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Nouvelles

Mission conjointe de la CAF et de la FIFA au Bénin: Dans l’espoir d’une sortie de crise très prochainement

La mission conjointe de la CAF et de la FIFA dépêchée à Cotonou, mercredi 22 juillet dernier, pour s’enquérir de l’évolution de la crise que traverse le football béninois, après la décision de retrait d’agrément à la Fédération prise par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, le vendredi 27 mars 2015, est repartie depuis hier. Et ce, après un séjour qui ne lui aura pas été de tout repos.

Serait-on en train de vivre le dernier round de la crise du football béninois ? Au regard du séjour que la mission conjointe de la CAF et de la FIFA vient d’effectuer au Bénin, et non parce que le président de la Fédération béninoise de football, Augustin Ahouanvoébla, à la tête d’une délégation des membres de son Comité exécutif, a sollicité la médiation de certains présidents d’institution de la République, tout porte à le croire. Il s’agit de la 2è mission dépêchée au Bénin, après celle diligentée par la FIFA le 3 mai dernier et conduite par l’expert Primo Corvaro, afin de rencontrer les principaux acteurs impliqués dans ladite crise.

En effet, une mission conjointe de la CAF et de la FIFA était mercredi 22 juillet dernier à Cotonou où, elle a eu un emploi du temps très chargé. Venue pour écouter les différentes parties en conflit au niveau de la Fédération, elle était composée du président de la commission du jury de la CAF, Me Prosper Abéga et de Constant Omari, représentant de la FIFA et également président de la Fédération congolaise de football. Dès leur arrivée, les deux émissaires ont reçu de 21 heures à 22 heures, le président de la Fédération, Augustin Ahouanvoébla et son équipe, puis de 00 heure30 jusqu’à 2 heures du matin, le groupe des dissidents conduit par Magloire Oké. Ils ont certainement discuté avec eux, de la mise en place d'une feuille de route de sortie de crise avec les autorités politiques béninoises.
Hier jeudi 23 juillet dans la matinée, avant de quitter Cotonou, Me Prosper Abéga et Constant Omari ont été reçus par le chef de l’Etat, Boni Yayi, en présence du ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, Idrissou Safiou Affo. N’étant pas dans les secrets des dieux, il est difficile de savoir ce qu’ils se sont dit. Toujours est-il que de retour aux sièges de leurs instances, ils rendront compte à ceux qui leur ont confié la mission.
Considérée comme celle de la dernière chance avant que la FIFA ne passe éventuellement aux sanctions, il est à espérer qu’avec l’arrivée de cette mission, la crise soit très bientôt un vieux souvenir. Dans le cas contraire, le Bénin risque tout simplement une suspension de toutes ses sélections ainsi que de tous ses clubs, de toutes les compétitions continentales à commencer par la CAN Orange, Gabon 2017 dont les éliminatoires ont déjà débuté, puis de la Coupe du monde Russie 2018.

Sports 24 juil. 2015


Assemblée Nationale: Trois nouveaux groupes parlementaires formés

Mathurin Nago, Antoine Kolawolé Idji et Octove Houdégbé sont depuis hier chacun président de groupe parlementaire. Ils ont rendu public leur projet à la faveur de la séance plénière d’hier à l’Assemblée nationale. Le nombre de groupes parlementaires passe désormais à huit sous la septième législature.

La séance plénière d’hier à l’Assemblée nationale a connu la naissance de trois nouveaux groupes parlementaires. L’Opposition en a créé deux et la Mouvance présidentielle un. Le premier groupe parlementaire de l’Opposition est dénommé Union-Paix-Démocratie (Groupe UNIPAID). Il est présidé par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago. Les autres membres sont les députés Sacca Lafia, Robert Gbian, Salifou Issa, René I.O. Bagoudou, Alexis Agbélessessi, Dakpè Sossou, Jérémie Adomahou, Valentin Aditi Houdé et Justin Agbodjété. Ce groupe parlementaire est donc une fusion des alliances FDU, AND et l'Alliance Soleil. Il s’engage à promouvoir un dialogue fécond avec tous les autres députés, particulièrement ceux ayant les mêmes orientations et les mêmes objectifs, afin d’opérer des réformes consensuelles dans les domaines politique, institutionnel, économique et social qui soient effectivement favorables à l’Unité nationale, à la Paix, à la Démocratie, à la Bonne gouvernance et au Développement durable et équilibré au Bénin. La déclaration politique de constitution a été lue à la tribune de l’hémicycle par Mathurin Nago.

Le deuxième groupe parlementaire de l’Opposition est baptisé «L’Union fait la Nation» et présidé par l’honorable Antoine Kolawolé Idji. Il s’inscrit résolument dans l’Opposition au régime Boni Yayi, et luttera contre toutes les formes de mauvaise gestion, la corruption, le tribalisme, les improvisations, l’autocratie et le régionalisme, a précisé Patrice Nobimè qui a lu la déclaration politique. Le groupe parlementaire «L’Union fait la Nation» est composé d’outre Antoine Kolawolé Idji et Patrice Nobimè, des députés Basile Léon Ahossi, Bruno Amoussou, Candide Armand Azannaï, Joslyn Dégbé, Joseph Djogbénou, Gérard Gbénonchi, Parfait Houangni, Eric Houndété, Moukaram Koussonda, Claudine Prudencio et Louis Vlavonou.
Quant au troisième groupe parlementaire crée par la Mouvance, il est appelé «République, Paix, et Progrès». Il est composé de Adam Bagoudou, Yaya Garba, Abdoulaye Gounou, Edmond Agoua, Jacques Yembagou, Cyprien Togni, Marcel de Souza, Lucien Houngnibo, Marcellin Ahonoukoun et Octave Houdégbé. C’est ce dernier qui assure d’ailleurs la présidence.
Depuis hier, la configuration politique de la septième législature a encore changé. Ce bouleversement observé s’inscrit dans le cadre de la désignation très prochaine des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute cour de Justice, dans les Parlements régionaux et au COS-LEPI. Puisqu’il faut appartenir à un groupe parlementaire pour espérer trouver quelque chose.
La création de ces trois nouveaux groupes parlementaires porte à huit le nombre de groupes parlementaires dont quatre du côté de la Mouvance et quatre aussi de l’Opposition. Le nombre plafond de groupes parlementaires prévu par la loi est atteint depuis hier avec les 82 députés qui ont réussi à se faire caser dans un groupe. Ainsi seul le député Mohamed Atao Hinnouho ne s’est pas inséré quelque part. Il sera considéré comme non inscrit.

Actualités 24 juil. 2015


Signature d’accord de prêts relatif au financement de projets: La BOAD accompagne la modernisation et le développement du Bénin

Hier mercredi 22 juillet, le gouvernement du Bénin a consenti deux prêts destinés respectivement au financement partiel de la «transition du système de radiodiffusion sonore télévisuel analogique au numérique» et de «pavage des rues et assainissement dans douze villes du pays». Les documents ont été signés hier mercredi 22 juillet à Cotonou par le ministre d’Etat en charge des Finances Komi Koutché et le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) Christian Adovèlandé.

Soucieux du développement du pays pour partager plus tard la prospérité, le gouvernement poursuit ses actions de mobilisation des ressources. C’est ainsi qu’il a consenti, hier mercredi 22 juillet, deux prêts destinés respectivement au financement partiel de «la transition du système de radiodiffusion sonore télévisuel analogique au numérique» et de «pavage des rues et assainissement dans douze villes du pays». Les villes concernées sont Allada, Banikoara, Bantè, Bassila, Covè, Djidja, Glazoué, Gogounou, Matéri, Ouéssè, Ségbana et Toffo. L’urbanisation des villes retenues entre dans le cadre du sous-projet d’aménagement et d’assainissement des villes (SPAAV). Ces villes bénéficieront de 20.000 mètres linéaires de pavés, d’ouvrages d’assainissement, le long de ces rues ainsi que d’éclairage public. La Banque ouest-africaine de développement participe au financement de ce projet d’urbanisation des villes retenues à hauteur de 15 milliards de francs CFA.

Pour ce qui est du projet de migration de l’analogique au numérique, il s’inscrit dans le cadre de la mise en application de la recommandation de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) adoptée en juin 2006 dont la conduite à terme permettra notamment de réaliser une économie de ressources en fréquences qui pourra être réaffectée à d’autres usages comme l’attribution de nouvelles licences de téléphonie ; d’améliorer la qualité des images et l’élargissement de l’offre en services multimédias ; d’assurer une couverture totale du territoire national.
D’un coût global de 35,350 milliards de francs CFA, ce projet est cofinancé par quatre banques béninoises. Il s’agit de la BOA Bénin qui y a mis 13,730 milliards de francs CFA, de Ecobank Bénin qui dépose 10 milliards, de la Banque Atlantique qui investit 8,8 milliards et de la BGFIbank qui contribue à hauteur de 3 milliards.
Au terme des paraphes des documents, le président de la BOAD, Christian Adovèlandé a fait le point des différentes infrastructures déjà financées par son institution au Bénin, avant de rassurer le gouvernement de sa disponibilité d’accompagner son ambitieux projet de développement du pays. Il a dit également sa gratitude aux banques béninoises qui ont accepté prendre part à ces différents financements.
Pour sa part, le ministre d’Etat, Komi Koutché, a expliqué que la signature de ces différents accords de financement traduit la volonté du gouvernement à travailler pour le développement et la modernisation du Bénin, conformément au mandat à lui confié par le peuple.

Actualités 22 juil. 2015


Crise du football béninois: Le bureau de la FBF sollicite la médiation de Me Adrien Houngbédji

Plusieurs délégations ont été reçues hier mercredi 22 juillet, en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Parmi celles-ci, il y a celle du bureau de la Fédération béninoise de football.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji est désormais imprégné de la crise à la Fédération béninoise de football (FBF). Une délégation du bureau de cette instance était hier en audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le dossier a été le clou des échanges. L’audience a été transformée en une séance de travail. La deuxième personnalité de l’Etat a été informée de long en large des tenants et aboutissants de cette crise qui a commencé en février 2014. La délégation était composée outre du président Augustin Ahouanvoèbla, de Valère Kakaï Glèlè, Idelvert Gnikpo, Faustin Godovo, Soumanou Liamidi et Sahadath Issifou. Elle est allée solliciter la médiation de Me Adrien Houngbédji

pour le dénouement de cette crise qui empêche depuis des mois, la jeunesse béninoise de vivre sa passion, a précisé son porte-parole, Valère Kakaï Glèlè. «Nous avons constaté depuis quelques temps, que l’heure est grave par rapport à la situation que nous sommes en train de vivre pour ce qui
concerne le football au Bénin. Et nous avons dû envoyer d’urgence une lettre d’audience au président de l’Assemblée nationale qui est la
deuxième personnalité de l’Etat. Ce matin, il nous a reçus et il a
constaté avec nous que l’heure est vraiment grave. Il nous a demandé les démarches que nous avons pu mener jusque-là. Ce que nous lui avons expliqué clairement. Il nous a promis que dès aujourd’hui, il va
prendre son bâton de pèlerin pour voir ce qu’il en est exactement», ajoute Idelvert Gnikpo, membre du Comité exécutif de la FBF. «Notre souhait aujourd’hui est que le problème soit réglé et surtout, au niveau de la première personnalité de l’Etat », précise-t-il avant d’inviter le président de la République à agir afin que la jeunesse et toute la population béninoise puissent retrouver
leur passion qui n’est rien d’autre que le football. La délégation conduite par Augustin Ahouanvoèbla se dit contente de la réaction du président de l’Assemblée nationale qui a pris acte de leurs désidérata. Me Adrien Houngbédji a demandé à la délégation de lui faire parvenir tous les documents sur la crise. Ce qui lui permettra d’avoir une connaissance approfondie du dossier et d’agir en toute connaissance de cause.
Mais avant la délégation de la FBF, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Audrey Belckler, présidente de l’Ong Oderasaca France et le coordonnateur du Bénin et Afrique de l'Ouest, Hervé Gbaguidi. Cette délégation est allée partager avec Me Adrien Houngbédji son projet sur la réhabilitation du Lycée Béhanzin de Porto-Novo qui n’a pas encore abouti
en raison des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. Le
président Adrien Houngbédji a félicité les initiateurs avant de leur
prodiguer quelques conseils. Audrey Belckler s’est montrée très
engagée à faire aboutir le projet pour donner à ce lycée vieux de cent ans ses lettres de noblesse.
Le président Adrien Houngbédji a par ailleurs reçu en audience, toujours dans la matinée d’hier, Arija Frank, coordonnatrice régionale de programme à la Fondation Hanns Seidel.

Actualités 22 juil. 2015


Assassinat du juge Sévérin Coovi/ 4e journée du procès (15e dossier): Des témoignages poignants sur les trois accusés du crime barbare

Le procès de l’assassinat du juge Sévérin Coovi s’est poursuivi hier mercredi 22 juillet avec la lecture des pièces au dossier. Au nombre de celles qui ont retenu l’attention de l’assistance, il y a le rapport d’expertise médicale sur le cadavre de la victime et les rapports d’enquêtes de moralité réalisées sur les inculpés. Des témoignages pathétiques.

Les appréciations sur les trois accusés sont diversifiées et parfois mitigées. Dans le cas de Clément Adétona, 43 ans, apprenti chauffeur et apprenti tôlier-peintre, célibataire sans enfant, c’est un personnage controversé qui apparaît dans le rapport d’enquête de moralité. Ses codétenus interrogés le présentent comme faisant partie des sages de son bâtiment. Il est effacé, n’est pas de nature agressive et entretient de bons rapports avec tout le monde. Il est attaché à une église évangélique et en est un responsable en prison. Il fume tout de même la cigarette, témoignent des pensionnaires de la maison carcérale. Aussi, son passé ne plaide-t-il pas en sa faveur. Un ancien voisin de son domicile souligne qu’il «n’est pas un exemple à suivre». «C’était un redoutable voleur. Il faisait usage de la drogue. Il a été rejeté par ses propres parents pour ses mauvais comportements, notamment par son feu père qui l’a traité d’enfant bâtard», signale l’enquêté. Avant d’être inculpé d’assassinat, il avait passé plus de huit ans en prison pour vol d’effets vestimentaires, vol de traverses de rails, vol de véhicule, et s’est évadé une fois de prison, avant d’être repris. A en croire certains enquêtés, Clément Adétona est en mesure de poser cet acte pour lequel il est aujourd’hui devant la Cour d’assises.
Quant à Raïmi Moussé, 49 ans, commerçant et entrepreneur, marié et père de quatre enfants, il serait un homme réservé, qui n’a d’accointance avec ses voisins à Parakou. Pour beaucoup, c’est un homme calme, gentil qui fait des cadeaux à son entourage à l’occasion des fêtes. Dynamique depuis son jeune âge, il était déjà intéressé par le commerce auprès de sa grande sœur. Il est respectueux envers ses chefs. Par contre, un agent témoigne qu’il aurait fait preuve de gestion peu catholique quand il était en service à la CLCAM à Natitingou, qu’il aurait fait aussi usage de gris-gris enterré dans les locaux du service. Ce qui aurait amené le Conseil d’administration à le rétrograder et à l’affecter à Kouandé et à ordonner son licenciement purement et simplement plus tard. Raïmi Moussé ne fume ni cigarette ni drogue, mais boit de la bière de façon occasionnelle. «C’est aussi un homme qui a un cœur dur, courageux, exigeant, qui se donne tous les moyens de parvenir à ce qu’il veut avoir», témoigne un des enquêtés. Celui-ci dit ne pas être surpris qu’il soit mêlé à l’affaire d’assassinat.
En ce qui concerne Ramane Amadou, 50 ans, opérateur géomètre, l’enquête de moralité lui est d’office favorable : toutes les personnes interrogées ont parlé bien de lui. Ses camarades de classe et ses collègues de service disent qu’il fut un élève et un étudiant exemplaire, brillant, qu’il est un agent aimant le travail, un homme pondéré, courtois, quelqu’un qui se comporte dignement et n’a pas de mauvaises fréquentations. Ses codétenus à la prison civile de Parakou disent qu’il est l’un des sages de la maison carcérale auprès de qui, nombre de personnes vont chercher des conseils. Musulman pieux, il prie beaucoup et est souvent plongé dans la lecture. Cependant, il convient de souligner qu’il a été condamné une fois à trois mois d’emprisonnement dans une affaire d’escroquerie autour d’une parcelle. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a été cité à Lokossa par Clément Adétona comme l’un de ceux qui sont venus au domicile de feu Sévérin Coovi le jour du crime.
Réaction de la défense de Raïmi Moussé

Après la lecture des pièces, le conseil de l’accusé Raïmi Moussé a sollicité et obtenu du président de la Cour que son client vienne à la barre pour répondre à un certain nombre de questions. Suite à une interrogation d’un de ses avocats, en l’occurrence Me Igor Cécil Sacramento, l’inculpé répond qu’il n’a jamais été poursuivi encore moins condamné pour mauvaise gestion quand il était en service à la CLCAM de Natitingou. Par rapport au témoignage de l’enquête de moralité, le financier Raïmi Moussé fait savoir qu’il est rigoureux dans sa gestion, qu’il ne s’amuse pas avec l’argent d’autrui et pour cela qu’il n’était pas en de bons termes avec ceux qui aimaient le gain facile dont l’agent qui a témoigné contre lui. « Celui qui a parlé dans l’enquête de moralité, j’ai constaté un manquement et je l’ai sonné de faire le reversement de fonds dans un délai donné et il ne l’a pas fait. J’ai pondu un rapport qui a conduit à son licenciement en 1995», laisse-t-il entendre. Ce n’est que plus tard, en 1996, poursuit Raïmi Moussé, suite à de nombreuses interventions que l’agent «indélicat» a été rappelé et lui aurait promis de lui rendre le coup.
A une autre question de son avocat, il dépose qu’il avait trois dossiers devant la Cour d’appel de Parakou et que feu Coovi lui-même avait déjà vidé deux avant son assassinat. Pour le troisième et dernier dossier relatif au domaine querellé à Natitingou, précise-t-il, le processus n’était pas encore allé à son terme : la copie de la décision n’était pas encore signée. Raïmi Moussé insiste qu’il n’avait aucune raison d’attenter à la vie du président Coovi qui, selon ses dires, est plutôt son «messie», celui qui l’a rétabli dans ses droits.
Par ailleurs, Raïmi Moussé soutient que Clément Adétona est entretenu depuis toujours par des gens tapis dans l’ombre, puisqu’il ne prendrait pas toujours sa ration alimentaire mais il a de l’embonpoint, change régulièrement d’habit et ne se plaint pas. A la question de savoir où il trouve de l’argent pour acheter de l’antimoine qu’il met tous les jours et comment il mange en prison, Clément Adétona répond : «C’est l’œuvre de Dieu», suscitant l’hilarité de l’assistance. «C’est des gens qui m’aident», complète-t-il sans toutefois aller dans les détails. Sur insistance du président de la Cour, Ignace Edouard Gangny, il citera par la suite deux co-détenus et évoque d’autres anciens détenus.

Suspension en attendant les observations, réquisitions et plaidoiries

A la reprise de l’audience hier à 14h25 après une suspension intervenue autour de 12h30, la Cour a épuisé la liste des pièces dont la lecture est sollicitée par le ministère public, les avocats de la défense et de la partie civile. Alors que le président de la Cour Ignace Edouard Gangny donnait la parole à Me Hugues Pognon, avocat de la partie civile, certainement pour ses observations, la défense de l’accusé Ramane Amadou, Me Laurent Mafon, a fait une requête pour «la suspension de l’audience pour un laps de temps», afin de mieux préparer sa plaidoirie. Il sera appuyé par Me Igor Cécil Sacramento, un des avocats-conseils de Raïmi Moussé, qui précise que la défense souhaiterait que l’audience reprenne carrément ce jeudi matin. Me Hugues Pognon s’associera également à cette demande prétextant que le dossier est volumineux et qu’il faut du temps pour agencer les idées. Quant au représentant du ministère public, Delphin Chibozo, il s’en remet à la sagacité de la Cour. Le président de la Cour d’assises, Ignace Edouard Gangny accède à la sollicitation des avocats, suspendant l’audience moins d’une heure après la reprise et en indiquant qu’elle reprend ce jour à 9 heures.

Un crime barbare et crapuleux

Après la découverte du corps amoché sans vie du juge Sévérin Coovi, lundi 7 novembre 2005, dans la malle arrière de son véhicule, un rapport d’autopsie du cadavre établi par le médecin légiste Clément Padonou fait état d’un cadavre ensanglanté portant de graves lésions. La description de l’expert témoigne de la sauvagerie des agresseurs de l’ex-premier président de la Cour d’appel de Parakou.
En effet, le rapport mentionne un traumatisme sexuel avec une contusion des deux testicules, des brûlures de 2e degré du scrotum et sur d’autres parties du corps, de multiples plaies à la tête, au menton, aux lèvres, la fracture des incisives, un traumatisme crâno-facial avec l’ouverture du crâne et de nombreuses fractures des os de la tête, la langue contuse et déchiquetée. Aussi, une substance noire est-elle décelée au niveau de ses voies respiratoires. L’expert en conclut à un décès de la victime par asphyxie. Feu Sévérin Coovi malgré les graves sévices subis, serait encore vivant quand on a tenté de brûler le véhicule et il a dû respirer du monoxyde de carbone.
Pour rappel, Sévérin Coovi est revenu d’une mission à Cotonou le dimanche 6 novembre 2005. Son corps sans vie a été découvert le lendemain vers 14 heures dans la malle arrière de son véhicule de fonction de marque Terrano 4x4 immatriculé AD 4599 RB abandonné au bord d’une voie pavée au quartier Zongo II dans le 3e arrondissement de Parakou.

Société 22 juil. 2015


Assassinat du juge Sévérin Coovi/ 4e journée du procès (15e dossier): Des témoignages poignants sur les trois accusés du crime barbare

Le procès de l’assassinat du juge Sévérin Coovi s’est poursuivi hier mercredi 22 juillet avec la lecture des pièces au dossier. Au nombre de celles qui ont retenu l’attention de l’assistance, il y a le rapport d’expertise médicale sur le cadavre de la victime et les rapports d’enquêtes de moralité réalisées sur les inculpés. Des témoignages pathétiques.

Les appréciations sur les trois accusés sont diversifiées et parfois mitigées. Dans le cas de Clément Adétona, 43 ans, apprenti chauffeur et apprenti tôlier-peintre, célibataire sans enfant, c’est un personnage controversé qui apparaît dans le rapport d’enquête de moralité. Ses codétenus interrogés le présentent comme faisant partie des sages de son bâtiment. Il est effacé, n’est pas de nature agressive et entretient de bons rapports avec tout le monde. Il est attaché à une église évangélique et en est un responsable en prison. Il fume tout de même la cigarette, témoignent des pensionnaires de la maison carcérale. Aussi, son passé ne plaide-t-il pas en sa faveur. Un ancien voisin de son domicile souligne qu’il «n’est pas un exemple à suivre». «C’était un redoutable voleur. Il faisait usage de la drogue. Il a été rejeté par ses propres parents pour ses mauvais comportements, notamment par son feu père qui l’a traité d’enfant bâtard», signale l’enquêté. Avant d’être inculpé d’assassinat, il avait passé plus de huit ans en prison pour vol d’effets vestimentaires, vol de traverses de rails, vol de véhicule, et s’est évadé une fois de prison, avant d’être repris. A en croire certains enquêtés, Clément Adétona est en mesure de poser cet acte pour lequel il est aujourd’hui devant la Cour d’assises.
Quant à Raïmi Moussé, 49 ans, commerçant et entrepreneur, marié et père de quatre enfants, il serait un homme réservé, qui n’a d’accointance avec ses voisins à Parakou. Pour beaucoup, c’est un homme calme, gentil qui fait des cadeaux à son entourage à l’occasion des fêtes. Dynamique depuis son jeune âge, il était déjà intéressé par le commerce auprès de sa grande sœur. Il est respectueux envers ses chefs. Par contre, un agent témoigne qu’il aurait fait preuve de gestion peu catholique quand il était en service à la CLCAM à Natitingou, qu’il aurait fait aussi usage de gris-gris enterré dans les locaux du service. Ce qui aurait amené le Conseil d’administration à le rétrograder et à l’affecter à Kouandé et à ordonner son licenciement purement et simplement plus tard. Raïmi Moussé ne fume ni cigarette ni drogue, mais boit de la bière de façon occasionnelle. «C’est aussi un homme qui a un cœur dur, courageux, exigeant, qui se donne tous les moyens de parvenir à ce qu’il veut avoir», témoigne un des enquêtés. Celui-ci dit ne pas être surpris qu’il soit mêlé à l’affaire d’assassinat.
En ce qui concerne Ramane Amadou, 50 ans, opérateur géomètre, l’enquête de moralité lui est d’office favorable : toutes les personnes interrogées ont parlé bien de lui. Ses camarades de classe et ses collègues de service disent qu’il fut un élève et un étudiant exemplaire, brillant, qu’il est un agent aimant le travail, un homme pondéré, courtois, quelqu’un qui se comporte dignement et n’a pas de mauvaises fréquentations. Ses codétenus à la prison civile de Parakou disent qu’il est l’un des sages de la maison carcérale auprès de qui, nombre de personnes vont chercher des conseils. Musulman pieux, il prie beaucoup et est souvent plongé dans la lecture. Cependant, il convient de souligner qu’il a été condamné une fois à trois mois d’emprisonnement dans une affaire d’escroquerie autour d’une parcelle. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a été cité à Lokossa par Clément Adétona comme l’un de ceux qui sont venus au domicile de feu Sévérin Coovi le jour du crime.
Réaction de la défense de Raïmi Moussé

Après la lecture des pièces, le conseil de l’accusé Raïmi Moussé a sollicité et obtenu du président de la Cour que son client vienne à la barre pour répondre à un certain nombre de questions. Suite à une interrogation d’un de ses avocats, en l’occurrence Me Igor Cécil Sacramento, l’inculpé répond qu’il n’a jamais été poursuivi encore moins condamné pour mauvaise gestion quand il était en service à la CLCAM de Natitingou. Par rapport au témoignage de l’enquête de moralité, le financier Raïmi Moussé fait savoir qu’il est rigoureux dans sa gestion, qu’il ne s’amuse pas avec l’argent d’autrui et pour cela qu’il n’était pas en de bons termes avec ceux qui aimaient le gain facile dont l’agent qui a témoigné contre lui. « Celui qui a parlé dans l’enquête de moralité, j’ai constaté un manquement et je l’ai sonné de faire le reversement de fonds dans un délai donné et il ne l’a pas fait. J’ai pondu un rapport qui a conduit à son licenciement en 1995», laisse-t-il entendre. Ce n’est que plus tard, en 1996, poursuit Raïmi Moussé, suite à de nombreuses interventions que l’agent «indélicat» a été rappelé et lui aurait promis de lui rendre le coup.
A une autre question de son avocat, il dépose qu’il avait trois dossiers devant la Cour d’appel de Parakou et que feu Coovi lui-même avait déjà vidé deux avant son assassinat. Pour le troisième et dernier dossier relatif au domaine querellé à Natitingou, précise-t-il, le processus n’était pas encore allé à son terme : la copie de la décision n’était pas encore signée. Raïmi Moussé insiste qu’il n’avait aucune raison d’attenter à la vie du président Coovi qui, selon ses dires, est plutôt son «messie», celui qui l’a rétabli dans ses droits.
Par ailleurs, Raïmi Moussé soutient que Clément Adétona est entretenu depuis toujours par des gens tapis dans l’ombre, puisqu’il ne prendrait pas toujours sa ration alimentaire mais il a de l’embonpoint, change régulièrement d’habit et ne se plaint pas. A la question de savoir où il trouve de l’argent pour acheter de l’antimoine qu’il met tous les jours et comment il mange en prison, Clément Adétona répond : «C’est l’œuvre de Dieu», suscitant l’hilarité de l’assistance. «C’est des gens qui m’aident», complète-t-il sans toutefois aller dans les détails. Sur insistance du président de la Cour, Ignace Edouard Gangny, il citera par la suite deux co-détenus et évoque d’autres anciens détenus.

Suspension en attendant les observations, réquisitions et plaidoiries

A la reprise de l’audience hier à 14h25 après une suspension intervenue autour de 12h30, la Cour a épuisé la liste des pièces dont la lecture est sollicitée par le ministère public, les avocats de la défense et de la partie civile. Alors que le président de la Cour Ignace Edouard Gangny donnait la parole à Me Hugues Pognon, avocat de la partie civile, certainement pour ses observations, la défense de l’accusé Ramane Amadou, Me Laurent Mafon, a fait une requête pour «la suspension de l’audience pour un laps de temps», afin de mieux préparer sa plaidoirie. Il sera appuyé par Me Igor Cécil Sacramento, un des avocats-conseils de Raïmi Moussé, qui précise que la défense souhaiterait que l’audience reprenne carrément ce jeudi matin. Me Hugues Pognon s’associera également à cette demande prétextant que le dossier est volumineux et qu’il faut du temps pour agencer les idées. Quant au représentant du ministère public, Delphin Chibozo, il s’en remet à la sagacité de la Cour. Le président de la Cour d’assises, Ignace Edouard Gangny accède à la sollicitation des avocats, suspendant l’audience moins d’une heure après la reprise et en indiquant qu’elle reprend ce jour à 9 heures.

Un crime barbare et crapuleux

Après la découverte du corps amoché sans vie du juge Sévérin Coovi, lundi 7 novembre 2005, dans la malle arrière de son véhicule, un rapport d’autopsie du cadavre établi par le médecin légiste Clément Padonou fait état d’un cadavre ensanglanté portant de graves lésions. La description de l’expert témoigne de la sauvagerie des agresseurs de l’ex-premier président de la Cour d’appel de Parakou.
En effet, le rapport mentionne un traumatisme sexuel avec une contusion des deux testicules, des brûlures de 2e degré du scrotum et sur d’autres parties du corps, de multiples plaies à la tête, au menton, aux lèvres, la fracture des incisives, un traumatisme crâno-facial avec l’ouverture du crâne et de nombreuses fractures des os de la tête, la langue contuse et déchiquetée. Aussi, une substance noire est-elle décelée au niveau de ses voies respiratoires. L’expert en conclut à un décès de la victime par asphyxie. Feu Sévérin Coovi malgré les graves sévices subis, serait encore vivant quand on a tenté de brûler le véhicule et il a dû respirer du monoxyde de carbone.
Pour rappel, Sévérin Coovi est revenu d’une mission à Cotonou le dimanche 6 novembre 2005. Son corps sans vie a été découvert le lendemain vers 14 heures dans la malle arrière de son véhicule de fonction de marque Terrano 4x4 immatriculé AD 4599 RB abandonné au bord d’une voie pavée au quartier Zongo II dans le 3e arrondissement de Parakou.

Société 22 juil. 2015


Elections locales du 28 juin dernier: Après le dépouillement, la CENA procède au contrôle des données

Après la proclamation des résultats des élections municipales et communales du 28 juin dernier, la Commission électorale nationale autonome (CENA) met les petits plats dans les grands afin de proclamer au plus vite ceux des locales.

Contrairement aux municipales et communales qui ne couvrent que 546 circonscriptions électorales, les locales s’étendent aux 5290 villages et quartiers de villes que compte le Bénin. En raison de l’énormité de la tâche qui lui incombe, la CENA a recruté des agents qui sont à pied d’œuvre de jour comme de nuit afin que les résultats soient proclamés au plus tôt. Ainsi, le dépouillement des données des 5290 villages vient de s’achever. Hier mercredi 22 juillet, l’heure était au contrôle de ces données par les commissaires en attendant la saisie puis la délibération. Les candidats aux locales n’attendront donc plus longtemps avant d’être fixés sur leur sort.


Sênoudé P. TOMETISSI

Actualités 22 juil. 2015


Mois de service public: Les usagers des administrations réclament l’opération pour toujours dans le Mono-Couffo

Démarré le 13 juillet dernier, ''Le mois du service public'' n’épargne pas le Mono-Couffo. Il se manifeste au niveau de la plupart des structures déconcentrées à travers l’amélioration de l’accueil et une plus grande disponibilité du personnel envers les usagers.

Les structures déconcentrées installées dans le Mono-Couffo pour le compte de l’administration centrale prennent part, elles aussi, au mois du service public. Dans la plupart des directions départementales installées à Lokossa, les usagers sont pris en charge avec une attention très particulière. Par exemple, à la direction départementale de l’Enseignement maternel et primaire (DDEMP), un registre est ouvert pour leur accueil. Ces derniers ne peuvent pas se dérober à ce dispositif. L’agent commis à la tenue du registre, propose gentiment de les orienter vers le service qui fournit les prestations qu’ils désirent. C’est un accueil qui contraste bien avec celui des jours ordinaires au point où l’usager ne cherche même pas à résister à l’invitation de se faire inscrire dans le registre. Respectivement dans chacune des quatre colonnes qui constituent la répartition des pages du registre, chaque usager décline son identité, puis le service sollicité et émarge. Par la suite, le service lui est indiqué. Après s’être acquitté de son besoin, il est à nouveau accueilli par le même agent au niveau du registre, pour enfin donner ses impressions lesquelles sont consignées dans la colonne indiquée. L’usager se contente simplement de mentionner «satisfait» ou «non satisfait» au regard de la prestation dont il a bénéficié. Et, il n’en faut pas plus pour que des usagers comme Jean Dahouè s’exclame: «vivement que tous les jours soient ceux du service public».

Au niveau d’autres administrations comme la direction départementale en charge de l’Urbanisme et de l’Assainissement, l’heure est plutôt aux journées portes ouvertes. Lesquelles mettent à la disposition des usagers une source de documentation sans compter la possibilité qui leur est offerte d’échanger avec les compétences de ladite direction et ce, parallèlement aux diligences faites pour satisfaire les besoins exprimés en matière de prestations de service.
Déjà mercredi 15 juillet dernier, soit deux jours après le lancement du ''mois du service public'', la directrice départementale du Travail et de la Fonction publique, Carine Kèkin Zannou a, à la suite du préfet Mono-Couffo, Corentin Kohoué, fait cas de l’initiative aux assises. A l’occasion, elle s’est attardée sur les objectifs liés au mois du service public qui sont, entre autres, la ponctualité et le maintien du personnel au poste de travail, puis le traitement diligent des demandes en attente ou exprimées par les usagers. Et en vue d’apprécier la performance obtenue au bout de l’effort, le préfet a demandé aux directeurs départementaux de faire le point des dossiers en attente de traitement au niveau des structures sous leur tutelle.

Actualités 22 juil. 2015


Retard dans la mise en place du COS-LEPI et de l’ANT: La Cour constitutionnelle somme les députés

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo vient de saisir le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji pour attirer l’attention de l’institution parlementaire par rapport au retard qu’accuse la mise en place du nouveau Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée et l’Agence nationale de traitement (ANT).

Les 11 membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) devraient être renouvelés depuis le 1er juillet dernier. La désignation incombe principalement à l’Assemblée nationale qui doit faire diligence pour mettre en place cet organe indispensable pour l’actualisation de la LEPI ayant servi à l’organisation des législatives et des communales dernières. La septième législature semble traîner les pas. Ce qui n’est pas du goût de la Cour constitutionnelle qui vient de la rappeler à l’ordre. Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a saisi à cet effet le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. La lettre a été lue parmi les communications à l’ouverture de la séance plénière d’hier. La Haute juridiction invite les députés au respect des dispositions de la loi 2013-06 en date du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin en ses articles 153 et 264. Il en est de même pour l’Agence nationale de traitement (ANT) qui devrait être opérationnelle depuis, selon l’article 222 dudit code.

La correspondance N°076-C/CC/PT/SG en date du 09 juillet 2015 rappelle à la Représentation nationale le contenu de l’article 219 relatif au COS-LEPI et du délai de son installation. Elle précise également le libellé des articles 222 et 223 qui parlent des missions de l’ANT et ses attributions.
La même correspondance souligne que le Centre national de traitement a été d’un intérêt capital pour le dernier COS-LEPI en l’absence de l’Agence nationale du traitement, qui n’a point été installée comme le voudrait le Code électoral. De ce fait, le rôle joué par la Cour constitutionnelle par décision DCC 15-001 du 09 Janvier dernier et celle DCC 15-092 en date du 14 Avril 2015 au profit de l’usage de la liste de 2013 ne saurait se perpétuer, explique la correspondance de Théodore Holo. C’est pourquoi la Cour attire l’attention des députés sur le fait et leur recommande qu’ils agissent pour sortir de cette situation qui ne peut perdurer au regard de l’élection présidentielle de 2016. Comme le recommande la correspondance de la Cour, l’extrait du fichier national doit parvenir aux commissions communales d’actualisation au plus tard le 15 septembre pour ne pas violer l’alinéa 2 de l’article 264. Les dispositions dans le cadre des prochaines présidentielles doivent être prises pour permettre le recensement des Béninois de l’extérieur afin qu’ils exercent leur droit de vote comme évoqué à l’article 346 de la loi électorale.
Sensibles à cette préoccupation de la Cour constitutionnelle, les députés envisagent d’ouvrir dans les tout prochains jours une session extraordinaire aux fins de se pencher sur cette désignation tout comme celle des représentants du Parlement au sein de la Haute cour de Justice et dans les Parlements régionaux. La demande d’ouverture de cette session a été introduite hier au Secrétariat particulier du président de l’Assemblée nationale. Elle a recueilli 57 signatures de députés. Ce qui témoigne de la bonne volonté des députés à vider tous les dossiers de désignation en instance.

Actualités 22 juil. 2015


Assemblée nationale: Les députés RB-RP créent leur groupe parlementaire avec ABT

La configuration politique de l’Assemblée nationale s’est élargie encore hier. Elle a enregistré la naissance d’un nouveau groupe parlementaire dénommé «Nation, Unité et Développement».

Il est composé de neuf membres à savoir les sept députés de l’alliance RB-RP en l’occurrence Georges Bada, Nazaire Sado, Boniface Yéhouétomè, Adolphe Djima, Rosine Vieyra Soglo, Janvier Yahouédéou et Blaise Ahanhanzo-Glèlè et les deux élus de l’alliance ABT, les honorables Ahmed Tidjani Affo Obo et Wallis Zoumarou. Sa présidence est assurée par Rosine Vieyra Soglo et il a pour vice-président Wallis Zoumarou. La déclaration politique de création de ce groupe parlementaire, la cinquième sous la septième législature, a été lue à la tribune de l’hémicycle par le député Georges Bada. Selon lui, le groupe parlementaire «Nation-Unité et Développement» s’engage à œuvrer pour la sauvegarde de l’Assemblée nationale, l’amélioration du système électoral avec la mise en place de l’Agence nationale de traitement, l’accès aux médias de service public, la réforme du système partisan béninois et l’adoption d’une loi contre la transhumance parlementaire, communale et locale.

Ce groupe parlementaire entend faire par ailleurs son cheval de bataille le développement pour tous, l’eau pour tous, l’emploi pour tous, l’éducation pour tous et l’énergie pour tous, a souligné Georges Bada, avant de condamner avec la dernière rigueur tous les dossiers de corruption qui ont émaillé la gestion du président Boni Yayi durant les neuf dernières années.

Th. C. N.

Actualités 22 juil. 2015


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