La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 13 mars 2019, sous la présidence de Monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
I-1. Agrément de sociétés aux régimes privilégiés du Code des Investissements.
Les sociétés ci-dessous ont bénéficié de divers régimes du Code des Investissements en vue de favoriser leur développement, créer des emplois et renforcer le tissu industriel. Il s'agit de :
1. La société ATLANTIC MOULIN BENIN (AMB) SA au régime « C», pour son projet d'implantation d'une usine de production de farine de blé à Sèmè-Kpodji, dans le département de l'Ouémé ;
2. La société ALTIS PANIFICATION S.A.S au régime « B», pour son projet de création d'une boulangerie-pâtisserie moderne à Adjakpa, commune de Zè, dans le département de l'Atlantique ;
3. La société WAKAPOU BENIN SARL au régime « B », pour son projet d'installation et d'exploitation d'une usine de transformation de fruits en amande et beurre de karité à Oubérou, commune de Tchaourou dans le département du Borgou.
I- 2. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'accord de prêt signé avec le Fonds Koweïtien pour le développement économique Arabe (FKDEA), dans le cadre du financement du projet de renforcement des systèmes d'Alimentation en eau potable (AEP) des villes de Boukoumbé, Covè et Zagnanando.
L'objectif du projet est d'assurer la fourniture pérenne de l'eau, en quantité et en qualité aux populations de ces trois villes, pour répondre à leur demande croissante en eau potable, aux fins d'améliorer leurs conditions sanitaires et sociales. Il s'agit de soutenir le développement socio- économique dans ces localités, à travers l'extension et le renforcement du système d'Alimentation en Eau Potable existant.
C'est pourquoi l'autorisation de ratification est sollicitée pour ce prêt d'un montant de cinq millions (5.000.000) de Dinars Koweïtiens, soit environ dix milliards (10.000.000.000) de Francs Cfa.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté le décret portant transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention des Nations-Unies sur les immunités juridictionnelles des Etats et de leurs biens, adoptée à New-York, le 4 décembre 2004.
II - Communications.
II- 1. Accord bilatéral entre la République du Niger et la République du Bénin relatif à la construction et à l'exploitation d'un système de transport des hydrocarbures par pipeline.
Par cet Accord signé le 24 janvier 2019, nos deux Etats ont réaffirmé leur volonté d'œuvrer en synergie pour la réalisation effective du projet de pipeline, suivant l'axe Niger-Bénin.
La construction de cette infrastructure d'envergure permettra d'assurer le transport des hydrocarbures en provenance des sites de production au Niger vers le Port de Cotonou.
Dans cette perspective, il sera procédé prochainement à l'approbation de l'étude d'impact environnemental et social, de même que de l'étude de faisabilité.
Interviendront également la création de la société de transport dédiée au projet puis la signature de la convention y relative.
Les ministres dont relève la mise en œuvre du projet sont instruits d'y veiller particulièrement.
II-2. Mission de maîtrise d'œuvre complète dans le cadre de la transformation de Bénin Marina Hôtel en un hôtel 5 étoiles et de la rénovation du Centre international de Conférences de Cotonou.
Le Gouvernement, dans sa volonté d'assurer diligemment le démarrage des travaux pour la transformation du Bénin Marina Hôtel en un réceptif 5 étoiles de type SOFITEL, a lancé une consultation pour la maîtrise d'œuvre complète des ouvrages à construire, et la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
Au terme des négociations, la proposition du cabinet MOKE est apparue très originale et plus avantageuse pour l'Etat aussi bien au plan architectural que financier.
Le Conseil a donc marqué son accord pour la signature du contrat avec ledit cabinet, par les ministres assurant la conduite de ce dossier.
II- 3. Accord de partenariat avec Air Taxi Bénin pour le transport des pèlerins à la Mecque « Hadj 2019 ».
En vue de mettre fin aux nombreux dysfonctionnements souvent observés dans les opérations de convoyage des pèlerins béninois vers la Mecque, le Gouvernement a engagé des négociations avec les autorités saoudiennes pour leur meilleure prise en charge.
Celles-ci, en accédant à cette demande, ont accepté d’accorder au Bénin, le transport de la totalité de ses pèlerins au lieu de la moitié de l’effectif comme par le passé.
Dès lors et aux fins de garantir à nos pèlerins au départ de Cotonou, la sécurité, le confort et un meilleur rapport qualité-prix, le Gouvernement a conclu un accord de partenariat avec la compagnie aérienne Air Taxi Bénin. Celui-ci a pour objectifs :
- d'aider au choix de la compagnie opératrice, de même que celui des aéronefs en vue d'un transport des pèlerins dans les meilleures conditions ;
- d'optimiser le coût du transport des pèlerins tout en leur garantissant sécurité et fiabilité.
Les Ministres concernés ont été instruits pour effectuer les diligences qui conviennent.
II-4. Choix de la société CASE & CO pour l'actualisation du progiciel DIBA MALADIE de l'Agence nationale pour l'Assurance maladie (Anam) dans le cadre de la phase pilote du volet Assurance maladie du projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (Arch).
La mission assignée à CASE & CO consiste à développer une application qui permettra la dématérialisation de toutes les informations relatives aux patients pendant tout le circuit de soins.
Pour ce faire, toutes les formations sanitaires des zones retenues, en tant que sites de prise en charge, seront équipées d'installations appropriées et l'ANAM sera dotée d'outils adéquats pour rester en interconnexion avec elles aux fins de centraliser les données relatives à chaque site.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- l'organisation à Cotonou, en juin 2019, du colloque scientifique sur le thème « La Cour constitutionnelle entre rupture et continuité »;
-l'organisation à Cotonou, courant 2019, de la réunion de concertation régionale des pays francophones d'Afrique, du panel de haut niveau des Nations-Unies sur la coopération numérique.
Fait à Cotonou, le 13 mars 2019
Le secrétaire général du gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 14 mars 2019

Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a procédé, ce mercredi 13 mars à Cotonou, à la remise des subventions de l’Etat aux clubs en championnat et à la Fédération béninoise de football (Fbf) au titre de l’année 2019. Chacun des clubs de Ligue 1, 2 et 3 est reparti respectivement avec 10 millions, 6 millions et 4 millions de F Cfa.
Le gouvernement a accordé au titre de l’année 2019 à tous les clubs de Ligue 1, 2 et 3 et à la Fédération béninoise de football (Fbf), un accompagnement financier qui s’élève à un montant total de 400 millions de F Cfa, ce mercredi 13 mars à Cotonou. Ainsi, chaque club de Ligue 1 est reparti avec 10 millions F Cfa tandis que ceux de Ligue 2 et 3 ont bénéficié respectivement de 6 millions et 4 millions de F Cfa chacun. Pour son fonctionnement, la Fédération béninoise de football a reçu une subvention de 20 millions de F Cfa.
A l'occasion, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a renouvelé sa confiance au comité exécutif de la Fédération béninoise de football et a invité tous les acteurs à l’union sacrée autour de l’équipe nationale qui affronte le Togo le 24 mars prochain. « Il n’y a plus d’adversaires, désormais tous les acteurs sont dans la grande famille du football béninois pour des victoires plus grandes », a-t-il déclaré. Pour lui, seuls le consensus et le travail bien fait garantissent le développement du sport-roi béninois. C’est cette ambiance qui donne l’envie aux jeunes de travailler pour pratiquer leur passion et subvenir à leurs besoins. Il a alors félicité les responsables de clubs engagés dans les différents championnats pour leurs efforts à faire participer leurs équipes aux compétitions. «Je voudrais saluer le travail qui se fait au sein des clubs de football du Bénin, de la commission des arbitres et de toutes les structures qui participent au bon déroulement des compétitions », a-t-il indiqué.
Après avoir rappelé les nouvelles mesures fiscales en faveur du développement des activités sportives, le ministre Oswald Homéky a réitéré son engagement à apporter sa caution morale aux clubs qui souhaitent mobiliser des financements privés. « Nous sommes disposé à apporter notre caution morale pour vous aider à mobiliser des financements privés», a-t-il ajouté.
Préoccupé par la modernisation des différentes compétitions, le ministre Oswald Homéky a promis de travailler avec les responsables de clubs afin que le système de transfert des joueurs soit dématérialisé. « La liste et le contrat des joueurs avec les clubs doivent être numérisés pour une gestion optimale de la carrière des joueurs », a-t-il préconisé.

La convocation adressée au président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, par la Brigade criminelle, fait suite à une plainte d’un citoyen.C’est ce qu’a expliqué le ministre en charge de la Justice,
Séverin Quenum, hier mercredi 13 mars, à l’occasion d’une interview qu’il a accordée à nos confrères de Radio France internationale (Rfi).
La convocation adressée au président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, par ailleurs président du parlement béninois, fait suite à une « dénonciation d’un citoyen qui a directement porté plainte contre les dirigeants du Prd… », a réagi, hier, le ministre béninois de la Justice, Séverin Quenum, interviewé par notre confrère de Radio France internationale (Rfi), Christophe Boisbouvier. Cette réaction du garde des Sceaux fait suite aux rumeurs faisant état de ce que le président du parti arc-en-ciel avait été convoqué par la Brigade criminelle à Agblangandan. Ceci, pour y répondre de l’origine de présumés documents confidentiels appartenant à la Commission électorale nationale autonome (Céna) que le Prd détiendrait ; et que les dirigeants de ce parti auraient même exhibé à la Cour constitutionnelle pour étayer leur recours contre la Céna après le rejet par celle-ci, du dossier de candidatures du Prd pour le compte des législatives du 28 avril 2019.
En d’autres termes, le ministre de la Justice informe que les organes en charge des élections législatives, et même le gouvernement béninois ne sont liés ni de près ni de loin à la convocation adressée aux dirigeants du Prd. Pour l’autorité ministérielle, il est important de faire la part des choses. « …Que le Prd ait été recalé pour ce qui concerne les élections législatives à venir, je comprends qu’il soit mécontent. Que le Prd reproche des choses à la Céna, ce n’est pas une cuisine qui regarde le gouvernement », a conclu Sévérin Quenum.
Querelles sur les lois votées…
Bien avant ses clarifications au sujet de la convocation du président du Prd par la Brigade criminelle, le ministre de la Justice a répondu à certaines déclarations des partis de l’opposition notamment la non rétroactivité et le gel des réformes électorales de 2018. Concernant la non rétroactivité de la Charte des partis politiques, le ministre de la Justice a rappelé que les anciens partis doivent se conformer aux dispositions de la nouvelle loi, et qu'un délai a été prescrit pour cela. « Est-ce qu’il s’agit d’un vieux mariage ou d’un nouveau mariage, moi je ne m’inscris pas dans ce registre-là. Il y a un certain nombre d’obligations qui découlent de la loi ; il faut le faire… », a-t-il ajouté. Par ces déclarations, Séverin Quenum répond à certains leaders des partis de l’opposition qui comparent les formations politiques qui ne se sont pas mises à jour à des couples qui se sont mariés sous un régime (ancien) et qui restent mariés sous un nouveau régime, sans être obligés de se remarier. Mais de l’avis du garde des Sceaux, « comparaison n’est toujours pas raison… ».
Sur la question du gel des réformes électorales, Séverin Quenum y voit simplement une « incongruité ». « Lorsqu’on fait une réforme, on doit aller de l’avant… Ces réformes-là ont été votées par l’Assemble nationale. Aujourd’hui, je ne vois pas pourquoi est-ce qu’il faut les remettre en cause, parce qu’il y aurait certains partis qui seraient en retard. Ce dont il est question, c’est un retard ou une lenteur (de ces partis politiques) à la limite de l’incurie… », se désole-t-il.
D’après lui, si l’opposition ne participe pas aux législatives, cela relève de son propre choix. Aussi, explique-t-il que le processus de sortie de crise prôné par le président de la République, Patrice Talon, est toujours en cours à l’Assemblée nationale. Il dit n’avoir pas encore reçu les propositions des parlementaires à ce jour.

Les thèmes « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » ont été le socle des échanges entre les acteurs de la microfinance au Bénin. Des échanges qui se sont tenus le 8 mars 2019 et qui ont mis en exergue les maux qui affectent et freinent l’épanouissement socio-économique de la femme béninoise.
Les actions en cours pour l’instauration d’une planète 50 – 50 d’ici 2030, c’est la dynamique actuelle qui reste le lit des nombreuses luttes menées au profit de la femme. Camille Ogoussan, directeur général de la microfinance et représentant le ministre des Affaires sociales et de la microfinance emprunte l’optique d’une amélioration des conditions de la femme à l’ouverture officielle des échanges. Il met bien en exergue le thème retenu au niveau international qui est «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement» pour convier tous les acteurs à une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Il soutient l’appel au leadership féminin comme moteur de développement tout en restant collé au thème retenu au plan national qui est «Leadership féminin et l’égalité pour ligne de pensée.» Il profite pour exhorter tous à travailler à un avenir où l’innovation et la technologie ouvriront de nouvelles portes aux femmes et aux filles. Les propos du directeur général de la microfinance émeuvent les deux acteurs majeurs de cette célébration dans le secteur de la microfinance, Alidé et Adapami. Pour le système financier décentralisé Alidé, son directeur Valère Houssou renchérit que l’innovation est de voir les femmes et les hommes engagés ensemble pour la transformation digitale en tant que nouveau paradigme dans l’offre des services financiers. Une exigence qui découle de la contribution à la réalisation des objectifs de développement durable (Odd). Il est revenu à Maurille Couthon, directeur de AdapamI de repréciser le pari du projet qui prône l’égalité femme homme avec la ferme conviction que la jouissance de droits et d’opportunités par la femme constitue une arme contre nombreux maux qui l’affectent et qui freinent son épanouissement social, économique et professionnelle. Le projet entend contribuer à réduire les inégalités notées dans le secteur de la microfinance de manière active et participative.
Les communications, « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » animées respectivement par Raoul Yakpa et Sylvie Ehako ont exhibé les nombreux obstacles à la réalité du genre avec des solutions énoncées qui restent de réelles approches à l’amélioration de la condition de la femme autant dans le ménage qu’en entreprise. Les échanges ont été davantage enrichis via le panel fait de deux employés : Gaston Deguenon et Odette Kouagou, d’une employeuse Valentine Adoukonou, directrice de Africa finances et du consultant en microfinance Sylvestre Honvou. Leurs témoignages et expériences professionnelles et familiales ont conduit à des pistes de sortie de crise. L’estime de soi, l’autodétermination, le recrutement genre sensible, le présentisme, l’accompagnement de l’époux, les engagements individuels et collectifs de même que la mise en place d’instruments juridiques opérants sont autant de recommandations faites par les acteurs réunis à l’occasion pour en appeler à la conscience des citoyens et surtout de l’Etat dont le rôle est capital. C’est d’ailleurs un impératif qu’a rappelé Mathieu Rioux, représentant d’Affaires Mondiales Canada, un partenaire au développement pour qui, l’égalité femmes-hommes est une valeur fondamentale et une priorité. Il exprime toute sa conviction de voir les échanges concourir à l’atteinte des objectifs d’égalité du genre voulu par Alidé soutenu par Adapami dont le financement vient d’Affaires Mondiales Canada. L’épanouissement de la femme en entreprise et en famille est donc une priorité à laquelle s’attachent les acteurs du secteur de la microfinance au Bénin qui n’entendent plus baisser les bras.
Source : Force Com One

Décédé mardi 26 février dernier des suites d’une maladie, la dépouille mortelle de l’artiste Stan Tohon est arrivée dans la soirée d’hier à Cotonou. A l’aéroport de Cadjèhoun, la mobilisation était très forte pour honorer le roi du Tchink system.
Les artistes béninois ne se sont pas fait prier. Ils sont massivement sortis pour accueillir leur frère d’arme, Stan Tohon. A leurs côtés, la famille du de cujus qui elle aussi tient à être témoin de l’arrivée au pays, non plus sur ses deux pieds, mais dans un cercueil, du Papy grandé. L’émotion était forte et on pouvait deviner la douleur qui entaillait les cœurs aux sanglots qui fusaient par moments de la foule. « 64 ans, c’est beaucoup, mais c’est encore très peu pour mourir »,
lâche, abattue, une des parentes de l’artiste habillée d’un tee-shirt à son effigie. Le temps pour elle de fondre en larmes. L’attente va durer plus d’une heure, avant que le cercueil de l’artiste ne franchisse la limite de l’aéroport. Direction, la morgue Proci à Akpakpa, où séjournera le baobab de Gbégamey, en attendant que le programme de ses obsèques ne soit finalisé.
A l’instar des artistes, le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, s’est personnellement déplacé pour s’assurer que la volonté du gouvernement relativement à cet artiste dont le talent a traversé le temps et les pays est respectée. Echanges avec les artistes, la famille, concertation par-ci, discussion par là… Celui pour qui Tohon était un « ami personnel » est resté aux petits soins, tapant par ici des épaules pour apaiser, prenant par moments dans ses bras pour consoler. Malgré ces gestes d’amour, on a pu observer un Oswald Homeky très abattu et triste.
Les prochains jours et le retour au pays des deux enfants de Stan Tohon détermineront avec précision la date des hommages officiels et de ses obsèques. Mais, ce sera probablement entre le 23 et 30 mars prochain, ont confirmé des sources proches de la famille et du ministère en charge de la Culture. D’ailleurs, de ce côté, on assure que le soutien du gouvernement est total et se poursuivra comme cela a été le cas depuis la maladie de l’artiste jusqu’au rapatriement de son corps et en attendant les derniers hommages.

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale s’est réunie, ce mardi 12 mars, et a décidé de la mise sur pied d’un comité parlementaire restreint de cinq membres pour examiner les propositions des partis politiques et faire des recommandations législatives concrètes en vue de la sortie de l’impasse dans laquelle se trouve le processus des élections législatives du 28 avril prochain.
Les travaux de la Conférence des présidents de ce mardi auront surtout permis aux participants de prendre connaissance des propositions faites par les différents partis politiques qui se sont manifestés pour prendre part aux élections législatives du 28 avril prochain pour sortir de la crise électorale. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et
Restaurer l’espoir (Re), tous deux de l’opposition, proposent conjointement, par exemple, à en croire des sources parlementaires, l’adoption d’une loi modificative à titre exceptionnel de la charte des partis politiques et du Code électoral en vue de rendre inclusives les élections législatives d’avril prochain ; la relecture du calendrier électoral dans le sens du report des élections législatives en tenant compte des délais constitutionnels ; la délivrance sans délai du quitus fiscal à tous les demandeurs qui remplissent les conditions sans « interférences politiques » et la suppression du certificat de conformité comme pièce à fournir dans les dossiers de candidatures.
Pour sa part, l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio suggère principalement, poursuivent les mêmes sources, l’amendement de l’article 242 du Code électoral afin de respecter l’expression du suffrage des électeurs dans une circonscription électorale ainsi que l’article 46 du Code électoral de sorte à permettre aux partis politiques de disposer d’un délai de 72h après la publication des listes par la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour compléter les pièces ou données manquantes à leurs dossiers et enfin l’article 112 du Code électoral pour réduire le délai de dépôt du compte prévisionnel de campagne à 20 jours avant la date des élections. Le parti Force cauris pour le développement du Bénin (Fcdb) de Soumanou Toléba appelle, de son côté, à la modification du calendrier électoral pour des élections législatives sans exclusion tout en respectant le délai constitutionnel du 15 mai prochain, date de la fin de la mandature des députés de la septième législature.
Amnistier et gracier
La Fcdb propose également qu’une dérogation soit accordée aux candidats n’ayant pas de quitus fiscal afin de leur permettre d’aller aux élections sans oublier la révision de l’article 242 du Code électoral en supprimant la condition des 10% des suffrages valablement exprimés au plan national. Tout comme les autres partis politiques, l’Union sociale libérale (Usl) de Sébastien Ajavon fait savoir aussi ses recommandations. Le parti de l’homme d’affaires, pour ce qui le concerne, suggère entre autres l’abrogation de la Charte des partis politiques et du Code électoral en vigueur; la suppression du processus électoral en cours ; la reconnaissance de l’existence juridique de tous les partis politiques de l’opposition et la modification du calendrier électoral. La Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dud) de Valentin Aditi Houdé n’est pas aussi restée les bras croisés, à en croire les mêmes sources parlementaires. Le parti a également recommandé quelques mesures urgentes pour la sortie de crise. Comme la plupart des autres partis cités supra, la Dud propose aussi l’arrêt du processus électoral en cours à la Céna en rapportant le décret convoquant le corps électoral ; la relecture du Code électoral et la Charte des partis politiques, l’amnistie et la grâce présidentielle pour certains compatriotes qui, pour une raison ou une autre, ont été obligés de partir du pays ou jetés en prison, afin qu’ils viennent participer au développement du Bénin.
Quant aux partis de l’Union progressiste (Up) et du Bloc républicain (Br), tous deux de la mouvance présidentielle, ils n’ont pas fait de propositions dans leurs correspondances adressées au président de l’Assemblée nationale et versées sur la table de la réunion d’hier. Tout simplement parce qu’ils ont été déclarés en règle par la Céna et donc n’ont pas de problèmes avec le processus électoral en cours pour lequel les autres partis politiques ont été disqualifiés. La conférence des présidents s’est donc imprégnée des différentes propositions avant de responsabiliser un comité de cinq personnes pour mener des réflexions de fond à soumettre à l’ensemble des autres membres. C’est dire que d’ici demain jeudi l’on pourrait avoir une idée plus ou moins claire des propositions de sortie de la crise liée aux élections législatives du 28 avril prochain?
Un comité de cinq députés mis sur pied
La clé de sortie de la crise électorale se retrouve désormais dans les mains d’un comité parlementaire de cinq membres. Lequel est composé de deux députés de la mouvance présidentielle, deux de l’opposition et du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui le dirige d’ailleurs. La mise sur pied de ce comité a été la principale décision prise ce mardi 12 mars, par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui s’est réunie au palais des Gouverneurs à Porto-Novo sous la présidence effective de Me Adrien Houngbédji. La réunion, la deuxième du genre en moins d’une semaine, a été convoquée par le président de l’Assemblée nationale pour se pencher essentiellement sur les mémorandums et propositions déposés sur sa table, à sa demande, suite à la mission que lui a confiée mercredi 6 mars dernier le chef de l’Etat, par les partis politiques qui se sont manifestés pour prendre part aux élections législatives du 28 avril prochain.
Selon des sources parlementaires, la Conférence des présidents, après près de trois heures de travaux hier, a responsabilisé le comité restreint en vue de faire des propositions à soumettre à l’appréciation de l’ensemble des membres de la Conférence des présidents. Compte tenu de l’urgence, le comité se retrouve ce mercredi pour réfléchir sur la question et faire ses suggestions. Lesquelles seront examinées demain jeudi 14 mars par l’ensemble des membres de la Conférence des présidents du Parlement. Les conclusions de cette rencontre seront traduites en propositions de lois à étudier par la commission des Lois puis examinées par la plénière des députés. Cela, à la faveur de la quatrième session extraordinaire de l’année 2019 que la Conférence des présidents pourrait éventuellement retenir?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 13 mars 2019

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, est monté au créneau ce mardi à son cabinet à Porto-Novo, pour inviter tout le peuple béninois à aller aux urnes le 28 avril prochain, en citoyens « matures et responsables ».
« Peuple béninois, le temps est venu pour nous de nous lever comme un seul homme pour aller aux élections. Le processus démocratique exige ce sursaut de chacune et de chacun de nous ». C’est l’appel que lance le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, à tous les citoyens béninois pour des élections apaisées le 28 avril prochain. Pour lui, tout le monde doit s’engager, en dépit des divergences politiques, pour la réussite de la première consultation politique de l’ère du Nouveau départ qui ouvre la voie à une série d’autres élections. Joseph Gnonlonfoun a lancé ce message à la faveur d’une déclaration qu’il a faite à la presse, ce mardi 12 mars, au siège de son institution à Porto-Novo. A l’en croire, l’activité politique doit consister à s’engager positivement, malgré la diversité des opinions, au service de la République, une et indivisible. Il est dès lors, selon le médiateur de la République, important que tous les sacrifices soient consentis entre les acteurs du jeu électoral pour que soient trouvés des compromis dynamiques nécessaires pour l’organisation de ce scrutin. Ces compromis ne devraient en aucun cas signifier l’abandon des idées ou opinions ou la victoire d’un camp sur un autre. Car, les divergences d’aujourd’hui peuvent être des atouts de demain. « Chacun d’entre nous doit retenir son ego et rechercher l’harmonie dans un patriotisme engageant. C’est cela la concertation, le consensus car aucun humain n’a le monopole de la vérité », souligne le médiateur de la République, invitant chaque conducteur d’hommes et responsable où qu'il se trouve aujourd’hui à travailler pour la paix. Ces derniers doivent renoncer à quelque animosité et quelque jugement absolu afin de ne pas paralyser le présent et hypothéquer l’avenir du peuple. « Nos anciens devraient nous y aider. Je le leur demande en toute politesse et en toute humilité. Je souhaite aussi que nos dirigeants sachent que le pouvoir est un service avant tout », poursuit le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun n’a pas manqué de saluer tous les acteurs engagés dans le processus électoral en tant que candidats ou en tant qu’acteurs ou encore en tant qu’organisateurs pour des élections libres, transparentes et apaisées. Il faut rappeler que le médiateur de la République est une autorité administrative indépendante, éprise de paix et animée par la recherche de la concorde et de l’unité nationale.
Actualités 13 mars 2019

En prélude à la tenue de cotonou Policy Hackathon, les membres d’I4 Policy ont été reçus, ce lundi 11 mars par la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou à Cotonou. Au cours de la rencontre, cette organisation panafricaine de plus d’une soixantaine de hubs d’innovations a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour la réussite de l’évènement.
Cotonou Policy Hackathon s’ouvre ce mardi 12 mars à Cotonou. C’est dans le cadre de cet évènement qui va rassembler l’ensemble des acteurs de l’entrepreneuriat du Bénin que l’organisation panafricaine, I4 policy est allée solliciter le soutien du gouvernement à travers la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou. C’est l’occasion pour Adébissi Djogan, fondateur de Initiative for Africa and Lead d'expliquer le bien-fondé de cette rencontre avec la ministre à la veille de l’évènement. Pour lui, il est non seulement important pour les hubs d’innovations d’être en communauté mais surtout nécessaire d’avoir l’accompagnement des gouvernements pour avancer. A ce propos, il demande le soutien de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou afin que l’intégration régionale des start-up qu’il souhaite de tout son vœu soit possible. «Nous serons contents de vous voir à nos côtés comme beaucoup de décideurs en Afrique et dans le monde entier », a-t-il confié. Selon ses propos, cette coalition qui constitue un grand marché de 129 hubs de 36 pays et 700 mille entrepreneurs va travailler pour proposer des réponses adaptées au défi de l’amélioration du cadre règlementaire dans lequel évoluent les entreprises, start-up et Tpe innovantes.
Pour Eva Sow, c'est un plaidoyer pour avoir le soutien de tous les acteurs qui œuvrent pour l’amélioration des politiques publiques d’innovation en collaboration avec les décideurs publics dans le but d’accélérer les innovations et l'entrepreneuriat des jeunes. De ce fait, il faut travailler à consolider les acquis au niveau de chaque pays à travers des réflexions sur les problématiques actuelles ou futures.
La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, salue l’engagement et la passion des membres de cette organisation panafricaine.S’agissant du développement de notre écosystème, il n’y a pas deux notions plus fortes que l’engagement et la passion, c’est ce qui fait que les acteurs sont là malgré le fait que des choses restent à faire» a-t-elle expliqué.
C’est pourquoi, elle rassure l’organisation I4 Policy du travail qu'abat l’ensemble du gouvernement pour que l’écosystème béninois fasse des merveilles. «L’innovation est au cœur de l’ensemble de nos actions », a-t-elle confié. Pour elle, le Bénin n’est pas en marge de la révolution numérique. Ainsi, elle rassure ses hôtes que tous les acteurs à divers niveaux sont conscients de l’importance de l’évènement et disposés à les accompagner. A ce propos, la ministre les invite à réfléchir afin de proposer des solutions adaptées aux problèmes pour aller vers des consolidations plus fortes. « Le développement de notre écosystème va au-delà du nombre, il doit tourner vers les valeurs afin de sortir de l’émiettement des entreprises », a-t-elle souhaité.

Les partis politiques de l’opposition ont marché librement, sans heurt ce lundi 11 mars, pour exiger leurs participations aux élections législatives prévues pour se tenir le 28 avril prochain. Cette marche démarrée du stade Général Mathieu Kérékou avec la participation d’une foule impressionnante a échoué à la place de l’étoile rouge sous l’encadrement des forces de sécurité publique.
L’opposition a marché à Cotonou, pour protester contre ce qu’elle qualifie de “son exclusion” des élections législatives prévues pour se tenir le 28 avril prochain. Elle a aussi exigé la délivrance de récépissé à tous les partis ainsi que le quitus fiscal sans délai. Partie de l’esplanade du stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou, la foule des marcheurs a pris par le carrefour Vêdoko avant d’échouer à la place de l’étoile rouge aux environs de onze heures où différentes motions ont été lues à l’assistance sous l’égide des chefs de partis de qui la marche a été effective. La parole a été donnée tour à tour aux syndicalistes, aux étudiants, aux chefs des partis politiques… pour s’exprimer au terme d’une marche de plus de deux heures d’horloge. Une occasion qu'ont saisi certains pour faire le procès de la gouvernance sous la rupture et posé des conditions pour la participation des partis politiques de l’opposition aux élections législatives. Eric Houndété, vice-président de l’Assemblée nationale, membre de l’opposition réitère que la participation des partis de l’opposition aux élections législatives est nécessaire pour la bonne marche de la démocratie. C’est également les points de vue du professeur Victor
Tokpanou et Donklam Aballo. Selon ce dernier, membre du parti Union sociale libérale, il faut que la classe politique se lève, décide pour que tout le monde aille aux élections. Il suggère que c’est le seul moyen de laisser le peuple s’exprimer pour faire le choix de ses représentants à l’assemblée nationale.
Il convient de souligner que dans la perspective d’une élection inclusive, le président de la République a échangé avec la classe politique le mardi 6 mars dernier, à l’exception de l’opposition. A l’issue de cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale, missionné pour la concertation avec les formations politiques ayant manifesté leur intérêt pour les élections législatives a demandé à ces dernières de faire parvenir à son cabinet un mémorandum sur leurs suggestions en joignant les propositions de lois qu’elles jugent utiles.

Lui reconnaître ses mérites et témoigner à son égard toute son affection à l’occasion de la Journée internationale de la femme. C’est ce qui a motivé la direction générale de Moov Bénin à rassembler son personnel féminin autour d’un déjeuner à Cotonou, vendredi 8 mars dernier.
Elles sont une vingtaine à bénéficier de divers cadeaux à l’issue de la tombola qui a agrémenté le déjeuner offert au personnel féminin par la direction générale de Moov Bénin à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le vendredi dernier. Rassemblées autour d’un buffet bien achalandé, les femmes du personnel de l’opérateur de téléphonie mobile Moov Bénin qui se sont montrées les plus chanceuses sont rentrées comblées. Quoique les lots soient modestes, elles n’ont pas eu de mots pour qualifier cette attention dont elles font l’objet à l’occasion de l’évènement à elles dédié. Rayonnantes dans le pagne à elles offertes par la direction générale pour la circonstance, elles n’ont guère caché leur joie et leurs émotions face au geste des responsables de l’entreprise. Pour Roukayath Badarou, commerciale au niveau du service Corporate, rien de tel ne s’était produit auparavant dans l’entreprise. Si des fêtes du personnel y sont régulièrement organisées, une telle journée n’a été jamais célébrée depuis son recrutement. «C’est une première au sein de l’entreprise et tout a été fait pour nous honorer. Pagne, cadeaux et puis le repas partagé ensemble….», soutient-elle, tout en relevant que « c’est le geste qui est important». Un geste par lequel le personnel se dit considéré par la direction générale. «Ils nous montrent par cette attention que nous comptons beaucoup pour eux », note une autre d’un air enjoué.
Le personnel féminin de toutes les agences de l’opérateur de téléphonie mobile ainsi que de la direction générale a honoré de sa présence ce déjeuner qui, selon les responsables, tient lieu de retrouvailles entre les femmes de l’entreprise. Nombre d’entre elles par cette opportunité se sont revues pour quelques instants d’échanges autour de repas faits de main de maître par le chef cuisinier des lieux.
L’opportunité donnée au personnel féminin de Moov Bénin de célébrer la Journée internationale de la femme reste pour Claudine Azonsi du service Marketing un évènement marquant pour chacune d’elles et fera date.
A tour de rôle et sous des airs langoureux célébrant les mérites de la femme, les convives se sont servies des repas de leur choix pour se donner du plaisir en cette journée si spéciale pour elles.
A travers sourires et rires elles affichent leur bonheur et certaines d’entre elles se permettent d’esquisser des pas de danse pour amuser la galerie. Des signes qui laissent croire que l’évènement est venu à point nommé et qu’il faille le rééditer comme l’ont souhaité bon nombre d’entre elles à la fin du déjeuner.