La Nation Bénin...
Nouvelles

La Fondation Claudine Talon, grâce à l’appui de l’Ong internationale Justice Trading, soutient les personnes vivant avec le Vih/Sida. C’est à travers la réception d’un important lot d’antirétroviraux et des médicaments essentiels pour le traitement des infections opportunistes, ce lundi 11 février. Ce geste est une réponse aux recommandations de la Table ronde de Cotonou sur l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant et la prise en charge pédiatrique, organisée en juin 2018 par la Fondation.
La Table ronde de Cotonou sur l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih et la prise en charge pédiatrique, organisée par la Fondation Claudine Talon en juin dernier, porte ses fruits en faveur des personnes vivant avec le Vih. Cela s’est matérialisé ce lundi avec la dotation en antirétroviraux et en médicaments pour lutter contre les infections opportunistes. C’est un geste de la société internationale Justice Trading à travers la Fondation Claudine Talon au profit des personnes infectées. D’un coût global de 2 275 080 de dollars US, ce don est constitué des Arv et des IO.
Il contribuera aux efforts quotidiens des praticiens pour le bien-être des femmes béninoises et de leurs enfants, souligne le représentant de la Fondation Claudine Talon, le professeur Blaise Ayivi.
Il est établi que tout programme de lutte contre le Sida ne peut exister sans les intrants, se convainc la coordonnatrice du Programme sectoriel de lutte contre le Sida, Flore Gangbo, pour souligner la pertinence du présent don. « La prise en charge du Vih/Sida inclut l’utilisation des antirétroviraux. Le traitement par les Arv, lorsqu’il est efficace permet de supprimer la charge virale, de réduire la transmission du Vih d’une personne à l’autre, notamment de la mère à l’enfant, d’améliorer la qualité de vie du porteur du virus », explique-t-elle, appréciant, par ailleurs, les différents appuis du chef de l’Etat, Patrice Talon et du Fonds mondial dans le cadre de la riposte contre le Vih.
Les médicaments réceptionnés soulagent, non seulement les bénéficiaires, mais ils aideront également le Bénin à obtenir les résultats escomptés à l’échéance 2020. « Au 31 décembre 2018, seulement 34% des personnes vivant avec le Vih sont mises sous traitement. Le Bénin s’étant inscrit dans l’objectif 90-90-90, cet apport de la Fondation Claudine Talon vient à point nommé pour mettre nos patients sous Arv et permettre au Bénin d’être au rendez-vous des trois 90 en 2020 », se réjouit le représentant du ministre de la Santé, Achille Batonon.
Le soutien de la Fondation Claudine Talon est fort apprécié en ce sens qu’il témoigne de son intérêt pour l’atteinte des 90-90-90. Ce geste est le signe de sa sensibilité et de son soutien aux personnes vivant avec le Vih (Pvvih). Les bénéficiaires, à travers la coordonnatrice du Programme sectoriel de lutte contre le Sida, Flore Gangbo, rassurent de l’utilisation efficiente et rationnelle des médicaments.
L’enthousiasme des Pvvih est manifeste. « Ce don constitue un appui au gouvernement qui œuvre inlassablement en faveur de la lutte contre le Vih. Le geste nous rassure que désormais, le monde communautaire béninois doit faire confiance aux dirigeants du pays, en particulier à la première dame », s’exclame le président du Réseau béninois des Pvvih, Valentin Nassara.
La remise officielle des médicaments coïncide avec la Journée mondiale du malade. Occasion pour la première dame, Claudine Talon, de faire parler une fois encore son cœur de mère à travers son représentant : « Mon souhait est que les soins respectent les normes dans nos formations sanitaires. Je prie Dieu pour que chaque malade retrouve rapidement son bien-être physique, mental et social ».
La nature du don
Les médicaments offerts par Justice Trading par le biais de la Fondation Claudine Talon sont composés essentiellement des Arv et IO. Dans la première catégorie, il s’agit de la Ténofovir-emtricitabine-Efavarenz 300-200-600 mg bt 30 comprimés (TEE) 2500 boîtes de 60 comprimés ; de la zidovudine-Lamivudine-névirapine 300-150-200 mg bt 60 comprimés (Duovir-N), adulte 22 500 boîtes comprimés. Le lot des IO est constitué de Fluconazole 150 mg : 6000 boîtes de 100 comprimés et de la Ciprofloaxine 250 mg : 5000 boîtes de 100 comprimés.
Société 12 févr. 2019

Les députés à l’Assemblée nationale ont procédé, ce lundi 11 février, à la clôture de la première session extraordinaire de l’année 2019 ouverte le lundi 28 janvier dernier. Après deux semaines de travaux, ils ont clos cette session pour renouer avec leurs vacances. Mais avant la clôture ce lundi, ils avaient inscrit à l’ordre du jour sept points dont la proposition de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et le projet de loi portant autorisation d’adhésion à l’acte de 1991 de la Convention internationale de la protection des obtentions végétales (Upov) adoptée à Genève, le 19 mars 1991. Ce dernier point est un dossier à polémique.
Plusieurs organisations de la Société civile actives dans le secteur agricole ne veulent pas de cet instrument international qui risque d’avoir notamment pour conséquences la perte de certaines semences locales et l’invasion des organismes génétiquement modifiés (Ogm). Ces organisations étaient en sit-in de protestation au Parlement ce lundi, pensant que le projet de loi allait être examiné. Ce qui n’a pu l’être. Le dossier avait été ajourné lors de la séance plénière du 30 avril 2018 qui a recommandé à la commission du Plan, présidée par le député Jean-Michel Abimbola, de revoir son rapport. Le dossier devrait revenir sur le tapis à la faveur de la première session ordinaire de l’année 2019. Mais, il s’est fait que le nouveau rapport n’a pas été introduit par Jean-Michel Abimbola qui était absent au Parlement ce lundi. Le constat a été fait hier au cours de la séance plénière présidée par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Mieux, le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui en charge du secteur, n’était pas non plus présent. C’est dire donc que techniquement, les députés n’étaient pas en mesure d’examiner ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques jours.
Tout comme le dossier relatif à la convention sur l’Upov, aucun des cinq autres points dont la proposition de loi portant statut de la fonction publique parlementaire n’a pu être examiné. L’absence des membres du bureau, des commissions parlementaires permanentes et des ministres du gouvernement n’a pas permis à la plénière d’examiner ces dossiers. La 1re session extraordinaire de l’année 2019 a été purement et simplement close par Me Adrien Houngbédji qui n’exclut pas la possibilité de l’ouverture d’une autre session. Laquelle pourrait connaitre de l’examen de ces dossiers en instance, avant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2019 prévue pour la première quinzaine du mois d’avril prochain.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 12 févr. 2019
Gilbert Ulrich Togbonon[/caption]Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Ulrich Togbonon, maintient sa menace de poursuivre devant la Haute cour de justice certaines autorités gouvernementales, au moment des faits, qui ont abusé les victimes par leur présence constante et permanente aux côtés des accusés dans l’affaire Icc-Services.
Ces derniers ayant déjà été fixés sur leur sort depuis jeudi 7 février dernier, il compte porter les faits à l’appréciation de la juridiction compétente en raison de leur qualité au moment des faits. Gilbert Ulrich Togbonon a animé un point de presse, ce lundi 11 février, au siège de la Criet à Porto-Novo au cours duquel il a fait le point de la première session de la chambre criminelle de la Criet commencée le 17 décembre 2018.
Pour lui, les autorités visées ont contribué aux infractions d’escroquerie avec appel au public et exercice illégal d’activité de banque et de microfinance mises à la charge des promoteurs d’Icc-Services de par leur apparition aux côtés des responsables de cette structure illégale de collecte d’épargne et de placement d’argent. Gilbert Ulrich Togbonon avait formulé la même menace dans ses réquisitions lors de l’examen du dossier. Il ne compte donc pas lâcher l’affaire dans laquelle les accusés ont écopé de condamnations variant de trois à dix ans d’emprisonnement ferme et d’amendes allant de huit à douze millions F Cfa. Des condamnations civiles ont été également prononcées. La même session criminelle a connu de l’examen d’un second dossier concernant des faits de détournement de deniers publics portant sur un montant de 53 262 000 F Cfa. L’accusé a été condamné, dans le cas d’espèce, à 10 ans de réclusion criminelle, au paiement d’une amende de dix millions de francs Cfa et à payer à l’Agent judiciaire du Trésor le montant mis à sa charge.
Pour le procureur spécial près la Criet, les deux dossiers examinés révèlent que le Bénin a connu dans un passé récent une période au cours de laquelle l’autorité de l’Etat a été affaiblie. Cela, parce que « les dirigeants de l’époque l’ont compromise par laxisme et cupidité en privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de celui supérieur de la nation ». L’absence caractérielle de la morale, le manque de repère de bonne conduite des affaires publiques et la non-protection de la vulnérabilité sociale furent la résultante la plus immédiate de ce mode de gestion, dénonce Gilbert Ulrich Togbonon.
Th. C. N.
Actualités 12 févr. 2019

Afin de démontrer une haute reconnaissance publique de la profession de diplomate et de l’importance de la diplomatie russe comme élément clé du système d’Etat, le président de la Fédération de Russie,
Vladimir Poutine, a signé le décret du 31 octobre 2002 sur la Journée du diplomate russe, fêtée chaque année le 10 février.
Ce n’est pas pour rien que cette date a été choisie. En effet, c’est le 10 février 1549 qu’une première mention écrite du Bureau des ambassadeurs s’y réfère, le premier organe d’Etat appelé à s’occuper de la politique extérieure russe.
Des axes principaux de la diplomatie russe sont définis dans le Concept de la politique étrangère de la Fédération de Russie approuvée par le président russe Vladimir Poutine en 2016. Selon lui, une des priorités de la Fédération de Russie dans le règlement des problèmes globaux est la formation d’un ordre mondial juste et stable conformément à la Charte de l’Onu et à la Déclaration onusienne relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats du 24 octobre 1970.
Ainsi, la Fédération de Russie met en place une politique étrangère qui vise à créer un système de relations internationales stable et durable sur la base des normes universellement reconnues du droit international et des principes d’égalité, de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats afin d’assurer une sécurité durable et égale pour chaque membre de la communauté internationale.
Cependant, la situation politique au Venezuela reste tendue. C’est l’ingérence ouverte et évidente de la part des pays occidentaux dans les affaires intérieures de la République bolivarienne du Venezuela qui se reproduit depuis le 23 janvier 2019 (le moment où la dualité du pouvoir a eu lieu entre le président élu de droit Nicolas Maduro reconnu par la Russie, la Chine, la Turquie, Cuba, la Syrie et d’autres et le “Président par intérim” Juan Guaido reconnu par les pays occidentaux).
Entre-temps, le 28 janvier, les Etats-Unis ont imposé les sanctions économiques contre la Pdvsa (compagnie vénézuélienne d’Etat de pétrole) et même menacent de la force militaire vis-à-vis de cet Etat souverain.
Dans son intervention pendant la conférence de presse au cours de sa visite de travail au Maroc, S.E.M. Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie, a mis en relief la position inacceptable des Etats-Unis par rapport à la crise politique au
Venezuela. Selon lui, elle torpille le droit international avec ses principes fondamentaux.
La situation actuelle en Syrie reste également tendue. Cependant, l’assistance militaire de la Russie qui s’effectue en stricte conformité avec le droit international, à savoir à la demande du gouvernement légitime de Syrie, produit un effet positif et stabilisant.
L’aide diplomatique et le soutien militaire fournis par la Russie ont permis de rapprocher ce pays proche-oriental d’un règlement politique reposant sur une résolution des Nations Unies.
Grâce au concours de la Russie, l’organisation terroriste Daech a été vaincue en Syrie et sa souveraineté a été préservée, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
“Aujourd’hui, la situation dans ce pays qui a tant souffert commence à se redresser progressivement. Grâce aux actions des Forces armées russes, activement soutenues par des efforts diplomatiques, il est devenu possible d’écraser le groupe Daech en Syrie, de préserver l’intégrité de l’Etat syrien”, a ajouté Sergueï Lavrov.
Et de rappeler que le soutien de Moscou a en outre permis de créer les conditions d’un règlement politique bien réel et fondé sur la résolution 2254 du Conseil de Sécurité de l’Onu.

Le gouvernement du Nouveau départ travaille d’arrache-pied pour répondre aux attentes des populations, notamment pour le relèvement des couches sociales les plus vulnérables. Un important accord de financement, faisant suite à d’autres, vient d’être signé dans cette dynamique par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
Institution spécialisée des Nations Unies qui lutte contre la pauvreté et la faim dans les zones rurales des pays en développement, le Fonds international de développement agricole (Fida) vient d’accorder un financement de 104,4 millions de dollars américains, soit près de 60 milliards de F cfa au Bénin à travers le Projet d'appui au développement agricole et à l'accès au marché (Padaam). Le Fida participera au financement dudit projet par un prêt de 15,5 millions de dollars américains et un don du même montant. Le Fonds de l'Opep pour le développement international fera un apport de 10 millions de dollars américains, et le secteur privé mobilisera 5,6 millions de dollars américains. D’autres institutions financières viendront en appoint avec 1,3 million de dollars américains.
Quant au gouvernement béninois, à son actif, 9,8 millions de dollars américains sont prévus, et les bénéficiaires ont à charge 3,3 millions de dollars américains comme fonds de concours. Cet important accord de financement a été signé, vendredi 8 février dernier à Rome, par Gilbert F. Houngbo, président du Fida, et Romuald Wadagni, ministre de l'Economie et des Finances du Bénin.
Visant la réduction de la pauvreté rurale, grâce à une approche axée sur les filières agricoles, un secteur clé de l'économie béninoise, ce financement va impacter plus de 51 000 ménages ruraux vulnérables du Bénin. Il faut noter que le secteur agricole, c’est 70% des emplois et une contribution économique substantielle à hauteur de 32,7% du Pib et 75% des recettes d'exportation.
Réduire les poches de pauvreté
Outre améliorer la compétitivité des produits des petits exploitants agricoles sur les marchés intérieur et extérieur, le projet à travers lequel seront injectées les ressources ainsi mobilisées, contribuera aussi à réduire les importations de produits alimentaires au Bénin, en droite ligne avec la stratégie du gouvernement de réduire les importations des produits alimentaires et de favoriser la création de valeur ajoutée pour une compétitivité renforcée. Car, vont s’accroître la production et la productivité agricole grâce au présent financement, qui va améliorer notamment la commercialisation du riz, du maïs et du manioc.
Le Padaam interviendra dans les départements de l’Atlantique, des Collines, du Couffo, du Mono, de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. Au moins 40% des bénéficiaires du projet seront des femmes et 30% des jeunes, soit des couches vulnérables. En outre, il va promouvoir des mesures qui renforcent la résilience des petits exploitants agricoles face aux changements climatiques et mettra en place un système d'assurance destiné principalement aux groupes cibles du projet. Il prend en compte 2500 hectares de bas-fonds qui seront aménagés, 91 magasins de stockage qui seront réhabilités ou construits et 250 kilomètres de pistes agricoles qui seront également réalisés. C’est dire que ce projet va concourir substantiellement à l’amélioration de la disponibilité et de la qualité des infrastructures productives et de soutien à la mise en marché.

Conformément aux dispositions de l’article 76 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Cnudm), le Bénin a été appelé à présenter son argumentaire sur l’extension du plateau continental du Togo et du Bénin, faisant suite au vœu des deux Etats d’étendre leur plateau continental au-delà de 200 miles marins. Pari réussi suite aux argumentaires développés par les experts commis.
Jeudi 07 février dernier, des experts béninois ont planché à New York pour l’extension du plateau continental au-delà de 200 miles marins du Bénin et du Togo. Commis à cet effet, Cyrille Gougbédji, Ayité Marcel Baglo, Jean Jacques Atchadé ont fait une présentation sur la détermination de la limite extérieure du plateau continental du Bénin et du Togo, l’identification du pied du talus continental, l’application de la formule d’épaisseur des sédiments permettant de définir le rebord externe de la marge continentale, la validation du fait que les points ainsi créés correspondent aux points fixes délimitant la limite extérieure du plateau continental, en confirmant qu’ils se trouvent du côté terrestre, preuve que ces points ne sont pas éloignés de 60 miles marins…
Très technique, la présentation de la délégation béninoise aura permis, au regard des données scientifiques géomorphologiques et bathymétriques produites, à suffisance, que les deux Etats satisfont aux critères exigés par le droit de la Mer pour obtenir de la commission spécialisée l’avis favorable afin d’étendre leur plateau continental. Scientifiquement, le contexte géologique a été la porte d’entrée de la ligne de plaidoirie desdits experts et d’argumentaires des deux pays. Leur analyse des résultats a débouché sur des informations scientifiques favorables à l’extension du plateau continental des deux pays. Ces éléments, bien documentés par l’équipe d’experts, plaident à satiété pour la cause du Bénin et du Togo. On peut donc dire que Cyrille
Gougbédji, docteur en droit et expert international des questions de protection de l’environnement, de l’espace maritime et de la gouvernance publique ; Ayité Marcel Baglo, expert des questions de l'environnement et des frontières, Jacques Jean Atchadé, ingénieur réservoir, ainsi que madame Zelma Yollande Nobre Fassinou, ingénieur ; Tinantikpa N'Tcha, ingénieur ; et par ailleurs, messieurs André Djoi, Akpé Cocou Marius Loko, ont rempli la mission à eux confiée. Les délégations ont bénéficié de l’appui des représentants permanents des deux Etats auprès des Nations Unies dont les interventions ont montré l’importance de ce dossier pour le Bénin et le Togo. Les deux pays ont également bénéficié des fonds fiduciaires de la coopération allemande. Il faut rappeler que le 21 septembre 2018, le Bénin et le Togo ont transmis à la commission compétente des Nations Unies des informations relatives à leur plateau continental et ont formulé la requête conjointe de leur extension au-delà des 200 miles marins.

Les difficultés relatives à la gestion des ordures dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo ne seront plus que de vieux souvenirs d’ici à là. Grâce au Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué, dont le lancement officiel a eu lieu, vendredi 8 février dernier à Cotonou, ces cinq communes amorcent le départ pour un cadre de vie sain et moderne.
Dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo constituant le grand Nokoué, le cadre de vie souffre encore de nombreux maux. Le faible taux d’abonnement de ménages aux organismes de collecte d’ordures, le bas niveau d’enlèvement des déchets et son corolaire de dépotoirs sauvages et la quasi absence de traitement des déchets collectés, ont été identifiés comme des facteurs majeurs de dégradation de l’environnement dans cette conurbation d’environ 2,3 millions d’habitants qui génèrent une quantité d’ordures estimée à 385.000 tonnes par an. Un réel problème environnemental pour lequel le programme d’actions du gouvernement, dans son pilier axé sur l’amélioration des conditions de vie des populations, a pensé à des solutions durables.
L’une des plus urgentes, et déjà en phase de concrétisation, est le Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué dont le lancement officiel, vendredi 8 février dernier, a été l’occasion pour le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, de rappeler les constats qui ont conduit le gouvernement à penser un projet d’une si grande envergure pour en finir avec ce mal environnemental dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo. L’incivisme, les actes de vandalisme sur des infrastructures publiques, le spectacle des rues ensablées, les dépotoirs sauvages encombrant les plans d’eau et même les artères de circulation… le tableau peint par le ministre n’est pas reluisant. Il ajoutera que « la propreté des cités est un indicateur de bonne gouvernance » pour expliquer que le projet va au-delà d’un simple dispositif de ramassage des ordures. Il y voit non seulement un instrument de gouvernance hors du commun, mais aussi et surtout un projet qui ne saurait atteindre ses objectifs sans le soutien de tous et en premier lieu, l’accompagnement des populations bénéficiaires et des élus.
Le Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué s’articule autour de sept composantes majeures. La pré-collecte, la collecte et le transfert des déchets solides ménagers, la conception et la réalisation des travaux d’amélioration et d’exploitation du lieu d’enfouissement sanitaire (sites de Ouèssè et Takon), l’unité de traitement et de valorisation, la salubrité (balayage, désherbage, nettoyage manuel des rues et des places, curage des caniveaux), le suivi et contrôle, un système d’information géographique….
Il a un budget prévisionnel de 57 milliards (93 milliards projetés). Il déploiera près de 1000 engins légers de pré-collecte, plus de 80 engins lourds de collecte, des infrastructures de support (points de regroupement, centre de transferts, deux lieux d’enfouissement) avec un taux de collecte de 90% à sept ans. 60% des déchets seront valorisés et en terme d’emplois, une estimation de 3050 personnes impactés. D’autres dispositifs comme le renforcement de l’intercommunalité seront aussi à son actif.
Les maires apprécient…
Les maires des cinq communes du grand Nokoué applaudissent l’avènement du projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers. L’émotion à peine contenue, la plupart d’entre eux ont tenu à exprimer leur satisfaction à l’occasion de son lancement officiel. Isidore Gnonlonfoun, maire par intérim de Cotonou, exulte. Il apprécie « la démarche innovante, scientifique et pédagogique » qui ceinture le projet et se réjouit de constater que le gouvernement ne s’arroge pas les compétences des communes, mais leur tend la main à travers un partenariat dont les clauses sont contenues dans une convention. «D’ici à là, nous allons oublier le calvaire lié à la gestion des ordures », pense le premier citoyen de Cotonou. Son homologue de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, paraît encore plus heureux avec la concrétisation du projet qui amorce désormais son point culminant. D’où, son engagement à porter, avec son conseil communal, le projet dans toutes ses phases. Les représentants des communes de Porto-Novo, Ouidah et Abomey-Calavi se réjouissent également de voir le gouvernement leur porter ce coup de main qui va tourner la page de l’insalubrité dans leurs cités.
Avant eux, la directrice de l’Agence du Cadre de vie pour le développement du territoire, Olga Prince Dagnon, a évoqué le cadre institutionnel dans lequel le projet sera exécuté, un peu comme pour rassurer les maires dont elle a sollicité le concours pour la concrétisation du projet. Projet lancé officiellement à travers la signature de conventions avec les parties prenantes, pour, dans ces cinq communes, en finir avec l’amateurisme dans la gestion des déchets solides ménagers et aboutir à l’amélioration du cadre de vie.

La ville de Parakou a vibré, samedi 9 février dernier, au rythme de la 12e édition du Marathon Saint François de Sales. A l’arrivée, Rock Ahouantchédé a supplanté le champion en titre, Daouda Korongo, sur les 42,195 km, alors que chez les dames, c’est Bentille Alassane qui a succédé à elle-même.
Placée sous le thème « Rien n’est aussi fort que la douceur. Rien n’est plus doux que la force réelle », la 12e édition du Marathon salésien de Parakou a connu, samedi 9 février dernier, la participation de 861 athlètes dont 256 femmes. Venus de 14 pays du monde, ces derniers se sont inscrits sur les trois distances programmées, à raison de 89, 123 et 445 respectivement pour les 42,195 km, 21,100 km et 10 km. Le rideau est tombé sur cette présente édition du marathon, et l’on pense déjà à la prochaine prévue en 2020. Elle aura pour thème : « L’amour murmure toujours même quand les amoureux n’ont rien de concret à se dire ».
Pour ce qui est de la compétition, c’est avec la distance de 42,195 km que son coup d’envoi a été donné à 6 heures dans la localité de Tchatchou, dans la commune de Tchaourou. Après une course qui a également mis à contribution quelques grandes artères de la ville de Parakou, c’est Rock Ahouantchédé qui a été le premier à franchir la ligne d’arrivée, au niveau de la paroisse Saint François de Sales, avec un chrono de 2 h 32 min 48s. Il a devancé le champion en titre, Daouda Korongo.
Au niveau des dames, c’est Bentille Alassane qui s’est imposée, dominant la course en 2 h 49 min 19 s. Vainqueur de ce marathon depuis 2008, elle a donc tenu, sans surprise, son rang. Par rapport à l’année passée, elle a amélioré son chrono.
Au nom des Oblats de Saint François de Sales de Parakou, le père David Ahossinou a remercié tous les participants. Le Marathon salésien, qui rassemble chaque année à Parakou, plusieurs nationalités, favorise ainsi, en toute douceur, la rencontre des cultures et des personnes, s’est-il réjoui.
Les résultats de la compétition
Distance des 42,195 km
Hommes
1er Rock Ahouantchédé 2 h 32 min 48 s
2e Daouda Korongo2 h 35 min 31 s
3e LatifouYacoubou 2 h 36 min 21 s
Dames
1ère Bentille Alassane 2 h 49 min 19 s
2e Yvette Tchamou 3 h 21 min 16 s
3e Jacqueline Tchénawoué 3 h 24 min 43 s
Distance des 21,100 km
Hommes
1er Sylvain Sabi
2e Sylvain Azonhè
3e Bruno Orou Sounwarou
Dames
1ère Aïtchatou Abdou
2e Karine Sanwékoua
Distance des 10 km
Hommes
1er Babatundé Bello
2e KarimouSoumanou
3e Paulin Dossèssodé
Dames
1ère Chantale N’Koué
Sports 11 févr. 2019

L’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa B) a levé la sanction infligée au Bénin suite à son forfait au dernier tournoi des U20 au Togo. Dans une correspondance adressée au secrétaire général de la Fédération béninoise de football, Aka Malan, secrétaire de l’Ufoa B a expliqué les raisons qui motivent la levée de cette sanction.
« Après avoir requis l’avis des membres du comité exécutif et dans un esprit de fraternité et pour le bien-être de la jeunesse béninoise, le président de l’Ufoa B, le colonel Major Djibrilla Hima Hamidou a décidé de la levée de la sanction qui vous a été infligée suite à votre forfait de la Coupe Ufoa des U20 Togo 2018 », a-t-il fait savoir. Par contre, le Bénin est sommé de payer 5000 dollars d’amende conformément à l’article 94 du règlement du tournoi et d’apurer au moins de moitié ses arriérés, soit 13 500 dollars avant sa réintégration aux activités de l’Ufoa B. Le Bénin doit donc verser une somme de 18.500 $ à l’instance (environ 9 millions F Cfa). C’est la condition sine qua non pour que le Bénin participe à la deuxième édition de la Coupe de l’Ufoa senior parrainée par Fox dont le tirage au sort aura lieu en mars prochain.
Ch. H.
Sports 11 févr. 2019

Le projet d’Appui aux communes et communautés pour l’expansion des services sociaux (Access) a été officiellement lancé, hier jeudi 7 février. Fruit de la coopération entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois, ce programme permettra d’améliorer l’accès aux services sociaux de base et aux filets sociaux d’une part et d’autre part de renforcer le système de protection sociale.
D’un financement de 40 millions de dollars US, soit près de 23 milliards de francs Cfa sur une durée de 4 ans (2019-2022), le projet Access est né d’un accord de financement signé entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois le 4 septembre 2018 puis, mis en vigueur le 2 janvier 2019. Ce projet vient se greffer sur les acquis du Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) qui a également été mis en œuvre avec le financement de la Banque mondiale et s’est achevé en 2017 avec des succès remarquables. Le projet Access poursuivra les mêmes types de réalisations que le Psdcc tout en les harmonisant avec les priorités du gouvernement. Avec les ressources qui lui sont consacrées, Access va impacter plus de 564 mille bénéficiaires directs dans les 77 communes du Bénin. 21 mille élèves seront inscrits dans les salles de classe construites et réhabilitées sous le projet et plus de 1,5 million d’emplois temporaires seront créés d’ici la fin du projet. Ledit projet a été lancé hier par le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé
Dassigli en présence de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro et de la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey.
A en croire la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey, le projet Access permettra de renforcer les capacités des communes du Bénin, d’améliorer davantage l’accès des populations pauvres aux services sociaux de base, à travers l’approche efficiente qu’est le Développement conduit par les communautés (Dcc). « Il s’agit, cette fois-ci, d’un passage à l’échelle pour aider le gouvernement béninois à renforcer le processus de décentralisation en cours, à travers la décentralisation de la prestation des services de base, en apportant aux 77 communes du Bénin, une assise financière plus solide pour la réalisation des infrastructures de base dans les secteurs de l’éducation primaire, de la santé, des pistes rurales et des équipements marchands, conformément à leur Programme de développement communal. Au total, le projet vise à financer 440 infrastructures de ce type », fait savoir la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.
Un plaisir doublé de satisfaction, c’est le sentiment que le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, dit ressentir à l’occasion du lancement des activités du projet Access. Il indique que le projet Access sera mis en œuvre à travers les trois composantes que sont l’appui à la fourniture de services décentralisés ; la mise à échelle des filets sociaux et le renforcement des systèmes de protection sociale et l’appui à la gestion et à la coordination du projet. « Ce projet a pour vocation de conforter et de promouvoir le développement conduit par les communautés… Sa réussite a besoin de l’adhésion massive des communes et communautés impliquées et de tous les partenaires », va préciser le ministre Barnabé Dassigli. Il annonce par conséquent, qu’il sera procédé à des séances de vulgarisation pour l’appropriation du projet.
Pont avec les programmes sociaux du gouvernement
En effet, le projet Access est en harmonie avec deux objectifs du nouveau Plan de développement (Pnd) 2018-2025. Il s’agit notamment de l’expansion de l’accès aux services sociaux de base de bonne qualité et de la mise en place de mécanismes pérennes et inclusifs de protection sociale. Access vient aussi en appui à la mise en place d’une base de données nationale unique qui identifie tous les ménages pauvres et extrêmement pauvres, un des aspects importants du Pnd. Tout en permettant l’identification de ses propres bénéficiaires, le projet Access va donc faciliter l’identification des bénéficiaires du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), programme social phare du gouvernement. Faisant le lien avec les programmes sociaux du gouvernement, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance fait remarquer que le projet Access s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat et va contribuer à la réduction de la pauvreté. Un lien que confirme et explicite la représentante résidente de la Banque mondiale Katrine Sharkey : « Cette synergie avec le programme Arch inclut également un appui à la mise en cohérence de la base de données des ménages pauvres et extrêmes pauvres avec celle issue du Recensement administratif initial à vocation d’indentification de la population, pour assurer l’identification fiable des bénéficiaires des deux projets Arch et Access, ainsi que de tout autre programme qui souhaite intervenir en faveur des ménages pauvres et extrêmes pauvres au Bénin » n
Actualités 08 févr. 2019