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Nouvelles

15e édition de Bénin Tôfa: L’année 2023 sous l’influence du signe Sâ-Tchè
Les prêtres du Fâ ont procédé, dimanche 04 décembre, à la consultation annuelle du Tofâ 2023. Cette cérémonie a eu lieu dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi. Il en ressort que l’année prochaine sera placé sous l’égide du signe Sâ-Tchè.La consultation révèle le "Sâ-tchè" comme signe principal pour le Bénin en 2023. Il est accompagné de "Trukpin-Lètè’’ et "Losso-Mèdji". David Koffi Aza, consultant et prêtre du Fâ, coordonnateur de Bénin Tofâ, explique : «L’année 2023 sera positive avec beaucoup d’opportunités et beaucoup de moyens financiers. Toutefois, le Fâ demande de prendre des dispositions idoines afin de corriger tout ce qui est négatif. Au niveau du signe principal, le Fâ demande de prendre des mesures pour renforcer la sécurité maritime. A ce niveau, l’oracle fait apparaître des risques de naufrage au bord ou au large des côtes. Toujours pour l’année 2023, le Fâ prévient des dossiers de malversations financières au niveau de personnalités de la République. L’effondrement de bâtiments en construction ou déjà construits pourrait s’observer et causer des pertes en vie humaine.» Dans son interprétation, Coffi Aza a aussi fait remarquer que la persécution étrangère va s’intensifier. Pour lui, il faut impérativement renforcer la sécurité au niveau de nos frontières pour conjurer le mauvais sort. Aussi, le Fâ prévient-il des chutes de techniciens qui travaillent en hauteur sur des installations dans le domaine du bâtiment ou de l’électricité, aurait confié l’oracle. Afin de purifier le Bénin en 2023 et de conjurer les mauvais sorts, certaines divinités ont été identifiées en vue de réaliser des sacrifices expiatoires, et ceci avant la fin de l’année 2022. Ainsi, nous avons : le ‘’Lègba et le Yèbiosso ’’ qui sont à Godomey, le ‘’Lissa’’ qui se trouve à Ouidah, le ‘’minonnan’’ localisé à Akpakpo, le ‘’Sakpata et le ‘’Yèbiosso’’ de Dassa, le ‘’Tohossou’’ de Wémè- Dangbo, le voudoun ‘’Dan’’ de Dantokpa, le ‘’Gou’’ à Dassa et la divinité ‘’Hohô’’ de Ouidah, a-t-il indiqué. Cette consultation annuelle annonce également des cas d’infidélité des femmes et des avortements. Par Roger KOCLANNOU (Stag.) Culture 06 déc. 2022


Afrique subsaharienne: Les transferts de fonds progressent de 5,2 %
Les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne augmentent de 5,2 % contre 16,4 % l’année dernière, estime la Banque mondiale. Le coût du transfert de fonds pour la région demeure le plus élevé au monde.Les remises migratoires vers l’Afrique subsaharienne atteindraient 53 milliards de dollars en 2022, soit une hausse de 5,2 % des transactions contre 16,4 % l’année dernière, d’après la dernière édition de la Note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement (Focus spécial : Migration climatique, Novembre 2022). En 2023, indique le document, les flux devraient encore ralentir à 3,9 %, en raison de la persistance d’une conjoncture défavorable dans le monde et dans les pays sources de la région qui est la plus exposée aux effets de la crise mondiale. Les résultats des transferts de fonds dépendront de l'équilibre entre les besoins croissants de soutien de la main-d’œuvre africaine à l’étranger et la disponibilité des revenus dans les pays d’accueil. Le Nigeria, le Ghana et le Kenya sont les plus grands destinataires des envois de fonds dans la région. Le rapport souligne, cependant, que la part des envois de fonds dans le produit intérieur brut (Pib) est plus importante en Gambie (28 %), au Lesotho (21 %), aux Comores (20 %) et au Cap-Vert qui sont plus dépendants des recettes. Globalement, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire sont estimés à 626 milliards de dollars, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année dernière. Il est ainsi noté une résistance aux turbulences mondiales en 2022 mais qui constitue, toutefois, un net recul par rapport à la hausse de 10,2 % Ces envois de fonds des migrants permettent aux ménages de financer des produits essentiels : nourriture, santé et éducation dans leurs pays d’origine. « Les migrants contribuent à desserrer des marchés du travail tendus dans les pays d'accueil tout en soutenant leurs familles grâce aux transferts de fonds », souligne Michal Rutkowski, directeur mondial Protection sociale et Emploi à la Banque mondiale, cité dans un communiqué de presse de la Banque mondiale en date du 30 novembre dernier. Il soutient que des politiques de protection sociale inclusives ont aidé les travailleurs à parer aux aléas des revenus et de l’emploi engendrés par la pandémie de Covid-19 et plaide pour qu’elles soient maintenues au regard de leurs effets positifs sur les remises migratoires.

Tarif toujours élevé

Les tarifs d’envoi de 200 dollars vers les pays à revenu faible et intermédiaire demeurent élevés, à 6 % en moyenne au deuxième trimestre 2022, selon la Banque mondiale. Et, c’est encore plus cher de passer par les banques que par les opérateurs mobiles (3,5 %) qui représentent moins de 1 % du volume total des transactions. L'Afrique subsaharienne reste la région la plus chère pour envoyer de l’argent. Les expéditeurs ont dû payer 7,8 % pour envoyer 200 dollars vers les pays africains au cours du deuxième trimestre 2022. Les coûts des transferts d’argent varient en moyenne de 3,4 % à 25,2 %. Les coûts des envois de fonds intra-régionaux sont encore plus élevés en raison des faibles quantités de flux formels et de l’utilisation des taux de change du marché noir. Par exemple, l’envoi de 200 dollars depuis la Tanzanie vers l’Ouganda voisin aurait coûté 35,2 % au migrant au deuxième trimestre de 2022. Les services numériques peuvent permettre de réduire considérablement le coût des services de transfert d’argent et les délais de traitement, en dépit du poids de la réglementation relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme qui entrave le transfert de fonds. Pour ce faire, « Il est essentiel de permettre aux migrants et aux opérateurs de transferts de fonds d’accéder à des comptes bancaires », a préconisé Dilip Ratha, chef du Partenariat mondial pour les connaissances sur les migrations et le développement (programme Knomad) et auteur principal de la Note? [caption id="attachment_90759" align="alignnone" width="450"] Sources : Knomad/Banque mondiale ; Indicateurs du développement mondial ; Statistiques de
la balance des paiements du FMI.
NB : FDI = Investissement direct étranger ; ODA = Aide publique au développement ; e = estimation ; f = prévision[/caption]
Economie 06 déc. 2022


Manœuvre Sèmè 2022: La Garde républicaine s’assure un bon niveau d’opérationnalité
Le commandement et les hommes de la garde républicaine ont organisé du 29 novembre au 2 décembre dernier, l’opération Sèmè 2022. Laquelle a permis de jauger le niveau de réaction des éléments de cette composante de l’armée face à certaines situations. Le scénario mis en œuvre par les hommes du colonel Dieudonné Tévoèdjrè, commandant de la garde républicaine, à l’occasion de la manœuvre Sèmè 2022 a trait à un cas d’occupation d’une partie du territoire national, notamment Sèmè-Podji par les éléments du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji sous les ordres de Sheikh Hamidou Baba Igué. Ladite opération s’inscrit dans le Plan de travail annuel de l’institution et découle des directives du chef d’état-major de l’armée de terre en vue de maintenir haut le niveau d’opérationnalité à travers des exercices adaptés aux menaces, explique colonel Dieudonné Tévoèdjrè. Deux objectifs majeurs sont poursuivis, indique-t-il. Le premier, c’est de familiariser les officiers de la garde républicaine avec les opérations de terrain et le second, conditionner les troupes à des techniques de combat dans un contexte asymétrique. Le choix de la commune de Sèmè-Podji résulte de sa situation géographique bien favorable, selon le commandant de la garde républicaine, au terme de l’exercice. Dès le mardi 29 novembre, le chef d’escadron Patrick Adjovi chef du centre des opérations pour la manœuvre Sèmè 2022 et les autres officiers impliqués dans la manœuvre se sont déployés avec leurs hommes sur le terrain. Ils avaient pour mission de restaurer l’autorité de l’Etat ainsi que la libre circulation des personnes et des biens, de reprendre le contrôle de la zone et surtout de neutraliser le leader du Mouvement islamique de libération de Sèmè-Podji et ses lieutenants. « Nous avons franchi la ligne de débouchés depuis dix heures et nous menons une reconnaissance offensive sur des éléments ennemis avec une menace terroriste diffuse dans la zone », explique le chef d’escadron Patrick Adjovi en pleine opération. Autour de lui, des hommes en armes dissimulés un peu partout dans la brousse, évoluant en groupe ou en singleton, recevant de temps à autre des instructions via leurs postes radio. Malgré les rayons ardents du soleil, le sous groupement tactique interarmes en action était en progression vers la forêt de Okoun Sèmè où se situe le dépôt logistique des forces ennemies. Sur le terrain, une zone nue qui impose des dispositions particulières, notamment en raison de certains passages particuliers et dangereux.

Restaurer l’autorité de l’Etat

Dans leur progression, les hommes se heurtent à un ouvrage de franchissement. Sa traversée pourrait se révéler risquée car les éléments du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji y auraient posé des engins explosifs. Les soldats en charge du déminage sont appelés à la rescousse. Pendant que leurs pairs tentent des issues sur les allées, la zone est déminée et la marche suit son cours avec des échanges de tirs. Dans sa progression, la garde républicaine a également planifié plus tard dans la soirée, vers 19 heures, de procéder à la destruction d’un important dépôt logistique situé dans la forêt de Okoun Sèmè. [caption id="attachment_90754" align="alignnone" width="450"] Le commandant Boris
Landjihounsounou[/caption] La phase de reconnaissance offensive et de neutralisation progressive doit passer par différentes missions, selon le chef d’escadron Patrick Adjovi. Il est planifié entre autres la reconnaissance offensive, l’identification de la menace, la conquête des zones occupées par la menace, le contrôle total des zones conquises, le nettoyage des éléments résiduels de la menace… Pour cet exercice, environ 450 hommes ont été déployés. L’assurance, la sérénité et la confiance qui se lisaient sur leurs regards constituent autant d’éléments d’engagement de leur part. Ainsi parviendront-ils, dans la soirée de ce mardi, comme convenu, à détruire l’importante base logistique de leurs ennemis. Une fragilisation mal digérée par l’ennemi qui, en riposte, fera foncer un engin piégé sur les éléments de la garde républicaine. Au terme de cette action, le bilan est lourd et fait état de quinze pertes dans le rang des hommes de l’opération Sèmè 2022. Dans ce conflit de faible intensité qui vise la restauration de l’autorité de l’Etat, l’objectif du Mouvement islamique de libération de Sèmè Podji, selon les officiers engagés dans l’opération, était de contrôler la zone au sud de la forêt de Sèmè, de faire main basse sur les gisements pétrolifères de la zone et, in fine empêcher la tenue des élections à venir?
Société 06 déc. 2022


Equipements de production de l’énergie solaire: L’exonération des taxes préconisée sur cinq ans au moins
La mesure d’exonération sur les équipements de production de l’énergie solaire devrait être reconduite sur les cinq prochaines années au moins. Cette recommandation ressort du Rapport d’évaluation des dépenses fiscales adossé à la loi de finances 2023. Sur la période de 2015 à 2021, l’exonération de la Tva et de droits de douane sur la production, la commercialisation et l’importation des matériels photovoltaïques n’a engendré qu’une perte de recettes évaluée à 765,3 millions F Cfa au total sur les sept années de mise en œuvre de la mesure, d’après le Rapport d’évaluation des dépenses fiscales adossé à la loi de finances 2023. Cette perte de recettes d’une moyenne annuelle de 109,3 millions F Cfa « paraît insignifiante » sur le Budget national comparée d’une part, aux avantages tirés par les bénéficiaires (ménages et entreprises) et d’autre part, aux volumes d’importations, analyse le ministère de l’Economie et des Finances (Mef). D’où il est recommandé de reconduire la mesure d’exonération pour encore quelques années, de l’élargir à d’autres équipements nécessaires aux installations photovoltaïques complètes pour un ménage et de faire connaître aux entreprises et ménages la liste exhaustive des équipements concernés par l’exonération. Malgré la suppression des droits de douane et de la Tva, les recettes de porte et la Tva sont plutôt dans une tendance haussière avec l’augmentation des importations totales et de la valeur ajoutée totale. L’exonération prive certes l’Etat de recettes fiscales non négligeables, mais cette perte de recette ne remet pas fondamentalement en cause la tendance à la hausse des recettes fiscales totales. Pour les ménages, les résultats de la simulation font apparaître une baisse de 2,34 % en moyenne annuelle de l’indice des prix à la consommation, ce qui conduirait à un accroissement de leur consommation de 1,5 % en moyenne annuelle. L’évolution notée au niveau des produits de l’énergie solaire est allée de pair avec une augmentation des importations totales attendues qui varient en moyenne annuelle de 2,87 %. Effets sur les entreprises La simulation des effets de l’exonération des taxes conclut à une augmentation des importations des produits qui contribuent à la production de l’énergie solaire, de l’ordre de 9,95 %, selon le rapport du Mef. Ce taux d’accroissement de cette catégorie de produits est largement supérieur à celui de l’énergie électrique conventionnelle qui n’est que de 0,66 %. La réduction du coût des importations favorise la mise en place d’industries des produits de l’énergie solaire. De même, l’analyse de l’évolution des chiffres d’affaires des entreprises du secteur de l’énergie renouvelable montre un effet non négligeable de la mesure sur leurs activités. Les sociétés qui importent et vendent ces équipements, sont passées de 8,8 % avant l’exonération à 40,5 % après l’institution de l’incitation fiscale. Celles qui avaient enregistré des baisses de chiffres d’affaires sont passées de 23,5 % à 14,3 % après l’instauration de la mesure. Les bénéfices générés par la commercialisation des matériels photovoltaïques ont atteint 30,8 % contre à peine 6,5 % avant l’exonération, pour la proportion des entreprises ayant enregistré des bénéfices à la hausse. L’enquête montre que l’institution de la mesure d’exonération a permis à ces entreprises d’accroitre le nombre de clients/partenaires qui passe de 5 % avant l’exonération à 50 % après. Il est également noté la création de plusieurs points de vente et le développement des services après-vente sur le territoire béninois par certaines entreprises du fait de la mesure. Il importe à présent de renforcer le contrôle des prix et de la qualité des équipements : panneaux, lampes, câbles, chauffe-eau, contrôleurs-générateurs, batteries et autres matériels solaires. Le rapport recommande également la réduction des taux bancaires pour faciliter l’accès au financement des entreprises du secteur de l’énergie renouvelable, la création d’un fonds souverain dédié au développement du secteur? Economie 06 déc. 2022


133e Conseil d’administration de la Boad: Deux projets de 28,5 milliards F Cfa approuvés pour le Bénin
Au terme de sa 133e session ordinaire, le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a approuvé le financement partiel de plusieurs projets dans les Etats membres de l’Uemoa, ce 2 décembre à Niamey. Pour le compte du Bénin, un financement pour la viabilisation du site des logements sociaux à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi et une ligne de refinancement d’une banque sont accordés. La Banque ouest-africaine de développement (Boad) a autorisé à l’issue de sa 133e session ordinaire, à Niamey, de nouveaux crédits pour la mise en œuvre de plusieurs projets dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il s’agit notamment de deux propositions de projets financées sur les ressources du programme Songtaaba, d’un montant de 36 milliards F Cfa, de trois nouvelles propositions de projets pour un montant global de 45 milliards F Cfa et de deux lignes de refinancement d’un montant global de 28,5 milliards F Cfa, soit au total, 109,5 milliards F Cfa. Au profit du Bénin, le montant de 25,8 milliards F Cfa a été approuvé pour la mise en œuvre de deux projets. Il s’agit de la viabilisation du site de Ouèdo, dans le cadre de la construction de 10 849 logements sociaux et économiques dans la commune d’Abomey-Calavi. Les travaux de viabilisation permettront d’assurer une alimentation de qualité en électricité, par l’augmentation de la puissance du réseau électrique sur tout le site du projet et la construction d’une usine de traitement d’eau et d’un château d’eau de 500 m³. Le montant de l’opération est de 10 milliards F Cfa. La Boad approuve également la mise en place en faveur de Nsia Banque Benin Sa (i) d’une ligne de refinancement dans le cadre du programme de relance des activités des entreprises de l’Uemoa, suite à la crise sanitaire liée à la Covid-19 et (ii) d’un prêt subordonné, le tout pour un montant de 18,5 milliards F Cfa. En ce qui concerne les projets financés sur ressources du programme spécial Songtaaba 2022-2024, il s’agit de la reconstitution du stock de sécurité alimentaire au titre de l’exercice 2023 en République du Mali. Ce projet permettra de répondre à la demande alimentaire des populations maliennes, de renforcer les capacités de prévention des chocs et des crises, d’améliorer l’accessibilité des vivres, notamment aux populations vulnérables, et de réduire les distorsions du marché céréalier sur le plan national. Le prêt approuvé pour le financement partiel de ce projet est de 25 milliards F Cfa. Pour le bonheur des populations Au Niger, la Banque approuve le financement d’un projet relatif à l’alimentation en eau potable en milieu rural notamment dans les régions de Dosso, Maradi, Tahoua et Tillabéri. Ce projet permettra de réaliser 45 systèmes d’alimentation en eau potable, desservant 92 localités. Il prévoit également la réalisation de 334 blocs de latrines institutionnelles dans les écoles et les centres de santé. Le montant de l’opération est de 11 milliards F Cfa. S’agissant du programme de financement ordinaire au Niger, il est prévu l’aménagement de voies urbaines dans la ville de Niamey. On assistera à l’aménagement de la section urbaine de la RN25 et à la réhabilitation du tronçon Niamey-Nyala. Le projet permettra d’améliorer la mobilité sur les tronçons concernés en réduisant le temps de parcours, de baisser le nombre d’accidents de la circulation de plus de 60 % et le coût d’exploitation des véhicules d’environ 40 %, à partir de la première année de mise en service de la route. Le prêt approuvé à ce niveau est de 25 milliards F Cfa. Pour la relance des activités de Asusu Sa en République du Niger, le montant de l’opération est de 10 milliards F Cfa. Le projet permettra de maintenir l’accès des populations exclues du système bancaire classique et celles qui sont économiquement vulnérables, notamment les femmes et les jeunes, à des services financiers diversifiés et innovants. Le dernier projet approuvé au cours de cette 133e session ordinaire de la Boad est la mise en place d’une ligne de refinancement en faveur de Vista Bank Burkina Faso. Cette ligne permettra à Vista Bank Burkina d’accroître son activité de financement à moyen terme, de consolider son développement, et de contribuer à la croissance de l’économie nationale. Ces nouvelles approbations portent à 7182,1 milliards F Cfa le total des engagements, toutes opérations confondues de la Boad, depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976. Il faut noter qu'au terme de la 133e session ordinaire, Serge Ekué, président du Conseil d’administration de la Boad, a exprimé sa gratitude aux membres du conseil pour la qualité des échanges et la pertinence des orientations, et félicité les équipes pour la qualité des dossiers soumis à l’examen du conseil? Actualités 06 déc. 2022


Journée internationale des personnes handicapées: L’initiative Handiday pour une société plus inclusive
La célébration, ce samedi 3 décembre, de la 30e édition de la Journée internationale des personnes handicapées a été l’occasion pour l’Association ‘’Société inclusive’’ de lancer la première édition du projet ‘’Handiday’’ qui se veut une journée intense d’apprentissage et de sensibilisation aux droits des personnes handicapées au Bénin. L’engagement de l’association ‘’Société inclusive’’ pour l’inclusion des personnes handicapées au Bénin depuis sa création n’est plus à démontrer. A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, elle a lancé le projet Handiday. Dans ce cadre, les participants ont suivi plusieurs communications dont la première porte sur le bilan et les perspectives de protection et de promotion des droits des personnes handicapées au Bénin. La deuxième porte sur les conditions préalables à la construction d’une société pleinement inclusive au Bénin et la troisième sur l’éducation inclusive et l’insertion professionnelle. Nadiath March, représentante résidente de Société inclusive au Bénin, n’a pas manqué de rappeler le rôle et la mission de l’association. « Société inclusive est une organisation à but non lucratif créée en 2019. Sa mission est de contribuer à la création d’une société plus inclusive pour les personnes en situation de handicap », a-t-elle fait savoir. L’association articule ses activités autour de quatre axes à savoir : la défense des droits des personnes en situation de handicap, le plaidoyer en faveur de l’inclusion, la sensibilisation du public pour favoriser un nouveau regard de la société sur le handicap et l’accompagnement individuel et personnalisé des jeunes en situation de handicap. Pour cette première édition de Handiday, l’association bénéficie de l’accompagnement du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. « Permettez-moi de remercier l’association Société inclusive, une organisation engagée qui vient en appui aux initiatives qui visent l’atteinte des objectifs attribués à mon département ministériel dans la mise en œuvre de sa politique sociale à l’endroit des citoyens vivant avec un handicap », a affirmé Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Elle souligne que depuis la création de Société inclusive, son département ministériel a pris en charge l’inclusion des personnes handicapées et soutenu les projets porteurs entrepris par cette organisation. «L’initiative Handiday vient à point nommé car elle cadre bien avec les politiques mises en place par le gouvernement dans l’atteinte des Objectifs de développement durable, conformément à l’agenda 2030 », a-t-elle fait savoir. Véronique Tognifodé dit compter sur le soutien de tous pour renforcer la synergie de tous les efforts en faveur de la réduction des inégalités fondées sur le handicap et des conditions d’inclusion des personnes handicapées. La célébration de cette journée a permis également à l’association de procéder à la remise de prix aux lauréats de la première édition du concours ‘’Hanarts’’, à la vente aux enchères d’une œuvre du peintre béninois Francel Dagbéto ainsi qu’à une exposition des œuvres Hanarts? Société 05 déc. 2022


Emergence de jeunes athlètes béninois: Bénin Terminal finance six associations sportives
Bénin Terminal, filiale de Bolloré Ports, a signé en septembre 2022, un accord de financement avec six associations et fédérations sportives béninoises. D’un montant total de 25 000 000 F Cfa, ces financements serviront exclusivement à la mise en œuvre des projets et initiatives des clubs sportifs professionnels sur l’exercice en cours. L’objectif recherché étant de favoriser l’émergence de jeunes athlètes béninois talentueux dans diverses disciplines sportives phares en accord avec la vision du gouvernement.Après une série de rencontres et d’auditions réalisées entre avril et juin 2022, Bénin Terminal a finalement retenu deux fédérations nationales à savoir Fédération béninoise de Tennis (Fbt), Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb), et quatre associations sportives professionnelles : Djeffa Fc, Aspal Basket-ball, Alafia Sport & Management et Galaxie-jeunesse. Plusieurs projets ont déjà été initiés. À titre d’exemple, la Fédération béninoise de Basket-ball en coordination avec l’association Galaxie-Jeunesse, et en partenariat avec le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) de Cotonou, ont entrepris la rénovation des terrains de basket-ball dudit collège. Le développement du sport féminin a particulièrement retenu l’attention de Bénin Terminal, qui a procédé à la remise de certificats de formation ainsi que de ballons de basket-ball à quatre entraîneuses parmi les 36 intervenants dans le cadre du programme Fspi de l’Ambassade de France et du ministère des Sports béninois. « Bénin Terminal, acteur majeur de la manutention portuaire, soutient la directive du gouvernement béninois pour la promotion du sport, sa professionnalisation avec à la clef l’émergence de talents sportifs qui feront la fierté du Bénin dans les grands rendez-vous universels. Nous continuerons de soutenir la jeunesse béninoise dans le milieu sportif en élargissant dès l’année prochaine nos actions à d’autres disciplines comme l’athlétisme et le volley-ball. », a confié Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Société 05 déc. 2022


Journée mondiale de lutte contre le Sida: Ensemble pour éliminer les inégalités
  A l’instar des autres pays, le Bénin a célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida, jeudi 1er décembre dernier à Cotonou. Toutes les parties prenantes à cette bataille contre la pandémie ont clamé leur engagement à œuvrer pour mettre fin aux discriminations, stigmatisations et autres injustices dont sont victimes les porteurs du Vih. « Poussons pour l’égalité ». C’est le thème sur lequel a porté la célébration de la 34e Journée mondiale de lutte contre le Sida. A Cotonou où se sont déroulées les manifestations officielles en ce qui concerne le Bénin, plusieurs personnalités se sont succédé pour faire l’état des lieux et appeler à plus d’actions pour de meilleurs résultats. En effet, malgré les succès obtenus dans la lutte contre le Vih, des inégalités persistent au niveau des interventions de prévention, de dépistage et de réduction de la charge virale. Ces faits trouvent leurs sources dans la stigmatisation et la discrimination. A en croire le professeur Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, c’est pour remédier à ces inégalités que le Bénin a opté pour une stratégie permettant d’accroitre le nombre de personnes vivant avec le Vih connaissant leur statut sérologique, la bonne couverture des sites de prise en charge ainsi que l’implication des officiers de police judiciaire. « Ce thème nous invite à développer des actions concrètes visant à stopper la propagation de l’infection au Vih. Pour y parvenir, il s’agira entre autres de renforcer la disponibilité et la qualité des services de prévention, de dépistage et de prise en charge, réviser les lois et politiques et les pratiques pour lutter contre la stigmatisation, la discrimination et l’exclusion auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le Vih, les populations clés et marginalisées, accroitre le soutien à tous les niveaux en vue de rendre continuellement disponibles les ressources de tous ordres… », a indiqué le ministre. Le coordonnateur du Système des Nations Unies, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique et le secrétaire général du Réseau béninois des associations de personnes vivant avec le Vih (Rebap+) ont aussi exprimé leurs perceptions de l’évolution de la lutte dans le pays et dans le monde. « A l’instar des porteurs de Vih, il serait bien de formaliser un cadre légal qui protègerait les populations clés tout en leur rappelant leurs devoirs envers la société dans laquelle elles vivent », a aussi plaidé Claude Yamongbé, secrétaire général de Rebap+ avant d’exprimer sa gratitude aux autorités pour la cessation des ruptures fréquentes d’antirétroviraux. Des chiffres ! Au Bénin, des progrès non négligeables ont été accomplis et se sont accélérés ces dernières années au niveau de la lutte contre le Sida. A fin décembre, le taux de prévalence au plan national était de 0,95 %. Mais il faut nuancer que cette prévalence est plus forte en milieu urbain qu’en milieu rural, soit 1,18 % contre 0,52 %. Aussi, des poches de prévalence au-dessus de la moyenne nationale sont observées au niveau des populations clés en particulier les professionnelles du sexe avec 7,2 %, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, 8,3 % et les consommateurs de drogue par injection 2,1 %. Le Bénin est partie prenante de la déclaration politique sur le Vih et le Sida adoptée lors de la 74e séance plénière de l’Assemblée générale des Nations Unies du 8 juin 2021 dont le thème était «mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le Sida d’ici 2030 ». Selon le ministre de la Santé, 18 mois après cette déclaration, il convient de présenter la situation du pays vis-à-vis de la pandémie. A la fin d’année 2021, le Bénin a atteint 85 % pour la connaissance du statut sérologique chez les personnes infectées par le Vih, 99 % pour la mise sous traitement antirétroviral et 79 % pour la suppression de charge virale chez les personnes mises sous antirétroviraux. Egalement, dans le cadre de la transmission mère-enfant, le taux de transmission est en diminution et s’est établi à 1,78 % en 2021 contre 3,75 % en 2020. Des performances reluisantes qui rassurent de la bonne qualité des stratégies de lutte mais aussi appellent à garder l’élan. Actualités 05 déc. 2022


L'éditorial de Paul AMOUSSOU: Police et santé
  « ll est interdit de fumer dans tous les lieux à usage collectif fermés ou couverts, qu’ils soient publics ou privés: lieux d’accueil du public, lieux de travail, moyens de transports et le cas échéant, tous autres lieux à usage public ». Voilà qui est on ne peut plus clair, en ce qui concerne les dispositions légales prises par le Bénin pour protéger ses citoyens contre les effets néfastes du tabac. C’est à travers la Loi N° 2017-27 du 18 décembre 2017. Ladite loi définit clairement ce qu’il faut entendre par ‘’Lieu public’’, à savoir « lieu où tout le monde est admis indistinctement et pour lequel, en raison de ce statut, les pouvoirs de police judiciaire ou administratifs sont plus étendus que sur les propriétés privées ». Preuve qu’il couvre un large spectre, il est question dans ce cadre juridique ‘’d’’espace non-fumeur’’ retenu comme « tout lieu public, de travail ou de transport où il est interdit de fumer ». Fondée sur les principes directeurs énoncés, à savoir « L’information des populations sur les conséquences pour Ia santé, du caractère dépendogène et du risque mortel induit par la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée du tabac, de ses dérivés et assimilés », cette loi en son article 26 dispose comme suit: « L’exploitant ou le responsable des lieux censés être non-fumeurs…est tenu de prendre toutes les dispositions pour faire respecter I’interdiction de fumer y compris I’apposition, de façon visible et claire de la signalétique définie par acte réglementaire, sous peine d’une amende de cinquante mille (50 000) à trois cent mille (300 000) francs Cfa ». Et en ce qui concerne le fumeur contrevenant, l’article 31 indique : « Quiconque, pris en flagrant délit d’usage de tabac, de ses dérivés et assimilés dans les lieux à usage collectif…, est passible d’une amende de dix mille (10 000) à cinquante mille (50 000) F CFA ». De la loi à son observation, il y a un grand fossé. En ce qui concerne la loi antitabac, il suffit de faire un tour dans les bars et restaurants pour s’en convaincre ! Les non-fumeurs sont soumis à la désinvolture des fumeurs et des exploitants de ces lieux pourtant protégés par la loi. La police qui excelle ces jours-ci à pincer avec ses radars anti-vitesse, ferait œuvre utile également à s’intéresser à cette infraction toute aussi mortifère. Et vu que nous sommes actuellement en période électorale, tiens donc, nos politiciens gagneraient à nous entretenir sur ce qu’ils entendent faire une fois élus pour assurer notre état de bien-être. Ce serait déjà ça de gagné, préférable en tout cas à leur intérêt, somme toute égoïste, qui se résume à l’ambition de porter le titre ‘’d’honorable député’’ pour nombre d’entre eux. Actualités 05 déc. 2022


Transformation de ressources naturelles: La construction d’usines de marbre et granite lancée
Le patrimoine industriel béninois enrichi dans les prochaines années avec l’ouverture du chantier de construction d’usines de marbre et de granite. La contractualisation pour la mission de conception et de supervision des travaux a été autorisée par le gouvernement réuni en Conseil des ministres.La façade extérieure scintillante de la présidence de la République et du futur Sofitel hôtel annonce les couleurs de la transformation de certaines ressources naturelles sur place au pays. De l’étape de projet inscrit dans le Programme d’action du gouvernement, les usines de transformation de marbre et de granite seront bientôt une réalité. En Conseil des ministres, mercredi dernier, les membres du gouvernement ont donné leur aval pour la contractualisation pour la mission de conception et de supervision des travaux. En effet, dès son avènement, le gouvernement du président Patrice Talon s’était engagé à « renforcer les capacités d’exploration, d’évaluation et d’exploitation des ressources minières du pays ». Avec les différentes prospections, la disponibilité, en grande quantité de pierres ornementales de très bonne qualité constituées de divers faciès de granite et de marbre a été confirmée. Ce qui ne pouvait qu’encourager et booster la réalisation d’un des projets du Pag 2021-2026 dans le secteur minier qu’est l’implantation d’unités de production de pierres ornementales afin de valoriser les ressources naturelles pour la production de granite, marbre et de carreaux de céramique à partir d’argile. D’ailleurs, lors de sa tournée de reddition de comptes, Patrice Talon avait réitéré cet engagement face aux populations de Houéyogbé. Depuis 2016, le gouvernement a exprimé son ambition d’investir dans le secteur industriel. L’une des actions phares dans ce cadre, c’est la création de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé-Zè. Cette zone d’une superficie de 1640 hectares créée en 2020 est l’aboutissement d’un processus qui a commencé par la prise de la loi fixant le régime des Zones économiques spéciales en République du Bénin en 2017 et la signature d’un accord de partenariat avec le groupe Arise en novembre 2019 pour l’aménagement, le développement et l’exploitation de cette zone. Grâce à cette zone, le Bénin pourra devenir un hub industriel et assurer la transformation de plusieurs produits agricoles. Elle permettra également de capter de manière beaucoup plus importante la plus-value de l’agriculture béninoise. La construction des usines de granite et de marbre constitue donc l’autre pan de cette politique d’industrialisation massive annoncée. Actualités 05 déc. 2022


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