La Nation Bénin...
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L’information a fait le tour du Bénin, hier mercredi 20 février 2019, peu avant midi. Le tout puissant préfet du Littoral, Modeste Toboula, a été relevé de ses fonctions par le Conseil des ministres. Son éviction brutale n’a rien d’un jeu de chaises ordinaire. Emporté par une affaire dite d’opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1, son limogeage prouve une fois encore que la lutte contre l’impunité, sans parti pris, promise par le président Patrice Talon n’est pas un vain mot.
Modeste Toboula n’est plus le préfet du département du Littoral. L’intéressé a été éjecté. Selon le relevé du Conseil des ministres d’hier, mercredi 20 février 2019, il est soupçonné, avec plusieurs autres dont un géomètre, d’avoir mené des opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Modeste Toboula a été limogé et définitivement mis à la disposition de la justice après avoir passé la nuit du 19 au 20 février dernier dans les locaux de la Brigade économique et financière (Bef).
La lutte implacable contre l’impunité, érigée en règle d’or, sous le régime du président Patrice Talon est en bonne route.
Chose promise, chose due…
Le cas du désormais ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula, en est un exemple patent, d’autant plus qu’il vient de frapper dans son propre camp. Accusé à tort de mener une lutte sélective, le chef de l’Etat Patrice Talon prouve, une fois encore sa ferme volonté de combattre l’impunité, sans état d’âme, et sans coloration politique. Loin de faire un bilan, l’on peut déjà se réjouir des belles prouesses enregistrées ici et là, en matière de lutte contre l’impunité. « …Il faut laisser le temps au processus de ratisser large… », avait déclaré le président Patrice Talon sur l’émission « A cœur ouvert » diffusée le 31 juillet 2018 sur la Télévision nationale. C’est dire donc que le train de l’intolérance contre la corruption est toujours en marche, et que nul ne sait ni l’heure, ni le jour... Mais toujours est-il que l’épée de Damoclès plane sur toutes les têtes. D’ailleurs, Modeste Toboula n’est pas la seule autorité à avoir été débarquée de son poste dans cette affaire. Barnabé Dassigli aussi. Celui qui jusque-là était ministre de la Décentralisation, donc le patron de Modeste Toboula.
Actualités 21 févr. 2019

Le gouvernement, sensible à la peine des victimes, survivants et familles éplorées à Karimama à la suite d’une barque chavirée sur le fleuve Niger, a pris en Conseil des ministres, ce mercredi 20 février, des mesures d’assistance aux familles concernées. Il a également pris des mesures pour prévenir ce genre de situation.
Le transport fluvial au Bénin sera désormais mieux encadré. Le drame survenu le 13 février dernier à Karimama à l’occasion d’une traversée du fleuve Niger a obligé la prise de mesures pour prévenir de telles situations.
Pour rappel, à cette date, une barque motorisée ayant à son bord 109 passagers ressortissants du Bénin et du Niger, ainsi que diverses marchandises dont une importante quantité de sacs de vivriers, a pris départ de Gourou-Béri, localité de la commune de Karimama, pour se rendre au marché de Ouna dans la commune de Sambera, au Niger. Avant d’atteindre la rive, elle a chaviré du fait de la surcharge et sous l’effet des vents défavorables. « Dès la survenue de l’accident, 68 personnes ont été secourues par les riverains et les services spécialisés du Bénin et du Niger. Mais malgré ces secours, environ 40 personnes sont portées disparues. A la date du 19 février 2019, les recherches ont permis de retrouver 26 corps de ressortissants de nos deux pays. Les diligences se poursuivent pour retrouver les derniers corps », a fait savoir au cours de son traditionnel point de presse, le ministre des Sports Oswald Homeky.
Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et prendre des précautions aux fins d’éviter à l’avenir la survenance de tels événements malheureux, précise-t-il, par ailleurs.
« En dehors de l’assistance d’urgence en vivres et en matériels que le gouvernement a instamment apportée aux rescapés à travers l’Agence nationale de protection civile, le Conseil des ministres a décidé d’une assistance pécuniaire à l’endroit des victimes de ce drame », précise le communiqué du Conseil des ministres. En plus de la mission officielle conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports qui s’était rendue sur les lieux pour apprécier l’ampleur des dégâts, le Conseil a dépêché une délégation ministérielle pour présenter les condoléances du gouvernement aux familles éplorées.
Par ailleurs, les ministres concernés ont été instruits pour veiller à la mise en œuvre diligente de certaines mesures essentielles. Il s’agit, entre autres, de l’installation d’un détachement de police fluviale au niveau des embarcadères, de la formation des conducteurs des engins fluviaux, de l’obligation de faire respecter la charge utile de chaque barque, de l’obligation pour les conducteurs de doter chaque passager d’un gilet de sauvetage, de la réalisation d’un manifeste de passagers à présenter avant chaque départ et du renforcement de la réglementation sur le transport fluvial. Ces mêmes mesures seront étendues aux autres localités où le transport fluvial a cours dans le pays.

En marge de la 15e journée du championnat national de ligue 2, l’entraîneur de Hodio Football club, Symphorien Tèhou, s’est prononcé sur les ambitions de son club en s’engageant dans la compétition. Satisfait de la prestation de ses poulains à ce niveau du tournoi, il compte sur eux pour monter en championnat d’élite la saison prochaine.
Quelle est l’ambition de Hodio Football pour ce championnat de Ligue 2 ?
En participant à ce championnat de ligue 2, Hodio Football club envisage de pouvoir monter en division d’élite. Nous y croyons fermement avec le soutien de nos dirigeants qui n’hésitent pas à mettre les moyens à notre disposition. Nous nous attelons et nous allons y aboutir.
Comment vous y prenez-vous pour atteindre vos objectifs ?
Au regard de nos ambitions, nous pouvons vous dire que nous travaillons beaucoup. Nous avons vite démarré les préparatifs de la compétition. Ce qui nous a permis d’avoir une avance sur nos adversaires. Nous travaillons ardemment depuis quelques mois. Nous préparons nos matchs en tenant compte des forces et faiblesses de notre adversaire.
Qu’est-ce qui vous distingue des aux autres équipes ?
Nous avons la chance d’avoir une équipe homogène avec des joueurs qui ont, pour la plupart, grandi à Comè. 90% des joueurs de Hodio Fc sont de la localité. Ce sont de jeunes joueurs qui évoluent ensemble depuis plusieurs années, et, tout ceci nous facilite le travail. C’est un plaisir pour eux de jouer ensemble tous les week-ends dans ce tournoi. Cet état de choses constitue un atout majeur et une source de motivation pour nos poulains.
Quels sont les schémas que vous mettez souvent en place pour réussir vos matchs ?
Nous avons démarré le championnat avec le système 4-2-3-1. Après, nous avons expérimenté le 3-4-3 ; actuellement nous sommes en train d’améliorer tous ces systèmes. Nous continuons de voir le système qui nous sera plus plausible. Je peux vous dire que nous allons jouer le 4-3-3 lors de nos prochaines sorties. En somme, nous misons sur le collectif pour tirer notre épingle du jeu.
Quelle est la moyenne d’âge au niveau de votre formation ?
Nous comptons sur de jeunes joueurs dont la moyenne d’âge est autour de 25 ans. Toutefois, nous avons certains anciens qui ont déjà joué en première division. Il s’agit de Johnson Ampah et Bruno Akakpo qui apportent beaucoup au club. C’est d’ailleurs eux les meilleurs buteurs de l’équipe et qui nous permettent de faire la différence lors de nos matchs.
Comment appréciez-vous la gestion managériale du club ?
Le président du club et son staff travaillent beaucoup pour que l’équipe puisse atteindre ses objectifs. Les enfants sont dans les meilleures conditions possibles. Nous pensons que tout ira pour le mieux tout au long de la compétition.
Quel est le défi à relever lors de la prochaine sortie après ce match nul face aux Awissi Wassa ?
Nous allons nous battre lors de la prochaine rencontre pour nous relancer par une victoire sur les Mambas Noirs. Après ce match nul face aux Requins sur nos installations, nous pouvons dire qu’on vient de perdre. C’est pourquoi nous donnerons tout pour gagner face aux Mambas Noirs lors de la prochaine journée. Nous avons l’obligation de gagner pour reprendre la tête de ce tournoi. Nous comptons sur nos joueurs pour gagner avant le déplacement de Parakou.
Un mot au public de Comè qui vous accompagne à chaque sortie ?
Je voudrais remercier le public sportif de Comè et tous nos supporters pour les efforts qu’ils accomplissent pour nous accompagner lors de nos différentes sorties. A domicile comme à l’extérieur, ils nous accompagnent du début jusqu’à la fin.
Sports 20 févr. 2019

A mesure que s’approchent les dates butoirs de dépôt de candidatures, dans la perspective des législatives prochaines, les acteurs politiques font de plus en plus preuve de fébrilité. Le sujet qui fait actuellement office de patate chaude reste l’article 242 du code électoral, objet de toutes les interprétations et de tous les fantasmes.
Les supputations à propos de l’article 242 du code électoral vont bon train. Mais en vérité, au regard des récriminations formulées, il y a lieu d’en conclure qu’il y a plus d’autoflagellation, de fantasmes, voire une espèce de victimisation pour camoufler son incapacité à se conformer à la légalité, que de quiproquo. De fait, que certains acteurs politiques ne puissent pas souscrire, remplir les dispositions de la loi, ne doit pas les amener à demander que les règles du jeu soient changées en cours de jeu. Car, dit un principe bien connu dans le milieu judiciaire, la loi est dure mais c’est la loi. Et nulle part au monde, dans aucune discipline sportive, encore moins dans une joute électorale, il n’est admis de changer les règles du jeu en cours de jeu. C’est pourtant la demande, surprenante, que formulent des partis se réclamant de l’opposition au Bénin. Et ce, en dépit de la directive de la Cedeao qui interdit formellement de modifier une loi électorale (a fortiori) à quelques jours de l’élection concernée. Il s’agit du Protocole A/SP1/12/01 de la Cedeao qui, en son article 2 stipule: « 1. Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques, 2. Les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou périodes fixées par la Constitution ou les lois électorales.»
Fini la ‘‘démocratie nescafé’’
En effet, au cours de leur sortie médiatique, ce mardi 18 février, tour à tour, les ténors de l’opposition ont semblé peu s’accommoder des exigences légales nouvelles auxquelles tout parti doit désormais souscrire pour avoir quelque prétention sur l’échiquier politique national. En l’occurrence, le code électoral et la charte des partis qui, il est vrai, ont changé la donne dans le landernau politique béninois, avec plus d’exigences pour une démocratie qui doit cesser d’être « nescafé », comme disait l’autre, pour ne plus être que qualitative et de développement désormais. C’est du moins, l’ambition qui a conduit aux réformes et ayant pour finalité d’assainir le milieu politique, de faire de ses animateurs, des acteurs rompus à l’œuvre de développement.
En raison du Protocole A/SP1/12/01 de la Cedeao, de ce que le corps électoral est convoqué pour le 28 avril prochain, et de ce que le dépôt des listes de candidatures doit commencer demain jeudi 21 février, est-il raisonnable pour autant de demander un arrangement tel que formulé par l’opposition béninoise ? Est-ce parce que les opposants ne sont pas à jour de leurs dossiers de mise en conformité de leurs partis, ou qu’ils ne sont pas à jour de leurs impôts, pour certains d’entre eux, qu’ils agitent cette idée ? On peut se permettre de pencher pour une telle hypothèse, vu le réquisitoire cinglant, que Candide Azannaï, Boni Yayi et Nicéphore Soglo et consorts, ont dressé à propos de ces conditionnalités auxquelles, veut la loi de la République désormais, il faut souscrire pour pouvoir faire acte de candidature aux prochaines législatives. Du coup, qu’on soit amené à enfreindre la directive communautaire pour satisfaire à leurs desiderata ne semble pas les embarrasser. Il n’est pas superflu de noter que si le pouvoir avait eu les mêmes velléités, cette même opposition aurait crié au scandale, appelant au respect des normes !

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé, ce mardi 19 février à Cotonou, à l’installation des sept membres du Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat). Organe délibérant de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat), ils y contribueront à mettre en œuvre les stratégies pour un développement équilibré et durable de l’espace national.
Les sept membres du Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat) sont entrés dans la plénitude de leurs attributions, après leur installation hier par José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Pinto Adam, Hervé Hêhomey, Armand Agbo, Omar Maïga Idrissou Mamoudou, Abasse Olossoumaré, Victorien Dossa Kougblénou et Luc Sètondji Atrokpo sont investis des « pouvoirs les plus étendus » pour prendre, en toutes circonstances, les mesures nécessaires à la bonne gestion de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat).
Les membres du Cnat proviennent de la Présidence de la République ; des ministères en charge de l’Aménagement du territoire, du Plan, des Infrastructures, des Finances, de la Décentralisation et de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). « C’est là l’expression de la volonté du gouvernement de construire le développement de nos territoires, dans un élan de partenariat renforcé avec les communes », apprécie le ministre du Cadre de vie. Il souligne que le Conseil, dans son fonctionnement, peut faire appel à toute personne ressource en fonction des dossiers à étudier. Les universitaires, les acteurs du secteur privé, les hauts responsables de diverses institutions et autres acteurs pourront être sollicités, indique José Didier Tonato.
Le Conseil national d’aménagement du territoire a pour vocation majeure de jouer le rôle de plateforme intersectorielle de débats, de propositions et de mise en cohérence spatiale de l’action publique d’une part, et de conseil d’administration en définissant les grandes orientations à donner à l’Anat d’autre part.
Créée par le gouvernement par décret n°2018-490 du 17 octobre 2018, conformément à l’article 30 de la loi n°2016-06 du 26 mai 2016, l’Agence nationale d’aménagement du territoire a pour mission d’élaborer et de coordonner la mise en œuvre de la politique et des stratégies pour un développement équilibré et durable de l’espace.
Rôles
Le directeur général de l’Agence nationale d’aménagement du territoire, Bodourin Salomon Okiri, précise que le Cnat est chargé, entre autres, d’adopter les plans stratégiques et le programme pluriannuel d’actions et d’investissements en matière d’aménagement du territoire, d’émettre un avis sur toute politique sectorielle ou stratégie de développement susceptible d’influencer l’aménagement de l’espace national préalablement à son adoption par le gouvernement, d’approuver les projets de budget annuels de l’agence, d’examiner ses rapports d’activités. Le Conseil jouera également un rôle prépondérant dans la mobilisation des ressources permettant d’exécuter les missions et l’adoption des règles de gouvernance. De plus, il mènera divers plaidoyers auprès de l’Exécutif pour une meilleure visibilité de l’agence.
« La tâche semble immense et les défis nombreux », laisse entendre le ministre, procédant à l’installation des membres du Cnat. Cependant, José Didier Tonato dit être convaincu, au regard de la qualité des personnalités qui le composent, que les objectifs fixés à ce creuset seront pleinement atteints et que son action impactera positivement et durablement le développement de la nation. Pour ce faire, le soutien de son département ministériel et celui de tout le gouvernement ne seront pas marchandés, assure-t-il.

La salle de conférence de la préfecture de Lokossa a abrité, lundi 18 février dernier, la cérémonie d’installation officielle de trois jeunes logisticiens au profit du système sanitaire du département du Mono. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la phase pilote du Programme des jeunes logisticiens professionnels (Pjlp) mis sur pied pour améliorer la disponibilité des produits de santé.
Les trois professionnels sont recrutés pour le compte de Comé, Bopa et Grand-Popo, les communes du département du Mono, retenues pour la phase pilote du Programme des jeunes logisticiens professionnels (Pjlp). Leur mission, prévue pour durer les quatre prochaines années, se décline en trois volets. Il s’agit, d’abord, d’appuyer les agents de santé dans la gestion des magasins et stocks de médicaments et autres produits de santé. Ensuite, d’assister les mairies, la préfecture et les autres acteurs de la décentralisation pour mieux assumer les compétences transférées par l’Etat aux termes des dispositions de l’article 100 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin. Et enfin, d’apporter un appui à la disponibilité des médicaments à travers le suivi et l’élaboration des rapports réguliers sur les données de la chaîne d’approvisionnement.
Les trois jeunes logisticiens, dont une dame, ont été installés dans leurs fonctions par le secrétaire général de la préfecture de Lokossa. Arnaud Agon les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il n’a pas manqué d’inviter les maires des trois communes présents à la cérémonie à soutenir les professionnels mis à la disposition de leur système sanitaire. Quant à la partition de la préfecture de Lokossa, le secrétaire général gage qu’elle sera assumée pleinement à travers le rôle de coordination et de tutelle pour « une parfaite réussite du programme dans l’intérêt du bien-être des populations à la base et aussi pour sa pérennisation ».
Le Pjlp est mis en œuvre, depuis septembre 2018, grâce au financement de l’Agence américaine de développement (Usaid) et le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Il est piloté par la Plateforme du secteur sanitaire privé (Pssp) sous la houlette du Dr Lucien Dossou-Gbété. Saluant l’engagement de la préfecture et des maires à accompagner le programme, Dr Lucien Dossou-Gbété rappelle qu’au terme de la phase pilote, les communes devront prendre la relève du Pjlp.

Dans le cadre de la préparation des législatives du 28 avril prochain, et ce conformément à son calendrier, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a procédé, du 30 janvier au 13 février dernier sur toute l’étendue du territoire, à l’enregistrement des candidatures pour le recrutement d’agents électoraux. Face à la presse, hier mardi 19 février, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a fait le point de cette opération.
« En attendant de mieux affiner les chiffres, nous pouvons déjà indiquer que sur un total d’un peu moins de 45 000 agents à recruter, toutes catégories confondues, nous avons enregistré plus de 123 370 candidatures », a annoncé le président de la Céna Emmanuel Tiando. Il s’agissait de recruter trois profils d’agents électoraux notamment des coordonnateurs d’arrondissement (Ca), des assistants coordonnateurs d’arrondissement (Aca) et des membres de postes de vote (Mpv). Au poste de coordonnateurs d’arrondissement ; sur un besoin attendu de 546 agents à recruter, il a été enregistré 4188 candidatures soit 3642 candidatures supplémentaires, ce qui représente 7,8 candidats par poste. Au poste d’Assistants coordonnateurs d’arrondissement ; il a été enregistré 43524 candidatures sur un besoin d’environ 1700 agents soit 41824 candidatures supplémentaires, ce qui donne 25,6 candidats par poste. Au poste de Membres de postes de vote ; sur un besoin de 42237 agents à recruter, il a été enregistré 75666 candidatures soit 33429 candidatures supplémentaires, ce qui correspond à 1,8 candidat par poste. « En somme, sur un besoin total d’environ 45000 agents à recruter, il a été enregistré plus de 78370 candidatures supplémentaires toutes catégories d’agents électoraux confondues, même s’il existe des disparités entre les communes », précise le président de la Céna. Ainsi se présente donc les statistiques de l’opération d’enregistrement des candidatures aux différents postes d’agents électoraux.
Pour la Céna, ce nombre élevé de candidatures traduit le grand engouement des Béninois pour la chose électorale. « Il convient de se réjouir de cet engagement citoyen de nos concitoyens. Grâce à ce fort taux d’enregistrement, nous disposons d’une banque de données dans laquelle nous puiserons», a affirmé Emmanuel Tiando qui promet déjà transparence, équité, égalité de chances mais aussi rigueur sur les critères de qualification professionnelle et d’expérience dans la désignation définitive des agents électoraux. C’était aussi l’occasion pour le président de la Céna de remercier les préfets, les maires, les élus locaux et toutes autres personnes de bonne volonté, pour l’appui apporté aux équipes déployées sur le terrain pour l’enregistrement des candidatures, et de les exhorter à maintenir cette même coopération durant la suite du processus électoral.

19 février 1990 - 19 février 2019. Il y a vingt-neuf ans, commençait la Conférence nationale des forces vives. Historique rencontre qui sonnait le glas de dix-sept ans de Révolution marxiste-léniniste et qui jetait aussi les bases de la démocratie et de l’Etat de droit.
Tenue du 19 au 28 février 1990 à l’Hôtel PLM Alédjo de Cotonou, la conférence des forces vives de la nation a ouvert la voie à la démocratie au Bénin, voire en Afrique. Elle fait suite à la session conjointe des organes centraux de l’Etat, des 6 et 7 décembre 1989, qui avait, entre autres, décidé de la libération du pays de l’idéologie du marxisme-léninisme et de séparer le Parti de la Révolution populaire du Bénin (Prpb) de l’Etat, de la création d’une nouvelle structure gouvernementale.
En effet, le régime militaire qui s’est installé au pouvoir sous l’égide de Mathieu Kérékou à la faveur du coup d’Etat du 26 octobre 1972, faisait face à d’énormes difficultés socioéconomiques avec leurs corollaires de crises sociale et économique, grèves, mesures d’austérité, émeutes. Toutes choses qui ont fait capituler les révolutionnaires qui avaient pourtant promis de diriger le pays « dans la sagesse et la dignité ».
Sonnant le glas de dix-sept années de Révolution marxiste-léniniste soldées par de graves turbulences et un programme d’ajustement structurel (Pas), la conférence s’est déroulée sous la présidence de Mgr Isidore de Souza, alors archevêque de Cotonou. Ayant réuni près de cinq cents participants venant de toutes les couches socioprofessionnelles, de sensibilités politiques diverses et donc d’intérêts divergents, elle a jeté les bases d’un Etat de droit dans lequel « le pouvoir est service ».
Les participants se sont entendus pour demander que le pouvoir ne puisse plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres et pour proclamer sans ambiguïté la souveraineté du rassemblement et la force exécutoire des décisions, selon le rapport général présenté par Albert Tévoédjrè. Il est décidé que le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire soient clairement séparés, que la presse soit libre et responsable, que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements associatifs, des coopératives dynamiques et productrices de biens. En somme, il était question « que les libertés fondamentales soient garanties pour tous et que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre et de le mettre à genoux ».
Changement
La conférence nationale a décidé du changement, notamment d’une nouvelle Constitution qui sera soumise au référendum populaire plus tard, une loi fondamentale adoptée le 11 décembre 1990, qui consacrera un régime entièrement démocratique pour un développement fondé sur le travail, la liberté et la solidarité. Sous l’autorité du chef de l’Etat, Mathieu Kérékou, qui s’est montré assez ouvert, un gouvernement avec à sa tête un premier ministre unanimement désigné par la Conférence en la personne de Nicéphore Soglo, cadre de la Banque mondiale, est chargé de trouver les voies et moyens pour sortir de la grande crise qui sévissait. Pour ce faire, il a été jugé opportun de coupler au Pas, un programme national de redressement économique et social, comptant sur les ressources nationales, les organisations non gouvernementales, nationales et internationales, la diaspora.
Un Haut Conseil de la République est également institué pour, entre autres, « contrôler le suivi des décisions de la Conférence nationale ; exercer la fonction législative, notamment en matière budgétaire ; contrôler l’Exécutif ; superviser les élections législatives et présidentielles, ainsi que le règlement du contentieux électoral ; assurer l’accès équitable des partis politiques aux mass-médias officiels et veiller au respect de la déontologie en matière d’information ».
Une attention prioritaire devrait être accordée à l’éducation pour la formation générale, la formation à l’emploi, la formation du caractère et l’utilisation des ressources humaines pour atteindre l’objectif du développement.
Par ailleurs, les armoiries et le drapeau vert-jaune-rouge de la période du Dahomey seront repris au détriment des emblèmes de la République populaire du Bénin.
Au total, la Conférence nationale des forces vives a eu pour mérite de réconcilier la nation avec elle-même et de baliser le chemin pour la démocratie au Bénin, quoique les acquis restent fragiles.
Fière chandelle à Mgr Isidore de Souza
A la recherche d’un homme neutre et charismatique, le choix a été porté sur Mgr Isidore de Souza, pour présider la Conférence nationale des forces vives. A son corps défendant ! La providence l’a ainsi choisi pour faire de lui l’instrument qui a permis d’ouvrir la voie de la démocratie au Bénin et en Afrique.
« Ce fut pour moi une véritable expérience de l’audace de la foi, dans l’amour de l’Eglise et de mon pays en crise », témoignera celui qui deviendra plus tard président du Haut Conseil de la République, l’ancêtre de la Cour constitutionnelle du Bénin.
Pour avoir conduit les travaux de ce virage national sensible, avec tact et fermeté, il a montré ses qualités de fin diplomate, d’homme de conviction, mais aussi d’écoute et de concession. Les tentatives sans grand succès dans d’autres pays, avec des hommes d’église, pourtant de son rang sur le continent, montrent que cette figure ecclésiale avait quelque chose de particulier, une certaine onction qui lui a permis de canaliser les débats et de contenir les rivalités à peine voilées. Au-delà du devoir et de la responsabilité de citoyen et de chrétien accomplis, il a évité que des politiciens se servent de lui et de l’Eglise à des fins inavouées. Son œuvre est immense et à perpétuer.

(Seuls 14 députés étaient présents à l’hémicycle)
L’ouverture de la 2e session extraordinaire de l’année 2019 n’a pas été possible, ce lundi 18 février, pour défaut de quorum des députés qui ont déserté l’hémicycle au profit, certainement, des tractations en vue de leur réélection.
La septième législature ne déroge pas à la tradition de fin de mandature avec l’absentéisme remarquable des députés au Parlement. Le constat a été une fois encore, fait ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs où devrait s’ouvrir la 2e session extraordinaire de l’année 2019. Les travaux n’ont pu être lancés faute de quorum. Il a été relevé la présence de 14 députés seulement après vérification du quorum par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui préside la séance. Ce constat a été fait aux environs de 12 heures alors que les députés étaient invités pour 10 h. Après plus de deux heures d’attente, les députés se faisaient toujours désirer. Le même constat était fait lors de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février. La mobilisation des députés ne cesse de faiblir depuis le début de cette année avec la veillée d’armes pour les élections législatives du 28 avril prochain. Les députés semblent ne plus avoir le cœur à l’ouvrage au Parlement. Très peu d’entre eux participent maintenant aux travaux à l’hémicycle. Une ambiance de Parlement buissonnier qui rappelle l’atmosphère de fin de mandature sous les précédentes législatures.
Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la présente session extraordinaire a été demandée par la majorité des députés. Ils n’ont pas alors raison de boycotter leur propre signature. Puisque ce sont eux-mêmes qui ont signé la demande de convocation de cette session extraordinaire pour ce lundi et pour laquelle ils ont inscrit l’examen de sept dossiers à son ordre du jour. Les points concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin ; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin ; l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale gestion 2016; l’étude du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique et l’examen du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévues par la Constitution.
Aucun de ces dossiers n’a pu donc être examiné hier puisque la session extraordinaire elle-même n’a pas été ouverte. Eric Houndété n’a eu d’autre choix que de renvoyer l’ouverture de la session extraordinaire à 72 heures plus tard, c’est-à-dire au jeudi 21 février prochain. A cette nouvelle séance plénière, quel que soit le nombre de députés présents, le Parlement peut délibérer. Cela, sur le fondement de l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui stipule que : « Si, à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ».

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. C’est fort de cet adage que le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, connu pour sa proactivité, a pris l’arrêté n°368 c/ MEF /DC/ SGM/ DGB/DPSELF/SPSB/SP/024SGG19 du 15 février 2019. Il n’est pas sans impulser une nouvelle dynamique dans l’élaboration du budget national ainsi que du budget programme 2020-2022.
La gestion axée sur les résultats devient chose effective, sous peu, au-delà des incantations et autres professions de foi notées depuis quelques années. En 2020, tel que projeté en effet, au Bénin, la préparation et l’exécution des budgets des ministères et Institutions de l’Etat, se feront en tenant compte des politiques publiques et non plus, en fonction des moyens disponibles. C’est une réorientation majeure qui aura un fort impact sur l’action publique. L’arrêté pris par le ministre de l’Economie et des Finances s’inscrit en effet dans cette dynamique.
Inclusion
Aussi, le planning des tâches à exécuter dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour la gestion 2020 est-il fixé par ledit arrêté. Il n’est pas sans l’inclusion des structures compétentes de l’administration publique, de la société civile et des partenaires au développement, preuve du souci manifeste d’une large participation des forces vives de la nation, et de la quête d’un certain consensus qui sous-tendent la préparation du budget de l’Etat pour l’année.
L’élaboration et la publication, chaque année, du planning des tâches en relation avec la préparation du budget de l’Etat, de façon aussi inclusive, est une innovation béninoise saluée. D’autant plus qu’un premier round de discussions, qualifié de ‘’Consultation citoyenne’’ sera consacré aux acteurs de la Société civile, qui se prononceront, avant le débat d’orientation budgétaire (Dob) à l’Assemblée nationale en juin prochain. Les parlementaires ne seront plus, suivant cette dynamique, les seuls à se prononcer sur la loi de finances, car en amont, la Société civile, la presse, les syndicats seront consultés. C’est la marque d’une démocratie participative et de transparence sans précédent.