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Nouvelles

Législatives 2023/ Non-violence: Le médiateur de la République et les Osc sensibilisent
Le médiateur de la République et la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) ont lancé une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale en vue de promouvoir la non-violence, ce jeudi 1er décembre à Cotonou. Paix et non-violence ! Ce sera le thème de la campagne du médiateur de la République et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin). Dans le cadre de la tenue des élections législatives du 8 janvier 2023, les deux structures se donnent la main pour préserver l’idéal démocratique. Elles ont donc procédé au lancement d’une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale. Pour la cause, un document de compilation des infractions ainsi que des peines afférentes, tiré des dispositions du code pénal, du code électoral et de celui du numérique servira de support aux ambassadeurs de la paix. Cette campagne qui démarre le 4 décembre prochain et qui durera environ deux semaines, aura principalement pour cibles, les localités touchées par les violences électorales de 2019 et 2021. En effet, suite aux violences et actes de vandalisme qui sont survenus lors des élections de 2019 et 2021, indique Pascal Essou, médiateur de la République, plusieurs citoyens se sont retrouvés dans les mailles de la justice sans pour autant savoir qu’ils étaient en infraction à travers leurs divers comportements. Ainsi, insiste-t-il, certaines personnes ont été privées de liberté en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. « Cette situation interpelle tous les acteurs œuvrant inlassablement pour une avancée démocratique certaine et qui leur laisse un goût d’inachevé dans la réalité », a déclaré Pascal Essou, qui appelle à la responsabilité des acteurs en charge de l’organisation des élections, les organisations de la société civile, les partis politiques et les partenaires techniques et financiers. Nul n’est censé ignorer la loi, dit l’adage, mais à l’évidence, l’histoire renseigne que les populations pour lesquelles les lois sont édictées en sont à la marge. D’où cette option de l’élaboration et de la vulgarisation d’un recueil des infractions du cadre légal des élections en République du Bénin afin de susciter une prise de conscience aiguë des risques encourus par les citoyens. Selon le médiateur de la République, il s’agit d’un recueil des dispositions qui concernent les infractions susceptibles d’être commises en période électorale, et qui a non seulement le mérite de regrouper les différentes dispositions dans un même document mais aussi et surtout de les expliquer en les étayant d’exemples pour permettre au grand nombre, non professionnel du droit, de les comprendre et de se les approprier. « Nos équipes seront sur le terrain notamment dans les communes épicentres des récentes violences électorales pour vulgariser cet outil très précieux pour des élections apaisées », a fait savoir Pascal Essou qui poursuit l’objectif de zéro violence avant, pendant et après les élections législatives de janvier 2023 en vue du rétablissement et du maintien de la paix durable au sein des communautés. Dans les jours à venir, des animateurs outillés du Médiateur de la république et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) se rendront dans les arrondissements indiqués afin d’échanger avec les populations à la base aux fins de l’atteinte des objectifs fixés. Actualités 02 déc. 2022


Vote de la loi de finances au Parlement: Plus de 3 033 milliards F Cfa pour l’Etat en 2023
Le Parlement a adopté, ce jeudi 1er décembre, la loi n°2022-33 portant loi de finances pour la gestion 2023 évaluée à la somme de 3033,337 milliards F Cfa. Le dossier a été défendu par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Les députés dotent le gouvernement des moyens pour poursuivre en 2023 sa politique de développement. Ils ont adopté, ce jeudi, la loi de finances pour la gestion 2023. Laquelle s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 3 033, 3337 milliards F Cfa contre 2 541, 203 milliards dans la loi de finances initiale de 2022 et 2 956, 661 milliards F Cfa pour la loi de finances rectificative en cours d’exécution, soit une hausse respective de 492,134 milliards F Cfa et 76, 676 milliards FCfa, correspondant à des taux d’augmentation de 19,4 et 2, 6 %. L’analyse de ce budget, selon le rapport général qui a sanctionné les travaux de la commission budgétaire du Parlement présidée par le député Gérard Gbénonchi et examiné hier par la plénière, montre qu’il est principalement porté par la hausse du trafic au port, en lien avec l’ensemble des mesures en cours de modernisation dans l’espace portuaire national ; la poursuite de la promotion du tourisme et ses implications sur les activités des hôtels ;, restaurants et entreprises de transport ; le dynamisme de l’activité commerciale ; la tendance robuste attendue dans le secteur des télécommunications et l’augmentation des dépenses sociales, notamment à l’endroit des couches les plus vulnérables. La progression de 19,4 % du montant de la loi de finances, par rapport au scénario initial de 2022, est principalement tirée par les effets positifs des réformes engagées sur l’ensemble des secteurs de l’économie, note la commission budgétaire. Les orientations économiques et les mesures de gouvernance mises en perspective pour l’année 2023, selon le contexte d’élaboration du projet de loi de finances pour la gestion 2023, permettront, en lien avec l’évolution prévisible de la conjoncture économique, d’atteindre un taux de croissance de 6,5 % contre 6 % attendu en 2022. Quant au déficit budgétaire prévisionnel base ordonnance-ment dons compris, il ressortirait à 4,3 % du Produit intérieur brut (Pib) contre 5,9 % projeté pour la fin de l’année 2022. Les recettes de l’Etat sont évaluées en 2023 à la somme de 1 840 milliards F Cfa. Elles comprennent les recettes fiscales et non fiscales provenant des régies à savoir la direction générale des Impôts (Dgi) ; la direction générale des Douanes (Dgd) et la direction générale du Trésor et la comptabilité publique (Dgtcp) et d’autres administrations financières à savoir l’Agence nationale du domaine et du Foncier (Andf) et le Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb) ainsi que les dons budgétaires, fonds de concours et autres recettes assimilées.

22 sur 26 amendements validés

Les prévisions de recettes fiscales brutes pour la gestion 2023 s’élèvent à 1 474, 900 milliards F Cfa ; les prévisions de recettes non fiscales augmenteraient, quant à elles, de 13,152 milliards F Cfa par rapport à la loi de finances initiale pour s’établir à 228,800 milliards F Cfa, détaillent les grands agrégats du projet de loi de finances, gestion 2023 examiné et adopté par les députés. Pour la gestion 2023, le plafond des autorisations d’emplois, exprimé en Equivalent temps pleins (Etp), est fixé à 105 750 contre 100 398 en 2022. Cette hausse prévue est principalement imputable aux recrutements en cours dans plusieurs secteurs dont notamment l’éducation, la santé, la sécurité publique, la défense et autres. Ce plafond n’intègre pas l’effectif des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) qui sont des prestataires de l’Etat, précise le rapport général de la commission budgétaire. L’accent a été mis également sur les mesures fiscales reconduites et celles nouvelles. Tout ceci a été passé au peigne fin par les députés qui ont approuvé le dossier à l’unanimité. Mais avant, les parlementaires ont usé de leurs prérogatives pour amender le texte qui a été amélioré par endroits au niveau notamment des prévisions budgétaires de certaines structures. Il y a eu, au total, 26 amendements dont plus de 95 % ont été accueillis favorablement par le ministère de l’Economie et des Finances. Les amendements sont relatifs par exemple à la mise en place d’un crédit complémentaire de 65 millions F Cfa pour couvrir les besoins essentiels de fonctionnement pour l’acquisition de deux véhicules au profit de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) dont le budget passe désormais en 2023 à 278 706 240 F Cfa ; l’octroi d’une subvention de 500 millions F Cfa allouée sur les crédits globaux de l’Etat pour la revue à la hausse du budget de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Arss) afin de permettre à la structure de couvrir ses besoins en 2023. Aussi, les députés ont plaidé et obtenu du ministère de l’Economie et des Finances l’accord de la dotation additionnelle pour un montant de quatre milliards F Cfa sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) non affecté fonctionnement au profit de certaines communes comme Sô-Ava, Aguégués, Karimama et Bonou en vue de permettre la prise en charge, par l’Etat, des cotisations sociales et des charges salariales fiscales non prévues pour les nouveaux postes de gestion créés et pour lesquels, les rémunérations fixées dépassent les niveaux des simulations inscrits au projet de budget 2023 au niveau de ces collectivités locales. Ce qui porte la dotation finale à un montant de 18,954 milliards F Cfa au titre du Fonds Fadec non affecté fonctionnement. Il y a aussi, par ailleurs, l’allocation d’un crédit additionnel pour un montant de 25 millions F Cfa à la direction générale du Secteur financier (Dgsf) dans le Projet annuel de performance du programme gestion du cadre macroéconomique et du secteur financier pour porter le budget prévisionnel de cette structure à 50 millions F Cfa.

Pas une caisse de résonance

Le ministère de l’Economie et des Finances a eu des avis réservés sur plusieurs autres amendements des députés, promettant de les réexaminer en gestion. Il s’agit entre autres des amendements relatifs à l’accord de crédits additionnels à la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour un montant de 743 361 150 F Cfa pour la prise en charge de certaines dépenses de personnel à hauteur de 368 361 150 F Cfa et des dépenses d’achat de véhicules pour 375 millions F Cfa ; et celui souhaitant l’augmentation du budget du médiateur de la République pour un montant de 111 millions F Cfa pour la couverture de son personnel ainsi que la dotation du médiateur de la République de moyens pour la prise en charge de son fonctionnement relatif aux charges liées notamment aux loyers et autres dépenses de fonctionnement des nouvelles délégations régionales Atlantique-Littoral ; Ouémé-Plateau et Zou-Collines qui seront opérationnelles à partir de 2023. Les députés ont salué ce bond qualitatif et quantitatif du budget de l’Etat qui est passé de moins de 60 milliards en 1990, à 600 milliards en 2006 puis à plus de 3 000 milliards en 2023. Ils félicitent le gouvernement pour sa vision de développement et l’impulsion qu’il donne dans les différents secteurs de la vie socio-économique nationale pour impacter positivement la population. Les parlementaires ont été plus sidérés par la décision du gouvernement qui a pris en compte plus de 95 % de leurs amendements avec 22 avis favorables ; quatre en cours d’examen et zéro avis défavorable. Ce qui est une première, aux yeux des députés qui encouragent le gouvernement à maintenir le cap. La qualité et le nombre des amendements sont la preuve que la 8e législature, contrairement à ce que pensent certains, n’est pas une caisse de résonance et fait bien son travail d’institution de contre-pouvoir, relève Orden Alladatin. Tout comme plusieurs de ses collègues, il plaide que le gouvernement accorde une attention particulière à la récurrente situation des Ame pour qu’ils soient payés 12 mois sur 12 avec la possibilité de les stabiliser et les reverser dans la fonction publique après deux déploiements. La question d’apurement de la dette publique a aussi préoccupé les députés. Ils veulent que cet apurement se fasse avec beaucoup plus de célérité pour limiter un tant soit les bruits de colère dans ce domaine. Tout en saluant la qualité du budget, le député Abdoulaye Gounou invite le gouvernement à mettre les bouchées doubles pour que la revalorisation des salaires qui préoccupe plus d’un aujourd’hui devienne réalité. Le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté les éléments de réponses à toutes les préoccupations des députés. Certaines d’entre elles pourraient être abordées par le président de la République, Patrice Talon, dans son discours sur l’état de la nation annoncé pour le jeudi 8 décembre prochain, devant l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés, hier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
Actualités 02 déc. 2022


Libre circulation des personnes et droit d’établissement: L’Uemoa sensibilise aux enjeux de l’intégration régionale
En campagne de sensibilisation à la libre circulation des personnes, le droit d’établissement et la promotion du secteur privé, l’Union économique et monétaire ouestafricaine (Uemoa) a échangé lors de la dernière étape de sa tournée, avec les acteurs concernés à Cotonou, ce mercredi 30 novembre 2022. La libre circulation et le droit d’établissement font face à un certain nombre de défis. A juste titre, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Bénin a initié des sessions d’information et de sensibilisation à l’endroit des différents maillons de la chaîne de l’intégration régionale dont les opérateurs économiques et les forces de sécurité. A l’ouverture des échanges à Cotonou, Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa, a mis un accent sur la nécessité pour les Etats de se regrouper à travers de grands ensembles pour peser économiquement et politiquement. En effet, dans le cadre du processus d’intégration régionale, l’article 4 modifié du Traité de l’Uemoa fixe, entre autres, comme objectifs le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. Aussi, la création entre les Etats membres d'un marché commun basé sur le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. Ibrahim Karambe explique que c’est en raison de la mise en œuvre effective des libertés de circulation des biens, des personnes, des droits de résidence et d’établissement des professions libérables au sein de l’Union, que la Commission de l’Uemoa a entrepris, depuis 2005, l’élaboration de textes réglementaires sous forme de règlements ou directives en vue de la pleine jouissance de ces droits et libertés par les ressortissants communautaires. « Depuis 2018, le Bénin est le champion en matière de libre circulation des personnes dans la communauté, grâce à la volonté politique du président Patrice Talon. Mais en ce qui concerne le droit d’établissement au sein de l’Uemoa, des efforts restent à faire… », a indiqué Nourry Baguidi, représentant le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, qui encourage la Commission de l’Uemoa à poursuivre ces séances d’information et de sensibilisation qui émanent des recommandations des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, afin de rapprocher davantage les institutions du peuple en vue de la promotion du développement économique et social dans la sous-région.

Des échanges

Deux communications étaient au cœur des échanges de Cotonou: ‘’La libre circulation des personnes et le droit d’établissement au sein de l’Uemoa’’, et ‘’Les actions pour le développement du secteur privé au sein de l’Uemoa’’. Il faut noter qu’en matière de libre circulation des biens, les dispositions portent notamment sur la limitation des contrôles routiers à trois points sur les axes routiers inter-Etats à savoir le point de départ, le franchissement des frontières entre Etats membres de l’Union, le point des formalités effectives. Seules les forces de contrôle de la police, de la douane, de la gendarmerie et des eaux et forêts sont autorisées à effectuer les contrôles sur les points de contrôle prévus, à l’exception des contrôles de santé et ceux phytosanitaires et zoo sanitaires. Et les contrôles routiers sont effectués sur un site unique regroupant les forces de contrôle autorisées. Ce sont les postes de contrôle juxtaposés (Malanville, Hillacondji et Sèmè-Kraké). Dans le domaine spécifique de la libre circulation des services, les acquis sont notoires, a relevé Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa. Ils sont à la fois juridiques et pratiques. Le premier acquis sur le plan juridique est représenté par le Traité de l’Uemoa qui consacre en ses articles 92 et 93 le droit d’établissement et la libre prestation de services pour les personnes physiques et morales ressortissantes de l’Union. S’agissant des acquis pratiques, il faut relever les libéralisations d'entreprises par les Etats membres, qui ont contribué à éliminer les discriminations entre nationaux et ressortissants communautaires dans de nombreux secteurs. L’étranger-communautaire a le droit, comme les nationaux, de créer une entreprise ou d’exercer une profession libérale. Selon le rapport général 2021 de la revue annuelle, les textes régissant la libre circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales affichent un taux moyen de mise en œuvre de 58 % en 2021 contre 54 % en 2020. Ce qui marque une constance dans l’amélioration de ce taux moyen, même si elle cache des disparités entre les Etats. Cependant, des efforts restent à fournir au niveau de tous les Etats membres pour la mise en œuvre effective des textes communautaires sur la libre circulation des personnes et le droit d’établissement face aux défis sanitaires, sécuritaires et économiques
Société 01 déc. 2022


Clôture de la session ordinaire 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin: Des résultats satisfaisants
Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République et grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, a présidé la cérémonie de clôture de la session ordinaire au titre de 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin. C'était ce mercredi 30 novembre en présence des cadres et personnalités de l'institution.La Grande chancellerie de l'Ordre national du Bénin a clôturé, mercredi 30 novembre, sa session ordinaire ouverte le 30 août dernier. Au cours de la session, il a été question pour les Conseillers d’évaluer le travail abattu au cours de l’année. Selon Mariam Chabi Talata, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, la session s'est penchée sur plusieurs dossiers inscrits au tableau de concours du cycle triennal qui tend vers sa fin aussi bien à titres civil que militaire, établis respectivement par les décrets n°2020-520 et 2020-521 du 03 novembre 2020. L e s d i t s  dossiers sont minutieusement été étudiés au cas par cas pour en déceler les mérites mis en relief par les candidats et les responsables de leurs institutions. Ainsi, déclare la grande chancelière de l’ordre, 438 dossiers ont-ils été étudiés dont 123 civils et 315 militaires. Parmi ceux-ci, 340 dossiers ont reçu l’avis favorable des honorables conseillers de l’Ordre dont 99 civils et 249 militaires. 98 dossiers dont 32 civils et 66 militaires ont été rejetés. Au cours de la même période, la grande chancellerie a procédé à l’élaboration des tableaux de contrôle, à la finalisation du contrat de partenariat entre l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et l’institution. La mise en œuvre de ce contrat devra permettre d’une part la facilitation de la transmission des informations à travers les points focaux C’est parti depuis mardi dernier, pour la caravane motorisée de la campagne Stronger together 2022 Clôture de la session ordinaire 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin Des résultats satisfaisants dans les 77 mairies du Bénin et d’identifier d’autre part les citoyens méritants dans les contrées et qui malheureusement n’ont pas la chance d’être reconnus. Cette session a également permis de mener une réflexion sur l’instauration du quota institutionnel de contingent de décoration dans les divers Ordres à chaque ministère et institution de la République. Evoquant un bilan très satisfaisant, Mariam Chabi Talata se réjouit du sérieux, de l’esprit de sacrifice, de la dextérité et de la rigueur qui ont caractérisé les travaux de cette session. « Je voudrais réitérer ma gratitude à tous les honorables membres du conseil de l’Ordre, tout le personnel du cabinet et de la grande chancellerie pour la mobilisation sans faille qui a rendu possible la réussite des travaux de la présente session», a-t-elle dit.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 01 déc. 2022


Campagne Stronger together 2022: Véronique Tognifodé lance la caravane motorisée à Aplahoué
La ministre Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance a procédé, mardi 29 novembre au Ceg 2 Aplahoué, au lancement de la caravane motorisée initiée dans le cadre de la campagne Stronger together 2022. C’était en présence du représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population, chef de file des partenaires techniques et financiers, et du préfet du Couffo, Christophe Mègbédji.Des usagers des voies de circulation du département du Couffo croisent, depuis mardi dernier, des motos et minibus estampillés des divers messages de sensibilisation conçus dans le cadre de la campagne intitulée Stronger together 2022 (ce qui signifie littéralement en français ensemble plus forts). Pour cette activité de communication de masse pour un changement de comportement, qui porte sur le thème « Education des filles et leadership féminin », ce sont au total 54 véhicules dont Campagne Stronger together 2022 Véronique Tognifodé lance la caravane motorisée à Aplahoué 4 minibus qui sont mobilisés. Le top de leur mouvement a été donné au Ceg 2 Aplahoué par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé. Le choix de l’établissement scolaire situé non loin de la frontière Hounsahoué, à Aplahoué, n’est pas anodin. Au dire de la ministre, la commune d’Aplahoué est particulièrement intéressante du fait de sa proximité avec le Togo, pays voisin du Bénin, puisque la caravane motorisée, poursuit-elle, mise sur la collaboration transfrontalière pour atteindre ses objectifs. Lesquels sont, entre autres, la sensibilisation et l’accompagnement de tous pour que deviennent réalité la scolarisation et le maintien des filles à l’école jusqu’à la fin du cycle secondaire au moins. Font également partie des objectifs, l’accès aux services de santé reproductive et à la planification familiale et l’accès aux voies et moyens de recours en cas de violences basées sur le genre et les pratiques dégradantes telles que les mutilations génitales, les excisions et le lévirat. Loin d’être une action isolée, la caravane vient rappeler la nécessité de préserver les droits des adolescentes et l’importance de l’acquisition des compétences de vie, ceci en appui au paquet de projets que met en œuvre le gouvernement à travers le projet Swedd pour que l’épanouissement de la jeune femme soit effectif partout au Bénin. Soutenue par la Banque mondiale et le Fonds des Nations Unies pour la population, la caravane sillonnera, selon la ministre, toute l’étendue du territoire national. Saluant cette énième initiative gouvernementale en faveur de la jeunesse, le préfet Christophe Mègbédji n’a pas manqué, à la suite du premier adjoint au maire d’Aplahoué, d’exprimer sa reconnaissance pour le choix du chef-lieu du département du Couffo pour abriter le lancement de la caravane motorisée en faveur de la région Sud du Bénin. Il a promis sa disponibilité ainsi que celle de son administration à œuvrer à l’atteinte des objectifs visés Société 01 déc. 2022


Assistance aux personnes démunies: Appel humanitaire record pour 2023
Selon l’Onu, l’année pro- chaine, 339 millions de personnes auront besoin d’aide dans 68 pays. L’objectif est d’aider 230 millions de per- sonnes les plus démunies à travers 68 pays, ce qui nécessitera 51,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 25 % par rapport au début de 2022. C’est à Genève que le chef de l’aide humanitaire et coordonnateur des secours d’urgence pour les Nations Unies, Martin Griffith, a déclaré que « les besoins humanitaires sont scandaleusement élevés, car les événements extrêmes de cette année se prolongent en 2023 ». Les chiffres articulés sont effrayants. Dans le monde, 388 millions de femmes et de filles vivent dans l’extrême pauvreté, soit une augmentation de 65 millions de personnes par rapport à la même période l’année dernière. Quarante-cinq millions de personnes dans 37 pays risquent de mourir de faim. La plus grande crise alimentaire mondiale de l’histoire moderne est en cours, sous l’effet des conflits, des chocs climatiques et de la menace imminente d’une récession mondiale. Des centaines de millions de personnes sont menacées par une aggravation de la faim. L’insécurité alimentaire aiguë s’intensifie et, d’ici à la fin 2022, au moins 222 millions de personnes dans 53 pays devraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et avoir besoin d’une aide d’urgence. La famine est un risque très réel pour 45 millions de personnes dans 37 pays. Le changement climatique contribue aux crises humanitaires dans le monde entier, entraînant une augmentation des risques et de la vulnérabilité. Les huit dernières années sont en passe d’être les plus chaudes jamais enregistrées. Sur les 15 pays les plus vulnérables à la crise climatique, 12 ont bénéficié d’une réponse humanitaire menée par la communauté internationale. D’ici la fin du siècle, le nombre de décès dus à la chaleur extrême devraient être équivalent à celui de tous les cancers.

 Avalanche d’obstacles

L’objectif mondial de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 n’est plus réalisable. En effet, 90 millions de personnes de plus que prévu sont confrontées à cette réalité. Les emplois disponibles restent en deçà des niveaux d’avant la pandémie, et l’inflation croissante devrait atteindre 10 % dans les marchés émergents et les économies en développement. Les pays à faible revenu sont les plus durement touchés par la hausse mondiale des prix des carburants et des denrées alimentaires. La plupart des pays dotés d’un Plan d’action humanitaire (Pah) seront certainement confrontés à une baisse de la croissance en 2023. La santé publique mondiale ne s’améliore pas, comme le montrent la pandémie actuelle, les épidémies de variole du singe, la propagation rapide des maladies à transmission vectorielle, l’augmentation des cas d’Ebola et les épidémies de choléra. Seuls 2 à 3 % des vaccins contre le Covid19 ont été administrés dans les 29 pays dotés d’un Prh, alors que l’ensemble est égal à 13 milliards. La couverture vaccinale des nourrissons a connu la plus forte baisse enregistrée depuis 30 ans, et les activités essentielles de dépistage, de traitement et de prévention des maladies infectieuses et du Vih ont diminué. Il faudra désormais quatre générations pour atteindre la parité entre les sexes. Dans le monde, 388 millions de femmes et de filles vivent dans l’extrême pauvreté, soit plus que les hommes et les garçons. La grande majorité d’entre elles se trouvent en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et du Sud. La pandémie a accru les risques de violence sexiste dans le monde entier, et 13 millions de très jeunes filles supplémentaires risquent de devenir des victimes de mariages forcés, en plus des 100 millions déjà menacées. L’éducation mondiale est en crise en raison de l’impact continu de la pandémie. Les écoliers des pays à revenu intermédiaire ont subi des fermetures d’école beaucoup plus longues que ceux des pays à revenu élevé. La fracture numérique persiste : sur les 1,6 milliard d’élèves non scolarisés, 1,3 milliard n’avaient pas de connexion à l’internet à la maison ou d’appareils pour suivre des cours en ligne.

 Vue d’ensemble pour 2023

L’expansion des besoins humanitaires mondiaux, l’augmentation des coûts opérationnels et des prix des produits de base, ainsi qu’une forte inflation en 2023, contribueront à une hausse significative des besoins. Par exemple, les coûts mensuels d’approvisionnement en nourriture du Programme alimentaire mondial (Pam) sont désormais 44 % plus élevés qu’avant la pandémie. L’amélioration de la stabilité en Libye conduit à un retrait progressif des humanitaires, de sorte que le pays n’aura pas besoin d’un véritable plan humanitaire en 2023.

Afrique orientale et australe

L’Afrique orientale et australe comptent le plus grand nombre de personnes dans le besoin (76,8 millions). La sécheresse la plus longue et la plus grave de l’histoire ravage certaines parties de l’Éthiopie, du Kenya et de la Somalie, et la situation devrait s’aggraver en 2023. Cette année, dix pays et quatre plans régionaux ont des besoins supérieurs à un milliard de dollars chacun. En Éthiopie, l’aggravation de la sécheresse et l’impact des violences dans certaines parties du pays, ainsi que les vagues de déplacements qui en résultent, signifient que 28,6 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2023. Bien que la signature d’un accord de paix global en novembre 2022 soit une étape prometteuse pour intensifier l’aide humanitaire, la situation ne devrait pas se stabiliser en 2023 en raison de nouvelles prévisions de faibles précipitations et des effets continus du conflit. Au Mozambique, le nombre de personnes dans le besoin a augmenté d’un tiers. Le conflit à Cabo Delgado entraîne des déplacements forcés et impose des niveaux de pression énormes aux communautés d’accueil du pays. Les partenaires humanitaires ont fourni une assistance vitale à 1,4 million de personnes en 2022, y compris le traitement de la malnutrition, l’aide alimentaire, les services de protection et l’accès à l’eau potable.

Afrique de l’Ouest et centrale

La région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre est l’épicentre d’une crise qui se développe rapidement, avec des niveaux sans précédent de violence armée et d’insécurité. Des millions de personnes sont poussées aux limites de la survie en raison de la confluence des conflits, de la pauvreté profonde, des pressions démographiques, de l’urbanisation, de la faible gouvernance, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition chroniquement élevées, et de l’impact du changement climatique. L’impact cumulé sur les personnes les plus vulnérables est dévastateur et entraîne des besoins persistants qui s’aggravent rapidement. Plus de 64,5 millions de personnes dans la région auront besoin d’assistance et de protection en 2022, soit 4,5 millions de personnes de plus qu’en 2021. Il en va de même pour le besoin d’assistance et de protection qui touche plus d’une personne sur dix. On prévoit qu’environ 5 millions de personnes supplémentaires auront besoin d’assistance et de protection, ce qui portera le total à 69 millions de personnes en 2023 - en raison de poches de vulnérabilité supplémentaires considérables et d’incidences élevées d’extrême pauvreté dans l’ensemble de la région. Le Burkina Faso continue de faire face à la pire crise humanitaire de son histoire. Un Burkinabè sur quatre a désormais besoin d’une aide humanitaire. Neuf régions sur dix du Cameroun continuent d’être affectées par trois crises humanitaires complexes : le conflit du bassin du lac Tchad, la crise du Nord-Ouest et du SudOuest et celle des réfugiés de la République centrafricaine (Rca). En 2023, une personne sur six vivant au Cameroun aura besoin d’aide humanitaire et de protection, soit 4,7 millions de personnes. Plus de 3,6 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, et on compte plus de 2 millions de déplacées internes, rapatriées ou réfugiées. Au Tchad, la situation se détériore et le pays connaît une troisième année consécutive d’insécurité alimentaire grave et sa pire période de soudure des dix dernières années. La République démocratique du Congo (RDC) présente sa demande la plus importante à ce jour, avec un total de 2,3 milliards de dollars en 2023 (+20 % par rapport à 2022). Les augmentations nettes des prix sont une réalité difficile dans tout le pays. À la fin de l’année 2022, 6,2 millions de personnes recevront une aide dans le pays.

Une meilleure réactivité

Le Fonds central d’intervention d’urgence et les fonds communs par pays tentent de garantir une aide vitale aux personnes dans le besoin. En novembre 2022, 1,7 milliard de dollars ont été alloués pour aider les personnes les plus démunies. Les négociations humanitaires permettent d’atteindre les populations dans le besoin, malgré des environnements opérationnels de plus en plus difficiles. Les efforts pour une plus grande responsabilité envers les personnes touchées par les crises ont pris de l’ampleur, garantissant l’engagement des communautés et des systèmes accessibles de retour d’information sur les opérations. [caption id="attachment_90620" align="alignnone" width="470"] L’ampleur des crises oblige l’Onu à renforcer son dispositif d’assistance humanitaire[/caption]
Actualités 01 déc. 2022


Partenariat Bénin Terminal – Eneam: Un cadre propice à l’émergence des talents
Créer un cadre propice à l’en[1cadrement des étudiants en vue de favoriser l’émergence des talents. C’est l’objectif visé par Bénin Terminal en mettant à la disposition de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) un nouvel espace moderne d’apprentissage au profit de ses étudiants. Ce mercredi 30 novembre 2022, en présence des autorités du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celles de l’Eneam, une délégation de Bénin Terminal conduite par Pierre Bouillot, directeur administratif et financier, a procédé à la remise officielle de l’enceinte entièrement aménagée à l’administration de l’Eneam. À compter de cette rentrée académique, ce nouvel espace, rénové aux couleurs et à l’effigie de Bénin Terminal, accueillera les étudiants dans des conditions optimales de formation. Des panneaux d’éclairage modernes en lumière Led de dernière génération pour apporter la juste luminosité au niveau des zones de travail afin de préserver la vue des étudiants, vingt-et-une prises électriques dotées des dernières technologies disposées dans l’enceinte pour favoriser l’alimentation des appareils électroniques des étudiants et des enseignants, une climatisation composée d’unités murales et de brasseurs d’air, pensée pour être discrète mais efficace afin d’apporter du confort aux usagers et des tables et chaises flambant neuves, font la particularité de cet espace dénommé salle Bénin Terminal. L’engagement de Bénin Terminal envers la jeunesse béninoise et l’éducation vient encore de porter des fruits. Pour la rentrée académique 2022-2023, c’est dans un cadre d’apprentissage complètement rénové et remis au goût de la modernité que les étudiants de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) de Cotonou débutent les cours. La mobilisation de Bénin Terminal, filiale de Bolloré Transport & Logistics au Bénin en charge de la manutention des conteneurs au Port de Cotonou, a favorisé la mise à disposition de ce nouveau cadre dévolu à l’enseignement. L’objectif étant de « créer un cadre propice aux étudiants et à l’encadrement en vue de favoriser l’émergence des talents à tout point de vue », a confié Pierre Bouillot, directeur administratif et financier de Bénin Terminal avant de préciser : « À travers sa politique de mécénat et le partenariat qui le lie à l’Eneam, Bénin Terminal est engagé à soutenir autant que possible les initiatives en faveur de l’éducation et de la jeunesse. Aujourd’hui, il est nécessaire d’encourager les nouvelles générations dans la poursuite de leurs études et de faciliter leur intégration sociale et professionnelle. L’aboutisse[1]ment du partenariat à travers la mise à disposition de cet espace moderne nous encourage dans notre engagement à contribuer aux efforts d’encadrement de la jeunesse béninoise. » « Nous sommes reconnaissants du soutien de Bénin Terminal envers l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam) et nous vous remercions pour le choix porté sur notre établissement. Nous vous promettons de faire un bon usage de tous ces nouveaux équipements offerts par vos soins. Nous nous engageons à assidûment former les jeunes apprenants de sorte à faire, en quelques années, sortir de l’Eneam, des professionnels aguerris. Nous vous en faisons la promesse. », a déclaré Albert N. Honlonkou, directeur général de l’Eneam ------------------------------------------------------------------------------ Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Bé[1]ninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement Société 01 déc. 2022


Suppression du Fonds des Arts et de la Culture: Les acteurs saluent la décision et formulent des attentes
Le Fonds des Arts et de la Culture n'existe plus. Dans le cadre des réformes structurelles dans le secteur, le gouvernement a dissous le Fonds des Arts et de la Culture (Fac) et annoncé la création du Fonds pour le Développement des Arts et de la Culture, et le Comité d’appui au Développement de l’Industrie cinématographique. Artistes, promoteurs culturels et comédiens apprécient et formulent des propositions.Au cours de sa session du 19 octobre 2022, le Conseil des ministres a décidé de la dissolution du Fonds des Arts et de la Culture. Selon le relevé de ce Conseil des ministres, «l’action du gouvernement dans le sous-secteur de la culture vise l’émergence d’une véritable économie culturelle dans notre pays, source de richesse et d’emplois. Cependant, malgré les ressources mises à la disposition du Fonds des arts et de la culture, cet objectif est loin d’être atteint. Pour remédier à ses contre-performances, il convient de mettre en place un mécanisme de financement de la culture et des arts plus souple et plus efficace.» Voilà qui justifie la suppression du Fac. La nouvelle a aussitôt fait le tour des ateliers, scènes de tournage et maisons de production. Et depuis les langues se délient pour apprécier la décision et faire des propositions.

Le Fac : « une structure sans grand impact ! »

Pour Ghislain Bidossèssi Fandohan, artiste plasticien et membre du Conseil national des organisations d’artistes, « avec le mot ‘’Développement’’ qui est venu s’ajouter à la dénomination, on comprend le souci du gouvernement qui veut plus d’impact sur le terrain. » Dans son analyse, l’artiste s’appuie sur les nouvelles mesures en vue, et confie qu’il y aura une contribution des artistes bénéficiaires ; mieux, ce ne sera plus une dotation à fonds perdus. On s’attend donc à une dynamisation de «ce Fonds qui enregistrera dans sa nouvelle composition : un comité scientifique, un comité interministériel et un comité artistique ». De son côté, Jean-Pierre Hounti-Kiki, président de la Fédération nationale des artistes de la musique traditionnelle du Bénin, explique que la dissolution du Fac vient sauver l’ancien Dg/Fac, Gilbert Déou Malè qui subissait beaucoup de pressions, face à l’étude des dossiers d’attribution et à l’octroi de l’aide. « C’est une structure dont la gestion est très difficile, à cause de la mentalité béninoise. Il était grand temps qu’on envisage sa restructuration. Je salue la décision et encourage vivement le gouvernement à aller dans ce sens », apprécie-t-il. [caption id="attachment_90599" align="alignnone" width="169"] Dah Médéou Gbaguidi, poète dramaturge[/caption] Poète dramaturge béninois résident en Côte d'Ivoire, Dah Médéou Gbaguidi ira encore plus loin. Il déclare que le moment est arrivé de revoir le fonctionnement du Fonds et de suivre les projets sur place. Car, se désole-t-il « le Fac était devenu un club d'amis qui en profitent. C'est normal que le résultat attendu ne soit pas atteint. Néanmoins, nous pouvons nous réjouir de ce que les fonds ne soient pas perdus mais ont servi à faire autre chose. Beaucoup d'artistes ont des maisons grâce au Fac. » Même son de cloche de la part du cinéaste et directeur de la maison de production ‘’Les Films Togbo’’. Selon Ignace Yèchénou, «la gestion de ce Fonds n’avait jamais été porteuse d’espoir. Tel que les gens allaient percevoir l’argent au guichet, c’était du copinage. » Mieux, il cite les fresques qui ornent les murs du Port autonome de Cotonou, la majestueuse statue de l’Amazone, et conclut que ce sont des œuvres artistiques tangibles. Il aurait aimé voir également des réalisations du Fac pour se convaincre de son engagement au service de l’art au Bénin. Il en déduit que la structure n’a pas comblé les attentes de la vision du gouvernement et des acteurs du domaine. « Le gouvernement et son chef ont donc très bien fait de dissoudre le Fonds pour repenser les choses et les orienter autrement », se réjouit-il. L’ancien directeur général adjoint de la Cinématographie du Bénin estime que nul ne peut montrer aujourd’hui les réalisations du Fac. A l'en croire, le sous-secteur de la cinématographie n’a jamais rien bénéficié du Fac. [caption id="attachment_90600" align="alignnone" width="225"] Ignace Yèchénou, cinéaste et directeur de la maison
de production ‘’Les Films Togbo’’[/caption]

Quid des attentes ?

L’espoir semble renaître à l’annonce de la création du Fonds de Développement des arts et de la culture. Sur les ruines du Fac, la nouvelle mouture du Fonds se veut plus technique avec l’implication d’un comité interministériel et d’experts. Jean-Pierre Hounti-Kiki se frotte les mains et émet le vœu que, dans sa nouvelle configuration, « le Fonds comporte en son sein des représentants du Conseil national des artistes. » Ghislain Bidossèssi Fandohan, quant à lui, souhaite que « les acquis du Fac soient préservés et renforcés ; que les subventions ne se fassent plus suivant les affinités ou l’appartenance politique des artistes ; que des projets innovants et durables soient sélectionnés pour apporter de la plus-value au monde artistique et culturel. C’est ce faisant que les artistes arriveront à s’affranchir de la dépendance de l’aide.» Pour l’ancien trésorier général du premier Syndicat national des Artistes du Bénin, « l’espoir est permis. » Dah Médéou Gbaguidi veut « voir la culture béninoise rayonner. Nous avons du potentiel et aujourd'hui des cadres, la mission est connue ; si les moyens existent, il faut juste encadrer la gestion pour voir les résultats», propose-t-il.

Nouveau souffle pour le développement de l’industrie cinématographique

Ici aussi, les attentes foisonnent. Le cinéaste Ignace Yéchénou dit d’abord toute sa satisfaction au sujet du comité en gestation : «Je suis très content que le gouvernement veuille redonner un nouveau souffle au cinéma béninois. » Puis il fait certaines doléances qu’il estime être des préalables à régler. En sa qualité d’ancien directeur général adjoint de la cinématographie, il rappelle que son équipe s’était battue en vain pendant 6 ans pour que le code de la cinématographie soit voté afin que les choses soient mieux organisées dans le secteur. Aujourd’hui, il nourrit l’espoir que le premier grand chantier du Comité d’appui pour le développement du cinéma soit celui du vote du code. C’est alors que d’autres pans pourront être attaqués et plus facilement gérés : « Le cinéma, c’est aussi de l’archivage, de la documentation, et plein d’autres choses. » Il appelle à faire en sorte qu’en son temps, une équipe soit mise en place pour faire les choses en toute transparence et avec professionnalisme. « Si l’espoir qui luit peut se concrétiser, ce sera beau ! Car, c’est grâce au cinéma que nous avons connu la Chine de Mao Tse Toung à travers les films de karaté, c’est grâce au cinéma que nous avons connu l’Inde avec les films hindous. » [caption id="attachment_90601" align="alignnone" width="225"] Jean-Pierre Hounti-Kiki, président de la Fédération nationale
des artistes de la musique traditionnelle du Bénin[/caption] Dans le même ordre d’idées, Ghislain Bidossèssi Fandohan spécule sur la cagnotte qui pourrait être allouée au Fonds de développement des arts et de la culture, et explique que la cinématographie est un sous-secteur budgétivore. Il souhaite « s’il était possible, que le gouvernement crée un Fonds destiné uniquement au financement du cinéma, et qu’à défaut, le Fonds qui sera mis à disposition du Fdac soit assez consistant.» Il propose d’avoir de grandes ambitions et donc, « 100 milliards ne serait pas trop donné.»?   Par Désiré G. TCHOKPONHOUE (Stag.)
Culture 01 déc. 2022


Revalorisation salariale: Les derniers indices sur la prise d’effet
Les signaux sont au vert pour la revalorisation des salaires des agents de l’Etat et du Salaire minimum interprofessionnel garanti pour les agents du secteur privé. Les travaux préliminaires sont achevés et il ne reste visiblement que quelques formalités pour que cette promesse du gouvernement soit effectivement tenue.Encore quelques petites étapes et la revalorisation salariale tant annoncée deviendra réalité. Autrement dit, tout est fin prêt pour que les salaires des fonctionnaires et autres personnels de l’administration publique et ceux des agents du secteur privé soient revus à la hausse. Les travaux du comité mis en place pour l’étude des différentes options d’augmentation sont terminés. Le Conseil des ministres, qui s’est voulu sobre sur la question, l’a pourtant mentionné clairement. Lesdites options seront d’abord présentées aux responsables des centrales et confédérations syndicales, mardi prochain. Ceci, conformément à ce qui avait été convenu entre eux et le gouvernement lors de la dernière rencontre tenue en avril dernier. Au cours de cette rencontre décisive, Noël Chadaré, Anselme Amoussou et leurs collègues se prononceront sur le mode d’augmentation retenu par le gouvernement. Mais déjà, tout laisse entrevoir que la satisfaction, à défaut d’être totale, serait tout au moins grande au niveau des travailleurs qui attendent depuis plusieurs mois l’augmentation de leurs salaires et surtout l’échéance de son entrée en vigueur. Ce serait un soutien structurel, en dehors des décisions conjoncturelles d’allègement de la situation, qui leur sera ainsi apporté face aux conséquences persistantes de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Mais avant cette rencontre décisive entre les deux parties prévue pour le mardi 6 décembre prochain, le processus franchira une étape capitale ce jour, avec l’étude et certainement le vote du projet de loi de finances, exercice 2023. Un document dans lequel le gouvernement avait annoncé avoir pris en compte les incidences de la revalorisation salariale. Il est évident que sans l’adoption de ce projet de budget, aucune annonce officielle ne pouvait se faire. De plus, une fois la rencontre entre le gouvernement et les partenaires sociaux tenue, le reste ne sera que pure formalité. A priori, toutes les oreilles seront tendues vers le palais de la Marina après le Conseil des ministres du mercredi prochain. C’est lors de cette réunion hebdomadaire des membres du gouvernement que la décision officielle sera prise.

Effet immédiat ?

Cette augmentation de salaires qui interviendra à quelques jours des fêtes de fin d’année pourrait bien laisser entrevoir une action sociale du gouvernement. Il n’est pas exclu que cette revalorisation prenne effet dès son officialisation. S’il en est ainsi, les fonctionnaires et autres agents de l’Etat sentiraient les effets de cette hausse sur leurs salaires dès la fin de ce mois de décembre. Dans cette hypothèse fort probable, l’annonce officielle de l’entrée en vigueur de la décision pourrait bien être faite par le chef de l’Etat, le lendemain du prochain conseil des ministres, soit le jeudi 8 décembre lors de son discours sur l’état de la nation devant la représentation nationale au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Cela devrait bien être l’un des principaux points de cette intervention du président de la République exigée par la Constitution et qui sera chose faite un peu plus tôt en raison du calendrier électoral des législatives du 8 janvier prochain.

Rappel des premières orientations

Au terme de la première rencontre présidée par le chef de l’Etat en personne avec les partenaires sociaux, en l’occurrence le patronat et les responsables des centrales et confédérations syndicales des travailleurs, les grandes orientations de la revalorisation des salaires avaient été proposées. Ainsi, cette revalorisation des salaires sera réalisée à deux niveaux. Dans un premier temps, ce sera au niveau du point indiciaire. Cela permettra aux agents admis à la retraite de bénéficier de cette augmentation qui s’ajoute à celle qu’ils ont obtenue quelques mois plus tôt. Ensuite, les salaires seront classés par catégories pour que de manière décroissante des pourcentages de revalorisation soient affectés à chaque palier. Autrement dit, les salaires les plus petits connaîtront une hausse plus forte que celle des rémunérations salariales les plus élevées. Une manière d’améliorer le pouvoir d’achat des gagne-petit au détriment des gros salaires qui auront une augmentation de moindre importance. Ainsi, les agents ayant moins de 100 000 F Cfa comme salaires seront les plus privilégiés. Leurs rémunérations devront être affectées d’un plus fort taux de pourcentage. Suivront ensuite les catégories de 100 à 200 000 F, puis de 200 à 500 000 F et enfin les gros salaires de plus de 500 000 F. Seulement, la marge d’augmentation n’a pu être retenue. La commission mise en place est appelée à reprendre ses travaux pour faire de nouvelles propositions au gouvernement qui avisera. Par rapport au Smig, le niveau d’augmentation est déjà retenu. Il ne reste que sa validation par le Conseil des ministres. Car, contrairement aux salaires des agents de l’administration publique, le Salaire minimum interprofessionnel garanti est fixé par le patronat et les travailleurs en bonne intelligence. Ce qui a été déjà fait en avril dernier. Et selon les conclusions, le Smig devrait passer de 40 000 F Cfa à 52 000 F Cfa, soit une hausse de 30 %. Mais à cela, s’ajoutera l’assurance maladie obligatoire dès le 1er janvier prochain qui est de l’ordre de 3 000 F Cfa. A l’assurance santé, s’ajoute la nécessité pour les employeurs de déclarer leurs agents à la sécurité sociale. A ce niveau, Patrice Talon s’indigne. Mieux, il s’érige d’emblée en avocat des plus pauvres. « Il est inconcevable que des agents de maison tels que les domestiques et les chauffeurs travaillent pendant plusieurs années mais ne peuvent pas faire valoir leur droit à la retraite parce que n’étant pas déclarés », s’était indigné le chef de l’Etat lors des échanges avec les partenaires sociaux?
Actualités 01 déc. 2022


Activités bancaires dans l’Uemoa: 17 781,2 milliards F Cfa de crédits octroyés en 2021 (Le coût moyen du crédit ressort à 6,27 %)
L’offre de crédit a maintenu sa dynamique haussière au cours de l’année 2021 pour atteindre un volume de 17 781,2 milliards F Cfa, selon la Bceao. Les dépôts à terme et les taux de rémunération ont également progressé, grâce à la détente des conditions débitrices des banques.Le volume de crédit mis en place par les banques dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est ressorti à 17 781,2 milliards F Cfa en 2021, contre 16 212,5 milliards en 2020, soit une hausse de 9,7 %, d’après le Rapport sur les conditions de banque dans l'Uemoa en 2021 de la Bceao. Ainsi, l’offre de nouveaux crédits bancaires dans l'Union a maintenu sa dynamique haussière observée au cours des dernières années, fait observer la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), auteur du rapport. Les augmentations les plus importantes sont notées au Togo (+32,0 %), au Burkina (+24,2 %), au Bénin (+19,6 %) et au Mali (+15,7 %). Selon le statut juridique, il est noté une prédominance des crédits accordés aux personnes morales qui comptent pour 76 % du portefeuille contre 24 % aux personnes physiques. Les grandes entreprises concentrent plus de la moitié des ressources mises en place dans l’Union, soit 54 % des crédits. Ces dernières bénéficient des taux plus favorables de 91 points de base (pdb) activement aux microentreprises et petites et moyennes entreprises (Pme). Et, trois quarts des concours bancaires aux personnes physiques sont captés par les hommes (75 %), contre seulement 25 % aux femmes, malgré des conditions débitrices plus favorables pour ces dernières. En termes de répartition géographique, 92 % des crédits sont octroyés dans les principales agglomérations des pays. [caption id="attachment_90581" align="alignnone" width="470"] Structure des crédits mis en place selon l’objet dans l’Uemoa en 2021[/caption] Le rapport de la Bceao révèle qu’en ce qui concerne les coûts du crédit, l’orientation baissière du taux d'intérêt débiteur moyen dans les pays membres de l'Uemoa entamée depuis 2011 s'est maintenue en 2021. En effet, le coût moyen du crédit est passé de 6,59 % en 2020 à 6,27 % en 2021. Sur les dix dernières années, les taux débiteurs se sont repliés d’environ 205 points de base dans l’ensemble des pays de l’Union. Cette situation s'explique en partie par le maintien des mesures prises par la Banque centrale en faveur des établissements de crédit dans un contexte de relance économique des Etats et d’un climat persistant de la crise de la pandémie de Covid-19, analyse la Bceao. Pour rappel, la Banque centrale a maintenu ses taux directeurs à 2 % et 4 % respectivement pour le taux minimum de soumissions aux appels d’offres et celui du guichet de prêts marginal, avant de décider de les relever en juin dernier.

36 % de dépôts en plus

Selon l’objet du crédit, des baisses ont été observées dans tous les compartiments dont les plus importantes sont notées au niveau des crédits à l’exportation (-163 pdb), suivis des concours à l’immobilier (-82 pdb) et à l’équipement (-74 pdb), et enfin des crédits de trésorerie (-50 pdb). Une baisse relativement moins importante (-9 pdb) a été relevée pour les taux des crédits de consommation. Le total des nouveaux dépôts à terme sur les places de l’Union est passé de 9 127,8 milliards F Cfa en 2020 à 12 417,6 milliards en 2021, ce qui correspond à un accroissement de 36,0 %. Les montants déposés à terme sont essentiellement effectués par les entreprises privées (26,7 %), les particuliers (24,6 %), les entreprises publiques (20,9 %), et la clientèle financière (20,5 %). Les dépôts à court terme c’est-à-dire ceux ayant une maturité inférieure ou égale à 2 ans, restent prépondérants avec 67,6 % du portefeuille, mais en baisse par rapport à 2020 (81,2 %), contre une proportion de 26,1 % pour les dépôts à moyen terme (maturité entre 2 et 10 ans) et 6,3 % pour les dépôts ayant une maturité de long terme (plus de 10 ans). Le taux d’intérêt créditeur moyen des dépôts à terme dans l’Uemoa est ressorti à 5,35 % en 2021 après 5,13 % en 2020, soit une hausse de 22 pdb. La clientèle financière et les entreprises publiques ont bénéficié des taux de rémunération de leurs dépôts à terme les plus importants, avec des niveaux respectifs de 6,08 % et 5,36 %. [caption id="attachment_90582" align="alignnone" width="337"] NB : Isblm : Institutions sans but lucratif au service des ménages[/caption]
Economie 30 nov. 2022


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