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Nouvelles

Sponsoring du football béninois: Coris Bank International octroie 25 millions F CFA à la Fbf

Coris Bank International vient de faire son entrée dans la famille des sponsors officiels du sport roi en République du Bénin. C’est à travers un accord de partenariat avec la Fédération béninoise de football (Fbf). Pour consacrer cette coopération naissante, l’institution bancaire a remis à la Fbf un chèque de 25 millions de francs Cfa, hier jeudi 31 janvier à son siège à Cotonou.

Un nouveau partenariat vient de naître pour le rayonnement du football béninois. C’est celui de Coris Bank International avec la Fédération béninoise de football. Il a été acté hier par la remise d’un chèque de 25 millions à la Fbf pour appuyer l’organisation des championnats nationaux Vitalor ligue 1 et ligue 2 qui viennent de reprendre. C’est l’un des vice-présidents de la Fbf, Magloire Oké, qui a porté la voix de la fédération lors de la réception de cette subvention. « Aujourd'hui, Coris Bank International joint l'acte à la parole à travers ce sponsoring… C'est une première au Bénin qu'une banque accepte d'accompagner officiellement le football », s’est réjoui le président l'Union sportive Sèmè-Kraké, Magloire Oké, représentant le président de la Fbf. Il a salué le courage et la détermination de Coris Bank International qui a accepté de financer le football béninois en dépit de son visage peu rayonnant. Mais, il précise qu’avec le nouveau comité exécutif et les nouvelles initiatives, le nouveau départ du football béninois est une réalité. « Ce nouveau départ du football, vous y avez cru et vous avez accepté de nous accompagner… Nous vous promettons de faire un bon usage de cet argent », a-t-il affirmé avant de formuler le vœu de voir ce partenariat se maintenir et s’accroître. « Le sponsoring surtout en matière de football rapporte toujours. Je vous demande de continuer », va-t-il encourager.
Représentant le directeur général de Coris Bank International au Bénin, le directeur des risques, Léon Agbadjagan, rassure de la pérennisation de ce partenariat qui reflète les valeurs de l’institution bancaire, notamment la confiance, l’originalité, le respect, l’intégrité et la sociabilité. « Coris Bank International est jeune sur le marché béninois mais plein d'ambitions », a-t-il laissé entendre. Et le soutien au développement du sport roi au Bénin s’inscrit bien, à l’en croire, dans les ambitions de l’institution bancaire. « Ce n'est certes pas grand-chose face aux moyens énormes que requiert la gestion d'un championnat de haut niveau mais je veux croire que la Fbf saura apprécier à sa juste valeur notre geste », a-t-il affirmé sous le présage d’un bon départ et d’heureuses perspectives de partenariat.

Coris Bank marque sa présence au Bénin

C’est la première fois au Bénin qu’une institution bancaire se hisse comme partenaire officiel du Bénin. En sponsorisant le football béninois, Coris Bank International innove et illustre sa devise "La banque autrement". Coris Bank International fait partie du groupe Coris, présent dans sept pays d’Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Sénégal, Mali et Niger). C’est une institution bancaire qui offre plusieurs types de prestations dans les domaines de la banque, de l’assurance et de la gestion boursière. Coris Bank International est engagée dans le financement des particuliers, des entreprises et des institutions, le développement des Pme/Pmi et la promotion des porteurs de projets. Récemment établie au Bénin, elle est pionnière dans la finance islamique avec Coris Bank Baraka et devient un partenaire de choix au service de la population béninoise. Elle se veut une institution de référence à travers la qualité du service à sa clientèle et l’innovation dans les différentes offres commercialisées.

Société 01 févr. 2019


Récit d’une vie de frasques: Clarita Carmagnolle alias « Clara » se confie

Elle devrait passer pour un épiphénomène, une jeune fille anodine comme la plupart de celles qui ont son âge. Mais, les réseaux sociaux et ses frasques en ont fait un objet de curiosité et de convoitise. Elle est aussi la risée de plus d’un. Insolente, incomprise et insoumise. Clara, comme certains l’appellent, tente de tourner la page des scandales, mais difficile…

Les puristes voudraient certainement qu’on l’interne. Pour les amateurs des scandales et du buzz, elle est le produit idéal du moment. Mais, elle n’a que 20 ans, née à Porto-Novo. Son père, Vivance Carmagnolle à qui elle attribue une nationalité belge est photographe de formation. Sa mère, Julienne est commerçante. Elle a grandi dans la chaleur familiale, adulée par son père qu’elle aimait si tendrement. Clarita Carmagnolle à l’état civil, dit-elle. Toutefois c’est Clara qu’on lui connait, ou mieux, Clara la porto-novienne.
Pour cette rencontre d’un soir, elle avait l’air serein, assez sûre d’elle (c’est ce qui la caractérise le mieux), quoiqu’épuisée, allongée dans un fauteuil, drapée d’une longue robe décolletée. Pour elle, tout aurait été si différent si ses parents n’avaient pas divorcé. En effet, à huit ans, elle devait choisir entre son père et sa mère. « Mon père avait été catégorique. Si je suivais ma mère, je devrais l’oublier ».
Pourtant, elle fit le choix de sa génitrice. Elle pour qui son père « était beaucoup ». Sa mère s’est occupée de tout pour elle, raconte-t-elle. Pas seulement pour elle, mais aussi pour son frère aîné et sa sœur et, par la suite, pour le benjamin de la fratrie de quatre enfants, encore en son sein au moment du divorce.
Puis, une nuit, patatras ! Des voleurs ont visité la boutique de sa mère au marché de Ouando. « On lui a tout volé. Tout ». La commerçante épanouie aura de plus en plus du mal à faire face aux besoins de ses enfants. « Sur le chemin de l’école, je remettais mon petit déjeuner à mon frère. Je pouvais compter sur la générosité de quelques amies envers qui je ne marchandais jamais mon soutien. Je pouvais avoir des faveurs d’autres amis aussi », témoigne-t-elle. Les revenus de la mère se font rares. Les besoins croissent et la nécessité de taper à d’autres portes s’est imposé.
Clara a 14 ans. Elle décide de prendre son destin en main, d’aller au secours des siens. A 15 ans déjà, de nombreux hommes lui couraient après. Les gestes de ces derniers pouvaient l’aider à faire face à certains besoins. A 17 ans, elle perd ce qui tient lieu de vertu chez une jeune fille. Sans soutien ni autorité parentale, elle est livrée à elle-même, s’adonne à une vie libertine. Les études, elle en avait fait ce qu’elle pouvait. Elle a eu le Brevet d’études du premier cycle avant de se lancer dans une formation technique d’où elle sort avec pour tout parchemin, un Certificat d’aptitude professionnelle option G3. « Les études, ce n’est pas vraiment moi. Je ne m’y voyais pas. Je voulais être commerçante, installer un supermarché », confie-t-elle, sans plus de détails.
Au fil des minutes, on découvre une jeune fille insouciante, parfois évasive. Pourtant, elle a des regrets. L’un des plus douloureux souvenirs de sa vie reste le divorce de ses parents. Sa vie aurait été tout autre si cette rupture n’était pas intervenue. Elle en a la certitude et en parle avec rage.

Une vie de frasques

« C’est difficile pour moi de vous dire pourquoi elle est autant dans les frasques ». C’est le témoignage d’un acteur du showbiz béninois sur Clarita Carmagnolle. A la même question, elle répondra avec une insolence assumée que c’est son quotidien. « Cela m’amuse. Je me plais à narguer, mais ce n’est pas ma faute. Tout le monde me juge sans me connaître. Je suis indexée sans raison. Ceux qui portent des jugements ne savent rien de ma vie », assure-t-elle.
Cette vie dont elle parle, c’est celle qu’elle connait depuis le 27 janvier 2018. En décidant de parodier une vidéo camerounaise, et de la publier sur l’application Snapchat, elle était à mille lieux de s’imaginer le tournant que prendra sa vie. Son ignorance de l’impact des réseaux sociaux va lui coûter cher. Elle ne sera pas la première jeune fille à se faire prendre à ce piège. Cependant, ces réseaux vont lui donner une ‘‘notoriété’’ au-delà de toutes attentes. Des copines à elle s’en mêlent. Une bataille de clans de jeunes filles explose. Les vidéos affluent sur facebook et WhatsApp. Insultes, insanités, obscénités… tout y passe. La petite Clara amuse la toile et est au centre des causeries les plus sordides.
L’ampleur des dégâts oblige des membres de sa famille à la soumettre à une correction « sur instigation de mon père que je n’avais plus vu depuis cinq ans », confesse-t-elle. « Si on m’avait fait asseoir pour me parler et me conseiller, j’aurais compris. Je me serais excusée et j’aurais repris ma vie en main. Mais, on m’a giflée, ligotée et filmée à mon corps défendant et on m’a balancée sur les réseaux sociaux. Je suis devenue ce qu’on a voulu que je sois. Un enfant ne s’éduque pas sur facebook et WhatsApp », argumente Clarita pleine de rage. Pour elle, elle a juste saisi cette manière de se propulser au devant de la scène et elle s’en sert comme bon lui semble. « Je ne suis pas prête d’arrêter tant que les gens continueront de me critiquer sans raison. J’apporte juste une réponse à tout ce qui se raconte sans fondement », justifie-t-elle.
Pourtant, à cette correction, sa mère s’est opposée, sans avoir réussi, à convaincre. Les jours qui suivront seront les plus douloureux de son existence. Après trois à quatre jours entre pleurs et lamentations, elle se décide à affronter le regard extérieur, vainement. « Quand je sortais, je n’en pouvais pas. J’étais la risée de tout le monde. J’avais honte. Je devais me cacher ».
Ce qu’elle ne nie pas, c’est ses frasques tous azimuts. « Je l’assume », défend-elle, contemplant le tatouage posé sur son pied gauche. Elle en a dix. Sur son avant-bras droit, elle en a tatoué en langue chinoise, « Dieu est grand ». « Je ne suis pas une star. Je ne me vois pas comme telle… », rectifie-t-elle, pour ensuite exhorter ceux qui usurpent son identité, notamment à des fins commerciales, à arrêter.

Pour le meilleur…

« As-tu un plan pour ta propre vie ? Des rêves, des projets ?» Sa réponse est toute faite. « Je me suis fixée tout au plus une barrière de deux ans pour en finir avec tout ce que je fais actuellement. Je vais changer et prendre ma vie en main. Je peux même dire que j’ai commencé. Je fais mon commerce de vêtements, j’achète des habits que je revends et cela marche bien. Je suis fiancée à un homme que j’aime vraiment. C’est une chance. Je suis amoureuse, mais je ne sais pas combien de temps cela va durer », confie-t-elle, soudainement toute sérieuse.
De la « popularité » héritée des réseaux sociaux, elle compte bien s’en servir aussi. « Elle a de petits contrats avec des entreprises de la place pour des actions de communication », laisse entendre son manager assise à côté d’elle. « Mais nous avons aussi de grands contrats et sous peu, Clara sera sous les feux de la rampe dans divers rôles », poursuit-elle. Le temps pour Clarita d’amuser la galerie avec quelques drôleries avant de se reprendre sur ses projets futurs, notamment son ambition de devenir une commerçante prospère. « J’y tiens parce que c’est un rêve de longue date. J’ai assez de projets que je garde pour moi », dira-t-elle.
Faut-il y voir une nouvelle Clara en gestation ? Difficile de le dire. Toujours est-il que pour le moment, elle jure qu’elle « ne peut pas quitter les réseaux sociaux ». Sans doute parce qu’elle y trouve des gains en nature et en espèces, des dons et surtout des courtisans dont la liste ne cesse de s’allonger. Mais elle les dénonce. « Des hypocrites qui m’insultent en public et reviennent négocier des faveurs en privé  », hurle-t-elle.

Une actrice mal inspirée

En définitive, il faut y voir une actrice fabriquée par les réseaux sociaux et une horde de courtisans mal inspirés qui profitent, entre autres, de la naïveté de la jeune fille. Avec son physique charmant, elle parait bien plus grande que ses 20 ans, sans doute à force d’accumuler les épreuves et pourquoi pas les scandales. Elle en est fan. « J’aime quand on parle de moi. Les Béninois adorent les histoires. Ils aiment parler de la vie des autres et je leur sers ce qu’ils veulent », révèle-t-elle. Des histoires tordues, elle dit en fabriquer au rythme de son inspiration, par exemple, sa prétendue grossesse qu’elle attribue à une rumeur. « Comme certains prétendent encore que j’ai avorté, j’ai allaité, il y a quelques jours, l’enfant à ma sœur et j’ai balancé la photo sur les réseaux sociaux. Depuis, tous ceux qui arguaient que j’ai avorté reviennent me traiter de jeune fille-mère. C’est cela la réalité de notre société », déplore-t-elle. « On me traite de prostituée, mais je n’en suis pas une. Je ne suis pas parfaite, Cependant, j’ai et j’aime ma vie ». Une vie libertine, pour ce qu’elle peint de son quotidien, un contre-exemple pour les autres de son âge. Catholique non fervente, elle dit loger Dieu dans son cœur.
On dira peut-être qu’elle est dans un rôle qu’elle joue bien, du moins pour ceux qui veulent bien la suivre dans ses exhibitions et grossièretés sur les réseaux sociaux. Elle y a d’ailleurs établi son règne et tire par le bout du nez, ses 13.000 followers sur facebook et les 17.000 sympathisants qu’elle draine sur Snapchat.

Société 01 févr. 2019


Rapport de vérification de gestion: Plus de 1.419.999.419 F Cfa de perte à la société Bénin-Tracteurs

Le gouvernement a pris connaissance, au cours du Conseil des ministres du mercredi 30 janvier, du rapport de vérification de la gestion administrative, commerciale, financière et comptable de la société Bénin-Tracteurs Sa de novembre 2015 à octobre 2017. De nombreux manquements révélés.

« Prendre les mesures qui s'imposent pour corriger toutes les anomalies relevées ». C’est la principale recommandation faite par le Conseil des ministres à l’endroit des ministres concernés par la gestion de la société Bénin-Tracteurs Sa sise à Ouidah. Cette décision fait suite à une mission de vérification dépêchée au niveau de ladite société. Mission dont le rapport révèle des dysfonctionnements et des insuffisances préoccupants quant à la constitution même de la société et à sa gestion, indique le compte rendu du Conseil des ministres.
« Les constats effectués révèlent, entre autres, une production mensuelle d'environ 21 tracteurs seulement, contrairement à l'engagement de la société d'en produire au moins 100 par mois pendant la première année d'exploitation de la chaîne d'assemblage, et des pertes cumulées s'élevant à la somme de 1.419.999.419 F Cfa en deux ans d'exercice, soit 141,90 % du capital social ».
Une situation préoccupante qui a motivé les instructions données aux ministres concernés pour faire la lumière sur la situation et surtout corriger toutes les anomalies relevées.

Société 31 janv. 2019


Appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey: La Badea annonce un financement de 23 milliards F Cfa

La mission d’évaluation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) sur le projet d’appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey a pris fin, ce mercredi 30 janvier. Au terme de cette revue de coopération, un aide-mémoire faisant état d’un financement annoncé de 40 millions de dollars a été signé hier à Cotonou, en attendant d’être soumis aux instances dirigeantes de l’institution financière.

Une délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) composée de Mounir Benseddik (chef de mission), Yahya Khattar et Ben Adelaziz, a séjourné, du 21 au 30 janvier à Cotonou, dans le cadre de l’évaluation du projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) de Porto-Novo et l’Université des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Unstim) d’Abomey. Les travaux de cette mission coordonnés par le chargé de mission du président de la République, Zul-Kifl Salami, ont été marqués par des rencontres avec des responsables de la Caisse autonome d’amortissement, des cadres des ministères en charge de l’Enseignement supérieur, du Plan et du Développement, de l’Economie et des Finances et une visite des sites.
Au terme des échanges, une réunion de synthèse a eu lieu mardi 29 janvier dernier au ministère du Plan et du Développement. Elle a porté sur la finalisation de l’aide-mémoire d’évaluation. Selon ce document, qui résume les principales conclusions de la mission à soumettre à l’approbation des instances dirigeantes de la Badea en vue du financement, le coût global du projet est estimé à 46,03 millions de dollars US y compris les imprévus physiques et financiers (5 %). La Badea devrait prendre en charge le financement sous forme de prêt à hauteur de 40 millions de dollars (86,89 %) soit près de 23 milliards F Cfa contre 6,03 millions de dollars pour le gouvernement du Bénin (13,11 %).
Le prêt sera scindé en deux tranches de 20 millions de dollars chacune. La première sera concédée à un taux d’intérêt de 1,75 % par an pour la durée de 26 ans avec un délai de grâce de cinq ans. La seconde tranche du prêt sera conclue pour une durée de 20 ans avec un délai de grâce de cinq ans, au taux de 2,5 % par an. La signature de l’accord de prêt est prévue pour avril 2019, après approbation de la Banque arabe.
Le projet d’appui aux deux universités thématiques, d’une durée de 48 mois, s’inscrit dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021) et vise l’atteinte de l’objectif global du Plan stratégique de développement de l’enseignement supérieur à savoir : fournir à l’économie béninoise des ressources humaines de qualité et des résultats de recherches adaptées pour le développement de l’économie, précise Zul-Kifl Salami. De manière spécifique, il contribuera à augmenter la capacité d’accueil des étudiants au niveau des deux universités thématiques, en dotant l’Una d’une nouvelle faculté d’Agronomie d’une capacité initiale de 500 étudiants, à raison de 100 étudiants par promotion, et l’Unstim, d’un nouveau rectorat et d’un Institut des classes préparatoires d’ingénieurs d’une capacité initiale de 200 étudiants à raison de 100 étudiants par promotion. Outre les infrastructures (blocs administratifs, amphithéâtres, laboratoires, magasins de stockage, restaurants, infirmeries, etc.), le projet prévoit la fourniture de mobiliers et d’équipements.
Il est question d’améliorer la qualité de l’enseignement de façon à augmenter les taux de réussite des étudiants et à faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi, d’améliorer les conditions de vie des étudiants et de promouvoir les recherches scientifiques dans les domaines de l’ingénierie et de l’agronomie.

Opportunités de coopération future

Construction de 7600 logements, aménagement de la Cité internationale de l’innovation et du savoir, aménagement de la route Kola-Kouandé-Pehunco (85 km), appui à l’accès compétitif à l’énergie électrique, sont quelques priorités soumises à la Badea pour financement. La banque dit être prédisposée à examiner les requêtes d’assistance technique liées à l’élaboration d’études techniques de faisabilité technico-économique, tout en suggérant l’érection d’une stèle sur le pont du fleuve Mono.
La mission a tenu plusieurs séances de travail avec les coordonnateurs de projets actifs financés par la Badea. Il s’agit du projet de construction et d’équipement de l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique de Lokossa, de la phase 2 du projet de construction et d’équipement de l’Institut de mathématiques et des sciences physiques de Dangbo, du projet de construction de la route Kandi-Ségbana-Frontière Nigeria, du projet de protection de la côte à l’Est de l’épi de Siafato ; de la ligne de crédit par le Fonds national de microfinance. Si certains de ces projets sont achevés et font la fierté des bailleurs et de la partie béninoise, d’autres ont connu un retard dans le démarrage et leurs délais sont prorogés.
La Badea suggère que la partie béninoise réalise un documentaire sur les projets qu’elle a financés dans le pays.

Actualités 31 janv. 2019


Site cimentier d’Onigbolo: Le processus de dédommagement des sinistrés relancé

Le directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou, est descendu ce mercredi 30 janvier, sur le site du complexe cimentier d’Onigbolo dans la commune de Pobé, dans le cadre de la relance du processus de dédommagement des présumés propriétaires terriens du domaine exproprié datant de plus de 29 ans.

Bonne nouvelle pour les présumés propriétaires terriens du domaine abritant le complexe cimentier d’Onigbolo à Pobé. Le site abrite à la fois l’outil industriel, c’est-à-dire l’usine ainsi que la carrière, d’une superficie avoisinant 2000 hectares. Le processus de dédommagement des sinistrés resté sans suite depuis plus de 29 ans est désormais relancé grâce au président de la République, Patrice Talon, qui a pris le dossier en main. La détermination du gouvernement a été matérialisée ce mercredi par la descente sur le terrain du directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou. Celui-ci dit avoir été instruit par le chef de l’Etat pour évacuer dans les règles de l’art ce dossier sur lequel ont capitulé et reculé les gouvernements antérieurs.
Tout a commencé ce mercredi par une séance d’échanges à la mairie de Pobé. La rencontre a mobilisé le préfet du département du Plateau, Valère Sètonougbo, le maire de la commune, Paul Odjo et les représentants des propriétaires terriens. Le directeur général de l’Andf a expliqué de long en large les modalités organisationnelles et pratiques devant conduire dans l’effectivité au désintéressement et au dédommagement des populations affectées par l’érection de cette unité industrielle. Lesquelles tournent à près de 500 personnes, selon un recensement de 2012. Aux dires de Victorien Kougbénou, la question tient à cœur au gouvernement parce qu’il s’agit d’un site de haute sensibilité économique. C’est pourquoi il a décidé de s’attaquer à ce dossier pour le vider une fois pour de bon. C’est ainsi qu’après la séance de travail, la délégation s’est ensuite portée sur le terrain pour faire notamment la reconnaissance du site, la configuration du périmètre et l’identification des limites de balisage. Ce tour de terrain a été fait sur les installations de la Société des ciments du Bénin Lafarge (Scb-Lafarge) qui gère aujourd’hui le vaste périmètre. Le périple a permis au Dg de l’Andf et toute sa suite non seulement de toucher du doigt l’étendue du domaine et surtout sa portée économique, sociale et environnementale mais, aussi de juger de la pertinence de la décision du gouvernement de s’attaquer à la sécurisation du site pour le soustraire à toutes menaces de litige foncier. Le directeur général de l’Andf annonce dans les tout prochains jours le déploiement sur le terrain de ses techniciens pour faire les opérations d’enquêtes commodo et incommodo devant permettre l’actualisation et l’officialisation de la liste des personnes recensées pour passer au payement. Tout cela devra se faire dans un délai de six mois, souligne Victorien Kougblénou. Cette action a été fortement applaudie par le préfet du Plateau, Valère Sètonougbo. Selon lui,  la relance de ce dossier est la preuve que Patrice Talon est un homme de méthode, de justice sociale et de paix. Il rappelle que pour ce dossier, beaucoup de propriétaires terriens ont décidé de s’exiler au Nigeria faute de terre à cultiver et d’autres sont déjà décédés. Le préfet se réjouit donc que le président Patrice Talon puisse faire de cette question de dédommagement une de ses priorités. Le maire de Pobé, Paul Odjo, le chef d’arrondissement d’Issaba, Lassisi Ogoumondji, abritant le site concerné et le porte-parole des sinistrés, Bouraïma Olougbèdé, partagent la même joie que l’autorité préfectorale. Ils souhaitent tous que ce processus relancé puisse aller jusqu’au bout pour que soit conjuguée définitivement au passé la question de dédommagement des sinistrés du complexe cimentier d’Onigbolo.

Société 31 janv. 2019


Evacuation sanitaire d’Atao Hinnouho: « L’aboutissement d’un combat », selon Me Baparapé

Le député Mohamed Atao Hinnouho sera évacué pour poursuivre ses soins en France. La justice béninoise a fini par accéder à la demande d’évacuation sanitaire du député écroué et dont la santé s’est dernièrement dégradée. Une décision que l’un des conseils de l’intéressé, Me Aboubacar Baparapé, apprécie comme étant le fruit d’une bataille de longue haleine.

« C’est l’aboutissement d’un combat, de toute la bataille que nous avons menée pour qu’on puisse au moins lui permettre d’aller se soigner, même si c’est à ses frais. Nous nous sommes en effet battus pour l’évacuation de l’honorable. Plusieurs fois, nous avons demandé une évacuation sanitaire, à défaut de la prise en charge des frais par l’Etat tout au moins l’autorisation d’évacuation pour qu’il aille se soigner à ses propres frais. Aujourd’hui, c’est chose faite. Cette décision vient à point nommé », a martelé l’un des conseils du député Mohamed Atao
Hinnouho, Me Baparape sans vouloir donner de détails sur l’état de santé du député. « Je n’ai pas été mandaté pour ça. Ce sont des informations personnelles », a-t-il précisé. Me Baparapé dénote tout de même l’évidence de l’état de santé fragile de son client. « Les médecins qui l’ont ausculté n’ont jamais dit qu’il n’est pas malade », a-t-il fait observer. Ainsi, le député Mohamed Atao Hinnouho pourra, dans les jours à venir, se faire soigner dans de meilleures conditions. La décision de justice autorisant son évacuation a un effet immédiat.
Rappelons que le député Atao Hinnouho a été admis courant semaine dernière au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga en raison de la détérioration de son état de santé selon des sources concordantes. Cette décision viendrait alors pour soulager le député condamné en novembre 2018 à 6 ans d’emprisonnement pour outrage aux forces de l’ordre et fraude douanière.

Actualités 31 janv. 2019


Recrutement d’agents électoraux: Du monde à la Céna !

Le processus de recrutement d’agents électoraux a effectivement démarré, hier mercredi 30 janvier. Si au niveau de la mairie de Cotonou, rien ne semble l’indiquer, l’enrôlement au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) bat son plein. Tellement, il y a du monde !

Attroupement hier matin à l’entrée et à l’intérieur de la Commission électorale nationale autonome (Céna) avec une foule innombrable de postulants cherchant à déposer leurs dossiers pour se faire enrôler au titre d’agents électoraux dans le cadre des législatives de 2019. Même à l’heure de la pause, peu après midi, ils sont restés figés à la devanture et dans les environs immédiats, pour ne pas perdre leurs positions. Le recrutement d’agents électoraux au niveau de la Céna connaît une forte affluence. « Ici à la Céna, nous avons commencé à recevoir les gens depuis ce matin. Nous avons été répartis selon les trois catégories de postes ouverts au recrutement. Ainsi, les candidats savent vers qui aller pour s’inscrire, soit pour le poste de Membre de bureau de vote (Mpv), ou pour celui d’Assistant de coordonnateur d’arrondissement, soit encore pour celui de Coordonnateur d’arrondissement. Moi, je reçois ceux qui veulent s’inscrire pour le poste d’Assistant de coordonnateur d’arrondissement. Il faut au moins le Bac pour postuler à ce poste », renseigne Edna Triomphe, un des agents recruteurs rencontrés.
Mais, au niveau de la mairie de Cotonou, rien ne semble avoir démarré. Pourtant, les administrations communales et municipales sont annoncées pour accueillir aussi des agents recruteurs et faciliter la tâche aux populations. La poignée de candidats retrouvés au niveau de la mairie de Cotonou, en début d’après-midi, avait l’air tout aussi désorienté, se demandant si l’enrôlement est effectivement possible au niveau de la mairie. « Nous sommes là depuis le matin avec nos dossiers et nous attendons. Nous ne savons même pas où cela va se passer ici à la mairie », confie l’un des postulants, visiblement désespéré. Effectivement, si l’on devait s’en tenir au constat à la mairie de Cotonou, on croirait que le processus de recrutement d’agents électoraux n’a pas démarré. Il a fallu se rendre à la Céna pour constater que l’enrôlement a bel et bien commencé et que les postulants, pour une raison ou une autre, ont préféré se rendre à la source.
Rappelons que conformément au calendrier rendu public par la Céna, la période de recrutement d’agents électoraux s’étend du 30 janvier au 13 février prochain.

Société 31 janv. 2019


Services sociaux de base eau et électricité: Une efficacité gouvernementale sans précédent

Sur le chantier de la fourniture et d'accès à l’énergie électrique et à l’eau potable, le gouvernement fait preuve d’une détermination que conforte l’appui diligent des partenaires.

23.735.000.000 FCFA d’accord de prêt signé entre la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao pour le financement du projet de construction, de renforcement et de réhabilitation de 44 adductions d’eau villageoises en République du Bénin ; 16.225.000.000 FCfa de prêt signé avec la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao dans le cadre du financement du projet d’électrification rurale de cent (100) localités par le réseau centralisé en République du Bénin ; 16.957.088.000 FCfa dont 8.593.036.700 FCfa en crédit et 8.364.051.300 FCfa sous forme de don portant sur l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid) dans le cadre du projet d’interconnexion électrique régionale dorsale Nord 330 kV.
Porté à la connaissance de l’opinion nationale par le Conseil des ministres de ce mercredi 30 janvier, ce sont là les résultats de l’efficacité du gouvernement de la Rupture à la mobilisation de ressources pour répondre à la demande sociale, en l’occurrence en matière d’adduction d’eau potable et d’électricité en milieu rural.

Fort impact social

Le résultat du premier accord, soumis à ratification par l’Exécutif béninois, sera consacré à l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable en milieu rural, ceci par la construction de 37 nouveaux systèmes d’adduction d’eau, le renforcement, la réhabilitation de 7 anciens systèmes d’adductions d’eau villageoises dont certains connaitront une extension. Dans les différentes localités ciblées, pas moins de 224.000 nouveaux bénéficiaires seront impactés et alimentés en eau potable.
Le deuxième accord sera essentiellement consacré, outre à l’installation des lignes de transport et de distribution haute tension et à la fourniture d’électricité, à l’éclairage public, aux branchements à des prix abordables aux ménages dans 100 localités de 11 départements du Bénin, excepté Cotonou. Quant à l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid), il fera notamment le bonheur des habitants de Malanville, Kandi et Bembèrèkè qui pourront jouir d’un accès à une électricité fiable et bon marché, donc à portée de toutes les bourses. Soit 10.000 nouveaux abonnés des villages et arrondissements de cette sphère géographique. Ces ressources, prêt et don, devant être consacrées à la résorption du déficit d’offre en électricité, par la diversification des sources d’approvisionnement, assurant ainsi la disponibilité du produit.
C’est révéler un secret de polichinelle que de soutenir que sans l’eau et l’électricité, la croissance économique très déterminante pour assurer le service social est hypothéquée, et partant l’œuvre de développement frappée d’un important handicap. Les artisans, tout comme les industriels, mesurent mieux que quiconque l’importance de la disponibilité de ces deux produits indispensables dans l’exercice professionnel au quotidien, qu’il s’agisse du couturier ou du vendeur d’eau fraiche, et encore plus des unités de production.
Mais, au-delà de cet intérêt économique, notamment la promotion des économies locales, améliorer les conditions de vie des populations par l’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique relève d’une question de dignité plus que de bien-être social. Un impératif auquel répondent, par ailleurs, les chantiers de modernisation du cadre de vie initiés pour révéler le Bénin. D’où la détermination du gouvernement du Nouveau départ, dont le chef honore ainsi ses promesses vis-à-vis des populations à travers des réalisations concrètes visant à augmenter le taux d’accès des populations rurales à l’électricité et à l’eau.

Crédibilité du Bénin

Objectif de développement durable auquel le Bénin a souscrit, depuis 2016, inexorablement, le nombre de personnes ayant accès à l’eau potable, de même qu’à de l’énergie électrique fiable s’accroît grâce aux efforts inlassables du gouvernement.
Loin d’être banal, c’est la capacité du Bénin à pouvoir mobiliser les ressources qui est ainsi révélée une fois encore, preuve de la crédibilité de sa signature grâce aux gages donnés par ses dirigeants à travers leur gouvernance dont on se doute que, si elle n’était pas de bonne facture, elle n’aurait pas de pareils résultats. Ainsi, sur environ 17 milliards de francs Cfa de ces accords de financement mis en relief par le Conseil des ministres hier, près de la moitié est substantiellement faite de don !
Toutes choses qui renforcent la volonté du gouvernement à favoriser l’accès à l’eau potable pour tous d’ici 2021 et à honorer ses engagements en la matière. De sorte que, passée la phase d’urgence de lutte contre le délestage, le gouvernement mise désormais sur les investissements de moyen et long termes pour juguler la crise énergétique. De même, à ce rythme, et au regard de l’engagement des partenaires à ses côtés, le défi d’accès universel à l’eau potable pour les populations béninoises sera relevé, car d’évidence, et vu la mobilisation des ressources financières au profit du programme y dédié, cet enjeu est à portée de main, voire avant l’échéance prévue?

Actualités 31 janv. 2019


Dr Virginie Hossou Adjanohoun: De la blouse rose à la verte, un cursus singulier

Elle incarne un modèle pour nombre de ses collègues et proches. Jadis sage-femme diplômée d’Etat, aujourd’hui médecin-chef, le cursus de
Virginie Hossou Adjanohoun est bien singulier. Loin d’être un long fleuve tranquille, elle s’y est donné corps et âme en vue de sa consécration. Portrait d’une femme dont le parcours se laisse apprécier.

Virginie Hossou Adjanohoun est un agent de santé hors du commun. Son parcours de médecin relève d’une longue histoire, d’une détermination de femme, d’un rêve assouvi. De la sage-femme d’Etat effacée et efficace au médecin brillant et admiré, l’aventure en valait la peine, bien qu’elle n’ait pas été un long fleuve tranquille.
Après avoir exercé le métier de sage-femme d’Etat pendant 20 ans, elle renoue avec les bancs pour se lancer dans la formation en gynécologie. Logée à la même enseigne à l’université que des apprenants de la tranche d’âge de ses enfants, ‘’la mémé-étudiante’’ alors âgée de 45 ans, a dû faire pression sur elle-même pour y arriver. Elle a fait fi des regards et des commentaires relatifs à son âge, et s’y est donné corps et âme pour à la fin obtenir son diplôme de médecin. Huit années d’assiduité au cours auront permis à cette femme, la cinquantaine révolue, d'avoir ce diplôme très convoité et réveler le génie qui sommeillait en elle puis être nommée médecin-chef de la zone sanitaire d'Abomey-Calavi. Son âge relativement avancé était tout sauf un handicap. Des témoignages renseignent qu’elle est la première sage-femme à faire un tel cursus.
Bien que se sentant très confortable dans son marigot, la routine d’exercer le métier de sage-femme a déclenché une autre motivation en elle. « Le métier de sage-femme était devenu pour moi un réflexe. A un moment donné, je ne profitais plus suffisamment de mes connaissances sur la femme et le nouveau-né, parce que je n’arrivais pas toujours à donner satisfaction à toutes les préoccupations des patients. J’ai réalisé que je devrais aller étudier l’homme dans d’autres dimensions », raconte-t-elle. Chose faite. Elle est plus outillée aujourd’hui à combler les attentes de ses patients. « Le souci de mieux servir mon pays m’a amenée à renforcer mes compétences professionnelles. Je suis à même aujourd’hui de bien réagir face aux différents cas qui se présentent à moi », assure-t-elle.
Après son baccalauréat série D, elle a appris et exercé le métier de sage-femme avant d’être rattrapée plus tard par son rêve. Celui de devenir médecin. C’est une femme apparemment très épanouie qui raconte aujourd’hui son parcours. « Je suis très fière de moi-même, entièrement comblée. J’ai le sentiment d’une femme ayant réalisé son rêve; j’ai réussi à devenir ce que je voulais être », se réjouit-elle. «Je suis fière d’être apte et d’avoir les connaissances nécessaires pour mieux prendre en charge l’être humain », s’exclame-t-elle.

Reconnaissance des populations

Des aptitudes, Virginie Hossou Adjanohoun en dispose assurément. La cité lacustre de Sô-Ava (première localité où elle a servi après l’obtention de son diplôme en médecine), peut lui rendre des témoignages à vie, en raison de ses nombreux efforts pour assurer les soins de santé dans la localité. Pendant qu’elle y exerçait, elle était au-devant de la scène pour des actions en faveur de la promotion de la santé au profit de cette population. Qu’il s’agisse de l’exécution du Programme élargi de vaccination (Pev) dans la zone, de la promotion de la planification familiale ou des bonnes pratiques en matière de lutte contre le paludisme et les maladies diarrhéiques, la 1ère femme médecin-chef dans l’histoire de la localité, s’est tout le temps affichée comme le défenseur de la cause de cette cité lacustre. A Sô-Ava, Mme Adjanohoun a vécu comme une digne fille du terroir. Sans ménagement. Là-bas, elle y a laissé de bons souvenirs dans l’esprit des populations. « J’ai été la première femme à servir dans cette localité qui n’a jamais connu de médecin-chef. Contrairement à ce que les gens pensaient, j’ai élu domicile à Sô-Ava, où je logeais sept jours sur sept et 24heures sur 24. Tous les jours de la semaine, j’étais au chevet de ces populations lacustres. Les autorités et populations de cette commune ne pourraient pas m’oublier pour mes actions positives envers elles », se félicite-t-elle. Ici, tous témoignent de son attachement au travail et de son amour du prochain.
De Sô-Ava à Abomey-Calavi, le pont a été vite franchi. Ici aussi, c’est un chef hors du commun qui prend en main la santé des populations de la commune. Un profil plutôt recherché depuis l’avènement du Renouveau démocratique au Bénin. « Depuis l'avènement de la démocratie, Abomey-Calavi n’a plus enregistré de femmes médecins-chefs de commune; je suis encore la première à occuper ce poste. Cette population témoigne un peu partout de mon dévouement à ses côtés », relève-t-elle.
Elle est au cœur de la promotion de la santé familiale. «Depuis que j’ai été installée, les femmes ont compris qu’il faut venir très tôt en consultation prénatale et qu’il faut anticiper sur les maladies des enfants en les emmenant très tôt au centre de santé afin d’éviter les complications », apprécie-t-elle avant de poursuivre : « grâce à moi, des couples vivent en harmonie aujourd’hui avec les méthodes de planification familiale. Ils savent désormais que les naissances et les grossesses se planifient ».
Sur un autre plan, l’ancien médecin chef de Sô-Ava œuvre avec les chefs postes et les relais communautaires en faveur de l’Initiative vaccinale décentralisée (Ivd). Avec son bâton de pèlerin, elle a parcouru les neuf arrondissements de la commune d’Abomey-Calavi, l’une des communes les plus peuplées du Bénin, pour enseigner les notions d’hygiène et d’assainissement et de soins aux populations.

Travailler pour son honneur

Son challenge, c’est d’apporter de la joie au cœur de tous et d’aider la femme à s’autonomiser. « La femme doit comprendre qu’elle ne doit pas toujours attendre l’homme avant de se prendre en charge », indique-t-elle. Selon elle, la santé de la femme est tributaire de celle de la famille. « Lorsque la femme se porte bien, le foyer se porte bien, le ménage est heureux et la population en tire le maximum de profit », soutient-elle.
Son souhait, c’est de voir la jeune génération de filles reprendre le flambeau des aînées et l'assumer avec talent et honneur. « On a longtemps considéré la femme comme le sexe faible, le sexe qui doit se soumettre, se rabaisser, s’humilier et obéir», relève-t-elle.
Le temps est venu pour que les jeunes puissent corriger cette perception. C’est donc en connaissance de cause qu’elle adresse cette exhortation aux jeunes filles : « la relève doit savoir que le métier représente toute une vie et travailler sérieusement pour impacter leurs communautés de sorte que même s’il arrivait qu’on leur enlève leur honneur, qu’on ne leur enlève pas leur métier. En fait, l’honneur s’acquiert par le travail », tranche-t-elle pour susciter la détermination, la conviction et le goût du travail bien fait dans leur rang.
Mais, pour un profil comme celui de Virginie Hossou Adjanohoun, il faut avoir le dos large pour essayer une telle ‘’folie’’. Renouer avec les bancs après plus de 45 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. Si le médecin-chef de la commune d’Abomey-Calavi se conforte aujourd’hui de son statut, elle est davantage convaincue que sans des soutiens comme celui des professeurs Djidjoho Padonou, Justin Dénakpo, Albert Tévoédjrè et de son épouse, de l’ancien recteur de l’Université de Parakou, Simon Akpona, du professeur René Perrin ou encore du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et des professeurs Marc-Abel Ayédoun et Francis Tognon, elle n’aurait pas enlevé sa blouse rose pour porter la verte ou la blanche.
Du haut de ses 54 ans, cette dame, taille moyenne, teint clair, joviale et belle demeure très jeune dans l’esprit. Si elle-même a pu bénéficier de l’accompagnement permanent de son mari et de l’un de ses cousins, David Gervais Koutangni, elle est davantage convaincue que le don de soi et l’ouverture d’esprit sont des valeurs qui doivent être mises au service de la jeunesse. En tout cas, ce n’est pas ce qui manque à ses enfants et petits-fils qui abusent de sa simplicité et de son humilité pour tirer le maximum d’elle. Une femme battante et comblée, Virginie Hossou Adjanohoun le revendique fièrement. Mais elle doit également compter avec la ‘’jalousie humaine’’. « Les gens estiment que Dieu m’a tout donné : la beauté, l’intelligence, la chance…. Je me bats simplement pour honorer le Créateur », admet-elle.
Des soutiens certes, mais la sage-femme d’Etat devenue médecin-chef sait qu’elle n’a pas droit à l’erreur. « Les professeurs qui m’ont formée m’attendent pour former d’autres gynécologues; je me battrai pour mériter continuellement leur confiance », promet-elle. Engagement d’une femme qui incarne par-dessus tout, la sagesse.

Société 31 janv. 2019


Indice de perception de la corruption 2018: Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100

L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) vient d’être rendu public. La situation est alarmante sur le plan mondial. L’étude affiche une amélioration d’un point pour le Bénin par rapport à 2017 bien que le pays ait conservé le même rang. Ces résultats ont été dévoilés, hier mardi 29 janvier à Cotonou, par la présidente de Social Watch, Blanche Sonon, lors d’un point de presse.

Les données de l’Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) sont alarmantes sur le plan mondial. Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100 et maintient son rang de 85e sur 180 pays ou territoires.
À l'échelle mondiale, les données sont inquiétantes. Plus de deux- tiers des pays ont un score inférieur à 50 sur 100. La moyenne mondiale est de 43 sur 100.
Les pays les plus corrompus du monde se trouvent en Afrique. Il s’agit de la Somalie et du Soudan du Sud qui ont respectivement réalisé des scores de 10 et 13.
Avec des scores respectifs de 88 et 87, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont inscrits au rang des pays les plus ‘’intègres’’ au monde.
Au niveau régional, l’Europe occidentale, avec une moyenne de 66 points, obtient le score le plus élevé. A l’opposé, les régions les moins bien notées sont l’Afrique subsaharienne avec une moyenne de 32 et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale avec un score moyen de 35.
Il en résulte qu’en matière de lutte contre la corruption, la majorité des pays évolue à pas de tortue tandis que d’autres sont restés figés. Ces résultats ont été annoncés à la faveur d’un point de presse ce mardi 29 janvier par Social Watch, contact national de Transparency international à Cotonou.
L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 s'appuie sur treize enquêtes et évaluations d'experts pour mesurer la corruption dans le secteur public au niveau de 180 pays et territoires, en attribuant à chacun une note allant de zéro (très corrompu) à 100 (pas corrompu).
Pour le compte de cette année, Transparency international s’est focalisé sur « la corruption et la démocratie ». Sur ce point, le rapport relève « l'incapacité persistante de la plupart des pays à contrôler efficacement la corruption. Ce qui contribue à une crise de la démocratie dans le monde ».
Analysant le phénomène dans le secteur public, Transparency international a constaté que la corruption peut contribuer à un recul des institutions et des valeurs démocratiques.
Relativement à cet aspect, la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, souligne que la démocratie va au-delà des élections libres et équitables. «Notre analyse examine la démocratie au-delà du processus électoral pour se concentrer sur une compréhension holistique de la qualité de la démocratie, surtout la démocratie financière », développe-t-elle.
Elle explique que la structure qu’elle dirige s'efforce de travailler pour la mise en œuvre des recommandations du Rapport d’évaluation du Système national d’intégrité (Sni).

Les cinq recommandations de Social Watch

Au regard de ces résultats, Social Watch recommande aux acteurs politiques béninois « de rendre accessibles au public toutes les informations relatives à la gestion des finances et des marchés publics », de «renforcer l’indépendance des institutions de contre-pouvoir et de garantir leur capacité à fonctionner sans intimidation ». Le réseau invite également les pouvoirs publics à « combler le fossé entre la législation et les pratiques de lutte contre la corruption ».
Aussi, recommande-t-il de «soutenir les organisations de la société civile de contrôle citoyen des dépenses publiques, et de « soutenir des médias libres et indépendants, en assurant la sécurité des journalistes et leur capacité à travailler sans intimidation ni harcèlement ».

Actualités 30 janv. 2019


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