La Nation Bénin...
Nouvelles

Les agents de l’administration fiscale ont sacrifié leur week-end écoulé et ont travaillé sans désemparer même au-delà des heures réglémentaires pour traiter les dossiers de demande de quitus fiscal des potentiels candidats aux législatives du 28 avril prochain.
Ils ont été réquisitionnés par la direction générale des Impôts pour ouvrir les portes même les samedi et dimanche en vue d’examiner les dossiers des requérants. «Compte tenu des circonstances actuelles occasionnées par les travaux de délivrance de quitus fiscal aux requérants, toutes les recettes des impôts sont réquisitionnées en heures supplémentaires tous les jours jusqu’à 21h et ce jusqu’au 26 février, y compris les journées des samedi 23 et dimanche 24 février 2019 de 8h à 12h 30 puis de 15h à 21h », informe l’avis signé de la direction générale des Impôts. Ce faisant, l’administration fiscale prend la mesure de l’importance de l’opération de délivrance du quitus fiscal et n’entend pas endosser la responsabilité du non-dépôt de dossiers de candidatures par un potentiel candidat pour défaut de ce précieux sésame. Cette mobilisation supplémentaire des services des impôts aura permis, apprend-on, à l’administration fiscale de délivrer plusieurs centaines de quitus fiscal aux requérants qui sont à jour à la date d’aujourd’hui vis-à-vis du fisc. Le jeu en vaut vraiment la chandelle. Puisque le dépôt de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a démarré depuis le 21 février s’achève demain mardi 26 février. Or, le Code électoral a fait du quitus fiscal des trois dernières années précédant l’année des élections, c’est-à-dire de 2016, 2017 et 2018 une pièce indispensable et non négociable pour la validation des dossiers de candidatures en vue de ces élections législatives. Il est donc normal que l’administration fiscale mette les bouchées doubles pour vite examiner et liquider les demandes des contribuables qui ambitionnent d’aller aux élections législatives d’avril prochain.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 25 févr. 2019

A quelques jours de la fin du Recensement national des artisans, l’appel à leur mobilisation pour un franc succès de l’opération a été une fois encore lancé par le ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi.
« Chers artisans, je vous exhorte à faire de votre recensement un succès franc annonciateur d’une aube nouvelle sur votre secteur. Deuxième corps social le plus important du pays et important levier de croissance, créateur de valeur ajoutée, de richesse et principal pourvoyeur d’emploi ». Cette invite du ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi vient rappeler une fois encore aux acteurs concernés l’imminence de la fin du Recensement national des artisans, opération lancée en janvier dernier.
Elle a en effet, pour finalité, entre autres, la délivrance de la carte d’identité et professionnelle biométrique au profit des artisans, la mise en place du registre biométrique des métiers, l’établissement de la liste électorale en vue de l’organisation des élections consulaires de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin et leur accès aux services du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Un projet qui prendra en charge l’assurance maladie, la formation, les microcrédits et l’assurance retraite.
Il s’agit, en somme, à travers cette opération d’en arriver à la professionnalisation et à la modernisation du secteur Artisanat en exécution de la vision du président de la République, Patrice Talon, clairement énoncée dans le Programme d’action du gouvernement 2016-2021 et de ses instructions y relatives.
Se présentant au Bénin comme le deuxième corps social le plus important après le secteur agricole, et contribuant à près de 13% à la formation du Pib, l’artisanat est structuré en huit branches d’activités, 40 corps de métiers et 311 métiers reconnus par le code de l’Uemoa.
Tous les acteurs de ces corps de métiers sont donc invités à se faire enrôler dans les arrondissements des 77 communes du pays, avant la fin de sa phase opérationnelle.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) n’approuve pas l’adoption par l’Assemblée nationale, le jeudi 21 février dernier, de la loi n°2019-12 modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature. Ils la qualifient d’ailleurs de profitable au gouvernement ; ceci, à travers un communiqué rendu public le 22 février dernier à Cotonou.
« …En réalité, la loi n°2019-12 permet au gouvernement de s’attacher les services des seuls magistrats de son choix, avec le concours du Conseil supérieur de la magistrature… », a dénoncé vendredi dernier l’Unamab, le syndicat des magistrats béninois. Ladite loi prévoit que les magistrats bénéficiant du bonus de carrière sont nommés à tous emplois au sein, tout comme en dehors des juridictions. Mais, d’après les magistrats, cette loi menacerait la structure du corps hiérarchisé de la magistrature déjà mise à mal par les violations répétées du principe de la préséance. De plus, l’Unamab soupçonne qu’elle est conçue pour inspirer aux magistrats en exercice la soumission et la docilité incompatibles avec la mission de juger.
Mais, « officiellement, la loi n°2019-12 vise à éviter aux juridictions en général et à la Cour suprême en particulier, les difficultés de fonctionnement liées au départ à la retraite des magistrats. Cet objectif a été atteint par le relèvement à 65 ans de l’âge d’admission de l’ensemble des magistrats à la retraite, à l’instar des professeurs d’université… », fait savoir le communiqué rendu public. Les magistrats, à travers ce même message, disent néanmoins avoir prévenu les députés sur les dangers de cette loi.
Pour ces nombreuses raisons, l’Unamab déplore le vote de ladite loi et « invite les magistrats, les acteurs de la justice ainsi que les citoyens épris de l’Etat de droit et de la démocratie à rester mobilisés pour la cause d’une justice indépendante, gage d’une paix individuelle et collective durable ».

Dans le but de faciliter la référence rapide des enfants et des mères vers les centres de santé, le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, a procédé, vendredi 22 février dernier, à la remise de 15 barques motorisées à la commune de Sô-Ava. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé publique, Benjamin Hounkpatin, qui a remercié l’Unicef pour son engagement aux côtés du gouvernement béninois.
En présence du ministre de la Santé publique, Benjamin Hounkpatin, du maire, Lionel Sergio Hazoumè et des populations, l’Unicef a fait œuvre utile, vendredi 22 février dernier, en octroyant 15 barques motorisées à la mairie de Sô-Ava. A cette occasion, le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, est revenu sur les raisons de ce geste à l’endroit de cette commune lacustre. A l’en croire, à Sô-Ava, la prise en charge médicale rapide des enfants et des mères dans les centres de santé constitue un défi, car bon nombre de personnes continuent d’en mourir.
Selon lui, d’un coût global de 31 500 000 F Cfa, ces barques serviront, non seulement à la référence des enfants et des parents malades, mais aussi faciliteront le transport des élèves en période de crue. « C’est pour combattre ces fléaux que l’Unicef a répondu favorablement à la doléance de la mairie de Sô-Ava », a-t-il indiqué. Il a par la suite félicité les acteurs de la santé et de l’éducation, les relais communautaires, les mères modèles de vaccinations et les membres du cadre de concertation de l’Initiative vaccinale décentralisée (Ivd) pour tout le travail abattu dans cette commune pour le changement des conditions de vie des mères et des enfants.
Le succès de l’Ivd
Le ministre de la Santé publique, Benjamin Hounkpatin, a reconnu à l’Unicef ses efforts aux côtés du gouvernement béninois. En tant qu’ancien médecin chef de cette localité, le ministre Benjamin Hounkpatin se réjouit du changement opéré en matière de santé dans cette localité. Pour lui, ce don est le bienvenu d’autant qu’il va soulager les mères et les enfants dans leurs déplacements. «Je reconnais les difficultés des populations pour avoir vécu dans cette commune et je suis convaincu que ce geste va les soulager», a-t-il confié.
Toutes choses qui satisfont le maire de la commune de Sô-Ava, Lionel Sergio Hazoumè qui salue la contribution de l’Unicef pour une sécurité sanitaire accomplie dans sa commune. Pour lui, l’inscription aux Initiatives vaccinales décentralisées (Ivd) avec les séances de sensibilisation des populations et la mise en place des communautés de santé, a entraîné la réduction du taux de mortalité dans la commune. « Vous avez vu juste en nous offrant ces 15 barques à moteur. Ce geste est un salut à l’endroit de nos administrés, car il va faciliter leurs déplacements » a-t-il déclaré. C’est pourquoi il prend l’engagement avec son conseil communal de prendre soin de ces barques motorisées.
Au nom des mères et des enfants, Retacielle Azonssi a également remercié l’Unicef et l’Usaid pour ce geste combien utile pour leur mobilité. « Désormais, les femmes et les enfants peuvent se rendre à l’hôpital ou à l’école en toute quiétude » a-t-elle déclaré. Elle invite les femmes à profiter de ces moyens en participant facilement aux campagnes de vaccination.
L’initiative vaccinale décentralisée (Ivd) a permis d’intégrer l’ensemble des acteurs utiles à la vaccination de tous les enfants en impliquant non seulement les communautés, le personnel de santé publique, mais également celui des centres de santé privés. Selon le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, elle a permis d’atteindre chaque village isolé de la commune par l’organisation régulière de séances de communication et de vaccination dans les communautés. Ce qui a boosté la couverture du vaccin contre la rougeole qui est passée de 45% en 2014 à 72% en 2018 (Enquêtes Lqas, 2018). Le niveau de connaissance des mères sur le calendrier vaccinal de 58, 2% à 91% en 2018. De même, grâce aux initiatives du cadre de concertation de l’Ivd, 3015 volets de naissance, qui permettent l’enregistrement de naissance, ont été distribués aux enfants dans les 69 villages de cette commune. C’est un succès qui force l’admiration.

Dans la perspective d’un meilleur règlement des éventuels contentieux pouvant découler des législatives du 28 avril prochain, les magistrats de la Cour d’appel de Parakou ont renforcé leurs capacités, le vendredi 22 février dernier. L’occasion leur a permis de s’approprier le contenu du nouveau Code électoral.
Les magistrats de la Cour d’appel de Parakou se sont outillés, vendredi 22 février dernier, sur les dispositions pénales du Code électoral. C’est à travers une formation organisée par le ministère de la Justice et de la Législation à leur intention, tout comme leurs collègues des autres cours d’appel sur toute l’étendue du territoire national.
L’avènement du nouveau Code électoral, a fait remarquer la représentante du ministère, Aleyya Gouda Baco, donne lieu, depuis lors, à une activité fébrile dans les différents états-majors des partis politiques. Celle-ci, estime-t-elle, va s’intensifier avec la période électorale qui s’apprête à s’ouvrir et dont les corollaires seront de possibles commissions d’infractions, à raison desquelles des poursuites devront être engagées, s’il y a lieu évidemment, en marge du contentieux des élections. « Pour parer à toutes les éventualités, il importe, avant tout, de vous y préparer », a-t-elle indiqué, s’adressant aux magistrats. Ce sera, a-t-elle poursuivi, par une revue des dispositions pénales contenues dans le nouveau code, mais aussi celles du Code de procédure pénale et du Code pénal. Selon elle, il est donc opportun d’avoir une compréhension uniforme et sans équivoque des différentes infractions et des sanctions auxquelles pourront s’exposer les éventuels contrevenants.
A sa suite, le directeur des Services judiciaires, Jean da-Silva, est également revenu sur les infractions qui pourraient voir le jour au cours de cette élection, ainsi que les qualifications et la procédure de flagrance prescrite en la matière. Le directeur de l’Observatoire national des processus électoraux, Pierre André Kouhevi, a, quant à lui, loué l’initiative de cet atelier de formation. Selon lui, il a déjà atteint son objectif.
Pour un traitement judiciaire plus performant des procédures relatives aux infractions électorales, les magistrats ont suivi une série de communications. Le procureur général près la Cour d’appel de Parakou, Alexis Metahou, le conseiller, Abdou Moumouni Gamina et Badirou Lawani se sont succédé pour les présenter.

Membre fondateur du Bloc républicain, Géoffroy Akossou, fort de ses expériences de président de la Jeunesse de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en Côte d’Ivoire, se dévoue et déploie des moyens colossaux pour vulgariser les idéaux du cheval blanc cabré au sein des communautés de Lokossa, Houéyogbé et Bopa. Dans ces trois communes du département du Mono, qui forment la 18e circonscription électorale, le jeune leader a balisé la voie à sa formation politique pour les prochaines législatives.
Si le Bloc républicain a un visage dans la 18e circonscription électorale, c’est bien Géoffroy Akossou. Opérateur économique de son état et membre de l’Union des ressortissants des Etats membres de la Cedeao (Urm-Cedeao) en Côte d’Ivoire, le jeune leader politique, natif de Lokossa, s’est lancé comme défi de réussir, en un temps record, l’ancrage de son parti dans la 18e circonssription électorale depuis son retour du congrès constitutif du Bloc républicain (Br), tenu le 8 décembre 2018 à Parakou. Défi qu’il caresse, sans ménager aucun effort, en descendant dans des villages, quartiers de villes et en sillonnant les hameaux les plus reculés en dépit de l’état dégradé des pistes. A la faveur des rencontres entre cercles restreints et meetings politiques organisés, jour après jour, Géoffroy Akossou et son staff laissent des empreintes indélébiles du Bloc républicain dans la circonscription électorale.
Cette dynamique a été soutenue par la série de meetings de restitution des attributs du parti dans le département du Mono organisée sous la houlette du président du présidium du congrès, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. En somme, dans une synergie d’actions avec les autres ténors de la formation politique, Géoffroy Akossou s’est illustré très tôt dans la promotion du cheval blanc cabré et sensibilise à son adhésion massive.
Ses manœuvres de quadrillage de terrain n’épargnent non plus les organisations professionnelles et unités de production relevant notamment du secteur textile. Les travailleurs de la Sitex et de la Ctb (gros employeurs dans le Mono) lui ont marqué leur accord à l’instar des organisations d’artisans et autres professionnels. Mais, l’activiste politique Géoffroy Akossou, soutien du chef de l’Etat depuis son accession au pouvoir, n’a pas attendu le congrès de son parti avant de cultiver la proximité avec la population à la base.
Social et sociable
Il est depuis longtemps la main secourable de beaucoup de couches sociales vulnérables notamment dans les localités d’Athiémé, Lokossa,
Houéyogbé et Bopa. C’est le cas des orphelinats et autres indigents à qui vont ses dons de vivres et enveloppes financières. A Noël, il pense aux enfants démunis, du Mono sans oublier le monde scolaire, les couvents et confessions religieuses. Les 10, 12 et 15 janvier derniers, il a soutenu l’organisation de la fête des religions endogènes à Lokosssa, Possotomè, Lobogo et Koudo.
Pour ses proches et amis, Géoffroy Akossou a naturellement le cœur généreux. Selon François Aïssi Cakpodjou, président de l’Urm-Cedeao, résidant en Côte d’Ivoire, Géoffroy Akossou a toujours été une main secourable pour les cas malheureux et les démunis en Côte d’Ivoire. Un témoignage que renforcent les dires du secrétaire général du haut conseil des Béninois de l’extérieur, section Côte d’Ivoire. Pour Saturnin Houngbo, «Géoffroy Akossou est un monsieur qui promeut son pays, qui aime les Béninois. Il a un caractère très social et sociable. Il est beaucoup aimé des Béninois de l’extérieur et bénéficie du soutien de ses pairs, membre du Haut conseil des Béninois de l’extérieur », a indiqué Saturnin Houngbo.

Dans le cadre des élections législatives du 28 avril prochain, les conducteurs de taxi-moto appelés « zémidjan » et les pêcheurs Xwla de Hindé ont massivement apporté leur soutien au bloc politique « Union progressiste » de la mouvance à travers Aubin Adoukonou. C'était à la faveur d'un grand rassemblement qui a eu lieu, samedi 23 février dernier au stade de Hindé à Cotonou.
Le cercle des progressistes s'agrandit au Bénin au fur et à mesure qu’approche le 28 avril 2019, date des prochaines législatives. En témoigne la forte mobilisation des conducteurs de zémidjan des différentes gares routières et des pêcheurs Xwla de Hindé, Djidjè, Vossa, samedi dernier à Cotonou, pour soutenir le directeur général du Centre national de la Sécurité routière (Cnsr).
Le stade de Hindé était devenu trop exigu pour contenir la foule, venue nombreuse pour exprimer de vive voix son soutien, non seulement, au bloc « Union progressiste », mais aussi et surtout, au président Patrice Talon dont le Programme d’actions présage un avenir meilleur. Jeunes, sages et femmes ont manifesté sur place à travers leurs représentants respectifs, leur adhésion et détermination sans faille à œuvrer pour que l’Up remporte la victoire au soir du 28 avril prochain. Cette détermination, dira le représentant des jeunes leaders, Gerry Béhanzin, se justifie par le fait que le Pag du président Patrice Talon inclut une forte dose de transformation de la société lancée sur des piliers de partage de la richesse nationale au profit des populations les plus démunies et le travail de la masse active dont les compétences doivent être renforcées pour garantir le développement national. Avec l’Union progressiste, dit-il, c’est le Bénin qui s’engage ainsi pour la transformation sociale, la réduction des inégalités, la justice et la solidarité. Comme Gerry Béhanzin, le représentant des pêcheurs Xwla, Firmin Affokpé, estime que le Bénin doit sortir de la situation de précarité généralisée, de crises écologiques aiguës, de relation de plus en plus équivoque avec le travail, de tendance forte à la facilité.
Pour le représentant des sages, Zoungan Misségbo, l’Up doit beaucoup travailler afin que le président Patrice Talon puisse poursuivre le travail déjà entamé. Il en veut pour preuve les nombreux chantiers en cours dans le pays en l’espace de moins de trois ans.
Aubin Adoukonou a expliqué aux populations les caractéristiques de l’Up. Aussi, dit-il, le parti
« Union progressiste » est un parti de masse ouvert à tous les Béninois sans distinction d’origine, de confession religieuse, de profession, de sexe ni de statut social. C’est ce parti, poursuit-il, qui permettra au Bénin d’aller de l’avant. Il a exhorté l’assistance à ne céder à aucun chantage ni à une quelconque campagne d’intoxication.

Donnant réponse à la requête de deux citoyens sur l’inconstitutionnalité de l’article 242 de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin, la Haute juridiction a déclaré ledit article conforme à la Constitution et s’est déclarée compétente pour l’interpréter. Une décision qui rend inutiles toutes autres tentatives de dénégation de cette disposition.
L’article 242 du Code électoral est bien conforme à la Constitution et la Cour constitutionnelle est compétente pour l’interpréter. La décision EL 19-001 instituant le Certificat de conformité n’est pas anticonstitutionnelle, et par conséquent, le communiqué de la Céna l’inscrivant au titre des pièces à fournir pour les déclarations de candidature ne viole ni le Code électoral ni la Constitution. C’est ce qu’il convient de retenir des quatre décisions rendues, vendredi 22 février dernier, par la Cour constitutionnelle.
En effet, les citoyens Nourou Dine Saka et Chabi Sika Wassagari ont saisi la Haute juridiction pour inconstitutionnalité de l’article 242 de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Le requérant Nourou Dine Saka Salé évoque le dernier alinéa de l’article 242 qui stipule : « Seules les listes, ayant recueilli au moins 10% des suffrages valablement exprimés au plan national, se voient attribuer des sièges sans que le nombre de listes éligibles ne soit inférieur à quatre (4). Toutefois, si le nombre de listes en compétition est inférieur à quatre (4), toutes les listes sont éligibles à l’attribution de sièges ». Il précise que cette disposition est ambiguë et reste muette sur certaines circonstances comme les cas où une seule liste aurait les 10 ?. En raison de la confusion qu’il installe, la cour pourrait alors se voir amenée à interpréter cet article. Or, une telle interprétation ne revient pas à la Cour dont le rôle est de statuer sur la régularité des élections législatives et non d’attribuer des sièges. Il demande, par conséquent, à la Cour de déclarer l’article inconstitutionnel.
Le requérant Chabi Sika Wassagari rappelle, quant à lui, l’article 80 de la Constitution qui stipule : « Les députés sont élus au suffrage universel direct… ». Selon lui, l’article 242 du Code électoral pose des conditions de représentativité et rend le suffrage indirect. Il a également sollicité que la cour déclare cet article non conforme à la Constitution.
Mais, en raison du principe de la Res judicata (Autorité de chose jugée), la Cour a déclaré leurs recours irrecevables et indiqué qu’elle est bien compétente pour interpréter l’article 242 du Code électoral.
De la conformité du Certificat de conformité
Par un autre recours, le requérant Chabi Sika Wassagari a demandé à la Cour de déclarer non conforme à la Constitution sa propre décision EL 19-001 qui fait obligation aux partis de se faire délivrer un Certificat de conformité. Selon lui, cette exigence ne répond à aucune disposition juridique. Les décisions de la Cour n’étant susceptibles d’aucun recours, la requête a été déclarée irrecevable. « La Cour ne saurait porter un contrôle de constitutionnalité sur sa propre décision », a précisé le président Joseph Djogbénou.
Le même requérant Chabi Sika Wassagari a introduit un recours pour violation du Code électoral et de la Constitution par le président de la Céna. Il expose que le communiqué de presse de la Céna, en date du 5 février, qui ajoute aux pièces à fournir le Certificat de conformité, constitue une violation de ces textes. « Cette pièce n’est prévue ni par la Constitution, ni par le Code électoral », fait-il remarquer. En réponse, la Haute juridiction indique que ce Communiqué de la Céna est l’application de la décision EL 19-001 rendue par la Cour elle-même. « Les décisions de la Cour sont sans recours et s’imposent à tous les pouvoirs et la Céna, institution administrative chargée de l’organisation des élections, ne peut que se conformer à cette décision », expose le président de la Cour. Il s’ensuit que le communiqué de la Céna ne viole ni la Constitution, ni le Code électoral.

Trente ans déjà que le cabinet Afrique Conseil travaille à révéler des talents, aussi bien au Bénin qu’un peu partout dans le monde. Evènement majeur que la structure matérialise par une initiative plutôt inédite. Il s’agit d’une grande campagne d’évaluation et de bilan de compétences. Laquelle s’adresse à tous ceux qui ont décidé de réussir leur vie et d’assurer à eux ainsi qu'à leurs enfants les conditions pour affronter le marché de l’emploi dans une position de gagnant, de confiance et d’assurance.
Artistes, artisans, sportifs, scientifiques, financiers, commerciaux ou encore simples cuisiniers... Etes-vous sûr d'avoir pris conscience de vos talents ? Etes-vous sûrs de développer vos talents ? Voilà des interrogations qui résument la volonté du cabinet Afrique Conseil de célébrer ses noces de perle sans s’écarter de l’idéal qui a toujours été le sien, à savoir: Révéler et promouvoir les talents. Elle a initié dans ce cadre, une grande campagne d’évaluation et de bilan de compétences. Cette campagne s’adresse particulièrement aux cadres qui veulent, à partir d'un solide bilan de compétences, relancer leur carrière en interne ou même à l’international, de même qu'à leurs employeurs, aux demandeurs d'emplois qui ne doivent plus se présenter aux tests de recrutement sans une prise de conscience des aptitudes et talents qu'ils ont à offrir sur le marché de l'emploi. Elle prend aussi en compte les promoteurs de projets en entreprenariat et les entrepreneurs qui veulent mieux se connaître pour améliorer leur savoir-faire en entreprenariat et gestion et les jeunes élèves et étudiants confrontés au choix d'une orientation professionnelle.
«Selon votre catégorie ou situation et vos objectifs ou projets, les équipes d'Afrique Conseil vous aideront à choisir et à exploiter le ou les tests de personnalité et d'attitudes, d'aptitudes et savoir-être ou d'orientation et gestion de carrière ». Ces tests de personnalité et d'attitudes révèlent avec une exactitude scientifique les traits dominants de la personnalité spécifiques à l'environnement professionnel. Pour ce qui est des tests d'aptitude et savoir-être, ils permettent de mesurer les performances intellectuelles, linguistiques, sociales et émotionnelles. Par ailleurs, les tests d'orientation et de gestion de carrière ont recours à des outils fiables qui révèlent les facteurs clés de réussite tels que les intérêts professionnels et valeurs.
A travers cette offre spéciale, Afrique Conseil se propose de célébrer ses trente ans de vie en intégrant au cœur des manifestations, sa clientèle. A l’intention de ceux qui désirent effectuer une évaluation ou un bilan de compétences, des équipes du cabinet feront passer un ou plusieurs tests pour en tirer le meilleur. Tous les tests s'effectuent en ligne. Il suffit donc de disposer d'une adresse e-mail ou d'en créer une. Le ou les rapports présentant les résultats du test (grâce à une plateforme sécurisée qui garantit la confidentialité de toute l'opération) leur parviendront sous une forme très agréable à lire avec notamment un résumé du profil, des graphes et tableaux détaillés, des commentaires personnalisés, les traits dominants et, un tableau synthétique. Des modèles de rapport correspondant aux différents tests sont également consultables auprès des équipes d'Afrique Conseil. Sur la base du ou des rapports des tests, lesdites équipes fourniront un accompagnement ou coaching pour compléter le bilan de compétences. Les tests sont disponibles dès le lancement de la campagne avec une réduction de 50% sur les tarifs officiels des bilans de compétences, valable jusqu'au 25 février prochain.

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce jeudi 21 février à Cotonou, à l’ouverture du premier Salon africain de la garantie (Saga). Les échanges qui durent deux jours, sont centrés sur les enjeux de la garantie dans le financement des petites et moyennes entreprises.
Faire de la garantie du financement un moteur de développement et un levier de la croissance, tel est le but du Salon africain de la garantie (Saga) dont la première édition se tient, les 21 et 22 février à Cotonou.
Cadre de réflexion et d’échanges entre les institutions de garantie, les établissements financiers, les petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi) et les organes chargés de leur accompagnement, le salon offre l’opportunité de discuter des approches et mécanismes innovants visant à favoriser l’accès au crédit d’une part et à sécuriser le financement d’autre part.
Il s’agit d’amener les institutions de garantie, à l’instar des opérateurs économiques, à oser, innover, développer et adapter leurs mécanismes pour que les banques et les systèmes financiers décentralisés (Sfd) ne manifestent plus une certaine réticence à accompagner les entreprises pourvoyeuses de richesse et d’emplois, explique Naka Gnassingbé de Souza, présidente de l’Association professionnelle des institutions de garantie d’Afrique (Apiga).
Les Pme africaines sont à l’origine de 20 à 40 % des emplois sur le continent, constituant ainsi une opportunité pour les Etats et les gouvernements pour la résolution des difficultés dont celle liée au chômage des jeunes, selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. A l’en croire, 90 % du secteur privé africain est porté par les Pme qui sont confrontées à des difficultés d’accès au financement pour développer leurs activités, relève-t-il. Et, leur impact se situe entre 20 et 30 % du produit intérieur brut (Pib) contre 60 % en moyenne dans les pays développés. C’est en ce sens que le salon constitue une opportunité indéniable pour le continent africain, indique le ministre Abdoulaye Bio Tchané qui nourrit l’espoir qu’il sera l’élément déclencheur d’une prise de responsabilité plus importante en faveur des Pme en Afrique en général et au Bénin en particulier.
Le salon est placé sous le thème « La garantie dans l’écosystème du financement des petites et moyennes entreprises : enjeux et perspectives », décliné en trois panels et un grand débat portant sur les formes de garantie, la synergie des fonds de garantie, les politiques de financement des Pme, les normes prudentielles des banques.
Les travaux ont été ouverts en présence du ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste T. Kérékou.