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Nouvelles

Caisse nationale de sécurité sociale: Le mode de calcul des pensions revu
Si rien n’est fait, la branche des pensions afficherait un déséquilibre d’ici 2025 à la Cnss. Pour pallier cette situation, il est envisagé une réallocation du taux de cotisation des prestations familiales vers la branche des pensions ainsi que l’élargissement de la base salariale de calcul des pensions.Le taux des prestations familiales passera de 9 % à 6 % et celui des pensions de 10 % à 13 % à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), d’après le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep 2023-2025) adossé à la loi de finances 2023. Cette réallocation du taux de cotisation des prestations familiales vers la branche des pensions est l’une des recommandations de l’évaluation actuarielle de la Cnss réalisée dans le cadre de sa nouvelle politique de gestion, renseigne le document du ministère de l’Economie et des Finances (Mef). Aussi, la base salariale de calcul des pensions sera-telle élargie. La rémunération mensuelle moyenne sera désormais calculée en prenant les huit dernières années de cotisation au lieu des cinq dernières années comme c'est le cas actuellement. Le but visé, c’est de « faire évoluer les charges techniques moins vite que les cotisations ». En effet, l’évaluation révèle la bonne santé financière des branches de prestations familiales et de risques professionnels, tandis que la branche des pensions afficherait un déséquilibre d’ici 2025 si rien n’est fait.Les recettes à la Cnss s’afficheraient à 140,9 milliards F Cfa en 2025 contre 135,5 milliards F Cfa en 2023, soit une augmentation de 4,0%, selon les projections. Les dépenses ressortiraient à 69,6 milliards F Cfa en 2025 contre 65,8 milliards F Cfa en 2023, affichant ainsi une hausse de 9,5 %. En somme, le résultat net ressortirait en moyenne à 70,4 milliards F Cfa sur la période 2023-2025. L'effectif des assurés connaîtrait une progression de 13,1 % en s’établissant à 484 486 en 2025 contre 428 337 en 2023. Quant aux employeurs, leur nombre augmenterait de 14,8% sur la période, en passant de 50 419 en 2023 à 57 861 en 2025.

 Stratégie de modernisation

La politique de gestion de la Cnss consiste à assurer des prestations de qualité aux usagers-clients, à garantir la pérennité du régime général de sécurité sociale et à doter la Caisse d’une organisation performante. A cet effet, les actions de la Caisse se pencheront sur la dématérialisation et la simplification des procédures aux employeurs et assurés, la déconcentration de la liquidation des prestations à long terme au niveau des agences, le recouvrement d’au moins 97 % des cotisations, la diversification des investissements, l’accroissement du taux de couverture sociale, la maîtrise des risques majeurs et l’assurance d’un meilleur contrôle interne. La modernisation du système de management, la mise en production d’un nouveau système informatique, l’accession à un niveau optimal d’automatisation des tâches et processus, sont les actions envisagées afin d’améliorer la gestion et d’augmenter les effectifs aussi bien des assurés que des employeurs. L’effectif des assurés est passé de 336 154 en 2019 à 353 231 en 2020 puis à 378 696 en 2021, selon les données de la Cnss. Quant à l’effectif des employeurs immatriculés à la Cnss, il est passé de 38 139 en 2019 à 41 363 en 2020 pour s’établir à 43 934 en 2021. Les produits de la Cnss sont passés de 121,5 milliards F Cfa en 2019 à 155,1 milliards F Cfa en 2020 avant de chuter à 126,7 milliards F Cfa en 2021. Pour 2022, l’effectif total des assurés et des employeurs ressortirait respectivement à 402 753 et 47 065, soit des hausses respectives de 6,4 % et 7,1 % par rapport à 2021. Le total des produits est attendu à 132,8 milliards F Cfa. Les charges, quant à elles, atteindraient 64,8 milliards F Cfa en 2022 contre 50,9 milliards F Cfa en 2021 et 73,5 milliards F Cfa en 2020. Projection des résultats nets de la Cnss sur les trois prochaines années [caption id="attachment_91213" align="alignnone" width="470"] En lien avec les réformes en cours et les objectifs de modernisation de la Cnss, les recettes
et les dépenses de la Caisse enregistreraient une hausse, entraînant une stabilisation des
résultats nets à moyen terme[/caption]
Economie 22 déc. 2022


Elections libres, transparentes et apaisées: Une délégation de l’Eglise catholique à la Cour constitutionnelle (Un pèlerinage projeté sur la tombe de Mgr Isidore de Souza)
Le clergé catholique reste préoccupé par la tenue d'élections législatives libres, transparentes et apaisées, le 8 janvier prochain. C’est le message porté au président de la Cour constitutionnelle par le Révérend Père Nathanaël Soede, aumônier national des cadres et personnalités politiques de l’Eglise, ce mercredi 21 décembre à Cotonou.Des actions à court moyen et long termes sont déployées par l’Eglise catholique en vue de la préservation de la paix, dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives. Une délégation conduite par le Révérend Père Nathanaël Soede, aumônier national des cadres et personnalités politiques de l’Eglise, est allée faire part de ces initiatives au président de la Cour constitutionnelle et solliciter l’accompagnement de la Haute juridiction pour l’atteinte de cet objectif, en raison du rôle majeur que joue l’institution dans l’organisation du scrutin. Portant la voix du Clergé à l’occasion, le prélat explique que la préoccupation de la Conférence épiscopale du Bénin et celle de la Cour constitutionnelle, institution chargée de la validation des élections est, de contribuer à ce que règnent des comportements de paix et de vérité. « Nous sommes venus partager avec l’institution sublime de l’élection notre solidarité, dans sa préoccupation qui est celle de tous les citoyens et que porte l’Eglise, à savoir œuvrer afin que des attitudes de paix garantissent les prochaines élections », a martelé le Révérend Père Nathanaël Soede. Il fait savoir que le 20 mai dernier, pour cette cause, l’Aumônerie dont il a la charge, a réuni autour d’un panel, les acteurs politiques de différents bords qui se sont engagés à œuvrer pour des élections pacifiques.

Un acte fondamental

Dans cette dynamique, le 29 décembre, l’Eglise organisera un pèlerinage sur la tombe de Mgr Isidore De Souza avec les représentants des principales religions, de la société civile et d’acteurs politiques. « Ceci, pour qu’aux pieds de Mgr Isidore de Souza qui nous rassemble en démocratie, nous puissions nous engager tous à des comportements pacifiques pendant les élections et au lendemain des élections, assumer notre responsabilité pour un développement intégral », a révélé l’aumônier national des cadres et personnalités politiques de l’Eglise. Il va ajouter qu’il s’agit d’un acte fondamental parce que « les morts ne sont pas morts ». D’où, selon le prélat, la nécessité de ce retour à un engagement aux comportements qui étaient les siens en période électorale et surtout à l’espérance qu’il a su insuffler au peuple béninois en 1990. Il s’ensuivra au cours de la même soirée aux environs de 19 h, soit une heure après le recueillement et la prière sur la tombe de Mgr de Souza, une messe pontificale (dirigée par un évêque) afin de rendre grâce pour l’année et confier les prochaines élections au Seigneur, avec le concours de toutes les autres religions. « Que les élections prochaines donnent à notre pays, de célébrer le choix de ses dirigeants dans la convivialité et la fraternité, pas parce que l’on a reçu de l’argent, mais parce qu’on accepte mutuellement », a souligné l’aumônier. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle, Razaki Amouda Issifou s’est réjoui de ce que l’Eglise est fidèle à sa mission, et qu’à travers l’Aumônerie des cadres et personnalités politiques, elle est préoccupée par la promotion de la justice et la paix dans les grands moments du pays. Aussi, selon l’aumônier, le président Razaki Amouda a salué l’ouverture des prochaines activités, en vue de la préservation de la paix, aux autres confessions religieuses et aux acteurs de la société civile?
Actualités 22 déc. 2022


JAMAIS RIEN VENDU !
On vous l’avait bien dit, mon Neveu Patou dirige un pays de pagailleurs avec des pagailleurs partout ! Sinon que, comme annoncé, le Papatou Noël est passé déjà depuis mardi dernier chez les fonctionnaires, dont «le cadeau» de bon nombre déposé aux pieds des sapins bancaires, ne leur est jamais apparu dans leurs rêves les plus colorés... Mais ils auront beau user de leur nouveau pouvoir accru d’achat dans les dépenses de fêtes en cette fin d’année, quand dans un rituel médiatique, de jeunes reporters de la multitude de médias audiovisuels en mal de sujets, vont tendre leurs micros à mes Nièces vendeuses de divers et de jouets, la réponse, une bien malhonnête antienne, sera la même depuis une vingtaine d’années : « Nous n’avons rien vendu, cette année est pire que l’année passée» ... Vous tous mes Neveux et Nièces qui rappelez qu’il y 20 ans, ce n’était que sur l’avenue Mgr Steinmetz qu’il y avait une petite foire aux jouets, contrairement à nos jours où il y en a dans toutes les rues et qu’il n’y avait pas le million de vendeuses de divers comme aujourd’hui, vous êtes tous des pagailleurs ! Votre Oncle AGBAYA Actualités 22 déc. 2022


Concertation des acteurs du Pctl Uemoa à Cotonou: Mieux se connaître pour une bonne coopération transfrontalière
Dans le cadre du Programme de coopération transfrontalière locale (Pctl) financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par le Conseil des collectivités territoriales (Cct) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), un atelier de concertation entre acteurs locaux et structures nationales en charge de la gestion des frontières, se tient à Cotonou du mercredi 21 au vendredi 23 décembre. L’objectif est d’amener les principaux acteurs à se connaître et à définir un cadre d’accompagnement conjoint et harmonisé autour des populations transfrontalières.Le cadre de concertation transfrontalière de l’espace Dendi-Ganda, instance faîtière des collectivités transfrontalières du Sud Bénin et le Togo, les structures nationales en charge de la gestion des frontières et les partenaires techniques et financiers en la matière, sont réunis à Cotonou dans le cadre du Programme de coopération transfrontalière locale. L’objectif du Pctl est de faire en sorte que les populations vivant dans les zones transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest aient un accès renforcé aux services socio-économiques et culturels délivrés par les collectivités territoriales dans un environnement juridique, institutionnel et sécuritaire national et régional favorable. L’organisation de cette rencontre entre faîtière et structures nationales en charge de la gestion des frontières vise à mieux faire connaître les espaces transfrontaliers du Dendi Ganda et de la bande côtière Sud Bénin-Togo, à définir un cadre pour l’accompagnement technique et à assurer le suivi des activités mises en œuvre par la faîtière. Il est question de présenter les accords-cadres de coopération bilatérale entre les Etats et les missions des structures nationales en charge de la gestion des frontières ; de présenter la faîtière notamment la structuration, l’organisation, le fonctionnement, les résultats acquis et les perspectives ; puis de définir les pistes de collaboration et d’accompagnement de la faîtière. Cette concertation est, selon Marcel Baglo, directeur général de l'Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), le fruit d'une prise de conscience, car les questions frontalières sont de véritables enjeux de développement en Afrique de l’Ouest. Björn Schranz, chef suppléant de coopération internationale suisse à Cotonou, ajoute que la gestion des frontières et la coopération transfrontalière sont devenues des enjeux majeurs des stratégies nationales et régionales. Et pour Ahmed Bello Ky-Samah, préfet de l'Alibori, aménager les espaces frontaliers, plus qu’un défi, est une opportunité. Les collectivités territoriales sont les plus proches des frontières et elles représentent un maillon important dans le processus d’'intégration. Énonçant les défis, Yaovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l'Uemoa au Bénin, évoque la nécessité de continuer à réduire la pauvreté et l'insécurité et à renforcer les bases du développement durable pour le bien-être des peuples. Il a, par ailleurs, salué l’engagement de tous les acteurs et partenaires du Pctl. « Votre mobilisation est l’expression d’une solidarité entre non seulement les Etats membres, mais aussi, entre les populations unies dans une communauté de destin », a-t-il reconnu. A l’en croire, cette initiative répond à la volonté de la commission de l’Uemoa de promouvoir « l’intégration par les Etats, mais aussi et surtout l’intégration par les peuples dont le Conseil des collectivités territoriales (Cct-Uemoa) est une cheville ouvrière ».

Pourquoi un cadre de concertation ?

Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Programme de coopération transfrontalière locale (Pctl), il est prévu de renforcer les cadres juridique, institutionnel et les mécanismes nationaux dans le but de promouvoir la coopération transfrontalière locale et d’accompagner les inter-collectivités transfrontalières dans l’animation territoriale et la mise en œuvre des projets prioritaires. Il s’agit en l’occurrence pour l’espace Dendi-Ganda, de la redynamisation du cadre de concertation transfrontalière avec l’intégration de huit nouvelles communes du Bénin, du Niger, et du Nigéria. En avril 2022, l’organe faîtière des collectivités transfrontalières du Sud Bénin et le Togo a déjà été mis en place pour la bande côtière Sud (Bénin-Togo). L’opérationnalisation de ces deux cadres institutionnels locaux de coopération permettra d’accompagner le processus d’élaboration des schémas d’aménagement transfrontaliers intégrés (Sati) et de porter, plus tard, la mise en œuvre des projets d’investissements locaux. Les autorités locales qui assurent le pilotage institutionnel de cette coopération transfrontalière devront bénéficier de l’accompagnement des autorités administratives déconcentrées et des structures nationales chargées de la gestion des espaces transfrontaliers compte tenu des capacités relativement faibles en maitrise d’ouvrage des collectivités territoriales et de la nécessité de renforcer le processus de décentralisation. D’où la nécessité d’un cadre de concertation régional entre acteurs locaux et centraux.
Société 22 déc. 2022


Curricula révisés de français et de mathématiques au Ci: Les enseignants formés pour la période des apprentissages systématiques
Après la phase d’immersion, les enseignants du Cours d’initiation (Ci) et les nouveaux directeurs d’écoles primaires suivent, depuis lundi 19 décembre dernier, sur l’ensemble du territoire national, la seconde étape de formation sur les nouvelles techniques d’approche des curricula révisés de français et de mathématiques au Ci, celle des apprentissages systématiques.La mise en œuvre de la réforme curriculaire en français et en mathé-matiques au Cours d’initiation (Ci) et Cours préparatoire deuxième année (Cp) suit son cours normal sur le terrain. C’est dans ce cadre que le gouvernement organise, depuis lundi19 décembre dernier, sur l’ensemble du territoire national, la seconde phase de la formation au profit des enseignants de Ci et des nouveaux directeurs d’écoles primaires sur les nouvelles techniques d’approche des curricula révisés. Ce renforcement fait suite à la première consacrée à la phase d’immersion des participants où ils ont été entreténus sur les principes qui fondent l’élaboration des nouveaux documents pédagogiques à savoir manuels, guides, cahiers d’activités, et autres en français et en mathématique ; comment les appliquer convenablement en classe dont le livre décodable. Cette fois-ci, ils sont outillés pour la période des apprentissages systématiques qui commencent dès la reprise des classes en janvier prochain. Pendant six jours, les participants seront outillés sur les documents qu’ils auront à utiliser notamment les programmes, les guides et les cahiers d’activités dans les deux matières.

Améliorer la qualité de l’apprentissage

La formation est à la fois théorique et pratique avec des cas de simulation en présence des élèves. Elle se déroule dans toutes les circonscriptions scolaires du Bénin et regroupe des enseignants aussi bien du public que du privé. Au niveau de l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo, 239 enseignants dont quatre directeurs d’écoles prennent part à cette formation pour le compte de la circonscription scolaire d’Oganla, a précisé André Ahissou Totin, le conseiller de la région pédagogique n°33. Ils sont répartis dans six salles. L’objectif de tout ceci, ajoute l’inspecteur pédagogique et chef de ce centre de formation, est l’amélioration de la qualité de l’apprentissage de sorte à amener l’apprenant à s’exprimer aussi bien à l’oral qu’à l’écrit de façon fluide et aisée en français et de réussir la mathématique depuis la classe de Ci jusqu’au cycle de sa vie. Les participants louent la pertinence de la seconde phase de formation qui leur permet de maîtriser davantage les nouvelles approches pédagogiques dans les deux matières à savoir le français et la mathématique, surtout au Ci afin de bien rendre le savoir aux apprenants en classe. La formation est initiée par le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Elle se déroule avec l'appui du projet Partenariat mondial pour l’éducation phase 3 (Pme3) financé par la Banque mondiale.
Education 22 déc. 2022


Recherches scientifiques à l’Uac: Des inventions pour l’employabilité des jeunes exposées
L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) expose les résultats de recherches de ses enseignants-chercheurs au public à travers ses premières journées des Sciences et de l’Innovation qui se tiennent du 20 au 22 décembre 2022. L’idée vise à mettre en lumière les innovations scientifiques et à trouver des bailleurs pour leur production à grande échelle.De nombreuses inno-vations scientifiques mises au point par des chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) dorment dans les tiroirs des laboratoires alors qu’elles peuvent être reproduites à grande échelle pour contribuer à résorber le problème d’employabilité des jeunes diplômés. Désormais, l’université incite ses chercheurs à épousseter leurs innovations pour les faire connaître au grand public notamment aux chefs d’entreprise et aux industriels. Ceci, à travers ses journées des Sciences et de l’Innovation dont la première édition a été lancée, mardi dernier. Le thème retenu pour cette première édition est : « Innover pour l’employabilité des diplômés : contribution des laboratoires de l’Uac ». « L’organisation des premières journées des Sciences et de l’Innovation de l’Uac traduit la nécessité de faire connaître aux acteurs du développement aux niveaux national et international, les capacités de l’Uac à contribuer à un développement de qualité à travers des résultats utiles, pratiques et applicables à grande échelle pour la résolution des problèmes cruciaux de développement », a fait savoir la présidente du comité d’organisation, Odile Dossou Guèdègbé. Dans un contexte où l’auto-emploi est vivement recommandé, les innovations scientifiques des chercheurs devraient être brevetées et valorisées par le biais des start-up ou des Pme/Pmi afin de répondre au problème de développement et d’employabilité des jeunes diplômés. Ce qui n’est souvent pas le cas, déplore Aliou Saidou, vice-recteur en charge de la recherche universitaire.

Brevetage

Les acteurs universitaires n’ont pas les moyens d’aller jusqu’au brevetage de leurs produits pour vendre ensuite les brevets aux entreprises qui souhaitent fabriquer les produits à grande échelle, explique le recteur de l’Uac, Félicien Avléssi. Ainsi, au cours desdites journées, il sera étudié « comment, avec ces innovations scientifiques, on peut appuyer les jeunes étudiants vers la création des start-up. Aujourd’hui, avec le problème d’employabilité, on demande à chacun de se prendre en charge. Nous avons souvent de très bons résultats qu’on peut traduire en des produits valorisants à mettre sur le marché afin d’amorcer l’insertion des jeunes diplômés et pourquoi pas l’industrialisation de notre pays. Mais le plus souvent, rien n’est fait dans ce sens », se désole encore le vice-recteur. Mais les acteurs, espèrent aboutir à cet idéal au fil des éditions des journées des Sciences et de l’Innovation. Pour cette première expérience, une trentaine de laboratoires retenus après appel à candidatures vont exposer leurs innovations du 20 au 22 décembre 2022. Des communications et cafés scientifiques sont également prévus pour discuter du thème et de certains sujets importants. Une soirée de distinction des meilleurs innovateurs, dénommée « Trophées vision wéziza » est aussi prévue au terme desdites journées. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, a salué l’initiative et encouragé les acteurs scientifiques de l’Uac à poursuivre dans ce sens afin de justifier la deuxième mission de l’université à savoir : mettre sur pied des solutions qui répondent aux problèmes de la communauté. Elle rappelle à l’occasion les mesures prises par le gouvernement depuis 2016 pour stimuler la recherche et l’innovation, facteurs de développement à la base et de croissance économique.
Société 22 déc. 2022


Mise en conformité de l’aéroport international de Cotonou: La société Amarante Bénin a démarré ses activités (Communiqué de presse)
Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du gouvernement de faire de l’aéroport International de Cotonou, la plateforme la plus sûre et sécurisée de la sous-région, le Directeur de l’Aéroport de Cotonou, M. Youri Busaan a officiellement lancé le mardi 20 décembre 2022 le démarrage effectif des activités de la société Amarante Bénin. La Société des Aéroports du Bénin, en tant qu’organe de coordination des mesures de sûreté sur la plateforme aéroportuaire de Cotonou, a mis en place un vaste programme de mise en conformité de l’Aéroport aux exigences de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (Oaci) en matière de sûreté. Des équipements modernes seront bientôt déployés pour améliorer la détection de tout article interdit qui peut porter atteinte à la sécurité des aéronefs et des passagers. Dans ce même esprit, la Sab a contractualisé avec Amarante, une société de renommée internationale, pour la mise en œuvre des contrôles de sûreté. Amarante a pour mission de fournir des prestations de services de sûreté et la maintenance des équipements de sûreté sur l’aéroport de Cotonou. Le directeur de l’Aéroport de Cotonou passe par ce communiqué pour remercier le ministre des Infrastructures et des Transports pour son implication personnelle et les cadres de l’administration publique à divers niveaux qui ont œuvré pour l’aboutissement de ce projet? Société 21 déc. 2022


Pôle de développement agricole: 4 Un bilan positif et des perspectives ambitieuses
La deuxième revue semestrielle conjointe de l’Agence territoriale de développement agricole Borgou-Donga-Collines (Atda-Bdc) et des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du pôle de développement agricole 4 a eu lieu, vendredi 16 décembre dernier, à Parakou. Il est à constater que de meilleures performances ont été enregistrées.La deuxième revue semestrielle conjointe de l’Agence territoriale de développement agricole Borgou-Donga-Collines (Atda-Bdc) et des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du pôle de développement agricole 4 a été effectuée, vendredi 16 décembre dernier, à Parakou. C’est à la faveur d’un atelier bilan et de concertation.Définissant les objectifs de la rencontre, le représentant du préfet du Borgou, Aboudourhamane Kora, a indiqué qu’elle va permettre de passer en revue les efforts consentis dans la mise en œuvre du plan de développement agricole pôle 4 (Pdap4). « Elle nous permettra également d’apprécier les performances enregistrées dans l’exécution du Pdap4 en termes de taux d’exécution physique et en termes de taux d’exécution financière. De faire un clin d’œil par rapport aux performances enregistrées au cours de l’année antérieure», a-t-il poursuivi. Il s’agit également de faire le point des activités qui n’ont pas été exécutées puis de dégager les écarts. L’occasion a ensuite permis de revenir sur les difficultés rencontrées au cours de leur mise en œuvre, puis de formuler des recommandations en lien avec les difficultés énumérées. Ensemble, les participants ont passé en revue ce qui a été fait au cours de ce dernier semestre en termes de promotion des filières et de respect des normes de qualité. Ils ont vu comment orienter et planifier les activités qui ne l’ont pas été afin de ne plus avoir à faire les mêmes constats l’année prochaine. « Pour le cas spécifique de l’Atda pôle 4 dont le territoire concerne quatre départements, nous avons à collaborer avec quatre directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche », a indiqué son directeur général, Issiaka Kassimou. « Il était donc nécessaire que, de temps en temps, nous nous retrouvions pour regarder dans la même direction et faire les réglages appropriés, puis le point de tout ce que nous réalisons ensemble. Cela, d’autant plus que nous avons les mêmes cibles qui sont les producteurs, les transformateurs et les commerçants des produits agricoles et halieutiques », a-t-il poursuivi, en précisant le contexte de la présente revue conjointe. « Après l’édition du premier semestre de 2022, nous voici à nouveau pour faire la reddition de comptes pour le second semestre de la même année. Par rapport à l’année 2021, il y a eu des progrès », précise-t-il un peu plus loin. Selon son directeur général, au titre de son plan de travail de 2022, l’Atda pôle 4 est aujourd’hui à un taux d’exécution physique de plus de 93 %. « Pour 2023, on espère être encore plus performant. Nous sommes en train de vouloir démarrer ce que le gouvernement a appelé le Programme national de développement des plantations et des grandes cultures », rassure-t-il. Au niveau de la Ddaep Borgou, à la date du vendredi 16 décembre, toutes les activités planifiées ont été réalisées à un taux de 100 %, que ce soit en termes de réalisation physique que financière. Il s’agit du contrôle des produits agricoles sur le marché et au niveau des producteurs, de la vaccination des animaux, même si le ratissage se poursuit actuellement sur le terrain, sans oublier les enquêtes statistiques par rapport aux prévisions et réalisations au niveau des cultures qui ont été produites? Société 21 déc. 2022


Sécurité alimentaire et nutritionnelle: Les priorités du secteur agricole en 10 points
L’Etat entend améliorer en 2023 les performances de l’agriculture béninoise, pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour ce faire, dix priorités sont définies dans la politique sectorielle.Faire passer le taux d’accès aux financements adaptés des exploitants agricoles de 34,67 % en 2020 à 35,7 % en 2023 à travers le Fonds national de développement agricole (Fnda) et atteindre une couverture de 35 % au moins des besoins en semences améliorées contre 30 % en 2020. Ce sont des orientations de la politique de l’Etat dans le domaine agricole, contenues dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2023-2025. En 2023, un Programme national de développement des plantations et grandes cultures sera mis en route, avec la mise en place de l’Agence de gestion des grandes plantations, la poursuite de la conquête d’espaces à aménager et la mise en valeur des périmètres sélectionnés. Il est question d’améliorer la productivité et la production des filières agricoles prioritaires : anacarde, ananas, maraîchage, riz, maïs, manioc, palmier à huile, agrumes, karité, soja, viande, lait, œufs de table, poisson d’aquaculture, d’après le document du ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agira aussi de promouvoir les chaînes de valeur ajoutée des produits végétaux, animaux et halieutiques, notamment à travers le Projet intégré de développement des chaînes de valeur agricoles (Pdicdva) avec le soutien de la Banque africaine de développement. La transformation, le stockage, la conservation des produits agricoles et le développement des clusters ne seront pas du reste. Il est prévu le renforcement des infrastructures résilientes aux changements climatiques, l’installation des unités de transformation par les privés, la diffusion des nouvelles technologies de l’information. La mise en place des matériels et équipements respectueux des normes environnementales et sociales en vigueur et adaptés à toutes les catégories d’acteurs contribuera à la mécanisation agricole, tout comme le renforcement du dispositif technique de maintenance des machines agricoles et du Partenariat public-privé dans l’importation et la mise en place des équipements agricoles.

Facteurs de production

Plusieurs projets inscrits dans le programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) feront l’objet d’études de faisabilité dès 2023. Des ressources financières et techniques nécessaires à leur réalisation seront mobilisées. L’accès équitable des producteurs aux facteurs de production pour le développement et la valorisation des aménagements hydroagricoles est aussi une priorité. Il est prévu le développement de la petite irrigation, l’exploitation durable des ressources naturelles : la gestion durable des terres, la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion efficace des ressources fourragères et la stratégie de l’Agriculture intelligente face au climat. En termes d’infrastructures marchandes et de développement de services logistiques, la poursuite de l’opérationnalisation du quai fruitier, l’installation de chambres froides, de camions frigorifiques, la digitalisation des transactions commerciales et financières font partie des priorités. Un nouveau type d’élevage résilient sera promu, afin de garantir plus de sécurité et de rentabilité aux éleveurs. Pour ce faire, le projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser) qui est à sa deuxième phase et le Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (Coso) devraient connaître une accélération l’année prochaine, selon les projections du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). En fait, le Proser met l’accent sur la valorisation des sous-produits agricoles et agro-industriels dans l’alimentation animale, avec la cession à coût réduit de 180 000 tonnes de graines de coton au profit de 5000 éleveurs bénéficiaires. Ce projet prévoit également l’acquisition de 200 géniteurs de race performante (Azawak) pour l’insémination de 1000 vaches de race locale ainsi que le renforcement du Centre national d’insémination artificielle bovine (Cniab) en matériel et équipements.

Combler les gaps

Le projet Coso qui sera déployé dans les départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou, de l’Alibori pour le compte du Bénin, vise à améliorer l’inclusion et la résilience socioéconomique et climatique des communautés des zones d’intervention. Le Projet d’appui au développement des filières lait et viande et à la promotion des entreprises d’élevage (Prodefilav-Pel 2022-2026) amorcera sa phase active. Il s’inscrit dans le cadre du Programme national de développement des filières lait et viande (Pndflv 2019-2024). Un programme « Pêche et aquaculture » sera mis en œuvre, avec pour défi majeur la couverture des besoins de la population en produits halieutiques. La production halieutique est évaluée à 76 925 tonnes tandis que l’importation des produits congelés est chiffrée à 105 817 tonnes en 2021, d’après les données de la direction de la Statistique agricole (Dsa/Maep). Il en ressort un taux d’autosuffisance en produits de pêche et d’aquaculture de seulement 41,4 % en 2021, qui traduit une forte dépendance du pays des importations. Les interventions prévues, notamment à travers le Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac 2021-2026), devront permettre d’accroître la production de poissons tilapia, clarias et autres poissons d’aquaculture dans le but d’augmenter la couverture des besoins de la population en ces produits?

Près de 100 milliards à investir

Le secteur agricole bénéficiera d’une enveloppe de 99,758 milliards F Cfa en 2023, soit une hausse de 13,5 % par rapport à 2022, suivant le budget défendu à l’Assemblée nationale par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui. Outre les investissements directs, il importe d’améliorer la gouvernance et la gestion des filières. A ce propos, il est annoncé la prise des textes d’application de la loi d’orientation agricole de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la loi portant conditions de création, missions, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles. A cela, s’ajoutera l’appui à la structuration des acteurs des filières à haute valeur ajoutée, des filières conventionnelles et les filières émergentes. Le gouvernement entend consolider les acquis de l’opérationnalisation des pôles de développement agricole. Sous la houlette du Maep, il s’agit d’œuvrer à un meilleur fonctionnement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep), des services de recherche agricole restructurés. Il est également prévu le renforcement de l’autorité compétente de sécurité sanitaire des aliments, qui se traduira par la fusion du Laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) avec l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa) et le renforcement des capacités du personnel? C. U. P.
Actualités 21 déc. 2022


Adaptation au changement climatique: Des réglages pour accélérer les travaux du Pavicc
Les travaux prévus dans le cadre du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) pourront évoluer à un rythme plus accéléré en 2023. Le comité de pilotage a fait le point des difficultés, ce mardi 20 décembre à Cotonou. Des solutions ont été à l’occasion identifiées.L’année 2023 verra l’accélération des travaux du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc). Des solutions ont été trouvées par rapport aux difficultés enregistrées jusque-là et qui freinent la mise en œuvre des travaux, lors de la réunion du comité de pilotage. « Nous sommes à près de 50 % de délai d’exécution, avec un taux d’exécution physique de 23 %. Ce qui fait un retard important d’environ deux mois », a déploré Abraham Avakoudjo, coordonnateur du Pavicc. Les raisons, dit-il, sont liées aux études techniques, aux déplacements de réseaux qui demandent plus de moyens à mobiliser, et la mise en œuvre progressive du Plan d’action de Réinstallation (Par). Le Pavicc vise en effet à renforcer les capacités des communes en matière de planification du développement économique et social en milieu urbain, en intégrant les risques liés au changement climatique. Ce programme va doter les quatre villes bénéficiaires, Cotonou, Bohicon, Sèmè-Podji, Comè, d’ouvrages résilients susceptibles de protéger les populations contre les inondations et de faciliter la mobilité urbaine. À l’ouverture des travaux, Adam Pinto, directeur adjoint de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd), a rappelé l’importance de ces assises. « Il s’agit pour nous de nous assurer que les conditions de réussite sont en place. S’il faut remonter au niveau de la hiérarchie pour avoir des facilitations, il faudra le faire. La préoccupation du ministre José Tonato est que le Pavicc soit conduit à terme et que les attentes des bénéficiaires soient complètement satisfaites », a martelé Adam Pinto. Malgré les difficultés, des progrès sont notés. « Il y a eu quelques soucis au démarrage, mais les choses se mettent en place progressivement. Les travaux ont démarré partout, avec l’exécution de quelques ouvrages», a rassuré Abraham Avakoudjo. Comè est la ville la plus avancée dans le déploiement des travaux. Le point a été fait suivant chaque composante. En ce qui concerne la composante relative au renforcement de capacités, l’essentiel du matériel a été déjà livré au profit des communes. « Nous nous préparons à lancer les formations. Le Plan de renforcement de capacités est en cours de finalisation », a souligné Abraham Avakoudjo pour qui, globalement, tous les contrats ont été pratiquement signés. « Nous sommes à 87 % d’engagement », a déclaré le coordonnateur du Pavicc. En attendant, les bénéficiaires gardent espoir. « Le Pavicc impacte de manière fort intéressante les communes de Sèmè-Podji, Comè, Cotonou et Bohicon », a dit Rufino d’Almeida, maire de la commune de Bohicon. Le Pavicc est financé par l’Agence française de Développement (Afd). Il prend en compte quatre composantes sur la période de 2018-2023 et va soulager plus de 120 000 personnes. Environnement 21 déc. 2022


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