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Lutte contre la corruption : Sévérin Quenum annonce l’assainissement dans les rangs des magistrats
[caption id="attachment_29955" align="alignnone" width="842"]Me Sévérin Quenum, ministre de la justice[/caption]

Le ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’homme, garde des Sceaux, Sévérin Quenum, annonce de nouvelles couleurs dans la lutte contre la corruption. Présent à l’atelier de concertation des membres du Groupe sectoriel réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption ce jeudi 12 juillet à Cotonou, le successeur du professeur Joseph Djogbénou s’engage à lutter contre la corruption.

« Dans très peu de temps, nous allons commencer à assainir dans les rangs des magistrats et dans l’administration et la corruption va reculer d’elle-même et ce sera un lointain souvenir pour les générations futures », a indiqué le ministre devant un parterre de participants composés à la fois des représentants du système des Nations unies, des partenaires sociaux, etc. Il invite à l’occasion, les partenaires techniques et financiers à être rassurés à présent. Car, la lutte contre la corruption sera un combat de tous les instants et elle sera menée avec fermeté et efficacité.

« Lorsque nous regardons notre paysage politique, nous avons le cadre législatif. Nous avons un système judiciaire qui reste à moderniser pour rendre nos juges performants », a-t-il fait savoir, soulignant que la volonté politique aussi ne fait pas défaut dans cette lutte sans merci engagée par le chef de l’Etat depuis son investiture.

Société 12 juil. 2018


Foot-Corruption: La Caf sanctionne onze arbitres

Le scandale de corruption qui a éclaboussé le président de la Fédération ghanéenne de football, Kwesi Nyantakyi, continue de faire des remous. Saisi du dossier depuis quelques jours, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football a pris sur lui la responsabilité, samedi 7 juillet dernier, de sanctionner les arbitres fautifs. 

Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a prononcé la suspension de onze arbitres cités dans l’affaire de corruption qui a occasionné la chute du président de la Fédération ghanéenne de football, Kwesi Nyantakyi. Les sansions vont d'une suspension à vie à une suspension à titre provisoire. Ainsi, 22 hommes en noir se sont vus infligés ces sanctions. La plus lourde sanction a été prise à l'encontre de l’arbitre assistant Marwa Range (Kenya), filmé en train d’accepter 600 dollars de la part d’un journaliste se faisant passer pour un dirigeant de club ghanéen. Il écope d’une exclusion à vie de toute activité liée au footballf. L’arbitre Yanissou Bebou (Togo) et l’arbitre assistant Jallow Ebrima (Gambie), quant à eux, sont suspendus pour dix ans. Des arbitres et assistants ivoiriens, maliens, burkinabè, mauritaniens et nigériens ont écopé des peines de suspension allant de deux à six ans. Il s’agit de Boukari Ouédraogo (Burkina Faso), Denis Dembele (Côte d’Ivoire), Marius Tan (Côte d’Ivoire), Bi Valere Gouho (Côte d’Ivoire), Coulibay Abou, (Côte d’Ivoire), Moriba Diakite, (Mali), Demba Boubou, (Mauritanie) Maman Raja Abba Malan Ousseini, (Niger). 

En plus de ce lot d’officiels, le jury disciplinaire devra se pencher le 5 août prochain sur le cas d’une dizaine d’arbitres ghanéens et d’un libérien provisoirement suspendus de toute activité liée au football.
Pour rappel, dans un documentaire diffusé le mois dernier, le journaliste d’investigation Anas Aremeyaw Anas, a révélé un système de corruption à l’œuvre dans le football ghanéen et même africain. Une vidéo qui a mis à nu des arbitres en train d’accepter des pots-de-vin pour truquer des matchs du championnat ghanéen et des compétitions africaines.

Sports 10 juil. 2018


Journée inter-forces armées dans le Couffo: L’aumônerie militaire engage les hommes en uniforme à resserrer les liens

La Police républicaine et les unités militaires, opérationnelles dans le département du Couffo, se sont retrouvées, jeudi 21 juin dernier, pour célébrer l’édition 2018 de leur journée de fraternité inter-forces armées et de reboisement. Initiée par l’aumônerie militaire du diocèse de Lokossa, cette célébration marquée par une série d’activités, dont un repas de corps, a permis d’appeler au renforcement de l’ambiance de collaboration.

Soutenue par les autorités politico-administratives du Couffo, la Journée inter-forces armées et de reboisement s’inscrit dans le cadre des activités de l’aumônerie militaire du diocèse de Lokossa. Initiative récréative et de reconnaissance envers l’Eternel, Dieu des armées, la célébration de la journée vise à promouvoir une meilleure ambiance de vivre ensemble au profit des hommes en uniforme.
Les festivités de la présente édition ont démarré mercredi dernier à Azovè, une ville de la commune d'Aplahoué, par le reboisement d’un domaine du Ceg 1 de la commune. Au total, 1250 plants ont été mis en terre par des militaires du 3e Bataillon interarmes, des douaniers, des sapeurs-pompiers et des agents de la Police républicaine ainsi que ceux des Eaux, forêts et chasse. Cette activité sera suivie d'un don de sang, dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Fiers d’avoir accompli cet acte humanitaire, les professionnels à l’honneur se dirigeront, en caravane, vers la paroisse Immaculée Conception d’Azovè pour un culte d’action de grâce. Célébrée par l’évêque Victor
Agbanou du diocèse de Lokossa, cette messe a également permis d’invoquer les bénédictions divines pour mieux assumer avec dignité et abnégation les différentes missions à charge. Le prélat rassurera, à son tour, que c’est une bonne idée de se porter vers l’église avec ces intentions. « Vous avez de la chance en posant ce geste très fort de confier votre travail à Dieu », encourage-t-il. S’appuyant sur les textes bibliques lus pour la circonstance, l’évêque Victor
Agbanou, rassure de l’assistance divine recherchée mais à condition, nuance-t-il, de défendre les vertus humaines et les attributs de Dieu. Il conseillera de vivre sa carrière avec exemplarité dans la crainte de Dieu à l’image du prophète Elysée. « Rechercher d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné en surplus », a insisté le président en exercice de la Conférence épiscopale du Bénin.
A sa suite, le directeur départemental de la Police républicaine, Constant Cachémè promet que les enseignements sont bien retenus et seront mis en pratique sur le terrain. Un repas de corps, autour du prélat, a mis un terme à la célébration de cette année.

Satisfaction

Il y a quatre ans que le diocèse de Lokossa a pris l’initiative de la Journée inter-forces armées. A l’issue de la célébration, l’évêque n’a pas caché sa satisfaction quant à l’adhésion rencontrée par l’initiative. Il s’est également félicité que celle-ci fasse école déjà au niveau du diocèse de Natitingou. « C’est après nous que Natitingou a commencé la célébration de la Journée inter-forces armées », a clarifié l’évêque Victor Agbanou. « Le motif de sa satisfaction, précise-t-il, est la création des conditions pour la résolution des conflits au sein des unités et entre unités militaires. »
L’aumônerie militaire travaille à la cohésion des hommes en uniforme et leur apporte l’assistance spirituelle et morale de l’Eglise dans le cadre de l’exercice de la force de coercition.
Forts de l’effet de brassage et de décrispation de l’ambiance de collaboration, qui se consolident au fil des éditions, le représentant du préfet et le directeur départemental de la Police républicaine expriment le même sentiment de satisfaction et s’engagent à perpétuer la célébration de la Journée. Le directeur départemental de la Police républicaine soutient, par ailleurs, que l’initiative participe aussi de la maîtrise de la sécurité dans le département. « Au-delà de ses volets sanitaire, environnemental et festif, la solidarité cultivée à travers la Journée inter-forces armées est une belle initiative, qui sert de lit à la synergie d’actions prônée par le gouvernement, dans le cadre de la gestion de proximité de la sécurité », appuie le directeur de la Police républicaine pour le Couffo.

Société 26 juin 2018


Vol à main armée Cour d’assises d'Abomey, 21e dossier: Un ancien militaire et son complice condamnés à 7 ans de prison

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné, jeudi 14 juin dernier, le 21e dossier inscrit à son rôle. Il s’agit d’une affaire de vol à main armée impliquant Christian Allossè, un ancien militaire et Julien Mèdja, scieur. A l’issue du procès, la cour les a reconnus coupables de vol à main armée et les a condamnés à 7 ans de travaux forcés.

A l’issue de leur comparution pour vol à main armée, Julien Mèdja, scieur et Christian Allossè, ancien militaire, ont écopé de 7 ans de travaux forcés.
Le cas de ces deux accusés enseigne qu’il y a des gens qui ont tout pour réussir et mais qui choisissent la voie de la perdition. Les deux compères, accusés, en sont des prototypes. L’ancien militaire Christian Allossè, la trentaine, a le physique type du militaire. La taille, les muscles et l’énergie nécessaires pour cette profession. Un vrai "Rambo". Son ami Julien Médja est, quant à lui, une force tranquille. Une vraie! Il ne parle pas trop et ne s’agite guère. C’est le genre parrain de mafia. Discret et calme. Le leader qui fait agir. Il sait communiquer les astuces et stratégies pour la réussite des opérations. Puis il sait aussi assumer et endosser les erreurs de son élément. Un monstre froid ! Il n’a pas le gabarit de l’ancien militaire mais il sait le mettre en action. Mais il n’est pas moins imposant.
A la barre, le récit de l’ancien militaire est assez fabuleux. Il reconnaît que c’est le civil qui l’a entraîné dans l’opération. Mieux, qu’à deux minutes de l’action, il ne se doutait de rien jusqu’à l’instant où Julien lui fit des clignotements d’yeux. Les deux compères n’ont pas nié les faits à la barre. Ils racontent ce qui s’est passé ce jeudi 27 août 2015 aux environs de 15h avec Charles Tohoun, conducteur de taxi-moto, ayant quitté Zagnanado pour Zakpota. Ils l’ont appelé à hauteur de la radio Tonassé de Covè pour les transporter à Banamè contre la somme de mille francs.
Il ressort de leurs dépositions qu’ils ont déjà fait la prison par le passé avant d’être repris. Le militaire assurait la garde à la prison civile d’Abomey quand il a fait la connaissance de Julien. Ce dernier, lui, était condamné pour un délit de droit commun. Entretemps, Christian, le militaire, est allé en mission en Côte d’Ivoire. Là-bas, il est impliqué dans une affaire de vol puis rapatrié sur Cotonou, jugé, radié et emprisonné. Après avoir purgé sa peine de 18 mois, il sort tout comme Julien qui aussi avait déjà recouvré la liberté. Les deux amis sont en liberté mais au chômage. Le militaire à Cotonou et Julien à Covè.
Présent à la barre, Charles Tohoun, la victime, a donné à la cour plus de précisions par rapport à l’opération qui a failli lui fait perdre la vie et sa moto. Il raconte que quelques instants après les avoir pris sur sa moto, ses cheveux se sont dressés sur sa tête et il a tout de suite eu le pressentiment que quelque chose allait se passer avec ses passagers qu’il venait de prendre. Pris au piège, il ne pouvait non plus leur demander de descendre. Et c’est bien quand ils ont demandé un arrêt pour se mettre à l’aise qu’il a compris que leur plan allait être mis en œuvre. Alors, il eut rapidement l’idée de fermer discrètement le robinet d’essence. Aussi, après avoir fait 500 mètres, l’engin s’est éteint. Et les braqueurs n’y comprenaient rien avant d’être pris par la population.
Après les dépositions devant la cour, le ministère public représenté par Ousmane Alédji décrit les deux accusés comme des individus sans foi ni loi, des repris de justice, qui ont été appréhendés grâce à la vigilance de la victime qui a entretemps flairé l’opération en cours et a fermé son réservoir. Il rappelle qu’interrogés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol à main armée, les deux compères n’ont pas reconnu que les faits de vol à main armée. L’avocat général a relevé les éléments constitutifs de ce chef d’accusation. La préparation et le commencement d’exécution de l’opération. Mieux, ils ont usé d’une arme, le coupe-coupe, et même si c’était ramassé sur le lieu du crime. Il évoque l’article 381 du Code pénal qui punit tout coupable de ce type d’infraction. Il s’agit de vol avec circonstance aggravante. Et pour lui, les accusés sont bien coupables des faits qui leur sont reprochés. A cet effet, il requiert 7 ans de travaux forcés pour Julien et 8 ans pour Christian, l’ancien militaire.
Les avocats Sylvestre Agbo défendant Julien Mèdja et Hyacinthe Houngbadji pour le compte de Christian Allossè ont plaidé coupable en demandant la clémence de la cour. Selon eux, Dieu lui-même a déjà limité les dégâts en évitant l’effusion du sang. Alors, ils ont invité la cour à prendre en compte la jeunesse des accusés, tous de la trentaine, pour ne pas les laisser s’endurcir en prison.
A l’issue de la délibération, la cour déclare les deux accusés coupables de vol à main armée. Une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 265, 266, 267, 381, 382, 383 et autres. Ainsi, elle condamne Julien Mèdja et Christian Allossè à 7 ans de travaux forcés chacun. Puis au civil, elle les condamne également à payer la somme de 200 mille francs Cfa à la victime, conducteur de taxi-moto comme dommages et intérêts en réparation des préjudices moraux et matériels subis?
Les faits

Un jour, l’ancien militaire Christian Allossè, en difficultés financières, descend sur Covè pour rejoindre Julien Mèdja, son ami. Les deux sont heureux de se retrouver. Ils partagent leurs mésaventures. Le militaire lui fait part de ses soucis d’argent pour faire face à la situation d’une de ses épouses qui a fugué avec ses enfants. Pour rien au monde, il ne veut lui laisser les enfants. Son désir le plus ardent est de récupérer ses mômes. Il demande à son ami Julien qui se réclame scieur de lui trouver du travail urgemment. Celui-ci réfléchit sur-le-champ et lui demande de le suivre. Après quoi, ils sollicitèrent le service d'un taxi-moto, dans le dessein de subtiliser l'engin en chemin.
Au cours du trajet, Julien Mèdja, l’un des passagers a simulé un malaise puis a sollicité et obtenu du conducteur de moto un arrêt. Les deux compères sont donc descendus et l’un d’eux s’est dirigé vers un cours d’eau qui se trouve non loin de là.
Quelques instants après, les deux clients sont revenus et ont réussi à arracher à Charles Tohoun sa motocyclette après lui avoir asséné un coup de machette. Mais à peine ont-ils démarré que la moto s’est éteinte et le conducteur de taxi moto, Charles Tohoun cria au secours. La population ainsi alertée est sortie pour les cerner. Ils ont été appréhendés et conduits au chef du village de N’dokpo. Celui-ci informa aussitôt la brigade de Zagnanado qui, sans désemparer, se rendit sur les lieux pour les récupérer?
Composition de la Cour

Président : Delphin Chibozo
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Jurés : Gérard Tossou, Albert Guèdègbé, Victoire Agbémahouè-Dato, Margueritte H.
Tossou
Ministère public : Ousmane Alédji

Greffier : Innocent Arayé

Société 19 juin 2018


Deuil dans l’Armée béninoise : Le Général Robert Sèwadé inhumé le 30 juin prochain à Djakotomey

Le Général de brigade Robert Sèwadé sera accompagné à sa dernière demeure, le samedi 30 juin prochain dans le Couffo, contrairement aux rumeurs qui annoncent cet événement pour Cotonou. Ancien directeur général de l’ex-Gendarmerie nationale du Bénin, le Général qui a passé l'arme à gauche le 19 mai 2018 à l'âge de 65 ans, sera inhumé à Ekiohoué, son village natal sis à Bétoumey, un arrondissement de Djakotomey dans le département du Couffo. Les obsèques débuteront par des honneurs militaires prévus pour le vendredi 29 juin 2018 à Cotonou, selon le programme établi à cet effet. Suivra une veillée de prières qui sera organisée, le même jour, à la salle St Charbel à Akpakpa Dodomey, un quartier de Cotonou. Et c'est à la suite de ces moments d'intenses émotions, que le départ, pour Djakotomey, du corps du Général de brigade Robert Sèwadé sera effectif le samedi 30 juin où il est prévu la messe d'enterrement avant l’inhumation dans l’intimité familiale.

Actualités 16 juin 2018


Association de malfaiteurs et vol à main armée (Cour d’Appel d’Abomey/ 9e dossier): La bande à Simplice Akouta reconnue coupable

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné, ce lundi 28 mai, le neuvième dossier inscrit à son rôle. Il s’agit d’une affaire d’association de malfaiteurs et de vol à main armée impliquant Simplice Akouta, Faustin Aklao et Boniface Hansin. A l’issue du procès, la cour les a reconnus coupables et a condamné les deux premiers à 8 ans de travaux forcés et le troisième à 6 ans.

C’est une bande de six éléments qui semaient la terreur à travers des braquages. Trois d’entre eux ont été pris par les Forces de l’ordre et trois autres ont réussi à échapper au filet de la gendarmerie. Les trois suspects arrêtés et présents, ce lundi 28 mai, dans le box des accusés ont noms : Simplice Akouta, 30 ans ; Faustin Aklao, 33 ans et Boniface Hansin, 28 ans. Après toute une journée d’audition, la cour les a déclarés coupables de vol à main armée et condamné Simplice Akouta et Faustin Aklao à 8 ans de travaux forcés et Boniface Hansi à 6 ans de travaux forcés.
Dans la nuit du 1er décembre 2011 aux environs de 20 h 30, sur la voie menant de Za-kpota à Dan, à hauteur du Ceg de Za-Kpakpamè, où le groupe constitué de Simplice Akouta, Faustin Aklao, Boniface Hansin et Christian Adagbè s'est attaqué à Eugène Ahouangninou, 32 ans, et lui a arraché sa moto de marque Suzuki AX 100, après lui avoir asséné des coups de machette, lui occasionnant de graves blessures sur le corps.
Ce n’est que des mois plus tard que les enquêtes ont permis de cueillir trois éléments de la bande, les autres ayant eu l’alerte ont pris la poudre d’escampette. Il a fallu aux enquêteurs beaucoup de tact et de patience pour mettre en déroute la bande. C’est ainsi que Faustin Aklao et Boniface Hansin ont été appréhendés. Simplice Akouta qui apparaissait comme le chef de la bande n'a été arrêté qu'environ un an plus tard, suite à un autre braquage opéré par le reste de la bande, suivant le même modus operandi, sur la voie allant de Ouèdèmè à Glazoué centre. La victime Romaric Dandji a été également dépouillée de sa moto de marque Bajag, après avoir été grièvement blessé à coups de machette.
Déposant à la barre, aucun des trois n’a reconnu les faits qui leur sont reprochés. Bien au contraire, ils soutiennent n’avoir jamais mis pied à Glazoué alors que leurs victimes insistent que ce sont eux. Toutefois, ils reconnaissent avoir opéré à Za-Kpakpamè le 1er décembre 2011 et que ce n’était d’ailleurs pas un vol mais une expédition punitive contre le sieur Eugène Ahouangnimou qui courtisait la femme d’un des leurs, en l’occurrence Christian Adagbè. Ils maintiennent jusqu’au bout leur ligne de défense en niant toute forme d’association de malfaiteurs et de vol à main armée. Ils ne reconnaissent même pas avoir utilisé un coupe-coupe pour blesser qui que ce soit. Ils déclarent avoir plutôt utilisé un bâton pour agresser Eugène qui faisait des avances àla femme d’un des leurs.
Le ministère public représenté par Guillaume Lally Dossa s’inscrit en faux contre cette version des faits que présentent les prévenus. Il fustige la paresse et l’oisiveté de ces jeunes qui pensent pouvoir s’enrichir en posant des actes vils tels le vol, le braquage, et autres délits. La preuve est bien là. Cette bande de Simplice Akouta a semé la terreur pendant longtemps dans leurs milieux en agressant avec coupe-coupe pour arracher les motos à leurs propriétaires. L’avocat général fait observer les éléments matériels qui fondent les chefs d’accusation. La préparation et le commencement d’exécution de l’opération. Mieux, ils étaient porteurs d’une arme, le coupe-coupe, et même si c’était un bâton, le bâton est aussi une arme comme tout autre. N’eût-été la ténacité des victimes, on aurait déploré des morts. Il évoque plusieurs articles du Code pénal qui punissent tout coupable de ces types d’infractions. Il s’agit de vol avec circonstances aggravantes. Et pour lui, les accusés sont bien coupables des faits qui leur sont reprochés. A cet effet, il requiert contre chacun des trois accusés dix ans de prison.

Coupables !

La défense des accusés assurée par Maîtres Maximin Cakpo-Assogba, Paul Avlessi et Jean-Claude Gbogblénou réfute cette analyse des faits par l’avocat général. Unanimement, les trois avocats demandent plutôt une requalification des faits en coups et blessures volontaires. Ils évoquent aussi l’enquête de moralité qui plaide en leur faveur.
A l’issue de la délibération, la cour reconnaît les trois accusés coupables de vol à main armée. Une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 265, 266, 267, 381, 382, 383, 55. Ainsi, elle condamne Simplice Akouta et Faustin Aklao à huit ans de travaux forcés et Boniface Hansi à six ans?

Les faits

Courant années 2011 et 2012, les nommés Simplice Akouta alias «Tonton», Faustin Aklao, Boniface Hansin et autres ont constitué un réseau organisé en vue de préparer et de commettre des crimes envers les personnes et les biens. Le mode opératoire de ce groupe de malfrats qui sévissait notamment à Cotonou, Abomey-Calavi, Za-kpota et Glazoué consistait à tendre des embuscades aux usagers de la route et les déposséder de leurs biens après leur avoir asséné des coups à l'aide d'armes apparentes.
Interpellés sur les faits, les accusés les ont tous reconnus et cité les autres membres de la bande, notamment Jonas Abota, Christian Adagbè et Agbokli Miwado, tous en fuite.
Les casiers judiciaires des trois accusés dans les liens de la détention ne portent mention d'aucune condamnation. L'enquête de moralité leur est favorable et, selon les conclusions de l'expert psychologue, ils n'étaient pas en état de démence au moment des faits?

Composition de la Cour
Président : Henri Fadonougbo
Assesseurs : Justin Agassounon et Serge Hounmanakan
Jurés : Prosper ZinsouTossou, Albert Guèdègbé, Eugène Gohoungo et Jacques P. d’Almeida
Ministère public : Guillaume Lally Dossa
Greffier : Etienne Ahonahin

Société 30 mai 2018


Tentative de vol à main armée (2e dossier): 5 ans de travaux forcés pour Ferdinand Aballo et David Hessou

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu, mardi 15 mai dernier, de son deuxième dossier inscrit au rôle de sa première session au titre de l’année 2018. Poursuivis pour tentative de vol à main armée, les accusés Ferdinand Aballo et David Hessou ont été reconnus coupables et condamnés à cinq ans de travaux forcés.

Bien que condamnés à cinq ans de travaux forcés pour tentative de vol à main armée sur Hounnon Soffo Dokpossou, les accusés Ferdinand Aballo et David Hessou s’estiment très heureux. Ils recouvrent leur liberté étant donné que la peine couvre le temps déjà passé en détention provisoire.
A la barre, mardi dernier, les deux compères ont compris l’enjeu et n’ont pas eu d’autre choix que de coopérer pour la manifestation de la vérité après les quelques mis en garde du président de la cour Delphin Chibozo. Ils ont reconnu les faits comme ils l’avaient fait lors de l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction.
Mais devant la cour, l’exercice a été plus rude pour eux tant ils étaient arrosés de questions sur l’opération qui les a conduits à la barre. La cour a cherché connaître les circonstances dans lesquelles les faits s’étaient déroulés ce jour-là à Lokossa. Et, c’est d’abord Ferdinand Aballo qui planche. Il répond à la cour sur le mode opératoire de cette tentative de vol à main armée qui a échoué ce 3 avril 2013.
Après avoir tenté au début de faire de la diversion, le premier accusé a rapidement été ramené au sujet principal par le président. Ainsi, il reconnaît avoir tenté, avec David Hessou, d’arracher la moto Sanya neuve au féticheur Hounnon Soffo en usant de subterfuges. Ils l’arrêtent pour lui demander le chemin d’un village et c’est au moment où celui-ci a commencé par le leur indiquer que le plan d’attaque a été mis en œuvre. David positionné à quelques mètres sort l’arme et ordonna à son second de prendre la moto au féticheur. Mais ce dernier résiste et David appuie sur la gâchette pour ouvrir feu. Mais à leur grande surprise, l’arme fait long feu. Le coup ne part pas. Puis, à voir le gabarit du féticheur, les deux malfrats abandonnent tout jusqu’à leur propre moto pour fuir dans la brousse. Mais ils seront rattrapés par la gendarmerie avec en renfort la population de la localité.
La même version est servie à la barre par le second accusé David Hessou qui, après six mois de détention, a perdu la vue.
Aux questions de la cour visant à savoir pourquoi le coup n’avait pas marché, les accusés tentent de faire comprendre qu’ils n’avaient aucune intention de tuer la victime. Pour eux, l’arme n’était pas chargée et ils voulaient juste l’intimider pour lui arracher la moto.
« Faux ! » rétorque la victime Hounnon Soffo Dokpossou présent et qui déclare que c’est grâce aux forces occultes dont il était détenteur que le coup de feu n’a pas pu partir. Sinon, il ne serait plus en vie. Il est convaincu que ce sont ses fétiches qui l’ont protégé face à ses agresseurs qui étaient visiblement prêts à le tuer pour prendre sa moto.

Réquisitoire

Dans son réquisitoire, l’avocat général Blaise Kissèzounnon fait remarquer que ce dossier donne encore la preuve que notre société est en crise. Une crise qui se caractérise par la paresse et l’oisiveté de certains jeunes qui pensent pouvoir s’enrichir en posant des actes ignobles tels le vol, le braquage, les sacrifices humains et autres délits. La preuve en est donnée par ces deux inculpés David Hesssou et Ferdinand Aballo qui tirent sur Hounnon Soffo pour vaincre son courage et lui arracher sa moto.
L’avocat général estime que les éléments constitutifs du vol à main armée sont réunis. L’élément légal repose sur les articles 265, 266, 267 et 381 du Code pénal. L’élément matériel réside dans le fait de tenter de déposséder un individu de son bien en pointant sur lui l’arme à feu à double canon dont ils étaient porteurs. Selon lui, l’échec de l’opération n’excuse en rien les accusés. N’eussent été le physique impressionnant et la ténacité de la victime, l’acte serait allé jusqu’au bout. L’intention est présente et réside dans la préparation et l’exécution de l’opération. Il s’agit de vol avec circonstances aggravantes. Et pour l’avocat général, les accusés ont reconnu eux-mêmes les faits, donc sont bien convaincus des chefs d’accusation. Pour ce faire, il requiert que la cour les retienne dans les liens desdits faits et les condamne chacun d’eux à huit ans de travaux forcés.

Clémence

Une peine trop lourde selon les avocats Enosch Chadaré et Herman Yémonfon. Ils plaident coupables et demandent la clémence de la cour. Selon eux, ces deux jeunes sont en réalité des victimes de la société. Ils font observer que la clémence est aussi un acte de justice qui permet de donner une nouvelle chance à un égaré. Ayant grandi sans parents, les accusés ont grandi dans des conditions très difficiles faisant d’eux ce qu’ils sont devenus. « Ils ne sont pas des monstres, ce sont des gens comme vous et nous qui se sont égarés momentanément », lance l’un des avocats qui se dit convaincu que ces jeunes sont des amateurs et non des professionnels du crime. La preuve en est que c’est en plein jour qu’ils attaquent, au vu et au su de tout le monde avec une arme non chargée qu’ils abandonnent pour fuir. Une façon de rejeter la thèse de vol à main armée avec circonstances aggravantes de l’avocat général.
Aussi, insistent-ils sur les conditions de David Hessou qui est devenu aveugle six mois après son incarcération. Et depuis ce temps, il est dépendant de son compère Ferdinand Aballo même pour ses petits besoins. La vie leur fait déjà payer chèrement cet acte commis. Car, l’un a perdu la vue entretemps, leurs familles respectives se sont disloquées avec leurs progénitures dans la nature.
Après le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries de la défense, la cour suspend pour délibérer. A l’issue de la délibération, la cour reconnaît David Hessou et Ferdinand Aballo coupables de tentative de vol à main armée sur le nommé Hounnonsoffo et les condamne à une peine de 5 ans de travaux forcés. Mis sous mandat de dépôt depuis le 4 avril 2013, les accusés David Hessou et Ferdinand Aballo sont libres, ce temps ayant couvert la peine. Ils pourront désormais rentrer chez eux?
Résumé des faits

Le 3 avril 2013, avec sa motocyclette neuve de marque Sanya de couleur rouge, Hounnon Soffo Dokpossou s'était rendu, à Kplogodomè, localité située dans l'arrondissement de Koudo, commune de Lokossa, accompagné de sa jeune sœur Jeannette Dokpossou.
Sur le chemin de retour vers 15 h, ils furent interceptés à hauteur de la rivière du village Tinou, par les nommés David Hessou et Ferdinand Aballo. Pour distraire les victimes, ils leur demandèrent la voie qui mène au village Agamè. C'est lorsque Hounnonsoffo leur indiquait cette voie que David Hessou en profita pour sortir un pistolet de fabrication artisanale. Il le pointa sur lui et invita son second Ferdinand Aballo à lui arracher la motocyclette.
Face à une telle action, Hounnonsoffo opposa une vive résistance. C'est alors que Ferdinand Aballo ordonna à David Hessou de tirer sur lui. David Hessou appuya à plusieurs reprises sans succès sur la gâchette. Surpris par la non-détonation de l'arme, ils abandonnèrent leur vil dessein et prirent la poudre d'escampette laissant leur propre motocyclette. Mais, l'alerte vite donnée par Hounnon Soffo Dokpossou permit à la population appuyée par les éléments de la brigade territoriale de Lokossa de les appréhender l'un après l'autre.
Interrogés, David Hessou et Ferdinand Aballo finirent par reconnaître les faits de tentative de vol à main armée à eux reprochés?
Composition de la Cour

Président : Delphin Chibozo
Assesseurs : Alphonse Gbossou et Bienvenu Sohou

Jurés : Cossi Albert Guèdègbé, Ernestine Tonoukouin, Marguerite-Hortense Kossou et Prosper Tossou Zinsou

Ministère public : Blaise G. Kissezounnon
Greffier : Olga Houéto Aloukou

 

Société 17 mai 2018


Etat-major général des armées : Les officiers s’approprient les outils de planification et de prise de décision

L’état-major général des armées a initié, du 22 au 27 avril dernier, un exercice théorique et pratique sur la prise de décision militaire à l’intention des officiers de l’armée de terre sur le site de l’aérodrome de Péporiyakou dans la commune de Natitingou. Ceci afin de répondre à d’éventuelles menaces sécuritaires au Bénin.

Au terme de l’exercice qui a vu les officiers de l’armée de terre mettre à jour leurs connaissances en matière de planification d’opérations militaires et de prise de décision, la haute hiérarchie militaire n’a point caché sa satisfaction d’avoir pris une telle initiative face aux éventuelles menaces sécuritaires.
« A ma prise de commandement, mon plan d’actions spécifiait de manière claire que des exercices seront organisés au profit des personnels de l’armée de terre», a indiqué colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre. Cet exercice initié à Natitingou, précise-t-il, vise à décomplexer et surtout à mettre en confiance ces officiers d’état-major, afin de leur permettre de manière efficiente de commander les personnels dont ils ont la charge.
L’exercice a permis dans un premier temps de rappeler aux officiers d’état-major les cours théoriques sur les outils de planification et de prise de décision militaire. La phase pratique a donné lieu à des simulations qui mettent au cœur de l’action des propositions d’options de solutions aux problèmes tactiques de terrain qui se poseraient à eux.
En présence du chef d’état-major général des forces armées béninoises, général de brigade Laurent Amoussou, l’interaction entre l’état-major qui produit les ordres et les unités armées sur le terrain, a été éprouvée. Dans un scénario reflétant les réelles conditions de menace sécuritaire, ces officiers d’état-major, a rappelé le directeur de l’exercice, Lieutenant-colonel Serge Adégnika, ont été mis dans une opération qui vise à anéantir cette menace avec pour effet final de rétablir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.
Face à un état-major de circonstance d’un volume de force d’environ 700 hommes, les officiers ont redoublé de tactique et de savoir-faire pour conduire la troupe. Une abnégation saluée par le chef d’état-major général des armées. Le sérieux et la rigueur qui ont caractérisé cet exercice de perfectionnement l’ont séduit. La paix et la sécurité qui doivent prévaloir dans un pays qui se veut sur la voie du développement engagent pleinement les forces armées béninoises, reconnaît-il.
Le colonel Fructueux Gbaguidi a souligné que d’autres exercices du genre sont programmés dans les prochains jours pour mieux aguerrir les personnels d’état-major de l’armée de terre.

Société 30 avr. 2018


Contribution des parquets à la lutte contre la corruption: L’Anlc et les magistrats définissent les stratégies pour une lutte efficace
[caption id="attachment_28474" align="alignnone" width="1024"]Le président de l'Anlc, Jean-Baptiste Elias (au micro), procédant à l'ouverture de l'atelier[/caption]

 

« Contribution des parquets à la lutte contre la corruption en République du Bénin » est le thème qui a regroupé magistrats et membres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, ce mercredi 21 mars à Cotonou.

L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et des acteurs de la justice se donnent la main aux fins d’asseoir une vision harmonisée pour atteindre les résultats escomptés dans la lutte contre la corruption. Un atelier s’est déroulé à cet effet, ce mercredi 21 mars à Cotonou et a permis aux parties de s’engager pour une bonne collaboration entre la justice et l’Anlc. 

C’est autour du thème « Contribution des parquets à la lutte contre la corruption et autres infractions connexes » que les échanges se sont déroulés. Cette rencontre marque un tournant dans le fonctionnement de l’Anlc.
Gislaine Boccovo, présidente de la commission 2 de l’Anlc, chargée des enquêtes et des poursuites, a expliqué que cet atelier ne saurait être une réunion de plus. « Il arrive… pour impulser un dynamisme à l’action de l’Anlc contre la corruption et l’impunité », a-t-elle souligné.
Pour elle, une collaboration étroite est requise entre les parquets, les juges et l’Anlc pour un aboutissement de cette lutte. « Les investigations que mène l’Anlc suite aux plaintes et dénonciations ne peuvent connaître un aboutissement fiable qu’à travers une étroite collaboration avec les parquets et les juges chargés au quotidien de l’application de la législation », a ajouté Gislaine Boccovo.
Elle salue les actions quotidiennes aux fins de donner des signaux forts de leur engagement contre ce phénomène nocif à tout processus de développement. Aussi, reste-t-elle convaincue que de cet atelier émergera des solutions pouvant conduire à mener le combat contre ce fléau. C’est à ce prix, dit-elle, « que l’Anlc et la justice pourront démontrer qu’on ne fait des choses bien qu’ensemble ».
Jean-Baptiste Elias, président de l’Anlc, dit être heureux de voir les juges des parquets faire nombreux le déplacement pour cet atelier. Pour lui, leur présence témoigne de l’intérêt qu’ils portent à la lutte contre la corruption. À ces dires, cette mobilisation est un signe de courage et indique que le succès est possible, que le développement est encore possible pour le Bénin.
La mission assignée à l’Anlc est d’ « exploiter à toutes fins utiles les informations, doléances, plaintes, relatives aux faits relevant de la corruption et infraction connexes dont elle est saisie, peut les dénoncer au procureur de la République compétent ».
Pour M. Elias, cette mission consacre la collaboration entre l’Anlc et la Justice, appelée à recevoir les dénonciations des faits de corruption. C’est ce qui justifie cet atelier qui vise à « poser les jalons de cette collaboration qui devrait instaurer des passerelles de collaboration et une bonne ambition de travail entre l’Anlc et les magistrats du parquet, pour plus d’efficacité dans la répression des faits de corruption et autres infractions connexes », a-t-il précisé.
Au cours de l’atelier, les participants dont des procureurs généraux près les cours d’appel, leurs substituts, et les procureurs de la République près les tribunaux, devront parvenir à une vision commune et harmonisée de la politique de lutte contre la corruption, afin que l’opinion publique n’ait pas l’impression que la Justice va à son rythme et que l’autorité aussi y va du sien, a laissé entendre Jean-Baptiste Elias. L’atelier permettra en outre de définir ensemble des stratégies appropriées à mettre en œuvre pour une lutte efficace contre la corruption et les infractions connexes, d'arrêter les modalités d’une collaboration efficace et durable. Il s’agit à cet effet d’identifier et de mettre en place les canaux, les paliers et les passerelles de collaboration fonctionnelle entre les deux institutions?.

Société 22 mars 2018


Corruption dans un dossier de passation de marché au Mcvdd: Social Watch réclame des sanctions contre les auteurs
[caption id="attachment_28447" align="alignnone" width="1024"]Social Watch réclame des sanctions contre les auteurs[/caption]

Le président du réseau Social Watch Bénin, Gustave Assah, s’est prononcé, ce mardi 20 mars au siège de son organisation à Cotonou, sur l’affaire de fraude dans l’acquisition de moyens roulants au ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd). A travers une déclaration à la presse, il a apporté son soutien à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et a réclamé des sanctions contre les fautifs.

Le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah, apporte son soutien à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) dans le dossier appel d’offres pour l’acquisition de matériels roulants, motos d’intervention et d’un lot de pièces de rechange au profit du Projet de gestion des forêts et terroirs riverains du ministère du Cadre de vie et du Développement durable.
Face aux hommes des médias, ce mardi 20 mars dans les locaux de son organisation à Cotonou, il a rappelé les infractions constatées au titre des articles 46, 53, 107 et suivants de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Il ne conçoit pas qu’il y ait de telles malversations sous le régime du Nouveau départ. Car, selon lui,  acquérir en plein Nouveau départ une moto à 5 142 121 F Cfa au lieu de
975 000 F Cfa, prix minimum et 1 625 000 F Cfa prix maximum selon le référentiel des prix d’achat du ministère de l’Economie et des Finances, constitue un crime contre le peuple béninois qui assure difficilement ses besoins fondamentaux. « Il apparaît clairement que de graves irrégularités : surévaluation de la valeur des biens, abus de fonction et corruption dans la passation des marchés publics sont dénoncés dans le cadre de ce marché », a-t-il déclaré.
Ainsi, Social Watch exige des sanctions contre tous les auteurs de ce scandale et demande au président Patrice Talon d’engager la responsabilité du ministre en charge du Cadre de vie dès que les accusations seront confirmées. Selon Gustave Assah, c’est le seul moyen pour conforter le président de la République Patrice Talon dans sa volonté de lutter contre la corruption et l’impunité. « Le chef de l’Etat, au cours de sa visite en France, a montré devant le président Macron et le monde entier sa détermination à lutter contre la corruption et l’impunité en affirmant : ‘’Sur la lutte contre la corruption, je ne lâcherai pas’’ », a-t-il rappelé. Pour lui, ce scandale vient enténébrer le ciel déjà sombre des conditions de régularité des marchés publics au Bénin. Compte tenu de la gravité des faits dans ce dossier qui pourrait faire perdre 328 615 224 F Cfa à l’Etat béninois, le réseau Social Watch Bénin souhaite que le procureur de la République s’autosaisisse du dossier comme l’exigent les textes en vigueur. Aussi, il félicite l’Anlc d’avoir dévoilé cette affaire à la face du monde et l’invite à saisir les juridictions compétentes comme le lui recommande la loi, étant donné que ce dossier est un premier test pour la concrétisation de sa volonté de lutter réellement contre la corruption et l’impunité.

Société 21 mars 2018


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