La Nation Bénin...
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Les populations de l’arrondissement de Zounguè, composé de sept villages, situé dans la commune de Dangbo, ont accueilli la délégation des ministres de l’Energie, Jean Claude Dona Houssou et Serge Ahissou, en charge du Commerce et de l’Industrie dans l’après-midi de ce jeudi 21 février. Les deux ministres sont allés annoncer le branchement des villages Zounguè et Yokou au réseau électrique. Le processus est à terme grâce à la diligence de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme).
Les villages Zounguè et Yokou situés dans la commune de Dangbo dans le département de l’Ouémé seront bientôt sortis de l’obscurité. Le branchement au réseau électrique de ces villages a déjà abouti grâce au dynamisme de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme). Selon le directeur général de cette agence, Francis Tchékpo, membre de la délégation ministérielle, ces villages bénéficient d’une attention particulière du chef de l’Etat qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie des populations. «Nous sommes venus ici pour la bonne cause, vous devez avoir la lumière qui chasse l’obscurité », a-t-il informé. Les travaux de branchement de ces villages, poursuit-il, d’un coût global de cent vingt millions (120 000 000) francs Cfa concernent mille mètres de réseau haute-tension, trois mille mètres de réseau basse-tension et cinq cents mètres de réseau mixte avec une capacité de cent soixante (160 Kva) dans le village Zounguè. Le village Yokou pour sa part bénéficie d’un réseau mixte de mille quatre cents et trois mille quatre cents mètres de basse-tension d’une capacité de 160 Kva. Il est prévu une installation de dix lampadaires par village pour électrifier les ruelles ainsi que les espaces publics. Ce projet, selon Francis Tchékpo, va impacter respectivement trois cents ménages et mille cinq cents populations.
Baisse des prix des compteurs
Cette bonne nouvelle réjouit les populations de ces villages, sorties massivement pour accueillir les ministres Serge Ahissou et Jean Claude Dona Houssou. Le premier les a rassurées des dispositions prises par le chef de l’Etat pour améliorer leurs conditions de vie. Serge Ahissou a informé la population de Dangbo que progressivement, les autres localités seront aussi raccordées au réseau électrique. «Nous venons de commencer », a-t-il précisé
Selon lui, le président Talon a concrétisé les différents projets de développement non seulement à Dangbo, mais aussi dans tout le Bénin. Son collègue de l’Energie Jean Claude Houssou est allé dans le même sens appelant les populations à prier pour le chef de l’Etat afin qu’il dispose d’une bonne santé pour conduire son Programme d’actions amorcé pour le développement du Bénin. «Le chef de l’Etat veut le mieux-être des populations. Il fait de la question de l’énergie une priorité et pour cela, les populations doivent l’accompagner », a lancé le ministre de l’Energie. Il a espoir qu’à terme, le projet va booster le développement et participer à l’amélioration des conditions de travail des artisans de la localité.
Le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie a rassuré les populations que le prix des compteurs est revu à la baisse. Un branchement promotionnel, souligne-t-il, sera lancé dans les tout prochains jours, pour permettre à toute la population d’accéder à l’énergie. Avec quatre-vingt-dix mille francs, chaque ménage peut avoir son compteur au lieu de cent quatre-vingt mille francs pour acquérir le compteur. Rappelons que la population a exprimé toute sa gratitude au chef de l’Etat pour cette action qui les sort de l’obscurité.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) Adam Boni Tessi a procédé ce jeudi 21 février à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2019. Cette session qui se tient au siège de l’institution constitue la dernière de la présente mandature de la Haac.
Le président de la Haac a procédé hier jeudi 21 février à l’ouverture de la première session ordinaire de l'institution pour le compte de l’année 2019. C’est aussi la cinquième et dernière session de la présente mandature.
Pour le président de la Haac, l'actuelle mandature commencée le 24 juillet 2014 prend fin le 24 juillet 2019, ce qui coïncide avec les élections législatives du 28 avril 2019. Adam Boni Tessi remercie ses collègues d’avoir pu organiser une élection communale, une présidentielle et deux législatives, ceci grâce à l’engagement collectif aux côtés des médias et à la volonté d’œuvrer pour l’épanouissement du peuple béninois. Il poursuit que la Haac est devenue un modèle admiré sur le plan international de par la qualité de ses prestations, la compétence de ses membres et la pertinence de ses choix et innovations. Ce qui a poussé, selon le président de la Haac, la communauté médiatique à faire de cette institution, le siège et le secrétariat permanent du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) qui vient de fêter son vingtième anniversaire. Adam Boni Tessi note que la Haac a su prendre les dispositions nécessaires pour faire de la régulation des médias un outil de la lutte pour un meilleur environnement médiatique de notre pays et pour la liberté d’expression, ceci grâce à ses efforts incontestables.
Il affirme que la Haac a surtout œuvré ces cinq dernières années pour la mise en œuvre de deux textes législatifs fondamentaux. Il s’agit, selon lui, du Code de l’information et de la communication et de la Loi sur la radiodiffusion numérique. Adam Boni Tessi indique que l’application rigoureuse de ces deux textes est une avancée notable tant pour les acteurs des médias dans leur ensemble que pour le peuple tout entier. Il poursuit que ces deux textes permettent également de faire avancer et de renforcer l’arsenal juridique en le mettant au diapason de ce qui se fait de mieux sur le plan international.
Adam Boni Tessi laisse entendre que les mois à venir connaitront une intense activité médiatique et la campagne médiatique dont le calendrier vient d’être élaboré ne laissera aucun répit à l’institution. « Il s’agira pour nous, agents de la Haac de déployer toutes nos énergies intellectuelles et physiques pour la mise en œuvre méthodique du calendrier électoral et les ressources financières mises à notre disposition au nom de l’Etat doivent être utilisées de façon très judicieuse », conclut-il.

En déplacement actuellement en Norvège, le ministre Romuald Wadagni prend des attaches structurantes et bénéfiques au développement du Bénin.
Mobiliser les investissements privés norvégiens au profit du Bénin et solliciter le concours des organismes publics norvégiens pour le financement et la réalisation des projets de développement du Bénin. Tel est l’objet principal de la visite du ministre de l’Economie et des Finances en Norvège, du 21 au 22 février. Cette visite s’inscrit dans la nouvelle dynamique du partenariat entre la Norvège et le Bénin, dynamique impulsée suite à la visite du chef de l’Etat dans ce pays en novembre 2018, ouvrant une nouvelle ère de coopération entre les deux pays. Et dont l’objet porte sur la diplomatie, la politique, l’économique, le commerce, le tourisme, ainsi qu’en matière de coopération universitaire et de recherches scientifiques.
Dès le premier jour de sa visite, ce jeudi 21 février, Romuald Wadagni a échangé avec
Dag-Inge Ulstein, ministre du Développement International du Royaume de Norvège, entouré des membres de son Cabinet. Lesdits échanges ont porté sur les atouts du Bénin, notamment sur son processus politique et démocratique, les réformes structurelles en cours dans le pays, la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, ainsi que les efforts du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations béninoises. Romuald Wadagni a axé son intervention sur les secteurs de l’eau, des énergies propres, de l’agriculture, de la transformation des produits locaux béninois à l’exportation, du développement de l’entrepreneuriat local. Autant de secteurs clés de l’action gouvernementale. Il a souligné les efforts de l’Exécutif béninois pour atteindre l’Objectif n°6 en matière d’accès à l’eau potable, d’ici 2021, bien avant l’échéance de 2030 fixée par les Nations Unies.
La Norvège aux côtés du Bénin
Affichant la disponibilité du gouvernement norvégien à soutenir le Bénin dans ses efforts, le ministre norvégien du Développement International, n’a pas moins salué les performances du Bénin, insistant sur la priorité également accordée par son pays aux ODD. L’admission du Bénin au Programme « Oil for Development » de l’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad), dira-t-il, ouvre davantage de perspectives de coopération entre les deux pays, dont la modernisation des réseaux de distribution électrique et d’appui à l’entrepreneuriat local au Bénin.
Toujours au cours de la même journée, le ministre de l’Economie et des Finances béninois a eu des échanges avec Brage Baklien, Secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Finances. Leur séance de travail a porté sur les opportunités de financement offertes par le Fonds souverain norvégien (Government Pension Fund Global), souvent appelé « Fonds pétrolier » dont la crédibilité est attestée par des structures internationales comme Standard & Poors and le Fonds Monétaire International (FMI). D’une valeur de marché actuelle d’environ 8 318 milliards NOK, soit 840 milliards d’euros, ledit Fonds est présent dans 72 pays dans le monde entier avec des placements dans des actions internationales, des titres à revenu fixe et l'immobilier.
Romuald Wadagni poursuit son séjour norvégien, ce jour, par des rencontres avec le directeur général de la Norad, le responsable du Fonds norvégien d’investissement dans les pays en développement. Il aura également une rencontre de travail avec les acteurs du secteur privé norvégien.

Les députés ont adopté ce jeudi, la loi n°2019-11 portant renforcement de la gouvernance publique en République du Bénin dédouanant l’Etat de toute condamnation civile devant des juridictions pour des infractions économiques commises du fait des agissements d’un agent de l’Etat. Il revient à ce dernier de réparer désormais le préjudice subi par ses victimes.
Les agents de l’Etat dont les agissements causent des préjudices financiers à des personnes physiques et morales doivent s’apprêter dorénavant avec leurs co-auteurs ou complices éventuels à les réparer. La responsabilité civile de l’Etat ne doit plus être engagée. Autrement dit, la justice ne peut plus condamner l’Etat à faire face aux intérêts-civils des infractions commises par des fonctionnaires. Cette innovation est portée par la loi n°2019-11 portant renforcement de la gouvernance publique en République du Bénin adoptée par les députés ce jeudi 21 février. Les infractions économiques visées par cette loi concernent notamment les soustractions ou détournements commis par des agents publics ; la corruption des agents publics ; la corruption dans la passation des marchés publics ; la corruption des agents publics internationaux ; la corruption dans le secteur privé ; les infractions relatives à la direction, à l’administration et au contrôle des entreprises publiques et semi-publiques ; le trafic d’influence ; l’enrichissement illicite ; le délit d’initié ; l’abus de fonction ; l’abus d’autorité contre les particuliers ; l’abus d’autorité contre la chose publique ; la prise illégale d’intérêt et les délits de fonctionnaires qui se seront ingérés dans les affaires ou activités commerciales incompatibles avec leur qualité.
Le texte adopté hier pose le principe et fixe les conditions de la condamnation au profit de l’Etat des auteurs des agissements constitutifs d’infractions économiques qui auraient exposé ce dernier aux condamnations pécuniaires par les juridictions nationales ou étrangères, arbitrales ou non. L’article premier du texte dispose que : « Lorsque, en répression des infractions économiques, il est établi la culpabilité des personnes poursuivies, comme auteurs, co-auteurs, complices de ces infractions ou leur recel, la juridiction compétente : - décharge l’Etat de toute somme due au titre de contrats, protocoles, engagements et toutes conventions ayant servi de fondement, moyen, effet, résultat ou produit auxdites infractions. - prononce à leur encontre, à titre personnel ou à titre solidaire, toutes condamnations pécuniaires auxquelles l’Etat aura été exposé dans le cadre de procédures judiciaires, arbitrales ou non, auxquelles l’Etat est contraint à raison de tels agissements. – prononce toutes confiscations de leurs biens au profit de l’Etat ».
150 milliards F Cfa d’intérêts payés
Les condamnations visées supra ont un caractère provisionnel lorsque les contrats, protocoles, engagements ou conventions n’ont pas encore été annulés, retirés ou résolus ou que les procédures dans lesquelles l’Etat est engagé n’ont pas fait l’objet de décisions passées en force de chose jugée. Ces condamnations et confiscations s’étendent aux personnes physiques ou morales bénéficiaires de celles auxquelles l’Etat aura été exposé ou susceptible de l’être dans les cas susvisés ; lorsque leur participation comme auteurs ou complices aux agissements incriminés est établie, ou lorsqu’elles auront recelé ces infractions ou leur produit ou résultat ou à raison de toute collusion ou concussion, le tout sans préjudice des dommages et intérêts qui pourront également être prononcés, précise l’article 3 de la loi initiée par le député Robert Gbian. Ce dernier motive sa proposition de loi suite à son constat que l’Etat engloutit d’importantes sommes d’argent dans des condamnations civiles et autres réparations de préjudices causés à des personnes physiques ou morales du fait de certains agents publics. Les condamnations prononcées contre l’Etat de 2011 à 2016 par les juridictions nationales et étrangères, arbitrales et étatiques sont évaluées à plus de 150 milliards F Cfa. Lesquelles sont les effets induits des actes de corruption, de concussion, et de toutes formes de collusion d’agents et d’opérateurs privés, aux dépens de l’Etat.
Le texte vise donc à prévenir et tout au moins de réduire la saignée afin de permettre à l’Etat d’orienter les ressources financières vers les actions de développement du Bénin. Tout en reconnaissant la justesse du texte, le député Eric Houndété alerte que l’avènement de cette loi va faire fuir les hommes d’affaires qui éviteront de prendre des risques en signant des contrats et autres avec l’Etat désormais civilement responsable de rien.

L’ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula n’est plus libre de ses mouvements. Il séjourne depuis hier à la prison civile d’Akpro-Missérété. Il a été incarcéré dans l’affaire de morcellement et de bradage des réserves administratives sises au quartier Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.
Une affaire qui l’a éclaboussé depuis quelques jours et l’a conduit devant l’ex Brigade économique et financière où il a été écouté lundi dernier et puis gardé à vue du mardi à hier mercredi après une seconde audition. Modeste Toboula a été ensuite présenté dans l’après-midi du mercredi 20 février, au parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. Le dossier a été examiné par le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon qui était entouré de ses deux substituts. Le collège des trois magistrats a décidé de mettre purement et simplement l’ex-préfet Modeste Toboula sous mandat de dépôt. Mais, l’ancien homme fort du département du Littoral n’est pas le seul à être jeté en prison pour le chef d’inculpation de bradage du domaine public. Huit autres personnes également citées dans le dossier dont le géomètre et les acquéreurs des parcelles querellées et appartenant à l’Etat sont aussi mises sous mandat de dépôt. Ils séjournent tous en prison sur décision du parquet spécial près la Criet qui a programmé leur audience pour le 8 avril prochain. La désolation était grande hier dans le rang de leurs avocats qui ont tenté en vain de les tirer d’affaire devant les trois magistrats.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 20 février 2019, sous la présidence de Monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I-Mesures normatives.
I-1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, des accords de prêt signés avec la Banque africaine de Développement (Bad) dans le cadre du financement partiel du projet d'aménagement et de bitumage de la route Djougou-Péhunco-Kérou- Banikoara.
L'ambition du gouvernement, à travers la réalisation de cet important axe routier long de 209,68 km, est de contribuer à la croissance économique et au renforcement de l'intégration régionale.
Ainsi, la mise en œuvre du projet favorisera notamment l'amélioration du niveau de service de la route, le désenclavement de grands bassins de production agricole, le renforcement des échanges commerciaux et de la sécurité alimentaire.
Pour ce faire, le gouvernement a obtenu de la Bad deux prêts d'un montant global de 106.999.705.840 F Cfa.
Cette somme, en plus de l'aménagement et du bitumage de la route, servira entre autres à :
- la plantation de 5600 arbres ;
- l'aménagement de 152 km de pistes rurales ;
- la construction de 18 forages ;
- la construction de 12.013 mètres linéaires de clôtures ;
- la réhabilitation de 18 infrastructures sociocommunautaires ;
- la réhabilitation de 9 infrastructures marchandes ;
- l'appui à 50 organisations de femmes en vue de la construction de retenues d'eau pour le maraîchage, la mise en place d'unités de transformation de produits agricoles et de hangars de stockage.
Les ministres concernés sont instruits d'accomplir les diligences requises en vue d'obtenir l'autorisation de ratification du prêt afin que la réalisation du projet soit enclenchée au plus tôt.
I-2. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention de crédit signée avec l'Agence française de Développement (Afd) dans le cadre du financement partiel du projet de restructuration et d'extension du système de répartition et de distribution de la Société béninoise d'Energie électrique (Sbee).
Ce projet a pour but de fournir de l'électricité à environ 40.000 nouveaux abonnés de la Sbee et de desservir ainsi 212.000 bénéficiaires dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Akpro-
Missérété, Sèmè-Kpodji,
Lokossa, Dogbo, Djakotomey, Klouékanmè, Toviklin, Abomey, Bohicon, Zogbodomey et alentours.
Il consistera en la construction d'environ 30 km de ligne aérienne haute tension, de 105 km de ligne moyenne tension, de 279 km de ligne basse tension, de 4 sous-stations et de 148 postes de transformation.
Ces travaux permettront spécifiquement d'améliorer la desserte en énergie électrique en dotant le réseau de distribution de la Sbee d'infrastructures modernes, de réduire significativement les pertes d'énergie et de relever le taux d'accès à l'électricité des populations urbaines et périurbaines.
L'autorisation de ratification est donc sollicitée de l'Assemblée nationale pour l'entrée en vigueur de ce prêt d'un montant de 9.970.546.400 F Cfa obtenu de l'Afd.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté comme mesure normative, le décret portant création d'un Comité de suivi du plan cadre des Nations-Unies pour l'assistance au développement du Bénin 2019-2023.
II- Communications
II-1. Rapport synthèse d'audit du service de greffe des juridictions de la République du Bénin sur la période 2013 à 2017.
A la suite de l'examen, le 25 avril 2018, des malversations relevées au greffe du tribunal de première instance de Cotonou, le Conseil des ministres avait recommandé un audit de la gestion du greffe de tous les tribunaux et Cours d'appel sur la période 2013-2017.
Au terme dudit audit, le rapport synthèse révèle que la gestion des opérations de consignation, de scellés en numéraires et de succession dans les juridictions est émaillée d'irrégularités.
En effet, la tenue d'une comptabilité de ces opérations fait défaut et la gestion des comptes bancaires n'est pas efficace, de sorte que certains greffiers indélicats disposent des sommes consignées à des fins personnelles. C'est le cas de dépôts à terme (Dat) qu'ils effectuent pour bénéficier indûment des intérêts générés, ou de retenues sur les consignations non autorisées.
Ainsi, il ressort du rapport qu'au tribunal de première instance de Ouidah, l'ancien greffier en chef, Didier Sèmèvo a perçu des intérêts à hauteur de 177.976.729 F Cfa sur un Dat non autorisé. De même, l'ancien greffier en chef du tribunal de première instance d'Abomey, Brice Dossou-Yovo a, en plus des intérêts d'un montant de 3.409.790 F Cfa provenant d'un Dat non autorisé et qu'il a remboursés, prélevé des intérêts créditeurs générés par les comptes de consignation à hauteur de 4.742.885 F Cfa.
En outre, les investigations font apparaître l'existence de réseaux parallèles de collecte des fonds de greffe et de confection frauduleuse d'actes de greffe notamment au tribunal de première instance de Porto-Novo.
Le Conseil a pris acte du rapport et instruit les ministres concernés à l'effet de :
i- prendre des sanctions administratives à l'encontre des greffiers Jacques Marie Agoï, Etienne Ahonahin, Alexandre Azélokonon, Christophe Chéou, Prospère Djossou, Brice Dossou-Yovo, Félicien Fatondji, Donatien Vigninou et Bernard Zinsou ;
ii- engager des poursuites judiciaires à l'encontre des greffiers Didier Sèmèvo et Brice Dossou-Yovo ;
iii- faire élaborer un manuel de procédures unique pour l'ensemble des juridictions dans le cadre de la gestion des actes courants et des actes de dépôt au bureau des greffes ;
iv- faire élaborer un texte réglementant les attributions, l'organisation et le renforcement des services du greffe des juridictions ;
v- rappeler aux responsables des banques et institutions financières que la constitution des dépôts à terme par les structures publiques est soumise à l'approbation préalable du ministre de l'Economie et des Finances.
II-2. Résultats des négociations avec des laboratoires pré-qualifiés pour l'achat des produits de santé par la Centrale d'achat des médicaments essentiels (Came).
En vue d'assurer la disponibilité des produits pharmaceutiques au plan national et en attendant la sélection de firmes et laboratoires de grande réputation, le Conseil des ministres a renouvelé l'agrément de la Came.
Celle-ci, dans la perspective de l'approvisionnement nécessaire en médicaments de qualité pour les prochains mois, a mené des consultations dont les conclusions permettent de passer commande pour tous les produits vitaux et tous les produits essentiels.
En vue de garantir la qualité des médicaments, le Conseil a notamment instruit le Ministre de la Santé à l'effet :
- d'exiger des plateformes de distribution que tous leurs laboratoires fournisseurs détiennent une certification dans les espaces de l'Union européenne, du Canada ou des USA et/ou qu'ils soient pre-qualifiés par l'Organisation Mondiale de la Santé ;
- d'établir une liste de laboratoires à actualiser tous les 3 ans et répondant aux mêmes critères de la justification d'une certification et de pré-qualification.
II- 3. Compte rendu du drame survenu à Karimama à la suite du chavirement d'une barque sur le fleuve Niger et mesures d'assistance aux familles des victimes.
Le 13 février 2019, une barque motorisée ayant à son bord 109 passagers ressortissants du Bénin et du Niger, ainsi que diverses marchandises dont une importante quantité de sacs de vivriers, a pris départ de Gourou-Béri, localité de la commune de Karimama, pour se rendre au marché de Ouna dans la commune de Sambera, au Niger. Avant d'atteindre la rive, elle a chaviré du fait de la surcharge et sous l'effet des vents défavorables.
Dès la survenue de l'accident, 68 personnes ont été secourues par les riverains et les services spécialisés du Bénin et du Niger. Mais, malgré ces secours, environ 40 personnes sont portées disparues. A la date du 19 février 2019, les recherches ont permis de retrouver 26 corps de ressortissants de nos deux pays. Les diligences se poursuivent pour retrouver les derniers corps.
Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et prendre des précautions aux fins d'éviter à l'avenir la survenance de tels événements malheureux.
En dehors de l'assistance d'urgence en vivres et en matériels que le Gouvernement a instamment apportée aux rescapés à travers l'Agence nationale de Protection civile, le Conseil des ministres a décidé d'une assistance pécuniaire à l'endroit des victimes de ce drame.
En plus de la mission officielle conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports qui s'était rendue sur les lieux pour apprécier l'ampleur des dégâts, le Conseil a dépêché une délégation ministérielle pour présenter les condoléances du Gouvernement aux familles éplorées.
Le Conseil a, par ailleurs, instruit les ministres concernés de veiller à la mise en œuvre diligente des mesures essentielles dont :
1- l'installation d'un détachement de police fluviale au niveau des embarcadères ;
2- la formation des conducteurs des engins fluviaux ;
3- l'obligation de faire respecter la charge utile de chaque barque ;
4- l'obligation pour les conducteurs de doter chaque passager d'un gilet de sauvetage ;
5- la réalisation d'un manifeste de passagers à présenter avant chaque départ ;
6- le renforcement de la réglementation sur le transport fluvial.
Ces mêmes mesures seront étendues aux autres localités de notre pays où le transport fluvial a cours.
II- 4. Compte rendu des investigations relatives aux opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l'Etat à Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.
Le Conseil des ministres a été saisi des résultats d'une enquête qui a révélé qu'en dépit du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches, des spéculations de toutes sortes ont été conclues sur ce domaine de l'Etat, des années antérieures jusqu'en 2018 et 2019, en violation de la loi.
Aussi, le directeur général de l'Agence nationale de Promotion des Patrimoines et de Développement du Tourisme (Anpt) a-t-il, par lettre en date du 14 novembre 2017, appelé l'attention du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, sur les velléités de prise de possession privée de ce domaine en attente d'aménagement dans le cadre du projet de développement touristique inscrit au Programme d'action du gouvernement.
En réponse, celui-ci l'a rassuré, dans sa correspondance datée du 20 novembre 2017, qu'aucune opération de cette nature n'était entreprise et a précisé avoir instruit les préfets de l'Atlantique et du Littoral d'interdire et d'empêcher tous éventuels travaux de lotissement.
Toutefois, dès le 8 mars 2018, tirant parti d'une délimitation qui aurait été faite du domaine en cause, il a ordonné la reprise des travaux de remembrement dans la localité par le géomètre initialement en charge desdites opérations et instruit le préfet du Littoral par message radio, aux fins de procéder à la levée de la mesure de suspension antérieurement prescrite.
Ainsi, par un arrêté du 12 mars 2018, le préfet du littoral, monsieur Modeste Toboula, a levé les mesures d'interdiction des travaux de lotissement de Fiyégnon 1 et permis l'attribution, par le géomètre, de plusieurs parcelles à diverses personnes; lui-même le préfet ayant bénéficié de trois, d'une superficie totale de 533 m2, enregistrées au nom d'un proche parent.
Il est à signaler qu'au cœur de ces opérations irrégulières de lotissement et de transactions, se trouve le nommé Clément Dari, anciennement Secrétaire permanent de la Commission nationale des Affaires domaniales (Cnad) du ministère en charge de la Décentralisation.
L'intéressé est en réalité le promoteur du cabinet de géomètre qui a commencé les travaux d'état des lieux suspendus en 2001 dans la zone, et en a repris les rênes, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.
C'est à ce titre que les opérations de lotissement du domaine lui ont été confiées.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a décide de relever de ses fonctions, le préfet du département du Littoral, monsieur Modeste Toboula, et de confier son intérim, jusqu'à nouvel ordre, à monsieur Jean-Claude Codjia, préfet du département de l'Atlantique.
Le ministre de la Justice et de la Législation est instruit de veiller à la poursuite des investigations et d'en rendre compte au Conseil des ministres.
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- l'organisation à Cotonou, les 7, 8 et 9 mars 2019, du 3e Congrès de la Fédération africaine et arabe de Gynécologie-Obstétrique et des 3es journées du Collège national des Gynécologues-Obstétriciens du Bénin ;
- la participation du Bénin aux réunions de la 46e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique (Cmae/Oci), à Djeddah et Abu Dhabi, en janvier et en mars 2019;
- la participation du Bénin à la 2e édition des Journées ouest- africaines de l'écologie et du changement climatique (Jfac 2019), à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 18 au 21 mars 2019.
Fait à Cotonou, le 20 février 2019.
Le secrétaire général du gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 21 févr. 2019

Plus besoin de se rendre dans une église ou à un quelconque lieu de prière pour suivre les prêches chrétiens et écouter la parole de Dieu. Certains grands carrefours de Cotonou et environs servent désormais de lieux d’évangélisation quasi-permanente. Des serviteurs de Dieu, comme ils aiment se faire appeler, sont mis à contribution pour faire entendre son appel aux citoyens, qu’ils soient chrétiens ou non.
Heure de pointe ce mercredi matin au carrefour Iita. De nombreux véhicules attendent le signal du policier pour poursuivre le trajet. Le tohu-bohu est alimenté par des klaxons, des murmures, des insultes. Au milieu de ce charivari, essaie de s’imposer une voix fluette.
On aperçoit un homme en veste marron, svelte, taille élancée, teint noir. Bible et affichettes dans la main gauche qu’il distribue, un mégaphone dans la main droite, l’homme dont le visage dégouline de sueur sous les rayons du soleil, cite les versets bibliques. C’est l’un des émissaires d’une église évangélique de la place. Son ardeur se fait remarquer à mesure que le rang des usagers s’allonge. Il transpire sans être épuisé, essuie la sueur avec un torchon blanc sale tout en lançant ces exhortations:
« La Bible déclare que tous ceux qui viennent à Dieu ne se sont jamais égarés ! » ; « Dieu est le seul chemin du salut, la vie et la guérison sont en lui !»; « Mon frère, ma sœur, toi qui m’écoutes en cet instant, tu es un enfant de Dieu. Viens lui confier tes peines et tu seras libéré de ton fardeau. Jésus a payé le prix de tes péchés sur la croix », répète-t-il à pleine voix.
C’est dans cette ambiance d’enseignements et de bruits parasites qu’ont lieu de plus en plus les prêches matinaux à l’endroit des usagers sur l’axe Cotonou-Calavi. Les jours ouvrables sont privilégiés pour l’exercice.
La force dans la voix
Investis de la mission d’enseigner la parole de Dieu pour ramener les‘’brebis égarées’’ à la maison du Père, ces émissaires ne ménagent apparemment aucun effort pour honorer leur cahier de charges. Souvent les matins, ils sont visibles aux différents croisements de Calavi-Kpota jusqu’à hauteur de Houédonou. Au gré de leur inspiration ou du message reçu du ‘’Saint Esprit’’, ils prennent d’assaut les principaux carrefours, afin de partager le message de Dieu.
Que les riverains en direction desquels ils adressent ces messages soient chrétiens catholiques, méthodistes, évangéliques, musulmans, animistes ou encore athées, ces hommes de Dieu ont la manière de se faire remarquer et de se faire entendre au milieu de la foule pressée de vaquer à ses occupations. Ils possèdent la force dans la voix, de sorte à susciter même l’attention d’un ’’sourd-muet’’.
Pour justifier cette façon de faire, le pasteur Lambert Tchopkonhoué trouve qu’il faut sortir des murs des églises pour enseigner les peuples conformément aux Saintes écritures. « L’évangélisation n’est pas censée être seulement dans l’église. C’est lorsqu’on est dehors qu’on évangélise », argumente-t-il.
Le but, soutient-il, « c’est de montrer que Jésus n’est pas seulement cloîtré entre les quatre murs de l’église. Etant donné que tout le monde ne vient pas aux cultes, il faut aller à la rencontre de ceux-ci pour leur parler du Christ ; cette forme d’évangélisation est fortement conseillée par la Bible». « D’autant qu’il est écrit dans la Bible, allez et faites de toutes les nations, mon peuple. Cela suppose que les fidèles doivent sortir du cadre de l’église pour enseigner aux hommes que Jésus-Christ est la solution », insiste le pasteur.
Avec ces serviteurs qui proclament le chemin du salut aux âmes, le christianisme se répand et connaît de plus en plus de succès. Lorsqu’ils arrivent à convaincre les moins sceptiques de l’importance de leurs enseignements, le processus pour les conduire à la Maison de Dieu, leur lieu de culte et d’adoration des dimanches, est moins difficile.
Des émissaires à des endroits stratégiques
Selon certaines indiscrétions, ce sont les nouvelles églises en quête de fidèles pour former une grande assemblée qui se lancent dans cette forme de prêche. Des lieux de cultes naissants en plein recrutement de fidèles dont la stratégie consisterait à envoyer des émissaires à des endroits stratégiques comme les feux tricolores, les carrefours, les lieux de commerce, les espaces publics pour proclamer la parole de Dieu. Lorsque la moisson est bonne, les émissaires ramènent à la maison du Père un nombre important de fidèles. La famille de Dieu s’agrandit ainsi au fur et à mesure grâce aux nouveaux adhérents et à l’activisme des pionniers.
Des arguments pour convaincre de la présence de Dieu dans leur vie, ces fidèles ne manquent pas. Leslie et Bienvenue A., frère et sœur appartenant à la même communauté religieuse, ne tarissent point d’éloges à ce propos. Tous ont été baptisés, communiés et confirmés au catholicisme, mais ils projettent un nouveau baptême sous l’onction de leur pasteur dans leur nouvelle église, afin d’acter définitivement leur appartenance à cette nouvelle communauté chrétienne. Les deux s’emploient beaucoup à l’œuvre d’évangélisation. A leur actif, une vingtaine de fidèles déjà ramenés à la grande satisfaction de leur jeune pasteur.
Si jadis la population béninoise était répartie entre les fidèles catholiques, les protestants méthodistes, les musulmans, les célestes, les chérubins et séraphins, et une portion congrue pour les évangéliques, avec la flopée des nouvelles églises que d’aucuns qualifient ‘’d’églises révélées à obédience évangélique’’, la tendance n’est plus la même.
« De quinze églises enregistrées en 2006, le Bénin est passé à cent trente-neuf en 2010 et à cent soixante-neuf en 2011 », rapporte ‘’Nation Mag’’ en 2016. En 2017, le pays note huit cents enregistrements concernant les églises évangéliques, selon le deuxième numéro du magazine ‘’A News’’.
C’est dire que le bon Dieu est en bonne position au Bénin avec des nouveaux serviteurs qui se donnent à fond à l’œuvre d’évangélisation. Au-delà des grandes artères, la bondieuserie envahit aussi progressivement les moyens de transport en commun avec des individus qui ne ratent aucune occasion pour imposer leur religion. Visiblement, ces fidèles mandatés ne sont pas prêts à abandonner leur boulot, tant que les populations n’auront pas accepté entièrement Christ dans leurs vies.

Le projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) a livré les résultats des études de vulnérabilité dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et des ressources en eau. C’était hier, mercredi 20 février, à Cotonou au cours d’un atelier qui a regroupé les membres des groupes thématiques et du comité de suivi de l’ensemble des parties prenantes du projet.
Restituer et partager les résultats des études de vulnérabilité concernant la vulnérabilité actuelle et future des secteurs de la santé, de l’agriculture et des ressources en eau ; présenter les options d’adaptation préconisées pour chaque secteur dans le cadre de l’analyse des vulnérabilités; puis présenter les dernières étapes de la composante 2 du projet d’appui scientifique aux processus de plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) dans son ensemble au Bénin. Ce sont les objectifs de l’atelier de restitution des résultats des études de vulnérabilité dans les trois secteurs, atelier qui a regroupé l’ensemble des parties prenantes.
Après avoir rappelé que les résultats préliminaires de ces études ont été présentés au cours d’un atelier intermédiaire à Bohicon en août 2018, la coordonnatrice scientifique de la composante 2 du Pas-Pna, Sarah d’Haen se réjouit de l’avancement des études et du travail en général qui a été réalisé. C’est pourquoi, elle a saisi l’occasion de l’atelier d’hier pour remercier tous les acteurs et surtout les personnes ressources qui ont travaillé depuis plusieurs mois à la mise en œuvre des études. Elle déclare avoir foi que ces résultats seront utiles aux politiques nationales. «Nous sommes sur la bonne voie pour que les autres étapes de ce processus voient le jour dans le temps fixé et que les résultats de ces études soient intégrés dans le processus Pna du Bénin afin de renforcer sa base scientifique. Puis, permettre une opérationnalisation réussie, préalable d’une résilience effective des communautés et plus largement du pays», souligne-t-elle.
Pour la chargée du projet, Nele Bünner, Pas-Pna fait partie intégrante des multiples initiatives de la coopération bénino-allemande pour appuyer l’adaptation aux changements climatiques. Ces programmes « verts » de la coopération, insiste-t-elle, trouve une belle résonance dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag). Elle cite en exemple le projet « Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire » dans 18 communes de l’Alibori, du Borgou, des Collines et du Zou.
Dans sa politique de climat, le Bénin, selon la chargée du Pas-Pna, a fait d’énormes progrès. C’est pourquoi, elle a salué ces efforts avant de témoigner sa reconnaissance aux experts et aux différents partenaires du projet qui durant ces derniers mois ont travaillé ardemment pour produire des résultats scientifiques, assez précieux pour le développement durable du pays.
Défi
Le représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Euloge Lima, point focal du Bénin pour la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a rappelé le démarrage du processus au Bénin avant d’applaudir le Pas-Pna.
Au nom du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Assane Séibou, directeur du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), a indiqué que la rencontre d’hier a une importance particulière. Car, elle témoigne une fois de plus de la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance en matière de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, en vue d’un renforcement de la résilience des populations. Du fait de leurs impacts aussi dévastateurs que coûteux, les changements climatiques, selon lui, sont devenus une préoccupation planétaire. Préoccupation qui mobilise désormais, ajoute-t-il, l’attention des techniciens et scientifiques, des décideurs politiques, des Organisations non gouvernementales, des partenaires techniques et financiers et autres acteurs.
Assane Séibou souligne que face à ce défi, le Bénin a engagé plusieurs actions se traduisant par l’élaboration de documents de référence et la mise en œuvre d’actions d’atténuation, d’adaptation, de renforcement de capacité et de facilitation de l’accès au financement. Le Pas-Pna, initié grâce à la coopération entre le Bénin et la République fédérale d’Allemagne, indique-t-il, vient, à travers sa deuxième composante, contribuer à produire des évidences scientifiques solides. Des évidences qui sous-tendront un plan de riposte efficace basée sur la vulnérabilité actuelle et future des systèmes humains et de production face aux changements climatiques.

Un compte rendu des investigations relatives aux opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou a été présenté en Conseil des ministres ce mercredi 20 février. Il en résulte des manquements qui ont coûté au préfet du Littoral, Modeste Toboula, son poste.
Le Conseil des ministres a été saisi des résultats d’une enquête qui a révélé qu’en dépit du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la Route des pêches, des spéculations de toutes sortes ont été conclues sur ce domaine de l’Etat, des années antérieures jusqu’en 2018 et 2019, en violation de la loi.
Aussi, le directeur général de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt) a-t-il, par lettre en date du 14 novembre 2017, appelé l’attention du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, sur les velléités de prise de possession privée de ce domaine en attente d’aménagement dans le cadre du projet de développement touristique inscrit au Programme d’actions du gouvernement.
En réponse, celui-ci l’a rassuré, dans sa correspondance en date du 20 novembre 2017, qu’aucune opération de cette nature n’était entreprise et a précisé avoir instruit les préfets de l’Atlantique et du Littoral d’interdire et d’empêcher tous éventuels travaux de lotissement.
Toutefois, dès le 8 mars 2018, tirant parti d’une délimitation qui aurait été faite du domaine en cause, il a ordonné la reprise des travaux de remembrement dans la localité par le géomètre initialement en charge desdites opérations et instruit le préfet du Littoral par message radio, aux fins de procéder à la levée de la mesure de suspension antérieurement prescrite. Ainsi, par un arrêté du 12 mars 2018, le préfet du Littoral à Modeste Toboula, a levé les mesures d’interdiction des travaux de lotissement de Fiyégnon 1 et permis l’attribution, par le géomètre, de plusieurs parcelles à diverses personnes.
Ainsi se résume la situation qui a coûté depuis hier, mercredi 20 février, le poste de préfet du Littoral, Modeste Tobloula. Ajouté à cela, le fait que lui-même t a bénéficié de trois parcelles, d’une superficie totale de 533 m2, enregistrées au nom d’un proche parent. « Il est à signaler qu’au cœur de ces opérations irrégulières de lotissement et de transactions, se trouve le nommé Clément Dari, anciennement secrétaire permanent de la Commission nationale des affaires domaniales (Cnad) du ministère en charge de la Décentralisation. L’intéressé est en réalité le promoteur du cabinet de géomètre qui a commencé les travaux d’état des lieux suspendus en 2001 dans la zone, et en a repris les rênes, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite. C’est à ce titre que les opérations de lotissement du domaine lui ont été confiées », a expliqué le ministre en charge des Sports au cours de son point de presse à la suite du Conseil des ministres.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé de relever de ses fonctions, le préfet du département du Littoral, et de confier son intérim, jusqu’à nouvel ordre, à Jean-Claude Codjia, préfet du département de l’Atlantique. Le ministre de la Justice et de la Législation est aussi instruit pour veiller à la poursuite des investigations et en rendre compte au Conseil des ministres.

L’information a fait le tour du Bénin, hier mercredi 20 février 2019, peu avant midi. Le tout puissant préfet du Littoral, Modeste Toboula, a été relevé de ses fonctions par le Conseil des ministres. Son éviction brutale n’a rien d’un jeu de chaises ordinaire. Emporté par une affaire dite d’opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1, son limogeage prouve une fois encore que la lutte contre l’impunité, sans parti pris, promise par le président Patrice Talon n’est pas un vain mot.
Modeste Toboula n’est plus le préfet du département du Littoral. L’intéressé a été éjecté. Selon le relevé du Conseil des ministres d’hier, mercredi 20 février 2019, il est soupçonné, avec plusieurs autres dont un géomètre, d’avoir mené des opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Modeste Toboula a été limogé et définitivement mis à la disposition de la justice après avoir passé la nuit du 19 au 20 février dernier dans les locaux de la Brigade économique et financière (Bef).
La lutte implacable contre l’impunité, érigée en règle d’or, sous le régime du président Patrice Talon est en bonne route.
Chose promise, chose due…
Le cas du désormais ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula, en est un exemple patent, d’autant plus qu’il vient de frapper dans son propre camp. Accusé à tort de mener une lutte sélective, le chef de l’Etat Patrice Talon prouve, une fois encore sa ferme volonté de combattre l’impunité, sans état d’âme, et sans coloration politique. Loin de faire un bilan, l’on peut déjà se réjouir des belles prouesses enregistrées ici et là, en matière de lutte contre l’impunité. « …Il faut laisser le temps au processus de ratisser large… », avait déclaré le président Patrice Talon sur l’émission « A cœur ouvert » diffusée le 31 juillet 2018 sur la Télévision nationale. C’est dire donc que le train de l’intolérance contre la corruption est toujours en marche, et que nul ne sait ni l’heure, ni le jour... Mais toujours est-il que l’épée de Damoclès plane sur toutes les têtes. D’ailleurs, Modeste Toboula n’est pas la seule autorité à avoir été débarquée de son poste dans cette affaire. Barnabé Dassigli aussi. Celui qui jusque-là était ministre de la Décentralisation, donc le patron de Modeste Toboula.
Actualités 21 févr. 2019