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Le peuple retient son souffle par rapport à la séance plénière de ce jeudi au parlement, consacrée principalement à l’examen de la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques et celle relative au Code électoral pour des élections législatives inclusives. Un éventuel échec des travaux à ce dernier niveau de décision devra faire oublier toute solution par voie parlementaire en vue de sortir de la crise préélectorale.
Le consensus sera-t-il ou non obtenu par les députés pour l’examen et le vote de la proposition de lois électorales dérogatoires en vue des législatives inclusives. Le peuple sera fixé, ce jeudi, avec la séance plénière consacrée prioritairement à l’examen des deux textes dont l’un concerne la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques et l’autre est relatif à la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en vue des élections législatives sans exclusion. La séance plénière de ce jeudi constitue le dernier round du processus parlementaire de ces deux dossiers après les travaux du comité paritaire (majorité-minorité), de conférence des présidents du Parlement et de la commission des Lois. Laquelle commission a décidé, mardi dernier, de s’en remettre à la plénière pour la décision à prendre pour défaut de consensus. En effet, les membres de cette commission, faut-il le rappeler, ne se sont pas entendus pour étudier au fond les textes. Or, les deux lois sont d’une nature particulière et requièrent de tous les membres un esprit de consensus en vertu de l’article 2 du protocole A/Sp1/12/01de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance. Cet article dispose qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (06) mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques. Les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou périodes fixées par la Constitution ou les lois électorales ». Le défaut de consensus est devenu si prononcé que la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques soumise à l’étude n’est pas celle validée par le comité paritaire mis sur pied par la conférence des présidents du Parlement, voire le fruit des réflexions concertées des acteurs politiques engagés dans le processus. Il aurait été noté que des députés aussi bien de la mouvance que de l’opposition ne veulent pas de ce texte initié unilatéralement par le président de l’Assemblée nationale.
Consensus à tout prix au Parlement !
Face à ce défaut manifeste de consensus, la majorité des membres présents a jugé inutile d’engager les discussions particulières et décidé de s’en remettre à la plénière. Le rapport de la commission des Lois sur les deux dossiers est en discussion en plénière ce jeudi. Mais il est difficile de prédire ce qui va advenir et dans quel sens iront les débats. La plénière recherchera le consensus pour l’examen et le vote de ces deux textes devant faciliter des élections législatives inclusives. Ce serait une avancée si les propositions de lois dérogatoires sont adoptées. Mais dans le cas contraire, ce serait le statu quo. Il ne restera alors qu’à constater l’échec de recherche de solutions consensuelles par voie parlementaire pour la sortie de crise. Les regards seront, dans ces conditions, tournés vers la Cour constitutionnelle qui pourrait être saisie par le président de la République, Patrice Talon ou le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji pour constater la situation et montrer la voie à suivre aux uns et aux autres. La haute juridiction aura donc à se prononcer pour relancer le processus électoral. La décision pourrait aller dans le sens de l’ouverture du processus pour des élections législatives inclusives ou constater l'incompétence de la Cour, induisant la poursuite du processus électoral entre les deux listes de candidatures, en l’occurrence le Bloc républicain et l’Union progressiste, validées par la Commission électorale nationale autonome (Céna). La Cour constitutionnelle rejoindrait ainsi, pour le second schéma possible, la professeure titulaire de Droit public, Dandi Gnamou qui lors d’une émission télévisée, mardi dernier, avait dit que la solution à l’impasse est au Parlement et non ailleurs. On croise alors les doigts en attendant de connaître de l’issue de la plénière décisive de ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

La tenue à Marrakech de la sixième session de la grande commission mixte de coopération relance la coopération entre le Royaume chérifien et le Bénin. Mieux que par le passé, le Maroc se veut plus présent au Bénin. Une option justifiée largement par les réformes en cours dans le pays et l’option de développement prise par le chef de l’Etat.
La Nation : Vous avez mentionné le Bénin comme un partenaire stratégique du Royaume du Maroc et mis en exergue, maintes fois, les ambitions du Programme d’actions du président Patrice Talon. Qu’est-ce qui peut justifier cet intérêt ?
Nasser Bourita : Il y a une relation historique. Il y a des liens forts entre les deux pays et les deux peuples. Mais surtout, le Maroc observe la dynamique de réformes que connaît le Bénin. Nous suivons toutes les initiatives de Son Excellence le président Patrice Talon pour créer le contexte d’une émergence du Bénin, pour mettre à niveau un certain nombre de secteurs. C’est quelque chose que nous suivons et saluons et qui lance un signal fort aux partenaires comme le Maroc. Le Bénin est sur la bonne voie parce que c’est important pour les gouvernements, mais surtout pour le secteur privé qu’il sache qu’il y a un contexte favorable, qu’il y a des réformes qui sont conduites et un leadership qui donne cette sécurité juridique pour l’investisseur et pour l’entrepreneur privé. Lorsque Sa Majesté le Roi a visité le Bénin en 2004, pour nous, c’était un signal et c’était pour donner une forte impulsion à cette relation. Nous sommes sur la même ligne conformément aux instructions royales. Le Bénin est plus qu’un pays ami. C’est un partenaire et ce que nous avons déjà lancé lors de la visite royale, ce que nous venons de signer constitue un socle solide pour entrevoir une très belle relation pour cette coopération.
Quelle est votre appréciation sur la position du Bénin quant à la question du Sahara ?
Mon frère et ami Aurélien Agbénonci est mieux placé pour évoquer cette question, mais je dois vous dire que nous avons considéré le Bénin parmi les pays qui soutiennent une solution définitive à ce différend régional dans le cadre des Nations Unies sur la base des résolutions de l’organisation. La présence du ministre des Affaires étrangères du Bénin à la conférence a été le témoignage que le Bénin est pour que cette question soit réglée dans son cadre naturel qui est celui des Nations Unies. L’Union Africaine est là pour accompagner et soutenir ce processus et ce que le ministre Aurélien Agbénonci a eu à montrer est très pertinent. Pour que notre travail au sein des organisations internationales soit pertinent et crédible, il faut que nous commencions par respecter les décisions que nous prenons. A Nouakchott, nous avons pris une décision pour laisser le dossier du Sahara marocain aux Nations Unies, aux efforts du secrétaire général et de son envoyé spécial. L’Union Africaine comme toute autre organisation africaine peut et doit apporter son soutien et son appui à ce processus. Elle n’a pas à développer un processus parallèle, elle n’a pas à chercher une solution en dehors de ce cadre-là.
Vous insistiez sur l’union dans votre discours d’ouverture. Qu’en est-il ?
L’Union Africaine a mis en place une Troïka comme instrument pour exprimer ce soutien, pour briefer les Etats membres sur l’évolution du dossier au niveau des Nations Unies. Non seulement, la présence du ministre Aurélien Agbénonci, mais son intervention et son implication dans la déclaration finale ont été hautement appréciées par le Maroc parce que c’est la voie de la sagesse et le bon côté de l’histoire. L’histoire retiendra que ce jour-là, nous nous sommes réunis pour dire non à la division de l’Afrique, non aux manœuvres contre l’unité africaine.
Actualités 27 mars 2019

En route pour la Can Egypte 2019, le Bénin a fait l’essentiel pour se qualifier. Mais le plus dur reste à accomplir pour ne pas faire de la figuration à cette compétition. Impératif : passer tout au moins le premier tour !
Pour une fois que l’on s’est pris un peu plus au sérieux, qu’il y a moins de polémique et de visée mercantiliste dans l’encadrement des joueurs, ça n’a pas loupé. Le Bénin se qualifie et jouera sa quatrième Coupe d’Afrique des nations (Can) dès le 15 juin prochain en Egypte. Loin d’être une foudre de guerre, la bande à Michel Dussuyer ne doit les prouesses engrangées au fil des matchs qu’à une organisation structurée et rigoureuse, à une union sacrée autour des Ecureuils mais aussi et surtout à un travail de fourmi. Le hasard n’existe pas, encore moins dans le football. Labor omnia vincit improbus : un travail opiniâtre vient à bout de tout, enseigne le proverbe.
Fort de cela, il n’est pas question d’avoir encore longtemps la tête dans les nuages, puisque le délai de préparation est très court. Finie l’euphorie de la qualification, joueurs, encadreurs et autorités en charge du football doivent se remettre de leurs émotions pour définir rapidement une feuille de route de préparation accompagnée des moyens nécessaires pour sa mise en œuvre. La Can sera disputée dans quelque trois mois et il faut éviter de tergiverser afin de ne pas faire piètre figure au pays des Pharaons. La foule de supporters ayant effectué le déplacement du stade de l’Amitié, dimanche dernier, témoigne non seulement de l’amour des Béninois pour la chose footballistique, mais aussi et surtout de leurs attentes vis-à-vis des acteurs du football.
Passer tout au moins le 1er tour
Passer tout au moins le premier tour reste un impératif et un rêve pour tous. Avec désormais quatre participations à une phase finale de la Can dans leur escarcelle, ce n’est pas trop demander aux Ecureuils de tout faire pour sortir de la phase de poules. Les Requins bleus du Cap-Vert n’ont eu besoin que d’une seule phase finale pour faire parler la poudre et se hisser en quarts de finale en 2013 en Afrique du Sud. Pour l’apprentissage, les trois premières participations suffisent largement et le Bénin doit aussi réaliser l’exploit de passer le cap du premier tour. Stéphane
Sessegnon et ses coéquipiers ont donc la lourde responsabilité de ne pas se positionner comme donneurs universels de points dans le groupe que leur désignera le tirage au sort prévu pour le 12 avril prochain.
Pour ce faire, Dussuyer ne peut compter que sur la charpente actuelle de l’équipe qui a œuvré à la qualification, quitte à l’étoffer. Mais loin de toute gratitude béate, il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur dans la sélection des 23 porte-étendards du Bénin pour Egypte 2019. En trois mois, sauf coup de grâce, de nouvelles prospections n’apporteront pas grand-chose. Il importe alors de se concentrer sur les ressources dont il dispose pour bâtir une équipe joueuse, plus compétitive, tactiquement disciplinée comme il sait bien le faire. Aussi, a-t-il besoin d’un groupe mentalement fort qui, en dépit du stress de tout match, peut transcender les émotions et éviter les fautes préjudiciables qui ont failli coûter cher à l’équipe lors de la phase qui vient de s’achever. Les comportements de certains joueurs sur le terrain prouvent, à suffisance, la nécessité d’un préparateur psychologique qualifié dans l’effectif d’encadrement du Onze national. Il faut parer au plus pressé pour faire rêver le peuple béninois.

En vue de renforcer la préparation et la coordination de la réponse du Bénin à une éventuelle épizootie de grippe aviaire, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a organisé au profit des spécialistes de la santé animale et humaine, des responsables de la Direction de l’Elevage, des Directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) et des acteurs de la filière avicole, un atelier de formation sur les bonnes pratiques de gestion des urgences, couplé avec une séance de simulation en salle sur l’influenza aviaire hautement pathogène, du 11 au 15 mars 2019 à Bohicon.
Organisé à la suite de la validation par les mêmes acteurs, le 06 février 2019, du Plan intégré d’intervention d’urgence (Piiu) contre la grippe aviaire, une maladie virale transmissible à l’homme, l’atelier a permis aux acteurs du dispositif opérationnel des services vétérinaires de se doter des approches adéquates de lutte contre la grippe aviaire et de mettre en application le mécanisme d’alerte et de coordination défini par le Piiu afin qu’en cas d’épizootie/épidémie de la grippe aviaire, chaque acteur puisse jouer convenablement son rôle.
La dernière épidémie de grippe aviaire ou Influenza aviaire hautement pathogène (Iahp) en cours depuis 2013 dans diverses régions du monde, a touché
plusieurs pays d’Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest avec une diversité importante de sous-types viraux de la maladie, notamment H5N1, H5N2 et H5N8. Certains pays voisins du Bénin (Togo et Ghana en l’occurrence) ont signalé en 2018 des évènements d’Influenza aviaire hautement pathogène (Iahp) à l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie). Eu égard à cette situation qui prévaut dans la sous-région, la Représentation de la Fao au Bénin a entrepris depuis mars 2017 d’appuyer le Bénin dans le cadre du renforcement des capacités des services vétérinaires et de leurs partenaires pour faire face à une éventuelle réapparition de l’Iahp, suite aux foyers enregistrés en 2007, qui avaient eu des impacts considérables sur la santé humaine et animale, ainsi que sur le commerce dans la sous-région. Ainsi, après l’actualisation du Plan intégré d’intervention d’urgence (Piiu) contre la grippe aviaire et la réalisation d’un plan de surveillance de l’Iahp, du manuel de Procédures opérationnelles standardisées et du plan de communication, la Fao a organisé du 11 au 15 mars à Bohicon une formation sur «les Bonnes pratiques de gestion des urgences» (Good Emergency Management Practice (Gemp), et la simulation du Plan intégré d’intervention d’urgence contre l’influenza aviaire hautement pathogène Hxny qui avait été actualisé.
Eviter les foyers de grippe aviaire
Ces appuis de la Fao entrent dans le cadre de la mise en œuvre au Bénin du projet régional Gcp/Glo/501/Usa : «Assistance d’urgence pour la prévention et le contrôle de l’Influenza aviaire hautement pathogène H5N1 en Afrique occidentale et centrale». «Le Bénin, à l’instar des autres pays de la sous-région, est exposé aux maladies animales transfrontalières. Pour éviter que des foyers de grippe aviaire connus dans le pays en 2007 ne resurgissent, la direction de l’Elevage a sollicité l’assistance technique et financière de la Fao pour des activités de renforcement de la préparation et de la coordination de la réponse nationale aux urgences en santé animale», a indiqué dans son allocution le directeur de l’Elevage, Dr Yao Akpo. «L’exercice de simulation en salle du plan intégré d’intervention d’urgence contre l’Iahp a permis notamment aux différents acteurs, en matière de gestion des urgences sanitaires, de mieux cerner leurs rôles et responsabilités», a-t-il souligné.
Tout en remerciant la Fao pour l’organisation de la formation et de
l’activité de simulation du plan d’urgence contre la grippe aviaire, le Secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Innocent Togla, a fait observer que les exercices réguliers de simulation sont essentiels pour développer et maintenir une réelle capacité d’application des mesures de lutte et repérer les
défaillances du système mis en place contre la grippe aviaire dans le pays. «Les services vétérinaires de bonne qualité sont la pierre angulaire d’un environnement favorable pour la lutte contre les maladies animales. Au nom du gouvernement béninois, j’adresse mes remerciements à la Fao pour cette formation dont bénéficient nos services vétérinaires, en même temps que d’autres acteurs du dispositif opérationnel de lutte contre la grippe aviaire», a martelé dans son discours d’ouverture de l’atelier, M. Togla.
Afin d’accroître l’impact de la formation sur le dispositif de coordination de la riposte à la grippe aviaire, le
Chargé de Programme à la Fao-Bénin, Dr Jean Adanguidi, a exhorté les participants, au nombre d’une cinquantaine et représentant diverses structures impliquées dans la gestion des épidémies et des urgences sanitaires, à partager les notions et savoirs acquis au cours de l’atelier de Bohicon avec leurs collègues qui n’ont pu faire le déplacement.
Invitée à donner son appréciation sur la formation qui a duré cinq (05) jours, la présidente de l’Association des transformateurs et distributeurs des produits avicoles (Atradipa), Delphine Acclassato, a tenu à décerner un satisfecit aux formateurs, «qui ont su montrer les bons réflexes à avoir face à diverses situations d’urgences sanitaires liées aux maladies animales», avant de promettre transmettre ces bonnes pratiques apprises aux autres membres de son association. «Je vais animer des séances de vulgarisation des bonnes pratiques en matière d’urgence sanitaire au profit des distributeurs et transformateurs de produits de la volaille membres de l’Atradipa», a confié Mme Acclassato.
Source: FAO
Actualités 27 mars 2019

Du 6 au 11 avril prochain, il sera organisé sur toute l’étendue du territoire national, une semaine de l’énergie électrique. En prélude à cet événement qui est une première depuis 2016 et qui permettra de montrer les efforts du gouvernement dans le secteur, les différents acteurs avec à leur tête, le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, ont annoncé les couleurs au cours d’une conférence de presse, hier mardi 26 mars, à Cotonou.
Une semaine pour permettre aux populations de prendre connaissance des efforts du gouvernement en matière d’énergie électrique. C’est l’objectif de la Semaine de l’énergie électrique initiée par le ministère de l’Energie.
« C’est un événement exceptionnel qui permettra d’expliquer aux populations la vision claire que le gouvernement de la Rupture a du secteur de l’énergie », a déclaré Dona Jean-Claude Houssou. Pour lui, la semaine de l’énergie électrique est une sorte de journées portes ouvertes qui permettra à toute la population de voir ce qui se fait dans le secteur. « Chacun tirera beaucoup de cette semaine que je veux belle et profitable à tous », ajoute le ministre de l’Energie.
Dès 2016 déjà, rappelle-t-il, le Projet de relance du secteur de l’énergie a été initié. Avec ce projet, il estime que le droit à l’énergie aujourd’hui se positionne comme un droit fondamental de l’homme comme les autres droits fondamentaux.
Dans le cadre de ce projet en effet, il avait été engagé des actions à court, moyen et long termes.
A court terme, Dona Jean-Claude Houssou souligne qu’il y avait une première action qui est celle de location d’un groupe de 180 MW. Suivra ensuite la réhabilitation de trois centrales électriques qui étaient considérées comme des musées.
Au-delà de ces premières actions, le Bénin, selon le ministre, a reçu auprès de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) une dérogation pour s’approvisionner en énergie autrement. C’est ainsi que le pays est allé chercher auprès d’autres partenaires, 60 MW d’énergie en plus de ce qui est obtenu auprès de la Ceb, avant que le projet phare dans le domaine, à savoir la construction de 120 MW à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi ne soit lancé.
Pour le ministre de l’Energie, l’objectif à la fin est d’assurer pour le pays une production de qualité de l’énergie. Il se dit rassuré par les résultats des tests faits, sur un premier moteur de cette centrale. « Nous avons une révolution énergétique qui est en préparation », se réjouit-il.
Par rapport à l’électrification rurale qu’il a qualifiée de parent pauvre, Dona Jean-Claude Houssou annonce que le gouvernement a pris des mesures radicales.
Pour près de 800 milliards de francs Cfa dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), pour le secteur de l’énergie, il dit être est convaincu qu’avec la volonté de tous, on peut aller loin. C’est pourquoi la semaine de l’énergie électrique est une occasion pour faire le point des avancées et annoncer les perspectives.
Il faut rappeler qu’avant le ministre, chaque acteur impliqué dans l’organisation de la semaine a expliqué ce qui se fait à son niveau. Ainsi que successivement, les directeurs généraux de l’Agence béninoise de l’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie, de la Société béninoise d’énergie électrique, de Contrelec, puis les présidents de l’Association interprofessionnelle des spécialistes de l’énergie renouvelable, de l’Association béninoise des consommateurs de l’eau et de l’énergie et le vice-président de l’Autorité de régulation de l’électricité, qui ont expliqué le rôle qu’ils joueront durant cette semaine de l’électricité.

Une bonne cohorte d’entrepreneurs béninois figure parmi les lauréats du Tony Elumelu Foundation Program 2019, faisant du Bénin la première nation francophone et la deuxième en Afrique de l’Ouest. Une telle réussite ne fut pas possible sans le concours de Sèmè City.
La liste officielle des lauréats 2019 du Tony Elumelu Entreprenership Program vient d’être publiée. Le moins qu’on puisse dire est que les entrepreneurs béninois ont largement tiré leur épingle du jeu, prouvant ainsi leur capacité à aller à la conquête de telles opportunités et à relever de tel challenge. Ils sont en effet pas moins de 156 entrepreneurs béninois à être lauréats du programme cette année. Ce qui met le Bénin sur la plus haute marche du podium. Le Bénin occupe en effet la première place parmi les pays francophones et la deuxième place après le Nigeria, dans le classement des pays de l’Afrique de l’Ouest.
Cette réussite, le Bénin la doit non seulement à la perspicacité des challengers, mais également à Sèmè City, qui a maximisé les chances de succès de la cohorte 2019 grâce à la mise en place d’ateliers de coaching et de cours d’anglais. Et ce, conformément à son objectif de donner aux entrepreneurs béninois tous les outils nécessaires au rayonnement de leurs entreprises au Bénin et dans le monde.
Quid du programme ?
Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (Tef) est ouvert aux citoyens et résidents de tous les pays africains, qui gèrent des entreprises à but lucratif basées en Afrique et n’ayant pas plus de trois ans d’existence. Cette initiative de la Fondation Tony Elumelu, la plus grande philanthropie africaine, est fondée sur le principe d’autonomisation des entrepreneurs africains, avec un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans visant à identifier, former, mentorer et financer 10 000 entrepreneurs.
Le but d’un tel investissement étant de favoriser la création d’au moins 1 000 000 de nouveaux emplois et de générer au moins 10 milliards de dollars de nouveaux revenus annuels en Afrique. Actuellement dans sa cinquième année, le programme d’entrepreneuriat du Tef a permis à 4 470 entrepreneurs de bénéficier d’une autonomisation, par l’utilisation d’un processus de sélection, de formation et d’exécution robuste pour créer un impact visible et durable à travers les 54 pays africains.
Ciblant les entrepreneurs africains exceptionnels qui dirigent des start-up à fort potentiel de croissance et les futurs chefs d’entreprises aux idées transformatrices, ce programme est inspiré par la philosophie économique, l’Africapitalisme de Tony Elumelu et par sa vision d’institutionnalisation de la chance et de démocratisation des opportunités pour une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. Il s’agit de l’un des programmes d’entrepreneuriat les plus ambitieux au monde.
Les entrepreneurs sélectionnés les années précédentes ont transformé leurs entreprises et leurs communautés après avoir tiré profit des 7 piliers du programme : d’un capital d’amorçage de 5000 dollars; d’une formation au développement des affaires; d’un mentorat individuel; des rencontres panafricaines. Aussi, adhèrent-ils au réseau Tef et participent à son Forum d’entrepreneuriat, la plus grande réunion de l’écosystème africain de l’entrepreneuriat. Selon le fondateur, Tony O. Elumelu, «Le secteur privé doit être le moteur principal de la transformation économique de l’Afrique, mais ce secteur ne peut pas atteindre son plein potentiel si les entrepreneurs sont laissés à la traine… ». Aussi, exhorte-t-il tous les décideurs, les chefs d’entreprises et les agences de développement, à s’engager activement à créer un avenir meilleur pour les jeunes africains ayant fait preuve d’intelligence, de compétence et de passion, pour leur donner les moyens de réussir, car de leur succès, est-il convaincu, dépend celui de l’Afrique.
Les lauréats béninois de l’édition 2019 seront financés par plusieurs institutions. 53 d’entre eux seront financés par la Fondation Tony Elumelu, 50 lauréats seront financés par Sèmè City, 47 par le Programme des Nations Unies pour le Développement et 6 par la Banque africaine de Développement.

Alors que les intellectuels se sont faits rares dans le débat relatif à la situation préélectorale actuelle, on peut dire désormais que l’honneur est sauf grâce à la professeure titulaire de droit public, agrégée des Facultés de droit des Universités, Dandi Gnamou, qui indique clairement les voies de sortie possibles de ce qu’il convient de qualifier de crise préélectorale.
Intervenant sur une télévision de la place hier, elle a ouvert une lucarne, une raie de lumière qui manquait jusqu’à présent, car connue pour ses positions non partisanes, tout au contraire de quelques-uns de ses pairs fréquents sur l’espace médiatique. Ce qui ajoute crédit et poids à ses analyses et perspectives, pour une sortie de l’impasse supposée ou réelle dans laquelle se trouveraient les législatives du 28 avril prochain.
D’ailleurs, d’emblée, elle a récusé la thèse d’un blocage sur le plan juridique, ne voyant dans la situation actuelle que des bisbilles d’ordre politique pour ne pas dire politicien, en raison de ce que des lois existent et sont en application. Selon Dandi Gnamou, sur le plan juridique, c’est la Charte des partis et le Code électoral en vigueur qui devront s’appliquer tant qu’ils n’ont pas été modifiés. Aussi, renvoie-t-elle les députés, seuls habilités à voter les lois et à les amender, à prendre leurs responsabilités. Car, objecte-t-elle du reste, il ne revient ni au chef de l’Etat, contrairement à des allégations à ce sujet, de décréter qui va aux élections et qui n’y va pas. Cela n’est pas possible, a-t-elle martelé ! Et quand bien même force doit rester à notre système constitutionnel et à nos lois, il ne revient pas à la Cour constitutionnelle, non plus, en l’absence de blocage institutionnel, de venir réguler alors que sur le plan strictement juridique, il n’y a pas de blocage, d’imposer une solution, par exemple de proroger le mandat des députés, ni au juge constitutionnel de se mettre dans une posture de substitution au peuple, de substitution aux députés…C’est d’autant plus grave, relève la professeure Gnamou, que si on lui permettait cela, rien n’empêchera qu’un jour le juge constitutionnel décide de proroger le mandat d’un président de la République !
Députés, à vos responsabilités !
Cela étant, seule l’Assemblée peut décider d’allonger le mandat des députés. Encore faudrait-il qu’elle le veuille, qu’un consensus soit trouvé à cet effet. Seuls les députés ont la légitimité pour amender la Charte des partis et le Code électoral. Une Assemblée nationale, insiste-t-elle, n’adopte des lois qu’avec l’accord de la majorité de ses membres.
Indiquant les portes de sortie, la constitutionnaliste suggère aux députés de s’entendre pour modifier l’article 80 de la Constitution en vue de prolonger leur mandat de quelques mois, la durée du mandat des députés n’étant pas considérée par la Cour comme une des options fondamentales de la Conférence nationale. Sur le plan juridique, la modification de l’article 80 de la Constitution est donc, de son point de vue, bien valable. Ce qui aurait pour vertu de permettre aux partis qui ne sont pas à jour de se mettre en conformité vis-à-vis de la Charte des partis politiques et permettre à la Commission électorale nationale autonome (Cena) de donner latitude aux partis de revoir leurs listes de candidatures.
Toutefois, observe-t-elle, si les députés ne veulent pas aller dans le sens de la révision et, en l’absence de consensus, seule reste possible la légalité qui prévaut actuellement, c’est-à-dire l’application stricte de la charte des partis et du code électoral en vigueur. C’est une voie de sagesse qu’indique la professeure titulaire de droit public, qui, on se rappelle, avait démonté l’initiative de révision de la Constitution du président Talon, car tout en préconisant la voie du dialogue devant permettre d’avoir une solution politique aujourd’hui, elle fait valoir le système constitutionnel et les lois en vigueur, tant que les députés ne prennent pas les dispositions pour modifier les lois en question actuellement.

Dans le cadre de la célébration de la journée météorologique mondiale, l’Agence nationale de la Météorologie organise depuis ce lundi 25 mars, des journées portes ouvertes. L’objectif de cette initiative est de faire connaître davantage Météo Bénin et d’échanger avec les usagers.
Le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, et le directeur général par intérim de l’Agence nationale de la Météorologie, ont procédé, ce lundi 25 mars à Cotonou, au lancement des journées portes ouvertes de Météo Bénin. A cette occasion, le directeur général par intérim de Météo Bénin, Félicien Tchédé, a invité la population à effectuer le déplacement pour connaître davantage cette structure qui fait des prévisions après étude des phénomènes atmosphériques.
Pendant trois jours, il s’agit de réfléchir autour du thème de cette édition : « Le soleil, la terre et le temps ». Un programme est concocté afin que de la visibilité soit faite autour des activités de Météo Bénin. Pour le directeur général par intérim de Météo Bénin, Félicien Tchédé, toutes les activités de Météo Bénin sont utiles pour la population. « Nous avons l'agro-météorologie et la climatologie qui concernent les populations »,
a-t-il ajouté. C’est pourquoi il invite tous les corps de la nation et les représentations diplomatiques accréditées au Bénin à y faire un tour. A l’en croire, il est prévu, durant la période des communications, des échanges, des expositions et une visite guidée des installations et équipements météorologiques.
Ces journées portes ouvertes ont été initiées, selon le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, pour marquer la célébration de cette année et permettre aux Béninois de mieux appréhender les prévisions météorologiques. Il convie le public et les cadres à divers niveaux à participer aux activités prévues pour la circonstance. Selon lui, l'Organisation météorologique internationale a choisi ledit thème parce que le soleil est au cœur de tous les changements de notre planète. « C'est lui qui façonne nos humeurs et constitue une source d'énergie alternative dans le monde », a-t-il déclaré. Il évoque l’importance combien utile de l’énergie solaire qui est de plus en plus utilisée dans le monde actuel. Pour lui, les risques du changement climatique interpellent à plus d'un titre. C’est pourquoi la communauté scientifique est appelée à apporter sa contribution afin que des mesures idoines soient trouvées face aux effets du changement climatique. A l’en croire, le gouvernement béninois à travers son Programme d’action travaille à réduire les risques liés à ces changements.

Dr Baba Soumaré est le coordonnateur régional du Centre des urgences pour les maladies animales transfrontalières au Bureau régional de la Fao pour l’Afrique. Rencontré à Cotonou dans le cadre du lancement du projet « Renforcement des capacités des services vétérinaires du Bénin » organisé par la Fao-Bénin, il insiste dans cette interview sur l’importance de ces services dans la production animale durable et saine et les attentes de l’Organisation vis-à-vis des parties prenantes.
La Nation : Pourquoi un projet consacré au renforcement des capacités des services vétérinaires du Bénin ?
Dr Baba Soumaré : Le souci majeur de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), c’est d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, surtout celles qui en ont le plus besoin en Afrique. Et qui dit sécurité alimentaire dit nécessairement augmentation de la production durable en matière d’agriculture, d’élevage, des ressources halieutiques et des ressources forestières. On ne peut pas atteindre une population animale durable et saine sans des services vétérinaires compétents. Ces services assurent le système fondamental de gestion de la santé et du bien-être des animaux ainsi que celui de la santé publique vétérinaire.
En quoi consistera concrètement l’appui aux services vétérinaires ?
Ce projet qui vient en appui aux efforts du gouvernement du Bénin pour renforcer les services vétérinaires du pays pour la production animale, insistera surtout sur le renforcement des capacités du réseau de surveillance des principales maladies animales, des capacités de diagnostic des laboratoires vétérinaires, de la vigilance au niveau des postes de contrôle frontaliers.
Les services vétérinaires doivent avoir la capacité d’offrir durablement leurs prestations, y compris l’inspection et la certification des animaux et des produits d’origine animale, la gestion de la situation en termes de santé et de bien-être des animaux ainsi que le contrôle des maladies sans oublier les maladies transfrontalières et les zoonoses à l’interface animal-homme-environnement. Des vétérinaires compétents, ce sont des vétérinaires qui ont la capacité de conduire une surveillance épidémiologique, de poser le diagnostic au niveau des laboratoires fonctionnels, et d’assurer une couverture nationale en particulier au niveau des postes frontaliers où en général les risques d’introduction des maladies sont élevés. Par exemple, avec une situation de grippe aviaire au Nigeria, il y a un risque que cela arrive ici mais avec des services vétérinaires efficaces, ce risque peut être minimisé.
Cette capacité dans le temps est liée à la disponibilité des ressources nécessaires et à l’intégrité du système de gestion ; ce qui inclut non seulement des ressources humaines de qualité, mais aussi des formations, des stratégies, des politiques, des documents, des processus d’audit et d’évaluation des performances ainsi que la capacité à répondre aux urgences et autres situations critiques.
Qu’attend alors la Fao des acteurs ?
Avant tout, c’est l’appropriation totale du projet par les acteurs pendant les deux années de sa mise en œuvre. On ne peut pas atteindre seul les résultats. Il doit venir en complément, en synergie à ce qui est en train d’être fait sur le terrain. La Fao ne peut venir qu’en appui ; mais le leadership doit être au niveau national. Donc, il s’agit de prendre ce projet très au sérieux pour assurer l’accès à la nourriture, mais aussi pour protéger la santé publique. Aujourd’hui, nous sommes quelque part le gardien de la santé animale et de la santé publique.
En matière d’élevage, le contrôle des pesticides et herbicides constitue un défi à relever, quelle est la stratégie de la Fao en la matière en Afrique ?
Il s’agit d’abord de sensibiliser, de mettre les gens au courant des dangers et risques liés aux pesticides. En plus, il y a une menace mondiale : la résistance aux antimicrobiens en relation avec la production animale, c’est quelque chose qui a besoin d’être régulé et pour lequel les acteurs doivent être sensibilisés.
La législation doit être renforcée. C’est pareil pour les pesticides. Ça peut annihiler tous les efforts du gouvernement pour améliorer la production animale et protéger la santé de sa population.

Conformément à la décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI), adoptée lors de la 31e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine (Ua) qui s’est tenue à Nouakchott, les 1er et 2 juillet 2018, 36 pays dont le Bénin se sont réunis à Marrakech ce lundi 25 mars, en vue d’apporter leur appui, sous la bannière de l’Ua, au processus politique des Nations Unies sur le différend régional autour du Sahara. La résolution qui a sanctionné cette conférence est sans ambiguïté quant à la perspective africaine sur le Sahara marocain.
Si l’objectif de cette conférence est de conforter l’esprit et la lettre de la Décision 693 de l’Ua, et de réaffirmer l’attachement de l’Union au processus onusien, il est indéniable qu’il est atteint (lire Déclaration). La Décision 693, portant sur le rapport du président de la Commission sur la question du Sahara, établit en effet un mécanisme africain comprenant une Troïka de l’Union africaine, à savoir les présidents sortant, en exercice et entrant de l’Ua, ainsi que le président de la Commission de l’Ua, en vue d’apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies sur la question du Sahara marocain. Elle « met fin à la cacophonie et à la prolifération d’actions à tout va », selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc, et consacre la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle. Car, précise le chef de la diplomatie marocaine, « La décision dispose que la Troïka doit apporter un soutien efficace et un appui aussi large que possible aux efforts que mènent les Nations Unies sur la question du Sahara marocain ».
Consensus
La conférence ministérielle africaine qui s’est clôturée ce lundi 25 mars à Marrakech, a été en effet l’occasion de réaffirmer le consensus africain et de témoigner activement de l’appui africain au processus politique en cours dans le cadre des Nations Unies, en vue d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara marocain, qui repose sur le compromis, conformément à la Résolution 2440 du Conseil de Sécurité.
Cette conférence, selon Nasser Bourita s’est voulu « Une plateforme pour rejeter toute ambiguiïé », car il s’agit selon lui d’une « démarche de mise au clair » qui « passe par la consolidation des paramètres et directives établis par la Décision 693 à savoir, l’exclusivité des Nations Unies dans la recherche de la solution politique, que l’Onu est la seule responsable du dossier du Sahara marocain », souligne-t-il. Non pas que le rôle de l’Afrique est ainsi minoré, mais bien au contraire, rappellera-t-il, « Comme l’a dit Sa Majesté le Roi, c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership ».
Il s’agit-là du reste d’un choix éclairé des chefs d’Etat et de gouvernement africains, qui, sont ainsi unis par ce choix commun évitant la cristallisation de divisions internes pouvant compromettre la résolution du conflit régional et nuire à la stabilité, la cohésion et l’efficacité de l’Ua. C’est d’ailleurs la dynamique dans laquelle s’inscrit le Royaume du Maroc, depuis son retour à l’Ua. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est priorisée en effet l’approche inclusive et fédératrice, dans le cadre d’implémentation d’initiatives et de projets structurants et impactant en termes de développement humain et économique.
Décision 693 à la lettre
L’intérêt de la conférence tenue ce lundi à Marrakech, vient également de ce que, malgré cette avancée décisive due à la Décison 693, qui installe un climat de sérénité au sein de l’Ua, certaines actions cherchent à en contrarier l’esprit voire la lettre.
Aussi, dans son discours, Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères a-t-il souligné qu’« En effet, notre réunion se tient à un moment où l’Afrique fait face à des défis substantiels, qui exigent que l’on se rencontre plus, que l’on se concerte plus et que l’on travaille davantage ensemble ». Notamment, il fait valoir l’idée selon laquelle « L’intérêt supérieur de l’Afrique appelle au rassemblement ; il nous interdit de nous tromper de combat », soulignant que « Cet esprit de rassemblement n’est pas une posture de circonstance, mais une position de constance. Il découle de l’essence même de la Politique africaine de Sa Majesté le Roi, qui repose sur les principes de responsabilité, de solidarité et de clarté », dit-il en substance.