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Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin dans les pays nordiques d’Europe (Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Islande) ainsi que dans les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), Eusèbe Agbangla évoque dans cette interview l’état des relations entre le Bénin et la Norvège. Des relations de coopération naguère en berne qui retrouvent tout un nouveau souffle à travers l’offensive impulsée par le président de la République du Bénin, Patrice Talon, dès son arrivée au pouvoir.
Eusèbe Agbangla : Depuis votre nomination, votre dynamisme a fait renouer les contacts entre le Bénin et la Norvège. Comment se portent aujourd’hui les relations entre les deux pays amis ?
La Nation : Le Royaume de Norvège et la République du Bénin entretiennent des relations diplomatiques depuis 1960. Ces relations ont évolué en dents de scie, avec quelques projets importants dans le passé du secteur privé norvégien au Bénin tels la Société des Ciments (Cimbénin) et l’exploitation du gisement pétrolier béninois par la société norvégienne Saga Petroleum Sa dans les années 80, dont l’expérience a occasionné un froid dans les relations de coopération entre les deux Etats, malgré toutes les tentatives de relance d’un régime à l’autre.
A partir de 2016, une nouvelle offensive impulsée par le président de la République du Bénin, S.E.M. Patrice Talon, dès son arrivée au pouvoir, a permis une première rencontre d’échanges à Oslo les 26 et 27 mai 2016, entre Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et son homologue norvégien sur la nécessité pour les deux pays d’ouvrir une nouvelle page de leur coopération.
Ensuite, une visite de travail sur instruction du chef de l’Etat, d’une délégation gouvernementale conduite toujours par le ministre Agbénonci, et comprenant le ministère de l’Energie, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et le conseiller spécial du président de la République, à Oslo les 27 et 28 avril 2017. La délégation était porteuse d’un message personnel du président de la République au premier ministre norvégien, S.E Mme Erna Solberg, et a saisi l’occasion pour discuter avec le gouvernement norvégien des voies et moyens de dynamiser la coopération bilatérale entre les deux Etats, y compris la question du démantèlement des vestiges des infrastructures pétrolifères polluantes de Sèmè abandonnées par Saga Petroleum, mais surtout pour avoir une rencontre déterminante avec les investisseurs norvégiens membres de la Norwegian African Business Association (Naba), qui interviennent déjà en Afrique, mais pour la plupart dans les pays anglophones d’Afrique. Cette rencontre a permis de mieux les informer sur le Pag 2016-2021, « le Bénin Révélé », les 45 projets-phares et les réformes économiques profondes mis en chantier par le gouvernement, pour attirer les investissements privés étrangers, en tant que créateurs de richesses et d’emplois. Cette sensibilisation a abouti à la signature d’un Mémorandum d’entente entre le gouvernement béninois et la Naba, afin de faire désormais du Bénin, une destination pour les investisseurs norvégiens et des pays nordiques.
C’est le suivi des différentes conclusions de cette visite de travail par l’Ambassade qui a abouti à la visite officielle du président de la République au Royaume de Norvège, du 7 au 9 novembre 2018, à l’invitation du premier ministre norvégien.
Nous sommes fiers du succès qu’a connu cette visite officielle, grâce à laquelle le Bénin est aujourd’hui un pays partenaire du Royaume de Norvège, avec la possibilité de bénéficier des programmes bilatéraux et multilatéraux, comme l’indiquent les dispositions du Mémorandum d’Entente signé entre les deux Gouvernements à cette occasion. Au lendemain de cette visite, la Norvège a décidé de l’éligibilité du Bénin à son Programme bilatéral « Oil for Development », à l’occasion du Conseil d’administration de ce Programme le 6 décembre 2018.
L’autre retombée de la visite officielle du président de la République en Norvège est la décision des membres de la Naba de tous les pays nordiques d’effectuer une mission de prospection économique et commerciale au Bénin en avril 2019, si tout marche bien, répondant ainsi à l’appel à eux adressé par le président de la République, à l’issue de son intervention à la plénière du 8e Sommet de la Naba.
Justement, les 29 et 30 janvier derniers, l’ambassadeur de la Norvège était au Bénin. Cela témoigne de la vitalité de vos actions sur le terrain et vous annoncez l’arrivée d’une forte délégation d’hommes d’affaires norvégiens au Bénin en ce mois d’avril. Comment se prépare cette visite ?
Permettez-moi de préciser que l’ambassadeur du Royaume de Norvège avait accompagné au Bénin une délégation norvégienne conduite par son secrétaire d’Etat près le ministre des Affaires étrangères, qui était en visite de travail au Bénin le 29 janvier 2019. Cette visite qui se situe dans le cadre du suivi de la visite officielle du président Patrice Talon en Norvège, lui a permis de faire quelques annonces dont la mission du Programme « Oil for Development » au Bénin du 31 mars au 5 avril 2019, la mission au Bénin des membres de la Naba du 2 au 5 avril 2019, dont certains ont déjà fait l’option de s’implanter au Bénin dans différents secteurs, l’ouverture d’un Consulat honoraire formel de la Norvège à Cotonou, ceci pour témoigner de la volonté réciproque du gouvernement norvégien à œuvrer ensemble avec le gouvernement béninois, pour la dynamisation de la coopération entre les deux pays, dans tous les secteurs d’intérêt commun.
S’agissant particulièrement de la mission économique des membres de la Naba au Bénin, les préparatifs se sont bien déroulés, sous la houlette de l’Agence de promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), qui pilotent le Comité préparatoire mixte béninois-norvégien. Tout est fin prêt et la délégation norvégienne est déjà présente à Cotonou. Un forum pour un partenariat économique entre le Bénin et la Norvège aura lieu pendant leur séjour.
Mais concrètement, quelles sont les retombées du voyage du chef d’Etat pour les opérateurs économiques béninois et les membres de la Naba (Norwegian african business association) ? Autrement, que peuvent espérer les opérateurs économiques béninois de cette coopération bilatérale entre la Norvège et le Bénin ?
Le président Patrice Talon a été le premier chef d’Etat d’un pays francophone à participer au sommet annuel de la Naba, en qualité d’invité d’honneur, depuis l’institutionnalisation de ce forum par le ministère des Affaires étrangères norvégien, le Fonds norvégien pour les investissements dans les pays en développement (Norfund) et la Naba il y a huit ans, tous les précédents invités étant venus de pays anglophones.
Son adresse à la plénière a mis à l’aise les investisseurs norvégiens et nordiques présents au sommet, sur l’importance des investissements privés comme levier de développement en Afrique, et non pas nécessairement l’aide publique au développement qui a montré ses limites.
Il a balisé le terrain en faisant tomber le mythe du grand risque qui hante les investisseurs norvégiens et des pays nordiques ou des taux de rendement exorbitants qu’ils visent et qui les empêchent de venir investir en Afrique, en les rassurant qu’il existe de nombreuses opportunités d’affaires en Afrique pour le secteur privé, pour y faire profit, créer de la richesse et de l’emploi.
Le président de la République a, dans ce cadre, présenté le Bénin comme un pays–référence en Afrique de l’Ouest, la porte d’entrée des pays de la Cedeao, qui s’étend sur un marché de plus de 300 millions de consommateurs.
Il a exhorté les investisseurs nordiques à prendre le risque d’investir au Bénin pour voir à quel point il est intéressant de le faire, dans l’espoir que dans quelques années le Bénin sera le premier partenaire africain de la Norvège.
Comme portée et impacts recueillis de son adresse, l’on peut retenir : un enthousiasme et une disponibilité des partenaires norvégiens à aller tester l’expérience d’investissement au Bénin ; les échanges commerciaux entre la Norvège et le Bénin sont possibles grâce à des facilités d’accès aux marchés norvégiens en franchise, à 100% d’exemption de droits de douane et de contingentement, offert par la Norvège aux pays en développement dans le cadre du commerce international ; la volonté des membres de la Naba d’avoir des partenaires locaux fiables, pouvant entretenir des rapports d’affaires gagnant-gagnant ; l’existence d’organismes norvégiens de financement des exportations (Giek, Export Credit Norway, Innovation Norway), pour accompagner les investisseurs norvégiens dans leurs partenariats d’affaires avec leurs homologues dans les pays en développement, par des conseils sur les risques et les plans d’affaires, les opportunités dans le pays cible et une contribution à la mobilisation du financement.
Bref, les conditions sont donc réunies pour les investisseurs norvégiens et même nordiques, à aller à l’assaut du Bénin, pays francophone auquel ils ne sont pas habitués, en raison de la barrière linguistique qu’est le français au lieu de l’anglais qu’ils pratiquent.
Par conséquent, il s’agira pour les opérateurs économiques béninois de : se positionner comme des partenaires locaux capables d’accueillir et de composer avec leurs homologues norvégiens et des pays nordiques, pour investir dans les secteurs d’intérêt commun, créer de la richesse et des emplois. Ces secteurs pour la Norvège, ce sont les projets relevant de l’économie bleue, l’énergie, les Tic, l’aquaculture et les pêches, l’agriculture et l’agro-indusrie, le pétrole, le gaz et le tourisme, etc ; de s’investir dans la production à l’exportation des produits tropicaux béninois, en vue de promouvoir les échanges commerciaux entre le Bénin et la Norvège. Et aussi de bénéficier des financements des institutions financières norvégiennes, qui accompagnent les acteurs du secteur privé de la Norvège, dans leur partenariat pour des investissements et des exportations à l'étranger.
Quel est le point de la concession de l'Aéroport de Tourou à une entreprise danoise ?
A quand le démarrage des travaux sur ce chantier ?
Effectivement, un Consortium danois est très intéressé par la gestion de l'Aéroport de Tourou dans la municipalité de Parakou. Il s'agit du Consortium « West Africa Aviation » (Waa).
En effet, après la signature du Mémorandum d'Entente entre ce Consortium danois et le ministre des Infrastructures et des Transports, une délégation du Consortium a effectué en décembre 2018 une mission au Bénin. A leur retour, l'Ambassade a tenu une séance de travail-synthèse avec ces partenaires, afin de s'enquérir du nouveau planning de démarrage effectif de leurs activités. Il convient de rappeler à votre attention que l'ambition du Consortium danois est de démarrer l'exploitation de l'Aéroport de Tourou, après l’avoir conformé aux normes de l'Oaci et aux dispositions réglementaires nationales, développer ensuite des activités touristiques et commerciales en animant un trafic touristique, créer enfin une Académie de l'Aviation, à vocation régionale, pour assurer le renforcement des capacités de gestion des aéroports.
Il ressort de la séance avec le Consortium que pendant leur séjour au Bénin, la délégation a eu des échanges techniques avec les responsables de l’Asecna – Bénin, de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) et a effectué une visite sur le site de l’Aéroport de Tourou, en présence du ministre des Mines et de l’Eau, assurant l’intérim de son collègue en charge des Transports, du préfet du département du Borgou et du maire de la municipalité de Parakou. Cela leur a permis de se rendre compte des travaux à réaliser pour conformer l’Aéroport de Tourou aux normes internationales.
Sur cette base, le Consortium danois m’a rassuré, à l’attention du gouvernement et des populations béninoises, qu’il pourrait démarrer les travaux de mise en conformité et les activités d’exploitation de l’aéroport de Tourou, de façon progressive, avant la fin du premier semestre 2019.

La coopération entre le royaume du Maroc et le Bénin s’est réhydratée à la faveur de la sixième grande commission mixte de coopération. Laquelle accentue les liens entre les deux pays, ouvrant ainsi une aube nouvelle dans les relations bilatérales.
Justice, énergie, affaires islamiques, protection civile, jeunesse et sports, octroi de bourses, formation professionnelle, sécurité routière et transports internationaux routiers… Les champs de la collaboration entre le Bénin et le Maroc se sont élargis à la faveur de la sixième grande commission mixte de coopération. La dernière visite dans ce pays du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, à la tête d’une délégation à l’invitation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du royaume du Maroc, Nasser Bourita, a été un cadre du renforcement et de la consolidation des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux Etats. La délégation béninoise composée de cadres des ministères sectoriels impliqués dans la signature des accords : Agriculture, Défense, Commerce… a, en amont, fait le point des avancées réalisées dans différents domaines de coopération avec les Marocains. Occasion pour les deux parties d’apprécier le chemin parcouru depuis les travaux de la dernière commission mixte et de poser les bases de nouveaux rapports entre le royaume chérifien et le Bénin. Ouvrant ainsi la voie aux travaux de la sixième commission qui consacre le nouveau départ des rapports entre les deux pays. Nouveau départ voulu par le roi du Maroc, sa majesté Mohammed VI et le président Patrice Talon.
Pour le ministre Aurélien
Agbénonci, cette rencontre n’est rien d’autre que la manifestation concrète de la vision des deux chefs d’Etat et de leur volonté commune de construire une coopération fructueuse, principalement fondée sur la valorisation et le partage de nos potentialités. « C’est l’occasion de saluer la vision claire de sa majesté le roi Mohammed VI d’inscrire la coopération Sud-Sud comme une priorité absolue du développement du continent. Cette vision est la même prônée par le président Patrice Talon dans le Programme d’action de notre gouvernement », souligne-t-il.
Pour sa part, le ministre Nasser Bourita explique : « Notre volonté est de porter nos relations économiques à un niveau plus important à travers une meilleure connaissance et un plus grand engagement ». Aussi, les ministres ont-ils clairement exprimé la disposition des deux pays « à œuvrer pour une Afrique stable, développée et prospère». Ils ont également souligné que l'intégration régionale est un des facteurs déterminants pour le développement du commerce et de l’investissement. « À cet égard, ils ont salué la communauté de vision des deux chefs d’Etat pour la coopération Sud-Sud, comme un levier d’intégration et de développement en Afrique et ont appelé au renforcement de la coopération entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest ».
Nouveau tournant, nouvelles perspectives !
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est formel. La tenue de la sixième grande commission mixte « marquera un nouveau tournant dans les relations, avec la définition d’un cadre plus concret de partenariat, l’ouverture de nouvelles perspectives porteuses d’espérance heureuse dans les domaines économique, de la promotion des investissements et des échanges, de l’agriculture, dans le secteur touristique et dans le domaine religieux ». La mise en œuvre effective des différents accords signés en est l’illustration, rassure-t-il. Mieux, la convergence d’intérêts entre les deux pays est déjà perçue par les institutions à divers niveaux, les opérateurs économiques et les populations qui, selon lui, ont compris et épousé cette dynamique. « Je reste persuadé que cette grande commission mixte… donnera une nouvelle impulsion à notre coopération bilatérale, certain qu’elle ouvrira la voie à des réalisations tangibles au profit de nos deux peuples », poursuit le patron de la diplomatie béninoise.
Ensemble avec son homologue, les deux ministres se sont « félicités de l’excellence des relations bilatérales empreintes de fraternité et de solidarité ». Ils ont également réaffirmé la ferme volonté des deux pays de diversifier et de consolider la coopération dans plusieurs domaines. Ils ont ainsi retenu un certain nombre d’actions à réaliser en commun, dans le cadre de la concrétisation des objectifs fixés et ont convenu ainsi de la nécessité d’impliquer davantage les opérateurs économiques privés dans cet effort de consolidation des relations bilatérales, en vue de conférer un caractère stratégique à leur coopération multisectorielle. 48e client et 126e fournisseur du Maroc, le royaume chérifien rêve également de son côté, de porter ses relations économiques avec le Bénin à un niveau plus important à travers une meilleure connaissance et un plus grand engagement.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a reçu, ce lundi 1er avril, en audience un groupe d'investisseurs turcs conduit par l'ambassadeur de Turquie près le Bénin Kemal Onur Özçeri. C'est dans le cadre de la présentation d'une opportunité d'investissement turc.
Ouvrir au Bénin un grand centre commercial, c'est l'ambition qui a mené les pas d'un groupe d'investisseurs turcs en mission de prospection au Bénin. Introduits par l'ambassadeur de Turquie près le Bénin Kemal Onur Özçeri, les hommes d'affaires turcs ont exposé hier au chef de la diplomatie béninoise, les opportunités que présente ce projet pour le Bénin. À travers ce centre, qui se veut imposant, le groupe d'investisseurs, membres de l'Association des hommes d'affaires et industriels indépendants de la Turquie, va intervenir dans les secteurs de la logistique, des Btp (matériaux de construction), de l'agro-alimentaire... C'est ce qu'a expliqué le directeur de la Commission des relations internationales et du commerce extérieur, Mehmet Zeki Güverçin. Les investisseurs turcs entendent aussi s'ouvrir à toutes autres opportunités commerciales porteuses.
C'est avec enthousiasme que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a reçu ses hôtes. «Ce que nous voulons, c'est que les investisseurs aient la possibilité de s'établir dans ce pays pour créer la richesse, pour créer des emplois... », leur a-t-il déclaré. Après les avoir briefés sur les ambitions du gouvernement, il leur a également recommandé de se rapprocher de l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) pour de plus amples informations, quant aux formalités d'enregistrement de leurs entreprises. « A l'Apiex, vous aurez plus de facilités quant aux formalités pratiques », a-t-il soutenu. Les deux parties se sont séparées avec l'espoir de vite voir se concrétiser ce projet.

A l’occasion de la séance de travail entre des membres du gouvernement et la mission de la Société financière internationale (Sfi), le mercredi 27 mars dernier à Cotonou, le ministre du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a souhaité qu’une représentation de la Sfi soit ouverte au Bénin.
Le gouvernement du président Patrice Talon appelle la Société financière internationale (Sfi) à s’installer au Bénin. Ceci, pour une collaboration sur place entre les deux entités en vue de booster l’investissement privé et par ricochet, contribuer à la transformation de l’économie béninoise.
En visite à Cotonou depuis quelques jours, la mission de la Sfi conduite par le vice-président Moyen-Orient et Afrique de ladite structure, en la personne de Sergio Pimenta souhaite, entre autres, examiner avec le régime en place, quelques idées potentielles d’investissement dans l’économie béninoise. Elle voudrait également voir dans quelle mesure accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de son Programme d’action (Pag). Pour une meilleure atteinte de ces objectifs et un impact durable du fruit des réformes actuelles et futures, le ministre du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a souhaité, mercredi dernier, lors de la séance de travail entre lui et plusieurs de ses collègues ministres et l’équipe de Sergio Pimenta, qu’un bureau de la Sfi soit implanté sur le sol béninois.
« Ce que nous souhaitons, c’est qu’avec un appui plus rapproché de la Sfi nous puissions avoir des résultats plus probants… J’ai suggéré tout à l’heure au vice-président de la Sfi, M. Sergio
Pimenta, qu’un bureau puisse être ouvert ici… ». Pour le ministre du Plan et du Développement qui s’exprimait en ces mots, il est tout aussi important pour le gouvernement et la Sfi, que celle-ci, une fois son bureau installé à Cotonou, soit en contact direct avec les investisseurs potentiels qui souhaiteraient injecter de l’argent dans l’économie béninoise.
A souligner que la Sfi est une filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.

Les députés ont clos, ce lundi, les travaux de la quatrième session extraordinaire de l’année 2019 sans le moindre consensus pour des élections législatives inclusives. Pendant ce temps, majorité et minorité parlementaires se rejettent la responsabilité de l’échec de cette quête de solutions consensuelles en vue de la bonne compétition électorale dimanche 28 avril prochain.
Tendons-nous vers des élections législatives avec comme seules listes celles du parti de l’Union progressiste et du Bloc républicain ? Tout porte à le croire depuis ce lundi 1er avril avec l’échec de la quête de consensus en vue des élections législatives sans exclusion, c’est-à-dire avec la participation des partis de l’opposition recalés pour une raison ou une autre par la Commission électorale nationale autonome (Céna). En effet, les députés se sont séparés dos à dos à l’issue de la séance plénière d’hier, la dernière de la quatrième session extraordinaire de l’année 2019 close ce même lundi. Les travaux ont été purement et simplement clôturés par le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. Il dit ne pas avoir le choix d’autant que les dossiers inscrits à l’ordre du jour de la session sont épuisés. Le dernier point concerne l’examen des propositions de lois électorales dérogatoires en vue des élections législatives inclusives. Me Adrien
Houngbédji s’est dit très surpris d’avoir appris la déclaration, vendredi 29 mars dernier, des députés de la majorité parlementaire mettant un terme aux négociations politiques en vue de réaliser le consensus tant attendu pour l’examen et l’adoption des textes électoraux. Il y a donc rupture du consensus, note le président de l’Assemblée nationale. Il serait alors difficile pour lui de poursuivre les discussions autour de ce dossier, fait-il savoir à la dernière séance plénière au titre de la session extraordinaire. Mais, cette annonce de la clôture des travaux n’a pas été du goût du député Eric Houndété de la minorité parlementaire. Ce dernier a dénoncé le comportement de ses collègues de la majorité parlementaire qui en ont conclu au défaut de consensus et demandé le respect du calendrier électoral. Il a informé le président de l’Assemblée nationale de ce que la minorité parlementaire a initié des propositions de lois dont l’examen et le vote pourraient conduire à des élections législatives inclusives. Eric
Houndété dit s’apprêter à déposer ces textes sur la table du président de l’Assemblée nationale. Mais c’est trop tard, dira Me Adrien Houngbédji, car ces propositions de lois n’ont aucune chance d’être examinées et votées ce même lundi 1er avril avant la clôture de la session. Toutefois, l’Assemblée nationale peut ouvrir une autre session extraordinaire aux fins d’examiner lesdites lois.
Non à la violence !
Mais là encore, fait remarquer Me Adrien Houngbédji, il n’est pas évident que la minorité parlementaire arrive à recueillir au moins 42 signatures, c’est-à-dire la majorité afin de valider l’ouverture de cette session. Sur ce, le président Adrien Houngbédji a procédé à la clôture de la quatrième session extraordinaire de l’année 2019. Ainsi, les députés se sont séparés dos à dos sans parvenir au consensus recherché pour des élections législatives inclusives.
Mais avant cette clôture, le député Nourénou Atchadé est monté au créneau à la tribune de l’hémicycle pour dénoncer ses collègues de la majorité parlementaire qui auraient fait du dilatoire pour empêcher la réalisation du fameux consensus qui rassurerait les uns et les autres. Il réitère une fois encore la menace de la minorité parlementaire pour qui pas d’élections législatives sans l’opposition. Pour Nourénou Atchadé, il est inacceptable que le Bénin, après 29 ans de démocratie, organise des législatives avec seulement deux listes de la mouvance présidentielle. La minorité parlementaire réaffirme dès lors sa disponibilité à œuvrer pour la recherche d’une solution consensuelle pour sortir de l’impasse.
Comme une réponse du berger à la bergère, les députés membres du Bloc républicain (Br) et ceux du parti de l’Union progressiste (Up) ont séparément animé aussi un point de presse pour démonter les arguments avancés par la minorité dans sa déclaration. Pour Antoine Kolawolé Idji de l’Union progressiste, la majorité parlementaire s’est montrée ouverte durant tout le processus de négociation qui a commencé depuis que le chef de l’Etat a mandaté, le 6 mars dernier, le président de l’Assemblée nationale de conduire les négociations en vue d’aboutir à des solutions consensuelles pour sortir de la crise préélectorale. Mais la majorité parlementaire avait, selon ses dires, en face d’elle une minorité qui ne faisait qu'user du dilatoire et de la distraction pour conduire le Bénin dans un vide juridique. Il est normal face à une telle situation, explique l’honorable Orden Alladatin, toujours de l’Up, que la majorité prenne ses responsabilités comme elle a su bien le faire à travers la déclaration qu’elle a lue à la tribune de l’hémicycle pour prendre acte de l’échec du consensus. Les conférenciers ont martelé encore hier que les élections législatives auront lieu le 28 avril prochain pour permettre l’installation à bonne date de la huitième législature. Le député Jean-Michel Abimbola du Bloc républicain a aussi réitéré son appel au respect des textes en vigueur et condamne les appels à la violence de l’opposition.

« Le constat est établi que l’Assemblée nationale n’a pu obtenir le consensus nécessaire à la modification de la législation en vigueur sur la charte des partis politiques et le code électoral. », clame Joseph Gnonlonfoun, dans une déclaration qu’il a lue au nom des responsables d’institutions, reçus ce lundi 1er avril par le chef de l’Etat à la Présidence de la République.
Poursuivant, il fait remarquer qu’ « Il est également établi qu’aussi bien les acteurs politiques, les organisations syndicales et celles de la société civile que le peuple entier sont attachés à la préservation de l’ordre constitutionnel. », Aussi, « Regrettant cette absence de consensus, les présidents des institutions appellent à la poursuite du processus électoral et à la tenue des élections à bonne date. ». Alea jacta est !
Toutefois, les présidents des institutions de la République «invitent l’ensemble des acteurs à poursuivre résolument le dialogue pour améliorer la qualité des textes en vigueur dans la perspective des échéances ultérieures. ».
Clap de fin, sonnant par ricochet le glas de la recherche de solution consensuelle par voie parlementaire, qui a fait long feu !
A la séance d’échanges élargie au Médiateur de la République (porte-parole de circonstance) et au président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et ayant abouti à cette conclusion, avaient répondu présents les présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Haute Cour de Justice, du Conseil économique et social, de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication.
Il ressort de cette énième rencontre tenue par le chef de l’Etat, au terme de laquelle les institutions de la République ont reconnu et salué les efforts du président Patrice Talon, en vue d’élections législatives consensuelles, que « La préservation de l’ordre constitutionnel passe par des élections à bonne date ». Cet ordre prime sur toute autre considération, à l’évidence. Le consensus tant espéré des acteurs politiques n’ayant pu être effectif, du fait de dilatoires qui ont prévalu à l’esprit de consensus et de sagesse, ne reste que le moindre mal de poursuivre le processus électoral, en respect des textes en vigueur.
Paul AMOUSSOU

Du 30 au 31 mars dernier, le Pape François a effectué une visite à Rabat au Maroc, signe de l’ouverture du Royaume dans un pays à 99 % musulman. Entre l'appel de Jérusalem et l'éducation comme rempart à l'extrémisme, cette visite papale s’avère plus que symbolique.
Dans un contexte international marqué par une perte de repères et une montée des extrémismes, la visite du Pape François au Maroc, inédite, s’inscrit dans le prolongement de l’héritage de la rencontre, il y a 34 ans, entre feu Sa Majesté Hassan II, et Sa Sainteté le Pape Jean Paul II. C'est sous une pluie battante que le Commandeur des croyants, sa Majesté Mohammed VI et le Saint-Père ont été accueillis par une foule qui attendait sur l'esplanade de la Tour Hassan de Rabat, samedi 30 mars dernier.
Cette visite officielle de deux jours effectuée au Maroc par Sa Sainteté le Pape François se veut une occasion unique de rappeler que le Maroc est une terre de coexistence, de tolérance et de modération, surtout avec la rencontre entre deux Autorités religieuses et morales que sont sa Majesté Mohammed VI et le Souverain pontife. Occasion également pour le Souverain chérifien, de prononcer, samedi dernier sur l’esplanade de la Mosquée Hassan à Rabat, un discours marquant, à travers lequel il a souligné la profondeur symbolique de cette visite, sa portée historique et l’enjeu civilisationnel qu’elle revêt.
L'éducation comme rempart à l'extrémisme
Cette visite, a rappelé le Souverain chérifien, coïncide avec le mois béni de Rajab, « période Sainte que l’Islam et la Chrétienté connurent l’un des épisodes les plus emblématiques de leur histoire », car «…sur ordre du Prophète Mohammed, les Musulmans fuyant les persécutions, quittèrent la Mecque et trouvèrent refuge auprès du Négus, le Roi chrétien de l’Abyssinie », met-il en relief.
« La visite de votre Sainteté au Maroc intervient dans un contexte de défis pour la communauté des Nations, la communauté de tous les croyants », indiquera le Roi Mohammed VI, ajoutant qu’« Il nous faut combattre des maux d’un autre âge qui se nourrissent de la trahison et de l’instrumentalisation du message divin en prônant le déni de l’Autre et autres théories scélérates ». Car, « Dans ce monde en quête de repères, le Royaume du Maroc n’a jamais cessé de clamer, d’enseigner et de vivre au quotidien la Fraternité des fils d’Abraham – pilier fondateur de la très riche diversité de la civilisation marocaine », dit encore le Roi Mohammed VI, selon qui « Au moment où les paradigmes se transforment, partout et sur tout, le dialogue inter-religieux doit aussi faire sa mue ».
Pour Sa Majesté Mohammed VI, « La religion est lumière, savoir, sagesse. Elle est également synonyme de paix, préconisant de substituer des combats plus nobles et sereins, à la course en armement et autres folies ». Occasion pour le souverain marocain, Commandant des croyants partageant avec le Saint Père la conviction d’une spiritualité agissante, au service du bien commun, de dénoncer « Tous les terroristes » qui ont en commun non pas la religion, mais l’ignorance de la religion…
Invitant à faire preuve d’idéalisme et de pragmatisme, le Roi Mohammed VI exhorte les uns et les autres à « être réalistes et exemplaires » face à l’intolérance, à embrasser les valeurs de modération, à réaliser les impératifs de connaissance, tout en saluant les efforts déployés par le Pape au service de la paix mondiale, ainsi que ses appels continus à l’éducation, au dialogue, à la cessation des violences et à la lutte contre la pauvreté, la corruption, le changement climatique, ces maux qui gangrènent les sociétés…
Abondant dans le même sens, le Pape a indiqué « La nécessité d’unir nos efforts, pour donner une nouvelle impulsion à la construction d’un monde plus solidaire, plus engagé dans l’effort honnête, courageux et indispensable d’un dialogue respectueux des richesses et des spécificités de chaque peuple et de chaque personne. « Il a également fait savoir que » C’est là un défi que nous sommes tous appelés à relever, surtout en ce temps où on risque de faire des différences et de la méconnaissance réciproque des motifs de rivalité et de désagrégation », ajoutant qu’ « Il est donc essentiel, pour participer à l’édification d’une société ouverte, plurielle et solidaire, de développer et d’assumer constamment et sans faiblesse la culture du dialogue comme chemin à parcourir ; la collaboration comme conduite; la connaissance réciproque comme méthode et critère ».
A pas de charge
Dès son arrivée, le Pape François s'est penché sur la question de Jérusalem avec le roi Mohamed VI. De cet échange est sorti un appel commun concernant le statut de Jérusalem. «Nous pensons important de préserver la ville sainte de Jérusalem/ Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l'humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.» Ledit appel met en relief la nécessité de garantir «la pleine liberté d'accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d'y exercer son propre culte.»
Le Vatican et le royaume du Maroc s'accordent ainsi sur le fait que Jérusalem représente «un lieu de rencontre (...) symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue». A noter qu’au cours de son séjour, Sa Sainteté a été reçue au Palais royal avant de s'adresser aux Marocains, depuis l'Esplanade de la Tour Hassan. Il s'est également rendu dans le mausolée du roi Mohammed V, à l'Institut Mohamed VI de formation des Imams Mourchidines et des Mourchidates, avant de rejoindre le siège de Caritas pour y rencontrer les migrants. Samedi dernier, à l'Institut Mohamed VI de formation des Imams Mourchidines et des Mourchidates, des étudiants ont exprimé leur foi, et note remarquable, l'orchestre philarmonique du Maroc y a fait des chants arabe, hébraïque et catholique: signe du «dialogue des cultures», qui était précisément le thème choisi pour cette visite apostolique. Dimanche 31 mars dernier, le Pontife s'est d'abord rendu au centre rural des services sociaux de Témara, avant de rencontrer les prêtres et le conseil œcuménique des églises, dans la cathédrale de Rabat, achevant ainsi sa tournée marocaine par une grande messe au sein du complexe sportif Prince Moulay Abdellah qui a réuni plusieurs milliers de fidèles.

Le président du Conseil national du patronat audiovisuel (Cnpa), président de l’assemblée spéciale des Unions professionnelles des médias, Basile Tchibozo, a installé vendredi dernier, les membres de la Commission électorale autonome pour l’élections des représentants des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.
Dans quelques semaines, le mandat des conseillers de la 6e mandature de la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la communication (Haac) arrivera à terme et une nouvelle mandature va s’installer.
A cet effet, les professionnels des médias ont enclenché le processus pour l’élection de leurs représentants au sein de cette institution de régulation des médias.
Dans ce cadre, le président de l’assemblée spéciale des unions des professionnels des médias, Basile Tchibozo a reçu le serment des membres de la Commission électorale pour l’élection des représentants des médias devant siéger à la prochaine mandature de la Haac, puis les a installés vendredi dernier.
Un serment qui dénote de leur engagement à accomplir dans la droiture la mission à eux confiée. Cette mission, selon les dires du président de l’assemblée spéciale, Basile Tchibozo, est d’organiser une élection libre, transparente et crédible.
Les 12 membres ainsi installés ont ensuite procédé à l’élection des cinq membres qui forment le bureau de la Cea- Haac. Il s’agit de Gaspard Adjamossi président, Malicki Lalèyè, vice-président, du coordonnateur au budget Fortuné Assogba,du secrétaire général Pintos Gnangnon, et de Aichath Allédji, rapporteur porte-parole.
Le secrétaire général du bureau de la commission, Pintos
Gnangnon reconnaît que la mission qui leur est confiée est de taille. « La mission qui nous a été confiée par nos collègues est rude, mais nous promettons de l’assumer en toute conscience afin de ne pas trahir cette confiance placée en nous », affirme-t-il.
La Cea-Haac, a 80 jours pour organiser l'élection et ses membres sont astreints à une obligation de réserve.
Ladite commission est chargée de l’organisation, du déroulement, de la supervision des opérations de vote, de la centralisation des résultats et de leur proclamation définitive.

Pour mettre fin à la tension préélectorale en cours, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), à travers son secrétaire général, Nagnini Kassa Mampo, propose le gel des nouvelles lois électorales. Il invite tout de même les couches socioprofessionnelles du pays à s’impliquer pour une sortie de crise. C’était samedi 30 mars dernier, au travers d’un point de presse animé à la Bourse du Travail à Cotonou.
Comme solution à la tension préélectorale en cours au Bénin, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) suggère « l’abrogation pure et simple des nouvelles lois électorales en vigueur ». Au-delà, le secrétaire général de la Cstb, Kassa Mampo, et ses camarades, à l’occasion du point de presse du samedi dernier, appellent toutes les couches socioprofessionnelles du Bénin à prendre la mesure des choses.
D’après eux, si les élus du peuple ne le font pas, il revient donc aux travailleurs de reprendre leurs responsabilités. C’est la seule issue possible, pouvant conduire à des élections législatives inclusives et apaisées, selon l’analyse du premier responsable de la Cstb. Aussi, il suggère la prise d’une loi d’amnistie au profit de Laurent Métognon, Sabi Korogoné, et autres. Le secrétaire général de la Cstb confie avoir fait toutes ses propositions dans une lettre qu’il a récemment adressée au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Par la même occasion, le secrétaire général de la Cstb a dénoncé le vote d’autres textes notamment sur l’embauche, le placement de main-d’œuvre et la résiliation du contrat de travail, ainsi que la réduction du temps de grève pour certains corps socioprofessionnels du Bénin.

Encore quelques jours et les hostilités reprendront de plus belle sur les pelouses des stades un tournant décisif du Bénin. Ce serait, pour les clubs animant les différents championnats de la Vitalor Ligue 1, Ligue 2 et le championnat national amateur de la Ligue 3, avec l’engagement renouvelé d’améliorer davantage leurs performances et leur classement. Pour ce faire, nombreux sont ces clubs qui ont décidé de ne pas s’accorder le moindre répit.
A la faveur des journées Fifa, l’heure est, depuis quelques jours, à la trêve dans les différents championnats nationaux de football de Ligue 1, Ligue 2 et Ligue 3. C’est l’occasion pour la plupart des club, de procéder à leur bilan à mi-parcours, puis aborder la manche retour avec de nouveaux engagements. En Vitalor Ligue 1, les Buffles Fc du Borgou, le Béké Fc, la Jsp, l’As Tonnerre et l’Aspac auront à cœur de confirmer leurs places en tête du classement. Il en est de même pour les Dragons de l’Ouémé, l’Esae, l’Upi Onm et l’Usk Kraké bien décidés à jouer les premiers rôles. Pour les autres, il s’agira de sauver ce qui peut encore l’être au titre de la saison.
Le contexte paraît le même en Vitalor Ligue 2. Réal Sport de Parakou, Hodio Fc de Comé, Espoir de Savalou, Dynamo de Parakou, Cavaliers de Nikki et As Cotonou qui se tiennent dans le peloton de tête, se donnent des forces pour la suite de la compétition. Jusqu’à la dernière journée, ils ne se feront pas de cadeau. Quant à Zazira de Parakou, Tanekas, Requins et Entente Fc perdus dans le ventre mou, ils continuent toujours de croire en leurs chances. Tous espèrent remonter au classement. Dans le bas du classement, chaque match aura désormais valeur de finale pour Mambas Noirs, Delta Fc de Glazoué, Akanké de Tchèti, Js Ouidah, Unb et Jeunesse sportive d’Agonli, tous menacés de relégation.
Pour la phase retour, chacun de ces clubs se prépare activement. Certains ont même profité du mercato pour renforcer leur effectif. Tel est le cas des Buffles qui ont recruté 3 joueurs de nationalités nigériane, malienne et ghanéenne. Pendant ce temps, c’est l’ex entraîneur de Dyto de Lomé et de Sémassi de Sokodé, Aboubakar Diouf, qui se voit confier l’encadrement de l’Upi Onm du président Valère Glèlè.
En prélude au démarrage de la phase retour de la Vitalor Ligue 1, les Dragons de l’Ouémé et l’Aspac ont opté pour des stages bloqués en dehors de leurs bases. Les Requins de l’Atlantique, quant à eux, étaient en stage du côté de Djidja.