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Nouvelles

Accès aux services sociaux de base: La Banque mondiale et le gouvernement lancent le projet Access

Le projet d’Appui aux communes et communautés pour l’expansion des services sociaux (Access) a été officiellement lancé, hier jeudi 7 février. Fruit de la coopération entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois, ce programme permettra d’améliorer l’accès aux services sociaux de base et aux filets sociaux d’une part et d’autre part de renforcer le système de protection sociale.

D’un financement de 40 millions de dollars US, soit près de 23 milliards de francs Cfa sur une durée de 4 ans (2019-2022), le projet Access est né d’un accord de financement signé entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois le 4 septembre 2018 puis, mis en vigueur le 2 janvier 2019. Ce projet vient se greffer sur les acquis du Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) qui a également été mis en œuvre avec le financement de la Banque mondiale et s’est achevé en 2017 avec des succès remarquables. Le projet Access poursuivra les mêmes types de réalisations que le Psdcc tout en les harmonisant avec les priorités du gouvernement. Avec les ressources qui lui sont consacrées, Access va impacter plus de 564 mille bénéficiaires directs dans les 77 communes du Bénin. 21 mille élèves seront inscrits dans les salles de classe construites et réhabilitées sous le projet et plus de 1,5 million d’emplois temporaires seront créés d’ici la fin du projet. Ledit projet a été lancé hier par le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé
Dassigli en présence de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro et de la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey.
A en croire la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey, le projet Access permettra de renforcer les capacités des communes du Bénin, d’améliorer davantage l’accès des populations pauvres aux services sociaux de base, à travers l’approche efficiente qu’est le Développement conduit par les communautés (Dcc). « Il s’agit, cette fois-ci, d’un passage à l’échelle pour aider le gouvernement béninois à renforcer le processus de décentralisation en cours, à travers la décentralisation de la prestation des services de base, en apportant aux 77 communes du Bénin, une assise financière plus solide pour la réalisation des infrastructures de base dans les secteurs de l’éducation primaire, de la santé, des pistes rurales et des équipements marchands, conformément à leur Programme de développement communal. Au total, le projet vise à financer 440 infrastructures de ce type », fait savoir la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.
Un plaisir doublé de satisfaction, c’est le sentiment que le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, dit ressentir à l’occasion du lancement des activités du projet Access. Il indique que le projet Access sera mis en œuvre à travers les trois composantes que sont l’appui à la fourniture de services décentralisés ; la mise à échelle des filets sociaux et le renforcement des systèmes de protection sociale et l’appui à la gestion et à la coordination du projet. « Ce projet a pour vocation de conforter et de promouvoir le développement conduit par les communautés… Sa réussite a besoin de l’adhésion massive des communes et communautés impliquées et de tous les partenaires », va préciser le ministre Barnabé Dassigli. Il annonce par conséquent, qu’il sera procédé à des séances de vulgarisation pour l’appropriation du projet.

Pont avec les programmes sociaux du gouvernement

En effet, le projet Access est en harmonie avec deux objectifs du nouveau Plan de développement (Pnd) 2018-2025. Il s’agit notamment de l’expansion de l’accès aux services sociaux de base de bonne qualité et de la mise en place de mécanismes pérennes et inclusifs de protection sociale. Access vient aussi en appui à la mise en place d’une base de données nationale unique qui identifie tous les ménages pauvres et extrêmement pauvres, un des aspects importants du Pnd. Tout en permettant l’identification de ses propres bénéficiaires, le projet Access va donc faciliter l’identification des bénéficiaires du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), programme social phare du gouvernement. Faisant le lien avec les programmes sociaux du gouvernement, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance fait remarquer que le projet Access s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat et va contribuer à la réduction de la pauvreté. Un lien que confirme et explicite la représentante résidente de la Banque mondiale Katrine Sharkey : « Cette synergie avec le programme Arch inclut également un appui à la mise en cohérence de la base de données des ménages pauvres et extrêmes pauvres avec celle issue du Recensement administratif initial à vocation d’indentification de la population, pour assurer l’identification fiable des bénéficiaires des deux projets Arch et Access, ainsi que de tout autre programme qui souhaite intervenir en faveur des ménages pauvres et extrêmes pauvres au Bénin » n

Actualités 08 févr. 2019


Route Lokossa-Devé-Aplahoué-frontière du Togo: 46 kilomètres de bitume pour transfigurer le tronçon

Long de 46,11km, le tronçon Lokossa-Devé-Aplahoué-frontière du Togo sera complètement transfiguré au bout des vingt-quatre prochains mois grâce au projet d’aménagement et de bitumage dont le lancement a eu lieu hier.

Le démarrage effectif des travaux de cette route a été marqué hier, jeudi 7 février sur l’esplanade du siège de l’arrondissement d’Adjintimey, dans le Couffo, par la présence du ministre Alassane Séidou, en charge des Infrastructures et du Transport et de Yao Ahokoun, représentant la Banque ouest-africaine de Développement (Boad). Les ministres Romuald Wadagni, Mahougnon Kakpo et Oswald Homeky, ainsi que les députés Dakpè Sossou, Alexis Agbelessessi, Jérémie Adomahoun, Jocelyn Degbey et les préfets du Couffo et du Mono étaient également présents.
Lokossa-Devé-Aplahoué-Frontière du Togo, c’est une section de la route nationale N°2 (Comé-Lokossa-Dévé-Aplahoué) et une section de la route nationale inter-Etats N°4. En état de dégradation, elle sera bitumée et aménagée avec un budget estimé à 22 687 868 450 F Cfa hors taxe, dont 21 312 983 622 F Cfa de financement de la Boad. La différence, soit 1 374 884 828 francs Cfa, est prise en charge par le budget national. Au dire du ministre Alassane Séidou, le financement est totalement bouclé et les travaux seront exécutés, dans un délai contractuel de 24 mois par le Groupement Nse/Nse-Ci, entreprise adjudicataire du chantier, et les structures Deco-Ic/Beci Btp/Ageim assureront le contrôle et le suivi. Selon le ministre Alassane Séidou, la mise en exécution effective de ce projet d’infrastructure routière est l’expression de la volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement de soulager les peines des citoyens des zones enclavées. Les usagers du tronçon à bitumer sont, en effet, confrontés à des difficultés de circulation et à des nuisances de toutes sortes, note le ministre. « Ces difficultés sont encore plus permanentes pour les populations riveraines de la route à savoir, celles des communes de Lokossa, de Dogbo, de Djakotomey et d’Aplahoué qui n’ont pas d’autres alternatives dans l’exercice de leurs activités », souligne Dr Alassane Séidou.
Au bout des vingt-quatre prochains mois, la nouvelle route qui donnera le sourire aux populations sera une chaussée revêtue de 7m de largeur. Le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, détaille que cette chaussée sera composée de deux voies de 3,50 m de large chacune et de deux accotements de 1,50 m delargeur chacun en rase campagne et de 1,750 m de largeur en agglomération. Des caniveaux sont également prévus aux endroits où ces ouvrages d’assainissement seront nécessaires, a-t-il martelé en précisant, par ailleurs, qu’au niveau des courbes, il sera appliqué les dévers qui s’imposent selon les normes.

Une prouesse

A Adjintimey, hier, personne ne voulait se faire conter le lancement des travaux attendus depuis plusieurs régimes. Les populations des diverses localités traversées par la route ont massivement effectué le déplacement avec, à leur tête, des maires, des élus locaux et têtes couronnées. Au nom de ses pairs, Etienne Tognigban, maire de Djakotomey, la commune ayant abrité l’événement, s’est confondu en remerciements à l’endroit du chef de l’Etat et de son équipe gouvernementale. « La joie des populations est tellement grande et les mots me manquent pour la traduire », a-t-il confessé. Fils de la localité, le ministre Oswald Homeky confirme également que c’est un grand rêve qui est en train de se réaliser sous leurs yeux. « Pendant longtemps, nous avons plaidé et rêvé que la partie enclavée du grand Mono soit désenclavée, c’est enfin le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui le réalise », s’est-il félicité. Pour le préfet du département du Couffo, Christophe Mègbédji, la concrétisation du présent projet routier relève d’un gros défi et démontre, une fois encore, que le Bénin a tourné la page des promesses non tenues. Il ne manquera pas, lui aussi, d’en féliciter le chef de l’Etat et son gouvernement pour cette prouesse dont l’utilité pour le Couffo, important grenier agricole du Bénin, a été suffisamment vantée.

Actualités 08 févr. 2019


32e session des chefs d’Etat de l’Ua: Le ministre Aurélien Agbénonci à Addis-Abeba

Addis-Abeba accueille depuis hier, jeudi 7 février et ce pour cinq jours, les travaux du Conseil des ministres en prélude à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Le ministre Aurélien Agbénonci y prend une part active.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, prend part depuis le jeudi 7 février à Addis-Abeba aux travaux du Conseil exécutif, c’est-à-dire le Conseil des ministres, en prélude à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Cette 32e session se tiendra, les 10 et 11 février à Addis-Abeba en Ethiopie. Mais elle sera précédé, les 7 et 8 février de la 34e session ordinaire du Conseil exécutif, qui regroupe les ministres des Affaires étrangères du continent. Le patron de la diplomatie béninoise, habitué de ces rendez-vous est, une fois encore, présent à cette rencontre à la tête d’une délégation.
Le thème de cette session s’intitule « les réfugiés, les rapatriés et les déplacés internes : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ». L’ordre du jour de la session porte sur plusieurs points importants, notamment les questions de paix et de sécurité, de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), de la réforme institutionnelle de l’organisation commune et de la mise en œuvre de la décision sur les négociations post-Cotonou 2020.
S’agissant des réformes envisagées au niveau de l’organisation, elles portent notamment sur des points comme l’adoption du nouveau barème de contribution, la réforme du Conseil de paix et de sécurité, le suivi de la transformation du Nepad en Agence de développement de l’Union africaine, la réforme des organes de l’Union, tels que le Parlement panafricain, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples.
« Ce sommet, marque un tournant décisif dans l’histoire de l’Union africaine, parce qu’il est le premier à se tenir selon le format de la réforme, qui veut que les 55 chefs d’Etat et de gouvernement ne se réunissent qu’une fois l’an, en février et que le deuxième sommet de l’année soit désormais une réunion de coordination entre le bureau de la conférence, les chefs d’Etat et de gouvernement présidant les communautés économiques régionales, le président de la Commission de l’Union africaine et les chefs exécutifs desdites communautés ». Le Sommet adoptera plusieurs rapports approuvés par le Conseil exécutif et procédera à la nomination et à l’élection des candidats à un certain nombre de postes au sein des structures de l’Union africaine.
A ce niveau, le Bénin pourrait à nouveau faire parler de lui. En effet, Elisabeth Afiavi
Gnansounou-Fourn, candidate à sa réélection à un poste au niveau du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, garde ses chances intactes face à ses six autres challengers. Elle est la seule femme à briguer ce poste.

Actualités 08 févr. 2019


Pour booster le potentiel numérique au Bénin : Le Menc à pied d’œuvre pour un data center

Pierre angulaire de l’ambition que nourrit le chef de l’Etat en matière du numérique, le data center va être une réalité sous peu. La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, à pied d’œuvre dans cette perspective, a effectué, ce jeudi 7 février, une descente sur le chantier du data center national à Abomey-Calavi.

Toucher du doigt l’évolution du chantier pour l’atteinte des objectifs à bonne date. C’est le but de la descente de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce jeudi 7 février sur le chantier du data center à Abomey-Calavi. Accompagnée de son équipe, elle a fait le tour de la propriété durant une demi-heure avant de tenir une séance de travail avec les cadres et les responsables de l’entreprise chargés de la réalisation du projet. L’autorité ministérielle a pu ainsi se rendre compte, par elle-même, de l’état d’avancement des travaux du data center national afin de prendre des mesures, si nécessaire, pour l’aboutissement diligent du chantier.

Tout va bien !

Vu de ses yeux, n’a pas suffi. La ministre a tenu à faire en détail le tour de la question. Aux préoccupations soulevées par Aurélie Adam Soulé, Fréjus Gbaguidi, chef projet data center, a rassuré de ce que les travaux évoluent normalement et, a-t-il soutenu, il n’y a pas de raisons pour ne pas tenir dans le délai contractuel. Benoît Mitchozounnou, chef service travaux à la direction de l’Habitat et de la Construction au ministère du Cadre de vie et du Développement durable, renchérit avec chiffres à l’appui : « Globalement, nous avons mis la pression pour que le délai du 28 février soit respecté ; le taux d’exécution physique des travaux est de plus de 80 %, le bloc administratif est à 87%, le bloc technique à 95 % et la guérite à 80 % », a-t-il expliqué. « Je suis ravie de l’évolution des travaux et me réjouis du fait que le délai sera respecté », salue la ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Toutefois, au regard de l’importance de cette infrastructure pour le pays, le data center étant un instrument clé des dynamiques impulsées pour faire du numérique une réalité de tous les jours, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité l’entreprise en charge des travaux à jouer sa partition avec diligence et à combler au-delà des attentes contractuelles, par beaucoup de créativité et d’innovations. Car, « Ce centre va permettre d’assurer la disponibilité de tous les services dématérialisés de l’administration publique et même du secteur privé », a-t-elle confié.

Pierre angulaire de l’ambition numérique

Implanté sur un domaine de 2 hectares au cœur de la commune d’Abomey-Calavi, à 20 kilomètres de Cotonou, le data center national (certifié Tiers III) est un joyau qui va ouvrir de nouvelles perspectives en termes d’innovations pour les entreprises. Il loge dans un bâtiment à deux niveaux, composé d’un bloc technique de 500 mètres carrés destiné à accueillir tous les composants électriques et informatiques, et un bloc administratif réservé au personnel de fonctionnement du centre. A en croire le directeur général par intérim de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), Thierry Ahouassou, un équipement à hautes performances électriques et énergétiques, éco-efficace et proposant de très haut niveau de connectivité et de sécurité y sera déployé.
Pierre angulaire de la stratégie globale en matière numérique déployée par le gouvernement, le data center national a pour mission, entre autres, de favoriser l’accès sécurisé aux services et aux données des administrations publiques et privées du Bénin. Et plus encore, de soutenir la montée en puissance des nouveaux services numériques comme le cloud computing et la virtualisation. Aussi, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou remercie-t-elle les partenaires allemands pour le financement de cet instrument qui va booster le potentiel numérique au Bénin dans un environnement sécurisé.

Actualités 08 févr. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Adoption du plan d'actions national sur la gestion durable des terres

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 6 février 2019 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I- Communications

I-1. Adoption du Plan d'actions national sur la gestion durable des terres 2018-2027
Le défaut de planification de la gestion des terres et des ressources agro-forestières a induit, au fil des ans, leur dégradation avancée. Ainsi, en l'espace de 35 ans, notre pays a perdu environ 48% de sa forêt dense. Celle-ci ne couvre désormais que 0,29% du territoire. Une telle situation est de nature à provoquer de plus graves dégradations physiques et une vulnérabilité accrue des écosystèmes face au changement climatique si rien n'est fait.
Prenant la mesure de l’enjeu sur l'environnement et en vue d’y remédier durablement, le Gouvernement a initié en février 2018, un atelier qui a regroupé des acteurs spécialisés d'origines socioprofessionnelles diverses. Il a permis de mettre en place un Plan d'actions national sur la Gestion durable des terres, sur une période de trente ans.
La mise en œuvre dudit Plan permettra, entre autres, une appropriation et une intégration effectives de cette problématique dans les investissements couvrant plusieurs domaines.

I-2. Adhésion du Bénin au Programme régional de facilitation de l'approvisionnement en produits pétroliers dans l'espace Cedeao.

De par sa position géographique et les conditions de sécurité qu'il offre, notre pays peut devenir un hub régional sur le plan de l'approvisionnement et de la distribution de produits pétroliers. Il doit, pour ce faire, réaliser des investissements, notamment dans le cadre d'un partenariat public-privé, aux fins d'agrandir ses capacités de stockage actuelles, tout en développant des moyens de transport principalement pour desservir les pays de l'hinterland.
Une telle démarche sera en adéquation avec le Programme régional qui invite chaque Etat à, entre autres :
- affiner sa politique nationale d'approvisionnement en produits pétroliers, associée à une stratégie de mise en œuvre ;
- veiller à la sécurité et à la réduction des coûts de transport.
C'est pourquoi le Conseil des ministres, en marquant son accord pour l'adhésion de notre pays au Programme régional de Facilitation de l'approvisionnement en Produits pétroliers dans l'espace Cedeao, a instruit le Ministre de l'Eau et des Mines, de faire conduire une étude sur le développement de la capacité de stockage et les moyens de transport massif des produits pétroliers tout le long des frontières concernées.

I-3. Autorisation de contractualisation pour la réalisation des travaux d'urgence d'aménagement du site d'accueil, à Cotonou, des pèlerins dans le cadre du Hadj.

L'absence d'un espace adéquat d'accueil des pèlerins venant de l'intérieur du pays, en partance pour le Hadj, fait que les conditions de séjour et d'hébergement à Cotonou, en attendant leur départ, sont difficiles.
En vue de mettre fin à une telle situation, le Gouvernement, en relation avec la communauté musulmane, a identifié un espace au quartier Akpakpa pour y réaliser des aménagements et ériger quelques bâtiments.
Les travaux consisteront notamment en l'assainissement et au pavage de la cour, en la construction de bâtiments à usage d'hébergement des pèlerins, de local administratif, ainsi que de blocs de toilettes et de douches ; en la réalisation d'une allée de circulation des véhicules, puis de zones d'accueil et de repos.
Le début du Hadj 2019 étant prévu pour le mois d'août, le Gouvernement entend rendre le site disponible pour le mois de juin 2019.

Fait à Cotonou, le 6 février 2019

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 07 févr. 2019


Remise de chèques aux sinistrés de l’incendie de Dantokpa: 608 bénéficiaires soulagés

Les 608 sinistrés, victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa, ont reçu ce mercredi 6 février, à Cotonou des chèques du Comité chargé de la mobilisation des ressources (Comores). Ceci s’inscrit dans le cadre de leur dédommagement par le gouvernement du président Patrice Talon.

Les sinistrés victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ils ont reçu des chèques d’une valeur de 1million 279 mille 800 F Cfa chacun de la part du Comores, ce mercredi 6 février. Le président des sinistrés du marché Dantokpa, Mouyidine Radji, affirme qu’après cet incendie, un sursaut patriotique et l’amour du prochain ont gagné le cœur de beaucoup de Béninois qui sont venus leur prêter main forte. Au nom de ces derniers, il a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon, au président du Conseil économique et social (Ces), et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’aboutissement de ce dossier.
Pour le président du Comores, l’objectif du Comité est de témoigner la solidarité de l’ensemble de la nation et de la communauté internationale à l’endroit des sinistrés. Il a affirmé que le montant collecté à ce jour est de 778 millions 315 mille 679 F Cfa dont 278 millions 315 mille 679 F Cfa déposés par les donateurs nationaux et internationaux et 500 millions virés par le gouvernement de la Rupture.
Augustin Tabé Gbian a rappelé que les opérations de recensement, d’enregistrement et de traitement des données de même que l’analyse statistique ont été conduites par des techniciens avérés dans le domaine. Il a précisé qu’à l’issue de ces différentes opérations et sur demande des responsables des sinistrés, la liste des sinistrés
préalablement produite et contenue dans le rapport d’évaluation a été passée au peigne fin puis enrôlée lors des travaux d’apurement pour requérir le consensus tant souhaité par les acteurs impliqués dans ce dossier. Le président du Ces a témoigné toute sa reconnaissance au président Patrice Talon qui fait, selon lui, de la protection sociale son cheval de bataille.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, dans son intervention, n’a pas manqué de remercier le président du Ces pour tous les efforts consentis. Bintou Adam Chabi Taro explique que l’une des priorités du président de la République en matière d’inclusion sociale est le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base et aux opportunités économiques ainsi que la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. Elle indique que, dans ce cadre, le gouvernement a opté pour une amélioration significative des conditions de vie des populations les plus vulnérables. Bintou Adam Chabi Taro note que c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé le 19 décembre 2018 de débloquer la somme de 500 millions de francs Cfa afin de soutenir et de soulager les sinistrés. Elle recommande alors aux bénéficiaires de faire preuve d’une gestion saine et rigoureuse des fonds qui leur sont remis.

Société 07 févr. 2019


Professeur René Derlin Zinsou: « L’élève que j’ai été n’a cessé de tenter de ressembler à ses maîtres »

Médecin d’exception, le professeur René Derlin Zinsou est admis à l’Académie nationale française de chirurgie, le 9 janvier dernier à l’Université Descartes de Paris. Une reconnaissance de ses pairs qui vient couronner 94 ans de vie et une carrière consacrée exclusivement à ses patients. Un parcours de médecin, d'enseignant et de chercheur bien singulier sur lequel le frère de l’ancien chef de l’Etat, Emile Derlin Zinsou, père de quatre enfants, revient à travers les lignes de cette interview.

La Nation : Vous avez été admis au sein de l’Académie nationale française de chirurgie. Quels sentiments éprouvez-vous à la suite d’une telle reconnaissance ?

Professeur René Derlin Zinsou : J’ai le sentiment d’avoir été honoré par mes pairs. C’est une récompense à laquelle je ne m’attendais pas. Une belle surprise et je ne peux que remercier ceux qui en ont pris la décision. C’est au titre du travail de recherche médicale que j’ai eu l’honneur de mener aux cotés de mes maîtres que je me réjouis d’avoir été promu.

Que retenir de l’Académie nationale française de chirurgie ?

L’académie nationale française de chirurgie est un lieu de réunion et de ce qu’on peut appeler le sommet de la recherche médicale en France et qui distingue à périodes régulières ceux qu’ils estiment les plus performants dans la démarche de recherche et les résultats positifs pour l’humanité.

Cette reconnaissance ne vient-elle pas un peu tard, à votre avis, au regard de votre carrière ?

Ce n’est pas une question d’âge. C’est une question d’appréciation ; ça peut venir plus tôt et également au terme d’une analyse de carrière. Je suis convaincu que je dois être l’un des plus âgés dans la compagnie actuellement, mais c’est une question de reconnaissance de travail accompli.

Nombre de vos compatriotes témoignent à votre sujet d’une carrière exceptionnelle. Qu’est-ce qu’on peut retenir de ce parcours qui a été le vôtre ?

Mon parcours a eu trois phases. La première phase est celle des études finalisées par un doctorat d’Etat de l’Académie de médecine de Paris le 17 juillet 1959. Cela ne veut pas dire que c’est à cette date que j’ai fini mes études. Je les ai terminées beaucoup plus tôt, mais il a fallu prolonger encore les stages qui vont m’amener jusqu’en 1959, date à laquelle j’ai soutenu mon doctorat d’Etat en médecine. Après quoi, j’ai poursuivi pendant de longues années ma formation, d’abord en ‘’Chirurgie générale’’, ensuite en ‘’Chirurgie gynécologique’’ enfin, l’agrégation en ‘’Gynécologie obstétrique’’. À cette époque, la gynécologie obstétrique était dans la chirurgie. C’est maintenant que les choses sont bien séparées, sinon à l’époque c’était bien une section de la chirurgie. Il y avait une place d’agrégé qui était disponible en gynéco-obstétrique et j’ai dû postuler pour ce poste en reconsidérant totalement mon parcours. J’ai dû aller faire une année entière à l’hôpital Foch. Après quoi j’ai dû passer le concours d’agrégation deux fois de suite. Une première fois, j’ai été admissible. L’année suivante, j’ai pu passer le concours avec succès et j’ai été affecté à la Faculté de médecine de Dakar.
J’ai eu à participer à de très nombreux travaux sous la responsabilité essentiellement de trois de mes maîtres à savoir les professeurs Letac, Sérafino et Henri Bezes et en collaboration avec deux de mes amis. Les différents travaux ont été effectués sous la responsabilité de ces maîtres très distingués dont je salue la mémoire. Ces œuvres ont été publiées dans différentes revues scientifiques, soit à l’Académie de chirurgie, soit dans d’autres revues comme des livres pédagogiques. C’est ainsi que vous avez une série de livres de pathologies chirurgicales qu’on appelle les « Neuf agrégés» et à travers lesquels certains de nos travaux ont été publiés.

Dans cette série des Neuf agrégés, il y en a un qui est consacré à la chirurgie digestive où l'on a évoqué les importantes ablations de l’intestin grêle. Nous avons eu à réaliser aux côtés de mon maître Henri Bezes une opération d’ablation totale de l’intestin grêle et le malade a survécu et cela a fait date. On a eu droit à une publication dans l’un des ouvrages dont je viens de vous parler. Je ne m’attarderai pas trop sur ces travaux parce que le faire serait bien fastidieux. Dans le cas des fractures de la cuisse par voie externe, on a eu à faire des prothèses pour faire marcher les malades très rapidement. Je pourrais citer le plâtre pendant pour les fractures de membres supérieurs ; des travaux qui nous ont permis de voir comment on pourrait vaincre une pathologie bien spéciale en Afrique qu’on appelle le mycétome et qui va donner lieu à l’installation d’un pied suffisamment gros de volume qu’on appelle le pied de Madura. Je pourrais citer les fistules vésico-vaginales chez la jeune femme africaine dues à des accouchements tardifs dans des villages. Un véritable drame pour les malades, parce que toutes les tentatives pour y pallier n’ont pas donné jusqu’au jour où je vous parle, les résultats qui auraient été les meilleurs; parce que ce sont des vies qui sont condamnées sur plusieurs formes, soit par l’atteinte rénale, soit par l’inconfort qui caractérise cette pathologie. Or, il s’agit d’une pathologie qu’on peut supprimer à 100%. C’est lié à deux choses, l’éducation et la prise en charge d’une manière rationnelle et suffisamment rapide des accouchements dans des situations pénibles. L’opération césarienne qui est venue aujourd’hui permet d’éviter de véritables drames de ce genre. C’est pour vous redire que j’ai eu l’honneur aux côtés de mes maîtres de participer à la réflexion dans plusieurs secteurs de notre pathologie, de tenter d’apporter des solutions qu’il fallait et c’est peut-être ce qui me vaut aujourd’hui d’être admis par mes pairs dans leur compagnie.

Au regard de ce parcours, quelles ont été les qualités du professeur ?

Je voudrais répéter encore que l’élève que j’ai été n’a cessé de tenter de ressembler à ses maîtres. C’est à eux que je dois tout. Tout d’abord, à mon père qui, loin d’être médecin, était un enseignant et qui dès le jeune âge, nous a appris à être précis dans le travail, être rigoureux et à ne négliger aucun devoir au moment où il fallait le faire. Je crois que cet héritage m’a poursuivi durant le reste de ma carrière. La manière d’être et de transmettre, je l’ai retrouvée auprès de mes maîtres de médecine qui ont été pour moi, non seulement des enseignants de très haut vol mais également des hommes de dévouement et de sacrifice. Je ne saurais ne pas penser à eux dès que j’évoque ce que j’ai reçu d’eux. Je voudrais évoquer le souvenir de l’un d’entre eux qui est devenu, non seulement un savant sur le plan de la médecine, mais un homme particulièrement lettré. Je veux parler de Henry
Mondor dont le nom a été donné à un des hôpitaux les plus importants de Paris à Créteil. Henry Mondor qui été chef de service à une époque où l'on balbutiait sur la pathologie du cœur n’a jamais cessé de nous dire en amphithéâtre, « nous progresserons et le cœur lui-même sera vaincu ». Il n’a pas vécu cette victoire sur le cœur, mais ses élèves ont amorcé cette victoire et la lutte pour cette victoire continue. C’est dire que la médecine n’est pas une science statique, que la réflexion doit être permanente et qu’elle doit nous permettre de vaincre les obstacles d’aujourd’hui et d'offrir à ceux qui nous suivent les moyens d’aboutir à des solutions plus efficaces que celles dont on bénéficie aujourd’hui.

A entendre parler le professeur, il n’aurait pas eu, à l’époque, à souffrir de racisme ou de l’indifférence des Français ?

Le problème de racisme n’est pas un problème simple parce que les formes de racisme sont multiples. Vous pouvez avoir de racisme entre des gens de même couleur, peut-être qu’on ne l’appellera pas totalement racisme, mais c’est quand même des confrontations. Vous pouvez également avoir de racisme avec des gens de couleurs différentes et cela est lié au stade où ils sont dans l’évolution de leur société. Bien sûr, il y a certainement eu des défauts d’acceptation de l’autre dans notre société de l’époque et même d’aujourd’hui. Mais, ce qui me paraît constant, c’est que lorsque deux individus même de couleurs différentes se rencontrent et qu’ils sont intelligents, travailleurs et ouverts, ils dépassent ces problèmes-là pour ne servir que la pensée et les résultats que cela peut comporter pour le bien de l’humanité.

Ce qui a été le cas avec vous sans doute !

Moi, je n’ai jamais souffert du refus de l’autre. Est-ce la chance ? Est-ce notre comportement mutuel ? Je ne saurais le dire. Sur le plan scientifique pur, je n’ai jamais souffert de l’agression ou de l’indifférence de l’autre. Au contraire, la volonté de tout faire pour être irréprochable faisait qu’on mettait tout en œuvre pour être dans la ligne que le patron voulait.

Votre frère Emile Derlin Zinsou est également médecin. Vos parents ont-ils influencé votre parcours ?

Nous sommes venus à la médecine tout en restant fidèles à l’enseignement. Nous sommes venus à la médecine sous l’influence d’un de nos oncles qui s’appelle Cyril Aguessy et qui était un médecin de qualité exceptionnelle. Il a été médecin à Lokossa et son dévouement était exceptionnel. Au-delà de cette influence que nous avons reçue de lui, personnellement j’ai toujours voulu ressembler un peu à mon père aussi et les deux influences se sont complétées pour faire de moi un médecin et en même temps un enseignant. On dit aujourd’hui ‘’enseignant-chercheur’’, je crois.

Est-ce que Dakar était pour vous la plateforme de la médecine ?

J’ai fait la plus importante partie de ma carrière à Dakar, parce que c’est à Dakar qu’il y avait la seule université qui existait en Afrique occidentale française à l’époque. Donc, ceux qui voulaient faire carrière dans l’université ne pouvaient être qu’à Dakar. Et, c’est parce que j’ai fait ma carrière universitaire médicale à Dakar que j’ai eu l’occasion de connaître le professeur président Léopold Sédar Senghor. Je connaissais très bien sa famille, puisque l’un de ses neveux, Adrien Senghor, était mon meilleur ami au lycée et c’est en quelque sorte eux qui m’ont entraîné dans la famille dont j’étais devenu le médecin. Il n’y a aucun mystère politique dedans.

Contrairement à votre frère, on ne vous a pas vu militer politiquement bien que vous aviez été responsable d’étudiants dahoméens en France et militant au sein de la fédération des étudiants noirs en France

Je me suis toujours méfié de la politique en ce qui me concerne, parce que dans cet art (la politique c’est l’art de gouverner la cité) je n’ai pas l’impression qu’on est toujours serein, qu’on est toujours droit, qu’on est toujours fidèle. Or, ma nature personnelle est d’être le plus modeste possible tout en me mettant en cause de manière permanente. Cette approche personnelle avec ce que j’observais autour de moi, avec mon frère et avec Senghor que j’ai connu de très près, m’a toujours amené à me dire que cette charge n’est pas à moi. Je préfère rester collé à mes malades et leur être utile.

Quels ont été vos rapports avec les malades ?

Nos rapports ont été très confiants et très amicaux avec les malades et j’ai des trophées, de belles pièces qui sont des dons de mes malades. J’ai aussi connu dans ma vie un ami dont j’évoque la mémoire, non pas parce qu’il fut prince ni roi. Norodom Sihanouk, le roi du Cambodge. Il fut pour moi un ami incomparable, de bonté, de générosité. Il m’a souvent invité au Cambodge ou j’allais passer mes vacances dans son palais. Cet homme a été avec moi de toute bonté et de toute amitié. Il a quitté ce monde, il y a quelques années. Evoquant mes souvenirs, mon parcours, je ne peux pas ne pas prononcer son nom.

Des souvenirs de votre épouse ?

Ce n’est pas parce que je ne voulais pas l’évoquer, mais par discrétion et pour rester fidèle à l’épouse qu’elle a été. C’est un autre moi-même et totalement. Nous étions confondus et elle portait en elle une croyance indestructible en Dieu. Malheureusement, et puisque telle a été la volonté du Seigneur, elle a quitté ce monde trop tôt, à mon gré. Elle a été malade et chaque fois elle m’a toujours dit «si je guéris, j’offrirai une œuvre au Seigneur, mais si je ne guéris pas, la seule mission que je te confie, c’est de la réaliser cette œuvre ». J’ai pu deviner, à travers nos discussions, qu’elle voulait un temple pour le Seigneur. C’est pour ça qu’à son décès, j’ai pu réaliser pour sa mémoire l’église d’Allada sur la colline?
UNIVERSITE DE LIBREVILLE

A partir de 1975

- Nomination en qualité de Professeur Titulaire des Facultés de Médecine (Gabon).

- Responsable de Service Clinique des Hôpitaux du Gabon.

- Ancien Président du Comité Pédagogique de la Faculté de Médecine de Libreville.

- Ancien Président de Sessions de Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire du Gabon.

- Ancien Président du Concours Spécial d’Admission à l’Université au Gabon.


Distinctions honorifiques

- Légion d’Honneur Française
- Palmes Académiques (Française)
- Ordre National de Cambodge
- Ordre National du Sénégal (Grand Officier)
- Académie Nationale Française de Chirurgie

Société 07 févr. 2019


Renforcement de la surveillance, du suivi et de l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires : La Fao appuie le Laboratoire de défense des cultures de l’Inrab

En vue du renforcement de la surveillance, du suivi et de l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires au Bénin, la Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a offert un lot de matériels de laboratoire et de terrain au Laboratoire de défense des cultures (Ldc) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab), au cours d’une cérémonie de remise qui s’est tenue le 1er février 2019 dans les locaux du Ldc.

D’un coût total de 10.302.763 F Cfa, ces équipements offerts par la Fao dans le cadre du projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire» sont composés, d’une part, de six pulvérisateurs à dos Berthoud Vermorel 1800 à pression entretenue, dix combinaisons de vêtements, masques, paires de lunettes,vingt pinceaux à corps mou, deux valises de transport des insectes collectés, deux appareils Gps et un appareil photographique, en ce qui concerne les matériels de terrain.
Les équipements de laboratoire sont constitués, pour leur part, d’un microscope optique, de dix boîtes vitrées à insectes, dix cages d’élevage d’insectes (35 x 35 x 60 cm), deux compteurs manuels à touche en métal, une loupe binoculaire et un alambic inox de distillation des huiles essentielles. «Cet appui de la Fao s’inscrit dans le cadre des actions du projet d’appui à la lutte contre la chenille légionnaire visant à renforcer les capacités opérationnelles du dispositif institutionnel de riposte aux attaques des chenilles légionnaires. La Fao demeurera aux côtés du Laboratoire de Défense des Cultures et des autres services compétents du ministère en charge de l’Agriculture pour mener la lutte contre ces insectes ravageurs de cultures», a assuré le Chargé de Programme à la Fao-Bénin, Dr Jean Adanguidi.
«Depuis 2016 que notre pays a été secoué et continue d’être secoué par la chenille légionnaire, scientifiquement appelée Spodopterafurgiperda, la Fao nous assiste par des appuis continus pour lutter contre les ravageurs de maïs et Spodoptera en particulier. La formation des producteurs et des techniciens, l’élaboration des fiches techniques à l’endroit des utilisateurs, figurent au nombre des actions de la Fao.
Au nom des chercheurs du Ldc et des producteurs du Bénin à qui ces matériels vont servir, je vous remercie infiniment», s’est exclamée la Directrice du Laboratoire de défense des cultures, Dr Rachidatou Sikirou. «L’inrab ne ménagera aucun effort pour entretenir la bonne collaboration avec la Fao et utilisera à bon escient ces matériels, qui vont permettre au Laboratoire de Défense des Cultures de mener une lutte efficace contre les ravageurs et de permettre à nos braves producteurs d’avoir de bons rendements», a rassuré à son tour le Directeur des Ressources Financières de l’Inrab, Barthélémy Hounmanon.
Mis en œuvre depuis janvier 2018, le Projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin», prévoit notamment la réalisation d’un diagnostic approfondi de la situation d’invasion de la chenille légionnaire au Bénin, la dissémination de méthodes alternatives de lutte, le renforcement des capacités des agriculteurs, des brigades phytosanitaires locales et des techniciens pour lutter contre la chenille légionnaire, ainsi que le renforcement des capacités nationales pour la surveillance, le suivi et l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires.

Source : Fao

Société 07 févr. 2019


Digitalisation du financement et du remboursement des crédits : Le Fnm met en place le « Microcrédit mobile »

« Microcrédit mobile », c’est la nouvelle formule d’administration des lignes de crédit par le Fonds national de microfinance (Fnm). Le mécanisme de mise en œuvre et les avantages qu’offre cette plateforme de finance digitale ont été présentés à la faveur d’une conférence de presse animée, ce mardi 5 février à Cotonou.

« Le chef-d’œuvre est là!», s’est exclamée Bintou Adam Chabi Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, hier à la présentation de la plateforme de finance digitale dénommée «Microcrédit mobile » (Mcm) à la presse et aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd). Le Programme de microcrédit aux plus pauvres- Nouvelle génération connaîtra une nouvelle dynamique grâce à cet outil qui consacre la digitalisation des opérations de financement et de remboursement des lignes de crédit.
En effet, les parties prenantes du Fonds national de microfinance (Fnm) ont résolu de promouvoir désormais une nouvelle formule d’administration des lignes de crédit qui offre l’avantage de réduire drastiquement les impayés et d’avoir une meilleure maîtrise et une meilleure traçabilité. C’est ainsi qu’est né le « Microcrédit mobile » dont le mécanisme de mise en œuvre tranche avec l’ancienne formule dans laquelle il est difficile d’affirmer, sans réserve que l’argent mis à la disposition des Sfd, pour être octroyé sous forme de crédit, est effectivement allé entre les mains des bénéficiaires réels.
Grâce à la plateforme, les opérations d’octroi et de remboursement de crédit peuvent se faire en temps réel, quelle que soit la situation géographique de l’opération, selon Pascal Kounnou, chef du projet de finance digitale du Fnm. A cet effet, 9621 agents mobiles, reconnaissables par leur gilet griffé « Microcrédit mobile », formés et dotés de Terminaux de paiement électronique (Tpe) seront déployés sur toute l’étendue du territoire national. A terme, l’ambition est de doter chaque village de cinq agents marchands et chaque quartier de ville, de dix agents, révèle Pascal Kounnou.
La phase pilote de ce projet de finance digitale du Fnm a connu un succès, à en croire le ministre Bintou Chabi Adam Taro qui souligne qu’il s’articule parfaitement avec les fondements du volet « Crédit » du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), projet phare du Programme d’actions du gouvernement.

Avantages

Avec la nouvelle plateforme Mcm, la cavalerie des clients devient impossible au sein de l’écosystème des Sfd, assure Denise Atioukpè, directrice générale du Fonds national de la microfinance. En fait, explique-t-elle, la base centrale est unique et toutes les Institutions de microfinance partenaires connectées peuvent identifier et repérer les clients multiples ou surendettés. Du coup, l’on devrait assister à la réduction et à la maîtrise des impayés, au suivi en temps réel des opérations, à la réduction des coûts du suivi sur le terrain, espère-t-elle. Au niveau des clients, la transparence des opérations est matérialisée par la traçabilité, notamment à travers des messages (Sms), l’émission de reçu instantané sur le terrain directement par les Tpe ou par d’autres moyens. La proximité du service, la réduction du coût, la sécurité du fonds de crédit, la facilité d’épargne, la discrétion dans la réalisation des opérations financières, sont autant d’avantages qu’en tire le bénéficiaire du microcrédit. Toutes choses qui permettent au Fnm d’avoir la situation réelle des remboursements par agent, par Sfd, par commune ou par département.
L’inclusion financière est en bonne marche et pour accroître la portée sociale du « Microcrédit mobile », le Fnm envisage de lancer un nouveau produit de transfert d’argent local, typiquement national, annonce Denise Atioukpè.

Société 06 févr. 2019


Construction du giratoire de Tchaourou: La remise officielle du site effectuée

Le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, a procédé hier, mardi 5 février, à la remise du site pour les travaux de construction du giratoire de Tchaourou à Sogea Satom. Aussitôt les emprises libérées, les travaux démarreront sans délai sous le contrôle et la surveillance du bureau Dépôt IC Horse.

En attendant la reprise des travaux de la route Bétérou-Tchaourou-Frontière du Nigeria, le gouvernement a remis hier, mardi 5 février, à l’entreprise Sogea Satom, le site sur lequel il sera procédé à la construction du giratoire de Tchaourou. L’ouvrage attendu fait un total de 1,7 km sur l’axe, avec des amorces au niveau de la Route inter-Etats N°2 qui va de Tchaourou à Parakou. L’objectif est qu’il n’y ait pas de confusions avec la poursuite des travaux de ladite route.
Selon le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, il s’agit de gagner du temps. De même, l’économie qui sera réalisée sur les ressources de la Banque islamique du développement (Bid) servira à d’autres travaux comme des pistes connexes et des infrastructures sociocommunautaires au niveau de Tchaourou et ses environs.
« Pour démarrer tout de suite les travaux du giratoire de Tchaourou avec la section des deux fois deux voies qu’il y a sur la route Bétérou-Tchaourou-Frontière du Nigeria, les ressources sont disponibles au niveau du budget national », a indiqué le directeur général. L’obstacle auquel nous pouvons être confrontés aujourd’hui, a-t-il précisé, c’est la libération des emprises concernées. Aussi, invitera-t-il le maire de la commune, Sounon Bio Bouko, à jouer sa partition pour que, dans un bref délai, les espaces soient effectivement dégagés afin que les travaux puissent démarrer. Un engagement que, sans se faire prier, ce dernier a pris devant ses populations.
Selon le maire, le gouvernement a vu juste, en démarrant les travaux de la route Bétérou-Tchaourou-Frontière du Nigeria par les ouvrages dont la réalisation prendra assez de temps. Il a souhaité que le cabinet aide très tôt son administration à procéder au marquage des bâtiments et autres boutiques appelés à disparaître. « Nous allons faire la sensibilisation, mais il faut que les populations sachent qui sont les personnes qui vont déguerpir», a fait observer Sounon Bio Bouko. Il demande au gouvernement de voir dans la mesure du possible, comment est-ce que les éventuels sinistrés pourront être dédommagés. L’assurance que ces derniers seront dédommagés lui a été donnée par Jacques Ayadji. « Le gouvernement n’a pas le choix. Nous allons faire les estimations et puis, le dédommagement suivra », a-t-il insisté. Il a ensuite exhorté les sinistrés à ne pas attendre nécessairement d’entrer en possession de ce qui leur est dû, avant de chercher à libérer les lieux.
En ce qui concerne l’opération de marquage, elle commence ce jour, mercredi 6 février, et se déroulera pendant une semaine, sous la supervision du directeur départemental des Infrastructures et des Transports du Borgou, Wilfried Gbédji. Déjà, le matériel et les engins ont commencé par être convoyés sur le site par l’entreprise Sogea Satom dont le chef projet, Tony Charpentier, a remercié le gouvernement pour sa confiance. « Notre engagement sera total pour le démarrage et l’accomplissement de ce projet », a-t-il fait observer. La même détermination a été réitérée par la mission de contrôle.
Il y a quelque temps, ce sont les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Bétérou-Tchaourou-frontière du Nigeria qui avaient connu une suspension. C’était pour pouvoir entrer en négociation avec la Banque islamique du développement (Bid) par rapport aux nouvelles contingences qui sont apparues. « La procédure de recrutement de l’entreprise au niveau de la Bid a démarré. En avril 2019, il y aura une nouvelle entreprise pour s’occuper de la route », a assuré Jacques Ayadji.

Société 06 févr. 2019


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