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Nouvelles

Suivi-évaluation du projet Swedd: Des assises pour capitaliser les expériences
  Cotonou abrite, depuis lundi 7 novembre, un atelier régional de capitalisation des expériences en matière de Suivi-évaluation du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende démographique au Sahel (Swedd). Les acteurs nourrissent de grands espoirs pour la suite du projet. Réunis à Cotonou, les acteurs engagés dans la mise en œuvre du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende démographique au Sahel (Swedd) apprennent, depuis lundi dernier, les uns des autres, en matière de suivi- évaluation. « Durant ces cinq jours d’assises, vous aurez à valider les outils essentiels nécessaires pour harmoniser et opérationnaliser le système de suivi-évaluation à tous les échelons de son dispositif », a dévoilé Dr Djaoudath Alidou Dramane, coordonnatrice du Swedd Bénin. En effet, cet atelier est une réponse à l’une des recommandations issues de la consultation régionale regroupant les spécialistes de suivi-évaluation des pays Swedd qui a été réalisée en prélude à la 6e réunion ordinaire du Comité régional de pilotage. L’enjeu est donc de taille pour la mobilisation des ressources adéquates, la revue et la mise à jour régulière des pratiques en matière de suivi-évaluation. « Il nous revient durant cet atelier de documenter et de capitaliser les progrès importants déjà réalisés dans le cadre du projet Swedd, en l’occurrence en ce qui concerne le renforcement du système de suivi-évaluation ayant permis la mise en place régionale intégrée, la mise à disposition de manuels et d’outils harmonisés, la mise en place de bases de données numériques pays, la formation de tous les responsables de suivi et évaluation en méthodes de collecte de données géo-spatiales et sur la technique du Small Area Estimation. Le présent atelier capitalisera tous ces acquis pour un système encore plus agile et performant », a martelé Benoît Libali au nom du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). À l’occasion, la chargée du Projet Swedd à la Banque mondiale, Zénab Konkobo Kouanda, a rappelé les objectifs visés par l’institution et l’importance que revêt le suivi-évaluation. Quant à Hervé Tété Nani, directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, il a exprimé à l’ensemble des partenaires au développement, la gratitude du gouvernement. Puis, il a rassuré de l’engagement du Bénin de faire du projet « un levier de développement au service des communautés à la base où les femmes et les filles seront capables de s’affirmer dignement et de s’autonomiser » Société 09 nov. 2022


Innovation de Medom-Bénin dans le secteur sanitaire: Des ambitions pour la création de 600 emplois directs
  Des professionnels de la santé accompagnent les nombreuses réformes mises en œuvre, depuis l’avènement du régime de la rupture, pour le développement du secteur. Dans cet entretien, Dr Lafia Machoudou, Ceo de Medecins à domicile Bénin (Medom-Bénin) lève un coin de voile sur la prise en charge médicale en ambulatoire, et un modèle économique innovant qui allie sécurité sanitaire et promotion de l’emploi. La Nation : Qu’est-ce qui vous a motivé à inviter la prise en charge médicale en ambulatoire ? Dr Lafia Machoudou : Les raisons sont multiples. Il y a quelques années, quand je prenais encore des gardes dans les cliniques de Cotonou, j’ai fait le constat que les familles qui voulaient une prise en charge de leur parent grabataire devaient soit passer beaucoup de coups de fil à des proches à la recherche de quelqu’un qui connaît un médecin, soit ils devaient se déplacer dans un centre de santé pour demander qu’un médecin les suive à leur domicile. C’est une perte de temps qui retarde la prise en charge du malade. Par la suite, j’ai eu connaissance d’un patient décédé d’une crise d’asthme, seul chez lui. Les amis qu’il avait appelés n’étaient pas disponibles pour l’emmener à l’hôpital. Tout ceci m’a, entre autres, conforté dans l’idée de lancer Medom-Bénin. Notre patientèle est variée mais nous sommes énormément sollicités auprès de personnes âgées dépendantes ou non. Aujourd’hui, dans notre pays, Medom-Bénin est le premier réseau de professionnels de la santé offrant une prise en charge médicale en ambulatoire. Dans un contexte où des personnes non qualifiées se font souvent appeler ‘‘docteurs’’ dans les quartiers, nous sommes donc un gage de la sécurité des soins en ambulatoire, car en amont nous nous assurons de la qualification des professionnels de la santé qui veulent intégrer le réseau. Quels sont les obstacles à la mise en œuvre efficiente de cette option ? Rien n’est facile. Mais nous réfléchissons à résoudre les difficultés que nous rencontrons au cours de cette expérience. Cela nous a amenés à mettre en place de nouveaux services pour faire face à ces difficultés. Force est de constater par exemple, que fréquemment, les familles nous demandent de différer notre intervention, car soit le patient est seul à la maison ou juste avec la domestique qui ignore tout de l’histoire de la maladie. Dans ces cas, nous attendons le soir ou quand un membre de la famille arrive à se libérer de ses occupations pour passer. De même, il n’est pas rare que les familles nous posent les problèmes qu’ils rencontrent dans le cadre de l’hygiène des patients âgés. Parce qu’il s’agit d’une question de dignité humaine. Nous avons donc démarré le service d’accompagnement et d’aide à domicile à l’endroit des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, mais aussi le service de garde-malade pour soulager les familles lors des hospitalisations à domicile ou dans les cliniques et hôpitaux. Aussi, depuis l’avènement de la Covid-19, nous nous sommes attelés à nous tourner vers le numérique en digitalisant tous nos services et plus encore. Ceci nous permet d’être plus efficients dans nos interventions mais aussi de contribuer à la mise en place, dans notre pays, d’une offre de soins plus résiliente. Je peux évoquer le call center Allo Doto, notre plateforme de téléconseil médical qui permet aux populations du Bénin de discuter gratuitement avec un infirmier ou un médecin. En matière de e-santé, notre application Medom va révolutionner la santé numérique au Bénin. C’est dire que nous nous battons au quotidien pour accompagner les réformes mises en œuvre au sommet de l’Etat dans notre domaine de compétence pour le bien-être de nos concitoyens. Des patients sont souvent assistés par leur entourage familial en cas d’hospitalisation. Pensez-vous qu’il faudra remettre en cause cette pratique ? En effet, nous observons une présence excessive de l’entourage familial dans les structures sanitaires de notre pays. Il s’agit de comportements à risques ayant de nombreuses conséquences. Sur le plan sanitaire, on peut légitimement se poser des questions à savoir quelle est la part de cet afflux quotidien de personnes pas ou peu protégées dans le pronostic des patients hospitalisés. Quelle est la part de ce séjour ou de cette présence des parents en milieu hospitalier, dans ces conditions, dans la survenue future d’évènements de santé au sein de ces familles ? Quels rôles jouent les familles dans la diffusion intra-hospitalière de certaines pathologies ? Vous convenez avec moi que le plateau technique n’explique pas tous les décès dans les structures sanitaires de notre pays. De même, les décès en série au sein d’une même famille après le séjour d’un proche à l’hôpital ne sont pas du fait des sorciers comme le pensent les populations. Sur le plan socio-économique, cette situation favorise la paupérisation des familles dans la mesure où, suivant la durée de l’hospitalisation du patient, des membres de la famille arrêtent leurs activités génératrices de revenus et sont donc coupés pour un temps plus ou moins long du monde social extérieur. Parfois, en l’absence de disponibilité d’un adulte, il n’est pas rare que des enfants soient déscolarisés ou retirés de l’apprentissage de leur métier pendant la durée de l’hospitalisation. Pendant ce temps, de nombreux professionnels de la santé issus des filières de formation paramédicales ne travaillent pas et vivent de petits boulots comme la tenue de kiosque de transfert d’argent communément appelé mobile money. Certains vendent des tissus, des chaussures, des bijoux ou d’autres articles en ligne. Ce phénomène commence à toucher les médecins. Que proposez-vous alors face à ces constats ? Ces constats ne sont pas nouveaux. Je les vis au quotidien depuis trois ans. Pour y faire face, j’ai expérimenté différentes approches de solutions. J’en suis donc arrivé à un modèle économique socialement acceptable que j’ai expérimenté au sein de Medom-Bénin. Je pense que le passage à l’échelle de ce modèle pourrait contribuer à résoudre les problèmes évoqués précédemment et créer des emplois dans notre pays. Qu’est-ce qui fonde cette conviction ? Depuis 2019 que Medom-Bénin existe, nous intervenons dans plus de 2 500 familles avec à la clé, des emplois créés. Notre objectif à ce jour n’a donc pas été de faire du chiffre d’affaires mais de trouver la meilleure organisation pour faire face aux défis de notre secteur. Nous pensons qu’il faut démultiplier ce modèle économique innovant et inédit mis en place par Medom-Bénin. Nous nous y sommes engagés. Cela permettra à terme de créer dans le secteur médical au Bénin, 600 emplois dans l’immédiat et jusqu’à 1 200 emplois d’ici 2 ans. Il ne s’agit pas d’emplois précaires. Ces emplois bénéficieront donc de tous les avantages sociaux. Dans l’immédiat, seront concernés les profils allant du niveau Bepc au Bac + 3, donc les licences, puis dans un second temps, ce sera le niveau Bac + 7, c’est-à-dire les docteurs. La création de ces emplois permettra non seulement un financement innovant des hôpitaux et structures sanitaires, mais aussi mettra en évidence la manifestation d’une solidarité exceptionnelle dans la prise en charge des populations défavorisées dans notre pays. Quand on connait l’environ-nement dans lequel évoluent les start- up, êtes-vous certain de disposer des moyens de vos ambitions ? Comme vous l’avez compris, tout cela nécessitera une organisation dont je ne dispose pas actuellement à Medom-Bénin. Comme la plupart des start-up, nous rencontrons des difficultés qui ne sont pas nécessairement de nature financière. A notre niveau, le problème est beaucoup plus organisationnel. Nous savons où nous allons, comment y aller, de quels profils de compétences nous avons besoin pour arriver à destination. Mais nous n’avons malheureusement pas les moyens de nous offrir ces compétences en raison des charges que cela engendrerait. Nous avons donc surtout besoin d’un accompagnement technique. Pour la concrétisation de ce projet, nous sollicitons l’accompagnement du gouvernement béninois et des partenaires techniques et financiers qui travaillent sur les Objectifs de développement durable, en l’occurrence sur les problématiques d’élimination de la pauvreté, de la santé et de la promotion du bien-être mais aussi de réduction des inégalités. En cas de réponse favorable du gouvernement béninois, dans un premier temps, nous suggérerons qu’une commission composée de cadres du ministère de la Santé, du ministère du Travail et du ministère de l’Economie écoute mon équipe et moi. Il serait souhaitable qu’un cadre de la Cnss soit dans la commission. Pour les partenaires techniques et financiers qui seraient intéressés par ce que nous faisons, je laisse à leur discrétion la composition des profils qu’ils peuvent mettre à notre disposition. Nos échanges avec les différentes parties prenantes vont certainement permettre de peaufiner ce modèle économique à vocation sociale puis de convenir de sa mise en œuvre. Quel est votre chronogramme, en cas de réponse favorable, pour démultiplier votre modèle ? C’est une question difficile. Je fais certainement un travail exceptionnel à une petite échelle mais il n’est pas exclu que d’autres structures ou organisations fassent pareil dans leur domaine. Nous ne sommes donc pas les seuls. Le gouvernement est certainement très sollicité, de même que les différents partenaires techniques et financiers. Ils ont, par ailleurs, leurs priorités en fonction de leur programme d’action ou de leur agenda. Au cas où ce que fait Medom-Bénin intéresserait le gouvernement de notre pays, je pense que nous nous adapterons à leur chronogramme. Il en est de même pour les différents partenaires. Et s’il m’était permis de donner une idée du temps nécessaire pour implémenter tout ce que je viens de vous exposer, je dirai que j’ai besoin de deux mois. Quel est votre mot de la fin ? Je remercie le président Patrice Talon et son gouvernement pour l’effort continu qu’ils font pour assainir le milieu des affaires, surtout le secteur de la santé pour ce qui me concerne. On pense à tort que l’assainissement d’un secteur d’activité détruit des emplois. Vous convenez avec moi que c’est bien le contraire. Cela permet plutôt d’avoir un cadre sain, une base légale plus sûre. Tout cela permet de créer des emplois de façon sereine. Comme vous le savez, pour son développement, le Bénin doit compter sur ses ressources humaines. J’exhorte le gouvernement à investir davantage dans la détection des talents, ces jeunes qui, dans leurs domaines d’activité, arrivent à implémenter des solutions innovantes. Société 09 nov. 2022


Novalie Houngbédji, promoteur de plateforme: « Le digital a un avenir très prometteur au Bénin »
La passion de Novalie Houngbédji pour les Technologies de l’information et de la communication (Tic) l’a poussé à se lancer très tôt dans l’entrepreneuriat numérique. Du Community management au développement web en passant par le référencement web, le promoteur de la plateforme digitale "Aliments Bénin" touche à tout dans le secteur. Dans cette interview, il évoque son parcours et ses initiatives ainsi que les difficultés des plus jeunes dans l’écosystème béninois. La Nation : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’entrepreneuriat numérique ? La passion pour les Technologies de l’information et de la communication m’a amené dès 2009 alors que j’étais étudiant en Gestion des Banques à l’Ecole nationale d'Economie appliquée et de Management (Eneam) à m’intéresser à l’entrepreneuriat numérique. J'ai donc appris en autodidacte le graphisme, le community management, le développement et le référencement web. Après des années de travail en free-lance et en tant que salarié dans une banque de la place, j'ai compris avec l'apparition de la Covid-19 en 2020 qu'il était temps de lancer DigitAll Farmer pour répondre aux besoins grandissants du marché qui nécessitaient une digitalisation avec la dématérialisation des process agricoles. Comment l’idée vous est-elle venue de proposer une solution pour les acteurs du monde agricole ? Entre 2015 et 2019, mon parcours professionnel m'a amené à travailler avec les acteurs du monde agricole, producteurs comme transformateurs. C'est ainsi que j'ai pu prendre conscience de toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés et de comment le digital pourrait les aider comme cela se faisait déjà ailleurs dans le monde. Je me suis alors associé à un informaticien développeur et une ingénieure agronome pour créer DigitAll Farmer en 2020 avec une mission clairement définie : mettre le digital au service de l'agriculture. L'accès aux marchés étant une des plus grandes préoccupations des producteurs, qui pouvaient enregistrer de lourdes pertes post récoltes (jusqu'à 80 % de pertes au Bénin pour la tomate par exemple), nous avons commencé par concevoir et déployer une solution à ce niveau. Il s'agit de « Aliments Bénin » (www.alimentsbenin.com) qui est une plateforme digitale de promotion et distribution de produits agricoles et agroalimentaires locaux. Quel est l’intérêt pour les acteurs du monde agricole d’utiliser cette solution ou plateforme ? La plateforme « Aliments Bénin » est conçue pour faciliter la vie aux agriculteurs et transformateurs béninois. Elle permet au producteur d'avoir pour ses produits une plus grande visibilité et un accès direct (quasiment sans intermédiaire) aux marchés nationaux et internationaux. Grâce à « Aliments Bénin », le producteur peut mieux faire connaître ses produits partout au Bénin et au-delà de nos frontières, avoir accès au dernier des consommateurs pour vendre ses produits à prix équitables, avoir des données sur les prix du marché, les habitudes d'achat des consommateurs, les retours clients, etc., faire de la prévente grâce aux annonces et au système d'achat groupé que nous avons mis en place et faire participer ses produits aux différents événements (foires, salons, etc.) auxquels DigitAll Farmer participe. Quels sont les moyens dont vous disposez pour faire connaitre vos innovations ? Pour faire connaître l'entreprise et ses innovations, nous allons à la rencontre des acteurs concernés. Certains événements des milieux du numérique et de l'agriculture, comme la Semaine du numérique (Senum), constituent pour nous de belles opportunités de promotion de nos solutions. Nous faisons également la communication sur les réseaux sociaux et les prospections terrains pour toucher le public cible. Nous profitons pour dire merci aux médias qui aident aussi à porter nos voix vers la population. D’autres acteurs proposant le même service sur le marché, comment vous démarquez-vous ? Notre principal avantage concurrentiel est notre culture de la collaboration et du partenariat qui nous permet de comprendre les besoins de nos clients pour mieux les satisfaire ensemble. Nous proposons donc des services de qualité, faits sur mesure. Jusqu’ici, quelles sont les principales difficultés rencontrées ? La principale difficulté à laquelle nous faisons face en tant que start-up est le financement de nos solutions. Nous manquons de ressources financières pour déployer les solutions et les sources de financement adapté aux start-up digitales font défaut au Bénin. Nous rencontrons aussi quelques difficultés pour le recrutement de personnel qualifié dans le numérique. Quels sont vos défis futurs et comment voyez-vous l’avenir du secteur ? Le digital au Bénin a un avenir très prometteur, vu que l'Etat en fait une priorité et le secteur privé ne cesse d'innover en la matière. A DigitAll Farmer, notre premier défi est d'être le leader en matière de développement de solutions technologiques pour le secteur agricole. Nous voulons travailler avec l'Etat, les Ptf, les organisations et tous les acteurs du secteur agricole pour accélérer la transformation digitale de l'agriculture au Bénin et en Afrique. Quel appel avez-vous à lancer aux autorités du secteur du numérique pour qu’elles assistent davantage les jeunes ? Je suis content des investissements consentis par les autorités béninoises au profit du secteur numérique. Toutefois, je voudrais leur demander de faire des efforts supplémentaires pour mettre en place des mécanismes d'encadrement, et de financement adaptés aux start-up du numérique?   Société 08 nov. 2022


Lutte contre les risques d’apatridie au Bénin: Amnesty International dévoile des progrès
  Le 8e anniversaire de la campagne #IBelong ou #Jexiste a été marqué, le 4 novembre 2022, par une conférence de presse au cours de laquelle Amnesty International Bénin a fait le point des actions menées. L’organisation a aussi plaidé pour la poursuite des efforts en vue de l’éradication des risques d’apatridie. Les perspectives sont bonnes pour l’élimination des risques d’apatridie au Bénin. En témoignent les progrès dévoilés, vendredi dernier, par Amnesty International aux médias lors du 8e anniversaire de la campagne #IBelong. « En dehors du plan national qui avait été élaboré, des lois protégeant les couches vulnérables et facilitant l’enregistrement des naissances ont été votées et promulguées pour faciliter une pleine jouissance du droit à la nationalité en faveur des populations », a déclaré Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d'Amnesty International Bénin. À l’en croire, la mise en place de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) et les diverses actions qu’elle a menées jusque-là constituent l’un des témoignages de l’engagement du gouvernement à lutter contre les risques d’apatridie au Bénin. Sur le terrain, l’organisation, avec l’appui de ses partenaires, accentue la mobilisation sociale, et au-delà, a aidé à distribuer, en 2021 et en 2022, 9 524 actes de naissance sécurisés dans des villages de Ouidah et de Karimama. Des bourses d’études ont été aussi octroyées à des étudiants pour des travaux de recherches dans ces deux villes. Toutefois, le chemin qu’il reste à parcourir est important. « Nous plaidons pour que les services d’identification et d’enregistrement des personnes soient davantage rapprochés des populations, notamment celles des milieux ruraux, que l’État vulgarise davantage la loi 2020-34 du 06 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l'enregistrement des faits d'état civil, que le projet de nouveau code de nationalité soit voté par le parlement béninois et que des actions d’information et de sensibilisation soient multipliées dans toutes nos langues locales et que les agents de terrain au niveau de l’Anip et des maternités soient renforcés et outillés pour un meilleur enregistrement de chaque naissance », a-t-il plaidé. Pour atteindre les objectifs, Amnesty International Bénin peut compter sur le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (Unhcr) et l’Anip dont les représentants ont, au cours de cette conférence de presse, réitéré leur engagement pour l’éradication de l’apatridie qui a des conséquences graves sur la vie de millions de personnes dans le monde. Société 08 nov. 2022


Transport des femmes enceintes des zones enclavées du Couffo: Enabel offre 10 tricycles transformés en ambulances
  L’Agence belge de développement et la préfecture du Couffo ont fait d’une pierre deux coups, à Aplahoué, en procédant à la remise, à une dizaine de localités enclavées, de tricycles flambant neufs transformés en ambulances. Ceci après avoir donné le top des activités de référence communautaire vers les centres de santé. Jeudi 3 novembre dernier, au nom du Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire d’Enabel, Estelle Codo et le préfet Christophe Mègbedji ont remis le don aux bénéficiaires. D’un coût global estimé à plus de 36 millions francs Cfa, dix tricycles ambulances ont été remis aux communautés du Couffo par Enabel, à travers son Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris). Ce geste s’entend comme une solution innovante retenue, de façon participative avec les bénéficiaires, dans le cadre d’un programme de recherche action. Equipées de civières et de bien d’autres commodités, les motos transformées en ambulances sont pilotées par des conducteurs formés sur les exigences que requiert le transport des cas de détresse. Leur déploiement vise à réduire le temps de transport des femmes enceintes et des enfants en situation d’urgence vers les centres de santé. Destiné aux villages situés dans la zone Nord enclavée d’Aplahoué, le geste de l’Agence belge de développement a été le point d’orgue de la cérémonie de lancement des activités de référence communautaire. Lequel lancement s’est déroulé sous la houlette du préfet du département, Christophe Mègbedji, en présence du maire Maxime Allossogbé à la tête des élus communaux et locaux et des représentants des organisations de la Société civile. En remettant, au nom d’Enabel, le don qui va permettre de contourner les obstacles au référencement, Dr Estelle Codo a soutenu que l’accouchement en milieu de soins de qualité constitue « l’une des stratégies efficaces de réduction des décès maternels ». Et c’est pour favoriser le recours précoce aux centres de santé qualifiés, retient-elle, que le Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris) met à la disposition des villages d’accès difficiles les tricycles ambulances. La gestion de ce don est confiée aux comités mis en place par les communautés bénéficiaires. Aux membres desdits comités, des outils de gestion ont été remis après le renforcement de leurs capacités intellectuelles. Azondogahoué, Dhossouhoué, Wakpé, Kogbétohoué, Klozinkpé, Mahougbéhoué, Gougounta, Lanhouétomey, Volly-Latadji et Agbotavou sont les dix villages impactés par cette phase pilote. De ce que ces bénéficiaires feront des ambulances dépendra la poursuite du programme, a prévenu Dr Estelle Codo. Saluant le donateur au nom des communautés du Couffo, le préfet a assuré que les villages qui viennent ainsi d’être soulagés feront bon usage du don et qu’il n’y aura pas d’obstacle à la mise à l’échelle de l’expérience. Aux parties prenantes, il a exigé des comportements vertueux devant motiver non seulement Enabel mais aussi d’autres partenaires à s’investir pour le développement du Couffo. Le département a déjà enregistré, en cette année, 30 décès maternels et 92 décès néonataux, selon Dr Jean Yaovi, directeur départemental de la Santé. Société 08 nov. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Inclusif !
  Les partis Les Démocrates et les Fcbe auront-ils les quitus fiscaux pour tous leurs candidats? Et le cas échéant, réussiront-ils à passer le seuil fatidique des 10 %? Ce sont là, deux des principales questions qui taraudent les esprits les plus tatillons, en cette veille électorale. En filigrane, ce qui préoccupe à travers ces interrogations, faites à haute voix ou susurrées ici et là, c’est de savoir si les prochaines élections législatives seront apaisées, en tout cas moins violentes que celles de 2019, sans remous, sans râlement, et lâchons le mot, inclusives ! A quoi tient du reste l’inclusion, à une élection? A ce que toutes les parties prenantes s’accordent sur toutes les règles et tous les principes qui régissent ladite élection? Oui, certes, mais suivant la légalité et non pas suivant les accommodations singulières, les préférences ou particularismes des uns et des autres, car en définitive, l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. Et il n’y a pas lieu de faire torsion aux lois républicaines pour favoriser qui que ce soit. Dans la perspective des prochaines élections législatives, il y a eu un audit de la liste électorale. L’essentiel tient à cela, car comme dirait le taulier Bruno Amoussou, c’est bien la peine d’aller à une élection si on ne connait pas qui sont les votants et à quel nombre on les chiffre. Raison pour laquelle il faut saluer l’initiative de cet audit portée par la société civile et menée sous l’égide de l’Agence nationale d’identification des personnes. C’est important, car longtemps, sous les tropiques comme en Occident, les tripatouillages électoraux procèdent du contrôle de la liste électorale, manipulée à souhait et à dessein ! C’est grâce à la manipulation de ce facteur clé qu’à Paris on a fait voter les morts et qu’ici et là on a procédé par le passé au bourrage des urnes. Que tous les partis, de l’opposition comme de la majorité, s’accordent là-dessus, constitue une grande avancée, preuve de transparence avérée. Le reste relève des détails. Qu’un parti ne s’y prenne pas à temps pour réunir les pièces exigibles à une élection, y compris le quitus fiscal, il ne devrait s’en prendre qu’à lui-même ! Et non pas se livrer à l’exercice, somme toute, facile de crier haro sur le baudet, de dénoncer un ‘’complot’’ qui serait chimérique! Mais n’allez pas convaincre certains acteurs politiques d’une telle idée. Car, ils aiment à jouer de l’imaginaire populaire qui croit dur comme fer que si un parti de l’opposition est confronté à quelque difficulté, c’est forcément le fait du pouvoir qui manœuvre à le mettre hors course. Même si une telle manœuvre est de bonne guerre, car autant un parti d’opposition par ses critiques, faites de bonne ou mauvaise foi, participe à la fragilisation du pouvoir, autant ce dernier use des moyens qui sont à sa portée pour torpiller l’adversaire. Mais de là, à associer tout manquement ou difficulté de l’opposition à une telle éventualité, relève de la paranoïa. Et c’est non-sens de venir à croire que la démocratie d’un pays est en régression sous prétexte que le ou les partis de l’opposition ne sont pas représentés au parlement, tout simplement parce qu’ils n’y sont pas parvenus, en l’occurrence, et le cas échéant, si le seuil des 10 % exigible pour prétendre au partage des sièges parlementaires par exemple n’est pas franchil Actualités 07 nov. 2022


Campagne de commercialisation du coton 2022-2023: De bonnes nouvelles malgré la baisse de la production
  La commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2022-2023 a été lancée, vendredi 4 novembre dernier, à Bembèrèkè, dans le Borgou. Outre l’augmentation des prix pour le bonheur des producteurs l’accent sera désormais mis sur l’industrie textile au Bénin, à partir de la production locale. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, a procédé au lancement de la campagne de commercialisation du coton graine au titre de 2022-2023, vendredi 4 novembre dernier, à Bembèrèkè, dans le Borgou. Elle était avec le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, ainsi que les acteurs et partenaires de la filière coton. L’évènement a également consacré l’ouverture des marchés autogérés pour la commercialisation du coton graine. Pour la campagne 2022-2023, il est annoncé une production d’au moins 704 000 tonnes, ce qui serait une régression par rapport à la précédente. La ministre Shadiya Alimatou Assouman a tenu à encourager, au nom du gouvernement, les producteurs. Mieux, comme mesures de soutien à leur profit, a-t-elle poursuivi, les prix d’achat du coton graine aux producteurs au titre de la présente campagne ont connu une augmentation. Ainsi, homologué par le gouvernement en sa séance du Conseil des ministres du 20 avril dernier, le prix du coton graine conventionnel 1er choix passe à 300 F Cfa/kg au lieu de 265 F Cfa/kg. Ceux du coton graine conventionnel 2e choix à 250 F Cfa/kg au lieu de 215 F Cfa/kg, du coton graine biologique 1er choix à 360 F Cfa/kg au lieu de 318 F Cfa/kg et du coton graine biologique 2e choix à 310 F Cfa/kg au lieu de 268 F Cfa/kg. Avec l’ambition manifeste du gouvernement de favoriser désormais la transformation locale des produits agricoles, la ministre a également fait observer qu’une révolution s’opère dans l’industrie textile sur le site de la zone industrielle de Glo Djigbé. « En effet, les complexes textiles en cours d’installation sur ce site, mettront très bientôt sur le marché local et international des produits ‘’made in Benin’’ tels que les draps de lits, des serviettes, des tee-shirts, des pyjamas, etc. Tout ceci grâce à nos braves cotonculteurs qui fournissent du coton graine de qualité supérieure et très recherché par l’industrie textile », a-t-elle souligné. Contexte particulier S’agissant du contexte particulier dans lequel la campagne 2022-2023 a eu lieu, le ministre Gaston Dossouhoui a fait constater qu’elle a été marquée par la conjoncture internationale due à la guerre russo-ukrainienne, avec notamment la tension sur les intrants. Mais comme à son habitude, la proactivité du gouvernement a permis de disposer des intrants nécessaires à la production agricole en quantité et en qualité. La campagne a également connu, selon lui, des perturbations pluviométriques surtout au cours du mois de juillet et notamment dans la partie méridionale où il a été enregistré 58 mm de pluie en quatre jours contre 121 mm de pluie en six jours la campagne écoulée. « Ainsi, le mois de juillet a été le mois le plus sec et n’a pas permis la poursuite des semis induisant un écart négatif de plus de 50 000 ha sur la réalisation des superficies. Cette baisse des superficies emblavées, nous éloigne de nos objectifs de production de la campagne. Nous attendons à ce titre une production au minimum de 704 000 tonnes et si toutes nos perspectives d’amélioration de rendement se concrétisaient, une production de l’ordre de 780 000 tonnes », a-t-il rappelé. « Le gouvernement du Bénin joue et va continuer de jouer son rôle régalien afin de faciliter la pleine expression du potentiel de notre filière coton », a rassuré le ministre. Il a ensuite invité tous les acteurs impliqués dans la commercialisation au respect scrupuleux des règles édictées par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), règles qui doivent fonder les interventions des uns et des autres. Avant les ministres, c’est le représentant du président de l’Aic, Eustache Kotingan qui a souhaité que le coton graine soit récolté à temps et de façon échelonnée, les marchés animés, puis les évacuations assurées afin d’éviter que les risques soient de perte de poids, les cas d’incendie et de mouille. Il veut que la commercialisation du coton graine soit exclusivement réalisée à travers le mécanisme mis en place par l’Interprofession pour éviter toute sortie frauduleuse. Pour faciliter les opérations de récolte, l’Interprofession a accordé une avance sur les fonds coton d’un montant de 3 816 000 000 F Cfa. De même qu’une avance d’un montant de 480 000 000 F Cfa sur les frais de marchés, afin de permettre un bon déroulement des opérations de commercialisation. La mise en place de ces différents fonds, a promis Eustache Kotingan, démarrera dans quelques jours au niveau de toutes les communes cotonnières. Déjà, les usines ont repris du service. Les premières balles de coton sont disponibles, prêtes à être acheminées au port. Société 07 nov. 2022


Salon de l’emploi et des compétences à Porto-Novo: L’Anpe favorise le recrutement de plus de 2 000 jeunes
  L’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) a organisé, vendredi 4 novembre dernier à Porto-Novo, l’édition 2022 du Salon de l’emploi et des compétences (Salec). Cette activité a permis à 60 entreprises mobilisées sur un même espace de recruter plus de 2 000 jeunes demandeurs d’emplois ou offreurs de compétences. Plus de 2 000 jeunes diplômés sans emploi et offreurs de compétences retrouvent le sourire pour avoir décroché enfin un job. Ils ont été recrutés grâce à l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) à travers son initiative dénommée ‘’Salon de l’emploi et des compétences’’ (Salec). L’événement est à sa quatrième édition cette année. Il a mobilisé, vendredi 4 novembre dernier, sur l’esplanade du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, 60 entreprises demandeuses de compétences. Les candidats étaient plus de 6 000, qu’ils soient instruits ou non, dont 2 000 ont été sélectionnés, coachés et aguerris par l’Anpe avant leur participation à ce test de recrutement. Le directeur général de l’Anpe, Urbain Amègbédji, a remercié les chefs d’entreprises qui, depuis quatre ans, donnent l’opportunité à son agence d’organiser cet événement, après les éditions de Cotonou, Parakou et Bohicon. Selon lui, ce salon est une occasion unique offerte aux candidats à l’emploi de rencontrer en un temps record et dans un même espace une multitude d’entreprises sans intermédiaires afin de faire valoir leurs compétences. Il a noté que le Salec suscite d’engouement à chaque édition. Ce qui témoigne du grand intérêt que nourrissent les jeunes en quête d’emplois à son égard. Urbain Amègbédji s’est estimé triste parce que le Salec 2022 ne pourra pas satisfaire tous les chercheurs d’emplois au regard du nombre limité de places disponibles. Toutefois, il s’est félicité que le peu de jeunes qui ont été recrutés aient pu retrouver le sourire et rentrer chez eux avec un travail. Urbain Amègbédji a plaidé pour la démultiplication du salon par an à cause de l’intérêt croissant qu’il rencontre de part et d’autre. Un grenier d’opportunités Ouvrant officiellement le salon, le directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de la Promotion de l’emploi, Bruno Yaovi Anagonou, a félicité les chefs d’entreprises pour leur contribution dans la résorption du chômage au Bénin. Il a précisé qu’il s’agit d’emplois immédiatement disponibles avant d’inviter les jeunes et offreurs de compétences à faire preuve de sérénité pour répondre aux questions des recruteurs et tirer leur épingle du jeu. Bruno Yaovi Anagonou a souligné que cette activité figure en bonne place dans la nouvelle politique du gouvernement pour l’emploi pour la période 2020-2025. Cette dernière a prévu un axe dédié au renforcement de la solidarité nationale autour de l’emploi. C’est dans cette perspective, fait-il savoir, que son ministère organise à travers l’Anpe, chaque année, la Quinzaine nationale de l’emploi (Qne) sur toute étendue du territoire national. Le thème de l’édition 2022 de cette quinzaine est : « Politique de transformation des produits agricoles : Quelles opportunités d’emplois pour les jeunes ». Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se sont réjouis de voir ainsi réduit de plus de 2 000 personnes l’effectif des demandeurs d’emplois, pour le mieux-être des bénéficiaires et de leurs familles. Ils ont remercié l’Anpe d’avoir initié le Salec qui représente un grenier d’opportunités surtout pour les jeunes en quête d’emplois. Société 07 nov. 2022


Ministère des Enseignements maternel et primaire: Les avancements d’échelons de 17 881 enseignants et autres apurés
  17 881 enseignants et autres agents administratifs du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pourront bénéficier, d'ici la fin de l'année, de leurs actes d'avancement d’échelons. Leurs dossiers ont été apurés avec l’appui du ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) en renfort au Memp. Bonne nouvelle pour 17 881 enseignants et autres agents administratifs du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Ils pourront bénéficier, d'ici la fin de l'année, de leurs actes d'avancement d’échelons. La direction de la Planification et de l'Administration des finances du Memp a bénéficié à cet effet d’un appui des cadres techniques du ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) pour accélérer le traitement des dossiers au profit des agents concernés. Une mission a séjourné dans l’enceinte du ministère du 28 octobre au 4 novembre dernier. Elle s’inscrit dans le cadre du Projet d'appui à la réforme et à la modernisation de l'administration publique (Parmap) financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ainsi, les différentes équipes ont travaillé pour prendre des actes d'avancement d'échelons au profit des travailleurs concernés avec les effets financiers y liés. À la fin de cette mission, une équipe conduite par le directeur général de la Fonction publique, Éric Aïnanmon est allée constater les résultats obtenus. Pour ce dernier, cette opération projetait d’impacter au départ, 18 554 agents mais à la fin, 17 881 sont pris en compte. 9 172 agents toutes catégories confondues, à en croire Eric Aïnanmon, auront leurs actes en ligne à la fin du mois de novembre conformément à la procédure de dématérialisation engagée par le ministère du Travail et de la Fonction publique. Le projet sera étendu, rassure-t-il, en 2023, aux autres départements ministériels ayant reçu le transfert de compétences tels que le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle ; le ministère de la Santé ; le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche. Avancement automatisé Le directeur général de la Fonction publique rassure que les dispositions sont prises pour ne plus retomber dans le dysfonctionnement lié à l’accumulation d’arriérés des actes d'avancement. Il annonce qu’il est prévu désormais la simplification des procédures de prise de ces actes. Ce qui passe par la déconcentration de la gestion des ressources humaines de l'État, la déconcentration du circuit de prise de ces actes et l'instauration de la signature électronique. Car ce qui est souhaité, a poursuivi Eric Aïnanmon, c'est que les actes doivent paraître 90 jours avant leur date d’effet. Pour sa part, le directeur national du projet Parmap, Thierry Oussa, informe qu’il y a eu un passif élevé d'actes d’avancement avant la dématérialisation avec un retard criant observé. Il trouve nécessaire l’envoi de cette mission d'appui au Memp. Martin Olatoundji Essoun, directeur adjoint de la Planification et de l'Administration des finances (Dapaf/Memp), indique que l’accumulation des actes déplorée est surtout due au fait que le Memp est un ministère à gros effectif. Il se réjouit de cette opération qui vient à point nommé pour apurer et régulariser ces actes en instance depuis plusieurs années pour le bien des bénéficiaires. Actualités 07 nov. 2022


Bénin : L'Armée rassure Karimama et Kandi
La vie suit son cours dans les communes de Karimama et de Kandi où les terroristes se sont signalés ces temps-ci. Le déploiement des forces de défense et de sécurité ramène la quiétude dans le rang des populations. Selon les témoignages recueillis, le marché de Birni Lafia s’est animé, comme d’habitude le lundi 31 octobre 2022.     [caption id="attachment_89431" align="aligncenter" width="450"]
Les activités pédagogiques se poursuivent avec sérénité[/caption]   Les activités pédagogiques ont repris dans le collège de la localité. Un impressionnant détachement de militaires, de policiers et des éléments de la garde nationale ont, en effet, été déployés à Karimama pour sécuriser les personnes et les biens. Des patrouilles sont organisées de jour comme de nuit, sous l’égide du capitaine Ibrahima Malick, commandant de la première compagnie de la Garde Nationale détachée sur place. La sensibilisation a été aussi intensifiée pour apaiser les populations. Du côté de Kandi, chef-lieu du département de l’Alibori, c’est aussi la routine. C’est dans cette ville qu’une prétendue lettre de menace a été trouvée sur la porte d’une école. [caption id="attachment_89432" align="aligncenter" width="450"] Le déploiement des Forces de défense et de Sécurité rassure [/caption]   Selon les autorités scolaires et administratives, des diligences ont été faites pour rassurer enseignants, parents d’élèves et apprenants. L’école est aussi sous la surveillance des Forces de dépense et de sécurité.  Actualités 04 nov. 2022


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