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Nouvelles

Lutte contre les ravageurs: Drones et capteurs entrent en scène
En dehors de la lutte biologique et celle chimique, des technologies de pointe entrent en scène pour faciliter la détection des ravageurs. Des travaux menés à l’Université d’Abomey-Calavi sont encourageants.La chenille légionnaire d’automne est un casse-tête pour les producteurs. Dans les champs, ces derniers arrivent à la détecter, enroulée dans les feuilles qu’elle dévore avec un appétit vorace. Mais pour ceux qui ont des dizaines, voire des centaines d’hectares, les yeux et la marche dans les sillons ne suffisent plus à faire la veille. C’est là que les algorithmes et les capteurs entrent en scène, à travers l’intelligence artificielle. « En cinq minutes, on balaie votre champ avec un drone. On installe le dispositif d’analyse et très rapidement, nous pouvons vous dire à quelle position de votre exploitation, il faut appliquer des solutions pour faire face aux ravageurs » dévoile Judicaël Géraud Zannou, passionné de l’Agriculture de précision et d’Intelligence artificielle. Ce spécialiste en digitalisation agricole voit dans l’Intelligence artificielle des batteries de solutions pour le suivi des exploitations contre les ravageurs. Ce vendredi 25 novembre 2022, il présentait à un séminaire scientifique les résultats d’une étude sur la détection de zones infestées par la chenille légionnaire d’automne dans un champ de maïs à l’aide d’algorithmes d’apprentissage automatique. La capacité du modèle à prédire en moyenne la totalité des plants infestés sur une vue aérienne est de 86 %. « Dès qu’on a l’information, on peut conseiller le producteur sur la superficie réelle attaquée », souligne-t-il.

Premier ennemi des producteurs

En effet, apparu au Bénin en 2016, le Spodoptera frugiperda ou la chenille légionnaire d’automne a semé la peur dans plusieurs zones en Afrique, dont le Bénin. Cet insecte ravageur peut attaquer jusqu’à 100 espèces de plantes différentes avec une forte préférence pour le maïs. Il peut endommager tous les stades de développement de la plante de maïs. Lauréat en 2021 du Concours international de médiation scientifique « Ma thèse en 180 secondes », Dr Aymard Kiki connaît si bien le ravageur. Sa thèse porte d’ailleurs sur le thème : « Capteurs et réseaux intelligents de surveillance environnementale agricole : application à la chenille légionnaire d’autonome en Afrique de l’Ouest». « Ce ravageur a la capacité de combiner une grande capacité migratoire et un appétit vorace pour toutes les parties de la plante », fait-il remarquer. Des tentatives pour vaincre cette chenille, il y en eu de nombreuses ces dernières années, mais la menace est toujours là. « Force est de constater que malgré tout ce travail, la chenille cause toujours des dégâts. Elle arrive à développer des résistances face aux pesticides et aux organismes génétiquement modifiés, alors que ces alternatives créent des problèmes à la santé et à l’environnement », déplore Dr Probus Aymard Kiki.

Détecter et éradiquer

L’urgence est de proposer aux producteurs des solutions écologiques et efficaces. L’Intelligence artificielle permet de constater avec précision les dégâts et de prendre au plus tôt, les dispositions nécessaires pour limiter les pertes. Selon Dr Probus Aymard Kiki, la prédiction est aussi possible. « Si on a la possibilité de prédire les attaques, on peut déclencher de façon ciblée des méthodes de lutte contre ces ravageurs, faisant ainsi de l’agriculture de précision », fait-il remarquer. Ce scientifique, cofondateur de Machine Intelligence For You (Mify) propose donc des solutions digitales adaptées au cycle de reproduction de la chenille. La détection précoce pourra se faire fort probablement « avant l’arrivée de la chenille légionnaire adulte dans les champs ». Dès l’arrivée de la chenille légionnaire adulte dans les champs, la détection précoce pourra se faire également. « S’il y a des failles, on peut tout au moins détecter la présence des œufs et anticiper sur les attaques. Là, nous sommes toujours dans la détection précoce, puisque les chenilles qui sont les ravageurs ne sont pas encore là », dévoile Dr Probus Aymard Kiki.

Des nez électroniques

Pour ces niveaux de détection, ce passionné d’informatique industrielle a pensé à détecter une odeur émise par la chenille légionnaire d’automne. C’est-à-dire la 9-tetradecenyl acétate. Pour y arriver, des nez électroniques ont été mis en place. Le dispositif associe une série de capteurs chimiques à un système automatisé de reconnaissance permettant l’analyse d’un échantillon d’odeur et l’interprétation des réponses des capteurs. « C’est tout comme fonctionne le nez humain qui est composé de terminaisons qui réagissent par rapport à certaines odeurs pour envoyer des influx nerveux vers le cerveau. Le cerveau interprète à son tour », explique le chercheur. Des tests ont été faits au laboratoire pour pouvoir identifier la signature de la chenille Légionnaire d’automne. Au bout du processus, les résultats sont édifiants. « Nous avons obtenu des performances à hauteur de 98 % de sensibilités et de 97 % de précision pour la détection de la chenille légionnaire d’automne», dit-il sur un air rassurant. C’est une aubaine pour détecter également d’autres ravageurs.

Du labo aux fermes

De nombreux travaux sont en cours à l’Uac pour exploiter les possibilités qu’offre l’Intelligence artificielle dans la lutte contre les ravageurs. Au Laboratoire de Biomathématique et d’Estimations Forestières (Labef), Luc Zinzinhèdo développe une artillerie contre la mosaïque du manioc. « Nous allons nous baser sur l’exemple de la mosaïque du manioc pour fournir aux décideurs une approche combinée de modèle permettant la prise en compte des agents pathogènes dans la prédiction des rendements », souffle-t-il. Dans le même laboratoire, Mireille Odounfa s’appuie sur l’utilisation du Deep Learning pour la détection précoce des maladies du piment sous contraintes d’échantillon limité d'images, des variations climatiques et des ravageurs. « La détection en temps réel des maladies est une solution pour limiter les pertes de récolte et améliorer le revenu des producteurs. Les récentes avancées en vision par ordinateur, en robotique et en intelligence artificielle permettront d’imaginer de nouvelles solutions pour détecter les maladies des plantes», fait-elle savoir. La révolution de l’Ia dans les champs est donc possible au Bénin. Mais pour le moment, sur le terrain, les drones prennent progressivement le contrôle en attendant des solutions totalement automatisées. Membre du Réseau des professionnels africains de la géomatique, Evrard Akpla a déjà formé 1400 étudiants et professionnels en technologies de drones et d’analyse de données spatiales. C’est avec passion qu’il parle de son retour d’expérience, comme sur le projet de viabilité des services des systèmes aériens sans pilotes (drones) dans le contexte des petites exploitations irriguées de riz au Bénin. « Nous avions fait la cartographie des champs. Ensuite, nous avons cherché à voir sur ces exploitations les zones sous stress, les carences liées aux intrants. Le 3e volet concerne l’épandage d’herbicides et d’engrais en cas de carences », confie-t-il. Il y a de l’espoir pour le recours aux technologies de pointe dans les champs, surtout sur de grandes exploitations. « A partir de 2 ha, c’est rentable pour le paysan et en même temps pour le promoteur agricole qui a son drone », conclut ce membre du Réseau des professionnels africains de la géomatique?
Environnement 27 déc. 2022


Amélioration des services des élus locaux de Cotonou: Les chefs de quartiers formés et dotés de moyens roulants
En vue de permettre aux chefs de quartiers de Cotonou de mieux remplir leurs missions, les autorités municipales ont organisé, hier lundi 26 décembre, à leur intention un séminaire sur leurs rôles, suivi de la remise de moyens roulants. C’est Luc Atrokpo qui a ouvert la session.Une mission, des hommes et des moyens. Cette assertion guide les actions des autorités de la municipalité de Cotonou qui ont renforcé les capacités des 165 chefs de quartiers et les a dotés de motos tout-terrain pour mieux remplir leurs fonctions pour le bien-être des populations. Selon Luc Atrokpo, maire de Cotonou, le développement de la ville est tributaire de la qualité des femmes et hommes chargés d’animer les divers organes de sa gouvernance. La session de formation, a-t-il expliqué, vise à permettre aux élus locaux d’être en phase avec les nouvelles réalités pour la réussite de leurs missions. Aussi, les thématiques retenues portent-elles sur des questions relevant de leurs attributions et permettront aux bénéficiaires de mieux cerner leurs missions pour la réussite des réformes introduites au niveau de l’état civil au Bénin. Pour ce faire, a indiqué le maire, trois modules sont prévus pour meubler la session. Il s’agit de ‘’Rôle des élus locaux dans la réforme de l’état civil ‘’ ; ‘’Rôle des chefs de quartiers dans l’organisation d’une élection’’ et ‘’ La coproduction de la sécurité par chefs de quartiers’’. Après les avoir félicités pour leur disponibilité, il les a exhortés à faire preuve d’assiduité.

Des moyens roulants

Après la phase d’acquisition des notions sur leurs rôles et fonctions en matinée, les 165 chefs de quartiers de Cotonou ont été, dans l’après-midi, dotés de motos tout-terrain. Selon le maire Luc Atrokpo, toute mission nécessite des moyens. C’est dans cet esprit que ces motos ont été affectées aux chefs de quartiers pour faciliter leur mobilité. Car par le passé, ils sont empêchés par le défaut de moyens de déplacement dans l’accomplissement de leurs missions, a fait observer le maire. [caption id="attachment_91308" align="alignnone" width="450"] ...le conseil municipal les a dotés de moyens roulants[/caption] Au nom de ses collègues, Léonard Razack Dandjinou Délé, chef de quartier d'Abokicodji Lagune, a remercié le conseil municipal et en particulier le maire d’avoir pensé à améliorer leurs conditions de travail et à renforcer aussi leurs capacités pour plus de performance. En tant que personne handicapée, sa moto a été adaptée à sa condition physique. Il a reçu une moto tricycle. Quant à la formation, il a noté qu’elle leur permettra désormais d’éviter de poser des actes illégaux et de faire des erreurs dans l’accomplissement de leurs missions? Alain ALLABI
Société 27 déc. 2022


Affaire de magistrats incarcérés: Les clarifications du procureur spécial de la Criet
Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou, est monté au créneau, vendredi 23 décembre dernier, pour donner des clarifications sur l’affaire d’incarcération, la veille, par sa juridiction, de deux magistrats et deux autres poursuivis sans mandat de dépôt pour des faits présumés d’extorsion de fonds en lien avec une procédure judiciaire en cours.

Lire l’intégralité de sa déclaration de presse

Des informations per-sistantes font état de ce que les juridictions béninoises sont quotidiennement prises d’assaut par des individus qui, se prévalant de leur proximité plus ou moins avérée avec certains magistrats, servent d’intermédiaires ou se font remettre des sommes d’argent par des justiciables ou leurs parents contre la promesse de faire triompher leur cause devant nos cours et tribunaux. Le parquet spécial près la Criet a déjà initié des poursuites contre des personnes impliquées dans ce genre de trafics. Certaines ont été condamnées à de lourdes peines, d’autres sont dans l’attente de leur jugement. C’est dans ce contexte que le 7 décembre 2022, le garde des Sceaux a reçu la plainte d’une justiciable relative à des faits présumés de tentative d’extorsion de fonds en lien avec une procédure judiciaire en cours. L’intéressée y expose que son époux poursuivi comme elle-même en flagrant délit, par devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, est détenu depuis le 21 novembre 2022 pour des faits d’abus de confiance portant sur la somme de 84 000 000 F Cfa. Dans cet établissement pénitentiaire, son époux a été approché par un autre détenu qui lui a fait la promesse de mettre à contribution son réseau dans le milieu judiciaire pour lui obtenir une remise en liberté dès la première évocation de son dossier à l’audience du 7 décembre 2022. Dans cette optique, ce dernier a fait appel à une intermédiaire qui s’est rendue à la prison civile de Cotonou. L’intermédiaire a exigé le versement d’une somme de F Cfa 250 000 destinée à organiser un déjeuner au profit des magistrats en charge de la procédure. Elle devait profiter de ce déjeuner pour négocier la libération. Mise à part cette somme, le détenu devait lui verser quatre millions de F Cfa à remettre aux magistrats pour sceller l’affaire. La somme de 250 000 F Cfa a été effectivement versée. Par contre, sur les quatre millions de F Cfa exigés pour les magistrats, le détenu n’a pu réunir qu’un million. En recevant cette somme, l’intermédiaire aurait manifesté son mécontentement et aurait indiqué que le dossier serait renvoyé jusqu’au paiement intégral. Advenu le jour du procès, la demande de mise en liberté provisoire formulée par le détenu a été rejetée et l’audience a été renvoyée au 11 janvier 2023 en vue du désintéressement de la victime des faits présumés d’abus de confiance. Percevant dans le rejet de la demande de mise en liberté provisoire de son époux et le renvoi de la cause, une mesure de représailles, la plaignante a dénoncé les faits au Garde des Sceaux, lequel a chargé l’un de ses collaborateurs, magistrat, de lui faire un rapport sur la procédure en vue de la saisine éventuelle de l’Inspection des services judiciaires. Ce collaborateur, après avoir pris connaissance du dossier, aurait suggéré à la plaignante de mobiliser afin d’obtenir la libération de son époux, la somme de F Cfa 60 000 000 décomposée comme suit : 53 000 000 pour désintéresser la victime ; et 7 000 000 pour ses collègues en charge de la procédure. Vu la gravité de ces faits et leur récurrence, nous avons ouvert une enquête qui a mis en cause quatre magistrats dont il s’avère que trois sont des proches de l’intermédiaire. Présentés à notre parquet au terme de l’enquête, l’intermédiaire ainsi que le détenu l’ayant mis en contact avec l’époux de la plaignante ont été placés sous mandat de dépôt en même temps que deux magistrats. Les deux autres magistrats sont poursuivis sans mandat. Il est à préciser que les chefs de poursuite sont l’abus de fonction, la tentative de corruption d’agent public et l’escroquerie. Ces infractions sont sévèrement punies par la législation béninoise. Les peines varient entre cinq et vingt ans de réclusion criminelle. En présence de circonstances aggravantes, ces faits sont punis de la réclusion criminelle à perpétuité. L’audience prévue au 12 janvier 2023 permettra de fixer le niveau de responsabilité des uns et des autres. Le parquet spécial réaffirme sa détermination à poursuivre, sans relâche le fléau de la corruption dans notre pays, y compris dans le secteur de la justice. C’est le lieu de rappeler à tous les usagers de nos cours et tribunaux qu’ils n’ont besoin d’aucun intermédiaire, à l’exception des professionnels de droit spécialement habilités, pour faire triompher leur cause devant la justice béninoise. Je vous remercie.
Actualités 27 déc. 2022


Digitalisation du ministère du Travail et de la Fonction publique: Le développement accéléré des usages numériques
  Depuis 2016, le ministère du Travail et de la Fonction publique s’est résolument engagé pour la modernisation de son système d’information en vue d’accompagner la mise en place d’une administration intelligente, l’un des projets phares des Programmes d’action du gouvernement I et II. Le vent de la digitalisation souffle depuis quelques années au niveau de la fonction publique. Le ministère s’est inscrit dans la logique de la modernisation de son système d’information, de prise de décision et d’amélioration de son offre de services digitalisés aux usagers-clients. Pour cela, il a procédé à l’élaboration de documents de stratégie et ou de plans d’action ou d’évolution en ce qui concerne notamment son système d’information, ses archives, la modernisation de l’Administration du travail ainsi que celle des ressources humaines de l’État. Wilfried Gandaho, directeur des Systèmes d’information dudit ministère, note que dans ce cadre, de nombreux chantiers ont été ouverts au nombre desquels des chantiers socles tels que le renforcement des infrastructures réseaux, énergétiques et de connectivité, le renforcement du parc informatique du ministère et celui des capacités des utilisateurs. « La ministre a mis le cap sur la simplification et la dématérialisation progressive des processus métier, le développement de l’offre de prestations digitalisées pour la réduction des tracasseries endurées par les usagers-clients du ministère. A cela s’ajoute l’accompagnement de la population à l’utilisation des services publics avec la construction de vingt-trois Centres communaux de services publics et guichets du service des relations avec les usagers, respectivement dans les communes du Bénin et dans les Directions départementales du Travail et de la Fonction publique », a-t-il souligné. Toutes ces initiatives, à l’en croire, ont impacté les principales fonctions du ministère. Wilfried Gandaho explique que le sous-secteur Fonction publique a ainsi pu réaliser d’importantes avancées au nombre desquelles on peut citer la modernisation du système de recrutement pour plus de célérité et de transparence dans l’organisation des concours de recrutement, la dématérialisation des procédures de prise des actes de carrière et de mise à la retraite à travers le système intégré de gestion des ressources humaines. Ce système étant désormais accessible à tous les gestionnaires des ressources humaines de l’État qui le renseignent depuis leurs bureaux respectifs à travers l’intranet gouvernemental, le suivi des procédures disciplinaires est renforcé avec l’effectivité de la digitalisation des processus de gestion des sanctions. Des efforts fournis Il est évident que tous ces chantiers ne sauraient avoir d’effets pérennes sans une amélioration de la gestion de la donnée carrière avec la réorganisation des archives des dossiers du personnel de l’État, la numérisation du passif et la mise en ligne systématique de tout nouvel acte pris. En ce qui concerne l’offre de prestations aux usagers-clients de la fonction publique, Wilfried Gandaho fait savoir que son ministère a mis dès 2017 à la disposition des agents de l’État, une plateforme de mise en ligne des actes de carrière et de retraite. Des services en ligne à l’endroit des agents de l’État ont été également développés par le biais du Portail national des services publics. Concernant les efforts fournis au niveau du sous-secteur Travail et Sécurité sociale, il est à noter l’organisation réussie de la quatrième édition des élections professionnelles en République du Bénin dont la première par vote électronique. La digitalisation des processus de sollicitation et de délivrance d’une dizaine de prestations quérables à travers le Portail national des services publics, au nombre desquelles la délivrance du permis de travail, la délivrance du visa de contrat de travail des expatriés, la déclaration d’établissement, la délivrance du visa de contrat d’apprentissage et la délivrance du visa de règlement intérieur. En ce qui concerne le volet Suivi des réformes administratives et institutionnelles, il a connu la mise en place d’une base de données informatisées sur les Réformes administratives et institutionnelles. Bénéficier de l’offre de services en ligne Enfin, dans le domaine des activités support et de la bonne gouvernance, le directeur des Systèmes d’information rappelle la mise en place du Portail des démarches administratives qui permet l’accès à toute l’information sur les prestations fournies par le ministère, leurs conditions de délivrance d’une part ainsi qu’à toute l’offre de services en ligne d’autre part. La mise à disposition de tous les usagers-clients du ministère tous métiers confondus, d’un espace usager personnalisé et sécurisé de conversation pour le dépôt et le suivi du traitement de leurs préoccupations et plaintes, la mise en place d’un centre de services incluant un centre d’appel et un dispositif omnicanal, notamment la voix et WhatsApp pour la collecte, la remontée en vue de la prise en charge des préoccupations, aussi bien des usagers-clients que des acteurs de productivité du ministère. On peut aussi citer la dématérialisation de la gestion du courrier administratif, le déploiement de points de contacts avec les usagers à la Tour administrative B, dans trois directions départementales du ministère du Travail et de la Fonction publique et dans 19 communes du Bénin pour contribuer à réduire la fracture numérique en rapprochant l’administration de l’administré et permettre à tous les citoyens, Wilfried Gandaho indique qu’en instituant la procédure de travail pour une synchronisation de ces deux bases de données, il a été constaté une amélioration de la collaboration, une accélération dans le traitement, mais aussi et surtout la suppression de la ressaisie des données sur la chaine de traitement de même que la fin des doublons pour toutes les nouvelles occurrences de données. « L’agent de l’Etat s’habitue à constater simplement à travers sa fiche de paie des avancements ou des améliorations le concernant sans qu’il n’ait besoin de mener quelque démarche que ce soit. Les usagers agents de l’État bénéficient depuis 2017 d’une plateforme en ligne de consultation et de téléchargement de toute l’information relative à leur carrière (Chronologie du parcours administratif, références des actes administratifs, copie pdf des documents disponibles en téléchargement ou par mail ). Ils auront également dans quelques jours la possibilité de solliciter en ligne, quelle que soit leur position géographique, l’élaboration d’actes administratifs tels que le certificat de non-radiation qui atteste de ce qu’un agent n’a pas été radié de la Fonction publique et l’attestation de validité des services qui est une pièce délivrée à tout agent de l’État à sa demande par l’administration en vue de la détermination de sa date réelle de départ à la retraite », a détaillé Wilfried Gandaho. Canal WhatsApp adopté Des efforts sont aussi fournis au niveau du sous-secteur travail et sécurité sociale. A ce jour, précise le directeur des Systèmes d’information, cinq cent dix permis de travail et deux cent trente contrats de travail pour les expatriés ont été sollicités et délivrés en ligne. En ce qui concerne le volet du Suivi des réformes administratives et institutionnelles, il note que la mise en place de la base de données informatisée sur les Réformes administratives et institutionnelles a permis au ministère de disposer d’une vue globale sur l’ensemble des réformes entreprises au Bénin pour un suivi efficace de leur mise en œuvre et une mise à disposition de l’information fiable au public, notamment les chercheurs et les partenaires au développement. L’approche omnicanale mise en place par le centre de services a permis de recueillir près de neuf mille sollicitations et ou préoccupations de février 2022 à ce jour par les différents canaux pour prise en compte par les différentes structures techniques compétentes. « Nous pouvons noter que le canal WhatsApp a particulièrement été adopté par les usagers-clients », a noté Wilfried Gandaho. De façon générale, affirme-t-il, la mise en œuvre de ces chantiers a permis d’accroitre la performance de l’administration, la célérité dans l’exécution des tâches qui peuvent être automatisées et la productivité des agents du fait notamment de l’amélioration de la collaboration et de la réduction des risques d’erreur. Tous ces outils et dispositifs mis en place ont eu des impacts forts sur le citoyen. Le contact physique étant en sensible réduction, Wilfried Gandaho souligne que les usages numériques se développent et avec eux la demande voire l’exigence d’un élargissement de l’offre de services en ligne. « Le citoyen béninois a ainsi compris le gain financier et celui en temps que les services en ligne lui confèrent. Il a compris qu’il lui suffit désormais d’un terminal connecté pour disposer de toute l’information dont il a besoin et remonter une plainte au besoin. Il a compris que la digitalisation des services constituait un rempart contre la corruption et qu’il est désormais un usager-client “roi” et que l’administration publique a l’obligation de faire chaque jour davantage de sa satisfaction sa raison d’être », a-t-il expliqué. Mais tout n’est pas encore parfait en ce qui concerne la satisfaction des clients. Le ministère entend poursuivre ses actions pour plus de résultats. Dans ce cadre, il s’agira pour les années à venir de poursuivre la modernisation de l’organisation des concours de recrutement avec la mise en place d’une plateforme web de gestion des inscriptions en ligne des candidats, l’optimisation du suivi et de la coordination des procédures disciplinaires au sein de l’administration publique pour une meilleure maîtrise de l’information sur les agents sanctionnés avec pour impact une réduction des pertes de ressources financières de l’État du fait de condamnations de l’administration lors des procès. Numérique 27 déc. 2022


Don aux collèges Sainte Rita et Cobly: Les champions du tournoi scolaire Ufoa B gratifiés
Comme un Père Noël, Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football (Fbf), a fait don d’une somme de dix millions de F Cfa, vendredi 23 décembre à Cotonou, aux élèves des Collèges d’enseignement général Sainte Rita et Cobly, champions du tournoi scolaire de football Ufoa B. Et pour cause ! Ces enfants qui ont révélé le Bénin lors de ce championnat régional et leurs parents méritent, selon le donateur, de passer d’agréables moments de fêtes de fin d’année. « Vous aviez honoré le pays de fort belle manière, c’est pourquoi nous tenons à vous remercier à travers ce geste pour vous permettre de passer de belles fêtes de fin d’année dans vos familles respectives », a-t-il expliqué en félicitant parents et enfants. Pour lui, cette victoire en terre ivoirienne devant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Niger est le fruit des efforts du gouvernement béninois. A l’en croire, grâce au président de la République, Patrice Talon, la Fbf a retrouvé son équilibre. « L'argent de la Fbf n'est plus partagé entre les acteurs mais est directement destiné au développement du football », a-t-il fait savoir. Mathurin de Chacus se dit heureux de la dynamique impulsée par le chef de l’Etat au profit du football béninois. C’est l’occasion pour lui de témoigner sa reconnaissance à ce dernier pour les promesses faites aux responsables de clubs lors de sa rencontre avec eux, jeudi 22 décembre dernier. Après avoir rappelé la performance des deux équipes lors de la compétition à Abidjan, Maurille Mondé, directeur du Ceg Sainte Rita se félicite des efforts des enfants qui ont permis au Bénin de rafler les deux trophées et la somme de 200 000 dollars Us. Présent à cette cérémonie, Imorou Bouraïma, directeur du Fonds national pour le développement des activités de jeunesse, des sports et loisirs (Fndajsl), a salué le président de la Fbf pour avoir tenu parole. Ce geste, selon lui, honore toute la famille du football béninois. « Vous êtes un homme de parole et vous venez encore de le démontrer à travers ce geste », a-t-il poursuivi. Fier du résultat des enfants, il pense que ces succès sont le fruit de la synergie d’actions entre la Fbf et le gouvernement. «C’est cette collaboration entre la fédération et le gouvernement qui amène les enfants à tutoyer les grandes nations du continent », a-t-il déclaré. Au nom des bénéficiaires, Adriano Ahouissanou s’est félicité de cette marque d’attention du président de la Fbf qui leur permettra de passer d’agréables moments de fêtes de fin d’année. Il saisit cette occasion pour faire la promesse d’une meilleure performance au championnat d’Afrique scolaire qui se déroulera au Maroc en 2023. « Nous vous promettons la main sur le cœur de revenir avec le trophée continental », a-t-il conclu. Ch. H. Sports 26 déc. 2022


Can U20 Egypte 2023: Les Ecureuils juniors fixés sur leur sort
Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations U20 Egypte 2023 s’est déroulé, vendredi 23 décembre dernier au pays des Pharaons. C’est depuis Johannesburg où se déroule leur troisième stage de préparation que les Ecureuils U20 ont suivi cette cérémonie. Au terme d’une cérémonie où les douze nations qualifiées ont été fixées sur leur sort, le Bénin, représentant de l’Ufoa B, s’est retrouvé dans le groupe C aux côtés de la Gambie, de la Tunisie et de la Zambie. Dans la poule A, le groupe le plus relevé du tournoi, le pays hôte, l’Egypte, va en découdre avec le Mozambique, le Sénégal et le Nigeria tandis que dans le groupe B, l’Ouganda affrontera la République centrafricaine, le Soudan du Sud et le Congo. En attendant cette 23e édition de la Coupe d’Afrique des nations prévue en Egypte du 19 février au 11 mars prochain, Mathias Déguénon et ses poulains affûtent leurs armes en Afrique du Sud. En effet, partis de Cotonou depuis mercredi 21 décembre dernier, les jeunes Ecureuils auront trois matchs amicaux à jouer au pays de Nelson Mandela. « Nous avons trois matchs au cours desquels nous allons évaluer les nouveaux joueurs lors de cette préparation en Afrique du Sud », a confié le sélectionneur Mathias Déguénon. Il pense profiter de ce stage pour expliquer son projet de jeu aux joueurs et asseoir sa machine offensive qui a du mal à prendre après deux stages. « Il faut qu'on leur explique notre projet de jeu, qu'ils s'en imprègnent pour être plus efficaces en Egypte face à nos adversaires », a-t-il ajouté. Dans le cadre du stage, le Bénin affrontera l’Afrique du Sud et la Zambie, son futur adversaire en aller et retour. Ainsi, les Ecureuils juniors du Bénin ont joué leur premier match, samedi 24 décembre, contre leurs homologues de l'Afrique du Sud qu’ils ont battus par le score de 4-0. C’est notamment grâce à un doublé de Rodolphe Aloko (5’16’) et aux réalisations de Hassane Imourane (12’) et Tessimimi Olatoundji (30’). Après cette rencontre, ils seront aux prises avec la Zambie, l'une des équipes qualifiées pour la Can U20 dans la zone (Cosafa) le 26 décembre prochain. Les Ecureuils U20 vont finir leur stage par un match retour contre la Zambie le 29 décembre prochain. « Nous avons prévu ces trois matchs juste pour nous mettre dans le rythme de la compétition et permettre à nos joueurs d’avoir la possibilité de s’exprimer efficacement », avait indiqué le sélectionneur avant le départ de l’équipe pour l’Afrique du Sud. Ch. H. Sports 26 déc. 2022


Plage de Sèmè-Podji: Les chrétiens célestes renouent avec le pèlerinage de Noël
Venus des quatre coins du monde, les fidèles de L’Eglise du christianisme céleste ont célébré, les 24 et 25 décembre derniers la nativité de Jésus à la plage de Sèmè-Podji. Ils ont renoué avec le pèlerinage sur le site international, après les rendez-vous manqués de 2020 et 2021 pour cause de pandémie de Covid-19.Animations, chants, louanges, lectures liturgiques, prières intenses, annonces diverses et prédications ont été les temps forts du culte de réveillon de la Nativité au niveau de l’Eglise du christianisme céleste à la plage de Sémè-Podji. La messe a démarré à 00 h et a duré jusqu’à 4 h du matin de ce dimanche 25 décembre. Elle a été présidée par le révérend pasteur Bennett Adéogun, chef mondial de cette église. Les fidèles sont venus des quatre coins du monde pour commémorer la nativité de l'enfant Jésus-Christ. Ils ont loué la magnificence de l'Eternel Dieu qui a envoyé son fils pour apporter le salut à l’humanité. La prédication du chef mondial de l’église a d’ailleurs tourné autour de ce mystère de Noël. Le révérend pasteur Bennet Adéogun a exprimé sa gratitude à Dieu qui s’est révélé au père fondateur de l’église, Samuel Biléou Joseph Oschoffa, à travers cette alliance divine qui a vu le jour au Bénin en septembre 1947. Le révérend pasteur Bennett Adéogun exhorte ensuite les fidèles au respect des recommandations de la sainte Bible. Il invite les fidèles à suivre les enseignements de l’enfant sauveur, à lui obéir, et à craindre sa parole, ses enseignements puis à mettre en pratique ses commandements en tout temps et en tout lieu. Ce qui les oblige à s’éloigner des actes condamnables et du péché pour être des modèles partout où ils sont. Le chef suprême de l’Eglise du christianisme céleste implore le fils de Dieu de déverser sur les fidèles les grâces de sa venue ainsi que celles des deux rendez-vous manqués de 2020 et 2021.

Appel aux législatives apaisées

Le révérend pasteur Bennett Adeogun félicite le chef de l’Etat, Patrice Talon pour ses nombreuses œuvres de développement du Bénin. Il remercie également le président de la République pour ses nobles actions en faveur de l’Eglise du christianisme céleste notamment l’électrification de la voie menant sur le site du pèlerinage annuel, pavée par le même gouvernement. Le chef mondial de l’Eglise du christianisme céleste n’a pas oublié de dire sa gratitude au préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et au conseil communal de Sèmè-Podji pour leur implication de diverses manières dans l’organisation et la réussite de ce pèlerinage annuel. Le révérend pasteur Bennett Adeogun a lancé un appel à ses fidèles qu’il invite à œuvrer pour des élections législatives apaisées le 8 janvier prochain. Les dirigeants de paroisses de l’église ont été sensibilisés à simplifier le culte hebdomadaire du dimanche 8 janvier pour permettre aux fidèles d’aller voter pour l’élection des députés de la prochaine législature. Le culte du réveillon de la Nativité a été suivi d’un autre qui a commencé à 9 heures, toujours ce dimanche. Cette messe a mis un terme à l’édition du pèlerinage de cette année. Les fidèles ont pris le chemin de retour, pleins de bénédictions et d'espérance pour la nouvelle année 2023 qui démarre dans quelques jours et dans l'espoir de se revoir à l’édition prochaine.
Société 26 déc. 2022


Elections législatives 2023: Pas encore de grandes démonstrations dans le Borgou
Lancée, vendredi 23 décembre dernier, la campagne en vue des élections législatives du dimanche 8 janvier prochain, évolue à son rythme. Dans le Borgou, elle n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Ce n’est pas la grande affluence.Dans le Borgou, plutôt que de laisser la fièvre électorale pour les législatives du 8 janvier prochain avoir raison d’elles, les populations sont, pour le moment, beaucoup plus préoccupées par les fêtes de fin d’année. Pour faire face aux charges que nécessitent ces festivités, elles vaquent à leurs occupations quotidiennes. D’où, le début de campagne timide constaté un peu partout, si ce n’est pas quelques mouvements enregistrés. C’est du moins l’ambiance à Parakou, N’Dali, Bembèrèkè, Kalalé, Sinendé, Nikki, Tchaourou et Pèrèrè. En dehors des messages des partis en lice diffusés sur les différentes radios de la place, puis de quelques affiches perceptibles au niveau des carrefours, l’ambiance dans la plupart des localités du Borgou est des plus calmes. En effet, seulement quelques grandes affiches de partis sont visibles au niveau des carrefours et sur de rares véhicules pour indiquer l’ère de la campagne. L’heure n’est pas au tapage avec les grands rassemblements de foule et les longs convois. Même si tous semblent avoir opté pour le porte à porte et les rencontres avec les groupements et autres associations, chaque parti a sa stratégie de combat. Certains candidats comme Rachidi Gbadamassi, deuxième titulaire sur la liste Br dans la 8e circonscription électorale, ont décidé de ne pas s’accorder de répit. A la recherche des suffrages de la population, il écume les localités. Mariam Talata Chabi Zimé de l’Up le Renouveau est également présente sur le terrain, au contact des militants. Quant au parti Les Démocrates, conduite par son vice-président, Nouréïnou Atchadé, il était, samedi 24 décembre à la place Bio Guéra de Parakou, pour procéder au lancement de sa campagne électorale. C’était en présence de ses leaders, ainsi que des militants et des sympathisants du parti. Au siège de l’Udbn à Parakou, le directeur de campagne de ce parti dans le Borgou Kamarou Messouna, reste confiant. «Après avoir réuni tous les candidats à une séance de sensibilisation, nous les avons lancés sur le terrain afin de mobiliser les militants, par rapport aux dispositions et stratégies mises en place», assure-t-il. Au niveau de l’Up le Renouveau à Parakou, la démarche semble également la même. C’est ce qui ressort des propos du secrétaire administratif départemental du parti dans le Borgou, Méré Salifou. Tout comme au niveau de l’état-major du Bloc républicain (Br) où se tenait une séance et de ceux de la Fcbe, du Mpl et de Moele-Bénin, l’heure est à la sérénité. Pendant que certains étaient encore occupés à procéder à la répartition de leurs matériels de campagne sur le terrain, d’autres s’affairaient aux derniers réglages. Dans l’ensemble, tous souhaitent que le processus se déroule dans la paix et la fraternité. Actualités 26 déc. 2022


Changement climatique et insécurité alimentaire: Pourquoi adopter l’e-agriculture
Le Bénin, comme de nombreux pays africains, a besoin de miser sur des technologies innovantes pour faire face aux défis qui se posent au secteur agricole. Décideurs, scientifiques et start-up mettent les bouchées doubles. Pendant longtemps, l’agriculture a été un domaine de travail acharné, sur de grandes superficies avec des outils rudimentaires et des pressions énormes sur les producteurs. A ce rythme, il n’est plus évident de nourrir tout le monde et d’avoir des recettes. « Notre population est en train de croître pendant que nos rendements sont en train de diminuer. La maîtrise de l’eau est aussi un défi. Nous sommes le seul continent où l’irrigation continue d’être un luxe », déplore Prof. Achille Ephrem Assogbadjo, secrétaire permanent du Conseil scientifique des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi, à l’occasion du séminaire sur IA et Agriculture organisé le 25 novembre 2022 par le Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations forestières (Labef) à l’Université d’Abomey-Calavi. En effet, au Bénin, selon les résultats du Recensement national de l’Agriculture (Rna) dévoilés en janvier 2022, les ménages agricoles regroupent plus de 6, 506 millions individus, soit 54,8 % de la population. Seulement 43,9% des superficies disponibles au niveau des ménages sont exploitées. 96,9 % des exploitations pratiquent les cultures annuelles pour 33,2 % de cultures permanentes. Le Rna montre aussi de faibles niveaux d’irrigation. L’irrigation compte pour 3,42 %. Pourtant, ailleurs, notamment dans les pays développés, c'est l’ère de l’automatisation de la production. Il est même possible d’arroser les plants à distance à partir d’un simple téléphone portable. Beaucoup d’acteurs du monde agricole et scientifique voient la nécessité d’améliorer les pratiques agricoles, surtout dans un contexte de réchauffement climatique et d’insécurité alimentaire. « Nous avons la pression démographique qui fait que la demande alimentaire augmente et nos sols sont davantage surexploités. Cela conduit à développer des paquets technologiques pour rendre notre agriculture durable », souligne Dr Emile Agbangba, enseignant-chercheur à l’École polytechnique d’Abomey-Calavi, membre du Labef.

Passer en mode intelligent

Les nouvelles technologies s’imposent alors dans les champs, à travers l’Agriculture de précision. « Il ne s’agira plus de faire l’agriculture à l’aveuglette. Si je prends l’Uac comme une exploitation, ce n’est pas évident que toutes les parcelles aient besoin nécessairement de dose optimale d’engrais à appliquer. Au sein de la zone, il y a des variations dont nous devons tenir compte pour encore plus faire une agriculture raisonnée», insiste Dr Emile Agbangba qui met régulièrement son expertise au profit du secteur privé national et international. Ainsi, l’Agriculture de précision tient compte des variabilités pour répondre au problème posé. Les technologies utilisées sont, entre autres, la surveillance et la cartographie du rendement, la télédétection, la robotique et les drones. « Nous aurons un système agricole plus durable. Nous avons tout à gagner dans notre contexte subsaharien », fait-il remarquer. Ces progrès permettent d’optimiser les rendements agricoles, mais aussi de rationaliser les coûts de production et d’avoir une meilleure empreinte écologique. Le conseiller agricole peut donner à l'agriculteur les meilleurs conseils en se basant sur des données réelles. Depuis plusieurs années, le secteur agricole prend conscience de la nécessité de l'utilisation des technologies dans son développement. « Aujourd’hui, l’agriculture n’est plus seulement une affaire de semis, d’engrais et d’irrigation. C’est aussi une question d’algorithmes et d’intelligence artificielle. L’Afrique n’y échappe pas. Le Bénin non plus », déclare Dr. Alex Gbêliho Zoffoun, directeur scientifique de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (Inrab). Ainsi, le gouvernement s’est doté d’une Stratégie nationale pour l’e-Agriculture au Bénin sur la période 2020-2024. C’est un document sectoriel à portée nationale qui entend faire du secteur agricole, un secteur numériquement transformé d’ici 2025, compétitif, attractif, résistant aux changements climatiques et créateur de richesse, d'emplois, répondant équitablement aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population et aux besoins de développement économique et social de tous les secteurs du pays. La stratégie met en relief plusieurs solutions, dont les systèmes d'information des marchés (Sim), l’Agriculture de précision, la finance numérique et la collecte mobile de données. Les actions envisagées devraient faciliter l'amélioration continue des pratiques et rendements agricoles. La qualité, la sécurité et l'efficacité de la production agricole pourront être améliorées par l'accès à un contenu précis et à des outils d'aide à la décision.

Entrer dans la dynamique

Le Bénin pourra entrer très vite dans la dynamique, voire avoir une longueur d’avance sur des pays de la sous-région. Professeur Romain Lucas Glèlè Kakaï, directeur du Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations forestières (Labef) de l’Uac, a dans le cadre de ses travaux fait l’état des lieux au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria. « Le Nigeria est le pays le plus avancé dans l’adoption de ces technologies numériques en agriculture parmi les cinq pays. Le Bénin et le Burkina Faso sont classés comme les pays ayant une utilisation mineure », fait-il remarquer. Membre de plusieurs sociétés savantes dont Artificial Intelligence for Development (Ai4d) Africa, ce scientifique pense que « La coordination des efforts et des actions permettra de stimuler la co-création et d’exploiter pleinement le potentiel des technologies numériques dans la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique de l’Ouest ». Les enjeux sont grands et les besoins consistants et pressants à la fois. Dans les centres de développement rural, il faudra des équipements pour collecter les données précises sur les exploitations (abri météo, kit de collecte et d'analyse de sol, pression des ravageurs, etc). «Le gouvernement a fait un effort extraordinaire pour diviser notre territoire en pôle de développement agricole et je pense que c’est déjà une marche vers l’Agriculture de précision. On ne peut pas faire tout, n’importe où. Il faut qu’on dote ces centres d’outils de collecte de données», souligne Dr Emile Agbangba. La création et la gestion de banque de données open acess, la recherche sur les méthodes et outils de collecte de données fiables, le développement des centres de calcul et de stockage de données sont aussi très importants. La science a un rôle à jouer en termes de développement de modèles mathématiques pour mieux analyser les données et en termes d’implémentation d’algorithmes. Il faut prendre par la suite les meilleures décisions et les automatiser, pour des meilleurs rendements?
Environnement 23 déc. 2022


Campagne électorale/ Législatives de janvier 2023: Tout n’est pas permis !
Top c’est parti ! La campagne électorale en vue des législatives de janvier 2023 démarre ce vendredi 23 décembre et va s’étendre sur quinze jours conformément aux dispositions légales. A l'occasion, les sept partis politiques en lice et leurs militants chercheront à donner le tout pour le tout afin de ratisser large. Mais tout n’est pas permis. La campagne électorale a son code de conduite que nul n’est censé ignorer !C’est la fin d’année et c’est généralement la période des dons de tous genres, et de distribution de gadgets. Mais cette fin d’année coïncide avec la campagne électorale pour les législatives du 8 janvier 2023. Attention alors aux calendriers, tee-shirts, porte-clés et autres gadgets à l’effigie des partis politiques ou de candidats. Les fêtes de fin d’année ne sont pas une excuse à la violation de la loi. Et la campagne électorale, qu’elle tombe en période de fête ou de vacances n'est pas une parenthèse. La loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin en son titre IV définit la campagne électorale et renseigne sur ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Conformément à l’article 44 de ladite loi « la campagne électorale est l'ensemble des opérations de propagande précédant une élection et visant à amener les électeurs à soutenir les candidats en compétition ». Elle est déclarée ouverte par le président de la Commission électorale nationale autonome et dure quinze jours et nul ne peut faire campagne électorale en dehors de cette période. Elle s'achève, la veille du scrutin à 00 heure, soit 24 heures avant le jour du scrutin. La campagne électorale permet aux candidats de se rapprocher davantage du peuple, et au peuple d’entrer en contact avec les potentiels élus et leurs programmes. A priori, les partis politiques ont déjà des bases électorales avant la campagne. Il est question de les renforcer et de les élargir. Car il va sans dire, que ce n’est pas le jour du marché qu’il faut chercher le produit à commercialiser. Avant l’ouverture officielle de la campagne électorale, les partis politiques sont censés animer la vie publique et assurer l’information des citoyens, conformément à la Constitution et la charte des partis politiques.

Droits et devoirs des candidats et partis

Les opérations de propagande en période électorale prennent généralement la forme de meetings, rassemblements, réunions ou manifestations politiques. Mais il n’est pas donné à tout citoyen d’organiser pareil événement en période électorale. La loi stipule qu’en période électorale, seuls les partis politiques et les candidats sont autorisés à organiser des réunions électorales. La réunion électorale, précise l’article 49 du code électoral, est celle qui a pour but, l'audition des candidats aux fonctions de président de la République, de député à l'Assemblée nationale, de conseillers communaux ou municipaux ou de conseillers de village ou de quartier de ville, en vue de la vulgarisation de leur programme politique ou de leur projet de société. Les réunions électorales sont libres mais elles ne peuvent être tenues sur les voies publiques et elles sont interdites entre 23 heures et 7 heures. La loi protège ce droit pour permettre à tout parti politique ou candidat d’en jouir sans équivoque. L’article 50 du Code électoral est péremptoire : « Nul n’a le droit d’empêcher de faire campagne ou d’intimider de quelque manière que ce soit, un candidat ou un groupe de candidats faisant campagne dans le respect des dispositions du présent code, sur le territoire de sa circonscription électorale ». Pour ce qui concerne les manifestations et rassemblements électoraux, ils se déroulent conformément aux dispositions de la loi sur les réunions et manifestations publiques. Toutefois, sont interdits pendant la période allant de l'ouverture officielle de la campagne électorale au jour du vote, toutes les manifestations culturelles ou événements publics ou toutes autres manifestations de nature à perturber le bon déroulement de la campagne électorale. Pour s’assurer que chaque parti participe équitablement au jeu électoral, le législateur à l’article 45 du Code électoral prévoit : « En période électorale, les candidats bénéficient d’un accès équitable aux organes de communication audiovisuelle publics ou privés. Pendant cette période, tout candidat ou liste de candidats dispose, pour présenter son programme aux électeurs, d’un accès équitable aux moyens publics et privés d’information et de communication dans le respect des procédures et modalités déterminées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ». Ces dispositions sont renforcées par celles de l’article 57 de la même loi qui stipule que les candidats et les partis politiques peuvent utiliser pour leur campagne, les médias d'Etat : radiodiffusion, télévision et presse écrite. A ce sujet, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication a procédé de façon transparente aux diligences nécessaires pour établir l’ordre et le calendrier de passage des partis afin d’assurer l'accès équitable aux médias d'Etat de tous les candidats et partis politiques admis à prendre part aux élections législatives de janvier 2023. Par décision, elle a également encadré la médiatisation de la campagne électorale par tous types de média.

Pas d’amalgame

La campagne électorale n’est pas une période de récréation professionnelle. Il est vrai que les élections en démocratie sont voulues pacifiques et festives. Mais la fête électorale n’est pas à assimiler à la légèreté. Ainsi, conformément à l’article 53 de la loi portant code électoral, il est interdit à tout agent public, sous les peines prévues au code pénal, de distribuer au cours de ses heures de service, des bulletins, circulaires ou autres documents de propagande et de porter ou d’arborer des emblèmes ou des signes distinctifs des candidats. D’ailleurs, la loi précise dans l’article suivant que les dons et libéralités ou les faveurs administratives faits à un individu, à une commune ou à une collectivité quelconque de citoyens à des fins de propagande pouvant influencer ou tenter d'influencer le vote sont et restent interdits douze mois avant tout scrutin et jusqu'à son terme. De même, les pratiques publicitaires à caractère commercial, l’offre, le port et l’utilisation de tissus, de tee-shirts, de stylos, de porte-clefs, de calendriers et autres objets utilitaires à l’effigie des candidats ou symbole des partis, restent interdits douze mois avant tout scrutin et jusqu'à son terme. La campagne n’est pas une porte ouverte à l’anarchie. Le respect de la chose publique en période de campagne reste impérieux. Et la période ne dispense pas les responsables administratifs, politiques, les personnels d’organisations internationales et agents publics de leurs obligations professionnelles et de réserve. Ainsi, l'utilisation des attributs, biens ou moyens de l'Etat, d'une personne morale publique, des institutions ou organismes publics aux fins de propagande électorale demeure interdite un an avant tout scrutin et jusqu'à son terme. Il s’agit notamment des attributs, biens ou moyens des sociétés, offices, projets d'Etat et d’institutions internationales. En outre, il est interdit à tout préfet et toute autorité non élue de l'administration territoriale, à tout chef de représentation diplomatique et consulaire, à tout membre de la Commission électorale nationale autonome, à tout membre d'institution en charge de la gestion des contentieux électoraux, tout agent public en service dans ces institutions, à tout le personnel électoral en général, de se prononcer publiquement d'une manière quelconque sur la candidature, l'éligibilité et l'élection d'un citoyen ou pour susciter ou soutenir sa candidature ou de s'impliquer dans toute action ou initiative qui y concourt. Le législateur étend cette interdiction et obligation de réserve à toutes les associations et les organisations non gouvernementales légalement reconnues. Celles-ci ne peuvent soutenir, ni tenir des propos visant à ternir l’image des candidats ou des partis politiques contre les personnes physiques en charge des associations ou organisations concernées ; sous peine de déchéance de leur statut et de sanctions pénales. Il y a circonstances aggravantes lorsqu’il s’agit des associations et organisations non gouvernementales qui bénéficient des concours et privilèges octroyés par l’Etat.
Actualités 23 déc. 2022


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