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Dans le cadre du programme régional de renforcement des capacités et d’évaluation d’impact en Afrique de l’Ouest (Wacie), s’est ouverte, ce lundi 28 janvier à Cotonou, une conférence sur le thème « L’évaluation d’impact en Afrique francophone : il est temps d’agir ». Elle réunit, pendant deux jours, des participants venus des pays de l’Uemoa.
L’évaluation d’impact constitue un outil de performance devant éclairer les choix de politiques publiques, mais elle reste le parent pauvre des stratégies de développement dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). C’est pour inverser la tendance et engager la communauté francophone dans cette démarche d’amélioration du processus de prise de décision que se tient, les 28 et 29 janvier à Cotonou, une conférence sur l’évaluation d’impact dans l’espace en collaboration avec l’Initiative internationale pour l’évaluation d’impact (3ie).
Une première dans la sous-région, ce forum reste un résultat majeur du programme régional de renforcement des capacités et d’évaluation d’impact en Afrique de l’Ouest (Wacie) né de la volonté du gouvernement du Bénin, souligne Abdel Jawed Bouraïma, membre du Bureau de l’évaluation des politiques publiques et de l’analyse de l’action gouvernementale. Sa finalité, précise-t-il, c’est de contribuer à améliorer la qualité de la gouvernance à travers l’utilisation effective des résultats issus des évaluations d’impact.
Portant sur le thème « L’évaluation d’impact en Afrique francophone : il est temps d’agir», la conférence de Cotonou réunit des acteurs de développement du Burkina Faso, du Togo, du Mali, du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Bénin. La contribution de la communauté scientifique nationale et internationale, à travers les échanges, sera un atout majeur pour enrichir les rapports préliminaires de l’étude exploratoire en évaluation d’impact dans les pays de l’Uemoa et la revue de littérature des évaluations d’impact menées dans les huit pays de l’Union.
Les participants renforcent leurs capacités techniques en vue de contribuer à transformer les systèmes nationaux d’évaluation de leurs pays respectifs. « L’ambition du programme Wacie est de faire de l’Uemoa une région championne de l’évaluation d’impact à l’échelle du continent africain d’ici à 2025 », indique Abdoulaye Gounou, représentant du ministre d'Etat, secrétaire général à la présidence de la République. Conçu pour une phase pilote de trois ans (2018-2021), il marque un changement remarquable de paradigme en matière d’évaluation du développement, renchérit Marie Gaarder, directrice du bureau de l’évaluation de 3ie, chef de file des partenaires techniques et financiers dans la réalisation des évaluations en Afrique. C’est une initiative unique qui porte en elle un grand potentiel pour aider les décideurs dans le choix et l’adoption de politiques publiques pertinentes et efficaces pour chacun des pays de l’Uemoa, pour la région de l’Afrique francophone et pour l’Afrique au sens large, ajoute-t-elle, avant de réitérer l’engagement de 3ie à contribuer à la production et l’utilisation des données probantes dans la prise de décision en Afrique.
L’ouverture de la conférence a été marquée par une communication inaugurale sur le thème central, animée par le professeur Emmanuel Akpo, économiste et enseignant-chercheur à l’université d’Abomey-Calavi. Le conférencier a insisté sur l’importance de l’évaluation d’impact et l’utilisation des résultats de recherche dans la formulation des projets et programmes publics afin d’éviter la navigation à vue.

La maison des jeunes et loisirs de Bembèrèkè a servi de cadre, vendredi 25 janvier dernier, à une conférence publique organisée par les membres de la Fondation Regard d’Amour sur la santé sexuelle en milieu scolaire. C’était à l’intention des élèves des établissements de la commune. L’objectif est de les sensibiliser contre les grossesses non désirées, les manifestations du harcèlement sexuel et les conséquences qui en résultent.
Les élèves des établissements secondaires de Bembèrèkè ont eu droit, vendredi 25 janvier dernier, à une conférence publique organisée par la Fondation Regard d’Amour sur le thème « Les comportements sexuels et l’avenir des adolescents et jeunes ». Il y avait à leurs côtés des enseignants et des parents d’élèves.
En effet, la santé sexuelle et de reproduction des adolescents est devenue aujourd’hui une question essentielle. Sa non-maîtrise impacte leur évolution sur le plan académique. Elle ne favorise pas leur épanouissement sur les plans scolaire et social. D’où l’initiative de cette conférence publique à Bembèrèkè prise par la Fondation. L’occasion a permis aux élèves présents de s’exprimer librement et sans complaisance sur les problèmes de sexualité. Des réponses ont été données à leurs préoccupations par l’assistante du projet « Education des adolescents et jeunes sur la santé sexuelle et de reproduction en milieu scolaire », Wilisse Marlène Gandaho. Ils se sont également prêtés aux questions de cette dernière.
Le professeur d’anglais Désiré Assogba a exprimé leur joie d’avoir à leurs côtés une fondation active dans la lutte contre les grossesses et le harcèlement en milieu scolaire. Il a émis le vœu de voir les élèves partager les informations avec leurs camarades absents afin que cette lutte puisse, dans les tout prochains mois, aboutir à zéro grossesse au niveau des établissements de la commune de Bembèrèkè.
Quant au directeur de la maison des jeunes et loisirs, Bouya Orou Yorou, il a remercié les responsables de la fondation pour le choix porté sur la commune de Bembèrèkè pour cette séance. Il a, par ailleurs, exhorté les élèves à se consacrer sérieusement à leurs études et à ne pas chercher à poursuivre deux lièvres à la fois. « Ce qui est intéressant en tant que filles et garçons, c’est d’avoir un diplôme, puis un job ou un travail.. », a-t-il insisté, en précisant que chaque chose a son temps. Il a ensuite demandé aux filles de s’abstenir des relations sexuelles afin de pouvoir réaliser les objectifs qu’elles se sont fixés en allant à l’école. Il a rappelé aux garçons le grand rôle qui leur revient et les a invités à s’en tenir à leurs études. Des propos que Wilisse Marlène Gandaho a renchéris. « Pour son avenir, il faut avoir le bon comportement à l’école, à la maison et surtout, prendre toutes les dispositions pour, en tant que jeunes filles, ne pas tomber enceinte », a-t-elle recommandé.
Au cours de la conférence, le coordonnateur du projet, docteur Paul Ayémonna, a rappelé les motifs qui peuvent empêcher les élèves d’évoluer normalement à l’école. Il s’agit, selon lui, des grossesses précoces, du harcèlement sexuel et du manque de ressources chez les parents. Pour finir, il a prodigué des conseils aux élèves afin que leur rêve de finir leurs études soit concrétisé. Des conseils que les apprenants visiblement aguerris par les enseignements reçus, ont promis de mettre en application.

Le Programme d’appui au développement territorial (Padt) a organisé, ce lundi 28 janvier, une journée d’information sur les lignes directrices de son appui aux communes. Maires et techniciens concernés étaient à cette séance qui a eu pour cadre la préfecture de l’Atlantique à Allada.
Le programme d’appui au développement territorial (Padt) a lancé, au profit des communes, un appel à propositions dont l’objectif est de promouvoir un développement territorial durable et équilibré reposant sur la gouvernance locale concertée, inclusive et veillant à favoriser l’émergence des dynamiques territoriales innovantes. Lundi 28 janvier à la préfecture d’Allada, les maires des communes de ce département de l’Atlantique ainsi que certains de leurs cadres et techniciens ont été entretenus sur les tenants et les aboutissants du projet. Un tournant indispensable, quand on sait que l’appel à propositions lancé à leur profit vise à contribuer à l’amélioration des performances des communes et de l'intercommunalité en matière d’offres de services aux populations, ainsi qu’en matière de mobilisation et de diversification de leurs propres ressources. Les priorités établies dans ce cadre concernent la réalisation d’équipements de qualité dans leur exécution, de nature à apporter une réponse pertinente et durable aux besoins spécifiques des populations y compris les couches vulnérables, à favoriser l’inclusion sociale et l’égalité des genres, et à assumer une couverture géographique adéquate.
C’est une initiative salutaire pour le développement local, largement appréciée par le préfet Jean Claude Codjia à l’ouverture des travaux. Avec lui, les responsables du projet conviennent également que, pour les mairies, cet appel à propositions constitue une aubaine à saisir. Ainsi, il les invite à s’approprier les subventions disponibles et les subtilités de l’initiative, notamment les critères d’éligibilité des offres.
Marc Okry, le communicateur principal insistera surtout dans sa communication sur les priorités de cet appel à projets. Il s’agit notamment, a-t-il expliqué, de la réalisation d’équipements de qualité au profit des populations et des couches vulnérables, de la recherche, de l’identification précise et de la valorisation des potentiels économiques et fiscaux locaux, de la mutualisation des moyens et du partage de savoir-faire entre communes. La philosophie qui la sous-tend, c’est « l’ouverture la plus large possible de l’appel à propositions et sa généralisation à l’ensemble des communes et intercommunalités du Bénin.
Les maires apprécient…
« C’est un très grand projet qui concourt au développement territorial de notre pays, qui concerne les communes et les établissements publics à caractère intercommunal. Il faut expliquer aux maires et aux techniciens l’éligibilité et les acteurs qui peuvent être touchés. Nous avons besoin de comprendre ces critères. L’importance de ce projet n’est plus à démontrer. Pour ce qui concerne ce financement, il est bien dit que ce sont les communes qui sont éligibles et cette éligibilité tient compte de critères spécifiques. Toujours est-il que le développement par la commune se fait plus sentir». Georges Bada, maire de la commune d’Abomey-Calavi ne tarit pas d’éloges à l’endroit de l’appel à propositions du Padt. Comme lui, Célestine Adjanohoun, maire de Ouidah, est toute aussi admirative. « Cette séance nous permettra de comprendre les dispositions à prendre pour soumettre des projets éligibles dans l’intérêt de nos populations. C’est un coup de main important apporté aux communes. A Ouidah, nous avons déjà de nombreux projets comme l’accès de nos zones humides à l’énergie. Il y a également la nutrition dans nos villages, l’ouverture de notre école de métiers aux filles… que nous pensons soumettre », apprécie-t-elle.
Société 29 janv. 2019

Les députés ont repris, ce lundi 28 janvier, l’examen du projet de loi portant statut du barreau entre-temps suspendu au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Le barreau béninois aura bientôt un nouveau statut. Le texte est encore remis en examen au Parlement après plusieurs mois. Il était au cœur de la plénière de ce lundi 28 janvier à l’hémicycle, à la faveur de la première session extraordinaire de l’année 2019 qui s’est ouverte, ce lundi, après l’ouverture manquée, vendredi 25 janvier dernier.
La commission des lois a présenté son rapport sur le dossier, tenant compte du niveau où les débats s’étaient achoppés lors de l’examen du projet de loi en juillet 2016, notamment les questions de la structure devant assurer la formation des avocats ; les conditions d’accès à cette école et l’exercice de la profession de Conseil juridique. Ces questions avaient constitué des points d’achoppement en juillet 2016. Les difficultés de compréhension avaient conduit les députés à organiser à propos un séminaire le jeudi 21 juillet 2016 à Agoué à Grand-Popo. Ils ont aplani, au cours des travaux, les divergences relatives aux réformes querellées afin de faciliter l’adoption de ce texte de loi. De ce fait, le barreau béninois sera doté d’une loi de qualité pour permettre au Bénin, non seulement, d’affronter les nombreux défis du secteur de la justice, mais aussi de rester en phase avec les dispositions de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa). Le projet de loi est revenu sur le tapis ce lundi au Parlement. Le rapport présenté par la commission des Lois sur le dossier a permis de constater que les discussions ont beaucoup évolué. Les points d’achoppement ont été aplanis. Tenant compte des discussions du séminaire, la commission des Lois a proposé que l’école de formation des avocats soit baptisée Ecole de formation professionnelle des avocats (Efpa). Elle sera administrée par l’Ordre des avocats béninois.
Le projet de loi en examen clarifie, par ailleurs, l’exercice de la profession de Conseils juridiques qui ne sont plus l’apanage des seuls avocats, même si ceux-ci l’exercent au principal. D’autres personnes pourraient se voir attribuer cette mission.
Lors du débat général qui a suivi la présentation du rapport sur le dossier, le député Barthélemy Kassa se réjouit du consensus retrouvé autour des principaux points d’achoppement du projet de loi, surtout par rapport à l’accessibilité des jeunes à la formation d’avocat. André Okounlola, quant à lui, salue la création de cette école qui va permettre l’accès égal à tous les citoyens, qu’ils soient issus de famille nantie ou pauvre. Le député Louis Vlavonou a souhaité avoir plus d’éclaircissements sur les conditions d’accès à cette école. Il verra sa lanterne éclairée par le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum. Celui-ci informe que les précisons souhaitées par le député Louis Vlavonou se retrouvent à l’article 229 du projet de loi. Cet article dit clairement que l’inscription à l’Ecole de formation professionnelle des avocats (Efpa) est ouverte aux titulaires de diplôme de Master en droit reconnu par le Cames ou d’un diplôme de Maîtrise en droit ou encore tout diplôme équivalent. Le ministre de la Justice rassure les députés que la condition de diplôme est la seule retenue dans le projet de loi. La formation va permettre ensuite à l’étudiant de passer le Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa) et de sortir avocat s’il a passé le concours avec succès. Cette réforme, si elle est adoptée par les députés, aura ainsi l’avantage d’éviter aux jeunes diplômés en droit de passer plusieurs années dans des cabinets d’avocats où ils sont considérés comme des stagiaires sans jamais devenir avocats.
Après le débat général, les députés se retrouvent jeudi 31 janvier prochain pour entamer l’examen au fond du projet de loi composé de plus de 230 articles et, si possible, aboutir à son vote. Les travaux de la séance plénière d’hier ont connu la présence du bâtonnier Yvon Détchénou, qui avait à ses côtés son prédécesseur, Me Cyrille Djikui.

L’audience criminelle de l’affaire des structures de collecte d’épargne et de placement d’argent dite Icc-Services, qui se déroule devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), amorce une nouvelle étape, ce mardi 29 janvier, avec la plaidoirie des avocats de la partie civile.
L’affaire des structures de collecte d’épargne et de placement d’argent dite Icc-Services en examen devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) tire lentement mais sûrement, vers sa fin annoncée pour le jeudi 31 janvier. Le procès amorce, en effet, ce jour, la phase cruciale de la plaidoirie des avocats. Le bal sera ouvert par les avocats de la partie civile. L’annonce a été faite par le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, lors de la suspension de l’audience de ce lundi, la vingt-sixième, pour le compte de ce procès qui a débuté le lundi 17 décembre 2018.
Le président Edouard Cyriaque Dossa a invité les avocats de la partie civile, c’est-à-dire des présumés spoliés à se préparer pour faire leur plaidoirie ce jour. Autrement dit, la cour s’en va clôturer les débats au cours desquels elle a auditionné toutes les parties au procès, notamment les accusés, les témoins, les sachants et les victimes. Tous ont défilé devant la cour pendant plus d’un mois.
Les trois avocats des victimes, à savoir Mes Agathe Affougnon-Ago, Alain Orounla et Gustave Anani Kassa passeront ainsi, à tour de rôle, devant la cour pour faire leur plaidoirie qui sera suivie des réquisitions du procureur spécial près la Criet, Ulrich Gilbert Togbonon, assurant le rôle de ministère public dans ce procès. Ce n’est qu’après cette étape que les avocats de la défense, c’est-à-dire les conseils des accusés seront invités à faire leur plaidoirie.
La parole sera donnée en dernier ressort aux accusés pour qu’ils disent leur mot, conformément à la procédure d’un procès pénal. Vient enfin la phase fatidique du retrait de la cour pour le huis clos du délibéré. Cette ultime étape sera suivie de celle de la délibération publique de la cour qui fixera sur son sort chacun des huit accusés à savoir le président directeur général d’Icc-Services : Guy Akplogan ; le directeur général d’Icc-Services : Pamphile Ludovic Dohou ; le directeur financier d’Icc-Services : Etienne Tchihoundjro ; le directeur départemental Ouémé-Plateau d’Icc-Services : Emile Tégbénou ; le chef agence Icc-Services de Lalo : Clément Sohounou ; le chef agence Icc-Services de Bazounkpa : Michel Agbonon ; le pasteur Justin Dimon et l’ex-coordonnateur de la Cellule nationale de surveillances des structures financières décentralisées : Grégoire Cocou Ahizimè.
115 millions F Cfa placés
La cour va rendre son verdict en statuant au cas par cas à l’aune des faits mis à la charge de chacun des huit accusés dont certains sont en détention préventive depuis juin 2010. Pour le compte de la journée de ce lundi, la cour a poursuivi l’audition des victimes qu’elle a démarrée depuis le jeudi 24 janvier dernier. Une cinquantaine de spoliés, preuves en main, ont défilé hier à la barre. Les montants mis en cause, selon les déposants écoutés, vont de 40 mille francs Cfa à 115 millions F Cfa. Tous ont expliqué, à tour de rôle, à la cour de céans, non seulement ce qui les a motivés à aller placer leur argent à Icc-Services mais aussi s’ils veulent se faire dédommager ou non. La quasi-totalité des victimes auditionnées ne veut rien entendre. Elles réclament leurs sous. Certains n’ont même pas pu retenir leurs larmes à la barre. Elles veulent tout au moins qu’on leur rembourse le montant qu’elles ont déposé pour celles qui n’ont rien perçu comme intérêt et le solde restant pour les déposants qui en ont reçu avant l’éclatement de la crise.
Le cas qui a le plus retenu l’attention est celui du sieur Elie Constant Abati. Celui-ci a souscrit à Ouidah, deux contrats, l’un pour un montant de 450 mille Francs Cfa et l’autre de 430 mille F Cfa. Il réclame aux promoteurs d’Icc-Services le remboursement de ces deux capitaux en plus des intérêts générés par ceux-ci jusqu’à la date d’hier. Il évalue le préjudice financier subi à 5,760 millions F Cfa pour le contrat de 450 mille et à 4,320 millions F Cfa pour le second. Ce qui fait un solde de 10,080 millions F Cfa que réclame, d’un air très sérieux, Elie Constant Abati à Icc-Services. Ce préjudice financier avec intérêts bien comptés sans état d’âme a fait pouffer de rire toute l’assistance. L’avocat de la défense, Me Hervé Gbaguidi, ironise avec la victime en lui demandant si c’est bien humain de déshabiller un cadavre pour l’habiller. Très déterminée à prendre son argent, la victime qui a quitté Ouidah pour venir à la Criet à Porto-Novo, n’a pas eu froid aux yeux pour répondre à Me Hervé Gbaguidi que s’il faut aller réveiller le cadavre à la morgue pour prendre son argent, il le ferait.

Dans le cadre de la 10e édition du festival du Nouvel an chinois, un spectacle Vip dénommé « Ode à l’Amitié» a eu lieu, samedi 19 janvier dernier, au Palais des sports du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au cours de cette soirée culturelle, la troupe de l’Orient de Chine a tenu en haleine le public béninois et les Chinois résidant au Bénin.
L’amitié entre la République populaire de Chine et la République du Bénin a été célébrée, samedi 19 janvier dernier, à travers un spectacle Vip dénommé « Ode à l’Amitié» au Palais des sports du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou. Démarrée par les prestations du groupe Super Anges du Bénin, cette soirée culturelle s’est achevée par l’expression artistique et culturelle de la troupe de l’Orient de Chine. L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Bénin, Peng Jingtao, et le directeur des arts et du livre, Koffi Attédé, représentant le ministre en charge de la Culture et du Tourisme ont donné le top du spectacle à travers le rituel de la fixation des yeux du dragon. «Le Dragon s’est réveillé ; que la fête commence! » s’est exclamé Peng Jingtao. Selon lui, la fête du printemps, nouvel an chinois, est la fête la plus importante pour les Chinois. «Cette fête est célébrée partout où vivent les Chinois dans le monde entier», a-t-il ajouté. A l’en croire, c’est la fête de rassemblement familial et de partage des expériences et des fruits de la récolte. « Je tiens à vous exprimer, au nom de la Chine nos meilleurs vœux de bonheur, de succès et de prospérité pour l’année 2019, année du Cochon dans le zodiac annuel chinois, aux Chinois résidant au Bénin, au peuple béninois et à tous les amis de la Chine », a-t-il formulé. Selon lui, la troupe de l'Orient de Chine s’est déplacée pour remercier les amis béninois pour leur soutien et leurs bons vœux à la Chine. « Pour la première fois, la troupe de l’Orient de Chine, composée d’une trentaine d’artistes, va séjourner au Bénin pendant six jours et offrir des spectacles», a-t-il déclaré.
Représentant le ministre en charge de la Culture et du Tourisme, le directeur des arts et des livres, Koffi Attédé, a félicité les Chinois qui travaillent depuis plusieurs décennies au Bénin pour leur contribution au développement du Bénin. «C’est un évènement important pour le peuple chinois et le peuple béninois, car le Bénin et la Chine entretiennent de liens très forts d’amitié et de coopération depuis de nombreuses années», a-t-il rappelé. Il invite alors les populations béninoises à découvrir la richesse du patrimoine culturel et gastronomique chinois à travers la tournée cinématographique chinoise, la foire du nouvel an chinois au Bénin et un carnaval suivi de spectacle à Ouidah. Les manifestations du festival du nouvel an chinois au Bénin vont connaître leur épilogue le 23 février prochain au cours d’une soirée de restitution, suivie d’une exposition intitulée «Pinceaux voyageurs: l’Afrique vue par des artistes chinois».

La sécurité routière est entrée dans une nouvelle phase depuis quelques jours. La forte présence des forces de l’ordre au niveau des artères renseigne sur l’intérêt de l’opération. Le coordonnateur de l’Ong ‘’Alinagnon’’, Casimir Migan, indique que cette sensibilisation relève des dispositions qui s’imposent à tout usager de la route.
« Respectez le Code de la route, circulez à votre droite!». Depuis quelques jours, ces messages de sensibilisation ne passent plus inaperçus sur les tronçons. Inscrits sur des pancartes ou sur des banderoles au niveau de la plupart des carrefours, ils orientent les usagers sur la bonne attitude à adopter sur la voie. Initiative de la Police républicaine, cette opération ne manque pas d’intérêt.
Qu’il s’agisse des motocycles, cyclistes, ou tricycles, ces consignes s’adressent systématiquement à tous les conducteurs. Pour porter l’initiative, les hommes en uniforme se sont mis dans la danse, en sillonnant tout le pays, de jour comme de nuit, avec des affiches soigneusement dressées sur les bâches des véhicules ou au niveau des plaques d’immatriculation, afin d’attirer l’attention des usagers sur l’importance du respect du Code de la route.
Selon les acteurs de la sécurité routière, cette sensibilisation tient du constat relatif à l’augmentation des cas d’accidents de la route émanant des dernières statistiques.
« Le rapport mondial des Nations Unies sur la sécurité routière, publié en décembre 2018, renseigne que le taux de mortalité lié aux accidents de la route a augmenté dans le monde entier », relève le coordonnateur de l’Ong ‘’Alinagnon’’, Casimir Migan.
La situation du Bénin est peu enviable. « Notre pays enregistre en moyenne sept cents décès dus aux accidents de la route chaque année », renseigne-t-il.
Ces chiffres interpellent les acteurs de la route qui ont pris la mesure de l’enjeu. Le coordonnateur de l’Ong Alinagnon explique le bien-fondé de l’opération. « Si nous voulons éviter une recrudescence du taux d’accidents, il nous faut vite agir », indique-t-il.
L’une des actions passe par la présente sensibilisation. D’où la présence renforcée de la Police républicaine au niveau de toutes les chaussées. « A défaut d’instaurer immédiatement le permis de conduire et l’assurance pour les usagers, il faut les sensibiliser et les amener à respecter leur couloir de circulation », conçoit-il.
Selon lui, le périmètre des deux roues sur la chaussée doit être bien défini et saisi par les conducteurs de ces dernières. « Les deux roues et consorts doivent emprunter la droite. Elles ne doivent être ni à gauche, ni au beau milieu de la chaussée», insiste le coordonnateur de l’Ong Alinagnon.
Cette sensibilisation tient du respect des couloirs de circulation. « Sur nos chaussées, les véhicules qui roulent plus rapidement restent à gauche et ceux qui roulent plus lentement sont tenus de serrer la droite ; étant donné que nous sommes en agglomération, il faut organiser la circulation de sorte que les dépassements puissent se faire facilement ».
Mais, l’intérêt de l’opération réside surtout dans la réduction du taux d’accidents de la route. «Les gens continuent de conduire avec les permis de trente ans. D’autres ont perdu l’habitude de la conduite et reprennent le volant du jour au lendemain ; ces facteurs ne militent pas en faveur de la sécurité routière», enseigne-t-il. Il conclut qu’il est dangereux de rouler sans connaître le Code de la route.

« Pascal Irénée Koupaki l’énigme ». Cet ouvrage est à lire, depuis le jeudi 24 janvier dernier sous la plume d’Anique Djimadja. 220 pages d’écriture avec quelques déclarations marquantes de l’homme, pour tenter de faire tomber les a priori sur cet acteur politique béninois et surtout présenter son parcours.
Anique Florence Djimadja révèle Pascal Irénée Koupaki (Pik) à ses lecteurs. C’est le moins qu’on puisse dire quand on parcourt les pages de son ouvrage sur l’homme. La sociologue et communicatrice passionnée désormais par la biographie des personnalités signe son premier ouvrage dans ce genre en jetant son dévolu sur Pascal Irénée Koupaki. Ce dernier n’est vraiment pas une énigme pour les Béninois et d’autres aussi qui l’ont vu à l’œuvre l’ont observé et se sont fait leur religion à son propos. L’auteure s’est sans doute livrée elle-aussi à ce même exercice. Mais, bien plus que d’autres, elle a eu le mérite de plus s’intéresser à lui. Un cadre qu’on confesse émérite, un dirigeant dit exemplaire, une personnalité sobre, probe et marquée par la rigueur, la ponctualité et la conscience. Le fin technocrate de 68 ans, Anique Djimadja en a fait un objet de curiosité qu’elle livre dans une critique ni malveillante, ni dithyrambique. Elle relève son parcours d’un style enjoué, révèle des facettes peu connues de lui, se veut laudatrice par endroits, sans perdre de vue l’objet de son écriture. Son analyse est objective, parfois sévère sur cet homme qui se laisse peu découvrir, cachotier à la limite sur son intimité.
Mais, ce sexagénaire comparé à d’autres est un homme bien. « Un homme d’Etat, le seul à avoir en toute humilité fait son mea culpa au peuple béninois, non pas parce qu’il était coupable de quelque chose, mais juste par le sentiment de n’avoir pas pu voir le Bénin décoller malgré tous les efforts fournis en son temps ». Observatrice, spectatrice et témoin privilégié aussi, l’auteure a bien vu des scènes avec et autour de cet homme qui ne l’ont pas laissée de marbre. Si elle a décidé d’ouvrir son ouvrage par l’inédite rencontre qu’elle a eue avec cet « homme coincé» dans un ascenseur, ce n’est pas par hasard non plus. Elle se proposait de le livrer nu à la lecture de ceux qui en viendraient à feuilleter ses pages. L’ouvrage est structuré en 22 petits titres charpentés autour de quatre chapitres qui partent de la rencontre entre l’auteure et le sujet de sa plume à une rétrospective sur la campagne électorale de 2016 avant de jauger le Koupaki du Nouveau départ pour chuter sur l’homme entre apparat, apparence et appareils.
Un exercice courageux !
Pour se lancer dans un tel exercice et le réussir, il faut du courage, admet le directeur des arts et des livres, Koffi Attedé. Courage également reconnu et sans doute apprécié par les membres du gouvernement, les acteurs politiques et autres hautes personnalités comme Bruno Amoussou, témoins du lancement de l’ouvrage.
Le langage est élégant mais simple. Il se laisse lire avec une structuration plutôt simple, sans fioritures, ce qui facilite davantage la lecture. On découvre un Pik sous mille facettes. Du cadre émérite au ministre adulé, rigoureux et peut-être trop rigoriste, l’homme politique avec un discours en avance sur son temps, le chantre de la ''Nouvelle conscience'' dans le champ électoral avec un chant peu ordinaire, l’homme politique incompris, l’ami vilipendé, le serviteur livré à la critique populaire… Cet homme dont l’histoire suscite admiration et intrigues est tout de même un citoyen qui a sa marque, sa vision et son approche de chaque situation.
Inquisitrice par endroits, Anique Djimadja, à travers son œuvre, ne dit pas certes tout de Pik, mais le dévoile tout de même. « J’ai perçu un bon sujet de curiosité », dira l’auteure elle-même au lancement. Le lecteur, lui, découvrira au-delà de cette curiosité, l’envie de rendre témoignage à un homme singulier qui, malgré ses défauts, reste un modèle perfectible. C’est à peine si elle ne demandait pas de dupliquer Koupaki en quelque onze millions de modèles et de les déverser dans le pays. Et, c’est là, l’une des faiblesses majeures de l’ouvrage. La démarcation entre l’auteure et la militante de la Nouvelle conscience devient parfois difficile entre les lignes. Les deux actrices se confondent à une Anique trop ‘’pikiste’’ qui se croirait encore sur sa fiche de campagne pour l'élection présidentielle de 2016. Le père Maurice Hounmènou, le préfacier, reste lui convaincu que « l’on ne peut entrer dans l’esprit de cette magnifique œuvre et dans les méandres de la personnalité de Koupaki si l’on méconnait la profondeur de sa culture intérieure ». Plus loin, il reconnaitra aussi que sans iconoclasme de mauvais aloi, « Anique assume d’emblée la pertinence de l’idéologie défendue par Koupaki ». Quand on a fini de parcourir ces lignes, on dort moins ignorant sur le parcours et la vie de cet ancien professeur de mathématiques, qui a été un brillant élève de la série C, mais aussi un sportif non moins excellent.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, semble ne pas apprécier l’absentéisme au sein de son institution. A l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux du nouvel an, vendredi 25 janvier dernier, il a dénoncé les agents indélicats et les a exhortés au respect des règles de l’administration publique béninoise.
La Cour suprême n’est pas exempte de certains maux qui gangrènent l’administration publique béninoise. Certains agents cultivant ces tares au sein de la haute juridiction ont été dénoncés, vendredi 25 janvier dernier, par le président de l’institution, Ousmane Batoko, à la faveur de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an. Le président de la Cour suprême n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger les retards quotidiens et les absences répétées au service de certains de ses collaborateurs. « Certains se sont même octroyé des jours hors-Cour en semaine ; d’autres font des déplacements à l’intérieur du pays, voire à l’extérieur, sans autorisation », dénonce Ousmane Batoko. Pis, poursuit-il : « des bureaux sont transformés en salle d’information et de consultation juridiques sur des dossiers pendants devant la Cour ; des dossiers juridictionnels sur lesquels on ne donne aucun souffle ni frémissement pendant plusieurs mois, voire des années durant ; des cadres ou des agents qu’on ne trouve presque jamais à leur poste…. ». Le président de la Cour suprême dit avoir cité ces quelques cas à travers lesquels il espère que chacun des concernés va se reconnaître pour changer de comportement.
Pour ce faire, Ousmane Batoko exhorte tous ses collaborateurs à faire preuve de perspicacité et davantage de responsabilité tout au long de cette année 2019. « Nous ne venons pas au service par plaisir. Nous sommes venus pour travailler. Chacun est utile et nécessaire, du plus petit au plus grand », insiste le président de la Cour suprême. « Certes, les habitudes sont difficiles à abandonner, mais si nous en prenons conscience et que nous nous engageons à nous en débarrasser, nous y parviendrons. C’est ce à quoi je vous convie, mesdames et messieurs, les membres et personnels de la Cour », souligne-t-il. Pour lui donc, ce n’est qu’à cette seule condition que le combat pour une justice béninoise, efficiente, efficace et plus proche du justiciable sera gagné à la Cour suprême. Il assure de jouer sa partition, notamment pour l’amélioration des conditions de vie et de travail à la Cour suprême. Ousmane Botako rappelle que c’est dans ce cadre qu’il a pris le 21 décembre 2018, une ordonnance pour mettre en place un comité technique chargé d’étudier les modalités de revalorisation du régime salarial des magistrats et du régime indemnitaire du personnel civil et militaire non magistrat. « Si ces régimes doivent être revus, avantageusement, nous devons le mériter. Engageons-nous donc dans cette perspective pour répondre avec efficacité à ce à quoi la nation nous a commis », invite le président de la Cour suprême. Il n’a pas manqué, par ailleurs, de féliciter le personnel de la haute juridiction pour les résultats obtenus en 2018. Ces résultats sont passés en revue, au début de la cérémonie, par le président de la Chambre administrative de la Cour suprême, Victor Adossou.
L’autre temps fort de la cérémonie de présentation de vœux a été la distinction de certains magistrats de la Cour suprême admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Le président de la Cour suprême compte sur le chef de l’Etat pour que le vide créé par ces départs soit comblé, voire étoffé pour la bonne marche des activités au niveau de la haute juridiction.

La salle des fêtes de la mairie de Parakou a servi de cadre, samedi 26 janvier dernier, à une conférence interreligieuse. Organisée par la Jama'at islamique Ahmadiyya du Bénin à l'attention des leaders et dignitaires religieux de toutes obédiences, l’objectif de la séance est de renforcer le dialogue entre les différentes religions.
La conférence interreligieuse organisée par la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, samedi 26 janvier dernier à Parakou, a pour thème « Religion et intégrisme ». Elle vise à favoriser les échanges entre les différents dignitaires religieux afin qu’ils se connaissent mieux et s’acceptent. Ce qui, à travers un dialogue interreligieux, leur permettra de prendre de résolutions pour une cohabitation pacifique.
Pour la Jama'at islamique Ahmadiyya, aucune religion n'enseigne la violence encore moins le terrorisme. C'est pourquoi il est important d’amener les hommes à prendre conscience et à s’approprier les vertus de la tolérance religieuse.
Dans son exposé, le conférencier principal, Loukmane Bissiriou, a fait observer que l'islam est une religion de soumission aux volontés d'Allah et à la paix. Il a montré la démarcation qu'il est utile de faire entre l'islam et les actes répréhensibles individuels posés par certains fidèles musulmans. Ce qui fait que l'islam est parfois considéré comme une religion agressive et terroriste, par certaines personnes.
Or, insistera le conférencier, chaque musulman est responsable de ses actes. Selon lui, l'harmonie et la paix entre les différentes religions du monde doit être la quête de tout musulman. Il souhaite que l’on œuvre pour la paix à travers des comportements vertueux et pacifiques, en laissant le libre choix aux autres. Loukmane Bissiriou recommande surtout de ne pas chercher à imposer son choix à l'autre. Car, pour lui, « l'épée peut conquérir des territoires, mais pas les cœurs ; la force peut faire courber les têtes, mais pas les esprits ».
Présent à la séance, le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, a remercié la Jama'at islamique Ahmadiyya pour ses œuvres sociales dans les domaines de l'éducation, de l'accès à l'eau potable et de l'énergie solaire. Il a ensuite rappelé que cette communauté enseigne la culture de la paix entre les religions par l'islam. Le premier adjoint au maire reste convaincu que le dialogue entre les religions est le remède aux troubles à l'humanité et qu’il permettra de lutter efficacement contre les idées extrémistes pour un monde pacifique. Ce à quoi s'investit la Jama'at islamique Ahmadiyya depuis longtemps ; cette conférence interreligieuse étant à sa deuxième édition à Parakou.
Pour le représentant du préfet, Eugène Agboton, cette initiative promeut la paix et la sécurité au sein d'une même religion et avec les autres. Il a témoigné la gratitude du préfet du Borgou aux responsables de la Jama'at islamique Ahmadiyya, pour les nombreuses œuvres en faveur des couches défavorisées.
Narcisse Lihouhinto, chef service des cultes au ministère de l'Intérieur, a également abondé dans le même sens. Il s'agit, selon lui, de mettre la jeunesse face à ses responsabilités et surtout d’amener les religions à comprendre qu'elles doivent éviter de se combattre, pour une cohabitation pacifique dans un dialogue interreligieux sincère.