La Nation Bénin...
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En prélude à la 2e édition du Challenge Cotonou Skating Open 2019, le président de la Fédération béninoise de Roller sports, Marius Tchibozo, dévoile ses objectifs en organisant cette compétition. Dans cette interview, il parle des dispositions prises par son équipe pour réussir cet évènement.
La Nation : Qu'entendons-nous par Challenge Cotonou Skating Open?
Marius Tchibozo : Organisé par la Fédération béninoise de Roller sports, le Challenge Cotonou Skating Open est un vaste programme de compétitions de Roller Sports qui se déroule toutes les quinzaines à Cotonou.
Quels sont les objectifs d'un tel événement sportif ?
Les objectifs de cette compétition consistent à maintenir tous les athlètes qui représentent le Bénin dans les compétitions internationales en jambes, améliorer les performances des athlètes champions d'Afrique, détecter d'autres talents en Roller de course et enfin initier la pépinière dans les différents types de compétition en roller de course.
Quels sont les participants attendus à celle compétition ?
Les athlètes issus de tous les clubs de roller sports affiliés ou non à la Fédération béninoise de Roller sports sur toute l'étendue du territoire national pourront prendre part à cette compétition.
Quelle est la particularité de cette édition par rapport à la précédente ?
La particularité des opens de cette année est l'intégration de deux disciplines majeures de Roller sports à savoir : le Rink Hockey qui est une discipline collective et le Inline Freestyle qui est une discipline individuelle. Nous ambitionnons également organiser cette compétition de façon rotative dans les grandes villes du Bénin comme Parakou, Bohicon, Porto-Novo et Cotonou.
Quelles sont les dispositions prises pour une meilleure organisation de la compétition?
Pour réussir l’organisation de cette compétition, nous avons déjà saisi toutes les autorités à divers niveaux avec tout le programme de l'année. Elles sont informées et vont nous appuyer à chaque étape de l’organisation. En 2018, on devait faire 25 phases du challenge. Mais, on n’a pas pu le faire faute de non-disponibilité du stade qui était régulièrement occupé par des cérémonies funéraires, barbecues, etc. Cet état de choses a été un blocage dans la réalisation de l'activité ; nous espérons cette année atteindre nos objectifs après avoir pris des dispositions.
Quel appel avez-vous à l'endroit du public sportif et des autorités ?
Nous demandons au public sportif de faire massivement le déplacement au stade pour vivre la fête du Roller sports. Notre appel va aussi à l'endroit de toutes les autorités à divers niveaux pour leur soutien à cet évènement et particulièrement aux autorités du stade de l'Amitié pour la disponibilité permanente de l'espace réservé au Roller afin que l'objectif soit atteint.
Sports 27 févr. 2019

Avec les nombreuses années d’études suivies du manque d’emploi, le nombre de grossesses tardives augmente à une échelle galopante. Cette option n’accroît-elle pas des risques aussi bien chez l’enfant que chez la mère ?
Tout comme les grossesses précoces, les grossesses tardives présentent aussi des risques. Certaines filles attendent d'avoir une situation professionnelle suffisamment stable avant de devenir mères. Contrairement au passé, les couples d’aujourd’hui prennent plus de temps pour s'engager et fonder une famille.
« Si une grossesse tardive peut parfaitement se dérouler, elle présente, cependant, plus de risques qu'une grossesse menée à 20 ou 30 ans. Plus la mère est âgée, plus les risques sont importants », affirme le gynécologue-obstétricien Kossou Edouard. Pour lui, il n’est pas interdit d’avoir une grossesse après 35 ans, voire 40 ans.
Divers facteurs peuvent être à la base d'une grossesse à risques, explique-t-il. Il s’agit entre autres de : l’âge de la mère, son état de santé préalable, le développement du fœtus ou encore les infections. Si la grossesse n’est pas suivie correctement par un service médical, les conséquences peuvent être très graves: fausse couche, problème de croissance du fœtus, naissance prématurée et dans les cas extrêmes, le décès du bébé ou de la maman lors de l’accouchement.En somme, après 40 ans, la femme risque de ne pas réussir à tomber enceinte sans aide à la procréation. Les probabilités d’avoir une grossesse diminuent considérablement avec l'âge. Selon certaines données scientifiques, rappelle-t-il, contre les 400 000 ovules que compte une femme à la naissance, ils ne seront plus que 35 000 à 35 ans.
Georgette Dan, sage-femme à la retraite, estime que c'est à 24 ans qu'une femme a le plus de chance de tomber enceinte rapidement, même si les disparités en la matière sont grandes et que des facteurs psychologiques entrent également en ligne de compte. De plus, l'incidence des fausses couches précoces s'accroît également avec l'âge. Une femme présente donc plus de risques d'avortement spontané à 40 ans qu'à 30 ans.
Risques d’une grossesse tardive pour l'enfant et la mère
Une grossesse tardive présente aussi bien des risques pour l’enfant que pour la mère, explique Edouard Kossou. Au niveau de l’enfant, le taux de mortalité in utero est également plus important à l'approche du terme d'une grossesse tardive. Les chances de prématurité ou, inversement d'accouchement après terme,poursuit-il, sont également plus grandes après 40 ans. Il n'est pas rare que les bébés nés d'une grossesse tardive présentent, soit un petit poids, soit un poids trop élevé.
En plus des risques auxquels sont exposés les futurs bébés, les futures mamans de plus de 40 ans sont particulièrement exposées au diabète gestationnel et à l’hypertension. Ces pathologies liées à l’âge peuvent être déjà présentes, de manière silencieuse, et être révélées par la grossesse. Les éventuels antécédents gynécologiques peuvent conduire à la présence de fibromes susceptibles de compliquer la durée de la grossesse. Le risque d’hémorragie de la délivrance est plus élevé, tout comme le taux d’extraction instrumentale ou de césarienne. Le travail est souvent un peu plus long chez la femme âgée. Aussi, le taux de mortalité maternelle est-il plus élevé en cas de grossesse tardive.
Le recours à la césarienne est plus fréquent dans le cas des grossesses tardives, ajoute-t-il. Cela, renchérit Georgette Dan, s'explique principalement par une mauvaise présentation du bébé plus fréquente, ou par un dysfonctionnement au niveau des contractions utérines. Les complications post-partum sont également plus importantes comme : les phlébites, les hémorragies, les infections de l'utérus.
Les infections et les maladies qui influencent la grossesse
« Il est possible de contracter une infection qui perturbe le bon déroulement de la grossesse et le développement du fœtus», souligne Georgette Dan. Le bébé peut souffrir de problèmes de vue ou d’ouïe ainsi que de malformations du cœur et du cerveau. L’infection de l’hépatite peut se transmettre au fœtus. À la naissance, l’enfant doit directement être vacciné pour éviter l’apparition d’une insuffisance du foie au cours de sa vie. La toxoplasmose peut engendrer des malformations au niveau des yeux et du cerveau.
« Votre état de santé au moment de tomber enceinte peut être déterminant pour la santé de votre bébé », explique Georgette Dan. Les symptômes de certaines maladies peuvent également entraîner des grossesses à risques. Elle cite certaines femmes asthmatiques qui ressentent des crises plus sévères durant leur grossesse. Avec le stress supplémentaire dû à la grossesse, dit-elle, les risques de défaillance cardiaque augmentent. Le stress physique et émotionnel d’attendre un bébé peut rendre les crises épileptiques plus fréquentes et plus sévères sans oublier l’hypertension qui peut également s’accentuer avec le stress.
Si toutes les grossesses font l'objet d'une attention médicale particulière, les grossesses tardives seront d'autant plus surveillées que le risque de complications est plus important.
Quel suivi pour une grossesse tardive ?
Pour la bonne santé de la mère et de l'enfant, le suivi d’une grossesse tardive est forcément plus pointilleux. Georgette Dan conseille qu’à partir de 35 ans, les futures mamans doivent se renseigner auprès de leur médecin généraliste ou de leur gynécologue. Ceux-ci devraient pouvoir les orienter vers la maternité dont l'équipe est vraiment habituée à suivre des grossesses tardives et qui connaît bien toutes les complications possibles, afin de les anticiper.
Santé 27 févr. 2019

Saisie, aux fins de statuer sur le contentieux relatif à la mise en conformité exigée par la nouvelle charte des partis politiques, contentieux à elle déféré par les partis de l’opposition, notamment Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Union sociale libérale (Usl), la Cour suprême s’est déclarée incompétente, mettant ainsi en relief l’ultime erreur des requérants.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point, enseigne le fabuliste La Fontaine. Certains acteurs politiques nationaux doivent certainement se réapproprier cette fable pleine d’enseignements. Car, pour l’avoir ignorée, ne les voit-on pas en difficulté à l’orée d’un scrutin crucial comme les législatives ? D’abord, pour n’avoir pas conformé leurs partis à certaines dispositions légales, puis pour s’être trompés, selon toute évidence, de juridiction compétente pour entendre leur cause relativement à la mise en conformité qui fait tant jaser.
Selon l’article 21 de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin, en cas de contentieux lié à la déclaration administrative des partis nouvellement créés ou à la mise en conformité des partis déjà créés ou existants, la chambre administrative du tribunal de première instance, en l’occurrence de Cotonou, est compétente et statue en procédure d’urgence. Mais les requérants ont préféré porter leur cause devant la Cour suprême. Une méprise de la loi assortie d’une erreur procédurale.
Certificat ou pas certificat ?
Faut-il un certificat de conformité aux partis existant avant la réforme de la charte des partis politiques? Oui, selon la Cour constitutionnelle. Oui, aux termes de l’article 56 de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin : « Pour compter de la date de promulgation de la présente loi, les partis dûment enregistrés continuent d’exister…Ils disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux nouvelles dispositions. Passé ce délai, ils perdent leur statut juridique ». Autrement dit, les partis existants ne disparaissent pas automatiquement, du seul fait que cette loi soit entrée en vigueur. Toutefois, ils ont l'obligation dans un délai de six mois de se mettre à jour, répondre aux exigences du nouveau texte de loi ou alors disparaitre. Entre autres dispositions auxquelles les partis doivent se conformer, il y a celle référant aux membres fondateurs des partis, soit dix membres par commune. Tout naturellement, les nouveaux partis créés doivent veiller à souscrire également à cette obligation sans laquelle, ils ne seront pas reconnus.
Erreur…
Certains acteurs politiques ont, selon toute évidence, confondu ‘’mise en conformité’’ et ‘’création’’, confondu les règles de confirmation des anciens partis et de constitution des nouveaux partis ! En dépit d’une décision de la Cour constitutionnelle rendue à cet effet, ces partis ont cru qu’ils pouvaient passer outre le certificat de conformité, sésame sans lequel il n’est point possible d’attester de l’existence juridique d’un parti existant avant la promulgation de la nouvelle loi, au point même de pouvoir réclamer les droits y associés dont la participation à une élection.
Evidemment, il ne faut pas perdre de vue que la course contre la montre observée actuellement est due aux élections législatives imminentes, quand bien même le délai imparti par la loi n’en a rien à voir, car un parti peut bien se conformer sans prendre part aux législatives. Délai qui fixe la limite d’existence des anciens partis, ces six mois prescrits par la charte arrivant à expiration au début du mois de mars, les partis ayant trainé les pas réalisent à leurs dépens que sans devoir se conformer ils ne pourront pas faire acte de candidature ! Certains de ces partis ont pu, au regard des dépôts de listes de candidatures hier à la Céna, être sauvés sur le fil du rasoir ! D’autres ont déposé, selon nos sources, au risque d’être déboutés après coup !
Mais demeure la préoccupation suivante : à quoi ont bien servi les fameux congrès de mise en conformité, messes politiques auxquelles se sont livrés dernièrement la plupart des partis dont les dossiers sont restés en souffrance et leurs animateurs en difficulté ? La moindre des précautions pour ces partis serait de s’approprier la loi dont dépend le sort de leurs formations politiques, et tout mettre en œuvre pour les conformer aux nouvelles dispositions, de préférence pour qui sait être prévenant, dès promulgation de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin.
Tout acteur politique avisé, au regard des contraintes de ladite charte, n’est pas sans savoir que le mandat des députés de la 7e législature finit en mai 2019 et que, par la force des choses, les prochaines législatives doivent se tenir au plus tard fin avril 2019 au risque de devoir proroger le mandat des députés actuels ! Le chef de l’Etat ayant du reste convoqué à temps le corps électoral, chacun savait à quoi s’en tenir depuis lors. Rien ne pouvait donc expliquer ce méli-mélo qui tend à tourner au drame !.

Les candidats aux législatives du 28 avril prochain, après les difficultés liées au quitus fiscal et au certificat de conformité ne sont pas encore au bout de leurs peines. La Chambre des comptes de la Cour suprême leur lance déjà un appel pour le dépôt des comptes prévisionnels de campagne conformément au Code électoral, 40 jours avant le scrutin.
Dans un communiqué qu’elle diffuse actuellement, la Chambre des comptes de la Cour suprême invite les candidats aux législatives du 28 avril prochain à venir déposer au greffe de la Cour, au plus tard le 19 mars prochain, les comptes prévisionnels dans le cadre de la campagne électorale. Cette exigence de la loi qui n’est pas à sa première expérience au Bénin risque de compliquer la situation pour les candidats aux législatives prochaines. Car, avec la rigueur qui entoure l’application des lois aujourd’hui et la volonté désormais affichée de lutter contre la corruption et l’impunité, le laxisme d’antan ne sera plus autorisé.
« Les candidats individuels régulièrement inscrits ainsi que les partis politiques prenant part aux élections du président de la République, des membres de l’Assemblée nationale, des membres des Conseils communaux et municipaux et des membres des Conseils de village et de quartier de ville sont tenus d’établir un compte prévisionnel de campagne précisant l’ensemble des ressources et des dépenses à effectuer, en vue des opérations électorales par eux-mêmes et/ou pour leur compte». Voilà qui est clair au niveau de l’alinéa 1 de l’article 112 de la loi 2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Et l’alinéa 2 précise qu’« ils doivent en faire dépôt contre récépissé à la Chambre des comptes de la Cour suprême quarante (40) jours avant la date des élections». Autrement dit, au plus tard le 19 mars prochain, les candidats aux législatives du 28 avril prochain doivent alors déposer les comptes de campagne.
Si le quitus fiscal qui, en réalité n’est qu’une simple déclaration à la direction générale des Impôts pour montrer qu’on est à jour vis-à-vis du fisc constitue une difficulté pour les candidats, avec le certificat de conformité des partis politiques qui a fait grincer les dents aux responsables des formations politiques, il y a de quoi se poser la question de savoir s’il y aura des comptes prévisionnels de campagne.
Quid de ceux qui dépassent les montants exigés? La Chambre des comptes de la Cour suprême a fait des observations dans ce sens à des élections données. Mais, est-ce que les candidats ou les partis politiques qui n’ont pas respecté cette exigence ont-ils été poursuivis devant les tribunaux ?
L’article 113 du Code électoral en son alinéa 3 est clair en la matière. « …. Après vérification des comptes, s’il est constaté un dépassement des comptes de campagne, la Chambre des comptes de la Cour suprême adresse dans les quinze (15) jours, un rapport au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou pour les élections présidentielle ou législatives, et près le tribunal de première instance territorialement compétent en ce qui concerne les élections communales, municipales et celles des membres de Conseils de village et de quartier de ville, aux fins de poursuites contre les contrevenants».
A l’ère des réformes dans tous les secteurs avec une application rigoureuse de la loi, l’on attend de voir comment les candidats aux législatives du 28 avril prochain qui vont tomber sous le coup du Code électoral subiront la rigueur de la loi comme les formations politiques qui n’arrivent pas à se conformer à la nouvelle charte des partis politiques.

Sous réserve de l'étude des dossiers par la Céna et des probables recours, voici les sept partis politiques qui participeront aux élections législatives d'avril 2019 : l'Union progressiste, le Bloc républicain, le Parti du Renouveau démocratique, le Mouvement des Elites engagées pour l'Emancipation du Bénin, la Force cauri pour le Développement du Bénin, l'Union sociale libérale et l'Union démocratique pour un Bénin nouveau. Ils ont tous déposé leurs listes dans l'intervalle des trente dernières minutes d'hier mardi 26 février.
Les agents récepteurs de la Céna ont tant attendu les partis politiques qui ont semblé prendre tout leur temps. Mais hier mardi 26 février, il était temps, il fallait rester dans le temps : déposer à temps ou capituler, faute de temps. D'ailleurs, selon des indiscrétions, un à deux partis se sont vus empêchés d'accéder dans l'enceinte de la Céna, s'étant présentés peu après l'heure de clôture.
Au demeurant, sept partis se sont officiellement lancés dans la course pour les législatives d'avril 2019. Il s'agit de l'Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), le Parti du Renouveau démocratique (Prd), le Mouvement des Elites engagées pour l'Emancipation du Bénin (Moele-Bénin), l'Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), la Force cauri pour le Développement du Bénin (Fcdb) et l'Union sociale libérale (Usl). Tous ont attendu la dernière heure d'hier pour déposer leurs dossiers de candidatures.
La toute première liste a été reçue à 23h31. C'est le parti Force cauri pour le Développement du Bénin représenté par son leader Soumanou Toléba, qui a ouvert le bal des déposants. Suivront la liste de l'Union progressiste déposée à 23h38 par Eric Martins
Sangan accompagnée de Christelle Houndonougbo, la liste de Moele-Bénin déposée par Jacques Ayadji à 23h44, la liste du Parti du Renouveau démocratique déposée par Faliou Akadiri à 23h47, la liste du Bloc républicain déposée à 23h52 par Jean Michel Abimbola, la liste de l'Union sociale libérale déposée à 23h55 par Albert Mèvognon Médédji, la liste de l'Union démocratique pour un Bénin nouveau déposée par Todéman Assan à 23h58.
S'agissant des partis qui n'ont pas pu déposer, le président Emmanuel Tiando prévient : "Lors de l'allocution de lancement des dépôts de candidatures, j'ai insisté sur le fait qu'il faut respecter les dispositions du Code électoral. Nous avons indiqué à tous les partis politiques que la réception des déclarations de candidature débutait le 21 février et s'achève le 26 février à minuit. Et c'est ce que nous avons observé. A 00h, nous avons fermé le portail. Ce n'est pas nouveau. C'est ce que nous avons toujours fait. Par conséquent, je ne trouve pas que la Céna soit responsable du non dépôt des dossiers ou de la non entrée des partis politiques qui ne sont pas venus à l'heure".

Un don de l'Association internationale de développement (Ida) d'un montant de 50 millions de dollars, soit plus de 29 milliards de francs Cfa, a été approuvé le 21 février dernier par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin. Il s’agit à travers cette enveloppe d’aider le pays à réduire les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance.
Contribuer à réduire au Bénin les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance. C’est l’objectif du projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant auquel la Banque mondiale apporte son appui à travers un don d’un montant de 50 millions de dollars, soit 29 000 000 000 F Cfa, de l'Association internationale de développement (Ida). Ce don a été approuvé le jeudi 21 février dernier à Washington aux Etats-Unis par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, informe un communiqué de presse de l’institution financière internationale.
Le projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant porte sur une durée de cinq ans et constitue la première d’une série de trois opérations visant à améliorer un certain nombre d’interventions dans les secteurs de la santé et de la nutrition au niveau de 48 communes du pays. Ceci à travers la promotion d’activités d’éveil et d’apprentissage ainsi que l’éducation des parents.
Le projet financera également des programmes de repas scolaires dans les écoles primaires de 12 communes et contribuera par ailleurs à l'amélioration de l’harmonisation des politiques et de la coordination intersectorielle, ainsi qu’à une meilleure gestion et gouvernance décentralisée dans la totalité des 77 communes du pays.
Selon la Banque mondiale, ledit projet s’inscrit parfaitement dans le Plan national de développement du Bénin pour la période 2018-2025. « Il soutient plus précisément l’objectif stratégique de développement du capital humain en améliorant le développement, la nutrition et l'éveil du jeune enfant grâce à la promotion d’actions intersectorielles et de services publics décentralisés. Enfin, il est conforme au cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin pour les années 2018 à 2023, et est en relation directe avec son projet pour le capital humain, qui a pour objectif d'augmenter et améliorer les investissements dans la nutrition, les soins de santé, l'éducation de qualité, l’emploi et les compétences, sachant que ces investissements sont indispensables pour parvenir à mettre fin à l'extrême pauvreté et bâtir des sociétés plus inclusives», lit-on à travers le communiqué de presse.
Si pour Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, le gouvernement béninois s’est déjà fortement engagé dans le secteur de la nutrition, avec un programme novateur centré sur des actions de proximité en faveur de l'amélioration de l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie, le nouveau projet, assure-t-elle, s’inscrit dans la continuité de cet engagement et des réalisations obtenues en appuyant une approche plus globale de la nutrition et du développement du jeune enfant.
Quoique des progrès aient été enregistrés au Bénin sur le front de la santé des enfants, la malnutrition infantile reste un obstacle majeur à la formation de capital humain et l’un des principaux indicateurs de pauvreté et de vulnérabilité. L’intérêt de ce don de l'Association internationale de développement (Ida) se justifie donc à plus d’un titre.
Pour Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, « Un pays doit investir dans les premières années de la vie pour développer son capital humain ». Fort de ce que, estime-t-il, les programmes ciblant la petite enfance ont un retour sur investissement très élevé d’autant plus qu’ils ont des effets bénéfiques durables et nombreux. En somme, « les investissements dans le jeune enfant permettent de briser le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté entre générations, de stimuler une prospérité partagée et de favoriser l'égalité des chances », souligne-t-il.

Une session de formation est organisée par la Banque mondiale depuis ce lundi 25 février à son siège à Cotonou à l’intention des corps de contrôle de l’Etat sur la fonction audit interne dans ses projets et programmes. Il s’agit d’outiller les organes de contrôle pour leur utilisation progressive dans la gestion des projets financés par l’institution financière internationale.
Consciente de ce que la bonne exécution d’un projet de développement tient aussi de l’efficacité de l’organe de contrôle mis en place pour s’assurer de la gestion efficience des ressources allouées, la Banque mondiale a initié ce lundi 25 février à son siège à Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des équipes des organes de l’Etat en charge de la fonction audit interne dans les projets et programmes qu’elle finance.
Cette rencontre, selon Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, vise à outiller les participants afin de rendre effective l’implication des organes de contrôle de l’Etat dans la mise en œuvre des projets et programmes financés par l’institution financière internationale. « Votre implication devra contribuer à améliorer la performance des projets à travers une bonne gouvernance et une utilisation efficiente des ressources », précise-t-elle. Elle ajoute que l’organisation d’une telle formation découle des recommandations d’une évaluation des procédures des finances publiques en vue de leur utilisation pour la gestion des Projets d’investissement financés par la Banque mondiale, conformément à la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. Cette évaluation avait recommandé une utilisation progressive des différentes composantes de la gestion des finances publiques dans la gestion des projets et une mise à niveau des organes de contrôle de l’Etat.
La formation qui dure quatre jours s’articule autour des thématiques que sont : les règles et procédures de la Banque mondiale en matière de gestion financière et de passation des marchés ; les principes généraux de l’audit interne et son rôle dans la mise en œuvre des projets et programmes financés ; les mesures de prévention et de détection des irrégularités dans les projets et programmes financés par la Banque mondiale ; les modalités d’intervention de l’Inspection générale des Finances.
« La clé du développement de notre pays se trouve dans notre capacité à développer une bonne gouvernance, à gérer les fonds publics dans la transparence et l’efficacité en s’appuyant sur des institutions de contrôle fortes », soutient Latifou Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, quelle que soit l’importance des ressources financières consacrées à la réduction de la pauvreté, les résultats escomptés ne pourront être atteints sans le renforcement de la qualité et de l’efficacité du système de contrôle mis en place. Il estime qu’à travers cette formation, la Banque mondiale manifeste une fois encore sa volonté d’accompagner le Bénin pour faciliter la prise en charge progressive des audits des projets qu’elle finance.

La création de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat) réjouit le directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief). C’est un pas important vers le développement harmonieux et équilibré de l’espace national, notamment des zones frontalières, pour éviter le terrorisme, nous a expliqué Dr Marcel Ayité Baglo, à la faveur de l’installation, la semaine dernière, des membres du Conseil national d'aménagement du territoire (Cnat).
La Nation : Monsieur le directeur général de l’Abegief, qu’est-ce qui explique la situation peu reluisante dans laquelle se trouvent nos zones frontalières ?
Dr Marcel Ayité Baglo : C’est l’absence de l’aménagement du territoire qui fait que les zones frontalières sont actuellement dans la situation où elles sont. En fait, l’aménagement du territoire est un développement équilibré de tout le territoire. Malheureusement, en tout temps, les politiciens pensent aux zones urbaines, là où il y a concentration de populations, là où les gens votent. Ils ne pensent pas aux endroits où il y a les richesses. Or, la plupart de nos richesses pour le développement se trouvent sur les frontières. Le fer est à Loumbou-Loumbou et à Madécali ; l’or est à Perma, qui sont des zones frontalières. Même le coton vient en grande partie de Banikoara qui est une commune frontalière. C’est pareil pour les ignames et autres. Malheureusement, on utilise les richesses produites par ces zones pour développer une petite partie du territoire national. Cela crée des disparités. Et ces disparités, c’est partout en Afrique, en l’occurrence dans les zones frontalières où souvent, les chefs d’Etat ne savent pas si c’est chez eux ou si c’est chez les voisins. Les uns et les autres se renvoient la balle et personne ne fait rien. C’est ce qui amène le terrorisme.
Expliquez-nous le lien entre les disparités et le terrorisme ?
Le terrorisme naît de l’insatisfaction de certains, du sentiment d’abandon que les citoyens ont, surtout quand ils réclament et l’on ne leur donne rien. Ils se révoltent et quand on envoie la police pour réprimer, les révoltés deviennent des radicalisés. Et, quand ceux qui n’aiment pas le pays viennent leur dire qu’ils ont les armes à leur fournir pour se venger, ils acceptent et deviennent des terroristes. Donc, le terrorisme naît de la marginalisation des espaces frontaliers, de l’absence de l’Etat aux côtés des populations de ces zones. C’est pour cela qu’à travers l’aménagement du territoire, nous devons remettre la présence de l’Etat dans l’espace et surtout remettre l’utilité de l’Etat, en amenant aux populations des zones frontalières le minimum vital : l’eau, la santé, la route, l’école, l’électricité. Toutes les zones où il y a du terrorisme, ce sont des zones où l’Etat n’est pas présent.
Que fait votre agence pour prévenir une pareille situation au Bénin ?
Avant qu’on ne prenne service, il y a des zones entières où il n’y a pas de point d’eau et les populations doivent faire près de huit kilomètres, alors qu’en ville, il y a de l’eau partout et malgré ça, on veut en donner plus. Les gens n’ont pas d’électricité. On s’est dit là où l’on ne peut pas avoir d’électricité conventionnelle, il faut mettre de l’énergie solaire et on a mis des panneaux solaires. Vous voyez, par exemple, à Fidjrossè à Cotonou, les lampadaires solaires font face aux lampadaires conventionnels ; pendant ce temps, une bonne partie du territoire est dans le noir. C’est cela que l’aménagement du territoire doit pouvoir corriger. C’est pour cela que je me réjouis de l’installation du Conseil national d'aménagement du territoire (Cnat). Toutefois, n’est pas le Cnat qui nous rassure ; mais c’est la création de l’Agence nationale d'aménagement du territoire (Anat) parce que c’est la cheville ouvrière qui doit pouvoir mettre en œuvre toute la politique orientée par le Cnat. C’est pour cela que tout le processus-là est une victoire pour le gouvernement et nous tenons à l’en féliciter. Nous pensons que c’est maintenant que le développement équilibré commence. Il faudra dès à présent contrôler tout le budget de l’Etat et dire à chaque ministre qu’il a le devoir de réduire le fossé qu’il y a entre les espaces frontaliers et les autres espaces, en ce qui concerne son secteur. Sinon, on fera appel aux terroristes.
Actualités 26 févr. 2019

La Police républicaine a arrêté, ce lundi 25 février, à Porto-Novo plusieurs individus qui ont tenté de bloquer la circulation à hauteur de l’unique pont d’entrée et de sortie de la ville, réclamant des législatives sans exclusion. D’un ton ferme, la hiérarchie policière insiste que force doit rester à la loi et met en garde tout fauteur de troubles à travers des attroupements illégaux.
Il était très difficile, dans la matinée de ce lundi 25 février, d’entrer et de sortir de Porto-Novo via l’unique pont de la ville. La circulation a été bloquée déjà aux environs de 6h par des dizaines d’individus certainement de l’Opposition au regard des messages écrits sur les pancartes que certains d’entre eux brandissaient pour réclamer des élections législatives inclusives le 28 avril prochain. Ils avaient en main des branchages, des tam-tams et des castagnettes pour exiger la délivrance sans délai de certificat de mise en conformité aux partis politiques de l’Opposition. Les manifestants ont assiégé le pont rendant plus compliquée la circulation qui était très difficile habituellement tous les lundis matins à cause du flux de personnes qui en sortaient ou entraient pour aller au service. La situation a créé un embouteillage monstre à hauteur du pont avec plusieurs centaines de véhicules bloqués dans une longue queue dans les deux sens de cette seule porte d’entrée de la ville capitale via Sèmè-Podji.
Alertés aux environs de 7h, les éléments de la Police républicaine notamment du commissariat central de Porto-Novo situé à quelques pas du pont, ont pris leurs responsabilités. Ils ont été obligés de larguer quelques gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Les éléments de la Police républicaine ont été contraints de faire recours aux moyens forts après avoir tenté en vain de convaincre les meneurs de la manifestation sur l’illégalité de leur attroupement. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, le secrétaire général et porte-parole de la Police nationale, Pascal Odéloui et le directeur départemental de la Police nationale de l’Ouémé, Gaudens Sègbo étaient tous de la partie pour tenter de débloquer le bouchon et inviter au calme et au respect des textes de la République. Mais, face à la foule surexcitée, la Police a dû opérer certaines arrestations pour faire vite revenir la situation à la normale. Tout est rentré par la suite dans l’ordre. La circulation a timidement repris un peu après 8 heures avant de redevenir normale autour de 11h. Seulement, à peine les autorités ont-elles réglé la situation au niveau du pont de Porto-Novo qu’une autre alerte d’autres mouvements d’humeur leur a été donnée cette fois-ci du côté de Sèmè-Podji et du Boulevard du cinquantenaire à Porto-Novo situé non loin du marché de Ouando. Des éléments de la Police républicaine ont été également très tôt mobilisés sur les lieux pour disperser les manifestants et éteindre le feu. La vie a repris son cours normal par la suite à Porto-Novo ainsi qu’à Sèmè-Podji.
Délit d’attroupement
Face à ces mouvements d’humeur tous azimuts, la hiérarchie policière a jugé utile d’animer un point de presse au commissariat central de Porto-Novo pour en appeler au respect de la loi. Pour le secrétaire général et porte-parole de la Police républicaine, Pascal Odéloui, tout attroupement de personnes obéit à un régime déclaratif au regard du nouveau Code pénal en vigueur. Les initiateurs doivent déclarer aux autorités administratives compétentes, trois jours avant leur intention de manifestation. Les cas d’espèce sont illégaux parce que les meneurs n’ont pas satisfait à cette obligation légale, informe le porte-parole de la Police républicaine. Les manifestants sont, dès lors, passibles du délit d’attroupement sévèrement puni par les dispositions des articles 237 à 241 du nouveau Code pénal en vigueur au Bénin, ajoute Pascal Odéloui qui avait à ses côtés le directeur départemental de la Police républicaine dans l’Ouémé.
D’un ton ferme, le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, insiste que les interpellations qui ont déjà commencé vont se poursuivre et prendront tout le temps qu’elles vont durer. Les vidéos, les photos et autres images des évènements seront exploitées pour traquer ces fauteurs de troubles jusque dans leur derniers retranchements. Toutes les personnes arrêtées seront présentées au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo qui décidera de leur sort. Le directeur général de la Police républicaine invite tous les citoyens au respect de la loi. Car, partout où l’ordre sera troublé sur le territoire national, la Police prendra ses responsabilités pour le rétablir par tous les moyens. Nazaire Hounnonkpè invite les populations à davantage de collaboration en donnant à temps l’information aux éléments de la Police républicaine actuellement en état d’alerte maximale pour relever le défi sécuritaire dans le cadre des législatives prochaines.

Le dépôt des dossiers de candidatures pour les législatives du 28 avril prochain connaît son terme ce jour à la Commission électorale nationale autonome (Céna).
La nuit sera longue au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ce mardi 26 février. Et pour cause ! C’est ce jour que sera officiellement clôturé le dépôt des dossiers de candidatures en vue des élections législatives du dimanche 28 avril prochain. L’opération qui a été ouverte le 21 février dernier connaît son épilogue ce jour. Et comme il est de tradition, les partis politiques attendent souvent le dernier jour pour déposer leurs dossiers. Les élections législatives prochaines, les huitièmes de l’ère du renouveau démocratique, ne font pas exception à cette pratique à laquelle les hommes politiques ont habitué le peuple. La preuve en est, jusqu’à hier lundi 25 février, soit cinq jours après le lancement de l'opération, aucun dossier n’a été enregistré par la Céna. Les candidats se font désirer. Ils attendent certainement le dernier jour pour déclarer leurs candidatures. Ce moment fatidique est arrivé ce mardi 26 février où ils sont tenus de se décider.
C’est vrai, la confection des dossiers en vue des législatives prochaines semble être plus rigoureuse et exigeante que par le passé. Cela avec les questions de quitus fiscal et de certificat de mise en conformité politique, pièces indispensables pour la validation des listes de candidatures. La délivrance de ces pièces a certainement et relativement retardé le dépôt des dossiers de candidatures à la Céna. Mais aujourd’hui, les partis politiques n’ont plus le choix. Ils sont tenus de répondre au rendez-vous s’ils ne veulent pas être forclos. Car, ce n’est pas évident que la Céna proroge le délai pour le dépôt des dossiers. Même si l’institution électorale en a la volonté, celle-ci pourrait se heurter aux dispositions de la loi en la matière.
L’article 45 du Code électoral est clair : « La candidature est déposée, quarante-cinq jours (45) jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale à la Commission électorale nationale autonome (Céna)». La campagne électorale étant programmée pour démarrer le 12 avril prochain, selon le calendrier électoral rendu public par la Céna le 22 janvier dernier, il va sans dire que les quarante-cinq jours que prévoit la loi débutent demain mercredi 27 février. Ce qui est trop juste. Ainsi, il serait très difficile pour la Céna de rallonger le délai du 21 au 26 février qu’il a retenu pour le dépôt des dossiers de candidatures à moins d’écorcher les dispositions du Code électoral en grignotant sur les 15 jours de la durée de la campagne électorale. Ceci dit, ce mardi à minuit, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, comme il est de tradition, sera obligé de fermer le portail de l’institution électorale. Tous les partis politiques qui ne seraient pas dans l’enceinte de la commission avant cette fermeture ne pourront plus déposer leurs listes de candidatures pour le compte des législatives du 28 avril prochain. Les retardataires n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Comme quoi, ce mardi sera long au siège de la Céna à Cotonou.
Actualités 26 févr. 2019