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Nouvelles

Autorisation de ratification d’accords au Parlement : 16, 225 milliards F Cfa pour fournir l’électricité à 100 localités

L’Assemblée nationale a délibéré et autorisé, au cours de sa séance plénière du vendredi 8 mars dernier, le gouvernement à ratifier trois accords de financement dont un prêt d’un montant de 16,225 milliards F Cfa de la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) destiné à électrifier 100 localités rurales au Bénin.

100 nouvelles localités rurales du Bénin seront bientôt électrifiées. Elles sortiront du noir grâce à un prêt décroché par le gouvernement auprès de la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) dans le cadre du financement partiel du Projet d’électrification rurale de 100 localités par le réseau centralisé en République du Bénin. Les députés ont autorisé, vendredi 8 mars dernier, le chef de l’Etat à ratifier l’accord de financement, d’un montant de 16,225 milliards F Cfa, pour la réalisation de ce projet. La maîtrise d’ouvrage déléguée et la maîtrise d’œuvre du projet seront assurées par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme).
Le réseau électrique à construire couvre 11 départements sur 12 que compte le Bénin. Seul le département du Littoral n’a pas été pris en compte. Sur les 100 localités rurales à desservir par le réseau centralisé, 12 se retrouvent dans le département de l’Alibori, 12 dans l’Atacora, 12 dans l’Atlantique, neuf dans le Borgou, 14 dans les Collines, 12 dans le Couffo, cinq dans la Donga, deux dans le Mono, sept dans l’Ouémé, deux dans le Plateau et 13 dans le Zou. Les 100 localités ont été sélectionnées selon des critères de choix prévus, notamment le statut administratif de la localité (chef-lieu d’arrondissement en priorité) et la distance de la localité par rapport au réseau électrique conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), précise le rapport relatif au dossier présenté à la plénière par la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. Le coût total du projet est évalué à 18,425 milliards de francs Cfa dont 16,225 milliards F Cfa au titre de prêt de la Bidc et 2,2 milliards F Cfa environ à la charge du budget national. Le prêt de la Bidc, qui entre en vigueur à partir du 18 avril prochain est consenti pour une durée de 25 ans dont cinq ans de différé en capital avec la semestrialité comme période de remboursement. Les caractéristiques de l’accord de prêt permettent de dégager un élément don de 28,7%, souligne la commission des Finances et des Echanges présidée par le député Raphaël Akotègnon.
Les députés qui sont intervenus dans le débat général ont tous apprécié ce projet à sa juste valeur. Car, il permettra non seulement d’augmenter le taux d’accès des populations rurales à l’électricité qui sera porté de 8,3% à 9,9% ; le taux de couverture en milieu rural de 35,30% à 39,92% et le taux de desserte en milieu rural de 45,3 à 50,50% mais aussi d’améliorer leurs conditions de vie par la promotion de l’économie locale. De façon spécifique, le projet vise la fourniture et l’installation des lignes de transport et de distribution haute tension de l’énergie électrique en milieu rural. Tout en félicitant le gouvernement pour la pertinence du projet, les députés dont André Okounlola ont reproché à ce dernier de n’avoir pas versé au dossier la liste détaillée des 100 localités rurales retenues pour un meilleur suivi. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement à la séance plénière, a apporté des éléments de réponse pour rassurer les députés qui ont adopté, à l’unanimité, le projet d’accord signé à Cotonou le 19 décembre 2018 entre le Bénin et la Bidc.

20, 8 milliards F Cfa pour 44 adductions d’eau villageoise
Les députés ont autorisé la ratification de l’accord de prêt, d’un montant de 20,735 milliards F Cfa, signé entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) dans le cadre du financement du projet de construction, de renforcement et de réhabilitation de 44 adductions d’eau villageoise (Aev) au Bénin. Lequel projet est évalué, au total, à la somme de 23,815 milliards F Cfa dont 20, 735 milliards F Cfa au titre de l’accord de prêt et 3,080 milliards F Cfa environ comme contribution du budget national. Le crédit obtenu de la Bidc est contracté pour une durée de remboursement de 25 ans dont cinq ans de différé en capital. La périodicité de remboursement est la semestrialité.
Les caractéristiques techniques de l’accord prévu pour entrer en vigueur dès le 18 avril prochain dégagent un élément de 31,2 %, informe la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale qui a présenté le rapport sur le dossier de prêt. Ce projet vise spécifiquement à construire 37 Aev et renforcer 7 anciennes et à réhabiliter et agrandir des branchements particuliers domestiques pour l’alimentation en eau
potable. De nouvelles bornes fontaines pour l’alimentation en eau potable seront réalisées et les capacités institutionnelles des différents acteurs des Aev seront renforcées. En d’autres termes, la réalisation de ce projet permettra d’améliorer notablement l’accès des populations à l’eau potable en milieu rural avec la construction de ces nouveaux systèmes d’adduction d’eau qui permettront d’alimenter 224 mille nouveaux bénéficiaires dans plusieurs localités du Bénin.
Plusieurs députés ont saisi l’occasion de l’examen de ce dossier pour exprimer certaines préoccupations en matière d’eau potable dans le pays. L’honorable Patrice Nobimè Agbodranfo a plaidé, par exemple, pour la prise en compte urgente de l’arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi par le projet au regard de sa forte densité en population et du déficit criand en eau potable qui s’y observe. Mais l’élu du peuple sera rassuré par le ministre en charge de l’Eau, Samou Adambi, qui a défendu le dossier face aux députés. Celui-ci a expliqué que l’arrondissement de Godomey fait partie des 44 localités cibles du projet initié par l’Agence nationale d’approbation en eau potable en milieu rural (Anaepmr).


17 milliards F Cfa au profit du réseau électrique au nord-Bénin
L’Association internationale de développement (Aid) vole au secours du Bénin avec un montant de près de 17 milliards F Cfa dont 50% environ sous forme de don et la seconde moitié sous forme de prêt pour aider à combler le déficit d’offre en électricité dans le nord-Bénin principalement dans les communes de Malanville, Kandi et Bembérèkè. Le gouvernement a été autorisé, vendredi dernier, par l’Assemblée nationale à ratifier l’accord de prêt estimé à un montant de 8 593 036 700 F Cfa signé à Cotonou, le 27 novembre 2018, entre la République du Bénin et l’Aid dans le cadre du financement du projet d’interconnexion électrique régionale, dorsale Nord de 330 KV. Le coût total hors taxe et hors douane du projet est évalué à 16 957 088 000 F Cfa, entièrement à la charge de l’Aid. Un crédit de 8 364 051 300 F Cfa, représentant environ 50% du coût total du projet, sera mis à la disposition du Bénin sous forme de don. Le prêt portant sur un montant de 8 593 036 700 F Cfa est conclu pour une durée de 38 ans dont 6 ans de différé en capital. Le prêt est remboursé semestriellement d’ici 15 février et 15 août. Il entre en vigueur au plus tard le 27 mars prochain. Les caractéristiques de l’accord dégagent un élément don de 62,2 % témoignant de la concessionnalité du prêt, renseigne la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. Selon celle-ci, le projet de l’interconnexion électrique régionale de la dorsale nord s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’infrastructures du système d’échanges d’énergie électrique ouest africaine (Wapp/Eeeoa) mis en place par les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Le projet va permettre de combler le déficit d’offre en électricité et de diversifier les services d’approvisionnement afin de garantir aux communes cibles l’accès à une électricité fiable, en continu et à un coût accessible, via la liaison à la ligne de transport Onigbolo-Parakou-Malanville de 161 Kv.
Plus spécifiquement, le projet va permettre de mettre à la disposition de la clientèle de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en moyenne 720 Gwh; réduire le coût moyen de production d’énergie électrique sur le réseau de la Sbee ; contribuer à satisfaire la demande actuelle évaluée à 210 Mw et la demande potentielle estimée à 320 Mw et de raccorder au réseau de la Sbee environ 10 000 nouveaux abonnés supplémentaires. Le dossier a été examiné sans grand débat des députés visiblement convaincus de la pertinence des objectifs du projet?

Actualités 11 mars 2019


Campagne de commercialisation 2018-2019 des noix de cajou: Priorité à la vente groupée et à la transformation sur place

Avec les difficultés d’écoulement des produits de l’anacarde sur le marché mondial, la vente groupée et la transformation sur place s’avèrent nécessaires pour préserver le label et rentabiliser ce secteur. Ainsi, les acteurs pourront éviter le « bradage » des stocks, surtout avec la revue à la baisse du prix plancher de cession des noix pour la présente campagne.

En fixant le prix plancher des noix de cajou à 400 FCfa/kg pour la campagne de commercialisation 2018-2019, le gouvernement entend « préserver les intérêts » des producteurs. Ce prix minimal est nettement en baisse, comparé à celui de la campagne précédente qui était fixé à 650 F CFA. Mais la différence sur le prix du kilo (250 F CFA) par rapport à l’année dernière est énorme ; ce qui pourrait amener ceux qui disposent des stocks, à brader leurs produits s’ils ne comptent pas les garder encore longtemps par devers eux. Plus de 7 500 tonnes de stocks résiduels sont encore dans les magasins des producteurs et acheteurs, à en croire le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 6 mars dernier. Ainsi, ceux qui y ont investi pour acheter cher les noix pourront enregistrer un manque à gagner énorme. Mais la décision du gouvernement tiendrait compte des travaux de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général.
Pour rappel, le gouvernement avait fixé le prix plancher à 650 FCfa/kg contre 500 FCfa/kg proposé par les acteurs l’année dernière, pour promouvoir la filière et « préserver à la fois les intérêts des producteurs, des transformateurs ainsi que des exportateurs ».L’exportation des noix de cajou par voie de terre a été également interdite. A l’arrivée, le rêve s’est transformé en un cauchemar pour nombre d’exportateurs avec le ralentissement de l’écoulement des produits noté sur le marché mondial.
Cette situation est due, entre autres, à la non maîtrise des prix en conformité avec les cours internationaux. Pendant longtemps, ce sont les acheteurs qui décident des cours, les producteurs étant peu ou pas représentés dans les commissions de fixation des prix des produits agricoles et tropicaux. Des exportateurs pirates opèrent en dehors et contre les législations du pays tout comme les commerçants illégaux. A cela, s’ajoute le circuit de commercialisation exagérément long qui pénalise les pauvres producteurs et les exportateurs.

Changer de paradigme

Deuxième culture de rente après le coton, la filière anacarde reste confrontée à de nombreux défis d’organisation, de production et de compétitivité. Une réorganisation des acteurs de la filière, minée par des querelles intestines et des guéguerres de leadership et d’intérêt des acteurs, permettrait de suivre les flux physiques et financiers, de favoriser la pratique de la vente groupée et ainsi de juguler les dysfonctionnements dans l’organisation de la commercialisation et de pallier les exportations frauduleuses et sans contrôle. Les principaux enjeux restent la sauvegarde du label béninois et la transformation des noix en produits consommables.
L’anacarde du Bénin est d’une excellente qualité reconnue au plan mondial avec une valeur marchande KOR moyenne qui varie entre 47 et 49 Ibs. Malheureusement, sur le marché, il s’observe parfois un mélange des produits béninois avec d’autres de qualité inférieure provenant des pays voisins. D’où la nécessité de soutenir et d’accompagner la vente groupée et ce, pour non seulement garantir la qualité des produits, mais aussi assurer la traçabilité, la fiabilité des statistiques et la crédibilité de l’accès aux services financiers et non financiers des acteurs.
Pour ce qui est de la transformation des noix en produits directement consommables, les potentialités offertes ne sont exploitées jusque-là que de façon marginale. Sur plus de 150 000 tonnes de noix brutes produites, moins de 10 000 tonnes sont transformées sur place chaque année. Les unités de transformation des noix à l’échelle industrielle se comptent au bout des doigts. De plus, celles qui fonctionnent, s’accommodent de procédés artisanaux archaïques de décorticage des noix pour produire essentiellement pour le marché domestique et la sous-région.
Le gouvernement a mis un point d’honneur sur la filière de cajou dans le Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2025) et le Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017 – 2021). Il envisage d’augmenter à 300 000 tonnes la production à l’horizon 2021 dont 50 % à transformer sur place.
En attendant, il faut mieux gérer la campagne commerciale commencée ce 7 mars et qui prend fin le 31 octobre prochain, pour faire de l’anacarde un produit générateur de richesse pour les acteurs et l’économie nationale.

Société 08 mars 2019


Dématérialisation de l’administration fiscale : Le télépaiement des impôts généralisé à toutes les entreprises

(Bientôt les attestations fiscales délivrées en ligne)
Il est mis en place une télé-procédure de déclaration fiscale incluant le télépaiement des impôts pour toutes les entreprises depuis le 1er février dernier. Cette réforme s’inscrit dans la dématérialisation et l’allègement de la procédure de recouvrement des créances en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

La transmission des déclarations fiscales par voie électronique est étendue aux petites et moyennes entreprises, après les grandes sociétés (qui ont un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 1 milliard F Cfa) l’année dernière. Ainsi, depuis le 1er février dernier, il est mis en place une télé-procédure incluant le télépaiement des impôts, informe le directeur général des impôts, Nicolas Yènoussi. De même, la procédure de déclaration d’existence est simplifiée et peut se faire via une plateforme électronique mise en ligne et accessible sur le site internet de la direction générale des Impôts (Dgi) à travers le Système intégré de gestion des impôts et taxes (Sigtas). Chaque entreprise peut disposer d’un compte contribuable, un espace à lui dédié dans ce système e-services.
Pour le paiement en ligne des impôts, l’entreprise doit disposer avant tout au niveau de sa banque d’un ordre de prélèvement permanent. Il ne s’agit pas d’un document qui donne droit à l’administration fiscale de faire directement des prélèvements sur les comptes des entreprises, explique Nicolas Yènoussi répondant aux inquiétudes des responsables de sociétés qui craignent de voir leurs comptes débités à leur insu. « Il s’agit d’une autorisation que les entreprises donnent aux banques d’exécuter les ordres de virement en temps opportun », clarifie-t-il. Suivant les procédures de recouvrement, l’administration fiscale ne peut opérer aucun prélèvement sur le compte de l’entreprise si elle n’est pas informée de la procédure et s’il n’y a pas une procédure de contrôle de dette préalablement mise à la charge de la société, ajoute le directeur général des impôts.
Le système a été mis en place avec l’appui des banques qui ont validé l’imprimé de l’autorisation permanente de prélèvement que l’entreprise dépose auprès de sa banque pour qu’en temps opportun, l’exécution puisse être opérée que ce soit la taxe sur valeur ajoutée (Tva), les impôts sur salaire ou autres. La possibilité de payer sur plusieurs banques est admise et les établissements bancaires de la place sont mis à contribution à cet effet, assure M. Yènoussi. De même, la possibilité d’imprimer la quittance de paiement à tout moment depuis son bureau est également effective contrairement à l’ancien système qui était contraignant pour les entreprises.

Attestations en ligne

Conformément à l’article 1130 du nouveau Code général des impôts, les contribuables sont autorisés à payer les impôts, droits, taxes et redevances, pénalités, amendes et intérêts dont ils sont redevables au moyen de procédés électroniques dans les conditions déterminées par voie réglementaire. L’administration fiscale entend poursuivre les réformes engagées en vue de sa modernisation pour la satisfaction du contribuable et l’amélioration du climat des affaires, à en croire le directeur général des impôts. Bientôt sur l’espace e-services, les attestations fiscales et autres documents que demandent les entreprises, pourront être obtenus en ligne, annonce Nicolas Yènoussi. «Nous venons de définir les critères pour avoir les attestations en ligne et les entreprises seront associées pour procéder à leur amendement en vue de leur validation », indique-t-il.
Aussi, la direction générale des Impôts a-t-elle créé une cellule de service au contribuable pour être à l’écoute des commerçants, des opérateurs économiques et enregistrer les difficultés et tracasseries auxquelles ils sont soumis. Avant la fin de cette année, un call center sera mis en place avec un numéro vert «Allô service des impôts » qui permettra d’enregistrer les plaintes, demander un certificat de crédit, annonce le directeur général des impôts. Là encore, les faîtières des entreprises seront mises à contribution pour la validation des normes de services : l’ensemble des services rendus aux usagers catalogué, les procédures définies, les délais ainsi que les pièces à fournir.
Par ailleurs, la Dgi envisage de mettre en place rapidement un interlocuteur fiscal unique afin que tous les impôts puissent être payés en un seul endroit et ce, en vue de faire gagner du temps à l’entreprise.

Actualités 08 mars 2019


Ellis Nzo Asu, Dg / Uba Bénin au sujet de l’inclusion financière: « La clientèle reste au centre de nos prestations »

Présentez-vous
Je suis Ellis Nzo Asu, directeur général de Uba Bénin. J’ai rejoint le Groupe Uba en 2007 en qualité de Directeur Financier. Ensuite, j’ai occupé les fonctions d’Administrateur, Directeur général Adjoint de la filiale du Cameroun. Avant ces fonctions, j’étais Auditeur du Groupe Chevron exerçant dans les filiales (Upstream and Downstream) de l’Afrique et du Moyen-Orient. J’ai également exercé à la Standard Chartered Bank en tant que Chef du département du contrôle de gestion et chargé des Alm & Fixal Incom.

Comptable de formation, Je suis également titulaire d’un Dess en stratégie financière de la Saïd Business School de l'Université d'Oxford. Stratège bancaire et financier, je capitalise bientôt 22 ans d’expériences professionnelles dans les secteurs bancaire, pétrolier et agroindustriel (dont environ 17 ans en banque).
Ma passion pour le digital m’a amené à suivre des formations en Fintech notamment le Oxford Fintech program de l'Université d'Oxford.
Bilingue, j’ai une bonne connaissance de l’Afrique anglophone et francophone pour avoir travaillé et effectué des missions dans le secteur bancaire et pétrolier dans plus de 13 pays en Afrique, notamment dans les zones Cémac, Umoa, Afrique de l’Est et Afrique Australe, cela avec des équipes de cultures différentes.

Quel a été l’impact de votre management sur la clientèle béninoise ?

Depuis que nous avons pris les rênes de la filiale du Bénin, nous nous sommes inscrits dans une dynamique d’amélioration de la qualité du service à la clientèle d’une part et de participation à l’inclusion financière que les Autorités nationales appellent de leurs vœux, d’autre part. Cela passe forcément par la mise en œuvre quotidienne de l’un des piliers du Groupe Uba : l’Excellence.
Ainsi, nos actions sont inscrites (et vont le rester ainsi, j’y crois fermement) dans une logique de culture d’entreprise axée sur l’excellence de nos prestations. Nos produits et services font partie des meilleurs sur le marché dans le milieu bancaire ; cette cote a besoin d’être entretenue et nous entendons la soigner afin de la maintenir au top en donnant plus de visibilité à nos offres afin d’impacter davantage les populations béninoises.

Comment Uba Bénin entend participer à l’inclusion financière tant prônée au Bénin ?

C’est une notion qui est de plus en plus en vogue aujourd’hui et nous tenons à y participer fortement comme je viens de le signaler. Elle est d’autant d’actualité qu’elle s’impose aux institutions de banque. Au-delà de leur traditionnel rôle qui consiste entre autres à gérer les moyens de paiement, les banques devront travailler à l’inclusion financière des populations. En effet, l'inclusion financière ou encore finance inclusive est l'offre de services financiers et bancaires de base à faible coût pour des consommateurs en difficultés et exclus des services traditionnels. Et cela, nous l’avons déjà intégré dans la panoplie de services et produits existants et à venir. Quelle que soit votre catégorie socio-professionnelle, il existe un produit ou service à Uba qui répond non seulement à vos besoins mais qui s’adapte à votre bourse en tenant compte bien entendu du contexte socio-économique qui prévaut. Par exemple, nous avons lancé ce que nous avons appelé les comptes NextGen (Nouvelle génération) pour les étudiants dans nos universités. Ce sont des types de comptes d’épargne et courants gratuits spécialement conçus pour les étudiants et s’adaptant parfaitement aux réalités de la vie estudiantine avec des offres plutôt alléchantes : conditions d’ouverture assez simples, frais de tenue de compte mensuels très minimes, etc
Nous avons également conçu un produit pour aider la communauté musulmane à accomplir le cinquième pilier de l’Islam, le pèlerinage à la Mecque : ‘’Uba Halal’’. Il consiste en de petites épargnes destinées aux candidats au hadj pour leur permettre d’assurer les frais de voyage et de séjour…. En dehors de ces produits, nous avons lancé ces derniers temps une série de produits et services qui visent une parfaite inclusion financière d’autant qu’ils facilitent la vie financière des populations. Je ne voudrais pas occulter notre produit magique le « Magic Banking ». Un ensemble de services est ainsi accessible, même sans connexion internet, à partir d’un code USSD *919 # sur tous types de téléphone, l’objectif étant de permettre aux personnes qui traditionnellement n’ont pas accès aux services financiers d’être intégrées à la société. Tous nos produits et services répondent à cette exigence de l’heure. Et il en sera ainsi tant que la clientèle restera au centre de nos prestations. A Uba, nous avons un principe qui nous est cher : « Customer first », c’est-à-dire « le client passe avant tout »

Uba a été distingué « Meilleure institution de banque en Afrique en 2018 ». Cette année la filiale du Bénin que vous dirigez a reçu la distinction de « Meilleur utilisateur des télé-procédures dans le cadre des réformes fiscales au Bénin. A quoi est due cette performance reconnue par cette distinction ?

Je crois que c’est une consécration qui en appellera d’autres ! je le dis avec autant de fierté et de satisfaction mêlée de reconnaissance à l’endroit de toutes ces personnes qui travaillent de jour comme de nuit pour qu’on atteigne ce résultat, pas seulement ici à Cotonou mais dans toutes nos filiales et au niveau du groupe. Ce qui a été récompensé à l’occasion des Euromoney Awards 2018, c’est surtout l’effort d’innovation et de digitalisation de la banque qui a été salué. Il ne vous a certainement pas échappé que la plupart des services que nous proposons s’appuient sur le numérique. En faisant cette option, nous voulons faire d’une pierre deux coups: profiter des infinies opportunités que nous offre le numérique pour faire adopter nos services par les populations de par leurs habitudes quotidiennes et partant, accélérer la finance inclusive au Bénin. Afin d’être le leader incontesté du secteur financier africain dans le domaine de l’innovation et de la technologie, Uba a constamment intégré des tendances nouvelles et émergentes à sa gamme de solutions dans les agences, dans les filiales et sur les plateformes numériques.
Dans la sélection de ses lauréats, le principe d’Euromoney s’appuie à la fois sur des données quantitatives et qualitatives pour honorer les institutions qui ont fourni les plus hauts niveaux de service, d’innovation et d’expertise à leurs clients. Ce prix de la meilleure institution de banque numérique en Afrique découle des récents investissements intensifs du Groupe Uba dans la technologie de pointe, dont l’un a donné naissance à Léo, le chatbot bancaire qui a révolutionné les services bancaires à travers l’Afrique.
Pour ce qui est de la distinction reçue à l’occasion de la journée nationale du contribuable, c’est un sacre qui vient apprécier le sens de civisme fiscal développé par la banque. C’est désormais d’une notoriété reconnue par l’administration fiscale béninoise que Uba Bénin figure au rang des bons élèves dans le paiement de ses redevances fiscales vis-à-vis du fisc béninois. C’est aussi notre manière à nous d’encourager et d’accompagner les réformes fiscales initiées par le gouvernement du Bénin…
 
Qu’est-ce qui va changer désormais dans l’univers bancaire avec votre service LEO, votre banquier virtuel ?

Beaucoup de choses vont changer avec LEO. D’abord, il faudrait comprendre la philosophie derrière LEO. Léo a été développé pour simplifier l’accessibilité au service bancaire et améliorer la gestion de la relation clientèle dans un monde en perpétuelle évolution digitale ; et où les clients sont de plus en plus exigeants quant à la personnalisation des offres de services et le traitement diligent de leurs requêtes.
LEO, étant une personnalité intelligente, donnera aux clients une rétroaction instantanée lors de leurs transactions sur la plateforme. C'est une solution conçue selon les exigences du client, facile à utiliser par tous, quelle que soit votre condition socioprofessionnelle.
Pour y arriver, nous, à Uba, avons dû collaborer avec Facebook pour que cela soit une réalité. En clair, LEO vous permet de faire toute une palette d’opérations bancaires en ligne : ouverture de compte, réception de notifications de transactions instantanées, consultation et vérification de soldes, transfert de fonds, confirmation de chèques, paiement de factures, demandes des prêts, demande de mini-relevés, etc…. En somme, LEO vous dispense du déplacement en agence pour effectuer ces opérations. Nos clients vont gagner en temps, en efficacité et au bout de la procédure, la satisfaction est garantie. Pour accéder aux services de LEO, il vous suffit simplement de disposer d’un compte Facebook et donc Messenger. Suivez le lien m.me/ ubachatbanking et le tour est joué. C’est tout simplement un service révolutionnaire. Vous l’adopterez sûrement.

Votre mot de fin

La filiale du groupe Uba au Bénin est dans une dynamique révolutionnaire. Nous travaillons à impacter positivement les populations avec des offres qui non seulement prennent en compte leurs desiderata mais leur proposent des solutions efficientes pour alléger leurs opérations bancaires. Il existe bien d’autres services et produits qui sont encore en étude que nous allons lancer bientôt. Apprêtez-vous à les accueillir ! Je voudrais vous inviter à faire confiance à Uba Bénin et à utiliser ses produits et services. Uba… qualité de service garantie.

Actualités 08 mars 2019


Elections législatives d’avril 2019: Le Bloc républicain se met en ordre de bataille

Les candidats du Bloc républicain, un des deux partis retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour participer aux législatives d’avril prochain, peaufinent les stratégies en vue d’affronter le scrutin en toute assurance. Un atelier d’intégration des titulaires et des suppléants en lice s’est tenu, ce jeudi 7 mars à Cotonou, sous l’égide du présidium du bureau politique national.

« Plus unis, plus forts pour une campagne électorale de qualité », c’est le thème d’un atelier d’intégration des candidats de la liste « Bloc républicain » (Br) pour les législatives du 28 avril prochain. Il s’est tenu ce jeudi 7 mars à Cotonou. Venus de toutes les circonscriptions électorales, les titulaires ainsi que leurs suppléants ont saisi l’occasion pour faire davantage connaissance, mais aussi et surtout pour échanger sur les directives et les attitudes à adopter en vue d’engranger de bons résultats à l’issue du scrutin.
Ouvrant la rencontre, Abdoulaye Bio Tchané, membre du présidium du parti politique et candidat dans la treizième circonscription électorale, a insisté sur les valeurs de paix, d’unité et de solidarité dont doivent faire montre les candidats sélectionnés et les recalés de la liste pour gagner autant de sièges que possible. « C’est dans l’unité que nous pouvons gagner ; nous ne devons pas nous combattre », a-t-il préconisé, avant d’appeler les comités installés dans les communes à se mettre véritablement en ordre de bataille.
Par rapport aux moyens, chaque équipe de circonscription va devoir faire son propre budget qui sera financé en partie par la formation politique et l’autre partie par les candidats eux-mêmes. Parlant des éléments de langage à véhiculer pour convaincre l’électorat, il souligne que le Bloc républicain est « un parti du gouvernement » et qui soutient donc le Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021). Le bureau politique national va préparer la matrice générale en la matière que les équipes de campagne adapteront aux spécificités de leurs circonscriptions.
Deux communications ont marqué les échanges. La première animée par Jean Michel Abimbola a porté sur le thème
« Contexte des élections législatives d’avril 2019 : Attitude à adopter par le Bloc républicain » et la seconde sur « Le dispositif opérationnel du Br : Des directions de campagne aux délégués de candidats et à la centralisation des résultats » a été développée par Adam Bagoudou.
Jean Michel Abimbola, membre du présidium du bureau politique du Br, fait remarquer que les prochaines législatives se tiennent dans un contexte de nouveaux textes qui ont induit un bouleversement de l’ordre partisan, une situation qui fait grincer des dents, allusion faite à l’actualité. En effet, seuls deux partis en règle suivant les nouvelles normes électorales, sont retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour participer aux joutes électorales. Même le Bloc républicain a dû faire des pieds et des mains pour se mettre à jour. A preuve, sur plus de 6600 membres fondateurs, mille ont eu des problèmes avec leurs dossiers, révèle-t-il.
Pour les membres du Br, il n’est pas question d’acheter les consciences. Ils entendent, à en croire M. Abimbola, rompre avec les vieilles habitudes et faire prévaloir les bonnes pratiques et les comportements démocratiques. Seules les idées et les thématiques relatives au bien-être des populations et au développement seront mises en avant comme arguments de campagne. Des stratégies propres au parti et tenues secrètes seront déterminées au niveau de l’état-major pour intéresser un grand nombre d’électeurs.

Politique 08 mars 2019


Journée internationale de la femme: Innover pour promouvoir l’égalité des sexes

Les femmes sont sous les feux de la rampe, ce vendredi 8 mars partout dans le monde entier. Cette année, les acteurs misent sur l’innovation et la technologie pour porter les droits des femmes et promouvoir l’égalité des sexes.

Les femmes sont sous les feux des projecteurs ce vendredi 8 mars, journée consacrée à la célébration de leurs droits à l’échelle internationale. Cette année marque la quarante-deuxième édition de cet évènement célébré officiellement au Bénin pour la première fois en 1995.
Pour le compte de la présente édition, l’Onu invite les femmes à "penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement". Cette thématique met l’accent sur des propositions à formuler basées sur des moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les domaines de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables. Ce thème est en lien avec les objectifs de développement durable (Odd) et mise également sur l’autonomisation des femmes.
Selon l’Onu-femme, « la réalisation des Odd exige des changements transformateurs, des approches intégrées et de nouvelles solutions, en particulier lorsqu’il est question de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et des filles». Toutefois la situation actuelle de la gent féminine peine encore à rassurer de l’atteinte des objectifs à l’échéance des Odd, en 2030.
Au Bénin, en Afrique et dans le monde, les femmes contrinuent de souffrir le martyre et de subir des discriminations accrues. Il est inutile de revenir sur les phénomènes de violences faites aux femmes, de l’excision, du mariage infantile ou encore du non- maintien des filles à l’école. Des phénomènes quiassombrissent très tôt l’horizon des victimes.
Que dire des femmes rurales, les grandes oubliées des discours de promotion de la femme, dont le poids démographique et l’apport au développement sont indéniables ?
L’avènement des Odd annonce un soulagement, notamment les Odd 5, 10, 4 et 8 qui abordent respectivement la question de la lutte contre les discriminations, les inégalités, la promotion de l’éducation pour tous et de l’autonomisation des femmes. Sauf qu’à l’heure du bilan à mi-parcours, le compte est loin de combler les attentes des femmes et des défenseurs de leurs droits.
« L’observation des courbes actuelles laisse entrevoir que les actions en cours ne suffiront pas pour l’instauration d’une planète 50-50 d’ici 2030. Des approches novatrices, capables de rompre avec le statu quo sont essentielles pour éliminer les obstacles structurels et faire en sorte qu’aucune femme ni aucune fille ne soit laissée de côté », propose l’Onu-Femme.
L’institution exhorte par ailleurs les femmes à être plus visibles dans les domaines restés jusque-là l’apanage des hommes. « L’innovation et la technologie offrent, certes, des possibilités sans précédent, mais les tendances font apparaître une fracture numérique croissante entre les sexes, les femmes étant sous-représentées dans les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et le design », observe-t-elle. « Que l’on parle des services bancaires mobiles, de l’intelligence artificielle ou de l’internet des objets, il est essentiel que les idées et les expériences des femmes interviennent également dans la conception et la mise en œuvre des innovations qui façonneront les sociétés de demain »,
poursuit la même source.
La présente édition de la Journée internationale de la femme ouvre une nouvelle page à l’innovation technologique où des filles et des femmes pourront se mettre en évidence. « La Jif 2019 s’adressera aux grands de l’industrie, aux start-up, aux entrepreneurs sociaux, à toutes celles qui militent en faveur de l’égalité des sexes, ainsi qu’aux femmes innovatrices, afin d’envisager comment l’innovation peut aider à éliminer les obstacles et à accélérer le progrès vers l’égalité des sexes, encourager les investissements dans des systèmes sociaux sensibles à la dimension genre et bâtir des services adaptés aux besoins des femmes et des filles »,
renseigne l’Onu-femme.

Société 08 mars 2019


Rencontre des partis politiques avec le chef de l'Etat: Le Bmp disponible pour la recherche de solution politique

Les députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) sont disposés à dialoguer pour la recherche de solutions politiques devant permettre au Bénin de surmonter les difficultés relatives à l’organisation des élections législatives du 28 avril prochain.

C’est du moins ce qu’assure le coordonnateur général du Bmp, le député Jean-Michel Abimbola, qui a publié hier un communiqué pour renseigner sur la totale disponibilité au dialogue de ses collègues députés soutenant les actions du chef de l’Etat. Il a estimé utile de faire cette précision suite à une rumeur folle relayée sur les réseaux sociaux, quelques heures après la rencontre du chef de l’Etat, Patrice Talon avec la classe politique au palais de la présidence de la République, et faisant état de ce que les présidents des groupes parlementaires du Bmp se seraient concertés et qu’ils seraient contre toute modification des lois électorales. Si cette information était vraie, elle serait contraire aux conclusions de la rencontre que le président Patrice Talon a eue avec la classe politique (l’Opposition traditionnelle n’a pas répondu à l’appel) et appelant à une relecture en urgence du Code électoral et de la Charte des partis politiques afin de lever certains obstacles pour une participation inclusive de toutes les tendances politiques. Le communiqué de l’honorable Jean-Michel Abimbola est venu donc remettre les pendules à l’heure. Il renseigne qu’il n’y a jamais eu de concertation entre les présidents des groupes parlementaires du Bmp et qui aurait décidé d’aller contre toute modification des lois électorales querellées. Bien au contraire, le Bmp est prêt à prendre langue avec leurs collègues de la minorité parlementaire pour sortir le Bénin de l’impasse électorale devenue sérieuse depuis la publication, mardi dernier, par la Commission électorale nationale autonome (Céna), des listes de candidatures en règle pour prendre part au scrutin du 28 avril prochain à savoir l’Union progressiste et le Bloc républicain, toutes deux de la mouvance présidentielle. Les heures et jours à venir vont donc nous édifier par rapport à la clé de sortie politique que retiendra la classe politique pour la poursuite sans anicroche du processus électoral en cours.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau

Actualités 07 mars 2019


Législatives du 28 avril prochain: Des syndicalistes invitent les acteurs politiques à un consensus

Des secrétaires généraux de confédérations syndicales se disent préoccupés par la situation sociopolitique qui prévaut actuellement au Bénin en prélude aux législatives prochaines.

Interrogés, mercredi 6 mars dernier, Naïmi Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), invitent les parties en désaccord à trouver un consensus en vue de consolider la démocratie béninoise. Au regard de la situation sociopolitique actuelle du Bénin, ces secrétaires généraux de confédérations syndicales invitent les acteurs politiques au consensus. Naïmi Kassa Mampo, suggère expressément au gouvernement de satisfaire, dans la mesure du possible, aux revendications des formations politiques de l’Opposition. « Il faut le consensus… », a déclaré le secrétaire général de la Cstb. De même, il rappelle que les Béninois ont le droit d’élire leurs représentants à l’Assemblée nationale, et qu’il serait préjudiciable que ce droit leur soit restreint, quelle que soit la forme.
Même ton du côté d’Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin). Pour lui, « La situation politique actuelle est assez préoccupante…et j’ai le sentiment que les acteurs politiques n’ont pas encore pris la mesure de l’enjeu. Cette situation m’étonne finalement assez peu, car il y a longtemps que l’indigence du débat politique annonçait l’achoppement. L’espace politique est devenu presque exclusivement l’arène des petites phrases et des déclarations pour le spectacle et le buzz… », a-t-il déclaré.
Pour sortir de l’impasse, Anselme Amoussou, propose une seule piste: un dialogue politique sincère et inclusif entre les parties prenantes. « L'opposition doit saisir toutes les occasions offertes par le chef de l’Etat pour échanger avec lui. Si on refuse de discuter, de dialoguer, cela veut dire qu’on a fait l'option de ne donner aucune chance à la découverte d'une solution… », analyse ce responsable syndical. Au final, le secrétaire général de la Csa-Bénin estime que tous les acteurs ont intérêt à faire cesser ce spectacle qui ne projette pas une bonne image du Bénin, pays precurseur des conférences nationales en Afrique, et dont la démocratie fait figure d’exemple sur le continent noir.

Par Ariel GBAGUIDI et
Kehinde DAKO (Stag.)

Actualités 07 mars 2019


Rencontre des partis politiques avec le chef de l'Etat: L’opposition manque de rendre la politesse au président Talon

Dans la perspective qui est la sienne, de l’apaisement de la situation sociopolitique actuelle, le président Talon a pris, ce mercredi 6 mars une fois encore, langue avec les acteurs politiques, en dehors de l’opposition qui se veut sans doute dure a contrario des Forces cauris pour le développement du Bénin de Soumanou Toléba estampillé, lui, de l’opposition constructive et le prouvant ainsi.

Au cours de la rencontre du 26 février dernier, le président de la République indiquait clairement : «Je répète que ma volonté, mon souhait est de pouvoir répondre aux préoccupations de chacun de mes concitoyens. J’ai noté que vous avez des préoccupations et je ne peux m’empêcher de répondre à vos préoccupations pour ce que je sais, pour ce qui relève non seulement de ma compréhension mais de mes prérogatives», soulignant que « …la bonne organisation des élections au Bénin, dans la transparence et dans la paix, fait partie de ma mission et au-delà de ma mission, quelque chose de sacré pour tous les Béninois. Nous avons tous l’obligation de protéger ces acquis. Pour moi, toute chose qui serait de nature à compromettre ces acquis, pour ce qui est du général, compromettre la satisfaction de ma mission, en ce qui me concerne, mérite attention », a entre autres martelé le chef de l’Etat pour faire savoir quelle était sa foi de la problématique.

L’opposition en contradiction permanente

Et à Candide Azannaï, au cours de cette rencontre, de notamment souligner : « Monsieur le président de la République, il nous plaît de rappeler le contexte dans lequel il est apparu aux acteurs politiques, responsables de l’opposition, la nécessité que l’ensemble de la classe politique soit réuni au sujet des menaces qui pèsent sur l’organisation des élections législatives d’avril 2019... », précisant, «…nous avons tenu à témoigner de notre volonté à œuvrer avec toutes les institutions et avec toute la classe politique de notre pays, à la tenue des prochaines élections législatives, dans la paix, la transparence, la justice et l’équité ». Il semble que du 26 février dernier à ce 6 mars, l’opposition ai varié dans sa posture et fait valoir d’autres conditions y compris la diffusion en direct du conclave au palais.
Au regard de ces récriminations, et vu la composition des invités à la Présidence ce mercredi, il y a lieu de s’interroger sur les raisons de l’absence des partis politiques de l’opposition à la rencontre d’hier, dont le parti Restaurer l’espoir de Candide Azannaï. D’autant que l’une des questions préjudicielles soulevées par l’opposition à la rencontre du 26 février est satisfaite, avec la présence effective hier des autres forces politiques. Rencontre au cours de laquelle, Eric Houndété relevait : « … Il n’y a pas deux mots dans le dictionnaire pour désigner ce que nous appelons classe politique. La classe politique regroupe aussi bien ceux de la majorité que de la minorité. Ceci d’autant que nous avons expliqué dans le texte, que nous voulions créer les conditions d’un consensus », a-t-il déclaré, pour déplorer le fait que l’opposition se soit retrouvée seule avec le chef de l’Etat pour débattre des difficultés liées aux élections. Mais pour peu, comme on peut le constater, que cette condition est satisfaite, l’opposition, fort d’autres doléances, joue aux abonnés absents, ce 06 mars 2019 où toute la classe politique est censée se réunir dans une démarche de dialogue et de participation inclusive. Toutes choses qui n’ont pas empêché le président Talon d'exprimer sa gêne de ne pas voir l’opposition aux législatives prochaines, tout en s’étonnant de leur posture.
Posture de boycott, en l’occurrence, d’une rencontre empreinte d’un climat bon enfant et d’échanges sans langue de bois, marquée surtout par la disposition de chacun des acteurs à chercher la meilleure formule pour des élections libres, transparentes et inclusives. Comble de cette déplorable politique de la chaise vide qui montre que ces opposants n’ont pas pris toute la mesure de la situation, certains d'entre eux n’ont envoyé leur réponse pour décliner l'offre de l'invitation que le jour même de la rencontre. Ayant sollicité le chef de l’Etat, ce dernier a répondu prestement à leur doléance. Que le chef de l’Etat, autorité suprême du pays, les sollicite à son tour pour la même cause qui se révèle avec acuité, au gré du développement de l’actualité, eux autres choisissent de répondre par la politique, détestable, de la chaise vide ! On ne peut pas dire dans une telle condition que la politesse du chef de l’Etat lui soit rendue. Que cette opposition n’ait pu se conformer aux dispositions de la charte des partis politique du code électoral pour pouvoir se présenter aux législatives, est une chose. Qu’elle se soit trompée d’instance judiciaire vers laquelle se tourner pour que justice lui soit faite, en allant à la Cour suprême plutôt qu’au Tribunal de première instance, en est une autre. Mais qu’en sus, elle rate le coche en se tenant loin de la table de discussion, nécessaire pour la tirer d’affaire et éviter par ricochet de donner une image déplorable de la démocratie béninoise, c'est le comble !.

Actualités 07 mars 2019


Journée internationale de la femme: Eliminer les violences faites aux femmes et aux filles

Demain vendredi 8 mars 2019 marque la 24e édition de la Journée internationale de la femme (Jif). En prélude à cette célébration, la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Taro Adam Chabi, a adressé, hier, un message à toute la population béninoise à travers lequel elle dénonce les violences faites aux femmes et aux filles.

« Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». C’est le thème retenu cette année pour la célébration de la 24e édition de la Journée internationale de la femme. Le choix de ce thème, fait savoir Bintou Taro Adam Chabi, ministre des Affaires sociales et de la microfinance, dans son message, traduit la volonté des Nations Unies de mener une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Sur le plan national, elle établit un lien entre ce thème et le programme d’actions du gouvernement et indique qu’il concerne « l’amélioration des conditions de vie des populations ».
La célébration de la Jif est une occasion, à en croire la ministre, de travailler à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles et des discriminations basées sur le sexe. Bintou Taro Adam Chabi pense que c’est l’un des défis majeurs à relever pour réaliser l’égalité du genre et favoriser le foisonnement de « constructions intelligentes » indispensables pour conduire « des changements par l’innovation au sein de la société ».
Cependant, elle note que, malgré les efforts pour positionner la femme béninoise comme agent de développement au même titre que l’homme, l’environnement socioculturel demeure hostile à l’idée d’une femme jouissant des mêmes droits et privilèges que l’homme. En guise d’approche de solutions, la ministre des Affaires sociales et de la microfinance estime qu’il « importe d’innover en recherchant des outils plus modernes de consolidation et de pérennisation des acquis en faveur de l’amélioration de l’égalité genre ». Mieux, elle propose aussi que soit renversée la tendance dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques afin d’avoir une influence déterminante sur les innovations nécessaires pour une transformation positive de la société.
Elle invite, par ailleurs, les leaders d’industrie, de start-up, les entrepreneurs qui militent en faveur de l’égalité des sexes à encourager et à soutenir toutes les femmes qui, chaque jour, s’investissent dans ces innovations.
Il faut rappeler que les manifestations officielles de cette 24e édition de la Jif se tiendront dans la ville de Bohicon.

Société 07 mars 2019


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