populations béninoises, qu’il pourrait démarrer les travaux de mise en conformité et les activités d’exploitation de l’aéroport de Tourou, de façon progressive, avant la fin du premier semestre 2019.

Société 03 avr. 2019


Bénin-Maroc: L’aube nouvelle d’une coopération gagnant-gagnant

La coopération entre le royaume du Maroc et le Bénin s’est réhydratée à la faveur de la sixième grande commission mixte de coopération. Laquelle accentue les liens entre les deux pays, ouvrant ainsi une aube nouvelle dans les relations bilatérales.

Justice, énergie, affaires islamiques, protection civile, jeunesse et sports, octroi de bourses, formation professionnelle, sécurité routière et transports internationaux routiers… Les champs de la collaboration entre le Bénin et le Maroc se sont élargis à la faveur de la sixième grande commission mixte de coopération. La dernière visite dans ce pays du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, à la tête d’une délégation à l’invitation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du royaume du Maroc, Nasser Bourita, a été un cadre du renforcement et de la consolidation des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux Etats. La délégation béninoise composée de cadres des ministères sectoriels impliqués dans la signature des accords : Agriculture, Défense, Commerce… a, en amont, fait le point des avancées réalisées dans différents domaines de coopération avec les Marocains. Occasion pour les deux parties d’apprécier le chemin parcouru depuis les travaux de la dernière commission mixte et de poser les bases de nouveaux rapports entre le royaume chérifien et le Bénin. Ouvrant ainsi la voie aux travaux de la sixième commission qui consacre le nouveau départ des rapports entre les deux pays. Nouveau départ voulu par le roi du Maroc, sa majesté Mohammed VI et le président Patrice Talon.
Pour le ministre Aurélien
Agbénonci, cette rencontre n’est rien d’autre que la manifestation concrète de la vision des deux chefs d’Etat et de leur volonté commune de construire une coopération fructueuse, principalement fondée sur la valorisation et le partage de nos potentialités. « C’est l’occasion de saluer la vision claire de sa majesté le roi Mohammed VI d’inscrire la coopération Sud-Sud comme une priorité absolue du développement du continent. Cette vision est la même prônée par le président Patrice Talon dans le Programme d’action de notre gouvernement », souligne-t-il.
Pour sa part, le ministre Nasser Bourita explique : « Notre volonté est de porter nos relations économiques à un niveau plus important à travers une meilleure connaissance et un plus grand engagement ». Aussi, les ministres ont-ils clairement exprimé la disposition des deux pays « à œuvrer pour une Afrique stable, développée et prospère». Ils ont également souligné que l'intégration régionale est un des facteurs déterminants pour le développement du commerce et de l’investissement. « À cet égard, ils ont salué la communauté de vision des deux chefs d’Etat pour la coopération Sud-Sud, comme un levier d’intégration et de développement en Afrique et ont appelé au renforcement de la coopération entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest ».

Nouveau tournant, nouvelles perspectives !

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est formel. La tenue de la sixième grande commission mixte « marquera un nouveau tournant dans les relations, avec la définition d’un cadre plus concret de partenariat, l’ouverture de nouvelles perspectives porteuses d’espérance heureuse dans les domaines économique, de la promotion des investissements et des échanges, de l’agriculture, dans le secteur touristique et dans le domaine religieux ». La mise en œuvre effective des différents accords signés en est l’illustration, rassure-t-il. Mieux, la convergence d’intérêts entre les deux pays est déjà perçue par les institutions à divers niveaux, les opérateurs économiques et les populations qui, selon lui, ont compris et épousé cette dynamique. « Je reste persuadé que cette grande commission mixte… donnera une nouvelle impulsion à notre coopération bilatérale, certain qu’elle ouvrira la voie à des réalisations tangibles au profit de nos deux peuples », poursuit le patron de la diplomatie béninoise.
Ensemble avec son homologue, les deux ministres se sont « félicités de l’excellence des relations bilatérales empreintes de fraternité et de solidarité ». Ils ont également réaffirmé la ferme volonté des deux pays de diversifier et de consolider la coopération dans plusieurs domaines. Ils ont ainsi retenu un certain nombre d’actions à réaliser en commun, dans le cadre de la concrétisation des objectifs fixés et ont convenu ainsi de la nécessité d’impliquer davantage les opérateurs économiques privés dans cet effort de consolidation des relations bilatérales, en vue de conférer un caractère stratégique à leur coopération multisectorielle. 48e client et 126e fournisseur du Maroc, le royaume chérifien rêve également de son côté, de porter ses relations économiques avec le Bénin à un niveau plus important à travers une meilleure connaissance et un plus grand engagement.

Actualités 02 avr. 2019


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