La Nation Bénin...
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(Seuls 14 députés étaient présents à l’hémicycle)
L’ouverture de la 2e session extraordinaire de l’année 2019 n’a pas été possible, ce lundi 18 février, pour défaut de quorum des députés qui ont déserté l’hémicycle au profit, certainement, des tractations en vue de leur réélection.
La septième législature ne déroge pas à la tradition de fin de mandature avec l’absentéisme remarquable des députés au Parlement. Le constat a été une fois encore, fait ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs où devrait s’ouvrir la 2e session extraordinaire de l’année 2019. Les travaux n’ont pu être lancés faute de quorum. Il a été relevé la présence de 14 députés seulement après vérification du quorum par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui préside la séance. Ce constat a été fait aux environs de 12 heures alors que les députés étaient invités pour 10 h. Après plus de deux heures d’attente, les députés se faisaient toujours désirer. Le même constat était fait lors de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février. La mobilisation des députés ne cesse de faiblir depuis le début de cette année avec la veillée d’armes pour les élections législatives du 28 avril prochain. Les députés semblent ne plus avoir le cœur à l’ouvrage au Parlement. Très peu d’entre eux participent maintenant aux travaux à l’hémicycle. Une ambiance de Parlement buissonnier qui rappelle l’atmosphère de fin de mandature sous les précédentes législatures.
Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la présente session extraordinaire a été demandée par la majorité des députés. Ils n’ont pas alors raison de boycotter leur propre signature. Puisque ce sont eux-mêmes qui ont signé la demande de convocation de cette session extraordinaire pour ce lundi et pour laquelle ils ont inscrit l’examen de sept dossiers à son ordre du jour. Les points concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin ; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin ; l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale gestion 2016; l’étude du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique et l’examen du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévues par la Constitution.
Aucun de ces dossiers n’a pu donc être examiné hier puisque la session extraordinaire elle-même n’a pas été ouverte. Eric Houndété n’a eu d’autre choix que de renvoyer l’ouverture de la session extraordinaire à 72 heures plus tard, c’est-à-dire au jeudi 21 février prochain. A cette nouvelle séance plénière, quel que soit le nombre de députés présents, le Parlement peut délibérer. Cela, sur le fondement de l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui stipule que : « Si, à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ».

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. C’est fort de cet adage que le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, connu pour sa proactivité, a pris l’arrêté n°368 c/ MEF /DC/ SGM/ DGB/DPSELF/SPSB/SP/024SGG19 du 15 février 2019. Il n’est pas sans impulser une nouvelle dynamique dans l’élaboration du budget national ainsi que du budget programme 2020-2022.
La gestion axée sur les résultats devient chose effective, sous peu, au-delà des incantations et autres professions de foi notées depuis quelques années. En 2020, tel que projeté en effet, au Bénin, la préparation et l’exécution des budgets des ministères et Institutions de l’Etat, se feront en tenant compte des politiques publiques et non plus, en fonction des moyens disponibles. C’est une réorientation majeure qui aura un fort impact sur l’action publique. L’arrêté pris par le ministre de l’Economie et des Finances s’inscrit en effet dans cette dynamique.
Inclusion
Aussi, le planning des tâches à exécuter dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour la gestion 2020 est-il fixé par ledit arrêté. Il n’est pas sans l’inclusion des structures compétentes de l’administration publique, de la société civile et des partenaires au développement, preuve du souci manifeste d’une large participation des forces vives de la nation, et de la quête d’un certain consensus qui sous-tendent la préparation du budget de l’Etat pour l’année.
L’élaboration et la publication, chaque année, du planning des tâches en relation avec la préparation du budget de l’Etat, de façon aussi inclusive, est une innovation béninoise saluée. D’autant plus qu’un premier round de discussions, qualifié de ‘’Consultation citoyenne’’ sera consacré aux acteurs de la Société civile, qui se prononceront, avant le débat d’orientation budgétaire (Dob) à l’Assemblée nationale en juin prochain. Les parlementaires ne seront plus, suivant cette dynamique, les seuls à se prononcer sur la loi de finances, car en amont, la Société civile, la presse, les syndicats seront consultés. C’est la marque d’une démocratie participative et de transparence sans précédent.

Le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) s’est préoccupé de l’exécution et de l’appel des décisions du Tribunal de commerce de Cotonou, vendredi 15 février dernier, à l’occasion d’un cocktail-débat entre ses membres et le président de cette institution. Les échanges ont porté sur les implications de cette réforme majeure dans l’arsenal juridique béninois.
« Les préoccupations des investisseurs privés sur la procédure de l’exécution et l’appel des décisions du Tribunal de commerce de Cotonou ». Tel est le thème autour duquel se sont déroulés les échanges entre le secteur privé et le président du Tribunal de commerce, William Kodjoh-Kpakpassou.
A l’entame de ce cocktail-débat qui s’inscrit dans la dynamique pour le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) de travailler pour l’amélioration du climat des affaires dans le pays, son président, Roland Riboux, a souligné qu’il s’agit, en prélude à la rencontre du cadre de concertation entre le ministère de la Justice et le secteur privé annoncée dans le courant de mars prochain, de réfléchir et d’exposer les préoccupations du secteur privé sur l’exécution des décisions de justice en matière commerciale et l’appel des décisions rendues par le Tribunal de commerce de Cotonou. « A l’épreuve de la pratique de ces différentes lois, les consommateurs des services judiciaires que nous sommes, se rendent compte que les réformes sont inachevées », défend-il.
Il relève deux difficultés majeures qui plombent d’une manière globale la réforme sur les juridictions commerciales au Bénin.
La première, précise-t-il, est liée à l’exécution des décisions du Tribunal commercial. En effet, la loi modificative du Code de procédures civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes qui a créé les juridictions commerciales est restée muette sur les articles 583 et suivants du Code des procédures relatifs au juge de l’exécution. Subséquemment, en cas de difficulté d’exécution d’une décision du Tribunal de Commerce de Cotonou, le Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou se déclare compétent en même temps que le Tribunal de Commerce de Cotonou.
En conclusion, des dossiers commerciaux sont encore pris au Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou. Mettant en exergue la lenteur du Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou, ajoutée à l’absence de publication de ses décisions, il note une véritable insécurité judiciaire qui se dégage de cette situation.
La seconde difficulté concerne les Cours d’appel de commerce. En effet, les Cours d’appel de commerce ne sont pas encore installées et la loi a déjà supprimé les chambres commerciales des Cours d’appel de droit commun. En toute logique, les décisions du Tribunal de Commerce de Cotonou qui ont fait l’objet d’appel devraient rester sans jugement. Cependant, dans les faits, les chambres commerciales des Cours d’appel de droit commun continuent de prendre les dossiers en appel alors même qu’elles n’ont plus d’existence légale. La portée des arrêts rendus par ces chambres commerciales est juridiquement discutable d’autant plus qu’en cas de pourvoi en cassation, il faut aller à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (Ccja) à Abidjan. Cette seconde difficulté renforce l’insécurité judiciaire, admet-il.
Toutes choses qu’il convient d’appréhender pour un plein exercice des affaires, à son avis.
Célérité dans les décisions
Présentant le contexte de la création du tribunal de commerce de Cotonou, le président de l’institution a indiqué que l’Assemblée nationale du Bénin a adopté à l’unanimité le 4 juillet 2016, la loi n° 2016-15 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 10 juin 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et la loi n° 2016-16 modifiant et complétant la loi n° 2008-07 du 28 février 2011 portant code de procédures civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes (Cpccsac) en République du Bénin. L’une des innovations majeures de ces deux lois mises en vigueur en octobre 2016 est la création des Tribunaux de Commerce au Bénin, notamment ceux de Cotonou, d’Abomey et de Parakou et des cours d’appel de commerce de Porto-Novo, d’Abomey et de Parakou.
La phase d’installation et d’opérationnalisation des tribunaux de commerce a commencé par le Tribunal de Commerce de Cotonou en décembre 2017.
Une phase qui marque une avancée majeure de la justice béninoise. Relevant le dynamisme constaté dans son fonctionnement, après une année d’activités, William Kodjoh-Kpakpassou a souligné que le Tribunal de Commerce de Cotonou est une juridiction professionnelle au service des professionnels. Une juridiction qui ne cesse de faire ses preuves à travers la célérité des décisions et les résultats remarquables obtenus.

Le collectif des partis de l’opposition réclame l’annulation de la décision EL 19-001 du 1er février 2019 de la Cour constitutionnelle au sujet du certificat de conformité aux dispositions de la charte des partis politiques. Ils l’ont fait savoir, hier lundi 18 février, à la faveur d’une conférence de presse tenue à Cotonou. Aussi, ont-ils fait des propositions pour une issue heureuse des législatives prochaines.
Le certificat de conformité aux dispositions de la charte des partis politiques, nouveau document, figurant sur la liste des pièces à fournir pour le dépôt des dossiers de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (Cena), en vue des prochaines législatives, n’est pas du goût des opposants au régime de la Rupture. D’après le porte-parole du collectif des partis de l’opposition, Candide Azannaï, il s’agit d’une entorse à la loi, car cette nouvelle pièce ne figure ni dans la charte des partis politiques, ni dans le code électoral.
C’est au regard de cette situation que le collectif des partis de l’opposition demande l’annulation de l’introduction, dans le processus électoral actuel, du certificat de conformité aux dispositions de la charte des partis politiques. Occasion pour eux de faire également des propositions, invitant l’autorité ministérielle « à délivrer les récépissés provisoires à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’Intérieur ». Ils souhaitent de même que le gouvernement réunisse toute la classe politique pour la recherche de conditions consensuelles à un amendement en procédure d’urgence du code électoral afin de corriger les failles que présenterait, selon eux, la loi électorale.

Le président de Béké Fc de Bembèrèkè, Francis Koto Gbian, n’entend pas prendre les grandes décisions qui engagent l’avenir de son club, sans associer les supporters. En témoignent ses échanges avec eux, jeudi 14 février dernier. Ceux-ci ont porté sur le projet de construction du stade de Bembéréké par le gouvernement et le choix du terrain devant accueillir les prochains matches à domicile du club, au cours des travaux.
Encore quelques mois, et le Béké Fc aura à sa disposition un stade rénové avec une pelouse en gazon synthétique. Mais, ce ne sera pas sans quelques conséquences pour ses matches à domicile du championnat national de football de la Vitalor Ligue 1. C’est le prix qu’il doit payer.
Au cours d’une rencontre avec les supporters, jeudi 14 février dernier à Bembèrèkè, le président du club, Francis Koto Gbian, a manifesté sa joie de voir ce nouveau stade devenir une réalité. Des sentiments que ses interlocuteurs présents ont bien voulu partager avec lui.
En effet, le démarrage des travaux induira le choix d’un nouveau terrain pour les matches à domicile de Béké Fc. Des échanges entre les deux parties en présence, il ressort que le président a déjà mené des démarches dans ce sens. Ainsi, c’est sur le terrain de football de N’Dali que le choix a été porté. Ce qui évitera aux supporters d’effectuer de longues distances.
Déjà, des travaux sont en cours sur le stade de N’Dali. Ceci pour le rendre opérationnel et permettre son homologation par la commission technique de la Fédération béninoise de football.
Par rapport aux efforts consentis par le président et son bureau directeur et les progrès que le club ne cesse de réaliser, les supporters n’ont pas caché leur satisfaction. Leur ambition est de voir leur équipe s’imposer dans la division d’élite du football béninois.
Après Bembèrèkè, Francis Koto Gbian a mis le cap, vendredi 15 février dernier, sur N’Dali où il a rencontré les responsables en charge du football. C’est pour réaffirmer sa volonté de délocaliser les matches à domicile de son club, sur le stade de leur localité. Il leur a demandé de ne pas marchander leur soutien à son club.

Mtn-Bénin n’en finit pas d’innover. Au profit de la jeunesse, le réseau de téléphonie mobile a mis en place une nouvelle offre dénommée Mtn Fresh. Son lancement a eu lieu, vendredi 15 février dernier, à Canal Olympia à Cotonou, devant des jeunes habillés aux couleurs de Mtn et en présence des responsables à divers niveaux de l’entreprise.
Le réseau de Gsm Mtn Bénin s’investit dans l’épanouissement de la jeunesse. C’est à travers sa nouvelle offre dénommée Mtn Fresh qui présente beaucoup d’avantages pour les jeunes.
Franck Adjou-Moumouni, responsable Service abonnés particuliers à Mtn Bénin, présente Mtn Fresh comme la réponse aux besoins de la jeunesse béninoise. De façon précise, il indique que Mtn Fresh, ce sont des avantages télécoms. A ce titre, il permet aux jeunes de communiquer à des tarifs réduits sur la plateforme comparativement aux tarifs conventionnels sur le marché. « Les appels sont à 0,5 F Cfa la seconde au sein de la communauté alors que le Sms est à 2 F Cfa et le Mo à 1,2 F », insiste le responsable Service abonnés particuliers chez Mtn Bénin soulignant que c’est l’offre Mtn Fresh spéciales Happy hour. Cette offre couvre les tranches de 12 h à 15 h et de 23 h à 6 h.
La deuxième catégorie, c’est les offres Mtn Fresh hors Happy hour. Ici, le Sms est à 5 F alors que l’appel ne coûte que 1 F la seconde sans oublier la disponibilité des forfaits préférés Mtn Maxi, Mtn Go Pack et internet.
La troisième formule, ce sont des réductions à partir de 5% dans des coins privilégiés de la ville de Cotonou et dans les régions telles que Porto-Novo, Bohicon et autres. Cette formule, poursuit Franck Adjou-Moumouni, se base sur des partenariats avec des restaurants. Mieux, le partenariat touche aussi les entreprises et les universités. Au niveau des universités, les jeunes pourraient bénéficier, non seulement de réductions, mais aussi de bourses. Dans les entreprises, ils auront des opportunités de stages afin d’être performants et mieux outillés sur le marché de l’emploi. C’est également une plateforme qui permet aux jeunes de réellement échanger et de communiquer avec leurs différentes communautés.
Enfin, la plateforme web Mtn Fresh permet aux jeunes de profiter d’un large contenu interactif gratuit : mini-séries, contenus éducatifs, tutoriels mode et cuisine, conseils beauté, etc.). « Cette plateforme, renchérit-il, se veut un lieu d’expression pour de jeunes talents béninois tels que des influenceurs, des artistes et des bloggeurs. »
Appréciant Mtn Fresh, Trypheyne Kpadonou, étudiante, se réjouit de son avènement. Elle mentionne qu’elle pourra obtenir des stages grâce à cette offre de Mtn. « Sur cette plateforme on a des stages académiques et professionnels », précise-t-elle en ajoutant qu’elle a déjà activé Mtn Fresh dès son arrivée à la cérémonie de lancement. Son camarade Coffi Michael Ekognon n’en dira pas le contraire. Ayant aussi déjà activé Mtn Fresh, il compte beaucoup l’utiliser pour communiquer.
Pour activer cette offre, il vous suffit de taper *303#.

Les réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement portent leurs fruits et augurent de bonnes perspectives. C’est ce qui justifie le bond qualitatif fait par le Bénin dans le classement du magazine Forbes en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires.
Outre son intérêt pour les grosses fortunes du monde, le magazine américain Forbes fait de l’amélioration du climat des affaires sa préoccupation. Ainsi, procède-t-il à une évaluation de l’environnement des affaires suivant une quinzaine de critères relatifs notamment aux droits de propriété, à la qualité de vie, la fiscalité, l’innovation, la liberté d’entreprendre, la taille du marché, la bureaucratie, la corruption, la main-d’œuvre, les infrastructures, etc.
Son dernier classement, publié en janvier 2019, classe le Bénin, troisième meilleur pays de l’Uemoa pour faire des affaires, derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le Bénin figure ainsi dans le trio de tête du top 20 des pays africains les plus attractifs en 2019.
Cette performance du Bénin s’explique par plusieurs facteurs. Selon le magazine Forbes, au cours des premières années de l’administration du président Patrice Talon, le gouvernement a suivi un plan d’actions ambitieux visant à relancer le développement en investissant dans les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et la gouvernance. L’offre d’énergie électrique, qui a jusque-là limité la croissance économique au Bénin, a augmenté et les délestages intempestifs observés dans un passé récent ont été considérablement réduits. Le magazine met également en avant les réformes portuaires qui ont conduit au renforcement de la sécurité dans l’enceinte portuaire et la loi sur le Partenariat Public-Privé votée en 2017 et qui vise à attirer des investissements publics étrangers.
De même, Forbes souligne que, dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement, le Bénin compte mettre l’accent sur le tourisme, faciliter le développement de nouveaux systèmes de traitement des produits alimentaires et agricoles et promouvoir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Par ailleurs, le magazine relève que le Fmi, en avril 2017, a approuvé au profit du Bénin, un accord de facilité élargi de crédit pour une durée de trois ans, d’un montant de 150,4 millions de dollars, visant à préserver la viabilité de la dette et à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers.

Les potentiels candidats aux élections législatives du 28 avril prochain amorcent la dernière semaine pour le dépôt de leurs dossiers de candidatures, à la Commission électorale nationale autonome (Céna), qui se déroule du 21 au 26 février prochain.
Les partis politiques n’ont plus beaucoup de temps pour déposer leurs listes de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (Céna). La réception des dossiers démarre le jeudi 21 février pour prendre fin le mardi 26 février suivant, conformément au calendrier électoral rendu public le 22 janvier dernier par le président de la Céna, Emmanuel Tiando. Si cet agenda est respecté, les candidats désireux de se lancer dans cette course ne disposent plus de beaucoup de temps pour déclarer leurs candidatures. Ils n’ont désormais que moins de 96 h.
En effet, la déclaration de candidature doit comporter douze pièces au total. Elle doit comporter les noms, prénoms, profession, date et lieu de naissance et adresse complète du ou des candidats ; la couleur de l’emblème, le signe ou le logo que le parti a choisi pour l’impression des bulletins. Il est ajouté à cette pièce une photocopie légalisée de la carte d’électeur par candidat titulaire et suppléant ; une quittance de versement au Trésor public, du cautionnement d’un montant de 3 millions F Cfa par candidat titulaire, soit au total 249 millions Cfa par liste de candidatures ; une attestation du parti politique qui consacre l’investiture des candidats ; une déclaration par laquelle le candidat certifie sur l’honneur qu’il n’est candidat que sur cette liste et qu’il ne se trouve dans aucun des cas d’inéligibilité prévus par le Code électoral en vigueur. A défaut de signature de la déclaration par tous les candidats de la liste, une procuration dûment certifiée par l’autorité administrative compétente devra être produite pour les candidats n’ayant pas signé personnellement cette déclaration ; cette procuration doit donner pouvoir au signataire effectif de la déclaration.
Aussi, le dossier de candidature doit-il comporter un certificat de nationalité par candidat titulaire et suppléant ; un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois par candidat titulaire et suppléant ; un extrait d’acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu par candidat titulaire ou suppléant ; un certificat de résidence par candidat titulaire ou suppléant ; un quitus fiscal des trois dernières années, c’est-à-dire de 2016, 2017 et 2018, attestant que le candidat titulaire ou suppléant est à jour quant au paiement de ses impôts ; une fiche récapitulative du positionnement des candidats dans toutes les circonscriptions électorales et le certificat de conformité du parti politique avec la charte des partis politiques au Bénin. Aucune de ces pièces n’est à négliger par le candidat ou la liste de candidatures.
Seulement, à moins de 96 h du démarrage de la réception des dossiers de candidatures, aucun parti politique ne semble totalement prêt avec sa liste. Du moins, si l’on doit s’en tenir à la sortie médiatique, en date du jeudi dernier, du ministre chargé de l’Intérieur, Sacca Lafia en charge de l’enregistrement des partis politiques devant aboutir à la délivrance du fameux certificat de conformité du parti politique à la nouvelle Charte des partis politiques. Selon le ministre, aucun des dix partis politiques enregistrés par ses services compétents n’est encore à jour. Leurs dossiers ont été tous rejetés pour correction suite aux observations faites par le ministère. Ces partis politiques doivent être en train de courir actuellement dans tous les sens pour satisfaire aux exigences du ministère de l’Intérieur afin de valider leurs dossiers en vue de se faire délivrer ce certificat.
En dehors de cette pièce, il y a aussi le quitus fiscal qui semble donner suffisamment du fil à retordre en ce moment aux potentiels candidats. A peine une centaine de ce sésame a été délivrée à la date d’aujourd’hui par l’administration fiscale. Selon des indiscrétions, plusieurs demandeurs du quitus fiscal en ligne ont reçu des avis provisoires défavorables. Ceux-ci sont tenus de corriger les observations relevées par l’administration fiscale s’ils tiennent à obtenir leur quitus fiscal. Tout ceci doit se faire dans un laps de temps, vu que l’on est à quelques heures du dépôt des dossiers de candidatures à la Céna.

Après vingt-neuf ans de démocratie, où en est le Bénin sur les plans politique et socioéconomique ? Nous nous limiterons à un seul aspect dans notre contribution à la réflexion. Après sept législatures, notre Parlement a accueilli de nombreux députés élus sur listes. Nous partons de l’hypothèse que ce mode d’élection de nos représentants à l’Assemblée nationale a fait ses preuves, sans que le Bénin ne connaisse une réelle représentation de chacune de nos communes au Parlement. Nous confronterons le mode actuel d’élection de nos députés au mode uninominal d’élection.
Nous aimerions partager avec vous notre analyse concernant le mode d’élection de nos députés au Bénin et les conséquences qui en découlent. Prenons, au hasard bien sûr, la quatrième circonscription (Kérou, Kouandé, Pehunco, Toucountouna et Natitingou) pour illustrer notre analyse ; cette analyse est valable pour les circonscriptions constituées de plusieurs communes. Dans la quatrième circonscription, nous avons quatre députés pour cinq communes ; ces députés sont élus à la proportionnelle sur des listes concurrentes. Précisons que chaque député est le représentant de la nation tout entière ; mais il est important de noter que le député a aussi pour mission de relayer au niveau national les problèmes de sa base électorale, comme c’est le cas dans la plupart des démocraties.
Le premier constat, dans le meilleur des cas, est qu’une commune est de fait dépourvue d’un député, d’un homme ou d’une femme qui connaît bien les problèmes de cette commune. Il est évident que le débat national n’est efficace que si chaque localité se sent concernée par les problématiques abordées ; raison pour laquelle, chaque localité doit être représentée à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, il existe un risque possible, l’élection de quatre députés qui, appartiennent à différentes listes qui avec le concours du sort, ont tous, ou presque, leur base électorale dans une seule et même commune. Les autres communes sont de fait privées de porte-parole au Parlement. La taille des circonscriptions est aussi une difficulté non moins importante ; l’étendue des circonscriptions électorales rend quasi impossible leur couverture par un seul député, dans le cas où les quatre députés sont issus de listes concurrentes. Il en résulte qu’après les élections législatives, beaucoup de communes ne reçoivent pas du tout, ou très peu, de visites de députés élus dans leurs localités.
Enfin, une autre limite du mode de scrutin sur listes est que nous votons, peut-être, pour un candidat d’une liste et par conséquent pour tous les autres sur la même liste, quel que soit notre manque d’intérêt pour eux.
Il serait plutôt bénéfique à nos populations de procéder autrement. En effet, des élections uninominales, avec ou pas une dose de proportionnelle, ce qui implique à terme la suppression de l’élection sur listes, contribueront à améliorer les rapports entre les députés et leurs bases électorales ; l’électeur votera, désormais, pour une personne et sa vision, et non pour une liste.
Le but, c’est de pourvoir un député, ou plusieurs, par commune selon la démographie et la superficie. Les communes très peu peuplées et voisines pourront constituer une seule circonscription électorale. L’avantage est que le député élu par cette commune sera obligé d’y être présent, s’il veut assurer sa réélection future ; par conséquent, les députés se feront l’écho des problèmes de leurs communes à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, les résultats des élections traduiront les aspirations de chaque commune; les visions plébiscitées, ou désavouées, donneront une lisibilité claire des attentes de nos localités, et en général des Béninois. De plus, il faut fixer un cadre légal rigoureux permettant à chaque député d’avoir une permanence locale dans la commune où il (elle) a été élu(e) ; il en résultera la création d’emplois locaux, car ces permanences seront tenues par des hommes et femmes des localités.
Enfin, avec ce mode de scrutin, les priorités nationales ne se fonderont plus que sur les seules grognes des grandes villes ; même le plus petit village du Bénin s’identifiera dans les orientations nationales.
En définitive, nous relevons les insuffisances du mode de scrutin sur listes. Nous proposons que nos futurs législateurs, de concert avec l’Exécutif, réfléchissent sur de nouveaux modes d’élections de nos députés autres que le scrutin sur listes. Quant à nous, nous proposons une piste de réflexion : le scrutin uninominal aux législatives comme moyen de promotion de nos localités. Cerise sur le gâteau, si ce mode de scrutin fait évoluer nos mentalités, en matière d’élection de nos dirigeants et représentants politiques.
Par Justin AGLIN ANATOLE
Docteur ès Lettres – Université de Bretagne - Occidentale – France
Société 15 févr. 2019

Neuf matchs sont prévus pour le compte de la 16e journée du championnat national de football de ligue 1 qui s’ouvre ce vendredi 15 février à Cotonou. Les déplacements des Dragons, de la Jeunesse sportive de Pobè et des Panthères pour affronter respectivement les Buffles du Borgou, Energie et Association sportive Oussou Saka sur leurs installations, constituent les affiches phares de cette journée.
Revigorés par leur victoire (4-0) sur l’Université polytechnique Obiang Mbassogo (Upi-Onm), les Dragons vont effectuer une sortie difficile ce dimanche 17 février au stade municipal de Parakou à la faveur de la 16e journée de la ligue 1. Tombeurs des Panthères lors de la 15e journée du tournoi, Nabil Yarou et ses coéquipiers attendent de pied ferme les Dragons de l’Ouémé. Une rencontre qui s’annonce épique, vu l’enjeu pour les deux formations. Invaincus depuis le début de cette compétition, l’entraîneur Bruno Goudjo Adoula et ses poulains vont chercher une fois encore à confirmer leur place de leader, tandis que les Dragons de l’Ouémé, club le plus titré du Bénin, vont tenter de battre leurs adversaires pour se relancer dans la compétition.
A trois longueurs du premier relégable, les Dragons de l’Ouémé, 11e avec 19 points +2, devront éviter la septième défaite de la saison pour s’éloigner de la zone rouge. Les protégés de Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football, devront également gérer le public sportif de Parakou qui fait preuve de détermination pour accompagner son équipe à la victoire. L’entraîneur des Buffles du Borgou, Bruno Goudjo, compte d’ailleurs sur cet atout majeur pour faire plier le match à domicile : « Les Dragons ne pourront pas tenir devant notre public. Ce sera un match très difficile pour eux», a-t-il confié, lundi dernier.
A la même heure, au stade René Pleven de Cotonou, Energie Football club, avec une obligation de résultat, devra enchaîner face à la Jeunesse sportive de Pobè. Après leur victoire étriquée 1-0 contre Ayema, les poulains de Mathias Deguénon doivent l’emporter pour ne pas tomber dans la zone rouge. 13e au classement avec 17 points à un point du premier relégable, les Électriciens n’ont pas droit à l’erreur. Auréolée par sa victoire (3-0) sur l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, la Jeunesse sportive de Pobè, 2e avec 26 points +7, invaincue depuis 5 journées, tentera de continuer sur la même lancée face à Energie Football club sur ses installations. Une équation sans doute difficile !
Contrainte au partage des points (1-1) par l’Union sportive de Sèmè-Kraké la journée précédente, l’Association sportive Oussou Saka (Asos) va recevoir demain, samedi 16 février, les Panthères de Djougou au stade René Pleven de Cotonou. Un déplacement périlleux pour les Panthères 6e, avec 24 points +4, car les protégés de Oussou Saka, 8e avec 22 points +4 voudront regagner la confiance de leurs supporters déçus du nul de la 15è journée.