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Nouvelles

Transport des marchandises par les gros porteurs: Le Groupe Smt Bénin propose la marque Dongfeng

Dans son souci d’accompagner les transporteurs de marchandises, le Groupe Smt Bénin fait la promotion d’une nouvelle marque de camion : Dongfeng. La séance de présentation du nouveau camion s’est déroulée, ce jeudi 28 février 2019 à Cotonou.

Des camions neufs pour être à l’abri des désagréments des véhicules d’occasion, c’est possible avec le groupe Smt Bénin.
François Van Bladel, directeur général de Smt Bénin - Togo, dans son mot de bienvenue, indique que le groupe Smt est présent dans 26 pays d’Afrique. Sa mission est d’accompagner ses clients et de les suivre dans leurs besoins. Dans ce cadre, le groupe leur propose une nouvelle marque de camion : Dongfeng. Cette marque est le fruit du partenariat entre le groupe Smt commercialisant la marque Volvo et un groupe chinois, signale-t-il.
Présentant le nouveau camion, Michaël Abouta, directeur commercial, précise que la marque
Dongfeng est conçue pour répondre aux conditions de l’Afrique, tenant compte des routes et du climat.
« C’est une marque tropicalisée »,
mentionne-t-il ajoutant qu’elle réagit mieux aux conditions de l’Afrique. « Le châssis est renforcé ».
La forme aérodynamique de la cabine réduit la résistance au vent et permet des économies de carburant. Climatisée, la cabine est aménagée de sorte que le conducteur dispose d’un espace lui servant de couchette. Le siège chauffeur est réglable. En plus, pour le confort du conducteur, la cabine du camion Dongfeng est pourvue d’amortisseurs mécaniques. Si ses vitres sont électriques, le système de verrouillage des portières est centralisé. Ce type de camion est animé par un moteur aux performances excellentes, ce qui favorise une faible consommation de gas-oil avec filtration à carburant et filtration à air renforcées. C’est un camion 6X4 pouvant charger jusqu’à 50 tonnes de marchandises avec une capacité réservoir de 400 litres. Quant à son coût de maintenance, il est moins cher.
En dehors de ces options techniques, poursuit le directeur commercial, le groupe a prévu la formation à titre gratuit à l’intention du conducteur et du technicien à chaque achat. Pour mettre davantage ses clients à l’abri des tracasseries de l’indisponibilité des pièces de rechange, le groupe en a prévu un stock. Mieux, tout achat est assorti d’une garantie de
1 an /100 000 Km atteint. En plus, si une panne survient sur le véhicule dans l’un des 26 pays d’Afrique où le groupe Smt est présent, le dépannage est assuré sans difficulté. Le directeur commercial a exposé beaucoup d’autres avantages et facilités accordés aux clients.
Il faut signaler qu’à l’issue de la présentation des caractéristiques de la marque Dongfeng en salle, une démonstration a été effectuée hors-salle sur un modèle du camion en guise de test pour vérifier les informations fournies sur le produit.

Actualités 01 mars 2019


Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation: Partners for development installe une chambre froide à l’aéroport

En vue de préserver la fraîcheur et garantir la qualité de l’ananas exporté vers l’Europe, l’Ong Partners for development vient d’installer une chambre froide à l’aéroport de Cotonou. L’infrastructure remise aux autorités aéroportuaires, ce jeudi 28 février, est réalisée dans le cadre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex).

Finie une bonne partie de la course contre la montre des exportateurs à respecter les délais d’acceptation des ananas à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou ! Leurs cargaisons peuvent être désormais gardées dans de bonnes conditions pour préserver la fraîcheur et assurer l’hygiène et la durée de vie des fruits en attendant les vols qui quitteront tard la nuit vers les marchés d’Europe et d’ailleurs. Pour ce faire, une chambre froide alimentée par une mini-centrale solaire capable de maintenir la température pendant deux jours même sans ensoleillement, est installée au niveau de la zone Fret de la plateforme.
D’une capacité de 18 tonnes d’ananas et d’un coût de 158 millions F Cfa environ, l’unité de réfrigération est mise en place dans le cadre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) mis en œuvre depuis octobre 2016 par l’Ong américaine Partners for development (Pfd), sur financement du département américain de l’Agriculture (Usda).
La chambre froide a été inaugurée hier par les ministres Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture, Serge Ahissou du Commerce ; Dale Miller Hill du conseil d’administration du Pfd et l’attaché régional de l’Usda, Jude Akhidenor, en visite au Bénin. C’était en présence des autorités portuaires, des producteurs et exportateurs d’ananas.
Selon Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin, l’installation de la chambre froide vient à point nommé pour satisfaire, quelque peu, l’exigence de chaîne de froid par les importateurs européens d’ananas afin de conserver les fruits jusqu’à destination, à défaut de mettre une chaîne de froid à la disposition de chaque exportateur.
Le président de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab), Jean-Xavier Satola, pousse un ouf de soulagement pour cette réponse apportée au cri de cœur que lancent lui et ses pairs et resté sans suite favorable depuis plusieurs décennies. C’est désormais chose faite et il s’en réjouit. Il témoigne sa reconnaissance à l’Ong Pfd et l’Usda, tout en plaidant que les exportateurs soient associés à la fixation des prix de consignation et qu’un scanner de cargaison et un hangar d’attente soient mis en place pour leur faciliter davantage la tâche.

Précautions

Destinée en priorité aux ananas et aux dérivés d’ananas en partance pour le marché d’exportation, la chambre froide peut servir également à la conservation de tous produits agricoles de la chaîne d’exportation (légumes et autres fruits) et dont la qualité nécessite une réfrigération. Mais, il faut éviter de placer dans cette chambre froide les ananas ensemble avec d’autres produits agricoles ou non agricoles pouvant créer des corps étrangers dans les cartons d’ananas, comme les animaux vivants ou morts ou des produits chimiques qui peuvent contaminer les fruits et occasionner leur rejet, préconise Mme Taha.
Le ministre Gaston Dossouhoui exhorte, pour sa part, les responsables de la Société des aéroports du Bénin (Sab), les avionneurs et les manutentionnaires à prendre bien soin des panneaux solaires, des batteries, des convertisseurs et autres pièces précieuses pour la longévité de la chambre froide désormais patrimoine de l’aéroport. Le directeur de la Sab, Smael Banse, a pris l’engagement de s’y employer afin que cette infrastructure participe au développement du commerce via la plateforme aéroportuaire et partant, du pays.
L’inauguration de la chambre froide fait suite à la mise à disposition, mardi 26 février dernier, de quatre centres de formation et d’acquisition d’intrants (Community-based centers) destinés aux acteurs de la filière ananas sur le plateau d’Allada, dans le cadre du projet Pinex.

Société 01 mars 2019


Constitution de dossiers pour les législatives 2019: Le Trésor public en passe de faire de bonnes affaires

Le Trésor public aura été le plus gros gagnant des formalités administratives et pécuniaires en vue des élections législatives du 28 avril prochain. Il devrait s’en sortir avec un très bon chiffre d’affaires comparativement aux sept députations antérieures, si toutes les listes engagées passaient à la caisse.

1,743 milliards F Cfa. C’est le pactole qu’encaisserait directement le Trésor public au titre de cautionnement total versé par les sept partis politiques ayant déposé leurs dossiers de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (Céna) en vue des élections législatives du 28 avril prochain.
En effet, aux termes du Code électoral, chaque parti politique en lice pour les législatives devrait payer un cautionnement qui s’élève à 249 millions F Cfa par liste. Ce qui fait un total de 1,743 milliards F Cfa pour les sept listes provisoirement enregistrées par la Céna, après la clôture du dépôt des dossiers, le mardi 26 février dernier à minuit. Ces listes sont, faut-il le rappeler, Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb) ; l’Union progressiste (Up); le Parti du renouveau démocratique (Prd) ; le Bloc républicain (Br) ; le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin); l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) et l’Union sociale libérale (Usl). En réalité, il s’agit des listes de candidatures provisoires parce qu’enregistrées sous réserve des observations de l’institution électorale chargée d’étudier et de valider lesdits dossiers. Aucun des partis politiques ne devrait franchir le seuil de la Céna avec ses dossiers, mardi dernier, s’il ne venait à disposer au préalable de la quittance de payement de la caution de 249 millions représentant les 10 % du montant maximum autorisé pour la campagne électorale fixé à 30 millions F Cfa, conformément aux dispositions de l’article 272 de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Surtout qu’à l’article 46 de ce texte, aucun ajout de pièces n’est autorisé après dépôt de la liste. C’est vrai, ce cautionnement est remboursable aux partis politiques dont les listes auront recueilli 10% au moins des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire. Mais, qu’à cela ne tienne ! Ce cautionnement porté, pour la première fois, à 249 millions F Cfa avec l’avènement du nouveau Code électoral en vigueur, est à coup sûr une grande aubaine pour le Trésor public qui a sans doute renfloué ses caisses. C’est d’ailleurs la toute première fois que le Bénin dépasse la barre du milliard F Cfa en matière de recettes directement issues du cautionnement payé par les candidats en lice pour les législatives. Jamais le Trésor public n’a enregistré un tel chiffre d’affaires.

Pactole record

Par exemple, pour les législatives de 2015 qui ont connu la participation de 20 listes de candidatures, le plus grand nombre depuis l’avènement du renouveau démocratique, le Trésor public a fait une recette de 166 millions F Cfa puisque chaque liste devrait payer 8,3 millions F Cfa retenus sous l’ancien Code électoral. Cela, contre 157,7 millions F Cfa pour les élections législatives de 2007 pour lesquelles 19 listes se sont engagées au total. Il se constate aisément que les élections législatives de 2019 auront été les plus bénéfiques en terme de recettes directes pour l’Etat. Puisqu’en dehors du cautionnement de 1,743 milliards F Cfa, il faut ajouter les autres encaissements qui devraient provenir de la délivrance des autres pièces administratives, surtout le quitus fiscal rendu obligatoire. Laquelle pièce devrait permettre de s’assurer que chacun des 1162 candidats (titulaires et suppléants) des 7 listes est à jour du payement de ses impôts, tout au moins, pour les trois dernières années précédant l’année des élections à savoir 2016 ; 2017 et 2018. Certains candidats auraient même payé le prix fort allant jusqu’au-delà de 250 millions F Cfa comme redevances avant d’obtenir le précieux sésame de l’administration fiscale. Certes, la disposition relative au quitus fiscal n’est pas nouvelle, mais elle n’était pas si exigeante et contraignante lors des dernières élections législatives. La manne financière de cette opération du quitus fiscal devrait se chiffrer à plusieurs milliards F Cfa collectés par les impôts en un laps de temps. Et cela sans compter aussi les recettes liées à la délivrance des pièces administratives comme le certificat de nationalité ; le bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois et l’extrait d’acte de naissance ou toutes autres pièces en tenant lieu faisant également partie des dossiers de candidatures. Les coûts de la délivrance de ces papiers devraient aussi générer des ressources financières non moins négligeables au regard du nombre de candidats titulaires et suppléants à l’assaut des 83 sièges de la huitième législature. Ce qui ne fera que du bien aux finances publiques qui se porteront davantage mieux et permettre au gouvernement d’avoir des moyens nécessaires pour réaliser ses projets de développement au profit de la population.

Actualités 28 févr. 2019


Accès à la télévision par satellite: Impacter 200 villages

La mise en œuvre du projet d’accès à la télévision par satellite pour 200 villages a été l’un des sujets phares du conclave gouvernemental, ce mercredi 27 février. Le Conseil a exhorté dans cette perspective le ministre de l’Economie numérique et de la Communication à mettre le pied à l’étrier pour davantage de diligence dans la mise en œuvre dudit projet initié en partenariat avec la coopération chinoise.

Il s’agira d’installer dans chacun des 200 villages retenus, et non encore couverts par le programme de la Tnt, deux vidéoprojecteurs avec décodeur intégré, et un poste téléviseur numérique de 32 pouces pour les lieux publics. Ce qui leur permettra de recevoir gratuitement 21 chaînes de télévision pendant les 5 ans que durera le projet. Outre les places publiques, des foyers bénéficieront de kits de réception par satellite, munis de téléviseurs. Grâce à ces équipements, ils recevront sans frais pendant 2 mois, 33 chaînes y compris la chaîne nationale. Ainsi parés, ces foyers pourront souscrire à un abonnement d’un coût forfaitaire destiné à l'entretien des équipements, car le projet a un caractère social et inclusif.
Une façon pour le gouvernement, notamment le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, de réduire la fracture d’accès au service audiovisuel, en sus de la révolution numérique. Il s’agit de créer des liens entre les Béninois, de permettre à chacun d’eux où qu’il soit de se sentir attaché à son pays. Une forme d’expression de solidarité nationale à l’égard des couches vulnérables, en général tenues en marge des progrès, en l’occurrence les agréments qu’offre la télévision numérique et contribuant au bien-être des populations.

Société 28 févr. 2019


Dégradation de l’hôtel Plm Alédjo: Le berceau de la démocratie en décrépitude

Il y a 29 ans, le Bénin prenait l’envol du renouveau démocratique à l’hôtel Plm Alédjo à Cotonou. Après ces assises nationales, l’infrastructure ayant abrité les discussions des quatre cent quatre-vingt-treize délégués est dans une profonde agonie. Le pouvoir en place envisage de la ramener à la vie.

L’hôtel Plm Alédjo, ce lieu qui a vu naître la démocratie béninoise en février 1990 se dégrade s’il ne l’est déjà. Sa devanture annonce les couleurs du drame, s’il en est, qui se joue à l’intérieur. Des enfants en pleine distraction font office de concierges dans les locaux qui servaient d’abris aux gardiens à l’entrée. L’environnement est orné par un décor de potagers.
Une fois à l’intérieur, le constat laisse le visiteur pantois. Abandonné à son sort, l’hôtel, du moins la salle de conférence est presque dans l’agonie. L’état délabré de l’infrastructure suscite étonnement et confusion. Les ruches d’abeilles servent de cadenas pour la porte d’accès au hall d’accueil. Difficile de franchir ce seuil tout seul sans l’aide des tenanciers.
Ce piège évité, il faut retenir son souffle pour ne pas inhaler pendant longtemps la poussière et supporter la chaleur que dégagent les documents entassés çà et là au niveau du hall d’accueil. La Commission électorale nationale autonome (Cena) et le Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) en ont fait un magasin. Des documents électoraux et autres accessoires jonchent le sol. Ils sont enveloppés de toiles d’araignée et de poussière…« Ces documents ne seront certainement plus utilisés, leur présence nous encombre », lâche l’assistant du directeur général de la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat (Sopie), Laurent Eric Kpanou. Il espère qu’après les législatives prochaines, la salle sera dégagée.

Environnement sale et encombré

Ceci n’est que la partie visible de l’iceberg. La salle de conférence, lieu qui a servi de cadre d’échanges aux quatre cent quatre-vingt-treize délégués dont quinze femmes ayant pris part aux assises nationales, souffre de l’indifférence des acteurs
sociopolitiques. Elle est quasiment détruite. Moquette sale et non entretenue, toiture percée, sol retenant des eaux stagnantes dues à la pluie, murs défaits, sièges hors d’usage, le décor ne présente aucune attraction digne du panthéon de la démocratie béninoise. Le podium aussi reçoit son lot de bagages encombrants. Les marques de l’histoire de la démocratie béninoise s’effacent.
La salle de conférence qui a abrité la grand-messe nationale est comparable à une jeune fille née avec une beauté sublime, que tous louangeaient, mais qui, en devenant majeure, perd de son charme et de son superbe du fait de la négligence de ses parents qui n’ont pas su l’entretenir et la valoriser.
Sur place, l’assistant du directeur général de la Sopie, Laurent Eric Kpanou, donne quelques consignes pour débarrasser le podium de son trop plein ‘’d’ordures’’. « Il est vrai que la salle est dans un état piteux, mais nous lui devons du respect compte tenu du rôle qu’elle a joué dans l’histoire de notre pays », reconnait-il.
Il y a 29 ans, nul ne pouvait imaginer le sort actuel de l’hôtel Plm Alédjo. Il brillait de mille feux et était l’un des plus en vue en Afrique, parce que chargé d’histoires et d’inspirations pour d’autres pays africains qui ont emboîté le pas au Bénin sur le chemin de la démocratie. En son sein, le marxisme-léninisme a été englouti.
Si l’accès aux lieux est désormais très strict et surveillé aujourd’hui pour les usagers, les animaux et insectes eux n’ont cependant pas besoin d’une quelconque permission avant de s’installer allègrement, du fait du comportement des hommes.

Espoir

Toutefois, tout n’est pas perdu pour le Plm Alédjo. Une lueur d’espoir se profile pour le ramener de sa descente aux enfers : la Rupture est à son chevet pour favoriser son relooking. Le gouvernement en a fait une priorité dans le volet tourisme et culture de son programme d’action. Un point d’honneur est mis sur sa réhabilitation au regard de son importance historique pour le Bénin et l’Afrique entière. C’est dans ce cadre qu’a été créée la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat (Sopie). Aussi, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, avait-il déjà effectué un déplacement sur les lieux pour constater l’état de dégradation des infrastructures aux fins des diligences à faire.
L’assistant du directeur général de la Sopie rassure de la bonne foi du gouvernement pour sauver le panthéon de la démocratie béninoise. « Si nous y sommes, c’est parce que l’Etat y a des intérêts et a besoin de nous », soutient-il.
La démocratie béninoise, symbole de paix et d’unité nationale, boucle ses 29 ans ce jeudi 28 février. Devrait-on peut-être espérer que l’hôtel Plm Alédjo, ayant abrité cet évènement majeur dans l’histoire du pays, renaisse de ses cendres, dans le cadre de la célébration des noces de perle du renouveau démocratique en février 2020. L’espoir est permis, notamment pour enseigner à la postérité les fondamentaux de la République.

Propreté et sécurité aux mains des maraîchers

Témoin d’un moment clé de l’histoire du Bénin, le Plm Alédjo n’existe aujourd’hui pratiquement que de nom. Il retrouve une certaine vie grâce aux jardiniers qui y cultivent différentes plantes utiles pour la vie. Le décor saute à l’œil, mais a un intérêt. Même si l’Etat peut amorcer les travaux de réfection à tout moment, l’on se réjouit quelque peu de leur présence sur les lieux. Ils travaillent à rendre l’environnement propre et leur présence dissuade bien des hors-la-loi.
« Il est vrai que le site du Plm Alédjo n’est pas destiné au jardinage, mais faut-il jeter les hommes qui travaillent la terre dehors pour créer encore un autre problème social ? Faudrait-il que le Plm devienne un nid de retranchement des malfrats ? », s’interroge l’assistant du directeur général de la Sopie, Laurent Eric Kpanou. « Il vaut mieux les garder dans la maison pour qu’ils continuent de sécuriser et d’assurer la propreté des lieux ; nous les avons acceptés en attendant que le projet du gouvernement prenne corps», explique-t-il.
Ils sont une trentaine de maraîchers à exercer sur un domaine d’environ seize hectares. Ceux qui se sont installés en couple ont grossi le nombre à cinquante-huit familles.
Yaovi Bossa fait partie des occupants. Il est conscient de ce que vaut le Plm Alédjo et se dit prêt à plier bagage si le gouvernement venait à entériner la réfection des lieux.
« Il fut une période, le Plm Alédjo ressemblait à une forêt. Les usagers étaient sur le qui-vive. Si vous êtes arrivés à vous frayer un passage, c’est à cause de notre présence », témoigne-t-il.
Tania Edah, vendeuse de légumes, reconnait aussi le mérite des lieux. Elle prend progressivement ses dispositions pour éviter un déguerpissement brusque en temps opportun. « Nous savons tous qu’ici c’est un domaine public. A tout moment, on peut nous demander de vider les lieux. Nous ne perdons pas de vue cette réalité », projette-t-elle. Même s’ils en tirent leur gagne-pain, ceux-ci ne semblent pas moins préoccupés du sort de l’hôtel que les politiques.

Société 28 févr. 2019


Deuil dans la musique béninoise: Excentrique Stan Tohon !

Décédé le mardi 26 février dernier à Paris, le roi du Tchink system, Stan Tohon Mohamed Ibitosh, laisse un grand héritage dans le gotha musical béninois. Après une carrière bien remplie auréolée d’une trentaine d’albums dans son escarcelle, le colosse anticonformiste s’en est allé !

Singulier, Roger Stanislas Tohon alias Stan Tohon Mohamed Ibitosh ou Papy Grande, aura été, non pas par sa colossale stature mais par son art. Alors que le Bénin des années 70 était encore sous l’influence du high-life ghanéen, de la juju nigériane, de la rumba congolaise, de la musique afro-cubaine et autres, le jeune adolescent, la douzaine, fait plutôt un retour à la source traditionnelle pour créer ce qui deviendra un courant musical national : le Tchink system.
Bien qu’influencé très tôt par James Brown dont il interprétait les chansons et Gnonas Pedro aux côtés duquel il a évolué pendant longtemps, Stan Tohon se refuse de « copier les autres» et va chercher le Tchinkounmè brut de Savalou, un rythme à l’origine funéraire dans lequel excellait feu Anatole Houndéfo dit Alokpon. Il fusionne tambours aquatiques ‘’gota’’ et sonorités d’instruments modernes rappelant le jazz, le reggae, l’afro-beat, le Rnb, le soukouss et autres musiques en vogue. Le choix de ce rythme traditionnel n’est pas un hasard, selon l’artiste. « C’est une musique très riche dans laquelle on retrouve beaucoup de rythmiques », a-t-il justifié.
Le parcours n’aura pas été sans embûches pour le gamin de la rue, flâneur, débrouillard touche-à-tout : aide-maçon, fabricant de claies ‘’bohoungô’’ qui sera très tôt révélé comme un talent incontournable par les animateurs Guy Kpakpo et Dave Wilson, après qu’il a abandonné à deux reprises les bancs. Ces derniers contribuent à l’enregistrement de son tube Yalo à la Satel, un morceau dénonçant la misère ambiante qui lui a valu l’exil au Togo comme son ami Nel Oliver qui a trouvé refuge en France, aux temps forts de la Révolution.
Le précurseur du Tchink se fera remarquer sur le plan international (Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina Faso, France), dans la même veine que Wally Badarou et Angélique Kidjo révélée par l’album Logozo et avec qui Stan Tohon a fait l’ex-Cemg (Collège d’enseignement moyen général) de Gbégamey. Et depuis, il n’a cessé de conjuguer le verbe ‘’Tchinker’’, avec différentes sortes du rythme Tchink, lesquelles ressemblent tantôt à du reggae, tantôt à de la salsa ou encore à du funk, etc.

Plus qu’une musique…

Le Tchink system deviendra un courant musical national auréolé par une danse mais aussi un look particulier de son initiateur. Il disait avoir horreur de voir « des artistes qui s’habillent comme des fonctionnaires ».
« Il ne faut pas que le look s’endort, il faut le réveiller », estime l’artiste, remarquable par ses tresses et surtout ses costumes bouffants. En fait, le fringant jeune homme des années 80 s’est métamorphosé en un mastodonte de 110 kilos voire plus, laissant entendre sur lui des boutades comme quoi il pouvait manger à lui tout seul une bassine de beignets, un cochon entier. Qu’à cela ne tienne ! Stan Tohon s’en moquait.
Dans le même temps, la vedette semble perdre de sa superbe, après un long séjour en France. Il enchaînera les albums mais ils ne connaissent pas le même succès que les premiers titres comme Yalo, Ahouamatchizo, Okou et plus tard, Zémidjan, Oxo. Toutefois, l'artiste garde le cap. Il saisit surtout les occasions des élections pour inoculer, à travers ses morceaux, le vaccin de la prévention des conflits et de la non-violence. Autoproclamé «sommité » de la musique béninoise, il en profite, lorsqu’il en obtient les moyens, pour faire des tournées avec d’autres artistes. Ses prises de position vis-à-vis des gouvernants font de lui un artiste parfois engagé.
Le roi Stan Tohon s’en est allé, mardi dernier, à l’âge de 65 ans, laissant derrière lui deux enfants : Pétronille et Carlos et une veuve : l’artiste marocaine Khadidja avec qui il a refait sa vie depuis 2004.
Dans le milieu artistique, Stan Tohon est quelque peu craint, taxé à tort ou à raison d’être responsable du mauvais sort de tel ou de tel autre. Mal-aimé ou pas, c’est un grand artiste qui a tourné dos à la scène. Ses nombreuses œuvres parlent de lui et pour lui. Salut l’artiste !.

Culture 28 févr. 2019


Elections législatives d’avril 2019: L’Opposition crie à l’exclusion

N’ayant pas pu obtenir le certificat de conformité exigé pour pouvoir déposer leurs dossiers de candidatures et participer aux législatives prochaines, les forces dites de l’Opposition ont fait, ce mercredi 27 février à Cotonou, une sortie. A travers une déclaration lue par le député Basile Ahossi, elles dénoncent ce qu'elles qualifient de leur exclusion du processus électoral en cours et réaffirment leur volonté de participer aux prochaines législatives du 28 avril 2019.

Les forces de l’Opposition n’acceptent pas d’être en marge des législatives d’avril prochain et disent leur détermination à y participer. Elles l’ont fait savoir à travers une déclaration commune hier mercredi 27 février.
Pour faire comprendre la situation, selon Basile Ahossi, député de la minorité parlementaire, qui a donné lecture du texte, la confection de la Charte des partis politiques et du Code électoral vise à exclure l’Opposition. Mais celle-ci, soutient-il, s’est mise en règle vis-à-vis des nouvelles dispositions. Toutefois, l’Opposition n’est pas au bout de ses peines, fait-t-il savoir. Elle est, à l’en croire, victime d’une « exclusion des compétitions électorales ». A l’appui de son allégation, il mentionne la situation relative au quitus fiscal et au certificat de conformité. S’agissant du quitus fiscal, les partis de l’Opposition allèguent qu’il est délivré aux députés de la Mouvance «sans qu'on ne se soucie de leur situation fiscale réelle » alors que la plupart des candidats de l’Opposition sont bloqués même s’ils satisfont « aux nombreuses exigences». En ce qui concerne le certificat de conformité, Basile Ahossi relève d’abord ce qu’il appelle « intrusion du président de la Cour constitutionnelle » qui l’aurait inventé. Ainsi, l’Opposition n’apprécie-t-elle pas l’exigence de cette pièce ni qu’elle soit délivrée par le ministre de l’Intérieur. Car, explique-t-il, sur la base d’une interprétation erronée, le certificat de conformité n’est délivré qu’aux seuls partis de la Mouvance au moment où il est refusé aux partis de l’Opposition, soutient-il.
Cependant, les forces de l’Opposition se disent déterminées à ne pas rester en marge du processus électoral en vue. « Les forces de l’Opposition, par la présente réaffirment leur attachement au processus démocratique en cours dans notre pays et disent haut et fort qu’elles participeront aux élections législatives du 28 avril 2019», lance Basile Ahossi.

Politique 28 févr. 2019


Commission électorale nationale autonome: Récépissé provisoire aux partis en attendant l’étude des dossiers

La Commission électorale nationale autonome a procédé, conformément aux dispositions de la loi, à la clôture du dépôt des dossiers des candidatures pour les élections législatives d’avril 2019, ce mardi 26 février à 00 heure. Après une nuit blanche pour des partis dans l’enceinte de la commission, l’institution leur a délivré le récépissé provisoire de dépôt. En attendant l’étude fatidique des dossiers.

Les partis politiques ayant déposé leur dossier de candidature pour les élections législatives du mois d’avril prochain sont entrés en possession de leur récépissé provisoire de dépôt à eux délivré par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il s’agit du Parti du renouveau démocratique (Prd), l’Union progressiste, le Bloc républicain, le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), la Force cauri pour le développement du Bénin, l’Union sociale libérale et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). La Commission électorale nationale autonome (Cena) vient ainsi de jouer un premier rôle dans le processus devant aboutir à l’élection des députés de la huitième législature. Il est vrai, selon les déclarations émanant de certains membres des partis politiques ayant déposé leur dossier, qu’il manque une pièce pour certains, notamment le certificat de conformité exigé par la Cour constitutionnelle dans l’une de ses décisions. C’est le cas de l’Union sociale libérale qui est dans la logique selon laquelle la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin ni celle n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin ne prévoient ce certificat de conformité. Cette pièce pour laquelle certains partis n’ont pu remplir les formalités pour se conformer aux exigences de la loi les exclut définitivement de la compétition pendant que d’autres ont réussi à l’obtenir. Il faut dire, qu’après cette première étape de réception des dossiers de candidature, la Commission électorale nationale autonome a la plus grande tâche conformément aux dispositions de la loi portant Code électorale citée supra. Elle devra étudier les dossiers et prononcer la recevabilité de ceux remplissant les conditions.
L’article 47 du Code spécifie que : « Le rejet d’une candidature ou d’une liste de candidature doit être motivé. Ce rejet doit être notifié aux intéressés dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de dépôt et peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction compétente. Le délai du recours en cas de rejet d’une candidature ou d’une liste de candidatures est de quarante-huit heures à partir de la réception de la notification. La juridiction compétente statue sur le recours dans un délai de cinq jours ». visiblement, les partis qui n’ont pas reçu la pièce de conformité à la Charte des partis politiques peuvent savoir à quoi s’attendre dans les délais prévus par le Code.

Actualités 28 févr. 2019


Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation: Partners for development inaugure quatre centres communautaires

L’Ong américaine Partners for development (Pfd) a procédé, ce mardi 26 février, à la remise de quatre centres communautaires (Community-based centers en anglais) au profit des acteurs de la filière ananas d’Allada et environs. L’inauguration de ces infrastructures devant servir au stockage d’intrants agricoles et à la formation des producteurs et transformateurs s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex).

Le bassin de l’ananas au Sud-Bénin dispose désormais de quatre centres communautaires où seront disponibles les intrants et se formeront les producteurs et les transformateurs. Implantés dans quatre villages à savoir Avazounkpa et Ahouannonzoun dans la commune d’Allada, à Tandahota (Tori-Bossito) et à Zanzoun (Zè), ces centres dénommés « Community-based centers » comportent chacun un magasin de stockage d’engrais, une salle de formation et un module de toilettes à deux cabines. Ils ont été inaugurés hier par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston
Dossouhoui, et les responsables de Partners for development (Pfd) dont Mme Dale Miller Hill venue des Etats-Unis, en présence des bénéficiaires.
Réalisées par l’Ong américaine Pfd dans le cadre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex 2016-2020), ces infrastructures sont destinées aux membres du Réseau des producteurs d’ananas du Bénin (Repab), de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab) et de l’Initiative pour la relance de l’ananas (Ira), mais aussi aux non membres producteurs d’ananas, indique Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin. Le projet Pinex vise à impacter 4000 producteurs d’ananas dans le département de l’Atlantique, 60 entreprises de transformation et six entreprises d’exportation d’ananas, précise-t-elle.
Les Community-based centers, financés par le Département américain de l’Agriculture (Usda), se veulent des centres de formation sur les pratiques culturales et autres connaissances techniques en vue d’améliorer la productivité de l’ananas, et des lieux d’acquisition des intrants agricoles nécessaires à la production d’ananas de qualité.
Le ministre Gaston Dossouhoui a salué ce geste de l’Ong qui permettra de booster la productivité et la commercialisation de l’ananas béninois dont le label est prisé dans la sous-région et surtout en Europe et en Amérique. Il a saisi l’occasion pour inviter les acteurs de cette filière « importante pour le gouvernement » à œuvrer à l’appropriation et au respect des itinéraires techniques d’une part et au renforcement des capacités en vue d’augmenter la transformation sur place (à hauteur de 30 % d’ici 2021) de l’ananas en jus et autres produits dérivés, afin d’y apporter une plus forte valeur ajoutée d'autre part.
Recevant les conventions de cession de ces bâtiments, les bénéficiaires par la voix du président du Repab, Nicolas
Vigan, ont témoigné leur gratitude à l’Ong américaine avant de prendre l’engagement de s’en servir à bon escient, en les pourvoyant d’engrais et en organisant régulièrement des sessions de formation au profit des producteurs et des transformateurs.
« Faites un bon usage de ces bâtiments et assurez leur maintenance et ils vous serviront pendant longtemps, très longtemps même », recommande Mme Dale Miller Hill. Elle est appuyée par la représentante résidente qui prie les autorités locales qui ont d’ailleurs offert les domaines d’implantation de ces centres à aider les bénéficiaires dans ce sens.
Le ministre Gaston Dossouhoui entend y veiller particulièrement. D’ailleurs, Partners for development à travers le Pinex a indiqué comment les infrastructures seront cédées à d’autres organisations pour éviter qu’elles deviennent une propriété individuelle si les bénéficiaires n’existent plus, avertit Mme Cynthia Taha.

Actualités 27 févr. 2019


Prisons civiles de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété: Des lampadaires solaires et un château d’eau inaugurés

Le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Karel Dogué, a officiellement remis, ce mardi 26 février, à la prison civile d’Akpro-Missérété, 61 lampadaires solaires et à celle de Porto-Novo un château d’eau plus mirador. Les ouvrages sont réalisés dans le cadre du Projet d’appui à la justice financé par l’Union européenne.

La bonne santé du partenariat durable entre le gouvernement béninois et l’Union européenne a été, une fois encore, célébrée ce mardi 26 février dans les prisons civiles d’Akpro-Missérété et de Porto-Novo. Elles bénéficient désormais de 61 lampadaires solaires et d’un château d’eau de 50 m3 doté de mirador. Les deux ouvrages ont été réalisés à près de 140 millions F Cfa financés par l’Union européenne à travers le Projet d’appui à la justice. Les lampadaires ont coûté plus de 79 millions F Cfa et le château d’eau avec mirador, près de 59 millions F Cfa.
Une forte délégation des autorités du ministère de la Justice et de la Législation et de l’Union européenne était dans les deux prisons civiles ce mardi pour la remise officielle des infrastructures. A chacune des deux étapes, l’exercice a été le même pour la mise en service des deux joyaux qui vont répondre un tant soit peu aux besoins vitaux et sécuritaires des détenus de ces maisons d’arrêt. Occasion pour le directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Karel Dogué, de revenir sur l’engagement que partagent depuis de longue date l’Union européenne et le gouvernement en matière d’appui au secteur de la justice à travers le Projet d’appui à la justice, financé sur les ressources du 10e Fonds européen de développement (Fed). Selon lui, ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la réforme du système pénitentiaire prônée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, et conduit par le ministère de la Justice et de la Législation suivant le Programme d’actions du gouvernement (Pag).

Améliorer les conditions de vie des détenus

Karel Dogué se réjouit que les ouvrages puissent contribuer à l’amélioration des conditions de vie des détenus. Il renouvelle la gratitude du Bénin à l’Union européenne pour tous ses efforts au profit du développement de la justice. Selon Chantal Symoens, chef de l’équipe
« Gouvernance » à la Délégation de l’Union européenne, ces deux ouvrages viennent s’ajouter à plusieurs autres déjà réalisés ou en instance de démarrage par son institution pour impacter positivement les conditions de vie des prisonniers au Bénin. Elle cite la réalisation de 75 lits métalliques au profit de la prison civile d’Abomey ; le don de cinq fourgons flambant neufs aux prisons dont celle de Porto-Novo pour faciliter le transport des détenus. Chantal Symoens n’oublie pas l’appui au barreau béninois sous forme d’aide juridictionnelle et la signature très bientôt de contrat avec des Organisations de la Société civile toujours au profit des prisonniers. La chef de l’équipe « Gouvernance »
à la Délégation de l’Union européenne n’a pas manqué de dire toute sa satisfaction par rapport à la baisse du taux de surpeuplement dans les prisons civiles au Bénin. Lequel est passé de 192% en 2017 à 151% en 2018 avec l’ouverture de nouvelles maisons d’arrêt. Chantal Symoens rassure de la détermination de l’Union européenne à poursuivre les efforts aux côtés du gouvernement pour davantage d’humanisme dans les maisons d’arrêts et renforcer la justice au Bénin. Le coordonnateur national de l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur du Fed, Septime Azonnoudo, qui pilote le Projet d’appui à la justice a invité les bénéficiaires des ouvrages à une gestion rationnelle et responsable des joyaux. Mais, il sera rassuré par le régisseur de chacune des deux prisons civiles. Les lieutenants Séidou Aboudou et Léandre Sèdaminou ont respectivement pour le compte de la prison civile
d’Akpro-Missérété et de celle de Porto-Novo promis de prendre bien soin de ces joyaux, fruits de la coopération entre l’Union européenne et le Bénin.

Société 27 févr. 2019


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