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Nouvelles

Assainissement et urbanisme: Bientôt une gare unique et un plan de circulation à Parakou

La ville de Parakou sera bientôt dotée d’un plan de circulation et d’une gare centrale où transiteront et stationneront tous les bus. Initiés par la nouvelle équipe municipale, ces deux projets font l’objet de concertations entre les différents acteurs.

Deux séances de travail ont été tenues, lundi 17 août dernier, entre les autorités de la mairie de Parakou et les responsables de l’annexe du Centre national de sécurité routière (CNRS) d’une part, et avec les responsables des différentes compagnies de transport en commun à Parakou d’autre part. Au menu des échanges : la mise en place d’un nouveau plan de circulation pour la ville puis la création d’une gare unique pour les transports en commun.

Pour le plan de circulation, la rencontre d’échanges est la première d’une série de concertations qui aboutira à la mise sur pied d’ici à la fin de l’année d’un comité de réflexions chargé de le proposer, a laissé entendre le maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou. Ce comité fera le point des problèmes qui se posent sur les différents axes et les solutions urgentes qu’on peut y apporter, a-t-il indiqué. Les services techniques de la mairie, les directions départementales des Transports, de l’Urbanisme, la police, la gendarmerie, les compagnies de transport, seront associés à la mise en place du nouvel espace de circulation de la ville.
Pour Innocent Bossou, chef annexe du CNRS à Parakou, cette initiative du Conseil municipal est louable en ce sens qu’elle favorisera la mobilité et la libre circulation des personnes et des biens et participera à la sécurité des citoyens. «Nous sommes disposés de jour comme de nuit à appuyer cette équipe municipale pour que la population soit sécurisée», a-t-il promis. La réalisation dudit plan passe par la réhabilitation d’un certain nombre de voies, notamment la traversée et le contournement de la ville dont les travaux n’ont toujours pas démarré.
En ce qui concerne le projet de création d’une gare unique à l’instar de la ville de Bohicon, les responsables des compagnies de transport rencontrés par l’équipe municipale ont montré une certaine réticence à cette réforme annoncée. Mais la municipalité n’entend pas baisser les bras. Elle poursuivra les rencontres de sensibilisation pour que le projet soit accepté de tous, a souligné Ramane A. Aboudou, 3è adjoint au maire en charge du projet. « Nous allons continuer par échanger avec les différents acteurs concernés pour que des points soient mis sur les compromis dans le but d’établir un consensus autour du projet... Car chaque fois, au départ comme à l’arrivée des bus à Parakou, il y a une vingtaine de lieux d’insécurité», a-t-il souligné.
Le maire a rassuré, quant à lui, que cette gare centrale qui sera créée ne va pas entraîner la disparition des parkings actuels des compagnies mais ils ne serviront que de garages pour leurs véhicules, car tous les départs et les arrivées se feront désormais sur le site qui sera aménagé.

Actualités 19 août 2015


Séance de prise de contact à la préfecture de Porto-Novo: Les maires de l’Ouémé-Plateau mis devant leurs responsabilités

Le préfet de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou a tenu dans l’après-midi d‘hier, une séance de prise de contact avec les maires des 14 communes de son département et leurs adjoints. Occasion pour lui, de les mettre devant leurs responsabilités dans le cadre du développement de leurs cités respectives. C’est la préfecture de Porto-Novo qui a accueilli à la cérémonie.

« Vous devez travailler à mériter la confiance placée en vous par les populations à travers vos pairs. Vous devez être habités avec les autres membres de vos conseils respectifs, par la priorité de développement de vos communes, de vos arrondissements et de vos villages ou quartiers de villes ». C’est en ces termes que le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau a partagé hier sa vision avec les nouveaux maires des 14 communes de son territoire et leurs adjoints. D’un ton ferme, Moukaram Badarou a martélé à ses invités du jour que leur souci premier doit être de chercher à sortir leurs populations de la pauvreté et de la misère ambiante dans lesquelles elles végètent. Il s’agit de leur apporter de l’eau potable, de construire des écoles, des routes, etc. Moukaram Badarou a exhorté, a cet effet, les membres des conseils communaux à se tenir la main, malgré leurs diversités politiques, pour soulager les souffrances de leurs mandants. Il les a invités à l’harmonie, à l’entente, à l’amour et au sens élevé de responsabilité pour éviter certaines erreurs commises par leurs prédécesseurs dont certains se retrouvent aujourd’hui derrière les barreaux.

Le préfet de l’Ouémé-Plateau a rassuré les nouvelles équipes dirigeantes des communes de son département, de sa disponibilité à les accompagner à mieux conduire leurs affaires. «Je vous promets une tutelle apaisée mais rigoureuse dans l’intérêt de nos populations», souligne Moukaram Badarou avant de conseiller aux maires et à leurs adjoints de ne pas faire preuve de complaisance dans leur gestion. Leurs signatures qu’ils apposent sur un document a un risque, leur a-t-il précisé.
L’autorité de tutelle n’a pas manqué de rappeler aux nouveaux responsables des mairies de son département, la nécessité pour eux de rechercher eux-mêmes des ressources propres pour développer leurs communes. Car, ils ne doivent pas se cramponner uniquement sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (FAdeC) que le gouvernement met chaque année à leur disposition. Selon lui, ces fonds ne sont que des appuis de l’Etat central pour aider les mairies à gagner le pari de la bataille du développement. «Vous devez marquer positivement votre mandat de cinq ans», a martelé Moukaram Badarou aux maires et leurs adjoints. Ils doivent dès lors, leur suggère-t-il, prendre des initiatives qui leur permettent de profiter des atouts économiques du grand voisin de l’Est, le Nigeria.
Selon l’autorité préfectorale, c’est inconvenable que le département ne profite pas de sa proximité avec ce pays. Très convaincu de sa vision, le préfet de l’Ouémé-Plateau a informé les maires et leurs adjoints de l’organisation à Porto-Novo, du 27 au 28 août prochain, du Forum des opérateurs économiques de l’Ouémé-Plateau. Il a invité les 14 conseils communaux à s’impliquer et à profiter des atouts de cette activité au profit du développement de leurs communes.

Actualités 19 août 2015


Disparition de souche à l’état civil d’Abomey: La police nie toute implication

Le Conseil des ministres s’est penché hier, lundi 17 août, sur le dossier dit de disparition de souche d’état civil de Patrice Talon. Interpellée, la police nie être mêlée à cette affaire.

L’affaire fait grand bruit dans le pays au point où le Conseil des ministres s’est senti obliger de s’en saisir. La disparition de la souche de Patrice Talon au service d’état civil de la mairie d’Abomey préoccupe le gouvernement qui a écouté la hiérarchie policière à ce propos. Didier Atchou, directeur de l’Immigration et de l’Emigration s’est voulu ferme. Pour lui, aucun élément de la Police nationale n’est mêlé à la disparition de la souche du richissime homme d’affaires béninois. La présence de ses éléments au service d’état civil d’Abomey, quelques jours avant le constat de la disparition de la souche, était relative à une mission régulière de contrôle de l’authenticité de souches présentées par des demandeurs de passeport. Cette mission, dit-il, contrairement à l’allégation du chef du service de l’état civil, s’est déroulée suivant les règles de l’art. «C’est bien en présence du responsable de l’état civil que les agents procèdent à la vérification de la conformité des souches. Si la police était dans une démarche de vol de souche, les agents n’allaient pas prendre le risque de décliner leur identité au responsable de l’état civil», se défend-il. Mieux, poursuit-il, rien ne saurait justifier la décision de la police d’aller soutirer la souche de Patrice Talon d’autant que l’intéressé n’a pas saisi les services de l’immigration pour le renouvellement de son passeport. Le directeur de l’Immigration estime par ailleurs, que le fils de Patrice Talon, de nationalité française, a pu obtenir son visa au Bénin et serait déjà reparti en France depuis hier. Il conclut que cette affaire de vol de souche constitue, à son avis, un montage grotesque pour distraire l’opinion publique.
«Nous ne voulons pas que des gens jettent du discrédit sur la police qui fait bien son travail», appuie Louis Philippe Houndégnon, directeur général de la Police nationale qui a appelé les populations à la sérénité.

Actualités 18 août 2015


Reprise de l’opération de branchements forfaitaires à la SONEB: 10 000 nouveaux compteurs à la disposition des ménages

Dix mille compteurs seront bientôt distribués à un coût forfaitaire de 50 000 francs CFA. Le ministre en charge de l’Hydraulique est allé constater, hier lundi 17 août, la disponibilité des compteurs à la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB).

La dynamique d’accès des ménages urbains à l’eau potable se poursuit avec la reprise de l’opération des branchements à coûts réduits de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Hier, Christine Gbédji, ministre en charge de l’Hydraulique, s’est rendue sur le site de stockage des équipements de la société pour constater de visu la disponibilité des compteurs. «L’eau, c’est la vie et chacun a besoin d’eau pour vivre. Le souci du chef de l’Etat, c’’est de permettre à chaque Béninois d’avoir accès à l’eau potable», soutient-elle. Tout comme la première phase, cette nouvelle opération ramène le coût du branchement du compteur d’eau de 120 000 à 50 000 francs CFA. Pour le ministre de l’Hydraulique, il s’agit d’une mesure sociale prise par le gouvernement afin que le branchement au réseau de la SONEB cesse d’être considéré comme un luxe que les populations démunies ne peuvent pas s’offrir.
David Babalola, directeur général de la SONEB, précise que les nouveaux compteurs comportent des spécificités qui permettront à la société d’enclencher la modernisation de ses installations. «Ce sont des compteurs de la nouvelle génération qui permettront de faire le relevé à distance et de gérer des pannes à distance. Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous prenons les dispositions pour que le délai d’exécution des branchements soit réduit», indique-t-il. Autre innovation, cette opération permet d’expérimenter la réforme concernant l’externalisation des services de branchements. «Le branchement est externalisé à 100%. La SONEB ne fait qu’acheter les équipements. Et lorsqu’un client donne 50 000 francs CFA, il n’aura plus rien à payer après», rassure David Babalola.
Lancé en février dernier, la première phase de l’opération de branchement à coût réduit a permis à la SONEB de mettre 10 000 compteurs à la disposition des ménages pour 50 000 francs CFA l’unité. L’opération couvre toute l’étendue du territoire national.

Actualités 18 août 2015


3è mandature de la décentralisation: La Cour suprême installe le Conseil communal d’Abomey-Calavi demain au tribunal

Les six Conseils communaux qui n’ont pu, pour des raisons diverses, être installés et élire leurs équipe sdirigeantes avant l’expiration du délai de 15 jours fixé par la loi seront désormais fixés. Il s’agit des communes d’Abomey-Calavi dans l’Atlantique, de Zogbodomey dans le Zou, de Kérou, de Ouassa-Pèhunco, de Natitingou et de Cobli dans l’Atacora.

Les conseillers communaux élus aux termes des élections communales et municipales du 28 juin dernier, de chacune de ces communes ont été convoqués hier par la Chambre administrative de la Cour suprême. La Haute juridiction a tenu hier des audiences judiciaires avec chacun des conseils communaux concernés en présence du préfet. Elle a cherché à savoir les raisons du blocage de ces installations avant de décider d’une date. C’est ainsi que l’installation du Conseil communal d’Abomey-Calavi a été fixée pour demain mercredi 19 août. Elle n’aura plus lieu à la mairie d’Abomey-Calavi mais plutôt au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi. Pour Zo-gbodomey a été programmée au vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance d’Abomey. Quant aux quatre communes de l’Atacora, c’est la date du vendredi 21 août prochain qui a été retenue hier par le juge administratif de la Cour suprême pour mettre en place chacun de ces conseils communaux. L’opération aura lieu au Tribunal de première instance de première classe de Natitingou. Des équipes de juges de la Chambre administrative de la Cour suprême seront déployées sur le terrain.

Cette opération est prévue par le Code électoral qui prévoit qu’après un délai 15 de jours de blocage de l’installation d’un conseil communal que ce soit la Cour suprême qui prenne les choses en mains et mette en place les conseillers élus.
Ce qui signifie que d’ici au vendredi 21 août, il n’y aura plus de conseils communaux non installés. Les maires des six communes sur les 77 encore en rade seront connus et la 3è mandature de la décentralisation prendra son véritable envol au Bénin.

Thibaud C. NAGNONHOU, Ouémé-Plateau

Actualités 18 août 2015


Développement territorial et inclusion spatiale: Comment le Bénin assure-t-il son développement équilibré ?

Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. Et l’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. C’est l’une des thématiques du Rapport sur les perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publié récemment par la Banque africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Situé en Afrique de l’Ouest, le Bénin couvre une superficie de 112 622 km2 et s’étend sur une longueur Nord-Sud de 670 km, du fleuve Niger à la côte de l’Atlantique. En 2013, la population du Bénin était estimée à 10,3 millions d’habitants selon les résultats provisoires du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Une population qui est majoritairement rurale soit 53,5%, contre 46,5% de citadins. Divisé en 12 départements, le pays compte 77 communes. La pauvreté touche plus les populations des zones rurales (39,7%) que des zones urbaines (31,4%).

Le Littoral, le département le plus développé

Selon les données des perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publiées par la Banque africaine de Développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le département du Littoral qui comprend la ville de Cotonou reste le plus développé sur le plan économique. Ce développement s’explique par le fait que la ville concentre à elle seule les fonctions économiques, administratives et portuaires. Ce faisant, Cotonou reste la ville la plus grande et la plus densément peuplée du Bénin avec plus de 678 874 habitants pour une densité de 8 874 habitants au km2
Sous l’influence de la ville, les communes voisines connaissent depuis environ 20 ans, les plus forts taux d’accroissement démographique du pays. Ainsi, la population de l’agglomération formée par Cotonou et ses deux communes voisines (Abomey-Calavi et Sèmè-Podji) a quasiment quadruplé de 1979 à 2013 avec environ 1,6 million d’habitants soit 16% de la population totale du pays sur seulement 0,73% du territoire national.
La ville de Cotonou concentre également les principales infrastructures économiques et sociales du pays, port, aéroport, Centre national hospitalier universitaire, le siège de la plupart des institutions nationales. Elle abrite le plus grand marché du Bénin et dans sa banlieue, la plus grande université du pays. Au total, le département du Littoral constitué pour la majeure partie de la ville de Cotonou, demeure le principal centre économique du Bénin avec 37% des entreprises du pays selon le deuxième Recensement général des entreprises en juin 2010.

L'Alibori le pauvre!

Du côté opposé, en croisant plusieurs indicateurs, tels que l’Indice de développement humain (IDH) de 2006 à 2009 et l’Enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des ménages (EMICOV) de 2011 à 2012, on observe que le département de l’Alibori reste le moins développé du Bénin. Il présente la plus faible densité du pays avec 34 habitants au km2 et ne concentre que 3% des entreprises béninoises. Pourtant, l’Alibori reste la principale zone de production cotonnière, première culture d’exportation, et dispose d’un fort potentiel agricole dans la Vallée du fleuve Niger. Il compte, par ailleurs, la ville frontalière de Malanville, proche du Niger. Plusieurs zones de ce département souffrent d’enclavement, notamment la commune fontalière de Sègbana. Deux communes (Karimama et Malanville) affichent les plus faibles taux nets de scolarisation du pays, 16,8% et 19% en 2011, contre une moyenne nationale de 74,4%. La commune de Karimama, située à l’extrême nord du pays, présente le taux de mortalité infanto-juvénile le plus élevé du pays (111 pour 1 000 naissances), Kandi, la principale ville de ce département, à plus de 600 km de Cotonou, reste dans l’ombre de Parakou principale métropole du Nord du pays, située à 400 km de la capitale. Le duopole Kandi-Malanville pourrait tirer vers le haut le département, en s’appuyant sur Parakou.

Une inclusion spatiale

Ces disparités régionales, selon les experts de la BAD et du PNUD, montrent la nécessité d’une inclusion spatiale pour permettre à chaque localité de bénéficier d’un développement approprié afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. L’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en œuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. L’intérêt accordé aux questions sur les inégalités des ressources naturelles et d’accessibilité des zones enclavées a débouché, selon le rapport, sur l’élaboration de stratégie à long terme. Ainsi, on peut citer à titre d’exemple, le Schéma national d’aménagement du territoire, retracé dans cinq documents. Il s’agit de la Déclaration de politique nationale d’aménagement du territoire (DEPONAT) élaborée en 2002; le Document de stratégie opérationnelle de la DEPONAT, le Schéma national d’aménagement du territoire qui est en cours d’adoption; le Programme national de développement des espaces frontaliers et le Schéma directeur d’aménagement communal.
Réduire l’enclavement des zones de production constitue aussi un objectif important du programme de renforcement du réseau de transport à Parakou ainsi que sur les axes Parakou-Béroubouay, N’dali-Nikki-Chicandou, Kandi-Sègbana, Godomey-Hillacondji.
Les principaux obstacles à lever pour achever la politique d’inclusion spatiale et assurer un développement équilibré entre les régions sont liés à la capacité à promouvoir les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, à gérer le rythme de l’urbanisation et maîtriser la croissance démographique

Economie 18 août 2015


Développement territorial et inclusion spatiale: Comment le Bénin assure-t-il son développement équilibré ?

Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. Et l’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. C’est l’une des thématiques du Rapport sur les perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publié récemment par la Banque africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Situé en Afrique de l’Ouest, le Bénin couvre une superficie de 112 622 km2 et s’étend sur une longueur Nord-Sud de 670 km, du fleuve Niger à la côte de l’Atlantique. En 2013, la population du Bénin était estimée à 10,3 millions d’habitants selon les résultats provisoires du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Une population qui est majoritairement rurale soit 53,5%, contre 46,5% de citadins. Divisé en 12 départements, le pays compte 77 communes. La pauvreté touche plus les populations des zones rurales (39,7%) que des zones urbaines (31,4%).

Le Littoral, le département le plus développé

Selon les données des perspectives économiques pour les années 2015 et 2016 publiées par la Banque africaine de Développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le département du Littoral qui comprend la ville de Cotonou reste le plus développé sur le plan économique. Ce développement s’explique par le fait que la ville concentre à elle seule les fonctions économiques, administratives et portuaires. Ce faisant, Cotonou reste la ville la plus grande et la plus densément peuplée du Bénin avec plus de 678 874 habitants pour une densité de 8 874 habitants au km2
Sous l’influence de la ville, les communes voisines connaissent depuis environ 20 ans, les plus forts taux d’accroissement démographique du pays. Ainsi, la population de l’agglomération formée par Cotonou et ses deux communes voisines (Abomey-Calavi et Sèmè-Podji) a quasiment quadruplé de 1979 à 2013 avec environ 1,6 million d’habitants soit 16% de la population totale du pays sur seulement 0,73% du territoire national.
La ville de Cotonou concentre également les principales infrastructures économiques et sociales du pays, port, aéroport, Centre national hospitalier universitaire, le siège de la plupart des institutions nationales. Elle abrite le plus grand marché du Bénin et dans sa banlieue, la plus grande université du pays. Au total, le département du Littoral constitué pour la majeure partie de la ville de Cotonou, demeure le principal centre économique du Bénin avec 37% des entreprises du pays selon le deuxième Recensement général des entreprises en juin 2010.

L'Alibori le pauvre!

Du côté opposé, en croisant plusieurs indicateurs, tels que l’Indice de développement humain (IDH) de 2006 à 2009 et l’Enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des ménages (EMICOV) de 2011 à 2012, on observe que le département de l’Alibori reste le moins développé du Bénin. Il présente la plus faible densité du pays avec 34 habitants au km2 et ne concentre que 3% des entreprises béninoises. Pourtant, l’Alibori reste la principale zone de production cotonnière, première culture d’exportation, et dispose d’un fort potentiel agricole dans la Vallée du fleuve Niger. Il compte, par ailleurs, la ville frontalière de Malanville, proche du Niger. Plusieurs zones de ce département souffrent d’enclavement, notamment la commune fontalière de Sègbana. Deux communes (Karimama et Malanville) affichent les plus faibles taux nets de scolarisation du pays, 16,8% et 19% en 2011, contre une moyenne nationale de 74,4%. La commune de Karimama, située à l’extrême nord du pays, présente le taux de mortalité infanto-juvénile le plus élevé du pays (111 pour 1 000 naissances), Kandi, la principale ville de ce département, à plus de 600 km de Cotonou, reste dans l’ombre de Parakou principale métropole du Nord du pays, située à 400 km de la capitale. Le duopole Kandi-Malanville pourrait tirer vers le haut le département, en s’appuyant sur Parakou.

Une inclusion spatiale

Ces disparités régionales, selon les experts de la BAD et du PNUD, montrent la nécessité d’une inclusion spatiale pour permettre à chaque localité de bénéficier d’un développement approprié afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours au Bénin. L’un des préalables à cette inclusion spatiale est la définition et la mise en œuvre d’une véritable politique d’aménagement du territoire. L’intérêt accordé aux questions sur les inégalités des ressources naturelles et d’accessibilité des zones enclavées a débouché, selon le rapport, sur l’élaboration de stratégie à long terme. Ainsi, on peut citer à titre d’exemple, le Schéma national d’aménagement du territoire, retracé dans cinq documents. Il s’agit de la Déclaration de politique nationale d’aménagement du territoire (DEPONAT) élaborée en 2002; le Document de stratégie opérationnelle de la DEPONAT, le Schéma national d’aménagement du territoire qui est en cours d’adoption; le Programme national de développement des espaces frontaliers et le Schéma directeur d’aménagement communal.
Réduire l’enclavement des zones de production constitue aussi un objectif important du programme de renforcement du réseau de transport à Parakou ainsi que sur les axes Parakou-Béroubouay, N’dali-Nikki-Chicandou, Kandi-Sègbana, Godomey-Hillacondji.
Les principaux obstacles à lever pour achever la politique d’inclusion spatiale et assurer un développement équilibré entre les régions sont liés à la capacité à promouvoir les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, à gérer le rythme de l’urbanisation et maîtriser la croissance démographique

Economie 18 août 2015


Drame à Parakou: Une folle jette son enfant dans un puits

Le corps sans vie d’un garçon d’un an et demi a été sorti d’un puits dans la matinée d’hier lundi 17 août au quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement de Parakou.

Selon les riverains, l’enfant serait jeté dans le trou par sa propre mère qui souffre des troubles mentaux. Révolte, consternation et effroi sont les sentiments qui animent les habitants du quartier et les parents de la femme qui pointent du doigt le père de l’enfant qui aurait abandonné la mère malade avec le garçon innocent depuis huit mois. La folle en question est revenue du village où elle suivrait des soins vendredi dernier, raconte son beau-frère. Après son forfait hier matin, elle a pris un taxi-moto pour se rendre à Komiguéa dans la commune de N’dali. C’est là que ses proches ont demandé où était l’enfant et elle a répondu sans gène, qu’elle l’a jeté dans un puits.

Après le constat d’usage de la Police et l’examen du cadavre par un agent de santé, il a été remis aux parents pour inhumation.
C.U.P.

Société 18 août 2015


Drame à Parakou: Une folle jette son enfant dans un puits

Le corps sans vie d’un garçon d’un an et demi a été sorti d’un puits dans la matinée d’hier lundi 17 août au quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement de Parakou.

Selon les riverains, l’enfant serait jeté dans le trou par sa propre mère qui souffre des troubles mentaux. Révolte, consternation et effroi sont les sentiments qui animent les habitants du quartier et les parents de la femme qui pointent du doigt le père de l’enfant qui aurait abandonné la mère malade avec le garçon innocent depuis huit mois. La folle en question est revenue du village où elle suivrait des soins vendredi dernier, raconte son beau-frère. Après son forfait hier matin, elle a pris un taxi-moto pour se rendre à Komiguéa dans la commune de N’dali. C’est là que ses proches ont demandé où était l’enfant et elle a répondu sans gène, qu’elle l’a jeté dans un puits.

Après le constat d’usage de la Police et l’examen du cadavre par un agent de santé, il a été remis aux parents pour inhumation.
C.U.P.

Société 18 août 2015


Délibération de la Cour Suprême à la suite d’auditions: Les conseils de Natitingou, Cobly, Pehunco et Kérou installés au tribunal

A la suite de l’audition tenue hier lundi 17 août à la Cour suprême à Porto-Novo, les conseils communaux de Natitingou, de Cobly, Ouassa-Pehunco et de Kérou seront installés vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Ainsi en ont décidé les juges de la Chambre administrative de la Cour suprême.

Les quatre Conseils communaux de l’Atacora-Donga non encore installés, à savoir ceux de Natitingou, de Cobly, de Ouassa-Pehunco et de Kérou se sont retrouvés devant les juges de la Chambre administrative de la Cour Suprême avec le préfet desdits départements. Suite, en effet, à la non installation de ces conseils communaux par l’autorité de tutelle et aux diverses saisines dont elle a fait l’objet et au regard de ses prérogatives de juge du contentieux électoral, la Cour suprême a décidé d’auditionner les différentes parties dont les comportements n’ont guère favorisé l’installation desdits conseils. Hier donc, leurs différents conseillers communaux élus ont été écoutés. De même que le préfet des départements de l’Atacora-Donga qui avait décidé de s’en remettre à l’exercice de la Cour suprême, après avoir jugé que les conditions n’étaient point propices à ces installations vu que divers incidents de violences ont marqué par endroits les tentatives de la tutelle.

Après de longues heures d’audition des différentes parties, la Cour suprême a fait l’heureux constat que toutes les conditions sont bel et bien réunies pour l’installation de ces conseils communaux. Si ce n’est des manœuvres politiciennes pour remettre en cause l’ordre normal des choses. Les juges ordonneront sans surprise que tous les conseils communaux soient installés le vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Un ouf de soulagement pour plusieurs conseillers communaux qui ont tôt dénoncé ce micmac entretenu au gré d’intérêts partisans.

Actualités 18 août 2015


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