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Nouvelles

Froid et climatisation: Attention aux fluides dangereux
De nouveaux fluides frigorigènes sont disponibles sur le marché en remplacement des gaz réfrigérants qui appauvrissent la couche d’ozone et réchauffent le climat. Mais ils se doivent d’être manipulés avec précaution du fait des risques d’inflammabilité et ou de toxicité.Quartier Maro-Militaire à Cotonou. Dans une boutique située au coin de la voie pavée, Fidèle Tohovi, la trentaine, est venu s’approvisionner en gaz réfrigérant. Parmi les bouteilles alignées, ce frigoriste indexe celle portant l’inscription R134a. « Ce fluide est original et n’endommage pas le compresseur de votre voiture », confie-t-il. Ce technicien n’en sait pas plus sur les caractéristiques de ce fluide peu toxique, non-inflammable, très stable. Pourtant, cette substance qui n’affecte pas la couche d’ozone, comme beaucoup d’autres de ce type, mérite d’être manipulée avec précaution. Un contact direct et prolongé avec du R134a en phase liquide peut provoquer des brûlures graves. « On se protège avec des gants. On contrôle s’il y a fuite et on corrige avant de mettre le gaz », déclare Fidèle Tohovi, d’un air rassurant. Dans cette boutique, les couleurs des bouteilles renvoient au type de gaz réfrigérants. Pour le responsable des lieux, ces fluides sont non destructeurs de la couche d’ozone. Mais certains sont dangereux. « Les couleurs aident à avoir une idée de la dangerosité du gaz. Les gaz en bouteille rouge, comme le R600, sont inflammables. Au contact du feu, c’est dangereux », souffle Baudoin Adanzounon, technicien supérieur en génie électrique, et responsable de la boutique. En réalité, de nombreux fluides comme les chlorofluorocarbures (Cfc) ont un fort potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone. Ils sont interdits par le Protocole de Montréal, conclu en 1987. C’est le cas du chlorofluoro- carbone (Cfc) ou R-12 et des hydrochlorofluorocarbones (Hcfc) ou le R-22. « Nous avons remarqué que certaines substances contiennent du Chlore, du Brome, et détruisent la couche d’ozone. La communauté internationale a mis en place en 1985, la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone. Deux ans après, il y a eu le Protocole de Montréal », explique Yvette Gauthé épouse Boko, point focal national Ozone au ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd).

D’un risque à un autre

Sur le marché, des alternatives existent et n’impactent pas la couche d’ozone et le climat. « Ce sont beaucoup plus des hydrocarbures, l’ammoniac, le dioxyde de carbone », souligne Yvette Gauthé épouse Boko. Ils comprennent le R-290 (propane), R-600a (isobutane), R-170 (éthane), R-1150 (éthylène), R-1270 (propylène) et les mélanges de ces substances. Ces hydrocarbures et l’ammoniac posent des problèmes d’inflammabilité et ou de toxicité plus importante. Lors de travaux de réparation d’une installation de réfrigération avec des fluides frigorigènes inflammables, une atmosphère explosive dangereuse, aussi bien autour du périmètre de la zone de travail qu’à l’intérieur du système d’installation, doit toujours être prise en compte. La manipulation de fluides dans une installation nécessite des précautions sur lesquelles les acteurs du froid et de la climatisation sont de plus en plus outillés. «C’est un travail quotidien d’information et de sensibilisation qu’il faut faire pour faire comprendre les risques que présentent ces nouveaux gaz. On les sensibilise pour qu’ils ne mettent pas leurs vies en danger», déclare Baudoin Adanzounon. A côté de ces enjeux de réduction de risques, la bataille se poursuit pour l’élimination des Substances appauvrissant la couche d’ozone au Bénin, où de milliers de congélateurs et de réfrigérateurs, neufs ou d’occasion, sont importés chaque année. La qualité de fluide utilisée n’est pas toujours propice. Une croisade est menée contre les fluides impropres à la consommation. « Lors de nos opérations de contrôle, nous avons saisi près de deux tonnes de fluides frigorigènes de plusieurs marques en bonbonnes comme en cannettes », déplore le point focal national Ozone. La lutte se poursuit avec l’implication des services de douanes aux frontières et des services du ministère de l’Industrie et du Commerce.
Environnement 21 déc. 2022


Cop 15 sur la biodiversité: Un accord « historique » trouvé
Après quatre ans de discussions, et dix jours de réajustement à Montréal au Canada, la 15e Conférence des Parties sur la biodiversité (Cop 15) a pris fin sur un accord historique. Les pays s’engagent à protéger 30 % de la planète et restaurer 30 % des écosystèmes. En projet depuis quatre ans, le cadre mondial pour la biodiversité a été enfin adopté lundi dernier à la Cop 15. « Cet accord signifie que les gens du monde entier peuvent espérer de réels progrès pour mettre un terme à la perte de biodiversité et protéger et restaurer nos terres et nos mers d'une manière qui préserve notre planète et respecte les droits des peuples autochtones et des communautés locales », a déclaré Achim Steiner, le chef du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Démarrée le 7 décembre 2022, la Cop 15 s’est en effet fixé comme défi de conclure à Montréal un accord de dernière chance pour sauver les espèces et les milieux naturels d'une destruction irréversible. La planète connaît un dangereux déclin de la nature dû à l’activité humaine. Elle est confrontée à sa plus grande perte de vie depuis les dinosaures. Un million d’espèces végétales et animales sont aujourd’hui menacées d’extinction, et le risque d’une 6e extinction est élevé. Le cadre mondial sur la biodiversité adopté est le premier depuis les objectifs d’Aichi définis en 2010. En effet, lors de la Cop 10 à Nagoya, au Japon, en 2010, les gouvernements se sont engagés à atteindre les 20 objectifs d’Aichi en matière de biodiversité à l’honorizon 2020. Il s’agissait notamment de réduire de moitié la perte d’habitats naturels et de mettre en œuvre des plans de consommation et de production durables. Mais les objectifs n’ont pas été atteints. Le nouveau cadre d’action adopté est un texte de 23 cibles pour arrêter et inverser le déclin de la biodiversité. La cible phare est relative à la protection de 30 % des terres et des océans d'ici 2030. Le texte appelle également à la réduction de moitié du risque lié aux pesticides et aux produits chimiques dangereux, en tenant compte de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance. Pour l’Onu Environnement, ce n’est là qu’une première étape dans la réinitialisation de notre relation avec la nature. « Nous avons maintenant l'occasion de consolider et de renforcer la toile de la vie, afin qu'elle puisse supporter tout le poids des générations à venir. Les mesures que nous prenons en faveur de la nature sont des mesures visant à réduire la pauvreté ; ce sont des mesures visant à atteindre les objectifs de développement durable ; ce sont des mesures visant à améliorer la santé humaine », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), lors de la séance plénière de clôture de la Cop 15. Pour rappel, la Cop 15 devait se tenir à Kunming, en Chine. Mais en raison de la politique zéro Covid-19 du gouvernement chinois, la ville de Montréal au Canada a été choisie. Voilà pourquoi cet accord mondial porte d’ailleurs le nom des deux villes : cadre mondial Kunming-Montréal. Environnement 21 déc. 2022


Revalorisation salariale: Une marque du ‘‘hautement social’’, selon Wilfried L. Houngbédji
Reçu sur une radio local de l’Ouémé, lundi 19 décembre dernier, le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a passé en revue plusieurs sujets de l’actualité nationale dont la mesure de revalorisation des salaires.« La question de la revalori-sation des salaires n’a rien à voir avec les prochaines élections législatives». Le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté cette clarification, lundi, lors d’une émission sur une radio locale de l’Ouémé. Il est revenu de long en large sur la mesure finalisée par le gouvernement en Conseil des ministres le 7 décembre dernier et détaillée par le chef de l’État dans son discours sur l’état de la nation le lendemain devant les députés de la 8e législature. Selon lui, sans aucune pression, sans grèves et sans revendications, le chef de l’État, Patrice Talon, a passé son premier mandat à asseoir les bases du développement socio-économique du Bénin. Ainsi, il a mis son second mandat sous le sceau du " hautement social". Wilfried Léandre Houngbédji rappelle qu’en décembre 2021 déjà, le président de la République annonçait la revalorisation des salaires. Il n’y avait pas d’élection en vue. Puis le gouvernement s’est préparé à faire l’agréable surprise aux travailleurs en mettant cela en application le 1er mai 2022. Mais quelques mois avant, contre toute attente, la guerre Russie-Ukraine a commencé avec ses corolaires notamment la cherté de la vie. Le gouvernement a alors décidé d’affecter les ressources prévues pour revoir les salaires à la hausse au soutien à l’économie nationale et au renforcement du pouvoir d’achat des populations à travers la subvention de plusieurs produits de première nécessité, a expliqué le porte-parole du gouvernement. Mais les échanges avec les partenaires sociaux sur la question des salaires, poursuit-il, ont continué. Et rendez-vous a été pris pour fin novembre dernier pour la concrétisation de cette mesure. À cette date, le chef de l’État a évoqué avec les Centrales et Confédérations syndicales, le Patronat et autres, les principes sur la base desquels la revalorisation des salaires se fera… « La suite, tout le monde la connait. Ça n’a donc rien à voir avec les prochaines élections », insiste Wilfried Léandre Houngbédji. Il a rappelé que l’augmentation salariale est basée sur certaines échelles dont la justice sociale et la plus-value que cela implique pour le budget annuel de l’Etat avec plus de 60 milliards F Cfa d’incidence par an. Le social en marche Cette mesure est pérenne puisqu’elle accompagne les agents en fonction jusqu’à leur retraite, souligne Wilfried Léandre Houngbédji. La mesure impacte aussi les retraités qui verront leur pension revue à la hausse, ajoute-t-il. Le porte-parole du gouvernement a décortiqué plusieurs autres sujets de l’actualité nationale dont les retombées pour le Bénin du deuxième sommet Usa-Afrique, les mesures de sécurité face aux attaques djihadistes, la question des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) et celle du maintien des filles à l’école et à l’université. Relativement à cette dernière question, l’invité a rappelé qu’en dehors des 450 F Cfa pour chaque fille du primaire et 600 F Cfa pour les filles du secondaire, et ce, par transfert monétaire chaque jour pendant trois ans le tout pour un montant de 9 355 550 000 F Cfa, le gouvernement a aussi décidé d’attribuer des bourses de 38 500 F Cfa aux 10 meilleures filles au Bac par département pendant 10 mois et sur trois ans ainsi qu’aux meilleures élèves filles inscrites dans les filières scientifiques, techniques et professionnelles, à raison de 27 500 F Cfa par mois pendant 10 mois sur trois années. Par ailleurs, confirmant les propos du chef de l’État, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que le payement des Ame passera de 9 à 12 mois avec la précision que le salaire du 11e mois sera réparti sur le 12e. « Après trois années d’exercice effectif, les Ame seront soumis à un test à l’issue duquel ils seront reversés en agents de l’État s’ils ont la moyenne requise. Dans le cas contraire, ils garderont leur statut d’Ame et auront la possibilité de passer encore le prochain test pour avoir une nouvelle chance de changer de statut », a précisé le porte-parole du gouvernement. Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des éléments de réponse aux préoccupations des auditeurs et auditrices de la radio au cours de l’émission qui a duré plus d’une heure et demie. Actualités 21 déc. 2022


Appui de la Coopération suisse à la formation technique et professionnelle: Le programme FORCE lancé à Djougou
Quatre centres de formation technique et professionnelle bénéficient du Programme dénommé Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) dont le lancement des opérations terrain a eu lieu, ce jeudi 15 décembre à Djougou. Cette initiative financée par la Coopération suisse et mise en œuvre par Swisscontact au Bénin a pour zone d’intervention les quatre départements du nord Bénin à savoir le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. Le Programme Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par Swisscontact entre dans sa phase active à travers la signature de la convention de partenariat avec les Centres de formation professionnelle, partenaires dudit programme. Selon Christiane Dehoué Kpédé, directrice de Swisscontact, l’objectif global du programme est de contribuer à mettre en place un système efficace et attractif de formation professionnelle par apprentissage qui contribue à un développement socio-économique inclusif et à la mitigation des facteurs de risques multidimensionnels qui s’observent actuellement dans de nombreuses régions du nord Bénin. À travers cette première phase terrain, le Centre Don-Bosco de Kandi, le Centre de formation Liweitaré de Natitingou, le Centre privé d’enseignement technique Don Bosco de Parakou et celui de la formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou sont concernés. Leurs responsables sont fortement représentés à cette cérémonie de signature de convention de partenariat en présence du maire de Djougou. « Le programme Force, d’un volume global de 9,7 millions de francs suisses, soit 4 milliards 62 millions F Cfa sous mandat de Swisscontact est d’une durée de quatre ans allant d’octobre 2022 à septembre 2026 », a indiqué Christiane Dehoué Kpédé à l’assistance. Celle-ci est composée des directeurs départementaux des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle, des apprenants, des élus communaux et des cadres de la Coopération suisse dont Barnard Agbangla, chargé de programme éducation de base et formation professionnelle. Elle a ajouté que Force dispose de plusieurs cibles. Il s’agit notamment de 5 300 jeunes qui seront formés et certifiés en CQP/AQP, 2 000 jeunes également formés et certifiés en CQM, 2 500 jeunes formés en formation modulaire de courte durée en agriculture. À cela s’ajoutent 10 000 jeunes bénéficiant indirectement du programme et 1 750 formateurs des CFP, maîtres artisans et cadres des structures partenaires bénéficiant des formations des formateurs. « Pour atteindre ces cibles, ce programme est mis en œuvre avec la facilitation de Swisscontact à deux niveaux. Il s’agit du niveau territorial dans quatre les départements du nord Bénin à savoir Borgou, Alibori, Atacora et Donga et au niveau national à travers l’Agence de développement de l’enseignement technique (Adet) », a rassuré la directrice de Swisscontact.

La Coopération suisse favorable à l’Eftp

« Je me réjouis d’être à vos côtés en vue de participer au lancement des activités opérationnelles du programme Force, lesquelles activités font partie intégrante de la phase opérationnelle de la stratégie nationale de l’Eftp du Bénin », a martelé la directrice. Selon ses propos, répondant à l’appel du gouvernement, la Coopération suisse, à travers la Direction de développement de la coopération, a accepté de financer le programme Force qui s’inscrit dans l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie de l’Eftp. Elle a rassuré de l’engagement de sa structure à jouer son rôle dans l’atteinte des objectifs du programme. Yérima Danklou Feye, directeur du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou, salue le leadership du gouvernement pour avoir décroché des partenaires au développement dont la Coopération suisse à travers le Programme Force. Ainsi, il a espoir que les jeunes bénéficieront d’un système de formation professionnelle performant et attractif à dominance pratique, en cohérence avec les besoins du marché du travail et des bassins d’emplois. Le gouvernement du Bénin, affirme-t-il, accorde une place de choix à la formation professionnelle et technique. « Nous sommes très conscients des défis qui nous attendent et puisque la Coopération suisse et le gouvernement nous font confiance, nous saurons atteindre les objectifs fixés au profit des jeunes », a-t-il rassuré, soulignant qu’il s’agit d’une noble vision dans la lutte contre la pauvreté, le chômage et les autres formes qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse. Malik Gomina, maire de Djougou, s’estime heureux de voir aboutir cette première phase du programme. Son souhait est qu’à l’évaluation, les objectifs soient atteints pour que les centres bénéficient encore d’autres phases au bonheur de la jeunesse. Il invite à la rigueur dans la gestion du fonds du contribuable suisse et recommande aux apprenants d’avoir de bonnes performances pour s’imposer leurs domaines de compétence.
Société 21 déc. 2022


Transformation structurelle des économies en Afrique: Les options possibles d’un nouveau paradigme
Face aux crises endogènes et exogènes, il devient impérieux pour l’Afrique de repenser son modèle de développement. Plusieurs options s’offrent au continent pour une transformation structurelle des économies.S’il n’y a pas de panacée en matière de modèle de développement et que chaque pays peut incarner son propre paradigme, certains impératifs sont communs aux pays. Selon les auteurs de la Note de politique économique (Npe) n° 1 de la direction générale de l’Economie (Dge/Mef) du Bénin, il urge de réconcilier le système éducatif avec les besoins et défis réels de l’économie, afin de rompre avec le sous-emploi massif des jeunes. Pour ce faire, l’éducation doit pouvoir insuffler un esprit de créativité, d’innovation et de prise de risque pour former des citoyens actifs, capables de contribuer à l’éclosion des niches d’avantages comparatifs des économies africaines, estiment-ils. Ainsi, l’enseignement technique et la formation professionnelle doivent prendre le pas sur les formations générales dans les centres de formation africains. Les économistes soulignent la nécessité de renforcer l’Etat-providence et de promouvoir le patriotisme fiscal, afin d’élargir la base fiscale et disposer de ressources domestiques conséquentes pour répondre aux enjeux de développement interne. L’accent est également mis sur la bonne gouvernance à travers l’instauration d’institutions fortes, laquelle implique la culture de la transparence et une lutte implacable contre les comportements déviants (corruption, détournement de deniers publics, évasion fiscale). Autre axe, il convient d’accélérer le développement du secteur privé pour réduire la pression de l’emploi sur les Etats. L’amélioration du climat des affaires, à travers des conditions d’exercice plus favorables et l’accès au financement adapté, doit être un cheval de bataille pour permettre aux entreprises et industries de jouer pleinement leur rôle de pourvoyeur d’emplois et de richesse. Il est question pour les pays de se donner les moyens de transformer davantage leurs matières premières en produits finis ou semi-finis afin de créer les conditions d’une croissance inclusive. Cette transformation productive est source de diversification économique et favorable à l’intensification du commerce régional.

Forte dépendance

Avant d’esquisser ces options du nouveau paradigme à implémenter, y compris celles que porte désormais le gouvernement béninois, les auteurs ont passé en revue les limites du modèle de développement actuel de l’Afrique qui montre ses limites. Ils notent que la concentration des sources de revenus de l’Afrique autour de quelques matières premières, ce qui n’est guère favorable à une croissance soutenue et inclusive. Bien au contraire, elle fait du continent le principal perdant de la globalisation. La croissance économique qui s’affichait, en moyenne, à un taux de 5,2 % pour l’ensemble du continent et à 5,4 % pour l’Afrique subsaharienne au début des années 2000, selon la Banque mondiale, a été secouée ces derniers temps par une série de crises. « Si cette croissance a permis de réduire le taux de pauvreté sur le continent, elle n’a pas été suffisamment inclusive », analysent les économistes. La revue fait constater que « Les inégalités intra et inter-pays africains se sont creusées ». Les économistes soulignent que, « Même lorsqu’elle n’est pas directement le théâtre de crises économiques majeures, l’Afrique en paie le prix fort en raison de l’extraversion de son économie et de la forte concentration de ses exportations sur quelques matières premières ». Ils en veulent pour preuve les chocs induits par la pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne qui ont révélé « une double fragilité préjudiciable pour l’Afrique ». Selon la Npe, « D’une part, la récession subie par le continent en 2020 est essentiellement le fait de l’effondrement des prix des matières avec l’arrêt de l’activité mondiale. Les économies les plus diversifiées du continent ont été plus résilientes face à la pandémie. D’autre part, la flambée actuelle des prix et le risque d’insécurité alimentaire sont le fait, en grande partie, de la dépendance du continent aux importations de ces produits ».

Mutualiser

Cette double dépendance à l’exportation de produits non transformés et à l’importation de produits alimentaires obère le développement de l’Afrique qui reste très largement dépendant des aléas de l’environnement international. Du coup, un nécessaire changement de paradigme économique s’impose afin d’opérer une transformation structurelle des économies et sortir des vulnérabilités récurrentes dont les pays souffrent, préconise Aristide Mèdénou, directeur général de l’Economie. En effet, « Les pesanteurs imposées par les conditions initiales ― ce que les économistes appellent les dotations factorielles naturelles ― sont encore trop présentes, notamment dans les pays riches en ressources naturelles », fait-il savoir dans son avant-propos à la Note de politique économique. « Pour sortir durablement de cette pression au double visage, il est important que les politiques économiques volontaristes prennent le pas sur le déterminisme et l’immobilisme économiques dictés par les conditions initiales et leurs relatifs conforts », pensent A. Mèdénou et les autres. Ils en veulent pour preuve que les économies les plus diversifiées du continent aient été plus résilientes face à la pandémie. Aussi, la flambée actuelle des prix et le risque d’insécurité alimentaire sont le fait, en grande partie, de la dépendance du continent aux importations de ces produits. Malgré un accroissement continu de ses échanges avec le reste du monde, la part de l’Afrique dans le commerce mondial n’a cessé de baisser, passant de 6 % en 1960 à 2,6 % en 2021, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Pour inverser la tendance, les pays ne peuvent exister en vase clos. L’Afrique doit miser sur l’accélération du rythme de son intégration économique tout en se structurant autour des projets clés relatifs à la santé, à l’éducation et aux infrastructures, prônent les auteurs de la Npe. Cela passe par la suppression des contraintes liées à la libre circulation des biens et des personnes, l’interconnexion quantitative et qualitative des pays à travers des réseaux de transports et de télécommunication, précisent-ils. Photo : Aristide Mèdénou, directeur général de l’Economie (Archives)
Economie 21 déc. 2022


Appui de la Coopération suisse à la formation technique et professionnelle: Le programme FORCE lancé à Djougou
Quatre centres de formation technique et professionnelle bénéficient du Programme dénommé Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) dont le lancement des opérations terrain a eu lieu, ce jeudi 15 décembre à Djougou. Cette initiative financée par la Coopération suisse et mise en œuvre par Swisscontact au Bénin a pour zone d’intervention les quatre départements du nord Bénin à savoir le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. Le Programme Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par Swisscontact entre dans sa phase active à travers la signature de la convention de partenariat avec les Centres de formation professionnelle, partenaires dudit programme. Selon Christiane Dehoué Kpédé, directrice de Swisscontact, l’objectif global du programme est de contribuer à mettre en place un système efficace et attractif de formation professionnelle par apprentissage qui contribue à un développement socio-économique inclusif et à la mitigation des facteurs de risques multidimensionnels qui s’observent actuellement dans de nombreuses régions du nord Bénin. À travers cette première phase terrain, le Centre Don-Bosco de Kandi, le Centre de formation Liweitaré de Natitingou, le Centre privé d’enseignement technique Don Bosco de Parakou et celui de la formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou sont concernés. Leurs responsables sont fortement représentés à cette cérémonie de signature de convention de partenariat en présence du maire de Djougou. « Le programme Force, d’un volume global de 9,7 millions de francs suisses, soit 4 milliards 62 millions F Cfa sous mandat de Swisscontact est d’une durée de quatre ans allant d’octobre 2022 à septembre 2026 », a indiqué Christiane Dehoué Kpédé à l’assistance. Celle-ci est composée des directeurs départementaux des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle, des apprenants, des élus communaux et des cadres de la Coopération suisse dont Barnard Agbangla, chargé de programme éducation de base et formation professionnelle. Elle a ajouté que Force dispose de plusieurs cibles. Il s’agit notamment de 5 300 jeunes qui seront formés et certifiés en CQP/AQP, 2 000 jeunes également formés et certifiés en CQM, 2 500 jeunes formés en formation modulaire de courte durée en agriculture. À cela s’ajoutent 10 000 jeunes bénéficiant indirectement du programme et 1 750 formateurs des CFP, maîtres artisans et cadres des structures partenaires bénéficiant des formations des formateurs. « Pour atteindre ces cibles, ce programme est mis en œuvre avec la facilitation de Swisscontact à deux niveaux. Il s’agit du niveau territorial dans quatre les départements du nord Bénin à savoir Borgou, Alibori, Atacora et Donga et au niveau national à travers l’Agence de développement de l’enseignement technique (Adet) », a rassuré la directrice de Swisscontact. La Coopération suisse favorable à l’Eftp « Je me réjouis d’être à vos côtés en vue de participer au lancement des activités opérationnelles du programme Force, lesquelles activités font partie intégrante de la phase opérationnelle de la stratégie nationale de l’Eftp du Bénin », a martelé la directrice. Selon ses propos, répondant à l’appel du gouvernement, la Coopération suisse, à travers la Direction de développement de la coopération, a accepté de financer le programme Force qui s’inscrit dans l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie de l’Eftp. Elle a rassuré de l’engagement de sa structure à jouer son rôle dans l’atteinte des objectifs du programme. Yérima Danklou Feye, directeur du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou, salue le leadership du gouvernement pour avoir décroché des partenaires au développement dont la Coopération suisse à travers le Programme Force. Ainsi, il a espoir que les jeunes bénéficieront d’un système de formation professionnelle performant et attractif à dominance pratique, en cohérence avec les besoins du marché du travail et des bassins d’emplois. Le gouvernement du Bénin, affirme-t-il, accorde une place de choix à la formation professionnelle et technique. « Nous sommes très conscients des défis qui nous attendent et puisque la Coopération suisse et le gouvernement nous font confiance, nous saurons atteindre les objectifs fixés au profit des jeunes », a-t-il rassuré, soulignant qu’il s’agit d’une noble vision dans la lutte contre la pauvreté, le chômage et les autres formes qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse. Malik Gomina, maire de Djougou, s’estime heureux de voir aboutir cette première phase du programme. Son souhait est qu’à l’évaluation, les objectifs soient atteints pour que les centres bénéficient encore d’autres phases au bonheur de la jeunesse. Il invite à la rigueur dans la gestion du fonds du contribuable suisse et recommande aux apprenants d’avoir de bonnes performances pour s’imposer leurs domaines de compétence. Société 21 déc. 2022


Visite d’une délégation du Hcbe: Des réalisations en perspective pour Toffo
La commune de Toffo bénéficiera dans les mois à venir de l’accompagnement des investisseurs de la section Amérique -Caraibes et autres du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) pour son développement. La visite effectuée par une délégation du Hcbe, vendredi 16 décembre dernier, entre dans cette perspective et dans le cadre de la célébration du 25e anniversaire du Haut conseil. Elle n’est pas moins prometteuse pour Toffo, car à la clé il y a de nombreuses réalisations prévues pour la commune.Un hôtel 5 étoiles et une salle de conférence bien équipée. C’est, entre autres, ce dont bénéficiera la commune de Toffo dans le cadre de son partenariat avec le Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). En visite touristique vendredi dernier dans la localité, la délégation conduite par son président Maxime Vignon s’est engagée à accompagner le Conseil communal de Toffo dans son élan de développement. A sa descente, la délégation a eu un tête-à-tête avec la première autorité à l’hôtel de ville. Les échanges se sont ensuite poursuivis au Centre des jeunes et loisirs de la localité où des engagements ont été pris. Un film documentaire sur les potentialités et valeurs de la commune a permis d’édifier la délégation. « Au détour d’une réunion avec le maire, elle nous a entretenu des besoins de la commune dans le domaine des infrastructures et du tourisme. De retour dans notre section aux Etats-Unis, nous avions discuté de tous ces besoins et nous avions pu regrouper plusieurs sociétés afin d’investir dans le projet de Pacte de Houègbo pour l’implantation d’un hôtel 5 étoiles et d’une salle de conférence », a fait savoir Jonas Lima, président du Conseil d’administration de la section Usa et Caraïbes. La construction de cet hôtel à Toffo permettra de maintenir le lien historique entre les descendants des esclaves et cette commune, se convainquent les deux parties. Déjà, au début de l’année 2023, un appel de levée de fonds sera lancé où les investisseurs de la diaspora du Haut conseil des Béninois de l’extérieur, Amérique et Caraïbes ainsi que d’autres pourront apporter leur contribution pour la concrétisation des ambitions nourries par le Conseil communal, sous la férule du maire Bibiane Adamazè.

Projets structurants

Tous ces projets deviennent réalité grâce aux efforts de mobilisation des ressources par le Conseil communal. En effet, pour en arriver là, le Conseil communal avait entrepris d’aménager son territoire pour en faire un pôle économique régional pour les départements du Zou et du Couffo qui communiquent avec l’Atlantique à travers Toffo. Présentant la physionomie géospatiale et socioculturelle de la commune tout en levant un coin de voile sur son passé historique, Bibiane Adamazè, maire de la commune de Toffo souligne que dans ce cadre, elle a initié un certain nombre de projets structurants à savoir : la création d’un point d’attractivité et de compétitivité du territoire sur l’actuel site du centre de divertissement de Houègbo, la création d’un jardin botanique médicinal à Toffo, la création de coopératives agricoles de jeunes dans les arrondissements de Toffo et bien d’autres initiatives structurantes. « Pour ce faire, la commune a multiplié ses efforts dans le cadre de la coopération décentralisée Sud-Sud entre pays africains, avec les villes européennes, des Caraïbes et des Etats-Unis d’Amérique avec l’appui des organisations des Béninois de la diaspora », a-t-elle indiqué. Ces efforts, à l’en croire, ont conduit à plusieurs rencontres dont celle de 2021 avec les membres du bureau du Haut conseil des Béninois de l’Extérieur de la zone Usa et les Caraïbes pour des échanges sur les projets communaux et les possibilités de coopération avec les villes américaines. Les autorités nationales, selon elle, ont saisi l’opportunité de valorisation et de promotion des économies locales et régionales en organisant un marketing territorial à travers une table ronde des investisseurs en vue de lever des fonds pour la réalisation du projet de création d’un Point d’attractivité et de compétitivité du territoire (Pacte) à Houègbo, le 7 avril dernier. Selon Odidi Cocou Edmond, directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), le gouvernement a engagé les réformes structurelles dans le secteur de la décentralisation en permettant à chaque commune de révéler ses potentialités sur tous les plans et montrer aux autres communes les avantages comparatifs dont elle dispose. « Je crois que c’est ce à quoi nous assistons actuellement », a-t-il indiqué tout en précisant qu’investir à Toffo, c’est investir sur un territoire d’avenir. La rencontre a été sanctionnée par une visite guidée des lieux sacrées et places ayant trait à la route des esclaves. La délégation s’est rendue au palais du roi Toffohossou Kinizehoue, à la source des esclaves d’Adjagbé à Agué, au stade omnisports de Toffo, au monastère St Joseph, au palais d’escale du roi d’Abomey Agadja à Akpè, au noyau central de la forêt de la Lama, sur le site devant abriter le Pacte de Houègbo, au palais du roi d’Agon et au bord du lac fétiche Hlan.
Société 19 déc. 2022


Paiement par carte bancaire: Gim-Uemoa et Cmn lancent une campagne à Cotonou
Organisée par le Groupement interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Gim-Uemoa) en collaboration avec le Comité monétique national (Cmn), la 1re édition de la campagne de promotion du paiement par carte bancaire a été lancée, jeudi 15 décembre dernier à Cotonou. Prévue du 19 décembre 2022 au 18 janvier 2023, cette activité est destinée entre autres à encourager les populations à utiliser la carte bancaire comme moyen de paiement dans les commerces.Au cours d’une conférence de presse suivie d’échanges avec les commerçants, le Groupement interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Gim-Uemoa) en collaboration avec le Comité monétique national (Cmn) a procédé, jeudi 15 décembre dernier, au lancement officiel de la 1re édition de la campagne de promotion du paiement par carte bancaire à Cotonou. A cette occasion, Giresse Cariel Avokandoto, représentant du président de l’Association professionnelle des Banques et Établissements financiers du Bénin (Apbef-Bénin), a salué la mobilisation des acteurs autour de cette campagne qui vise à sensibiliser les populations à l’utilisation de la carte bancaire comme moyen de paiement dans les commerces. Engagé pour le développement de la monétique sur la place du Bénin, il invite les populations à faire usage de leurs cartes bancaires durant cette campagne de 30 jours où des séances d’échanges sont prévues avec les commerçants, les agences de surveillance des Gab et autres. Pour Brice Aurel Medo, président du Comité monétique national (Cmn-Bénin), cette campagne est l’aboutissement d’un long processus. Il salue la synergie d’actions entre le Gim et le Cnm qui a abouti à la tenue de cet évènement où plusieurs récompenses sont mises à la disposition des utilisateurs de cartes bancaires. Convaincu que le Gim-Uemoa, organisme international qui fédère plus de 130 banques, établissements financiers et postaux, structures de microfinance, émetteurs de monnaie électronique et le Cmn ne se sont pas trompés en initiant cette campagne, il a rappelé les avantages de la carte bancaire, un moyen moderne et sécurisé dans les transactions financières. Le président du Comité monétique national (Cmn-Bénin) compte sur les acteurs pour le bon déroulement de cette campagne. « Avec une carte bancaire, votre argent est sécurisé. Vous pouvez vous réjouir d’être des témoins de cet événement », a-t-il déclaré. C’est le lieu pour Gnima Diarrassouba, responsable Marketing et Produit du Gim-Uemoa, d’exposer les grandes lignes de cette campagne réservée au grand public et aux marchands (supermarchés, restaurants, hôtels, pharmacies, etc.) et qui s’articulera autour de la promotion sur les lieux de vente dans certains commerces et un jeu-concours pour les porteurs. A cet effet, maitre Marin Jean Gounadon, huissier de justice, exhorte les populations à effectuer des achats avec leurs cartes pour gagner de nombreux lots. Il est prévu des gadgets Gim et des bons d’achat pour les porteurs tandis que dans les commerces (marchands), les populations peuvent gagner non seulement des gadgets Gim mais aussi des cartes prépayées avec recharge d’un montant de 100 000 Francs Cfa (1er lot), de 75 000 Francs Cfa (2e lot) et 50 000 Francs Cfa (3e lot) lors de cette campagne qui va s’achever le 18 janvier 2023. Société 19 déc. 2022


Lutte contre les violences basées sur le genre: Une marche nocturne pour dire non aux abus
En soutien aux 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique et l’Usaid ont organisé, jeudi 15 décembre dernier, une marche nocturne. Une occasion symbolique pour les femmes et leurs alliés, de se réapproprier l'espace nocturne, et de faire front contre les violences.« Ensemble, mettons fin aux violences basées sur le genre ». Parti du centre aéré de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour échouer sur la place de l’Amazone, la marche nocturne organisée par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique et l’Usaid est une éloquente illustration de leur engagement commun à mettre fin aux violences basées sur le genre. « Les violences basées sur le genre restent une ‘’pandémie fantôme’’ avec une femme sur trois dans le monde victime de violence conjugale et/ou de violence sexuelle non conjugale au cours de sa vie. C’est un phénomène qui touche les Etats-Unis comme d’autres pays du monde entier », a fait savoir Karen Gustarson De Andrade, chef mission adjointe de l’ambassade des Etats-Unis. Elle souligne que la pandémie de Covid-19 ainsi que les conflits et crises climatiques ont exacerbé les inégalités préexistantes qui augmentent le risque de Vbg pour les femmes, les filles, les personnes handicapées, les personnes marginalisées et d'autres groupes vulnérables. Ces violences qui entraînent des conséquences dévastatrices, à l’en croire, interpellent tout le monde et il faut que cela change. « Le gouvernement des États-Unis donne la priorité à l'élimination de la violence liée au genre dans la nouvelle stratégie américaine de prévention et de réponse à cette forme de violence dans le monde. C’est également une priorité dans le tout premier plan d'action national américain pour mettre fin à la violence liée au genre », a-t-elle précisé. Au Bénin, les Etats-Unis travaillent pour prévenir et combattre les Vbg dans tout ce qu’ils font. Karen Gustarson De Andrade informe qu’ils financent la réinsertion économique des victimes afin qu'elles puissent gagner leur vie. Ils sont d'ardents défenseurs de l'autonomisation des femmes et à travers divers programmes donnent aux femmes les outils nécessaires pour être indépendantes. « Nous favorisons le mentorat entre jeunes femmes et femmes expérimentées grâce à nos programmes d'alumni. Et nous insistons pour que les perspectives des femmes soient intégrées dans toutes nos activités de développement dans toutes les régions du Bénin, de la construction d'installations électriques hors réseau à Natitingou aux dialogues communautaires à Malanville », a-t-elle indiqué? Société 19 déc. 2022


Finab 2023: Un pont d’échanges entre le Bénin et le reste du monde
Les arts et la culture d’Afrique et du monde seront sous les feux de la rampe au Bénin du 14 au 19 février 2023 à travers le Festival international des arts du Bénin (Finab). Cotonou, Porto-Novo et Ouidah accueilleront, à cette occasion, des milliers de participants à ce grand rendez-vous artistique et culturel qui ouvre les portes de la culture africaine sur le monde.Le Festival international des arts du Bénin (Finab), selon son initiateur, Ulrich Adjovi, « revêt un caractère inédit, car il est rare de voir sur le continent une telle plateforme réunir, en une seule et même occasion, autant d'œuvres d’art et d’artistes africains toutes catégories confondues ». Face aux acteurs culturels et aux médias pour le lancement de ce festival qui ambitionne de donner un nouveau visage aux arts et à la culture, le promoteur du Finab soutient qu’il sera un pôle d’attraction supplémentaire pour le développement du pays. « Par cet évènement national, nous espérons drainer un public élargi (les amateurs d’art et de culture, les professionnels du monde de l’Art, les artistes, la diaspora, les estivants et divers) », assure l’organisation du festival. Festival qui, selon le promoteur, est créé pour promouvoir la culture béninoise et africaine. Pendant six jours, le Finab qui se déroulera dans les villes de Cotonou, Porto-Novo et Ouidah mettra en exergue les cultures béninoise et africaine à travers diverses activités dont un grand marché d’art dénommé «Tokp’art », inspiré du marché Tokpa, le plus grand marché de l’Afrique de l’Ouest, des ateliers de formation et de renforcement de capacités, des espaces de création et bien d’autres programmes culturels. Aristide Agondanou, directeur artistique du festival et la chanteuse Assy Kiwa, responsable des showcases, ont présenté à l’occasion, l’opportunité que représente ce festival qui réunit chaque deux ans, toutes les sept disciplines artistiques avec pour objectif de permettre aux artistes et acteurs culturels de se rencontrer et de nouer des partenariats et des collaborations. Pour eux, le Finab se veut être un festival de référence dans le monde, un pont d’échanges culturels, sociaux, éducatifs et économiques et une plate-forme de partage d’expériences.

Soutenir la création

Si ce festival a vu le jour, c’est aussi pour «répondre à la problématique du manque de visibilité et de moyens financiers des artistes et des créateurs pour développer convenablement leurs activités, en assurant la promotion nationale et internationale des créateurs auprès des professionnels et particuliers (programmateurs, galeristes, collectionneurs...) de différents domaines, de plusieurs pays et leur exposition au grand public ». Il entend aussi soutenir la création, la production et la circulation des spectacles et des œuvres de qualité de plusieurs pays au Bénin, mais surtout développer des plateformes d’échanges, de formation et partage entre les acteurs culturels et artistiques béninois, africains et du monde. Cela réjouit fort bien Florent Couao-Zotti. Représentant le ministre en charge de la Culture au lancement du festival. Il s’est félicité de l'ambition des organisateurs de s’incruster dans la logique du gouvernement qui, ces dernières années, donne des ailes au tourisme et fait des arts et de la culture, les béquilles sans lesquelles le secteur ne peut décoller. Cette édition accueillera le Maroc comme pays invité. Elle portera sur le thème « La diversité culturelle, un levier d’attraction et de rayonnement pour les pays du Sud ». Le Finab rassemblera tous les deux ans en février, les œuvres d’une centaine d’artistes, groupes d’artistes béninois et internationaux, toutes disciplines confondues. Il s’adresse à tout public avec pour cœur de cible les passionnés d’art et de la culture, les artistes, les acteurs culturels… Des spectacles de danse, des soirées théâtrales et d’art oratoire, une soirée spectacle de restitution, des compétitions (danse, musique, arts plastiques), des projections de film, de la littérature, un défilé de mode, un carnaval… sont prévus. En somme, un événement culturel qui mettra en évidence l’art dans toute sa diversité? Ludovic Fadaïro sera célébré ! L’organisation de cette première édition du Festival international des arts du Bénin (Finab) sera également l’occasion de célébrer plusieurs grands noms de la culture africaine pour l’immensité de leur carrière et leur travail inlassable à valoriser l’art et la culture africains. Cette grand-messe de la culture africaine permettra donc de distinguer Angélique Kidjo, le styliste Alphadi, Tibari Kantour (artiste plasticien) … Ce sera surtout et aussi une occasion pour rendre hommage au plasticien Ludovic Fadaïro. Figure emblématique de l'art béninois, ce grand homme du pinceau « fait partie des tout premiers peintres du continent à se détourner des techniques conventionnelles apprises dans les écoles d'art ». Pur produit de l’Artist School d’Amsterdam et des Beaux-Arts de Montréal et de Paris, il s’est très tôt distingué par l’utilisation de l’encre végétale et des pigments naturels, des matériaux de récupération et ses effets de patine. Pour lui, l’œuvre est mystique, puissante et foisonnante de signes et de symboles. Il explore à travers son œuvre, la “communion avec les habitants du vide”. Pour Fadaïro, cette «communion avec les habitants du vide » est une recherche sur l’homme passé, sur son présent immédiat et son présent futur?
Culture 19 déc. 2022


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