La Nation Bénin...
Nouvelles

Hauts conseillers et cadres administratifs du Conseil économique et social (CES) sont en séminaire de formation depuis hier lundi 6 juillet à Kétou sur le thème: « La problématique de l’accès à l’eau et la politique de l’eau dans les communes du Bénin». Les travaux qui prennent fin demain ont été ouverts par le président de l’institution en personne, Tabé Gbian.
La question de l’accès des populations à l’eau potable préoccupe au plus haut point le Conseil économique et social (CES). L’institution organise depuis hier lundi 6 juillet à Kétou, au profit de ses membres et ses cadres administratifs, trois jours de travaux pour s’outiller sur tous les contours de cette problématique. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision des membres du CES de s’auto-saisir désormais des dossiers touchant directement le vécu quotidien des populations, en vue de faire des recommandations à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale.
Pour le président du CES, Augustin Tabé Gbian qui a ouvert les assises, ce séminaire offre une occasion pour les participants de mieux s’imprégner des méandres de cette question aussi préoccupante qu’est l’accès à l’eau au Bénin afin de permettre à l’institution de mieux assumer son rôle de veille citoyenne. Car, selon lui, l’eau est une denrée très importante. Elle est source de vie. C’est donc à juste titre que les préoccupations liées à l’eau potable et à l’assainissement ont été inscrites au point 7 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). En témoigne également la kyrielle d’initiatives prises par le Bénin avec le plus souvent, l’appui des Partenaires technique et financiers. Augustin Tabé Gbian saluera les multiples programmes conçus tant au bien national qu’international afin de faciliter aux populations son accès en quantité et en qualité. Mais ses énormes efforts consentis dans le sens de la maîtrise et de la disponibilité de l’eau, souligne le président du CES, n’ont pas permis de régler entièrement la problématique liée à son accès.
Défis à relever
D’importants défis restent à relever pour l’atteinte des objectifs. C’est tout le bien-fondé du séminaire de formation qu’organise le CES à Kétou.
Il s’agira pour les participants, pendant les trois jours de travaux, de réfléchir et de renforcer leurs capacités sur les goulots d’étranglement dans le secteur de l’eau et le mécanisme juridique et institutionnel de la gestion de l’eau au Bénin. Ils auront à se pencher par ailleurs, sur la politique nationale de l’eau en République du Bénin, la qualité de l’eau consommée aussi bien en milieu urbain que rural. Toutes ces préoccupations seront cernées à travers des communications que présenteront des experts avertis de la problématique de l’accès à l’eau au Bénin. « Une appropriation des différents enseignements reçus au cours de ce rendez-vous du donner et du recevoir permettra aux conseillers de proposer éventuellement aux gouvernants une approche durable de la question», a précisé le président Augustin Tabé Gbian qui n’a pas manqué de donner les raisons du choix de la ville de Kétou retenue pour abriter ce séminaire. Le choix de cette cité historique a beaucoup ému le représentant du préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fagbité. Il est aussi revenu sur l’importance de l’eau dans la vie de l’homme, avant de saluer le CES pour avoir pris l’initiative de ce séminaire qui donne la preuve de son engagement citoyen pour la réduction des peines des populations de nos villes et campagnes. Thomas Fagbité a souhaité que les recommandations issues des travaux puissent effectivement servir à trouver la meilleure formule pour régler une fois pour toute, la question de l’accès à l’eau potable au Bénin.

Du 13 au 16 juillet prochain, se tiendra à Addis-Abeba en Ethiopie, la Conférence sur le financement du développement. En prélude à cette rencontre, le mouvement citoyen Action/2015 Bénin a organisé, vendredi 3 juillet dernier au CODIAM à Cotonou, une conférence de presse pour exposer ses attentes. C’est sous la présidence de Gustave Assah, président de la Coalition Action/2015 Bénin.
Le mouvement citoyen Action/2015 Bénin attend beaucoup de la Conférence internationale sur le financement du développement prévue du 13 au 16 juillet prochain à Addis-Abeba. C’est ce qu’on peut retenir de la conférence de presse qu’il a organisée vendredi dernier.
Dans son intervention, Gustave Assah, président de la Coalition Action/2015 Bénin, a fait savoir que «les fonds pour financer l’avenir existent». Mais il a déploré que ces fonds soient «dissimulés dans des comptes offshores, accaparés par les échappatoires fiscales des grandes entreprises».
De même, a-t-il renchéri, ils sont enfouis dans des engagements d’assistance internationale impayés, gaspillés dans les intérêts de la dette et les subventions onéreuses accordées aux combustibles fossiles, polluants. La conséquence, c’est que la pauvreté sévit notamment en Afrique, l’environnement est détruit et la vie est menacée, le financement fait défaut pour investir dans les projets de développement. Pour faire changer les choses, le mouvement Action/2015 Bénin nourrit des attentes vis-à-vis des assises sur le financement du développement. Selon Gustave Assah, cette conférence d’Addis-Abeba offre, entre autres, l’opportunité de transformer les ambitieux objectifs de développement et les accords sur le climat en cours de négociation à l’ONU et d’obtenir des progrès plus rapides pour les 15 prochaines années. Pour cela, Action/2015 Bénin demande que lors de la conférence, les dirigeants prouvent leur engagement suivant trois axes. D’abord, ils doivent intensifier l’assistance internationale, leurs appuis aux droits de l’Homme et leurs engagements financiers en faveur des priorités de la santé, de l’éducation, etc. Ensuite, ils doivent «tacler l’injustice fiscale» en s’assurant que les plus riches entreprises, les multinationales paient leurs parts. A ce sujet, a souligné Gustave Assah, les gouvernements doivent mettre fin aux paradis fiscaux. Enfin, les assises doivent prendre des mesures pour un financement équitable. Car, pour Gustave Assah, les objectifs du développement et les actions nécessaires en faveur du climat ne seront réalisés que si les plus pauvres et les plus vulnérables parviennent à prendre en main leur propre développement.
Quant à Joël Hounguè, coordonnateur du mouvement Action/2015 Bénin, il a justifié la démarche du mouvement en indiquant qu’il se veut le porte-parole des sans voix et espère que les assises d’Addis-Abeba iront dans le sens des attentes exprimées. «Le message clé de notre campagne est de mettre un terme à la pauvreté, aux inégalités et au changement climatique», a-t-il insisté.

Les responsables de l’Alliance RB-RP ont organisé, hier lundi 6 juillet à Cotonou, un point de presse qui a porté sur les résultats des élections du 28 juin dernier. Il a été animé par Luc Atrokpo et Brice Chanhoun, respectivement, secrétaire exécutif national de la Renaissance du Bénin et directeur adjoint de campagne chargé du processus électoral, en présence d’autres responsables de l’alliance.
«Si les responsables de l’alliance RB-RP se réjouissent d’avoir obtenu gain de cause au cours du scrutin du 28 juin dernier, il n’en demeure pas moins vrai que les informations concordantes suscitent de fortes inquiétudes», a confié Luc Atrokpo, le secrétaire exécutif de la Renaissance du Bénin. Pour lui, «des adversaires de la démocratie locale tapis dans l’ombre, cherchent à tordre le cou aux résultats sortis des urnes». C’est la raison pour laquelle, a-t-il indiqué, les responsables de l’alliance RB-RP veulent mettre en garde les auteurs potentiels de ces actes délictueux et répréhensibles visant à manipuler la réalité des urnes. L’alliance, poursuit-il, demande à la CENA de prendre toutes les mesures idoines pour arrêter ces dérives inacceptables. Elle attire l’attention de l’opinion publique locale, nationale et internationale sur les performances réalisées dans les diverses communes sur la base des résultats tels que relevés par ses représentants.
Luc Atrokpo a félicité les membres de la CENA pour avoir conduit avec dextérité et professionnalisme le scrutin avec auparavant, la campagne électorale qui s’est déroulée dans le calme sur l’ensemble du territoire. Cependant, relève-t-il, « Nous avons constaté quelques dysfonctionnements liés au manque de logos de partis ou alliances de partis en compétition sur les bulletins de vote dans certaines communes ainsi que de l’insuffisance des fiches de compilation, notamment à Cotonou». Il a également salué la promptitude avec laquelle la CENA et son président ont pris la sage décision de faire reprendre les élections dans les localités où ces anomalies ont été observées. «Nous ne saurions passer sous silence les incidents malheureux de Manigri et Malanville et exprimons notre compassion aux victimes», a retenu le secrétaire exécutif national de la RB.
«Au terme des dépouillements qui ont suivi le vote, nous avons constaté que l’alliance RB-RP a réalisé dans ses fiefs de très bons résultats», a-t-il fait remarquer, passant la parole au directeur adjoint de campagne chargé du processus électoral Brice Chanhoun.
Selon Brice Chanhoun, à Cotonou et dans ses fiefs, l’alliance a enregistré des résultats provisoires recueillis par ses représentants et elle lance un appel solennel et patriotique à la CENA afin que ses membres fassent diligence pour donner des résultats tels que sortis des urnes.
Sur ce point, Brice Chanhoun a communiqué pour Cotonou, Abomey-Calavi et les 23e et 24è circonscriptions électorales (dans les communes du Zou), des chiffres d’élus communaux, sur la base selon lui, des suffrages que les représentants de l’alliance auraient relevés pour elle.

Le monde culturel et nombre de ses acteurs ont suivi avec émoi et effroi, le drame qui a frappé il y a quelques mois, l’espace culturel « Agbodo » sis à Adandokpodji dans la commune d’Abomey. Quelques mois après, les ruines cèdent déjà place à une nouvelle construction.
Apollinaire Pèdé, marchant à pas rassurant sur des caillasses derrière des ouvriers qui s’échinent à la tâche. Cette scène a de quoi épater, surtout ceux qui ont vécu il y a quelques mois, le drame qui a frappé cet acteur culturel. L’année dernière, un incendie avait dévasté l’ensemble des ateliers, de même que toutes les collections du sieur Pèdé. L’artiste en avait perdu la voix. On se rappelle même la vive émotion avec laquelle il contait cet épisode qui a fait basculer sa vie et sa carrière. A juste titre, parce que ce drame ne pouvait pas choisir pire moment ! En dehors de ces outils et objets de travail, de ses biens personnels et autres objets précieux et de grande valeur ramenés de ces nombreux voyages et séjours à travers le monde, l’artiste avait surtout perdu dans le temps, l’essentiel de l’exposition grandeur nature qu’il préparait pour un musée en France. Plus qu’un simple incendie, c’était donc toute une vie artistique qui était partie en fumée. Et comme il est de notoriété sous nos cieux, les cris de cœur et autres appels à la détresse d’Apollinaire Pédé n’ont pas vraiment eu de suites favorables. L’artiste, pourrait-on dire a été abandonné à son sort.
Mais le beau temps s’installant après la tempête, les ruines s’éclipsent à petits coups. L’homme a entrepris depuis peu la reprise de sa bâtisse, pour s’y réinstaller et reprendre à nouveau ses activités. Là encore, il faudra patienter, les travaux n’étant qu’à leurs débuts. Mais ce qui est heureux, c’est de voir que l’atelier « Agbodo » pousse à nouveau et que les cendres et les murs noirs, les toits brulés… bref la ruine qui s’est installée depuis plusieurs mois est enfin en train de disparaître. Nouvelle bâtisse certes, mais cela ne restituera pas la vraie perte engendrée par ce drame. Car, bien plus qu’une simple construction, c’est autour des objets artistiques et autres biens culturels perdus que demeure l’émotion. Aux heures chaudes du drame, Apollinaire Pèdé qui se refusait de pleurer sur le lait renversé, s’était contenté au cours d’un entretien à nous accordé de s’en remettre à Dieu. «Le pire aurait pu arri-
ver», s’était-il exclamé tout émotif. Une émotion qui se comprend, lorsqu’on sait que l’artiste qui venait de congédier ses ouvriers et collaborateurs après une rude journée de travail, poursuivait tout seul ses travaux, instant où survînt une coupure d’électricité. Et c’est à ce moment-là qu’il a entrepris d’aller dîner, le temps de revenir travailler nuitamment comme à ses habitudes. La suite, on la connaît. C’est qu’il n’y a jamais eu de suite et il n’y en aura plus jamais. Sauf peut-être dans les nouveaux locaux actuellement en construction de l’atelier «Agbodo». Lequel, érigé sur les ruines de l’ancien qui s’apparentait plutôt à un musée privé ne pourrait plus dégager la même vigueur culturelle, puisque émanant de vestiges et diminué des objets de valeur, des collections ramenées de dizaines de voyage et travaux à travers le monde et qui jadis faisait la fierté de cet atelier. Reste à savoir si l’artiste lui-même, à la suite de ce choc aura la même inspiration qu’on lui connaît depuis des décennies. Car, faut-il le rappeler, Apollinaire Pèdé qui passe pour un homme discret, est néanmoins l’homme à qui l’on doit les premiers bas-reliefs réalisés à la présidence de la République, sans oublier ceux de la place du Non-retour de Ouidah qui portent sa griffe à côté de celles d’autres artistes.

Après avoir lancé vendredi 26 juin dernier, sa connexion Internet 4 G LTE, entendez Long Term Evolution, le directeur général de MTN Bénin, Malik Melamu, a convié les entrepreneurs à une soirée test de cette nouvelle technologie. C’était vendredi 3 juillet dernier à Cotonou, en présence des autorités de régulation des postes et télécommunications.
« Jai trouvé ça très rapide; je suis très impressionné». Telle est la tenueur de quelques appréciations glanées auprès des entrepreneurs ou utilisateurs qui ont fait le déplacement de l’hôtel où la soirée a été organisée vendredi 3 juillet dernier.
Mais avant cela, c’est le directeur général de MTN Bénin, Malik Melamu qui a d’abord planté le décor, vantant et présentant les mérites et autres avantages de la 4 G LTE.
Pour le DG/MTN Bénin, on bénéficie avec la 4G LTE d’un débit 10 fois plus rapide avec d’autres commodités comme la fluidité, la rapidité de la vidéo-conférence, l’émission et la réception plus facile des vidéos ainsi que des délais de téléchargements plus courts. Tout cela permet aux petites et moyennes entreprises et industries de non seulement mieux maîtriser leur communication mais également de bien évoluer comme elles le désirent et donc d’améliorer leurs conditions de travail.
Pour Malik Melamu, c’est une grande étape qui a été franchie et une fierté pour ses collaborateurs et lui, que le Bénin fasse partie des pays qui font usage de la 4G LTE.
Il en a profité pour renouveler sa gratitude aux partenaires financiers et collaborateurs qui ont permis la réalisation de cette prouesse. Voilà une manière, souligne-t-il, d’accompagner le Bénin et ses autorités dans leur profond désir de faire du Bénin le quartier numérique de l’Afrique. Il n’a plus alors, séance tenante, hésité à convier ses invités à faire des essais sur les dispositifs déployés sur place pour la circonstance.
«Je vous invite à essayer en fonction de votre situation géographique», lance Malik Melamu, rappelant que la technologie 4 G LTE est appelée à s’étendre progressivement à tout le pays. Pour l’instant elle n’est opérationnelle que sur 10 sites à Cotonou et 2 à Abomey-Calavi.
Soit pour Cotonou, entre autres, la zone de l’aéroport, Cadjèhoun, Gbégamey, Haie Vive, St Michel, Ganhi, Sènadé et Abomey-Calavi, le centre ville et Womey.
« Comme c’est un test, je l’ai trouvé très rapide avec mon portable. Avec les PC installés ici, c’est le même constat; et si cela marchait en situation réelle, ce serait très bien; c’est un pas de géant par rapport à ce qui est en train d’être fait», s’est réjoui Frédéric Kaboré, directeur national de Bornefonden, une ONG internationale. Car pour lui, cela débite à une vitesse intéressante et permettra désormais à ses collaborateurs et lui de mieux échanger que par le passé.
Ce que ne contredit nullement, Fanick Atchia, directeur Informatique chez APM TERMINALS COMAN S.A. «Je suis très impressionné. J’ai utilisé la 4G hors du pays, c’était parfait. Ici, j’ai essayé et ça va. Je vois que MTN avance et on ne peut que l’encourager pour cela», a-t-il insisté.
Il a expliqué avoir fait des téléchargements et plusieurs essais qui ont été rapides et concluants.

La décision de procéder à l’ouverture provisoire du pont de Fifadji à la circulation est effective depuis vendredi 3 juillet dernier, après que l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR) l’ait annoncée au cours de la visite que le président de la République, Boni Yayi y a effectuée sur le chantier, 48 heures plus tôt. Pour la circonstance, le Premier ministre, Lionel Zinsou, avait à ses côtés le maire de la ville de Cotonou, le président Nicéphore Soglo et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina M. Sharkey.
En marge de la mission de supervision que la Banque mondiale a effectuée sur le chantier, il a été décidé d’ouvrir provisoirement le pont de Fifadji à la circulation des populations. Cette mesure, comme le Premier ministre, Lionel Zinsou et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale qui a pris fonction au Bénin mercredi 1er juillet dernier, Katrina M. Sharkey, l’ont fait constater, permettra de désengorger la circulation dans la ville de Cotonou aux heures de pointe. Elle constitue, selon eux, une contribution à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants de ladite ville.
Faisant la genèse de l’ouvrage en construction, le directeur général adjoint de l’AGETUR, Marcellin Bocovè, a reconnu tout comme le maire Nicéphore Soglo que le pont de Fifadji a une histoire. En 1991, il n’y avait qu’un canal et il fallait passer d’une rive à l’autre en pirogue. L’affluence était tellement forte que la Banque mondiale à cette époque, explique-t-il, avait accepté de financer à hauteur de 91 millions F CFA, un petit ouvrage qui permettait seulement la traversée à pieds. Ce n’est que plus tard que la digue de Fifadji sera construite. Son niveau sera relevé en 2003, mais les inondations de 2010 qui étaient exceptionnelles ont démontré ses limites. Ce qui, précisera Marcellin Bocovè, a amené l’institution de Bretton Woods à financer cet ouvrage en construction.
En effet, c’est pour lui permettre de faire face aux affres des inondations en 2010 que la Banque mondiale, a rappelé sa nouvelle représentante résidente, a accordé au Bénin un financement total de 96 millions de dollars US au Bénin afin de mettre en œuvre le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU). L’objectif du projet, a-t-elle insisté, vise à améliorer les infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans les villes du Grand Nokoué, Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah. Il s’agit aussi d’accroître les capacités du Bénin à faire face aux inondations futures. Et ce grâce à 5 composantes qui prennent entre autres en compte l’amélioration et la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides ménagers, l’appui à la gestion des eaux usées, puis à la prévention et à la gestion des inondations et catastrophes. La première composante concerne les travaux de construction de collecteurs d’assainissement pluvial et dudit pont.
Ce pont dont l’inauguration est prévue en novembre prochain, aussitôt après la fin des travaux confortatifs liés à la réalisation de ses deux voies latérales sous forme de chaussées de contournement, puis l’aménagement de l’espace vert, répond donc au souci d’assurer une continuité du trafic en toute saison sur cet axe qui est souvent coupé à cet endroit de Fifadji, lorsque les eaux de la crue remontent dans le bassin P de la ville de Cotonou. Ainsi, plus de 70 000 résidents de cette zone inondable de Cotonou sont directement bénéficiaires de la construction de ce pont qui, outre la fluidité de la circulation des populations, facilitera aussi le drainage des eaux qui jadis inondaient les maisons et les rues.

La décision de procéder à l’ouverture provisoire du pont de Fifadji à la circulation est effective depuis vendredi 3 juillet dernier, après que l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR) l’ait annoncée au cours de la visite que le président de la République, Boni Yayi y a effectuée sur le chantier, 48 heures plus tôt. Pour la circonstance, le Premier ministre, Lionel Zinsou, avait à ses côtés le maire de la ville de Cotonou, le président Nicéphore Soglo et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina M. Sharkey.
En marge de la mission de supervision que la Banque mondiale a effectuée sur le chantier, il a été décidé d’ouvrir provisoirement le pont de Fifadji à la circulation des populations. Cette mesure, comme le Premier ministre, Lionel Zinsou et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale qui a pris fonction au Bénin mercredi 1er juillet dernier, Katrina M. Sharkey, l’ont fait constater, permettra de désengorger la circulation dans la ville de Cotonou aux heures de pointe. Elle constitue, selon eux, une contribution à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants de ladite ville.
Faisant la genèse de l’ouvrage en construction, le directeur général adjoint de l’AGETUR, Marcellin Bocovè, a reconnu tout comme le maire Nicéphore Soglo que le pont de Fifadji a une histoire. En 1991, il n’y avait qu’un canal et il fallait passer d’une rive à l’autre en pirogue. L’affluence était tellement forte que la Banque mondiale à cette époque, explique-t-il, avait accepté de financer à hauteur de 91 millions F CFA, un petit ouvrage qui permettait seulement la traversée à pieds. Ce n’est que plus tard que la digue de Fifadji sera construite. Son niveau sera relevé en 2003, mais les inondations de 2010 qui étaient exceptionnelles ont démontré ses limites. Ce qui, précisera Marcellin Bocovè, a amené l’institution de Bretton Woods à financer cet ouvrage en construction.
En effet, c’est pour lui permettre de faire face aux affres des inondations en 2010 que la Banque mondiale, a rappelé sa nouvelle représentante résidente, a accordé au Bénin un financement total de 96 millions de dollars US au Bénin afin de mettre en œuvre le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU). L’objectif du projet, a-t-elle insisté, vise à améliorer les infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans les villes du Grand Nokoué, Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah. Il s’agit aussi d’accroître les capacités du Bénin à faire face aux inondations futures. Et ce grâce à 5 composantes qui prennent entre autres en compte l’amélioration et la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides ménagers, l’appui à la gestion des eaux usées, puis à la prévention et à la gestion des inondations et catastrophes. La première composante concerne les travaux de construction de collecteurs d’assainissement pluvial et dudit pont.
Ce pont dont l’inauguration est prévue en novembre prochain, aussitôt après la fin des travaux confortatifs liés à la réalisation de ses deux voies latérales sous forme de chaussées de contournement, puis l’aménagement de l’espace vert, répond donc au souci d’assurer une continuité du trafic en toute saison sur cet axe qui est souvent coupé à cet endroit de Fifadji, lorsque les eaux de la crue remontent dans le bassin P de la ville de Cotonou. Ainsi, plus de 70 000 résidents de cette zone inondable de Cotonou sont directement bénéficiaires de la construction de ce pont qui, outre la fluidité de la circulation des populations, facilitera aussi le drainage des eaux qui jadis inondaient les maisons et les rues.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou était dans la matinée du vendredi dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a été reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui s’est fait entourer pour la circonstance des autres membres de son bureau.
« …Je suis dans l’esprit de co-produire pour l’avenir des textes utiles et efficaces pour le développement du Bénin notamment en termes d’économie, de démocratie, de gouvernance, de problèmes sociaux et d’objectifs d’emplois des jeunes…». C’est en filigrane quelques propos confiés à la presse parlementaire par le Premier ministre à l’issue de son audience avec le président de l’Assemblée nationale élargie aux autres membres du bureau de l’institution. C’est la première rencontre de Lionel Zinsou avec le premier organe du Parlement béninois depuis sa prise de fonction à la faveur du dernier remaniement ministériel. Il s'est dit très satisfait de la tenue de cette rencontre qui lui a permis d'évoquer avec ses hôtes les défis majeurs en termes de lois devant permettre aux institutions de construire ensemble le Bénin. « Je suis en charge de sujets qui sont au cœur de l’activité de l’Assemblée nationale, à savoir le développement économique, l’évaluation des politiques publiques, la promotion de la gouvernance qui tient tant au secteur public que privé et le dialogue social», souligne le Premier ministre. Pour lui, ce sont des sujets pour lesquels le gouvernement et le Parlement doivent se donner la main. Il se réjouit de la qualité des échanges surtout de la préoccupation du bureau de l’Assemblée nationale qui a voulu savoir l’impact des textes existants sur l’évaluation des politiques publiques de façon à faire un travail législatif performant. Lionel Zinsou a assuré de la disponibilité du gouvernement à coopérer à cet effet pour concrétiser de façon consensuelle ces projets de lois à venir. Les compétences humaines existent dans l’administration qui regorgerait de bons économistes, de bons statisticiens, d’une bonne équipe d’évaluation, souligne-t-il. Mais malheureusement ce travail législatif ne pourra pas se faire cette année 2015, lui a annoncé le bureau de l’Assemblée nationale qui dit avoir en instance plusieurs autres dossiers plus urgents que les textes de lois tenant à cœur au Premier ministre. Il faudra donc à Lionel Zinsou patienter et attendre 2016 pour connaître le sort de ces nouveaux textes relatifs au développement socio-économique du Bénin.
Actualités 06 juil. 2015

La troisième affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015, est relative à l’infraction de vol à main armée, chef d’accusation porté à l’encontre des nommés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson. Au terme de l’audience qui s’est déroulée vendredi 3 juillet dernier, la Cour a acquitté le premier au bénéfice du doute et condamné le second à sept ans de réclusion criminelle.
« Le 26 janvier 2012 aux environs de 20 heures, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson, deux Burkinabé résidant à Banikoara où ils exerçaient le métier d’ouvriers agricoles, ont sollicité les services de Bani Issiako, conducteur de taxi-moto, pour se rendre à Bogopira, un village voisin. Au cours du trajet, Daniel Ousmane Tiankasson simula l’envie d’aller aux toilettes et fit arrêter le conducteur. Il rentra dans la brousse et en ressortit quelques instants après avec un poignard qu’il pointa sur le conducteur à qui il enjoignit de lui remettre tout ce qu’il avait sur lui. Celui-ci réussit à soustraire habillement la clé de la moto avant de s’enfuir pour prévenir les siens en criant au secours. Ses collègues conducteurs de taxi-moto se sont mis aux trousses de ses agresseurs qu’ils réussissent à appréhender». Voilà les faits portés vendredi dernier devant la Cour d’assises présidée par Aboudou Ramanou Ali et composée des assesseurs Hamza Gauthé Sanni et Lucien Djimènou et des jurés Emmanuel Ali Ouorou, Kénou Troukassa Orou, Alimatou Labouda et Sylvestre Sacca Lafia. Le greffe était tenu par Ambroise Alassane.
Mis en cause
Accusés d’infraction de vol à main armée, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson étaient appelés à la barre à répondre de leurs actes.
Comme à toutes les étapes de la procédure, Idrissa Alassane défendu au prétoire par Me Mohamed A. Toko dit être entraîné dans cette affaire par son co-accusé. Quant à Daniel Ousmane Tiankasson assisté par Me Mouftaou Bah Salifou, il a toujours avoué les faits. A la barre vendredi dernier, il est resté constant, précisant que c’est en cours de chemin que l’idée lui est venue de déposséder le conducteur de sa moto. Il dit avoir confié son pistolet à son compère Idrissa Alassane à qui il a fait part de son idée. Ce dernier s’y est opposé, avoue-t-il. La moto braquée n’a pu être emportée faute de clé restée aux mains du propriétaire dans sa fuite. Dans la chasse à l’homme qui a suivi l’acte, Idrissa Alassane sera rattrapé et confié par la suite aux forces de l’ordre. Il a été mis sous mandat de dépôt le 30 janvier 2012. Son compère le sera aussi trois jours après, soit le 2 février.
Il faut signaler que les bulletins n°1 du casier judiciaire de chacun d’eux versés au dossier ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. Les rapports d’expertise psychiatrique et médico-psychologique montrent qu’ils étaient tous lucides au moment des faits. L’enquête de moralité réalisée sur eux auprès de leurs codétenus de la prison civile leur est favorable. Ils se feraient très peu remarquer depuis qu’ils sont transférés de la prison civile de Kandi pour celle de Parakou. Suivant les pièces lues à l’audience, ils ont des comportements exemplaires et personne ne s’est plaint d’eux depuis qu’ils y séjournent. Aussi, ne fument-ils ni drogue ni cigarette et entretiennent de bonnes relations avec leurs codétenus.
Cinq ans de travaux forcés requis pour chacun
Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Moubarack Dine Ali-Owé explique que les faits de vol à main armée sont constitués, à travers les éléments légal, matériel et moral ou intentionnel qui sont réunis dans ce dossier. Le parquet général n’en veut pour preuve que le port effectif d’armes reconnu par les accusés: une arme à feu cachée par Idrissa Alassane et le poignard visible pointé sur le conducteur par Daniel Ousmane Tiankasson. Aussi, ont-ils la pleine conscience de nuire à autrui, estime-t-il. Si le premier ne voulait pas participer au coup de soustraction frauduleuse du bien d’autrui comme il le prétend, il aurait pu jeter l’arme dans la brousse quand son compère la lui a remise, laisse entendre l’avocat général. Pour lui, le fait de garder par devers soi une arme est la preuve que l’intention criminelle est bel et bien présente. L’arme est faite pour tuer, blesser et menacer et l’un d’entre eux en a fait usage, afin de déposséder le conducteur de moto de son bien contre son gré ; ce qui est prévu et puni de la peine de mort par l’article 381 alinéa 1er du Code pénal. Ayant tous les deux toutes leurs facultés mentales au moment de l’action au terme de l’analyse psychiatrique et médico-psychologique, le ministère public conclut qu’ils sont donc non seulement pénalement responsables, mais aussi et surtout accessibles à la sanction pénale.
Puisque la peine de mort n’est plus appliquée au Bénin, logiquement c’est la perpétuité que les mis en cause encouraient. Mais Moubarack Dine Ali-Owé s’empresse d’ajouter que les prévenus, des « délinquants primaires » puisqu’ils n’avaient jamais été condamnés par le passé, bénéficient de circonstances atténuantes. Il fallait donc ne pas alourdir leurs peines au risque d’aggraver leur situation sociale, estime-t-il. Fort de ce développement, le ministère public requiert qu’il plaise à la Cour de les déclarer coupables mais de ne retenir que cinq ans de travaux forcés pour chacun des clients de Me Mohamed A. Toko et de Me Mouftaou Bah Salifou.
Discrimination positive, clémence et verdict
La défense plaide la discrimination d’une part et la clémence de la Cour d’autre part. Pour Me Mohamed A. Toko, infliger la même peine aux deux accusés serait injuste. La Cour devra se montrer parcimonieuse et juger chacun selon ses actes, suggère-t-il. L’avocat-conseil d’Idrissa Alassane souligne que son client a été victime de sa naïveté et mal guidé par son aîné. Mieux, il n’a ni touché à l’arme à lui confiée ni à la moto dérobée par la force, fait-il observer avant de demander une main levée de la Cour sur ce cas et donc son acquittement pur et simple. En ce qui concerne le second mis en cause, il implore la clémence de la Cour afin que la sanction ne soit pas trop lourde et ce, pour lui permettre de vite retrouver sa famille au pays. Me Toko n’a pas manqué d’insister sur l’enquête de moralité qui est très favorable à son client et son compère.
Me Mouftaou Bah Salifou, défendant les intérêts de Daniel O. Tiankasson abonde dans le même sens. Il plaide coupable en faveur de son client et implore lui aussi la clémence de la Cour pour une justice équitable.
Convoqués à nouveau à la barre pour leur déclaration finale, les deux accusés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson ont demandé pardon et imploré la clémence des juges.
Au délibéré, la Cour déclare le sieur Daniel Ousmane Tiankasson coupable de crime de vol qualifié, le condamne à sept ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat et ordonne la confiscation au profit de l’Etat des objets placés sous scellés à savoir : un fusil de fabrication artisanale, un poignard et trois cartouches. Il retourne en prison pour y passer encore trois ans et demi.
Quant à son compagnon Idrissa Alassane, il est déclaré non coupable et acquitté au bénéfice du doute. Il pourra rentrer chez lui et refaire sa vie, après trois ans et demi de détention.

Les candidats libres au BEPC 2015 dont les dossiers ont été collectés par le surveillant général adjoint du CEG Zongo à Parakou mais non déposés, composent dès ce lundi à la session de remplacement de l’examen au même titre que ceux qui ont été malades ou indisposés.
C’est finalement la porte de sortie trouvée par les autorités, pour ne pas pénaliser ces élèves grugés, au nombre de 96 au total, qui se sont fait avoir après avoir confié leurs différentes pièces avec 3000 F CFA de frais de dossiers par candidat. L’intéressé devrait faire passer les victimes pour des candidats officiels. Un marché de dupe au finish, hélas ! Ces candidats n’ont pas pu composer à la session ordinaire des 8, 9 et 10 juin derniers, car à l’affichage des listes, ils n’ont pas retrouvé leurs numéros de table pour la composition.
Le directeur du CEG Zongo, Abdel Karim Djéri, qui a découvert le pot aux roses avec les plaintes, pleurs et lamentations des victimes, s’est dit scandalisé par ce qui est arrivé. Tout en se réjouissant que les victimes ne puissent pas perdre l’année, il tient toutefois à situer les responsabilités. Il s’insurge contre l’attitude peu orthodoxe de son collaborateur, mais condamne aussi les élèves candidats libres qui ont été pourtant, fait-il savoir, avertis publiquement au drapeau qu’ils doivent déposer directement leurs dossiers à la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire. Aussi, espère-t-il que cela serve à l’avenir de leçon aux élèves qui cherchent la facilité.
Actualités 06 juil. 2015