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Nouvelles

Pour plus de femmes dans les métiers de l’électricité: Les filles du Lycée Toffa 1er de Porto-Novo sensibilisées

L’Amicale des femmes agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Amifa/Sbee) a sensibilisé, ce mercredi 6 mars, les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo sur la nécessité pour elles de s’orienter vers les métiers de l’électricité en aimant les matières scientifiques.

« Mon avenir, mon métier. Mon métier, l’électricité. L’électricité, source de mon bonheur ». Tel est le thème autour duquel l’Amicale des femmes agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Amifa/Sbee) a sensibilisé, ce mercredi 6 mars, les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. Cette sensibilisation est organisée, en collaboration avec l’Association des cadres des métiers de l’électricité (Acme) et le Millennium challenge account deuxième compact (Mca-Bénin II) en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme commémorée chaque 8 mars. Elle fait suite à la première édition tenue en 2018 avec les jeunes filles du collège Notre-Dame de Cotonou. La rencontre d’hier vise surtout à convaincre les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo sur l’importance et les enjeux des métiers de l’électricité. Pour Edwige Adohinzin, directrice des Ressources humaines de la Sbee et Point focal Genre/Cellule Mca-Bénin II, l’organisation de cette sensibilisation fait suite aux résultats d’audit basé sur le Genre et l’inclusion sociale réalisé en 2017 par la Sbee. Lesquels résultats ont révélé qu’il y a moins de femmes dans l’entreprise. Des recommandations ont été donc faites par les auditeurs pour inverser la tendance et approcher un tant soit peu l’égalité genre dans l’ensemble. Un plan d’actions a été élaboré dans ce sens.
La sensibilisation d’hier s’inscrit donc dans la droite ligne des actions prévues pour susciter le goût des métiers de l’électricité chez les jeunes filles des lycées et collèges du Bénin afin d’atteindre les objectifs, informe Edwige Adohinzin. Elle conseille les jeunes filles de s’orienter et d’envisager vivement la carrière de l’électricité, un métier porteur d’avenir qui garantit plus l’emploi et où les femmes sont les bienvenues parce que moins nombreuses. La sensibilisation sera étendue à toutes les élèves filles de l’ensemble du territoire national, promet-elle. La vice-présidente de l’Amifa/Sbee, Gwladys Biokou a abondé dans le même sens pour inviter les jeunes filles à aimer les matières scientifiques afin de devenir demain des techniciennes ou ingénieures en électricité ou en énergies renouvelables. Elles peuvent déjà dès la classe de quatrième du cours secondaire choisir cette filière jusqu’à l’obtention du Bepc, du Diplôme de technicien industriel (Dti), de la licence professionnelle et autres ou le décider après le Bepc ou le Baccalauréat. Plusieurs membres de la forte délégation de l’Amifa/Sbee et ses autres structures partenaires dont l’Acme et le Mca-Bénin II ont partagé avec les lycéennes leurs expériences personnelles depuis leur cursus académique jusqu’à leur recrutement. Ces témoignages ont semblé séduire les élèves dont certaines n’ont pas manqué de chercher à en savoir plus à travers des questions de compréhension et de précision qu’elles ont posées.
Le représentant du directeur général de la Sbee, Fatiou Colès a invité les élèves à prendre au sérieux leurs études en faisant beaucoup d’exercices en Mathématiques et en Sciences physiques.

Société 07 mars 2019


Le président Patrice Talon face aux partis politiques hier: « Je n’ai pas le pouvoir de suspendre le processus électoral »

Annoncée comme la rencontre pour trouver une solution aux difficultés qui plombent le processus électoral en cours, la séance d’échanges entre le président de la République, le bureau du Parlement et les responsables des formations politiques, mercredi 6 mars à la présidence de la République, n’a pas trahi les pronostics. Elle a permis d’évaluer la situation, mais surtout d’envisager des possibilités pour préserver la paix et conduire le processus électoral à terme, dans le respect des dispositions légales.

Que faire pour racheter les formations politiques défaillantes vis-à-vis des dispositions légales et donc écartées pour le moment des élections législatives du 28 avril prochain ? Grosse interrogation à laquelle le président Patrice Talon et des acteurs politiques ont tenté de trouver des réponses au cours d’une séance de travail à la présidence de la République, mercredi 6 mars. Avec ses hôtes, le chef de l’Etat a échangé à bâtons rompus sur toutes les mesures envisageables pour préserver la paix.
D’entrée, il a insisté sur la responsabilité imputable au législateur, donc aux parlementaires dans la situation que connait actuellement le processus électoral. « L’Assemblée nationale a voté des lois et n’a pas veillé à harmoniser les dates d’effet de certaines dispositions. Ce n’est pas la faute de la Commission électorale nationale autonome (Cena) », a notamment fait observer le président Patrice Talon. Pour lui, en effet, le fait que la Cena ait indiqué que le 26 février était la date de clôture du dépôt des candidatures, ce n’est pas de sa volonté.
« C’est la loi qui a prescrit un tel calendrier à partir de la date de convocation, de la tenue des élections », soutient-il.
« Nous avons convoqué le corps électoral pour le 28 avril. La loi prescrit qu’avant le 28 avril, il y a 15 jours de campagne obligatoire. Avant le 1er jour de campagne, il y a 45 jours de délai de préparation des élections, délai qui commence à la date de clôture du dépôt des candidatures. Donc, tous les candidats doivent avoir fait les formalités de dépôt de candidature au minimum, 45 jours avant le premier jour de campagne. 45 plus 15, cela fait 60 jours. Donc, il faut au minimum 60 jours pour compter de la date de tenue des élections pour le dépôt des candidatures », détaille-t-il ensuite aux responsables de formations politiques venus à sa rencontre. En clair, selon lui, la « désharmonie et l’incohérence entre la date d’échéance pour les formalités de mise à jour des partis politiques et le calendrier électoral » sont imputables aux députés. « Si le Parlement avait fait les décomptes, il n’aurait pas donné six mois de mise à jour à partir de la date probable de promulgation de la loi qu’il a votée », fait observer le chef de l’Etat.
Présent à la séance, en sa qualité de chef de parti politique, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji tente de disculper son institution. « Nous travaillons dans des conditions de célérité jamais vues dans un Parlement. Lorsque les textes arrivent, le temps qui nous est imparti est très court », se défend-il, non sans reconnaître que « effectivement, il y a des erreurs dans nos lois ».

Solutions envisagées !

L’objectif de la séance n’étant pas de désigner un coupable, il a fallu chercher des solutions aux difficultés actuelles. En cela, le chef de l’Etat a écouté ses invités ainsi que leurs propositions. Pour ces derniers, « il y a comme un sentiment d’exclusion en laissant aller aux élections deux partis politiques heureusement ou malheureusement de soutien au président de la République ». Il faut chercher une solution, ont-ils tous convenu face à ce qu’ils ont qualifié de « difficulté objective ».
Ils s’en remettent alors à « l’institution qui fait la loi ».
Bruno Amoussou, au nom de l’Union progressiste, fera observer, de son côté, que « la piste consistant à ce que les forces politiques se retrouvent au Parlement pour dialoguer, pour examiner ce qu’il convient de faire sera féconde » et assure que son parti participera avec intérêt à ces discussions. Toujours est-il, selon lui, qu’il faudra « rester conforme aux dispositions légales et rester dans l’esprit de l’Etat de droit ».
Bruno Amoussou estime que « la piste d’une réflexion collective entre forces politiques représentées ou non au Parlement parait bien utile à exploiter… pour la recherche de consensus et d’un vivre en commun pacifique ».
Gildas Aïzannon de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) est lui, sidéré par la « sincérité qui se dégage de l’intervention du chef de l’Etat ». Il trouve « qu’aucun sacrifice ne sera trop grand pour préserver la paix », et estime que le président Patrice Talon a tracé des pistes de solutions très intéressantes. « L’espoir est permis», soupire-t-il, soutenant que « l’Udbn a tout fait pour se mettre en règle», en vain !

Les regards tournés vers le Parlement

« Je veux espérer qu’à partir de cet instant, vous allez être en mesure de nous faire des suggestions pour prendre des décisions, parce que vous en avez les prérogatives…, s’il faut que l’Assemblée nationale aille en session dès lundi ou ce week-end pour proposer des mesures nous permettant d’atteindre les objectifs tout en respectant les lois actuelles ou les lois de demain, ce serait salutaire pour nous tous et nous allons en partager le mérite », a indiqué le chef de l’Etat.
« Certes, ma volonté n’est pas de forcer la main aux partis politiques pour aller aux élections. Mon souhait, c’est qu’en mon temps également, les élections soient de même nature, de même qualité, de même convivialité que ce que nous avons connu jusque-là », poursuit-il. Comme ses hôtes, le chef de l’Etat convient lui aussi que le Parlement devra se réunir en urgence pour trouver une solution à la situation. Même si l’institution en venait à envisager une révision de la Constitution à cette fin, le président Patrice Talon n’y voit pas d’inconvénient. Pour lui, c’est l’ultime option puisqu’il reconnait : « Je n’ai pas le pouvoir de suspendre le processus électoral. Si j’avais ces prérogatives, je le ferais… Ni l’Exécutif, ni le Parlement, personne dans notre disposition constitutionnelle ne peut suspendre un processus électoral si la Cour constitutionnelle ne constate pas des irrégularités sur lesquelles elle statue et prescrit quelque chose de formel en tant qu’arbitre du contentieux ».

L’Opposition boycotte…

Toutes les formations politiques attendues à la rencontre avec le chef de l’Etat n’ont pas honoré le rendez-vous. Sur les dix partis attendus, quatre n’ont pas répondu à l’appel. Il s’agit de la Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dudd), les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’Union sociale libérale (Usl) et Restaurer l’espoir (Re). A travers des « courriers formels », Fcbe et Re ont « décliné l’offre de l’invitation ». Les deux autres ont brillé par leur absence sans explication. Une situation qui a laissé de marbre le président Patrice Talon qui, lui, souhaitait échanger avec l’ensemble des formations politiques qui ont manifesté l’envie de prendre part à ce scrutin. Il espérait surtout les entendre et comprendre leurs difficultés afin d’envisager, avec elles, les voies de sortie. Ce qui dérange davantage le chef de l’Etat, c’est que seulement deux listes, qui plus est, des listes de son camp ont pu franchir le cap de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et sont donc en règle. « Le constat est malheureux et nous interpelle », relève-t-il. « Je ne suis pas à l’aise et j’ai estimé qu’il convient d’inviter les responsables des partis politiques », souligne-t-il.
Avec les membres du bureau du Parlement et les responsables de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), de l’Union progressiste, du Bloc républicain, du Mouvement des élites engagées pour l'émancipation du Bénin (Moele-Bénin), du Parti du renouveau démocratique (Prd) et des Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb), le président Patrice Talon s’est donc entretenu pour trouver une approche de solution à la situation. Pour lui, que priment la paix et le jeu démocratique. Raison pour laquelle, il martèle son souhait de voir en compétition tous les partis politiques qui ont manifesté le besoin de prendre part au scrutin législatif. La balle est désormais dans le camp du Parlement qui statuera en procédure d’urgence sur les choix à opérer.

Actualités 07 mars 2019


Lettre pastorale de la Ceb pour le carême 2019: Les fidèles catholiques invités à s’approprier la parole de Dieu

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.

« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

Actualités 06 mars 2019


1re revue du programme Taat de la Bad à Cotonou: Booster la productivité agricole via la technologie en Afrique

Les acteurs du programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat) font le point des avancées notées après un an de mise en œuvre. C’est à travers la première revue annuelle ouverte ce mardi 5 mars par le ministre Gaston Dossouhoui. Elle mobilise les parties prenantes pendant trois jours à Cotonou.

S’inscrivant dans la stratégie « Nourrir l’Afrique » de la Banque africaine de développement (Bad), le programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat) œuvre depuis l’année dernière à augmenter la productivité agricole sur le continent. Cotonou accueille du 5 au 7 mars la première réunion de revue annuelle et de planification de ce programme qui mise sur le savoir et l’innovation pour déployer à grande échelle les technologies agricoles éprouvées à travers l’Afrique.
Cet atelier permet de faire le point des réalisations au cours de l’année 2018 et déterminer la marche à suivre pour atteindre les objectifs au cours de l’année 2019, a indiqué le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, qui a procédé à l’ouverture des travaux. A l’en croire, les actions qui sont développées dans le cadre du programme Taat devraient permettre de générer près de 120 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire et contribuer à sortir près de 130 millions d’Africains de la pauvreté d’ici à l’an 2025.
Quelque 143 interventions technologiques sont déployées dans 27 pays qui ont manifesté leur intérêt pour ce programme au cours de la première année, dans les filières prioritaires tels que le riz, le manioc, la patate douce, le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide, le bétail, le blé, le poisson, les haricots. Le programme devrait prendre également en compte le niébé, le soja, l’igname, le cacao, le café, la noix de cajou, l’huile de palme, l’horticulture.
A terme, il s’agit de mettre fin aux importations alimentaires massives, augmenter les revenus des producteurs agricoles, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et créer des emplois pour les jeunes en milieu rural, fait savoir Dr Andrew Mude, représentant le directeur du département Agriculture et Agro-industrie de la Bad. La banque a consenti un investissement de 120 millions de dollars US pour financer le programme Taat, indique-t-il.
Pour sa stratégie « Nourrir l’Afrique », la Bad investira au cours des dix prochaines années plus de 24 milliards de dollars pour la transformation agricole en Afrique, renchérit John Andrianarisata, représentant résident du groupe de la Bad au Bénin.
En 2015, l’Afrique a importé pour 35 milliards de dollars US des produits alimentaires que les agriculteurs locaux pouvaient produire. Et, si l’on ne change pas de cap, la facture d’importations alimentaires va tripler et s’élever à 110 milliards de dollars US en 2030, alerte le ministre Gaston Dossouhoui. Tout en réaffirmant sa foi en cette initiative de la Bad, il plaide, non seulement pour la maîtrise des outils et produits techniques pour l’agriculture, mais aussi pour la combinaison judicieuse de la volonté politique, un environnement économique et institutionnel favorable, des infrastructures adéquates, un meilleur accès au marché et la préservation des ressources naturelles.
Regroupant des acteurs mondiaux de l'agriculture, le programme Taat est coordonné par l'Institut international d'agriculture tropicale (Iita), avec des centres de recherche agricole nationaux, régionaux et internationaux.

Actualités 06 mars 2019


Voyage aux Emirats arabes unis: Aurélien Agbénonci réchauffe l’axe Abu Dhabi-Cotonou

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a pris part aux Emirats arabes unis, les 1er et 2 mars derniers à la 46e session de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). Le patron de la diplomatie béninoise a profité de son séjour pour s’entretenir avec la secrétaire d’Etat pour la coopération internationale des Emirats arabes unis, relançant ainsi les projets en attente et définissant de nouvelles priorités pour les rapports entre les deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est rentré lundi 4 mars dernier à Cotonou après un séjour de quelques jours à Abu Dhabi. Un séjour au pas de charges qui a permis au ministre de poser des actes significatifs engageant la diplomatie béninoise avec un fort impact sur le développement du pays. Il a, dans un premier temps, les 1er et 2 mars, pris part à la 46e session de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) placée cette année sous le thème ‘‘Session des cinquante ans de coopération inter-islamique : feuille de route pour la prospérité et le développement’’. Il était question pour les participants réunis en terre arabe de se pencher sur la nécessité de trouver des réponses justes et efficaces aux mutations profondes qui s’observent dans le monde musulman et dont les conséquences donnent lieu à de grandes perturbations sur le développement des Etats membres de l’Oci dans leur ensemble. La rencontre s’est tenue « dans un contexte où le monde musulman se trouve confronté à d’énormes défis d’ordre politique, sécuritaire et socio-économique. La question de la Palestine reste toujours entière et tend même à se compliquer davantage ». Les travaux ont donc fait une place de choix à la « recherche d’une solution juste et équitable à la situation en Palestine ». En clair, le conflit arabo-israélien reste l’une des préoccupations majeures de l’Oci.
Les foyers de tension dans certains pays de l’Organisation ont aussi préoccupé les participants à cette 46e conférence. « Les conflits en Syrie, au Yémen, en Libye, en Irak, en Somalie, en Afghanistan, au Mali, au Nigeria et dans bien d’autres pays membres font appel à des mécanismes de pacification qui ont fait l’objet de réflexions préalables dans le cadre des réunions préparatoires de la conférence ». En Afrique, les cas de Boko Haram et la situation dans le Sahel ont fait l’objet de discussions, surtout parce que le phénomène va au-delà de ces pays et gagne progressivement toute la sous-région ouest-africaine qui est désormais en état d’alerte.

Du soutien pour le Pag

Au nombre des rencontres du ministre Aurélien Agbénonci en marge de sa participation aux travaux de cette conférence, il faut surtout retenir l’audience qu’il a accordée à madame Reem Ibrahim Al Hashemi, secrétaire d’Etat pour la Coopération internationale des Emirats arabes unis. Les deux personnalités ont, dans un premier temps, fait une brève revue de la coopération bilatérale. Des discussions entre les deux personnalités, il est à retenir que l’axe Abu Dhabi-Cotonou se porte à merveille. Mais les deux diplomates ont convenu de lui donner plus de punch dans l’intérêt des deux nations. Le ministre Aurélien Agbénonci, à l’occasion, a particulièrement apprécié le « geste d’ouverture »
de ce pays en direction du Bénin. Ouverture qui a pour but « de consolider les relations diplomatiques ».
Côté Emirats arabes unis, les accords concernant la promotion et la protection réciproques des investissements, et autres conventions signés avec le Bénin sont en bonne voie et cela est fort apprécié. Ce que souhaitent les deux Etats désormais, c’est de relancer la coopération et de la rendre plus dynamique, dans la logique de la vision de développement du président Patrice Talon. Dans cette veine, plusieurs projets contenus dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) ont retenu l’attention des autorités d’Abu Dhabi.

Actualités 06 mars 2019


Rencontre au ministère des Affaires étrangères à propos des législatives: Les inquiétudes du corps diplomatique et consulaire dissipées

Des membres du gouvernement étaient, mardi 5 mars, face au corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. La 14e rencontre périodique du genre. Plusieurs sujets en lien avec l’actualité du pays ont fait l’objet des échanges, mais celui relatif aux législatives du 28 avril prochain était en pole position.

La quatorzième rencontre du gouvernement béninois avec le corps diplomatique et consulaire ainsi que les responsables d’organismes internationaux devrait se pencher sur «la promotion du patrimoine culturel et touristique ». Mais actualité oblige, elle s’est focalisée pour une large part sur les élections législatives du 28 avril prochain. Les diplomates en poste dans le pays ayant quelques inquiétudes sur l’évolution du processus électoral, les membres du gouvernement présents ont saisi la balle au bond pour les apaiser. Le Bénin sous Patrice Talon sera respectueux de la démocratie sans tordre le cou aux agendas et aux textes de lois en vigueur, ont insisté les membres du gouvernement présents. Ils étaient trois au total. Le ministre en charge de la Justice, Séverin Quenum, le ministre en charge du Tourisme, Oswald Homeky et le ministre Aurélien Agbénonci.
A l’entame, ce dernier a fait le point de l’évolution de l’actualité diplomatique depuis la dernière rencontre. A ce niveau, les déplacements du président de la République et la participation du Bénin à des rencontres au niveau régional et international ont été exposés. Le ministère des Affaires étrangères va en profiter pour saluer l’alternance dans certains pays comme le Sénégal et le Nigeria. De là, il ne fera qu’une transition pour évoquer l’actualité électorale au Bénin, devenue sujet de grande attention depuis peu. Ce sont, a-t-il dit, les premières élections qu’organise le Bénin avec ses nouveaux textes, notamment la Charte des partis politiques et le Code électoral. « C’est un test grandeur nature pour ces lois, pour en tirer des enseignements en vue de la réforme du système partisan », explique-t-il. Pour lui, les bruits qui se font entendre n’ont pas leur raison d’être. « Nous sommes dans un processus normal d’application des lois. Nous sommes une démocratie qui n’a pas peur des débats», insiste le ministre Aurélien Agbénonci.

Le Bénin, un label de démocratie

Suivra la démonstration du garde des Sceaux qui lui, se fondant sur les textes, fait comprendre avec force détails aux diplomates qu’il n’y pas de quoi fouetter un chat. Tout ce qui a été fait jusque-là, l’a été dans le strict respect des dispositions votées par le Parlement sortant pour encadrer le processus électoral. Les raisons de la fronde apparente qui alimente l’opinion publique sont donc à chercher ailleurs, apaise le ministre Séverin Quenum, pour ensuite passer le témoin à son collègue Oswald Homeky. D’entrée, celui-ci précise qu’il se passera des détails techniques pour mieux faire comprendre à l’auditoire que rien de ce qui se fait et se dit n’est nouveau. Mais c’est surtout le débat autour du quitus fiscal que le ministre du Tourisme démonte d’un bel argumentaire. « Tout candidat doit payer ses impôts », lance-t-il fièrement. Pas question de laisser la gouvernance du pays à ceux qui ne sont pas à jour de leurs obligations fiscales. «Nous ne pouvons pas admettre que ceux qui veulent nous gouverner ne payent pas les impôts », plaide le ministre. D’ailleurs, avance-t-il, il est de notoriété dans l’arène politique béninoise que des gens, lorsqu’ils ne se sentent pas arrangés par des dispositions, soulèvent des polémiques et leur donnent du contenu au nom de la démocratie. Mais cette ère semble révolue, si on s’en tient à la détermination du ministre du Tourisme à défendre le respect des textes.
Le ministre Agbénonci reviendra à la charge pour se montrer intransigeant sur le respect des textes et surtout des dates. Mieux, annonce-t-il fièrement, le pays financera sous le président Patrice Talon ses élections avec ses propres fonds. « Le Bénin est un label de démocratie. Chacun doit faire l’effort de respecter les textes. Le Bénin n’arrêtera pas de fonctionner. Les élections auront lieu », tranche-t-il?

Actualités 06 mars 2019


Bilan de santé: Une pratique connue, mais peu répandue

Pratique peu courante dans les habitudes, le bilan de santé reste indispensable dans la vie d’un individu. L’évolution de son état de santé et son espérance de vie semblent en dépendre.

Le bilan de santé est une pratique peu ou pas connue des populations béninoises. Encore appelé check-up, il permet, entre autres, le dépistage de maladies génétiques et infectieuses. Il présente un grand intérêt dans le monde du travail et en milieu scolaire. Marius Denon, fonctionnaire dans une structure de la place confie avoir fait plusieurs fois un bilan de santé à la demande de son service. Il précise que c’est une obligation professionnelle chaque début d’année. Il estime qu’il est nécessaire à tout individu de faire un bilan. Cependant, du fait de la cherté des examens, Marius n’arrive pas à faire un bilan de santé à sa famille, quoiqu’indispensable à son avis. Eliane Yédjénou avoue avoir plusieurs fois fait un bilan de santé, non seulement sur recommandation de son docteur, mais aussi pour contrôler annuellement son état de santé.
Selon Lawani Ismaïl, médecin généraliste, le bilan de santé ou le check-up est un ensemble d’examens réalisés de façon périodique permettant d’évaluer l’état de santé général d’une personne. Ceci permet de détecter, d’après le médecin, des affections avant qu’elles ne se manifestent. Il permet également de suivre l’évolution d’une maladie et doit se faire de façon annuelle selon l’âge, le sexe et des facteurs de risques auxquels est exposé l’individu. «Ces affections pourraient apparaitre dans l’intervalle d’une année », éclaire-t-il. Lawani Ismaïl affirme que le bilan habituel comprend le bilan clinique du médecin et les examens de sang ou para cliniques. Pour lui, on distingue deux types d’examens au cours d’un bilan : l’examen clinique et para clinique. L’examen clinique permet, d’après lui, d’orienter les examens para cliniques focalisés sur les parties du corps supposées affectées; ce qui réduit un tant soit peu le coût du bilan en général.
Lawani Ismaïl reconnait la réticence des patients à faire un bilan annuel de santé du fait de la cherté de certains examens. Il précise néanmoins que les examens cliniques coûtent le prix d’une consultation. Il n’y a pas d’âge particulier pour commencer à faire un bilan de santé. Même un nouveau-né est appelé à faire un bilan de santé qui est beaucoup plus clinique sous le contrôle d’un pédiatre dès la naissance, ajoute-t-il. Il distingue deux types de bilans à savoir le général et le spécifique. Cependant, il est recommandé à des âges précis un bilan spécifique qu’il faut répéter à des intervalles précis. Par exemple, à partir de 50 ans, il y a la coloscopie qui permet de faire un dépistage du cancer de côlon. Avant l’âge de 50 ans, dès que la jeune fille commence à développer les seins, on lui conseille de faire un examen dénommé ‘’autopalpation’’ du sein tous les mois. « Il y a également des bilans focalisés qui ont des périodicités données dont les délais de début varient », indique-t-il.
L’idéal, selon Ismail Lawani, serait qu’on exige du Béninois un bilan de santé dans n’importe quel secteur d’activité afin de dépister à temps des pathologies graves pour mieux les soigner.

Santé 06 mars 2019


Législatives d'avril 2019: Républicains et Progressistes seuls en lice

Au terme de l'examen des sept listes déposées à la Céna, seulement deux partis ont présenté des dossiers conformes et recevables et pourront, par conséquent, participer aux élections législatives d'avril 2019. Il s'agit de l'Union progressiste et du Bloc républicain. Les autres déclarations de candidature sont rejetées. C'est ce qu'a fait savoir le président de la Céna, Emmanuel Tiando, hier mardi 5 mars à l'occasion d'un point de presse.

Les déclarations de candidature des partis Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) ont été validées mais celles du Parti du renouveau démocratique (Prd), du Mouvement des Elites engagées pour l'Emancipation du Bénin (Moele-Bénin) et de la Force cauri pour le Développement du Bénin (Fcdb), de l’Union sociale libérale, de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) sont rejetées. C’est la conclusion de l’examen de conformité et de recevabilité effectué par la Commission électorale nationale autonome les 3, 4 et 5 mars dernier. Cet examen, précise le président Emmanuel Tiando, « a reposé sur les trois principes suivants: le souci de la préservation de la crédibilité de la Céna, le respect scrupuleux des textes notamment les lois portant Code électoral et Charte des partis politiques, et l'obligation d'impartialité et de neutralité inhérente aux membres de la Céna ». Le président de la Céna a insisté sur le souci de transparence et de patriotisme constant qui a guidé l’institution lors de l’étude des dossiers. Les raisons qui ont motivé le rejet des déclarations de candidature des partis Prd, Moele-Bénin et Fcdb n'ont pas été rendues publiques. Mais selon le président de la Céna, les déclarations de candidature des partis Usl et Udbn ont été rejetées pour dossier incomplet. « Conformément aux dispositions de l'article 46 du Code électoral, les sept partis ayant déposé leurs déclarations de candidature ont reçu des récépissés provisoires. Toutefois, les récépissés délivrés à l'Udbn et à l'Usl ont été estampillés "Dossier incomplet" en raison de l'absence du Certificat de conformité exigé par la décision de la Cour constitutionnelle. Par conséquent, la Céna s'est abstenue de procéder à l'examen de ces candidatures et leur a notifié un rejet », a expliqué le président de la Céna, Emmanuel Tiando. Ce sont donc les cinq autres déclarations de candidature qui ont fait l'objet d'un examen de conformité et de recevabilité. Examen au terme duquel les dossiers du Parti du renouveau démocratique (Prd), du Mouvement des Elites engagées pour l'Emancipation du Bénin (Moele-Bénin) et de la Force cauri pour le Développement du Bénin (Fcdb) ont aussi été rejetés.
Les partis dont les listes ont été rejetées peuvent toujours se pourvoir devant la Cour constitutionnelle qui statuera sans recours dans le délai de huit jours.

Actualités 06 mars 2019


Mission de la Cedeao au palais de la Marina: Le chef de l'Etat rassure de la crédibilité des élections

Le président Patrice Talon a reçu en audience, mardi 5 mars à son cabinet, une délégation de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) actuellement en séjour au Bénin. Les échanges ont essentiellement porté sur le processus électoral en cours au Bénin.

La mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en séjour au Bénin pour apprécier l’évolution du processus électoral en cours est sortie de son entretien avec le président Patrice Talon «rassurée ». Elle l'est déjà d’ailleurs depuis son arrivée et suite à ses échanges antérieurs avec des membres du gouvernement et responsables d’institutions de la République.
A la suite des échanges avec le chef de l’Etat, Finda Koroma, vice-présidents de la Commission et membre de la délégation, a expliqué qu’il s’agit d’une mission d’information. «Chaque fois qu’il y a une élection dans un pays membre de la Cedeao, une délégation arrive pour s’enquérir de la situation et il me semble que tout est en forme. Nous avons eu de très bonnes discussions avec le chef de l’Etat et nous avons abordé toutes les questions possibles avec lui. Je pense que tout sera résolu. Il y aura une solution pour tout», a déclaré la commissaire de la Cedeao. Le séjour en terre béninoise a permis aux émissaires de la Cedeao, de mieux apprécier la situation. «Quand il y a débat, cela veut dire que la démocratie est vivace. La démocratie est une quête permanente. Dans notre pays, il y a eu toujours beaucoup de débats mais nous parvenons toujours à tirer notre épingle du jeu », soutient de son côté le général Francis Awagbè Béhanzin, commissaire chargé du département Paix et Sécurité de l’organisation communautaire. Lui aussi dit être sorti de la rencontre avec le président Patrice Talon, rassuré. Des assurances, la délégation en a également reçu de la part du chef de l’Etat. « Par rapport aux autres problèmes, le chef de l’Etat nous a fait des promesses, qu’il verra ce qu’il y a lieu de faire pour que ces élections soient inclusives, transparentes, démocratiques et crédibles », a aussi souligné Francis Awagbè Béhanzin.
Requinquée par ces échanges au cabinet présidentiel, la délégation assure qu’elle poursuivra ses rencontres avec les acteurs. Elle prévoit notamment d’échanger avec les anciens chefs d’Etat. «Les anciens chefs d’Etat doivent être des sages de la nation parce qu’ils connaissent la responsabilité des charges qui sont celles du président Talon aujourd’hui. Ils nous aideront aussi », a déclaré le commissaire Francis Awagbè Béhanzin. «Malgré les interprétations divergentes sur des textes, il nous faudra avancer sur ces consensus qui nous permettent de réaliser la paix et le développement dans la sécurité », plaide-t-il ensuite. Des partis de l’opposition et de la mouvance présidentielle, des jeunes et bien d’autres groupes constitués recevront également cette délégation de la Cedeao.

« C’est une mission classique, une mission de routine », dixit Aurélien Agbénonci

«Effectivement, une mission de la Cedeao conduite par la vice-présidente de la Commission séjourne en ce moment dans le pays. Ces échanges avec le chef de l’Etat ont été très fructueux. C’est une mission d’information. Je voudrais très clairement dire pour notre opinion que cette mission ne s’est pas rendue ici parce qu’il y aurait une certaine crise au Bénin. C’est une mission de routine qui se rend dans tous les pays où il y a des processus électoraux. Cette mission s’est déjà rendue au Sénégal, au Nigeria…
Je voudrais que notre opinion sache que c’est le fonctionnement normal de la Cedeao, que la commission, généralement, se déplace pour s’enquérir des conditions de préparation des élections et éventuellement des besoins que le pays aurait en termes d’assistance technique pour les élections, ce qui, en ce qui nous concerne, n’a pas été le cas. Les échanges avec le président ont été très fructueux et ont porté sur les réformes en cours dans notre pays y compris les réformes concernant le système partisan, la Charte des partis politiques et le Code électoral qui sont des dispositions votées par notre Parlement et qui ont amené à changer la manière dont les élections doivent être organisées dans le pays. Le président a été très favorable à la démarche de la mission de rencontrer divers acteurs politiques, d’écouter les citoyens et ensuite de faire une synthèse et de lui rendre compte aussi… Je tiens à insister sur le fait que c’est une mission classique, une mission de routine autorisée par le gouvernement. ».

Propos recueillis par J. F. M

Actualités 06 mars 2019


Projet Asphaltage: C'est parti pour la métamorphose de nos villes !

Passé le temps des diverses études et après les remises de sites aux entreprises adjudicataires, le projet Asphaltage prend petit à petit corps, à la joie des riverains qui doivent s’armer toutefois de patience et des citadins ici et là qui saluent les métamorphoses opérées par les premiers coups de pioches et des pelles mécaniques. Toutes choses qui présagent de lendemains meilleurs pour les villes du Bénin.

Un tour sur quelques axes de Cotonou révèle une évolution appréciable des travaux du projet asphaltage. Les divers chantiers ouverts enchantent les populations malgré les désagréments que subit la mobilité urbaine.
C’est un branle-bas, observé ce vendredi 1er mars sur l’axe menant d’Agontikon à la Barrière. Voie réputée marécageuse, cet axe est investi par de gros engins. D’incessants mouvements de pelle mécanique hydraulique viennent vider dans la chargeuse immobilisée au milieu du tronçon les détritus extraits du sol noirâtre et boueux. Ceci sous le regard admiratif des riverains et autres usagers dont les déplacements sont désormais limités sur ce chantier du projet asphaltage.

«Au début nous avions cru que tout ceci était fait pour la campagne électorale mais avec l’évolution des travaux sur le site, nous nous sommes rendus à l’évidence. Tout notre souhait est que ce chantier puisse aller au bout pour notre bonheur car nous avons de la peine à circuler sur cette voie », fait observer Gabriel Adédémi, transporteur. S’il considère ce tronçon comme un raccourci pour joindre rapidement la Barrière, il n’occulte pas tout le mal que se donnent les usagers en saison pluvieuse même quand il faut contourner le périmètre en prenant par l’Etoile Rouge.
L’entreprise chinoise en charge des travaux s’évertue à purger la zone de la mauvaise matière (tas d’ordures et autres détritus) utilisée pour combler entretemps le bas-fond. Les déchets sont enlevés sous plusieurs mètres et extirpés des lieux, explique un technicien. Il s’opère par la suite un comblement de la zone marécageuse par du sable lagunaire. La chaussée sera ainsi mise et le bitume posé ensuite. Bien que la faveur nous ait été faite de prendre des images après que nous avons décliné notre identité, force est de reconnaître que nos hôtes sont peu enclins à s’ouvrir au public. Stricts sur les mesures de sécurité, ils ne sont pas prêts à accepter n’importe qui sur le chantier. Mettant un point d’honneur à la tâche.
Un peu plus loin à la Haie vive, le même entrain se note aux abords de l’entrée principale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et sur l’axe excentré à celle-ci. C’est l’entreprise Sogea-Satom en charge des travaux qui est à la manette. La réalisation des canalisations reste le signe visible de l’évolution de ce chantier. Ces caniveaux ont la particularité d’être préfabriqués sur des sites de l’entreprise. Ils devront être posés sur les tranchées ouvertes le long de cet axe.
Les équipes manœuvrent à longueur de journée comme c’est le cas le long de la clôture du camp militaire Guézo à Gbégamey. Ici également, le cortège des camions-berne avec les ronronnements des moteurs dénotent de ce que ça vaque sur le site. Sous le contrôle de l’entreprise chinoise en charge des travaux, ce vaste tronçon jadis occupé par les rails de l’Ocbn prend des allures d’une artère devant relier Zongo, Gbégamey et Cadjèhoun. Le responsable Hygiène-Sécurité-Environnement de l’entreprise nous renvoie à ses supérieurs à Sénandé pour toute information relative aux travaux en cours.
Ce qui n’est pas le cas à Saint Michel, dans les encablures de Saint Augustin. A la manœuvre, le chef chantier, un expatrié chinois de l’entreprise Sino-Hydro, se prête volontiers à nos questions. En dépit de la barrière linguistique, il explique qu’ils sont à l’étape de la réalisation des caniveaux comme l’on s’en est rendu compte sur les lieux. Dans une ambiance bon enfant, l’équipe s’affaire à cimenter l’exutoire desdites canalisations. Le béton est réalisé à l’aide de la toupie, camion made in China déporté sur les lieux. Des travaux qui augurent de bels ouvrages d’ici quelques mois comme programmé au niveau du projet asphaltage.

Toutes les commodités pour Parakou

Démarrés depuis le 17 octobre 2018, les travaux d’asphaltage des voies à Parakou vont bon train. Sont concernées par la première phase du projet, huit rues primaires, secondaires et tertiaires dont quatre sont appelées à être bitumées et quatre autres pavées avec toutes les commodités requises.
Après la cérémonie de remise de sites effectuée, samedi 4 août 2018, le projet est entrée dans sa phase d’exécution le 17 octobre 2018. Il s’agit de la première phase du projet relative à la réalisation de 20 km sur un linéaire total de 70 km dans la ville. Elle prend en compte les rues secondaires allant du Cabinet Etpb-Contournement Aérodrome longue de 0,8 km, le marché Dépôt-Pavé Bio Adam en passant par « la Franchise », longue de 1,1km, le « Canari », en passant par le collège Hibiscus-Annexe Haac d’une distance de 0,45km et les rues tertiaires allant de la rue face au Lycée Mathieu Bouké-Grande mosquée Dépôt, longue de 0,3543 km, ainsi que la rue face au Lycée Mathieu Bouké-Domicile Imam Dépôt d’une distance de 0,45 km. Il est prévu un aménagement des rues secondaires en 1 x 2 voies dans des emprises comprises entre 15 et 30 m et celles tertiaires, en 1×2 voies dans des emprises inférieures à 15 m.
Après la mise en place du plan d’adaptation et la levée topographique, le nettoyage dans les limites des emprises, l’entreprise chinoise Sinohydro, adjudicataire, procède actuellement à l’exécution des travaux de terrassement, de drainage, d’assainissement et à d’autres travaux afférents. Comme prévu dans le contrat de travail, elle a un délai de douze mois. A l’arrivée, le projet asphaltage contribuera à changer davantage le visage de la cité des Kobourou retenue à l’instar de huit autres villes du pays, pour bénéficier de sa mise en œuvre.
Inscrit dans le Programme d’action du gouvernement en son pilier 3 intitulé « Amélioration des conditions de vie des populations» et son axe stratégique n°6 titré «Renforcement des services sociaux de base et protection sociale », il permettra non seulement de réaliser un aménagement équilibré du territoire à travers la création des pôles de croissance urbains, mais également d’améliorer le cadre de vie des populations de la ville, ainsi que les conditions de circulation et de transports urbains.
Ainsi, Parakou se modernisera avec des équipements d’éclairage solaire sur ses rues et avenues, des feux tricolores modernes et des panneaux d’adressage, l’installation des espaces verts, puis des bancs et poubelles publics. Pour embellir tous les axes concernés par le projet, d’autres commodités sont également prévues.
De tous les projets contenus dans le Programme d’actions du gouvernement, le maire Charles Toko estime que le projet asphaltage est sans nul doute celui qui prend le mieux en compte l’attractivité des grandes villes du Bénin. Il y voit, à travers son exécution, la volonté du président Patrice Talon de marquer la ville de Parakou, au cours de son mandat. Dans le cadre de l’exécution de ces travaux, les Parakois semblent bien conscients de ce que l’objectif poursuivi est l’amélioration de leur cadre de vie.

Maurille GNASSOUNOU


Enfin donner ses lettres de noblesse à la capitale

A l’instar d’autres grandes villes du Bénin, le projet asphaltage tourne à plein régime à Porto-Novo. Près de 1500 agents, toutes catégories confondues, sont mobilisés pour la réalisation des travaux qui concernent 10 rues d’une longueur totale de 22,4 km.
Les rues primaires font 9,29 km comprenant Avakpa-carrefour Pobè Gare (le long des rails) ciné Iréakari-pharmacie Adjibadé-Siège du 4e arrondissement-Dodji-Boulevard du cinquantenaire-Limite de Porto-Novo avec Adjarra y compris la bretelle fin clôture Lycée Béhanzin-Boulevard extérieur au niveau de l'ex-Hecm et Ecole primaire publique-pharmacie Tokpota-Nouveau Programme-Collège- Les Jambettes-Epp Ouando.
Les rues secondaires sont de 6,55km partant de la Route nationale inter-Etat 1 bis-Ceg Koutongbé-Hinkoudé-Marché Djègan Daho à la bretelle de la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable (1,94km), puis le tronçon El Fateh-Place de l’Unité-Louho (4,61km).
Les rues tertiaires sont au nombre de six et sont longues de 6,54 km. Elles comprennent la rue Sadognon-Ahouanticomè-Idi Araba-Aglansa-Dèguékomè-Hassoucomé-Place Togo
(1,7 km) et les cinq autres concernent les alentours de Sadognon et Mairie de Porto-Novo, Lycée technique industriel, Ceg Davié, recette des Finances de l’Ouémé et Centre de regroupement d’ordures de Kandévié Sériki. Les six rues tertiaires seront pavées contrairement aux rues primaires et secondaires qui seront toutes bitumées. Les travaux, lancés en août 2018, sont exécutés par l’entreprise Ofmas international pour un délai contractuel de 24 mois. Les chantiers sont actuellement à un taux moyen de réalisation physique de 10%, informe le chef mission de contrôle, Vladmir Okay. Selon lui, cette performance est très satisfaisante, par rapport au planning de l’entreprise, et au regard des opérations sur le terrain.

Ce taux aurait pu être meilleur s’il n’y avait pas les pluies précoces qui s’abattent ces derniers jours sur la ville. Lesquelles pluies ralentissent un tant soit peu les travaux. Toutefois, Vladimir Okay se dit serein et pense pouvoir respecter le délai contractuel, en dépit de ces perturbations climatiques. Aussi, le chef mission de contrôle invite-t-il la population à la patience et à respecter les consignes de déviations sur les chantiers pour que tout se passe bien. Il exhorte par ailleurs les populations à les aider pour assurer la sécurité des matériaux et des matériels. Le directeur des Travaux d'Ofmas international à Porto-Novo, Franck Akando, rassure que toutes les dispositions sont prises pour que tout se passe bien. L’entreprise n’a pas lésiné sur les moyens, car elle a sorti la grande artillerie sur le terrain pour que d’ici août 2020, toutes les dix rues soient asphaltées avec les aménagements prévus. C’est d’ailleurs dans ce cadre que plusieurs équipes sont mobilisées sur les chantiers pour relever le défi, informe le directeur des Travaux d'Ofmas international à Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau


Transfigurer Lokossa

A Lokossa, l’axe carrefour Hilton bar - Boa et le tronçon passant devant l’Ecole primaire publique d’Agnivèdji donnent le ton de la transfiguration espérée du projet Asphaltage. Le premier lot des travaux d’asphaltage, en effet, suit son cours à Lokossa et laisse apparaître déjà des ouvrages d’assainissement sur plusieurs axes prioritaires retenus dans le cadre du projet. Ces axes, tout comme plusieurs autres en chantier, sont des plus fréquentés de l’arrondissement central de
Lokossa. Sur le tronçon carrefour Hilton bar-Boa, les caniveaux étant déjà posés, les ouvriers sont redéployés ailleurs en attendant le reste des œuvres à réaliser, conformément à l’agenda retenu.
Un tour, samedi 2 mars dernier, a permis de repérer ces ouvriers sur l’axe menant du carrefour Tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa au Lycée technique de la ville dans l’arrondissement de Houin. Très animé, ce tronçon de 3 km est le plus long axe en chantier. Le rythme de travail y est soutenu et dans la soirée du samedi, le chef du chantier n’a pas manqué de procéder, comme à ses habitudes, à la distribution des tâches pour le compte du lendemain, pour la célérité des travaux et la livraison à bonne date du chantier.
« Sur le chantier, les travaux sont exécutés de jour comme de nuit sans tenir compte des jours fériés », témoigne Gérard Bossou, un riverain. Le premier lot des chantiers d’asphaltage en cours d’exécution à Lokossa porte sur une distance de 10,70 km pour un coût estimé à 21 807 725 058 francs Cfa. Lokossa est, en attendant d’autres, la seule ville du Mono prise en compte dans ce projet phare du gouvernement. Le premier lot des travaux est constitué de 19 chantiers confiés à Nse-Ce, entreprise adjudicataire. Lancés en août 2018, les travaux doivent s’achever dans un délai contractuel de quinze mois, au terme desquels Lokossa bénéficierait, au total, d’une trentaine de kilomètres de voies asphaltées. De quoi transfigurer largement cette ville et lui faire assumer dignement son statut de chef-lieu du département du Mono.
Désiré VIGAN

Actualités 05 mars 2019


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