La Nation Bénin...



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Nouvelles

Assemblée nationale: Les députés RB-RP créent leur groupe parlementaire avec ABT

La configuration politique de l’Assemblée nationale s’est élargie encore hier. Elle a enregistré la naissance d’un nouveau groupe parlementaire dénommé «Nation, Unité et Développement».

Il est composé de neuf membres à savoir les sept députés de l’alliance RB-RP en l’occurrence Georges Bada, Nazaire Sado, Boniface Yéhouétomè, Adolphe Djima, Rosine Vieyra Soglo, Janvier Yahouédéou et Blaise Ahanhanzo-Glèlè et les deux élus de l’alliance ABT, les honorables Ahmed Tidjani Affo Obo et Wallis Zoumarou. Sa présidence est assurée par Rosine Vieyra Soglo et il a pour vice-président Wallis Zoumarou. La déclaration politique de création de ce groupe parlementaire, la cinquième sous la septième législature, a été lue à la tribune de l’hémicycle par le député Georges Bada. Selon lui, le groupe parlementaire «Nation-Unité et Développement» s’engage à œuvrer pour la sauvegarde de l’Assemblée nationale, l’amélioration du système électoral avec la mise en place de l’Agence nationale de traitement, l’accès aux médias de service public, la réforme du système partisan béninois et l’adoption d’une loi contre la transhumance parlementaire, communale et locale.

Ce groupe parlementaire entend faire par ailleurs son cheval de bataille le développement pour tous, l’eau pour tous, l’emploi pour tous, l’éducation pour tous et l’énergie pour tous, a souligné Georges Bada, avant de condamner avec la dernière rigueur tous les dossiers de corruption qui ont émaillé la gestion du président Boni Yayi durant les neuf dernières années.

Th. C. N.

Actualités 22 juil. 2015


Quelques mois après leur fermeture: La réouverture des sites de dragage de sable envisagée

A Agla Hlazounto, Yèmicodji et Dékoungbé hier mardi 21 juillet, le ministre en charge de l’Environnement, Théophile Worou, s’est rendu sur les sites de dragage de sable. Son objectif en se portant sur le terrain et après avoir pris connaissance des dossiers, était d’aller voir par lui-même pour renseigner utilement le gouvernement aux fins des décisions idoines à prendre à terme. Au terme de la visite, il n’est pas exclu que, sous certaines conditions, les sites soient rouverts.

Au terme de son périple sur les sites de dragage de sable de bas-fonds, Théophile Worou s’est voulu démonstratif et persuasif après avoir, au cours de la visite, procédé par interpellations, interrogations, afin de bien cerner la problématique. Ainsi, il a rappelé que l’Etat béninois avait décidé de mettre fin à l’exploitation de sable marin et de recourir au dragage de plans d’eau sur le cordon littoral (sable fluvial ou de bas-fonds), surtout pour faire face aux besoins en ce matériau de construction sur les nombreux chantiers (grands travaux, infrastructures routières et autres constructions) ouverts dans le pays. Dans ce cadre, indique Théophile Worou, le gouvernement s’était beaucoup investi et avait consenti de gros efforts financiers, engageant autour de deux milliards de francs F CFA dans les premiers travaux d’aménagement, de dispositions techniques, d’ouverture des voies, de préparation des sites... C’est dire, fait-il observer, si le gouvernement était décidé à s’engager dans cette voie alternative au sable marin.

Seulement, relève le ministre, le dragage, comme toute activité de cette nature, induit des effets sur l’environnement. Or, regrette-t-il, malgré les dispositions de la loi-cadre sur l’environnement, certaines entreprises ne se sont pas conformées à la formalité préalable de l’étude d’impact environnemental. Pourtant, ce n’est qu’après cette formalité constatée par le ministre de l’Environnement après toutes autres formalités, que le promoteur est autorisé à commencer ses activités. Ce qui fait que, par endroits, le démarrage de l’activité a créé quelques désagréments aux populations riveraines (autochtones comme opportunistes s’étant installés du fait de l’activité). Désagréments qu’il faut résorber. En tout cas, poursuit Théophile Worou, les difficultés étaient telles que le gouvernement, pour essayer de calmer la situation, a pris la décision de suspendre les activités au niveau de certains promoteurs. Depuis, le point a été fait en Conseil des ministres et c’est conformément aux instructions du chef de l’Etat, renseigne Théophile Worou, que sa descente sur le terrain intervient. Car, justifie-t-il, avant de réintroduire le dossier en Conseil des ministres pour appréciation par le gouvernement, il faut qu’il soit étudié dans sa globalité, que des négociations soient menées aussi bien avec les promoteurs qu’avec les populations pour trouver un terrain d’entente. Dynamique nécessaire parce que, reconnaît le ministre en charge de l’Environnement, un opérateur économique qui s’installe, c’est pour faire du bénéfice tout en créant de la richesse pour les populations riveraines, en utilisant la main d’œuvre et en engageant des mesures d’accompagnement telles que la fourniture de sable pour la construction d’écoles, l’extension du réseau électrique, etc.

Vers la reprise des activités

Dans tous les cas donc, considère le ministre, personne n’a intérêt à ce que la situation perdure. Ce dont le chef de l’Etat est conscient, assure le ministre. Qui, foi de ses observations de terrain, entend aller vite. En rencontrant dès la semaine prochaine si tout va bien, les associations de riverains, les promoteurs et l’administration. Avec pour finalité, des propositions concrètes au gouvernement, qui satisfassent les différentes parties, et entraînent la reprise des activités de dragage. Même si, tempère cependant Théophile Worou, cela ne se fait pas forcément aux mêmes endroits ; les sites initiaux pouvant être changés en vue de la sortie de crise. Ce qui se ferait le cas échéant en relation avec la direction générale des Mines. De même, Théophile Worou entend convier les promoteurs ne s’étant pas conformés à la loi-cadre sur l’environnement à le faire au plus tôt.
Pour les promoteurs rencontrés sur les sites à l’arrêt, c’est le bout du tunnel qui semble s’annoncer. La seule perspective envisageable pour eux, c’est que Théophile Worou avance au bon rythme et parvienne, avec le reste du gouvernement, à leur redonner le sourire bientôt…

Environnement 22 juil. 2015


Aissatou Saka Chabi Goro chef du CPS Glazoué: «Les grossesses précoces sont inscrites parmi les violences faites aux femmes»

Chaque année, des millions d’adolescentes sont victimes de grossesses précoces. Une situation qui s’observe beaucoup plus chez les populations pauvres, peu instruites ou rurales. Les Centres de promotion sociale (CPS) contribuent à la réduction de ce phénomène notamment à Glazoué où il est récurrent. Aissatou Saka Chabi Goro, chef du Centre de promotion sociale de la commune, fait ici le point des actions de son centre en matière de grossesses précoces chez les adolescentes.

La Nation : Quelles sont les attributions du Centre de promotion sociale de Glazoué ?

Le Centres de promotion sociale (CPS) de Glazoué est une structure déconcentrée de l’Etat qui travaille sous la dépendance du ministère en charge de la Famille. C’est le bras opérationnel de ce ministère dans la commune. Nous mettons donc en œuvre toutes les politiques dudit ministère. Nous nous occupons précisément de toutes les cibles du ministère et ces cibles sont les personnes du 3è âge, les personnes handicapées, les enfants vulnérables, et nous luttons contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Comment le CPS vient-il en aide aux filles victimes de grossesses précoces ?

Quand les filles viennent au centre, nous les conseillons et les orientons et parfois, nous les aidons financièrement si les fonds sont disponibles afin qu’elles puissent faire les consultations prénatales. L’appui financier provient de l’auteur de la grossesse le plus souvent. Nos actions dans le centre sont préventives. Nous faisons des séances de sensibilisation dans les écoles, mais ce n’est pas suffisant. Il faudra changer les mentalités.

Et quelles sont vos actions dans le cadre de la prise en charge sociale des grossesses précoces à Glazoué?

J’ai pris service dans ce centre le 20 octobre 2014 et depuis ma prise de service, je n’ai fait que tisser ma nouvelle corde au bout de l’ancienne, étant donné que plusieurs personnes sont restées à la tête de cette structure avant moi.
Les cas de grossesses précoces sont inscrits parmi les violences faites aux femmes et aux filles. Pour gérer ces cas, nous disposons d’un service pour s’en charger spécialement. Il s’agit du service d’écoute et de conseil qui dispose d’un agent formé pour prodiguer des conseils aux victimes. Etant filles, elles ne sont pas encore en âge de rejoindre un homme. La majorité d’entre elles n’a pas encore toute la compétence qu’il faut pour garder un foyer. Nos actions concourent à les amener à traverser la situation qu’elles vivent afin qu’elles n’avortent pas, l’avortement étant interdit. Donc nous menons des actions pour les aider à traverser la période de la grossesse et à assumer la maternité malgré leur âge de minorité. Et lorsque le nouveau-né atteint un niveau où on peut le laisser à la maison, la maman reprend les classes, ou son apprentissage afin de s’assurer un avenir. Et c’est d’ailleurs la volonté des parents quand ils viennent vers nous.

Qu’en est-il des auteurs de ces grossesses précoces ?

Les cas de grossesses précoces viennent régulièrement et la couche la plus touchée est celle des élèves. Quand ces cas se présentent à nous, ce sont les parents déçus, qui viennent porter plainte. Les enfants étant adolescentes, ils ne mesurent pas la conséquence de leur acte. Donc nous cherchons ensemble à connaître l’identité de l’auteur de la grossesse et nous lui envoyons une invitation. Lorsque l’identité de l’auteur est déclinée, ce dernier répond à notre invitation, parfois seul, ou accompagné de ses parents, s’il est mineur. Ensuite, nous lui posons des questions pour savoir s’il reconnaît ce dont on l’accuse. Il arrive que l’intéressé accepte être l’auteur de la grossesse, mais parfois il nie et c’est suite à plusieurs tentatives et même avec l’aide des forces de sécurité qu’il finit par accepter, et nous l’amenons dès lors à faire face aux responsabilités, en se faisant aider par ses parents s’il est mineur aussi.

Comment expliquez-vous le fait que la majorité des victimes de grossesses précoces soit des filles scolarisées ?

Nous sommes dans un milieu rural, et la mentalité diffère de celle du milieu urbain. Dans les milieux ruraux, avoir un enfant est une richesse. Il est un héritier, un remplaçant après la mort. Ajouté à cela, il y a l’inexistence de dialogue entre parents et enfants et, la pauvreté qui perdure y contribue. L’autre facteur c’est le suivisme. Parce qu’elle a vu l’autre fille faire un enfant, sa copine ou sa camarade mineure voudra faire comme elle. C’est le raisonnement des populations en milieu rural. C’est donc le milieu qui est favorable à cela.

Est-ce qu’il arrive que des plaintes aboutissent à l’emprisonnement de l’auteur ?

Des cas peuvent aboutir à l’emprisonnement de l’auteur. Mais ce sont des cas rares. Si malgré les efforts qui sont menés pour le racheter, il pense que c’est trop lui demander que de le mettre devant ses responsabilités, alors il subit la rigueur de la loi. Car, il existe une loi qui punit ces délits.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de cette tâche ?

L’une des difficultés sévères est le manque de moyens financiers. Nous avons un problème de personnels. Les ressources humaines ne suffisent pas du tout. Aussi le matériel roulant et technique fait-il défaut.

Avez-vous des doléances à formuler pour une amélioration des conditions de travail ?

Je demande à ce que les partenaires nous viennent en appui en ressources financières, matérielles et humaines. Que l’Etat central fasse des recrutements pour qu’il y ait plus de personnels. Un centre de promotion ne peut pas être géré par deux agents.

Société 22 juil. 2015


Aissatou Saka Chabi Goro chef du CPS Glazoué: «Les grossesses précoces sont inscrites parmi les violences faites aux femmes»

Chaque année, des millions d’adolescentes sont victimes de grossesses précoces. Une situation qui s’observe beaucoup plus chez les populations pauvres, peu instruites ou rurales. Les Centres de promotion sociale (CPS) contribuent à la réduction de ce phénomène notamment à Glazoué où il est récurrent. Aissatou Saka Chabi Goro, chef du Centre de promotion sociale de la commune, fait ici le point des actions de son centre en matière de grossesses précoces chez les adolescentes.

La Nation : Quelles sont les attributions du Centre de promotion sociale de Glazoué ?

Le Centres de promotion sociale (CPS) de Glazoué est une structure déconcentrée de l’Etat qui travaille sous la dépendance du ministère en charge de la Famille. C’est le bras opérationnel de ce ministère dans la commune. Nous mettons donc en œuvre toutes les politiques dudit ministère. Nous nous occupons précisément de toutes les cibles du ministère et ces cibles sont les personnes du 3è âge, les personnes handicapées, les enfants vulnérables, et nous luttons contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Comment le CPS vient-il en aide aux filles victimes de grossesses précoces ?

Quand les filles viennent au centre, nous les conseillons et les orientons et parfois, nous les aidons financièrement si les fonds sont disponibles afin qu’elles puissent faire les consultations prénatales. L’appui financier provient de l’auteur de la grossesse le plus souvent. Nos actions dans le centre sont préventives. Nous faisons des séances de sensibilisation dans les écoles, mais ce n’est pas suffisant. Il faudra changer les mentalités.

Et quelles sont vos actions dans le cadre de la prise en charge sociale des grossesses précoces à Glazoué?

J’ai pris service dans ce centre le 20 octobre 2014 et depuis ma prise de service, je n’ai fait que tisser ma nouvelle corde au bout de l’ancienne, étant donné que plusieurs personnes sont restées à la tête de cette structure avant moi.
Les cas de grossesses précoces sont inscrits parmi les violences faites aux femmes et aux filles. Pour gérer ces cas, nous disposons d’un service pour s’en charger spécialement. Il s’agit du service d’écoute et de conseil qui dispose d’un agent formé pour prodiguer des conseils aux victimes. Etant filles, elles ne sont pas encore en âge de rejoindre un homme. La majorité d’entre elles n’a pas encore toute la compétence qu’il faut pour garder un foyer. Nos actions concourent à les amener à traverser la situation qu’elles vivent afin qu’elles n’avortent pas, l’avortement étant interdit. Donc nous menons des actions pour les aider à traverser la période de la grossesse et à assumer la maternité malgré leur âge de minorité. Et lorsque le nouveau-né atteint un niveau où on peut le laisser à la maison, la maman reprend les classes, ou son apprentissage afin de s’assurer un avenir. Et c’est d’ailleurs la volonté des parents quand ils viennent vers nous.

Qu’en est-il des auteurs de ces grossesses précoces ?

Les cas de grossesses précoces viennent régulièrement et la couche la plus touchée est celle des élèves. Quand ces cas se présentent à nous, ce sont les parents déçus, qui viennent porter plainte. Les enfants étant adolescentes, ils ne mesurent pas la conséquence de leur acte. Donc nous cherchons ensemble à connaître l’identité de l’auteur de la grossesse et nous lui envoyons une invitation. Lorsque l’identité de l’auteur est déclinée, ce dernier répond à notre invitation, parfois seul, ou accompagné de ses parents, s’il est mineur. Ensuite, nous lui posons des questions pour savoir s’il reconnaît ce dont on l’accuse. Il arrive que l’intéressé accepte être l’auteur de la grossesse, mais parfois il nie et c’est suite à plusieurs tentatives et même avec l’aide des forces de sécurité qu’il finit par accepter, et nous l’amenons dès lors à faire face aux responsabilités, en se faisant aider par ses parents s’il est mineur aussi.

Comment expliquez-vous le fait que la majorité des victimes de grossesses précoces soit des filles scolarisées ?

Nous sommes dans un milieu rural, et la mentalité diffère de celle du milieu urbain. Dans les milieux ruraux, avoir un enfant est une richesse. Il est un héritier, un remplaçant après la mort. Ajouté à cela, il y a l’inexistence de dialogue entre parents et enfants et, la pauvreté qui perdure y contribue. L’autre facteur c’est le suivisme. Parce qu’elle a vu l’autre fille faire un enfant, sa copine ou sa camarade mineure voudra faire comme elle. C’est le raisonnement des populations en milieu rural. C’est donc le milieu qui est favorable à cela.

Est-ce qu’il arrive que des plaintes aboutissent à l’emprisonnement de l’auteur ?

Des cas peuvent aboutir à l’emprisonnement de l’auteur. Mais ce sont des cas rares. Si malgré les efforts qui sont menés pour le racheter, il pense que c’est trop lui demander que de le mettre devant ses responsabilités, alors il subit la rigueur de la loi. Car, il existe une loi qui punit ces délits.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de cette tâche ?

L’une des difficultés sévères est le manque de moyens financiers. Nous avons un problème de personnels. Les ressources humaines ne suffisent pas du tout. Aussi le matériel roulant et technique fait-il défaut.

Avez-vous des doléances à formuler pour une amélioration des conditions de travail ?

Je demande à ce que les partenaires nous viennent en appui en ressources financières, matérielles et humaines. Que l’Etat central fasse des recrutements pour qu’il y ait plus de personnels. Un centre de promotion ne peut pas être géré par deux agents.

Société 22 juil. 2015


Adoption des Objectifs de développement durable (ODD) et de la COP 21: Grande battue au Bénin pour une appropriation rapide

Cotonou a abrité hier lundi 20 juillet, un séminaire de réflexion sur les enjeux de l’Agenda de développement post 2015 de la COP21. C’est une initiative du ministère en charge des Objectifs du Millénaire pour le Développement, des Objectifs de Développement durable, en partenariat avec le Programme de Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Informer les acteurs publics sociaux sur le contenu des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), préparer la réflexion sur les priorités du Bénin en matière des ODD, analyser les problématiques de la mobilisation des ressources domestiques et extérieures de financement innovant, de la soutenabilité de l’endettement, et analyser la dynamique des populations dans le cadre des débats sur le financement du développement et analyser les enjeux liés au COP 21, au financement vert et à l’agriculture durable dans le cadre de la participation du Bénin à la Conférence des Nations Unies sur le climat, prévue en décembre prochain en France. Ce sont là les objectifs que vise le séminaire de réflexion sur les enjeux de l’Agenda de développement post 2015 et la COP 21 dont les travaux ont eu lieu hier lundi 20 juillet à Cotonou.

Dans son mot de bienvenue, la représentante résidente du PNUD au Bénin, Rosine Sori Coulibaly a laissé entendre qu’il s’agit d’une rencontre importante. « Les ODD tels que envisagés actuellement posent plusieurs défis aux pays en développement et plus particulièrement au Bénin en ce qui concerne l’appropriation du contenu, de leurs cibles ainsi que de leurs indicateurs; l’organisation de la transition des OMD dans les cadres nationaux de planification du développement et de la mobilisation des finances pour la mise en œuvre», indique- t-elle.
Rosine Sori Coulibaly ajoute que sa structure, le PNUD, œuvre pour que les pays aient accès aux ressources nécessaires pour mettre en œuvre le nouveau programme de développement et améliorer la vie de leurs populations.
Coller à l'esprit

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge des Objectifs du Millénaire pour le Développement et des Objectifs de Développement durable, Fulbert Géro Amoussouga a expliqué que c’est pour coller à l’esprit de la formulation du nouvel agenda pour le développement, qui se veut participatif et inclusif, qu’il est apparu nécessaire d’organiser une fois encore cette consultation nationale sur les ODD, leur contenu, leur implications politique, institutionnelle et organisationnelle d’une part et leur moyen de mise en œuvre et les défis émergents qu’ils portent notamment en lien avec le climat d’autre part. « L’organisation de cette consultation à la veille de deux importantes rencontres que sont le sommet de l’ ONU consacré à l’adoption du programme de développement pour l’après 2015 en septembre prochain et la 21è Conférence des Etats parties de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21) doit pouvoir permettre d’échanger sur les enjeux des négociations en cours, de préparer le Bénin à ces différentes rencontres, mais aussi de définir les bases appropriées pour une rapide et saine appropriation des ODD », a souligné le ministre Fulbert Géro Amoussouga.
Précisons que l’issue des travaux permettra de définir les priorités du Bénin en matière des ODD, d’une part et l’élaboration d’une feuille de route sur l’intégration des ODD dans le cadre de la planification et de la programmation du développement d’autre part. Ce sera également l’occasion d’analyser les différents aspects de financement du développement ainsi que le positionnement du Bénin dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21).

Actualités 21 juil. 2015


Formation des Organisations des producteurs de l'Afrique de lOuest: L’Université paysanne, un cadre de référence pour le développement agricole

La problématique de la formation et le renforcement de capacités demeurent une dimension clef dans les exploitations agricoles familiales au Bénin et en Afrique de l'Ouest. Dans cette perspective, le Réseau des Organisations paysannes de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) a décidé de prendre à bras le corps cette question, en s’engageant dans l’élaboration d’une politique systématique de la formation notamment dans ses aspects technique, professionnel, entrepreneurial. D’où le concept de l’Université paysanne qui est avant tout une politique de formation à grande échelle.

La crise des années 1980 qui s’est soldée par la mise en œuvre des plans d’ajustement structurel qui a vu le désengagement de l’Etat dans nombre de domaines, n’a pas épargné les systèmes de formation professionnelle pour le développement rural. Pour le secteur agricole, les conséquences ont été encore plus dures avec la quasi-fermeture de certaines écoles et centres de formation dédiés aux métiers de l’agriculture. Ainsi, les agents chargés de l’encadrement agricole et rural ont disparu.

Face à cette situation et à d’autres évolutions du contexte liées au processus d’intégration régionale, les leaders paysans se sont dotés d'un espace pour défendre les intérêts du monde agricole et pour améliorer les conditions de travail et de vie des producteurs.
Dès sa création, il y a quelques années, le Réseau des Organisations paysannes de producteurs agricoles en Afrique de l’Ouest (ROPPA) s’est donc forgé une identité axée sur les préoccupations communes aux différentes composantes du mouvement paysan. Le ROPPA s’est positionné comme l’outil des exploitants agricoles familiaux pour la défense de leurs intérêts.
Le ROPPA depuis sa création a mis au centre de ses priorités, la question de la formation car, conscient que c’est essentiellement au moyen du renforcement des capacités qu’il peut se mettre à la hauteur des enjeux et exigences du moment et répondre efficacement aux attentes de ses mandants, les producteurs en vue de leur donner les capacités pour nourrir les populations de la région ouest-africaine.

Les défis et domaines d’actions

Malgré un certain nombre d’acquis engrangés par le réseau dans divers domaines, la question de la formation reste entière face aux défis de l’agriculture et du développement rural. Ces défis sont de plusieurs ordres. Il y a d’abord, la modernisation de l’agriculture familiale pour la rendre apte à nourrir les populations de l’Afrique de l’Ouest et créer des emplois et des richesses. Ensuite, c’est la croissance de la population et son urbanisation: la population régionale (290 millions d’habitants aujourd’hui) devrait passer à 455 millions d’habitants en 2030. La proportion d’urbains de 39 % aujourd’hui devrait passer à 60 %.
Autres défis, ce sont les changements climatiques ; la pression sur des ressources naturelles de même que le chômage des jeunes, selon les résultats du rapport 2009 du Bureau international du Travail (BIT) qui est le plus élevé au monde (18%). Les femmes et les jeunes constituent un potentiel important pour assurer la transformation souhaitée de l’agriculture et permettre à ce secteur de relever ces défis. Puis enfin, les rôles importants des femmes dans les processus de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles. Dans ce contexte, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes s’avère une stratégie probante dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la promotion de la sécurité alimentaire.
Face à tous ces défis qui se dressent à l’agriculture ouest-africaine, le ROPPA a souhaité s’investir dans la modernisation des exploitations familiales. Pour ce faire, ses actions et celles de ses membres au cours des cinq prochaines années cibleront quatre domaines d’actions.

Domaines d'actions

Le premier domaine d’actions consiste à cerner les dynamiques des exploitations familiales en vue de renforcer les capacités des Organisations paysannes de producteurs agricoles (OPPA), à fournir des services technico-économiques à leurs membres et la promotion/soutien de leurs initiatives économiques. Le deuxième domaine d’actions renforcera les acquis et les expériences accumulés depuis 2000 dans le plaidoyer en vue de politiques, de stratégies et d’interventions publiques plus favorables au développement durable des exploitations agricoles familiales.
Quant au troisième domaine d’actions, il permettra au ROPPA de continuer la consolidation de sa gouvernance interne amorcée dans le cadre du programme intérimaire en vue de renforcer de manière durable sa crédibilité institutionnelle et celle de l’ensemble de ses plates-formes nationales membres. Puis enfin, un quatrième domaine d’actions qui vise à soutenir la construction au niveau du ROPPA et des plates-formes nationales d’équipes techniques de haut niveau avec les moyens nécessaires et les compétences requises qui leur apportent les services nécessaires permettant la mise en œuvre de la vision et des missions du réseau.

Economie 21 juil. 2015


Dossiers Eau et Electricité bloqués au Parlement : La Commission des Finances donne enfin son quitus

Plus rien ne bloque désormais les dossiers relatifs d’une part, à l’alimentation en eau potable des populations de Parakou, et d’autre part, à la construction d’une seconde centrale thermique à Maria-Gléta, commune d’Abomey-Calavi. Précédemment bloqué par les députés pour insuffisance d’informations, l’examen de ces deux dossiers d’autorisations de ratification d’accords de prêts ont toutes les chances de passer comme une lettre à la poste au cours de la séance plénière de ce mardi 21 juillet.

L’Assemblée nationale et le gouvernement sont en train de s’entendre pour sauver les deux dossiers d’autorisations de ratification d’accords de crédits en souffrance au Parlement depuis la semaine dernière. La Commission des Finances et des Echanges a fini hier le réexamen des deux dossiers qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Elle a donné son avis favorable, même s’il est assorti de quelques réserves fortes. Les regards sont tournés vers la plénière de ce mardi 21 juillet pour l’adoption définitive ou non de ces deux dossiers d’importance pour les populations et pour lesquels le chef de l’Etat, Boni Yayi, a rencontré samedi dernier le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji.
En effet, le premier dossier, faut-il le rappeler, concerne le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Cotonou, le 7 avril 2015,entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de Développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Parakou et ses environs. Et le second est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 6 avril 2015 entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de Développement (BOAD) dans le cadre du projet de construction d’une centrale thermique duale de 120 MW à Maria Gléta (Phase II). Le montant des deux prêts est de 18 milliards F CFA dont 10 milliards FCFA pour le dernier projet.
Les deux dossiers étaient en difficulté au Parlement. Les députés au cours de leur séance plénière du mardi 14 juillet dernier, les ont ajournés pour insuffisance d’informations. Ils avaient conditionné l’autorisation de ratification des 8 milliards F CFA de la BOAD destinés à l’alimentation en eau potable des populations de Parakou mise à leur disposition par le gouvernement, par un certain nombre de documents pouvant éclairer leurs lanternes. Il y a d’abord la lettre d’acceptation des Pays-Bas témoignant clairement de son engagement à libérer sa contribution pour le bouclage de ce projet. La réserve des députés tient surtout de l’actualité relative au projet PPEA financé par les Pays-Bas et pour lequel ce pays a décidé de suspendre dorénavant tout financement relatif à l’eau, en raison des actes de mauvaise gouvernance qu’il a constatés dans la gestion de ce projet. Les députés voudraient s’assurer donc de l’engagement effectif de ce partenaire au développement avant de donner leur quitus.
La seconde pièce exigée par les députés concerne la recherche d’un financement alternatif par le gouvernement au cas où les Pays-Bas se désengageraient de sa contribution afin d’éviter à ce projet, le risque d’un éléphant blanc.

Maria-Gléta II?

En ce qui concerne le dossier de construction de la seconde centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta, les députés ont réclamé au gouvernement des clarifications. Ils ont voulu comprendre le lien entre ce nouveau projet et la centrale thermique de 80 MW réalisée à 45 milliards F CFA toujours à Maria-Gléta et dont la production énergétique laisse à désirer. Le dossier a été réexaminé hier par les députés membres de la Commission des Finances et des Echanges présidée par Raphaël Akotègnon. Selon nos sources, tout comme le premier dossier, le gouvernement représenté par le ministre en charge de l’Energie, Spéro Mensah, a apporté aux députés, les explications nécessaires pour faire lever les obstacles liés à son examen favorable par la plénière. Lesquelles explications auraient édifié hier les membres de la Commission des Finances et des Echanges qui ont donné enfin leur avis favorable pour l’autorisation de ratification de ce dossier par la plénière. Mais cet avis favorable, à en croire nos sources, a été accordé par Raphaël Akotègnon et ses collègues sous deux réserves. La première réserve concerne la mise sur pied d’une mission d’information et d’enquête parlementaire pour fouiller le fonctionnement et la gestion de la centrale thermique de 80 MW fonctionnelle à Maria-Gléta. La seconde recommandation faite par les députés, est relative à la nécessité pour le Parlement de mettre en place un comité pour suivre la réalisation de cette deuxième centrale thermique afin qu’elle soit profitable pour le pays.
Les deux dossiers seront donc en plénière ce mardi 21 juillet à l’hémicycle. Vivement donc que la plénière suive la Commission des Finances et des Echanges qui suggère que le Parlement autorise le gouvernement à ratifier ces deux accords de prêts de la BOAD!

Actualités 21 juil. 2015


Visite de l’ambassadrice nationale de l’Unicef: Zeynab promeut l’enregistrement des naissances dans l’Alibori

L’ambassadrice de l’Unicef au Bénin, l’artiste Zeynab Abib, entame ce mardi 21 juillet une visite dans le département de l’Alibori dans le cadre de la promotion de l’enregistrement des naissances.

Pendant trois jours, l’ambassadrice de l’Unicef au Bénin, Zeynab Abib, participera à des activités de mobilisation sociale dans les communes de Gogounou, Kandi et Malanville autour de l’enregistrement dès la naissance et le retrait effectif des actes de naissance par les parents. Dès ce mardi, auront lieu dans ces localités des audiences foraines de régularisation d’actes de naissance au profit des centaines d’enfants, avec des messages de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités locales, sanitaires et judiciaires sur la nécessité d’offrir aux populations des services d’état civil efficaces, accessibles à tous, gratuits et continus. A cet effet, l’artiste visitera des centres d’état civil ainsi que des centres de santé, deux radios partenaires Radio Arzèkè à Parakou et Radio Kandi FM engagées dans la promotion des droits de l’enfant.

Bien que le taux d’enregistrement des naissances soit passé de 80% en 2011 à 84,8% en 2014, les statistiques disponibles révèlent de fortes disparités dans le Nord-Bénin, notamment dans le Borgou-Alibori où seulement 4 enfants sur 10 sont enregistrés à la naissance (soit un taux de 45%). Pourtant, l’acte de naissance constitue un document qui donne la preuve de l’existence légale de l’enfant et lui permet la jouissance de tous les droits et avantages liés à son statut en matière d’éducation, de santé, par exemple la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, le droit à la protection judiciaire des mineurs, à la protection sociale, etc. Le défaut d’état civil est un facteur majeur de déscolarisation puisque beaucoup d’enfants abandonnent les classes par défaut d’actes de naissance lors de la constitution des dossiers d’examen. Aussi, sans l’acte de naissance, aucune autre pièce d’identité :carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, casier judiciaire, ne peut être établie au profit de l’individu.

Société 21 juil. 2015


Visite de l’ambassadrice nationale de l’Unicef: Zeynab promeut l’enregistrement des naissances dans l’Alibori

L’ambassadrice de l’Unicef au Bénin, l’artiste Zeynab Abib, entame ce mardi 21 juillet une visite dans le département de l’Alibori dans le cadre de la promotion de l’enregistrement des naissances.

Pendant trois jours, l’ambassadrice de l’Unicef au Bénin, Zeynab Abib, participera à des activités de mobilisation sociale dans les communes de Gogounou, Kandi et Malanville autour de l’enregistrement dès la naissance et le retrait effectif des actes de naissance par les parents. Dès ce mardi, auront lieu dans ces localités des audiences foraines de régularisation d’actes de naissance au profit des centaines d’enfants, avec des messages de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités locales, sanitaires et judiciaires sur la nécessité d’offrir aux populations des services d’état civil efficaces, accessibles à tous, gratuits et continus. A cet effet, l’artiste visitera des centres d’état civil ainsi que des centres de santé, deux radios partenaires Radio Arzèkè à Parakou et Radio Kandi FM engagées dans la promotion des droits de l’enfant.

Bien que le taux d’enregistrement des naissances soit passé de 80% en 2011 à 84,8% en 2014, les statistiques disponibles révèlent de fortes disparités dans le Nord-Bénin, notamment dans le Borgou-Alibori où seulement 4 enfants sur 10 sont enregistrés à la naissance (soit un taux de 45%). Pourtant, l’acte de naissance constitue un document qui donne la preuve de l’existence légale de l’enfant et lui permet la jouissance de tous les droits et avantages liés à son statut en matière d’éducation, de santé, par exemple la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, le droit à la protection judiciaire des mineurs, à la protection sociale, etc. Le défaut d’état civil est un facteur majeur de déscolarisation puisque beaucoup d’enfants abandonnent les classes par défaut d’actes de naissance lors de la constitution des dossiers d’examen. Aussi, sans l’acte de naissance, aucune autre pièce d’identité :carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, casier judiciaire, ne peut être établie au profit de l’individu.

Société 21 juil. 2015


Mercato et préparatifs pour la prochaine saison: Fortunes diverses pour des internationaux béninois

Alors que les écureuils locaux ont été contraints de ranger les maillots et godasses dans les placards, faute de championnats il y a longtemps pour leurs clubs, ce sont leurs coéquipiers évoluant à l’extérieur qui se préparent à démarrer la nouvelle saison sportive avec de nouvelles ambitions. Certains sont déjà en pleine préparation avec leurs clubs, d’autres sont en train de conclure leurs transferts.

Encore quelques jours, et la plupart des championnats démarreront, le calendrier international de la FIFA oblige. Ainsi, alors que le mercato avec son marché de transfert continue de s’animer, certains clubs ont déjà entamé leurs préparations. Il en est de même avec ceux dans lesquels évoluent certains joueurs béninois.
C’est le cas de Amiens SC, le nouveau club de l’international Khaled Adénon. Il a reçu vendredi 17 juillet dernier, l’équipe de Gillingham, une formation évoluant en 3è division anglaise. A l’arrivée, c’est Amiens avec Khaled Adénon portant le brassard de capitaine, qui l’a emporté (6-1).
David Djigla n’a aussi pas mis du temps, pour se mettre en valeur avec son nouveau club, Niort. Il a déjà été l’auteur d’un doublée au cours d’une victoire (5-1) remportée au stade de Chantonnay, par les Chamois niortais face à Lucon.
Au même moment, le défenseur béninois Badarou Nana Nafiou vient de quitter l’Aso Chlef de l’Algérie, un club avec lequel il a passé deux saisons, pour le WAC de Casablanca. Avec ce club de première division marocaine, il a signé un contrat de 3 ans. Quant à Aoudou Mohamed, il a signé un contrat de 2 ans avec le Chabab Riadhi de Belouizdad (CRB). Il avait évolué la saison dernière avec la JS Saoura, un autre club de première division algérienne.
Contrairement à ces coéquipiers en sélection nationale, Fabien Farnolle qui a récemment signé avec Le Havre Athlétic Club, une équipe de la Ligue 2, va devoir prendre son mal en patience. Il devrait être absent des terrains pendant un mois, après une opération du doigt.

Sports 19 juil. 2015


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