La Nation Bénin...
Nouvelles

Les élus consulaires réunis au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) ont suivi, vendredi 24 juillet dernier à Cotonou, une formation sur les missions d’une Chambre de commerce et d’Industrie ainsi que le rôle dévolu aux élus consulaires. Les travaux ont été placés sous l’égide du président de l’institution, Jean-Baptiste Satchivi.
Désignés par les entreprises du pays pour les représenter au sein des assemblées consulaires, les élus consulaires ont pris par cet acte un nouvel engagement essentiel au développement économique national. Mais à quoi consiste ce mandat? Quelle est la mission de l’institution? Quel va être le projet de développement? Autant de questions qui reviennent régulièrement. Et comme il n’existe pas d’école pour former un élu consulaire encore moins un délégué consulaire, et que c’est dans la pratique qu’on se forme davantage, la présidence de la CCIB a initié cette formation à l’intention des élus consulaires. Elle vise à permettre à chacun d’internaliser son rôle et d’être au même niveau d’information. «La CCIB constitue un catalyseur d’idées concrètes ainsi qu’un incubateur et développeur d’actions, parce que présente en permanence dans la création de richesse et de l’emploi», a indiqué son président Jean-Baptiste Satchivi. Pour lui, «le mandat de la CCIB est mû par le respect absolu de l’entreprise comme source de création de richesse, la promotion et l’encouragement de l’initiative privée, le sens de l’intérêt général, le respect des hommes, la volonté de servir la nation économique, être au service des entreprises du pays, par la culture du résultat, la volonté de progrès surtout en ce 21è siècle où tous les progrès vont très vite».
Le président de la CCIB a saisi l’occasion pour exprimer la gratitude de son institution au partenaire qu’est la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF), pour avoir répondu favorablement à la demande d’assistance technique, en dépêchant un expert à Cotonou en la personne de Stéphane Cormier, délégué général de la CPCCAF, afin d’assurer la formation au cours de l’atelier.
L'engagement de la CCIB
Jean-Baptiste Satchivi a rappelé que l’engagement de la CCIB est essentiel au développement économique national. Il est revenu sur la nécessité de bâtir des chambres consulaires fortes, dynamiques qui répondent à la vision commune qui est de faire de la CCIB à l’horizon 2019, une institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde entier, être présente sur toute l’étendue du territoire national et porte-étendard du savoir-faire béninois à l’international, requiert que tous ses élus soient bien informés et bien formés à leurs droits et à leurs devoirs afin de rester en phase avec les défis qui s’imposent à l’environnement économique national et international. «Soyez des buvards du savoir», a lancé le président de la CCIB à l’endroit des élus. Il les a exhortés à faire montre de concentration soutenue au cours de la formation.
Pour sa part, le délégué général de la CPCCAF, Stéphane Cormier, s’est réjoui de voir l’institution consulaire béninoise sur de bons rails après les tumultes. Il a rappelé la pertinence de la formation du jour avant de saluer le dynamisme du président de l’institution.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le jeudi 23 juillet 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a pris connaissance des conclusions de l’audit d’investigation du PPEAII conduit par le cabinet KROLL de renommée internationale choisi de concert par le Bénin et la Hollande.
Il ressort de ce rapport :
des dysfonctionnements graves de l’administration et une implication directe et active de certains fonctionnaires caractérisés par un système de fractionnement des marchés et des violations graves et répétées des règles d’exécution des dépenses publiques ;
un vaste réseau de fraude qui a permis de détourner des fonds de la Direction générale de l’Eau notamment du PPEAII de l’ordre de plusieurs milliards de francs CFA au préjudice du Trésor public et du bailleur en un temps record dont deux virgule six (2,6) milliards de francs CFA dans le cadre du PPEA2 et cinq (5) milliards au niveau de plusieurs ministères le tout de l’ordre de huit (8) milliards exclusivement par les sieurs Rémy Kodo du Couffo et Rock Saré Niéri beau-frère de Olivier Boco. Ainsi le rapport a permis d’identifier les auteurs de ces détournements à savoir les deux (02) opérateurs économiques Rémy Kodo et Rock Niéri. En outre, le rapport a conclu à des marchés fictifs sans objet réel, un réseau de sociétés-écran qui a permis de recevoir les fonds publics détournés ;
des marchés de travaux attribués dans des conditions irrégulières à des sociétés-écran ;
le recours à des sociétés ad’ hoc de création récente pour répondre aux consultations restreintes en deçà des seuils d’appel d’offres ;
des lignes de crédit autres que celles de la DG Eau et du PPEAII ont également fait l’objet de détournements ;
des défaillances des corps de contrôle de l’Etat ;
un système d’alerte bancaire et de déclaration de soupçons insuffisant.
Au titre des responsables impliqués à des degrés divers, le rapport a cité :
l’ex-ministre en charge de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du développement des Energies renouvelables ;
le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Eau ;
le directeur de la programmation et de la Prospective du ministère ;
la directrice des Ressources financières et du matériel du ministère et certains de ses collaborateurs ;
le directeur général de l’Eau ;
le délégué du Contrôleur financier auprès dudit ministère et certains de ses collaborateurs ;
le coordonnateur du Programme PPEAII et son adjoint ;
le directeur administratif et Financier du Programme PPEAII ;
le chef comptable ;
le chef du Service Matériel et Logistique ; et
certains opérateurs économiques.
A la suite de l’examen du rapport, les mesures et recommandations ci-après ont été retenues et sont en cours d’exécution. Il s’agit notamment de :
geler tout décaissement au profit du ministère de l’Eau ;
créer la Cellule technique de suivi de l’Exécution des accords et contrats publics ;
renforcer les capacités des délégués du Contrôleur financier ;
instaurer l’Avis de non objection où il sera désormais fait obligation à tout ministre sollicitant une réallocation de ressources portant sur un financement extérieur, de joindre l’avis de non objection du bailleur ;
évaluer des réformes en cours au niveau du ministère chargé des Finances ;
renforcer l’Inspection générale des Finances ;
faire conduire un audit systématique des biens, services et forages, censés avoir été fournis ou exécutés par la direction générale de l’Eau en 2014 et 2015 ; des fonctionnaires responsables interrogés ont en effet été incapables de produire les éléments permettant d’établir la matérialité des biens livrés et des prestations effectués ;
renforcer l’indépendance des Inspections générales de la tutelle des ministres ; indépendance qui va de pair avec le renforcement de leurs moyens d’actions techniques, humains et matériels ;
instituer un Parquet financier indépendant, chargé de la lutte contre la délinquance économique et financière ;
Eu égard à la gravité des faits relevés dans le rapport, le Conseil des ministres a :
à l’endroit de l’ex ministre en charge de l’Eau, Barthélemy Kassa, pour lequel le cabinet a relevé qu’il était informé de la fraude orchestrée sans avoir réagi mais, il souligne qu’aucun flux financier n’a été repéré au profit du ministre ; cependant, le ministre est invité à se soumettre aux procédures constitutionnelles visant à la manifestation de la vérité en raison de sa qualité de ministre au moment des faits en l’occurrence la Haute cour de Justice, structure habilitée à écouter les personnalités de son rang, puisqu’il continue de nier les faits qui lui sont reprochés par le cabinet qui serait en possession d’informations échangées entre lui et ses agents incriminés;
à l’endroit des opérateurs économiques, décidé de leur radiation pure et simple de la chaine de passation et du bénéfice des marchés publics au Bénin aux termes des procédures conformément à la loi ;
à l’endroit des responsables et agents du ministère en charge de l’Eau au nombre d’une dizaine environ, donné les instructions au ministre en charge de l’Eau aux fins de les suspendre immédiatement de leurs fonctions respectives ;
instruit le ministre en charge de la Fonction publique à prendre les dispositions urgentes conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur en vue de la radiation immédiate des agents et responsables mis en cause ;
instruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme à faire engager les poursuites judiciaires appropriées en vue des sanctions pénales et du remboursement des sommes détournées.
Le Conseil des ministres saisit cette occasion pour réaffirmer sa détermination :
à mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport en vue de l’amélioration du système d’exécution des dépenses publiques ;
à prendre toutes les mesures nécessaires en vue du renforcement de la coopération entre le Bénin et les Pays-Bas ;
c’est le lieu d’insister sur la nécessité de combattre l’impunité et la corruption qui ont eu droit de cité dans notre pays depuis des décennies. Elles expliquent tous ces dysfonctionnements que le gouvernement s’emploie à mettre en exergue en raison de son option de la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat. Dans cet effort, le gouvernement doit pouvoir compter sur la Justice dont le rôle dans la lutte contre la corruption pour mettre fin à l’impunité est central. Le gouvernement est déterminé à tout mettre en œuvre, y comprises les réformes de toute la chaine de contrôle en vue de gagner ce combat tant il est vrai que sans la fin de la corruption et de l’impunité, il ne saurait être question de recul de la pauvreté encore moins de son élimination.
Fait à Cotonou le 23 juillet 2015
Le secrétaire général du
gouvernement,
Alassani Tigri

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) a tenu, samedi 25 juillet dernier, sa deuxième session de l’année 2015. La cérémonie de lancement a eu lieu en présence du représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce et du président de la CCIB.
Dans son mot de bienvenue, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), Jean-Baptiste Satchivi a laissé entendre que la 2è session ordinaire allait examiner les procès verbaux de la première session. Il a rappelé quelques acquis de la CCIB que sont, entre autres, l’installation des antennes de la chambre consulaire et l’organisation des états généraux du secteur privé dont les actes doivent être présentés au chef de l’Etat ainsi que le renouvellement du parc automobile de la CCIB. Pour ce qui est des perspectives, Jean-Baptiste Satchivi a annoncé une extension des antennes de la CCIB. Cela va accroître, selon lui, l’accessibilité de l’institution afin qu’elle accomplisse mieux sa mission qui est la représentation des opérateurs économiques. Pour lui, à l’horizon 2019, la CCIB devra être une institution d’appui aux opérateurs économiques qui révolutionne le secteur privé afin de mieux servir les intérêts communs des hommes et des femmes d’affaires. « C’est ensemble que nous avons ouvert le chantier. C’est encore ensemble que nous allons commuer le rêve en réalité », a martelé le président de la CCIB. Il a dit s’inscrire dans la dynamique de l’engagement ferme dans la mise en œuvre des objectifs de l’organe consulaire. Il a laissé entendre que le principal objectif de la CCIB en général et du bureau actuel de l’institution en particulier, est d’améliorer les prestations dans le but de satisfaire les opérateurs économiques quelles que soient leurs localités d’origine.
Sabi Boum Djoulé, le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce a laissé entendre que les documents cadrent avec la vision du chef de l’Etat qui a conscience du rôle prépondérant des opérateurs économiques pour l’émergence du Bénin. Il a invité les opérateurs économiques à travailler avec un esprit de concorde, de concert avec le cabinet du ministre afin que celui-ci puisse bien porter la voix du secteur privé auprès du gouvernement. Il s’est engagé à accompagner la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) dans ses missions et dans toutes ses actions.
Actualités 27 juil. 2015

Le Conseil communal de Boukombé a été renouvelé à 82,35%, selon les chiffres de la Commission électorale nationale autonome (CENA).
A la suite de la proclamation par la Commission électorale nationale autonome (CENA), des résultats des élections communales du dimanche 28 juin dernier, trois conseillers ont eu droit au renouvellement de leurs mandats dans la commune de Boukombé. Sur les dix-sept sièges en jeu, seuls trois des anciens conseillers communaux retrouvent leur poste après avoir passé huit ans au sein du conseil. Il s’agit d’Alphonse Trahinta Natta, Richard Yatté Nambime et Victor N’ tia.
Ils sont tous de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Même le maire sortant, Philippe Gnamou, n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu. Ce dernier d’ailleurs, lors de la 5ème session extraordinaire du Conseil communal tenu du 18 au 19 juillet dernier, a salué la réélection de ses pairs et a fait savoir que le prochain conseil, selon les chiffres de la CENA, a été renouvelé à 82,35% soit quatorze nouvelles entrées. Appelé à être installé le mardi 28 juillet prochain par l’arrêté préfectoral N° 6/101/P-SG/STCCD/DCLC/SA du 21 juillet 2015 portant convocation à l’installation des conseils communaux et à l’élection des maires et adjoints aux maires des communes de l’Atacora et de la Donga, ce nouveau conseil communal présidera aux destinées de la Cité des tatas. Le prochain maire sera issu des rangs des Forces cauris pour un Bénin émergent, alliance ayant remporté la majorité des sièges. L’Union fait la Nation (UN) arrivée en deuxième position n’a eu au finish que trois sièges. Difficile pour le moment de savoir sur quel conseiller portera le choix pour le poste très convoité de maire. Au sein de l’alliance majoritaire, les tractations sont en cours pour désigner cet oiseau rare capable d’impulser un nouvel élan à la dynamique née de la gestion du désormais ancien maire, le colonel à la retraite Philippe Gnamou.
Installation des conseils communaux de l’Atacora-Donga
Les conseillers communaux des départements de l’Atacora et de la Donga sont convoqués pour être installés au cours de la période allant du lundi 27 au mercredi 29 juillet par arrêté préfectoral.
Communes Date Heures
Bassila Lundi 27 juillet 10 heures
Pehunco Mardi 28 juillet 10 heures
Djougou Lundi 27 juillet 09 heures
Natitingou Lundi 27 juillet 15 heures
Boukombé Mardi 28 juillet 10 heures
Tanguiéta Lundi 27 juillet 09 heures
Toucountouna Lundi 27 juillet 15 heures
Matéri Mardi 28 juillet 10 heures
Cobly Mardi 28 juillet 15 heures
Kérou Lundi 27 juillet 09 heures
Kouandé Lundi 27 juillet 15 heures
Ouaké Mardi 28 juillet 09 heures
Copargo Mardi 28 juillet 15 heures

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA) et le gouvernement béninois à travers le ministère d’Etat chargé de l’Economie et des Finances tiennent depuis hier jeudi 23 juillet à Cotonou, la deuxième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union. L’objectif est de faire pendant une semaine l’état d’exécution des engagements et recommandations de la revue de 2014 et l’évaluation de la mise en œuvre effective des réformes, politiques, programmes et projets communautaires.
En 2014, la tenue de la première revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), a permis de noter que le Bénin était à un niveau de transposition des textes communautaires de 60% et à un taux d’application de 50%. Ces résultats sont ponctués par diverses insuffisances que le Bénin s’est engagé à combler pour améliorer ses performances.
A l’ouverture des assises de la deuxième revue hier, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka a rappelé qu’au terme de la première revue, d’importantes recommandations avaient été faites afin d’améliorer ce taux de mise en œuvre. Car, 20 ans après la création de l’UEMOA, la non application des réformes selon lui, constitue un obstacle majeur à l’atteinte des objectifs qui lui ont été fixés.
Pour Badjibassa Babaka, la revue technique qui a démarré hier cèdera place la semaine prochaine, à deux rencontres de haut niveau dont l’objectif est non seulement de tirer les leçons des conclusions de la rencontre technique, mais surtout de prendre le ferme engagement de mettre en application les recommandations qui en seront issues. C’est pourquoi, il a salué la disponibilité des autorités béninoises au haut niveau pour examiner avec la délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par son président Cheikhe Hadjibou Soumaré, les différentes recommandations et surtout, de tracer les pistes concrètes et pratiques, de leur mise en œuvre.
L’exercice de 2015, selon le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin couvrira cette fois, non seulement l’ensemble des réformes et politiques, mais encore et surtout l’exécution des projets et programmes de l’Union au Bénin. A cet effet, il a adressé une félicitation aux différentes parties prenantes dans la mise en œuvre des réformes et projets. Il rappelle qu’en prélude à la deuxième revue annuelle en cours, il a été organisé il y a un mois, une session préliminaire à Cotonou qui a montré que des progrès avaient été enregistrés.
Badjibassa Babaka se dit certain qu’au terme de cette deuxième revue, chacun pourra confirmer les informations déjà communiquées et, de ce fait, traduire la volonté et la détermination de la République du Bénin d’être une locomotive, dans le cadre de la conduite du processus d’intégration de l’UEMOA.
Cette volonté et cette détermination de la République du Bénin ont été manifestées par la directrice adjointe de cabinet du ministre d’Etat, chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Fatima Madougou, qui a procédé à l’ouverture des travaux. Selon elle, malgré les avancées notées dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, il y a encore des défis à relever.

Le secteur de la boulangerie-pâtisserie au Bénin, d’après ses acteurs, connaît des difficultés. C’est pourquoi une journée de réflexions a été initiée par l’Association nationale des propriétaires et exploitants de boulangeries-pâtisseries du Bénin (ANAPEB), hier jeudi 23 juillet à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB). Pour répertorier les difficultés qui accablent le secteur aujourd’hui, et identifier les voies et moyens de l’en extraire.
Pour le président de l’ANAPEB, Gatien Adjagboni, c’est une rencontre capitale pour le devenir du sous-secteur de la boulangerie au Bénin. Un secteur dont les acteurs, soutient-il, se privent pour les autres, dimanches et jours de fête compris, tant ils doivent satisfaire le public. C’est pourquoi les conditions de travail, l’accès au marché, la fiscalité, l’accès aux intrants… seront au cœur des réflexions en vue de rendre le secteur compétitif, de contribuer au développement du pays et à la création d’emplois. Et sur ces différents chantiers, plaide-t-il, l’ANAPEB voudrait être accompagnée par les autorités, et donne déjà le gage de sa disponibilité à jouer pleinement sa partition.
Parce qu’ils font œuvre d’entreprise, créateurs de richesse et d’emplois, le soutien du Conseil national du patronat du Bénin leur est acquis. A l’occasion, c’est Mathurin Kouton qui en a porté la voix. Pour féliciter et encourager, au nom du président Sébastien Ajavon, ces acteurs qui ont pris la décision de penser à leur devenir. Car, si l’on consomme du pain, le public ne savait pas forcément tout ce qu’il y a autour de cette activité. Cette activité devrait donc contribuer à inverser la donne, à mettre le secteur sous les feux de la rampe. Et, pour un secteur qui contribue à la création de la richesse, qui nourrit toutes les couches de la population, l’importance et la noblesse ne se discutent pas. D’où ses acteurs ont-ils forcément une responsabilité morale tenant à la qualité des produits qu’ils livrent, pour préserver la santé des populations. D’ores et déjà, le CNP Bénin souhaite que sortent de cette journée de réflexions, des recommandations à même de bonifier le secteur.
Des réformes à engager, des normes à respecter
A sa suite, Jos Van Aggelen ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Bénin, au nom des partenaires techniques et financiers, rappelant que la coopération bénino-néerlandaise connaît une mauvaise passe, fait savoir que son pays est chef de file des partenaires dans le domaine de la compétitivité du secteur privé. Or, le secteur de la boulangerie pose des problèmes de santé et le pain, aliment noble, relève également du social. Mais le secteur est confronté à des problèmes préoccupants, relève l’ambassadeur : la rentabilité de l’activité qui nécessite un environnement adéquat, avec une disponibilité des intrants à des coûts accessibles ; la qualité du produit final qui doit tenir compte de la préservation de la santé des consommateurs. Tout ceci exige transparence dans le processus de fabrication pour s’assurer que les normes et principes sont respectés. D’ici à là, il exhorte les acteurs à bien trancher la question de la tutelle étatique, pour savoir enfin s’ils relèvent du ministère de l’Industrie et du Commerce ou de celui de l’Artisanat. En tout cas, Jos Van Aggelen entend que les produits livrés à la consommation soient effectivement de qualité, ce qui part d’intrants eux-mêmes de qualité. Ce que ne favorise pas forcément la multiplicité des importateurs de farine de blé aujourd’hui, qui fait que des farines de qualité douteuse peuvent être déversées sur le marché.
La CCIB heureuse d'accompagner l'ANAPEB
Quant à Jean-Baptiste Satchivi, président de la CCIB, saluant le leadership efficace de l’ANAPEB, il assure que sa structure est heureuse de l’accompagner dans cette dynamique et se dit convaincu que cette journée de réflexions permettra aux acteurs de soulever les vraies préoccupations. Au nombre de celles-ci, il retient les conditions de fabrication du pain, la concurrence déloyale du secteur informel, la non maîtrise des réels acteurs du secteur, en nombre et en qualité ; la multiplicité des interlocuteurs au niveau de l’Etat, la fiscalité en matière de boulangerie-pâtisserie, la place des matières premières locales dans la production du pain… Il espère qu’elles feront l’objet de sérieuses réflexions pour des approches de solutions efficaces.
Enfin, Adam Ahantchédé, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, ministère de tutelle du secteur, procédant à l’ouverture des travaux a saisi l’occasion pour souligner l’importance et la sensibilité du secteur, quoiqu’en proie à des difficultés qu’il faut surmonter. Deux urgences à aborder, selon Adam Ahantchédé, l’utilisation des adjuvants prohibés dans la fabrication du pain et les conditions d’hygiène autour du pain consommé, tant les textes en la matière ne sont pas respectés par les acteurs. Aussi exhorte-t-il les participants à la journée de réflexions à se pencher effectivement sur la réorganisation du secteur, en vue de sa pleine contribution au développement et de son propre épanouissement.

Le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) fait œuvre utile dans le village de Sohomey, arrondissement de Vakon, commune d’Akpro-Missérété. Il a doté l’école maternelle de cette localité d’une infrastructure digne de nom pour permettre aux enfants d’étudier dans des conditions adéquates. La coupure symbolique du ruban du joyau s’est déroulée hier jeudi 23 juillet, en présence des responsables du PSDCC et de la Banque mondiale, partenaire financier du projet.
Un module de deux classes avec bureau, magasin et un bloc de latrine à deux cabines. C’est le joyau construit par le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) au profit de l’école maternelle de Sohomey dans la commune d’Akpro-Missérété. L’infrastructure a coûté la somme de 14 978 468 F CFA entièrement financée par la Banque mondiale, le partenaire financier du PSDCC. Un projet qui vise à lutter contre la pauvreté à travers la dotation en infrastructures sociales aux populations pauvres. L’ouvrage a été réalisé par une entreprise locale choisie par les populations bénéficiaires elles-mêmes conformément aux exigences de la Banque mondiale qui met l’accent sur l’approche participative.
Selon Afoussatou Sinmè, directrice générale de l’entreprise qui a réalisé l’ouvrage, l’infrastructure est construite avec agglos-coffrages spéciaux, une nouvelle technologie adoptée par le PSDCC. Cette technologie, à l’en croire, présente beaucoup d’avantages dont la réduction sensible de l’utilisation de bois de coffrage qui participe à la sauvegarde de l’environnement et ainsi met un frein à la déforestation. Elle a aussi salué la célérité notée dans la construction du module grâce aux formations théoriques et préalables organisées en aval par le PSDCC pour les entrepreneurs et leurs personnels. Lesquelles formations exigeaient de l’entreprise à prendre l’engagement de livrer le chantier dans le délai contractuel. Afoussatou Sinmè se réjouit d’avoir tenu parole en remettant, en un temps record soit après quatre mois de travaux, la clé de l’ouvrage à la PSDCC.
Le respect du délai contractuel par l’entreprise a été fortement salué par le secrétaire exécutif du PSDCC, Germain Ouin-Ouro. Ceci honore le village de Sohomey, le premier chantier à être mis en service sur les 200 lancés sur l’ensemble du territoire national dans le cadre des sous-projets communautaires du PSDCC. La joie de Germain Ouin-Ouro est encore plus grande de constater que l’ouvrage célébré aujourd’hui a été réalisé par une entreprise locale et dirigée par une femme. Il a invité l’Association de développement du village (ADV) de Sohomey à faire une bonne utilisation du joyau afin d’encourager le PSDCC ou d’autres projets à continuer de voler au secours de la localité pour soulager leurs souffrances.
John Van Dyck, spécialiste de Protection sociale chargée de projet pour le Bénin au niveau de la Banque mondiale, venu directement de Washington aux Etats-Unis, a abondé dans le même sens que le secrétaire exécutif du PSDCC. Il s’est dit aussi très enthousiasmé de voir l’érection de cette école maternelle construite dans le strict respect des normes internationales. Il a réitéré l’ambition de son institution financière de sortir les pauvres de la précarité. Ce qui passe par la garantie d’une éducation de qualité avec des enseignants et des écoliers bien formés et mis dans des conditions appropriées. John Van Dyck a souhaité que d’autres partenaires au développement emboitent le pas au PSDCC avec d’autres infrastructures sociales. Il a bien accueilli d’ores et déjà la décision de l’Association de développement du village et des populations d’assurer la pérennisation du projet même après le retrait du PSDCC.
Au nom du préfet de l’Ouémé-Plateau, le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Thomas Fagbitè, a à son tour aussi décerné la palme d’or à tous les acteurs du succès de ce chantier principalement à la Banque mondiale, le PSDCC et l’entreprise ayant réalisé le joyau. Car, à l’en croire, c’est vraiment faire œuvre utile de doter une localité d’un module de classes pour favoriser les conditions d’études aux enfants. Le représentant du maire d’Akpro-Missérété, Ismaël Yèkini, le chef village de Sohomey, Lucien Avocètien et le président de l’ADV, Gilbert Kingnikpodo n'ont pas aussi tari de mots pour remercier le projet. Ils ont salué la Banque mondiale qui les a fortement associés dans la réalisation de ce projet depuis la phase d’identification jusqu’à l’achèvement des travaux.

Le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) fait œuvre utile dans le village de Sohomey, arrondissement de Vakon, commune d’Akpro-Missérété. Il a doté l’école maternelle de cette localité d’une infrastructure digne de nom pour permettre aux enfants d’étudier dans des conditions adéquates. La coupure symbolique du ruban du joyau s’est déroulée hier jeudi 23 juillet, en présence des responsables du PSDCC et de la Banque mondiale, partenaire financier du projet.
Un module de deux classes avec bureau, magasin et un bloc de latrine à deux cabines. C’est le joyau construit par le Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) au profit de l’école maternelle de Sohomey dans la commune d’Akpro-Missérété. L’infrastructure a coûté la somme de 14 978 468 F CFA entièrement financée par la Banque mondiale, le partenaire financier du PSDCC. Un projet qui vise à lutter contre la pauvreté à travers la dotation en infrastructures sociales aux populations pauvres. L’ouvrage a été réalisé par une entreprise locale choisie par les populations bénéficiaires elles-mêmes conformément aux exigences de la Banque mondiale qui met l’accent sur l’approche participative.
Selon Afoussatou Sinmè, directrice générale de l’entreprise qui a réalisé l’ouvrage, l’infrastructure est construite avec agglos-coffrages spéciaux, une nouvelle technologie adoptée par le PSDCC. Cette technologie, à l’en croire, présente beaucoup d’avantages dont la réduction sensible de l’utilisation de bois de coffrage qui participe à la sauvegarde de l’environnement et ainsi met un frein à la déforestation. Elle a aussi salué la célérité notée dans la construction du module grâce aux formations théoriques et préalables organisées en aval par le PSDCC pour les entrepreneurs et leurs personnels. Lesquelles formations exigeaient de l’entreprise à prendre l’engagement de livrer le chantier dans le délai contractuel. Afoussatou Sinmè se réjouit d’avoir tenu parole en remettant, en un temps record soit après quatre mois de travaux, la clé de l’ouvrage à la PSDCC.
Le respect du délai contractuel par l’entreprise a été fortement salué par le secrétaire exécutif du PSDCC, Germain Ouin-Ouro. Ceci honore le village de Sohomey, le premier chantier à être mis en service sur les 200 lancés sur l’ensemble du territoire national dans le cadre des sous-projets communautaires du PSDCC. La joie de Germain Ouin-Ouro est encore plus grande de constater que l’ouvrage célébré aujourd’hui a été réalisé par une entreprise locale et dirigée par une femme. Il a invité l’Association de développement du village (ADV) de Sohomey à faire une bonne utilisation du joyau afin d’encourager le PSDCC ou d’autres projets à continuer de voler au secours de la localité pour soulager leurs souffrances.
John Van Dyck, spécialiste de Protection sociale chargée de projet pour le Bénin au niveau de la Banque mondiale, venu directement de Washington aux Etats-Unis, a abondé dans le même sens que le secrétaire exécutif du PSDCC. Il s’est dit aussi très enthousiasmé de voir l’érection de cette école maternelle construite dans le strict respect des normes internationales. Il a réitéré l’ambition de son institution financière de sortir les pauvres de la précarité. Ce qui passe par la garantie d’une éducation de qualité avec des enseignants et des écoliers bien formés et mis dans des conditions appropriées. John Van Dyck a souhaité que d’autres partenaires au développement emboitent le pas au PSDCC avec d’autres infrastructures sociales. Il a bien accueilli d’ores et déjà la décision de l’Association de développement du village et des populations d’assurer la pérennisation du projet même après le retrait du PSDCC.
Au nom du préfet de l’Ouémé-Plateau, le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Thomas Fagbitè, a à son tour aussi décerné la palme d’or à tous les acteurs du succès de ce chantier principalement à la Banque mondiale, le PSDCC et l’entreprise ayant réalisé le joyau. Car, à l’en croire, c’est vraiment faire œuvre utile de doter une localité d’un module de classes pour favoriser les conditions d’études aux enfants. Le représentant du maire d’Akpro-Missérété, Ismaël Yèkini, le chef village de Sohomey, Lucien Avocètien et le président de l’ADV, Gilbert Kingnikpodo n'ont pas aussi tari de mots pour remercier le projet. Ils ont salué la Banque mondiale qui les a fortement associés dans la réalisation de ce projet depuis la phase d’identification jusqu’à l’achèvement des travaux.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji s’est entretenu hier jeudi 23 juillet avec plusieurs personnalités dont le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané.
« …Je suis venu présenter mes félicitations les plus sincères au président Adrien Houngbédji et lui souhaiter du succès à la tête de notre institution parlementaire. Je suis également venu lui dire combien j’ai été sensible par le discours qu’il a prononcé le jour de son installation le 15 juin dernier, qui est un discours profond qui trace le chemin pour ce que pourrait être l’environnement politique au Bénin». C’est un extrait des propos du président Abdoulaye Bio Tchané au sortir de l’audience que lui a accordée le président de l’Assemblée nationale. Cette visite de courtoisie a permis aux deux personnalités politiques de faire le tour d’horizon de l’actualité nationale notamment l’état de la démocratie et le système partisan au Bénin. «…Nous avons une démocratie qui a besoin de traduire son existence dans le vécu au quotidien de nos compatriotes », souligne Abdoulaye Bio Tchané avant d’insister sur la nécessité que la démocratie doit nourrir le développement, créer l’emploi, apporter de l’eau potable aux populations et faire accroître l’économie nationale.
Le président de l’alliance ABT est par ailleurs, revenu sur sa dernière colère suite aux résultats des élections communales proclamés par la Commission électorale nationale autonome (CENA) où certains sièges de sa liste auraient été attribués injustement à d’autres candidats. «…J’espère que la justice prévaudra parce que nous avons déjà déposé des recours et nous attendons que la Cour suprême dise le droit », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané.
Actualités 24 juil. 2015

La mission conjointe de la CAF et de la FIFA dépêchée à Cotonou, mercredi 22 juillet dernier, pour s’enquérir de l’évolution de la crise que traverse le football béninois, après la décision de retrait d’agrément à la Fédération prise par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, le vendredi 27 mars 2015, est repartie depuis hier. Et ce, après un séjour qui ne lui aura pas été de tout repos.
Serait-on en train de vivre le dernier round de la crise du football béninois ? Au regard du séjour que la mission conjointe de la CAF et de la FIFA vient d’effectuer au Bénin, et non parce que le président de la Fédération béninoise de football, Augustin Ahouanvoébla, à la tête d’une délégation des membres de son Comité exécutif, a sollicité la médiation de certains présidents d’institution de la République, tout porte à le croire. Il s’agit de la 2è mission dépêchée au Bénin, après celle diligentée par la FIFA le 3 mai dernier et conduite par l’expert Primo Corvaro, afin de rencontrer les principaux acteurs impliqués dans ladite crise.
En effet, une mission conjointe de la CAF et de la FIFA était mercredi 22 juillet dernier à Cotonou où, elle a eu un emploi du temps très chargé. Venue pour écouter les différentes parties en conflit au niveau de la Fédération, elle était composée du président de la commission du jury de la CAF, Me Prosper Abéga et de Constant Omari, représentant de la FIFA et également président de la Fédération congolaise de football. Dès leur arrivée, les deux émissaires ont reçu de 21 heures à 22 heures, le président de la Fédération, Augustin Ahouanvoébla et son équipe, puis de 00 heure30 jusqu’à 2 heures du matin, le groupe des dissidents conduit par Magloire Oké. Ils ont certainement discuté avec eux, de la mise en place d'une feuille de route de sortie de crise avec les autorités politiques béninoises.
Hier jeudi 23 juillet dans la matinée, avant de quitter Cotonou, Me Prosper Abéga et Constant Omari ont été reçus par le chef de l’Etat, Boni Yayi, en présence du ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, Idrissou Safiou Affo. N’étant pas dans les secrets des dieux, il est difficile de savoir ce qu’ils se sont dit. Toujours est-il que de retour aux sièges de leurs instances, ils rendront compte à ceux qui leur ont confié la mission.
Considérée comme celle de la dernière chance avant que la FIFA ne passe éventuellement aux sanctions, il est à espérer qu’avec l’arrivée de cette mission, la crise soit très bientôt un vieux souvenir. Dans le cas contraire, le Bénin risque tout simplement une suspension de toutes ses sélections ainsi que de tous ses clubs, de toutes les compétitions continentales à commencer par la CAN Orange, Gabon 2017 dont les éliminatoires ont déjà débuté, puis de la Coupe du monde Russie 2018.