La Nation Bénin...



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Nouvelles

Utilisation rationnelle de l’énergie: 75 enfants faits ambassadeurs de l’efficacité énergétique
75 enfants dont 30 filles, tous des élèves, ont été faits ambassadeurs de l’efficacité énergétique pour sensibiliser à l’utilisation rationnelle de l’énergie. Ils ont participé à un camp de deux jours qui s’est achevé, vendredi 23 décembre dernier, à Porto-Novo.Promouvoir l’éducation des communautés sur les enjeux de l’efficacité énergétique par des apprenants pour une utilisation de façon rationnelle de l’énergie électrique et favoriser la pénétration des équipements efficaces étiquetés sur les marchés béninois. Tels sont les objectifs d’un camp de deux jours initié à Porto-Novo par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maitrise d’énergie (Aberme) au profit d’un réseau de 75 enfants, tous des élèves, venus des quatre coins du Bénin. Les participants à ce camp ont été faits « ambassadeurs de l’efficacité énergétique ». Ils ont été sensibilisés aux bons gestes en matière d’efficacité énergétique. Le camp s’est achevé par une animation d’un plateau télévisé où les enfants ont restitué les notions acquises. Il y a eu aussi des échanges à bâtons rompus avec le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, les responsables de l’Aberme, les autorités politico-administratives de Porto-Novo et des chefs d’entreprises. La cérémonie a été clôturée par la remise à chacun des enfants des lettres de mission et kits pour passer le message dans leurs communautés notamment à leurs parents à la maison et à l’école. Le ministre de l’Energie s’est dit impressionné par les résultats de cette initiative à travers les réponses des enfants pour expliquer ce qu’est l’efficacité énergétique et surtout les comportements utiles et exemples concrets recommandés en la matière. Il se réjouit du choix de cette cible. Le ministre voit en eux des jeunes enfants capables de promouvoir le concept de l’efficacité énergétique pour l’atteinte des objectifs. Il informe que l’initiative qui en est à sa première édition est partie d’un constat amer que l’énergie est gaspillée au Bénin. Des lampes sont laissées allumées, des climatiseurs en marche avec des fenêtres ouvertes, des repas chauds déposés dans un réfrigérateur qui doit consommer plus d’énergie pour refroidir quelque chose qui aurait pu l’être à l’air libre, se désole le ministre. Selon lui, le gaspillage de l’énergie n’est pas concevable au regard des efforts que déploie le gouvernement pour la rendre disponible pour le développement du Bénin et l’amélioration des conditions de vie des populations. Autant de situations qui ont amené l’Aberme et le ministère, poursuit Dona Jean-Claude Houssou, à imaginer toutes sortes de scénarii pour sensibiliser et promouvoir l’efficacité énergétique. Société 30 déc. 2022


Dynamisation de l’apport de la diaspora au Bénin: Le Cbf à la recherche de nouveaux axes
25 ans après sa création, le Conseil des Béninois de France (Cbf) s’est réuni, hier au palais des Congrès à Cotonou, pour échanger sur son apport au développement du pays. C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, qui a ouvert les travaux.Présenter le Conseil des Béninois de France (Cbf) aux institutions et voir comment il peut s’impliquer davantage dans le développement national, c’est l’objectif de ces assises qui se sont tenues hier à Cotonou. Créé, il y a 25 ans, le Cbf entend marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru, afin d’identifier les leviers à actionner pour mieux booster ses actions en direction du Bénin. Dans son propos introductif, le président du Cbf renseigne qu’ils ont décidé de la tenue de ces assises «pour faire l’état des lieux et dialoguer avec les représentants d’institutions et autres acteurs de la chaine de développement, afin de mieux porter leurs projets». A l’occasion, Jean-Charles Ahomadégbé, président du Cbf, a rappelé que des projets portés ou accompagnés par le Cbf, notamment à Pahou, Ouidah, Kpomassè, Ouèssè, Agla, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou sont déjà visités par une délégation du bureau exécutif, et d’autres le seront encore. Toutes choses qui font dire à Gratien Adjagboni, 2e adjoint au maire de la ville de Cotonou, que « le Cbf est l’une des plus actives organisations de la diaspora béninoise ». Au lancement des travaux, Gratien Adjagboni dont la ville accueille les assises, a salué l’initiative et exhorté les séminaristes à davantage réfléchir dans le sens d’une coopération avec sa municipalité. C’est alors qu’en présence de Me Robert Dossou et de Pierre Osho, tous deux anciens ministres d’Etat, chargés des Affaires étrangères, et Romain da Costa, président du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur, Aurélien Agbénonci a procédé au lancement des travaux. Il a d’abord félicité le Conseil des Béninois de France pour ses efforts consentis au fil des 25 ans de son existence. «Je suis persuadé que vos échanges permettront de mettre en relief le soutien important que le gouvernement apporte depuis 2016 à la diaspora béninoise», espère-t-il. Le chef de la diplomatie béninoise a ensuite invité le bureau à renforcer ses efforts et son engagement au service du bien-être de tous les Béninois, qu’ils soient en France ou au Bénin. Il a aussi réaffirmé la disponibilité de son département ministériel à accompagner toutes les bonnes initiatives du Cbf, pour lesquelles il serait sollicité. Et plus largement encore, « le gouvernement ne ménagera aucun effort pour améliorer les services consulaires », dit-il, avant d’exhorter les Béninois de la diaspora, toutes associations confondues, à faire davantage confiance aux responsables étatiques, en n’hésitant pas à leur faire des propositions   Par Désiré G. TCHOKPONHOUE (Stag.) Actualités 30 déc. 2022


50e anniversaire du rétablissement des relations sino-béninoises: Satisfaction des deux pays
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a servi de cadre aux manifestations commémoratives du cinquantenaire du rétablissement des relations entre le Bénin et la République populaire de Chine. C’est ce jeudi 29 décembre 2022.50 ans que la Chine et le Bénin ont signé l’accord de rétablissement de leurs relations suspendues en 1964 sous le gouvernement du président Christophe Soglo avant d’être rétablies, le 29 décembre 1972, par feu président Général Mathieu Kérékou. Ainsi, cette commémoration vient resserrer les liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays. Selon l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao, les relations amicales n’ont connu aucune difficulté malgré les mutations de la situation internationale et les changements profonds de nos deux pays. Dès lors, a-t-il poursuivi, ce qu’on peut retenir, c’est la base solide de confiance politique, la solidarité sincère aux moments difficiles, les projets de coopération qui ont couvert presque tous les domaines de développement économique et social du Bénin, tels que la construction infrastructurelle, l’agriculture, la santé, l’industrie, l’éducation, la formation, la culture. Ces réalisations sont le fruit de plusieurs années de coopération entre nos deux pays. Nous avons aussi l’augmentation des échanges commerciaux et des investissements, a-t-il souligné. Pour l’ambassadeur, c’est grâce au leadership visionnaire constant et la conduite déterminée de nos deux chefs d’Etat que la confiance politique s’est consolidée. Les domaines de coopération se sont élargis et les intérêts nationaux se sont intensifiés. « Ces activités ont mobilisé la participation populaire et la qualité excellente de notre relation avec le Bénin. C’est le moment de rendre un hommage sincère à tous les amis qui ont accompagné et contribué au développement des relations sino-béninoises pendant les 50 années écoulées. Pendant toute cette période, nous avions gagné beaucoup d’expériences en matière d’orientation politique», a souligné Peng Jingtao. Pour lui, « la confiance politique mutuelle constitue la pierre angulaire de la collaboration et donne de l’énergie à sa vivacité et sa stabilité. Elle se traduit par ses qualités et le respect mutuel», a-t-il indiqué. La perspective, a-t-il annoncé, c’est d’accompagner le Bénin vers la prospérité durable en partageant ses expériences de développement et de compétences techniques. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, ces 50 années d’amitié ont permis de créer et de consolider les liens entre nos deux peuples au fil des décennies et à travers plusieurs générations de dirigeants. Le ministre a fait observer que «le dialogue au plus haut niveau n’a cessé d’être maintenu et de s’approfondir au cours de ces 50 années de coopération, entre la République Populaire de Chine et le Bénin ». Ainsi, poursuit-il, dès le 1er septembre 2018, le président Patrice Talon a effectué une visite d’Etat en Chine et a pris part à la tête d’une délégation importante au Forum sur la coopération sino-africaine, ce qui a permis la mise en oeuvre de plusieurs projets structurants dont le projet du Pipeline Export Niger-Bénin qui constitue l’un des plus gros investissements jamais réalisés au Bénin. Il a souhaité que les relations entre la Chine et le Bénin s’intensifient davantage pour promouvoir la paix et la sécurité mondiales. Par Roger KOCLANNOU (Stag.) Actualités 30 déc. 2022


Téléchargement de l’application mobile de La Nation Bénin: L’Onip lance sa campagne commerciale à l’Ens de Porto-Novo
L’Ecole normale supérieure de Porto-Novo a abrité, ce mercredi 28 décembre, la cérémonie de lancement de la campagne commerciale dénommée : ‘’Pour ne rien rater de l’actualité nationale et internationale, téléchargez l’application mobile La Nation Bénin’’. Après Porto-Novo, la campagne de promotion va s’étendre dans les autres villes du Bénin pour notamment mieux faire connaître les plates-formes digitales du journal La Nation. Faire connaître l’application mobile La Nation Bénin et augmenter le trafic des lecteurs potentiels du quotidien national de service public. Tels sont, entre autres, les objectifs de la campagne commerciale dénommée : ‘’Pour ne rien rater de l’actualité nationale et internationale, téléchargez l’application mobile La Nation Bénin’’, officiellement lancée, ce mercredi, à l’Ecole normale supérieure (Ens) de Porto-Novo par l’Office national d’Imprimerie et de Presse (Onip) qui édite le journal La Nation. Occasion pour les étudiants, le corps professoral et le personnel administratif de l’Ens de se familiariser avec les offres digitales de l’Office, surtout comment télécharger l’application mobile du quotidien de service public pour accéder facilement à des informations vraies et crédibles qu’il fournit en temps réel. Procédant au lancement officiel de cette campagne de promotion, le directeur général de l’Onip, Bertin Sowakoudé, a expliqué l’importance pour tout le monde, surtout les jeunes diplômés en quête d’emploi, de s’approprier le journal La Nation disponible sur son site web www.lanation.bj et le téléchargement de son application mobile sur leur téléphone Androïd sur playstore. Il a insisté également sur les avantages de cette plate-forme digitale à savoir la disponibilité de l’information 24H/24 et 7 J/7 à travers des alertes régulières; la lecture vocale des articles et l’accès gratuit aux informations du journal. [caption id="attachment_91376" align="alignnone" width="450"] Les hotesses en pleine séance d’installation de l’application
sur le portable androïd des étudiants[/caption] Pour le directeur général de l’Onip, l’accès à l’information vraie est un droit constitutionnel du citoyen. Ce dernier a besoin d’être édifié et éclairé pour participer activement et de façon responsable au développement du Bénin. C’est à juste titre que l’Etat a créé des organes de presse de service public dont La Nation pour assurer cette mission. « L’information qui vient du journal La Nation est une bonne information qui permet de prendre la bonne décision », a insisté Bertin Sowakoudé. Selon lui, il est du devoir de l’Office, après les personnes adultes, de multiplier les initiatives pour amener les jeunes notamment les étudiants, avenir du pays, à adopter le journal. Cela va de soi dans un monde où la digitalisation prend le pas sur tout et le journal papier tend à disparaître au profit du journal en ligne.

Utile pour une jeunesse Androïd

« La jeunesse d’aujourd’hui étant une jeunesse Android, il revient à l’Onip d’innover et d’anticiper dans sa manière d’apporter l’information », a souligné le Dg de l’Onip. C’est pourquoi, explique-t-il, le site web et l’application mobile du journal sont mis à la disposition des jeunes. Avec ces outils numériques, a indiqué Bertin Sowakoudé, les jeunes ne courront plus derrière l’information. Celle-ci va désormais les suivre, fait-il remarquer pour sensibiliser les étudiants de l’Ens à adopter les plates-formes digitales du journal, la meilleure audience au Bénin depuis 1969 et qui a le plus de lecteurs. Les jeunes ont intérêt à aimer le quotidien national d’information parce qu’il contribue non seulement à leur édification et à leur formation intellectuelle mais aussi leur permet de s’informer sur les avis de recrutement qui y sont publiés par des annonceurs des secteurs public et privé. « Vous gagnez en avance sur les autres jeunes de votre génération en adoptant le journal La Nation », sensibilise Bertin Sowakoudé avant d’inviter les étudiants à profiter de cette campagne commerciale pour bénéficier de ses nombreux avantages. Le directeur général de l’Onip a aussi mis l’accent sur les opportunités des autres sections de l’Office notamment l’imprimerie qui édite des livres et des textes de lois de la République pour permettre aux citoyens d’être des modèles dans la société sans oublier la section documentation du journal avec des archives bien riches sur l’histoire du Bénin notamment sur la vie politique, économique et sociale. Bertin Sowakoudé estime que la documentation de La Nation consultable aujourd’hui gratuitement peut être d’une grande utilité pour les étudiants et autres chercheurs notamment pour la rédaction des mémoires et thèses… [caption id="attachment_91377" align="alignnone" width="450"] L’équipe de La Nation toujours prompte à répondre à sa vocation
de fournir des informations vraies et fiables[/caption] Une initiative applaudie par tous Le directeur de publication du journal La Nation, Paul Amoussou, a mis l’accent aussi sur la qualité du quotidien La Nation qui a vocation à fournir des informations vraies et fiables sur toutes sortes de sujets au niveau national. Les informations du quotidien ne sont jamais démenties. Le journal a décidé depuis quelques années de prendre encore le leadership sur tout ce qu’il y a comme plate-forme digitale, après le journal en version papier vieux de plus de 50 ans, pour rendre disponible l’information partout sur l’ensemble du territoire national et même dans le monde. Paul Amoussou précise par ailleurs que la promotion des offres digitales du journal se veut un outil de lutte contre les fake news et les intoxications très présentes aujourd’hui à travers les réseaux sociaux. « Tout ce que le journal sert comme informations est considéré comme vrai, vérifiable comme parole d’évangile », rassure le directeur de publication. Le directeur adjoint de l’Ens, David Baloubi, représentant le directeur, a remercié l’Onip pour le choix porté sur l’école pour abriter le lancement officiel de cette campagne commerciale. Il a invité les étudiants à saisir l’opportunité de ce téléchargement de l’application mobile de La Nation Bénin. Parce que, selon lui, l’information vraie est capitale pour eux d’abord en tant que citoyens et ensuite en leur qualité de futurs enseignants et d’éducateurs. « Vous avez besoin de l’information pour exercer votre noble métier, l’enseignement. A défaut d’être une référence, vous devrez être des modèles pour vos élèves. Vous devrez donner alors à vos apprenants la bonne information. Et pour ce faire, il faut aller à la bonne source dont l’une est le journal La Nation au Bénin», a indiqué le directeur adjoint de l’Ens. [caption id="attachment_91378" align="alignnone" width="450"] Le chef service commercial de l’Onip expliquant le processus
de téléchargement aux étudiants normaliens en compagnie
du directeur de publication du journal La Nation[/caption] Le professeur Jean-Claude Hounmènou, recteur honoraire de l’ex-Université de Porto-Novo, reconnaît que le journal La Nation est un organe de presse sérieux et de référence. Il a exhorté les étudiants à répondre favorablement à l’appel de l’Onip parce que l’initiative est utile pour leur vie d’aujourd’hui et de demain. Le président du bureau de l’Union des entités de l’Ens, Younouss Ouélé, au nom des étudiants, a remercié l’Onip d’avoir mis le numérique, aujourd’hui incontournable, au cœur de ses activités. Il a invité l’Office à maintenir le cap pour d’autres innovations au profit de la jeunesse. L’autre temps fort de la cérémonie a été la phase d’installation de l’application mobile par les étudiants. Ceci, avec l’aide du chef service commercial de l’Onip Landry Adingni, assisté d’une équipe de dix hôtesses, toutes habillées en tee-shirt griffé aux couleurs de l’Office. Après l’Ens, les hôtesses ont été déployées dans les coins stratégiques et de grands regroupements de la ville pour convaincre et aider les autres citoyens à télécharger l’application mobile de la Nation mobile.
Société 29 déc. 2022


Journées des Sciences et de l’Innovation à l’Uac: « Le pari a été gagné », assure Odile Dossou Guèdègbé
L’Université d’Abomey-Calavi a organisé ses premières journées des Sciences et de l’Innovation du 20 au 22 décembre dernier. Quarante-sept laboratoires ont exposé leurs innovations au public. La fête fut belle et le pari gagné, a apprécié professeure Odile Dossou Guèdègbé, présidente du comité d’organisation.Les premières journées des Sciences et de l’Innovation à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) sont passées si vite. Tellement d’innovations étaient à découvrir que les acteurs n’ont pas vu le temps passer. Quarante-sept laboratoires ont exposé leurs innovations au public, notamment les chefs d’entreprise et les industriels. « Ces trois journées ont pour but d’informer largement le public notamment les entreprises, les dirigeants et nous-mêmes à l’université, sur ce qui se fait dans les laboratoires du campus », a rappelé la présidente du comité d’organisation, professeure Odile Dossou Guèdègbé. Les chercheurs ont effectivement profité de l’occasion pour exposer leurs innovations et savoir-faire. « Le pari a été gagné… Les laboratoires ont montré et démontré au public les produits mis au point pour booster le développement du Bénin dans leurs domaines spécifiques », s’est réjouie l’ancienne doyenne de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs) et présidente du comité d’organisation. « A travers les communications assorties de résultats tangibles, il est démontré que les innovations sont du ressort des laboratoires et centres de recherches de l’Uac. Ils disposent des potentialités pour créer des talents et innover en vue de booster le développement de notre pays », retient Odile Dossou Guèdègbé au terme desdites journées. En outre, ajoute-t-elle, l’on retient que le tissu industriel en cours d’installation au Bénin aura besoin d’une abondante main-d’œuvre en provenance des universités pour donner vie aux entreprises. Les projets pilotes d’aménagement et d’exploitation durables des marécages dénommés « Poumons verts» sont en expérimentation par des jeunes formés à l’Université d’Abomey-Calavi, sur certains sites notamment celui de Fifadji à Cotonou. Récemment, une délégation ministérielle dont faisaient partie certains membres du rectorat a visité la Zone économique de Glo-Djigbé. Durant les premières journées, le directeur général de l’Apiex, Laurent Gangbès, a présenté la zone ainsi que ses avantages au monde universitaire. Ceux-ci en arrivent à la conclusion que l’université doit se réinventer pour proposer aux étudiants, futurs employés de la zone, des curricula de formation en adéquation avec les types d’emplois que génère la Gdiz. Les acteurs retiennent également que les langues locales peuvent valablement soutenir la recherche et porter des innovations. « Nous retenons aussi qu’il existe au Bénin une structure chargée de faire la promotion des innovations et des résultats de recherche en vue de breveter les innovations. La cartographie des innovations des acteurs et actrices est un indicateur des efforts en cours dans ce domaine », a apprécié l’ancienne doyenne de la Fashs. La foire a été belle et ceux qui se posent la question de savoir où sont les chercheurs, que cherchent-ils et que trouvent-ils, ont désormais les réponses à leurs questions, ironisent le parterre d’intervenants. Ces journées ne seront pas les premières et dernières, elles seront instituées pour mieux valoriser les innovations des chercheurs du campus, a promis l’équipe rectorale? Société 28 déc. 2022


Le pays Agonlin aux couleurs des partis en lice
La campagne électorale pour les législatives du dimanche 8 janvier prochain bat son plein dans le département du Zou notamment dans les communes du pays Agonlin à savoir Covè, Zagnanado et Ounhi.Affiches de partis politiques sur de grands panneaux publicitaires, de longues caravanes, des animations de groupes folkloriques, les partis politiques en compétition déploient tous les moyens pour rallier les électeurs des communes de Covè, Zagnanado et Ouinhi à leur cause. Agonlin est en campagne électorale et tout présage que le duel entre deux de ses fils, Aké Natondé du parti Union progressiste le Renouveau et Janvier Yahouédéhou du Bloc républicain aura lieu lors du scrutin du dimanche 8 janvier prochain. Les états-majors jettent toutes leurs forces dans la bataille en cette cinquième journée de campagne électorale. « La campagne électorale a bien démarré et chaque parti se bat pour convaincre les populations », confie Victor Gandaho, chef d’arrondissement de Gounli-Covè et membre du Bloc républicain. Pour lui, son parti a pris toutes les dispositions pour rafler le maximum de voix au profit de la liste portée par Hervé Hêhomey et son suppléant Janvier Yahouédéhou. « Nous invitons les populations à la paix et à l’amour car pour le Bloc républicain, les élections constituent des moments de fêtes », souligne-t-il, tout en annonçant d’autres rencontres d’envergure dans les jours à venir dans les communes de la 24e circonscription électorale. Au siège de campagne de l’Union progressiste à Zagnanado, c’est la veillée d’armes. « Tous les ténors sont sur le terrain, nous faisons des animations ici pour attirer l’attention des populations », note Serge Guendéhou. Des affiches sont réparties et distribuées aux coordinations de campagne dans les villages et quartiers. « Nous passons dans les villages pour parler de nos candidats aux populations et les invitons à sortir massivement pour offrir leurs suffrages à l’Union progressiste le Renouveau », admet Georges Fanou, conducteur d’une bâchée estampillée Up-R qui parcourt les trois communes du pays Agonlin. Si les communes d’Agonli sont totalement aux couleurs de l’Up-R et Br, on rencontre les affiches des partis Mpl, Les Démocrates, Moele-Bénin et Fcbe dans les communes de Za-Kpota et Zogbodomey, Bohicon et Abomey? Actualités 28 déc. 2022


Mpl prône le « changement de cap » dans la 8e circonscription électorale
Le président d’honneur du Mouvement populaire de libération (Mpl), Sabi Sira Korogoné, était face aux électeurs, ce mardi 27 décembre à Parakou. Il a expliqué les enjeux des prochaines législatives ainsi que les raisons d’opter pour la liste du « balai citoyen ».« Changeons de cap ! ». C’est par ce slogan que le président d’honneur du Mouvement populaire de libération (Mpl) appelle les électeurs à faire le choix utile, le 8 janvier prochain. Pour Sabi Sira Korogoné, le parti symbolisé par une main tenant fermement un balai est la seule alternative crédible pour ces élections. Le meeting organisé hier à la place Idi de Guèma à Parakou se veut « une croisade de vérité », indique-t-il pour planter le décor. S’adressant en langue du terroir, le baatonou, le président d’honneur du Mpl, accompagné des candidats de la liste Mpl dans la huitième circonscription, clame que sa formation politique est le seul véritable parti de l’Opposition en lice. Il est appuyé par Isdine Chabi Baboni, candidat sur la liste Mpl, qui invite toutes les populations du Bénin à se mobiliser autour des candidats du parti afin d’engager un processus qui conduira inéluctablement vers l’alternance au sommet de l’Etat. « Car, les législatives prochaines ont un enjeu capital pour les élections à venir, en ce sens que les députés qui seront élus seront les prochains parrains pour une candidature crédible en 2026 », renchérit Sabi Sira Korogoné. Il insiste sur la nécessité de changer de mode de gouvernance pour assurer la prospérité pour tous. Les responsables du Mpl poursuivront leur campagne ce jour dans les communes de Parakou et de N’dali où ils ont programmé des rencontres avec les sages et notables, les jeunes et les femmes? Actualités 28 déc. 2022


Les Démocrates au contact de la 9e circonscription électorale
Pas de répit pour les candidats du parti Les Démocrates dans la 9e circonscription électorale. La délégation conduite par Léon Degny, premier titulaire sur la liste en compétition, parcourt villages et hameaux pour convaincre les électeurs sur la pertinence de leur projet de législature. L’opposition au parlement pour le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie. Tel est le message véhiculé par les membres du parti Les Démocrates en ces temps de campagne électorale, afin de déterminer le choix des électeurs dans la 9e circonscription électorale. Le siège de campagne situé dans l’arrondissement de Dassa II est pris d’assaut, dans l’après-midi de ce mardi 27 décembre, par un groupe de jeunes militants. «Ici, nous sommes Les Démocrates», lance fièrement l’un d’eux à la rencontre de l’équipe de reportage. A l’intérieur du bloc administratif, qui sert de siège de campagne à cette formation politique, des va-et-vient indiquent très vite, le retour imminent de la délégation conduite par le candidat titulaire de la 9e, des villages et hameaux de Soclogbo, l’un des dix arrondissements de la commune de Dassa-Zoumè, dans le département des Collines. « Nous avons essayé d’observer les pas de l’adversaire sur le terrain. Nous sommes aujourd’hui en plein pied dans la campagne. Nous avons passé les trois premiers jours à rencontrer les diverses couches sociales de notre communauté : les étudiants, les zémidjans, les femmes et autres», a expliqué Désiré Kiyo, secrétaire administratif communal du parti Les Démocrates. Dans l’arrondissement de Soglogbo qui compte 12 villages administratifs, la délégation conduite par Léon Degny dit avoir écumé les différentes localités. A plus d’une douzaine de kilomètres du centre-ville, les populations ont reçu le message porté par Les Démocrates qui nourrissent de grandes ambitions pour le compte des prochaines législatives. « Nous devons parcourir tous les villages de la 9e circonscription électorale », a insisté le secrétaire administratif communal du parti. Le périple va se poursuivre ce mercredi 28 décembre, a-t-il indiqué. Ce sera au tour de l’arrondissement de Gbaffon, composé de huit villages administratifs, de recevoir l’équipe de campagne, avant le départ des caravanes prévu pour ce jeudi 29 décembre. «Nous avons démarré par les zones les plus reculées et nous évoluons maintenant vers les grandes villes. Nous avons fait l’option d’aller au contact des populations à la base, village par village, hameau par hameau », a martelé Désiré Kiyo, secrétaire administratif communal du parti Les Démocrates. Il faut noter que la 9e circonscription électorale est composée des communes de Dassa, Savalou et Bantè? Actualités 28 déc. 2022


Législatives 2023: Les ambitions du parti Moele-Bénin
Depuis le stade municipal de Dassa-Zoumè, vendredi 23 décembre dernier, Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin, a donné le top de la campagne électorale de son parti, pour les législatives du 8 janvier 2023. Occasion pour lever un coin de voile sur les grandes ambitions que nourrit son parti politique.Quelques heures seulement après le lancement officiel de la campagne par la Commission électorale nationale autonome (Cena), les 218 candidats du Moele-Bénin aux législatives prochaines, les militants et sympathisants du parti, des 9e, 10e, 23e et 24e circonscriptions électorales et d’autres, ont fait le déplacement du stade municipal de Dassa-Zoumè, pour répondre à l’appel du bureau exécutif national. L’objectif de ce rendez-vous du parti Moele-Bénin est le lancement des activités de propagande dans la perspective de convaincre les électeurs en sa faveur. Plantant le décor, Jacques Ayadji a rappelé le long cheminement qui est celui de son parti politique et l’engagement qui en résulte et qui sert de motivation à toute son équipe. « La mandature qui s’ouvrira en 2023 sera décisive pour le devenir et le destin de notre pays, qui marquera une transition forte pour ennoblir la pratique politique au Bénin, lui rendre toutes ses lettres de noblesse et la porter vers les hauteurs qui correspondent aux légitimes aspirations de nos concitoyens », déclare-t-il. Et pour y parvenir, le leader de la vague bleue indique que Moele-Bénin « ambitionne en toute humilité, d’être à l’avant-garde d’une telle dynamique irréversible et indispensable ; et elle entend tout mettre en œuvre, pour mériter la confiance des Béninoises et des Béninois. » Il poursuit en affirmant que les enjeux sont de taille pour le parti, qui s’est toujours illustré comme une force politique sérieuse de changement et de rupture.

Ambitions

Au cours de la cérémonie, le président Jacques Ayadji est également revenu sur les ambitions de son parti politique dans le cadre des prochaines législatives. Il met notamment l’accent sur « la création d’une nouvelle République à travers une nouvelle Constitution qui entrera en vigueur à la date d’entrée en fonction du président de la République qui sera élu à la fin du quinquennat en cours.» L’autre point essentiel qu’il a évoqué est « le vote de lois organiques de programmation pour penser le développement dans les secteurs sécuritaire, sanitaire, éducatif, agricole et de transports (Sseat) ». Cela, dit-il, passe par des assises nationales, car cette approche novatrice de notre développement doit être l’émanation du peuple dans toutes ses composantes afin que son adhésion soit garantie pour une application fluide? Par Désiré G. TCHOKPONHOUE (Stag.)
Actualités 28 déc. 2022


Lutte contre les ravageurs: Drones et capteurs entrent en scène
En dehors de la lutte biologique et celle chimique, des technologies de pointe entrent en scène pour faciliter la détection des ravageurs. Des travaux menés à l’Université d’Abomey-Calavi sont encourageants.La chenille légionnaire d’automne est un casse-tête pour les producteurs. Dans les champs, ces derniers arrivent à la détecter, enroulée dans les feuilles qu’elle dévore avec un appétit vorace. Mais pour ceux qui ont des dizaines, voire des centaines d’hectares, les yeux et la marche dans les sillons ne suffisent plus à faire la veille. C’est là que les algorithmes et les capteurs entrent en scène, à travers l’intelligence artificielle. « En cinq minutes, on balaie votre champ avec un drone. On installe le dispositif d’analyse et très rapidement, nous pouvons vous dire à quelle position de votre exploitation, il faut appliquer des solutions pour faire face aux ravageurs » dévoile Judicaël Géraud Zannou, passionné de l’Agriculture de précision et d’Intelligence artificielle. Ce spécialiste en digitalisation agricole voit dans l’Intelligence artificielle des batteries de solutions pour le suivi des exploitations contre les ravageurs. Ce vendredi 25 novembre 2022, il présentait à un séminaire scientifique les résultats d’une étude sur la détection de zones infestées par la chenille légionnaire d’automne dans un champ de maïs à l’aide d’algorithmes d’apprentissage automatique. La capacité du modèle à prédire en moyenne la totalité des plants infestés sur une vue aérienne est de 86 %. « Dès qu’on a l’information, on peut conseiller le producteur sur la superficie réelle attaquée », souligne-t-il.

Premier ennemi des producteurs

En effet, apparu au Bénin en 2016, le Spodoptera frugiperda ou la chenille légionnaire d’automne a semé la peur dans plusieurs zones en Afrique, dont le Bénin. Cet insecte ravageur peut attaquer jusqu’à 100 espèces de plantes différentes avec une forte préférence pour le maïs. Il peut endommager tous les stades de développement de la plante de maïs. Lauréat en 2021 du Concours international de médiation scientifique « Ma thèse en 180 secondes », Dr Aymard Kiki connaît si bien le ravageur. Sa thèse porte d’ailleurs sur le thème : « Capteurs et réseaux intelligents de surveillance environnementale agricole : application à la chenille légionnaire d’autonome en Afrique de l’Ouest». « Ce ravageur a la capacité de combiner une grande capacité migratoire et un appétit vorace pour toutes les parties de la plante », fait-il remarquer. Des tentatives pour vaincre cette chenille, il y en eu de nombreuses ces dernières années, mais la menace est toujours là. « Force est de constater que malgré tout ce travail, la chenille cause toujours des dégâts. Elle arrive à développer des résistances face aux pesticides et aux organismes génétiquement modifiés, alors que ces alternatives créent des problèmes à la santé et à l’environnement », déplore Dr Probus Aymard Kiki.

Détecter et éradiquer

L’urgence est de proposer aux producteurs des solutions écologiques et efficaces. L’Intelligence artificielle permet de constater avec précision les dégâts et de prendre au plus tôt, les dispositions nécessaires pour limiter les pertes. Selon Dr Probus Aymard Kiki, la prédiction est aussi possible. « Si on a la possibilité de prédire les attaques, on peut déclencher de façon ciblée des méthodes de lutte contre ces ravageurs, faisant ainsi de l’agriculture de précision », fait-il remarquer. Ce scientifique, cofondateur de Machine Intelligence For You (Mify) propose donc des solutions digitales adaptées au cycle de reproduction de la chenille. La détection précoce pourra se faire fort probablement « avant l’arrivée de la chenille légionnaire adulte dans les champs ». Dès l’arrivée de la chenille légionnaire adulte dans les champs, la détection précoce pourra se faire également. « S’il y a des failles, on peut tout au moins détecter la présence des œufs et anticiper sur les attaques. Là, nous sommes toujours dans la détection précoce, puisque les chenilles qui sont les ravageurs ne sont pas encore là », dévoile Dr Probus Aymard Kiki.

Des nez électroniques

Pour ces niveaux de détection, ce passionné d’informatique industrielle a pensé à détecter une odeur émise par la chenille légionnaire d’automne. C’est-à-dire la 9-tetradecenyl acétate. Pour y arriver, des nez électroniques ont été mis en place. Le dispositif associe une série de capteurs chimiques à un système automatisé de reconnaissance permettant l’analyse d’un échantillon d’odeur et l’interprétation des réponses des capteurs. « C’est tout comme fonctionne le nez humain qui est composé de terminaisons qui réagissent par rapport à certaines odeurs pour envoyer des influx nerveux vers le cerveau. Le cerveau interprète à son tour », explique le chercheur. Des tests ont été faits au laboratoire pour pouvoir identifier la signature de la chenille Légionnaire d’automne. Au bout du processus, les résultats sont édifiants. « Nous avons obtenu des performances à hauteur de 98 % de sensibilités et de 97 % de précision pour la détection de la chenille légionnaire d’automne», dit-il sur un air rassurant. C’est une aubaine pour détecter également d’autres ravageurs.

Du labo aux fermes

De nombreux travaux sont en cours à l’Uac pour exploiter les possibilités qu’offre l’Intelligence artificielle dans la lutte contre les ravageurs. Au Laboratoire de Biomathématique et d’Estimations Forestières (Labef), Luc Zinzinhèdo développe une artillerie contre la mosaïque du manioc. « Nous allons nous baser sur l’exemple de la mosaïque du manioc pour fournir aux décideurs une approche combinée de modèle permettant la prise en compte des agents pathogènes dans la prédiction des rendements », souffle-t-il. Dans le même laboratoire, Mireille Odounfa s’appuie sur l’utilisation du Deep Learning pour la détection précoce des maladies du piment sous contraintes d’échantillon limité d'images, des variations climatiques et des ravageurs. « La détection en temps réel des maladies est une solution pour limiter les pertes de récolte et améliorer le revenu des producteurs. Les récentes avancées en vision par ordinateur, en robotique et en intelligence artificielle permettront d’imaginer de nouvelles solutions pour détecter les maladies des plantes», fait-elle savoir. La révolution de l’Ia dans les champs est donc possible au Bénin. Mais pour le moment, sur le terrain, les drones prennent progressivement le contrôle en attendant des solutions totalement automatisées. Membre du Réseau des professionnels africains de la géomatique, Evrard Akpla a déjà formé 1400 étudiants et professionnels en technologies de drones et d’analyse de données spatiales. C’est avec passion qu’il parle de son retour d’expérience, comme sur le projet de viabilité des services des systèmes aériens sans pilotes (drones) dans le contexte des petites exploitations irriguées de riz au Bénin. « Nous avions fait la cartographie des champs. Ensuite, nous avons cherché à voir sur ces exploitations les zones sous stress, les carences liées aux intrants. Le 3e volet concerne l’épandage d’herbicides et d’engrais en cas de carences », confie-t-il. Il y a de l’espoir pour le recours aux technologies de pointe dans les champs, surtout sur de grandes exploitations. « A partir de 2 ha, c’est rentable pour le paysan et en même temps pour le promoteur agricole qui a son drone », conclut ce membre du Réseau des professionnels africains de la géomatique?
Environnement 27 déc. 2022


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