La Nation Bénin...
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La Nation : Quel est le processus de décaissement des ressources du Fonds mondial allouées à «l’Elimination transmission mère-enfant (ETME) » ?
Jean Daho : Il n’y a pas de fonds spécifiques à ‘’l’Elimination transmission mère-enfant’’ (ETME). Le Fonds mondial appuie le Bénin. Dans ce cadre, le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) a spécifié un projet comprenant plusieurs volets à savoir : prise en charge, ETME, suivi-évaluation, recherches…. Dans cet ensemble, nous retenons les activités prioritaires par volet que nous soumettons au Fonds mondial pour validation. Chaque activité est assortie d’un budget détaillé. Il n’y a donc pas une enveloppe financière spécifique réservée à l’ETME. Mais une fois que la requête et le budget soumis sont acceptés, le Fonds mondial procède à des décaissements de façon périodique en vue de l’exécution des volets retenus. C’est ainsi que les activités liées à l’ETME, sont menées avec le financement mis à disposition.
Après l’achat, nous faisons un dispatching des produits destinés à la Prévention transmission mère-enfant (PTME) et à la prise en charge. La démarcation ne se fait pas à l’origine.
Est-ce à dire que les décaissements du Fonds mondial s’opèrent suivant la priorité du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS)?
Les fonds sont alloués selon les activités définies ensemble avec le Fonds mondial, conformément à la requête soumise dans le cadre du round 9. Chaque round s’exécute sur une période de cinq ans répartie en deux et en trois ans. C’est lorsque la première phase est concluante que la seconde intervient. En réalité, chaque phase s’effectue à travers une analyse situationnelle de l’infection à VIH au niveau du pays. Ensuite nous prenons en compte les orientations internationales et les normes nationales. Les trois volets sont mis ensemble bout à bout. Ce travail aide à dégager les priorités et les cibles en vue de faire la quantification des intrants, des réactifs, des antirétroviraux, des consommables,…. C’est après cet exercice que nous définissons les activités en fonction des objectifs à atteindre en ce qui concerne la prise en charge et la PTME conformément au système sanitaire. En même temps que nous exécutons les activités, nous pensons aussi à comment faire pour rendre compte semestriellement au partenaire afin de renseigner les indicateurs. A la suite de ce travail, le Fonds mondial envoie une équipe pour la phase de négociation où nous entrons dans les lignes de chaque activité pour modifier au besoin le travail qui avait été préalablement fait dans ce sens. Le budget est disponible pour chaque activité. Il est consommé de manière à ne pas dépasser le montant retenu pour chacune des activités retenues. Une fois cette étape finalisée, le Fonds mondial procède à une revue avant de retenir le dernier budget validé. Après chaque semestre, nous remplissons les indicateurs afin d’évaluer les performances et les écarts à combler. A l’étape finale de chaque round, un bilan général est fait en vue de faire une appréciation des acquis.
Jusque-là, il n’y a donc pas eu de problèmes de financement qui aient empêché de conduire une activité à son terme ?
Si une activité n’a pas été réalisée, ce n’est pas pour des raisons de financement. Le financement se fait de sorte à ce que nous ne manquons pas d’argent pour exécuter les activités programmées.
Mais selon certains témoignages, les procédures de décaissement du Fonds mondial prennent généralement beaucoup de temps ?
Ce problème est lié aux intrants. L’exécution d’une activité à côté de l’achat d’un intrant, c’est comme une goutte d’eau dans la mer. Le processus pour l’acquisition des intrants passe par plusieurs étapes. Il faut d’abord que la quantification soit acceptée et validée par le Fonds mondial. Tout ce processus peut prendre tellement de temps que nous pouvons passer une année sans faire de commande. Mais depuis un moment, les choses se sont considérablement simplifiées. Nous sommes passés au «système VPP» depuis l’année dernière. Un système qui favorise l’accélération de la mise à disposition des intrants, une fois que le Fonds mondial valide la quantification. Les problèmes de rupture sont de plus en plus minimisés. Toutefois, toutes les activités que nous menons sur le Fonds sont payées par chèque et aujourd’hui, le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), est accompagné par une agence judiciaire. L’établissement d’un seul chèque peut durer beaucoup de temps. C’est ce qui explique qu’au départ, le PNLS était décrié par rapport au Fonds mondial. Mais la nouvelle coordination a trouvé une autre formule pour contourner cette pratique.
Est-ce à dire qu’il n’y a pas de difficultés de consommation de crédit ?
La grosse partie du financement du Fonds mondial est destinée à l’acquisition des intrants. Le coût des intrants est pris en compte au moment de la validation du budget. Mais au fil du temps, il peut connaître une baisse. C’est ce qui explique que le taux d’exécution dépasse celui de consommation. Au départ, le taux d'exécution ne rimait pas avec celui de consommation, mais de plus en plus les deux taux s’améliorent, mais avec la baisse des coûts de certains intrants.
Santé 25 juin 2015

Depuis hier jeudi 25 juin, le Bénin a abordé une nouvelle dimension dans la gestion de son espace supérieur aérien. Il a, à l’occasion, accueilli à travers l’arrivée du Boeing 737-800 de la Royal Air Maroc, le premier vol qui a traversé ledit espace. C’était un vol passager ordinaire qui avait pour le Bénin un caractère spécial. L’espace ayant à peine changé de statut, il était le premier à être contrôlé pour son compte par l’ASECNA.
La sectorisation de l’espace aérien du Bénin est effective depuis hier, jeudi 25 juin à partir de 00h01mn. C’était avec comme vol inaugural N° AT 551 opéré par le Boeing 737-800 de la compagnie internationale Royal Air Maroc qui assurait le voyage Casablanca-Lomé-Cotonou. Il sonnait 6h15 lorsque l’appareil a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou.
Pour un événement exceptionnel, c’en était un dans l’histoire aéronautique du Bénin. D’où, tout le cérémonial qui l’a accompagné et caractérisé, dès l’entrée de l’avion dans l’espace aérien béninois puis son atterrissage. Avant qu’il ne stationne pour permettre à ses passagers de débarquer, l’appareil a dû marquer un petit arrêt en cours de piste, et comme pour lui souhaiter la bienvenue, deux camions anti-incendie des sapeurs-pompiers ont eu l’honneur de l’arroser d’eau sous les acclamations de l’assistance. Parmi cette assistance qui s’est mobilisée pour la circonstance, il y avait le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Sonon. Il a tenu, malgré l’heure matinale, à être présent aux côtés du représentant de la Royal Air Maroc, Rachid Danoune et des responsables de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) au Bénin, ainsi que l’Agence nationale pour la navigation civile (ANAC).
En effet, a expliqué le ministre Gustave Sonon, depuis 1945, soit depuis plus de 70 ans, c’est le Ghana à travers la Flight Information Region (FIR) qui a toujours contrôlé l’espace supérieur aérien entre le Bénin et le Togo.
Que d'avantages
«Les agents de l’ASECNA ont mené de hautes luttes afin de soustraire sa gestion au Ghana. Ils l’assurent désormais pour le compte des deux pays. Outre une fierté pour le peuple béninois, c’est à croire que nous venons d’arracher une partie de notre souveraineté s’agissant du contrôle de notre espace supérieur aérien», a-t-il estimé. En termes d’avantages que le Bénin pourrait tirer de cette gestion, il trouve qu’ils sont d’abord et surtout économiques. « Ensuite, c’est que pour traverser cet espace supérieur aérien, c’est Accra qui donnait d’abord l’autorisation ; alors que nous sommes en face d’une question de souveraineté», a-t-il poursuivi. Des propos qu’appuiera le représentant de l’ASECNA au Bénin, Wilfried Adjovi.
«L’espace aérien du Bénin a changé de statut depuis ce matin. Avant nous gérions les avions à un niveau plus bas qui était 115, soit à partir du sol, jusqu’à 3,5 km. Aujourd’hui, nous sommes passés à 7,5 km à peu près, en termes de hauteur ou d’altitude. Le Togo gère à partir de 7,5 km jusqu’à une hauteur illimitée. C’est un gain pour le Bénin qui dispose désormais d’un nouveau centre de contrôle. Avant, il n’y avait que la tour de contrôle. Aujourd’hui, le nouveau dispositif permet de prendre les avions plus loin, avant leur arrivée sur notre aéroport», s’est-il voulu plus explicite. «L’ASECNA a fait de gros investissements au niveau de l’installation de divers équipements et de la formation de son personnel, qu’il s’agisse des maintenanciers et des contrôleurs aériens. On n’avait pas le radar avant. Aujourd’hui il est là et tourne, puis permet de voir l’avion très loin. Même si ce n’est pas possible de lui parler avant une certaine distance, il permet de le suivre et de le prendre en charge», a ajouté Wilfried Adjovi.
«Tout s’est bien passé. Je n’ai rien à reprocher au contrôle. Il était parfait avec beaucoup d’améliorations », a confié comme impression le commandant du vol, Mouzoune Hicham, qui était très ému.

Il est le chef quartier sortant de Dantokpa. Amzat Aguèmon avait, par le passé, milité dans la RB et aux côtés des FCBE. Il rejoint désormais l’Alliance nationale pour le Développement et la Démocratie (AND), avec qui il entend lutter pour le rayonnement de Dantokpa.
La Nation : Par le passé, vous avez respectivement milité dans les partis RB et FCBE. Aujourd’hui, vous êtes membre de l’Alliance nationale pour le Développement et la Démocratie (AND). Qu’est-ce qui explique ce changement de camp ?
Amzat Aguèmon : J’ai rejoint le parti des hommes intègres avec qui je peux échanger de manière constructive pour le développement du Bénin. J’ai la conviction que dans ce nouveau parti, j’aurai la latitude de poser des actes qui épousent mon idéal.
Qu’est-ce qui peut décider un électeur lambda à voter la liste AND?
Les idées de l’AND sont les plus novatrices. Nous allons nous employer au recensement des Béninois. Dans ce cadre, nous proposons la création des antennes dans les hôpitaux pour le recensement systématique des enfants à leur naissance. Le recensement constitue un outil important pour le développement à la base.
La ville de Cotonou est pratiquement l’eldorado de la sous-région. A Dantokpa par exemple, la population des expatriés est en train de dépasser les autochtones. Il se pose de ce fait un problème de déséquilibre géopolitique. Malheureusement, la politique incitative d’immigration du Bénin ne permet pas de changer la donne. Il serait donc utile de créer les conditions favorables pouvant permettre aux immigrés de se sentir à l’aise de sorte à ce qu’ils puissent également payer les impôts. L’AND est à même de proposer des solutions idoines, pragmatiques, réalistes et basiques qui épousent les réalités socio-économiques du pays. Nous souhaiterions avoir une petite parcelle de pouvoir décisionnel, pour reconstruire la ville de Cotonou.
Quelles sont vos chances de réussite?
Si la population de Dantokpa m’élit, je créerai une association de développement de ce quartier. Il faut également entreprendre la couverture des caniveaux. J’ai intégré dans mon projet de société, l’installation des latrines, douches aux coins stratégiques de la ville. La fluidité de la circulation au sein de Dantokpa et la création d’un bureau d’entraide d’assistance à la recherche du travail aux jeunes de ce quartier, sont entre autres chantiers qui me préoccupent.
Actualités 25 juin 2015

Les maraîchers du département de l’Ouémé-Plateau renforcent, depuis hier mercredi 24 juin à Porto-Novo, leurs capacités sur les fiches et manuels techniques de production maraîchère élaborés par l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB). L’initiative émane du projet de Promotion de l’agriculture péri urbaine et urbaine (PAPU) financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
Nul n’ignore l’importance de la filière Cultures maraîchères dans l’agriculture et l’économie béninoise. Elle fait partie des 13 filières porteuses retenues par le Bénin dans le Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA). Cette filière s’affirme aujourd’hui comme une véritable niche de création d’emplois et de lutte contre la faim et la pauvreté. En dépit de ses potentialités, la filière Cultures maraîchères est confrontée à d’énormes difficultés pour son développement. La principale difficulté est le faible niveau de technicité des acteurs contrairement à ceux des autres filières comme le maïs et le riz qui ont bénéficié de plusieurs formations pour booster leurs secteurs respectifs. C’est ce vide que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a voulu combler en initiant, à la demande du gouvernement, le projet de Promotion de l’agriculture péri urbaine et urbaine (PAPU) qu’elle appuie financièrement. Ce projet prend en compte la question du renforcement des capacités des acteurs de cette filière pour promouvoir davantage sa dynamisation au regard des immenses potentialités qu’elle offre, a précisé Jean Adanguidi, représentant le représentant résident de la FAO au Bénin. Un protocole d’accord a été signé dans ce cadre avec l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB) pour l’élaboration de fiches et manuels techniques actualisés de production maraîchère tenant compte des thématiques nouvelles telles que changements climatiques, protection intégrée, production durable. Lesquels fiches et manuels ont été validés par tous les acteurs au niveau national.
L’atelier qui a démarré hier mercredi 24 juin à Porto-Novo et qui prend fin demain, vise à outiller les participants sur les techniques de production maraîchère pour un rendement en qualité et en quantité. Les participants, au nombre de plus de 200, sont venus de toutes les communes du département de l’Ouémé-Plateau. La formation avait été prévue pour les producteurs maraîchers des trois communes d’intervention du projet, à savoir Grand-Popo, Cotonou et Sèmè-Podji. C’est au regard de son importance que la FAO a décidé de l’étendre à tous les départements du Bénin, a expliqué, Jean Adanguidi. Ainsi, après l’Ouémé-Plateau, les producteurs maraîchers des cinq autres départements du Bénin bénéficieront aussi de la même formation.
Procédant à l’ouverture des assises, Bulgide Zoumènou, directeur général du CARDER Ouémé-Plateau, et représentant le ministre en charge de l’Agriculture, a remercié le représentant résident de la FAO au Bénin, pour les appuis techniques et financiers dont ne cesse de bénéficier le Bénin afin de relever l’immense défi du respect des techniques modernes dans la production des cultures maraîchères, gage de la lutte contre la faim, la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Il a exhorté les participants à prendre une part très active aux travaux pour l’atteinte effective des objectifs de l’atelier.

Les maraîchers du département de l’Ouémé-Plateau renforcent, depuis hier mercredi 24 juin à Porto-Novo, leurs capacités sur les fiches et manuels techniques de production maraîchère élaborés par l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB). L’initiative émane du projet de Promotion de l’agriculture péri urbaine et urbaine (PAPU) financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
Nul n’ignore l’importance de la filière Cultures maraîchères dans l’agriculture et l’économie béninoise. Elle fait partie des 13 filières porteuses retenues par le Bénin dans le Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA). Cette filière s’affirme aujourd’hui comme une véritable niche de création d’emplois et de lutte contre la faim et la pauvreté. En dépit de ses potentialités, la filière Cultures maraîchères est confrontée à d’énormes difficultés pour son développement. La principale difficulté est le faible niveau de technicité des acteurs contrairement à ceux des autres filières comme le maïs et le riz qui ont bénéficié de plusieurs formations pour booster leurs secteurs respectifs. C’est ce vide que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a voulu combler en initiant, à la demande du gouvernement, le projet de Promotion de l’agriculture péri urbaine et urbaine (PAPU) qu’elle appuie financièrement. Ce projet prend en compte la question du renforcement des capacités des acteurs de cette filière pour promouvoir davantage sa dynamisation au regard des immenses potentialités qu’elle offre, a précisé Jean Adanguidi, représentant le représentant résident de la FAO au Bénin. Un protocole d’accord a été signé dans ce cadre avec l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB) pour l’élaboration de fiches et manuels techniques actualisés de production maraîchère tenant compte des thématiques nouvelles telles que changements climatiques, protection intégrée, production durable. Lesquels fiches et manuels ont été validés par tous les acteurs au niveau national.
L’atelier qui a démarré hier mercredi 24 juin à Porto-Novo et qui prend fin demain, vise à outiller les participants sur les techniques de production maraîchère pour un rendement en qualité et en quantité. Les participants, au nombre de plus de 200, sont venus de toutes les communes du département de l’Ouémé-Plateau. La formation avait été prévue pour les producteurs maraîchers des trois communes d’intervention du projet, à savoir Grand-Popo, Cotonou et Sèmè-Podji. C’est au regard de son importance que la FAO a décidé de l’étendre à tous les départements du Bénin, a expliqué, Jean Adanguidi. Ainsi, après l’Ouémé-Plateau, les producteurs maraîchers des cinq autres départements du Bénin bénéficieront aussi de la même formation.
Procédant à l’ouverture des assises, Bulgide Zoumènou, directeur général du CARDER Ouémé-Plateau, et représentant le ministre en charge de l’Agriculture, a remercié le représentant résident de la FAO au Bénin, pour les appuis techniques et financiers dont ne cesse de bénéficier le Bénin afin de relever l’immense défi du respect des techniques modernes dans la production des cultures maraîchères, gage de la lutte contre la faim, la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Il a exhorté les participants à prendre une part très active aux travaux pour l’atteinte effective des objectifs de l’atelier.

Le président de la République a reçu, hier mercredi 24 juin, les responsables de la compagnie pétrolière SAPETRO. Ces derniers ont annoncé l’arrêt des opérations d’exploration sur les blocs à eux attribués au large de Sèmè.
C’est une information qui vient plomber les espoirs du Bénin dans le secteur de la production du pétrole brut. La compagnie nigériane, SAPETRO, qui deux ans auparavant, avait annoncé des promesses de découverte de pétrole commercialisable vient de faire volte face. Elle a annoncé hier sa décision d’arrêter ses opérations d’exploration au large de Sèmè. La raison évoquée, les explorations réalisées sur les trois blocs qu’elle détient se sont révélées infructueuses. Selon les explications fournies par les responsables de la compagnie au président de la République, le premier puits n’a pas pu être entièrement foré en raison de certaines difficultés techniques. Le deuxième puits a révélé de l’eau à 100%. Quant au dernier puits, son exploration a permis la découverte d’un gisement de 1,5 millions de barils, communique-t-on. Son exploitation éventuelle devrait produire en moyenne 1140 barils par jour, au moment où le Nigeria premier producteur du continent africain est à environ 2 millions de barils par jour. Pis encore, estiment les responsables de SAPETRO, la commercialisation du pétrole découvert devra induire un investissement de 67 millions de dollars pour une rentabilité évaluée à 40 millions de dollars. Résultat : SAPETRO renonce à poursuivre ses travaux. La compagnie estime avoir investi environs 564 millions de dollars dans ses travaux d’exploration contre une prévision de 280 millions. Mais ne voulant pas désarmer, elle a promis de mobiliser d’autres investisseurs pour se projeter sur d’autres forages possibles au large du Bénin.
Actualités 24 juin 2015

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a procédé hier mercredi 24 juin, à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2015. C’était en présence des conseillers, des cadres de la HAAC et d’une délégation du Haut Conseil de Communication de Transition (HCCT) de la République centrafricaine qui a effectué du 22 au 24 juin, une visite de travail au Bénin.
Au début de la cérémonie officielle de clôture de la première session ordinaire de l’année 2015 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le conseiller Lambert Dogo premier rapporteur a fait le point des dossiers étudiés par l’institution ainsi que les activités qu’elle a organisées au cours de la session. Démarrée depuis février dernier, la première session ordinaire a, entre autres, produit le rapport relatif aux observations des organes de presse de service public et de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (ARCEP) sur le projet de décisions relatif à la couverture médiatique des législatives puis des communales, municipales et locales. Le renouvellement des fréquences de radiodiffusions sonores et les plaintes contre des journaux ont été également examinés.
Outre les rapports et les décisions, la HAAC a effectué des visites de terrain, des tournées de contrôle physique des sièges de journaux.
Les conseillers ont également effectué des voyages d’étude à l’étranger. Plusieurs autorités de régulation des communications notamment du Niger, de la Guinée, du Togo et de la Centrafrique ont effectué une visite d'échanges et de travail avec la HAAC.
Dans son discours de clôture, le président de la HAAC, Adam Boni Tessi, est revenu sur les activités menées par son institution dans le cadre des élections législatives, municipales, communales et locales. Il a ensuite annoncé que la prochaine session se tiendra en septembre 2015. Elle se penchera, selon lui, sur le projet de budget de la HAAC pour l’année 2016, la présidentielle de 2016, les termes de référence pour le passage de l’analogique au numérique. Il a invité les acteurs du secteur des médias à une prise de conscience des enjeux qui sont les leurs. «Que les uns et les autres fassent convenablement leur travail afin que la HAAC soit à la hauteur de la tâche qui lui est assignée », a recommandé Adam Boni Tessi.
Il a salué la présence de José Richard Pouambi et Solé Tita-Samba, respectivement président et vice-président du Haut Conseil de Communication de Transition (HCCT) de la République centrafricaine qui sont en mission au Bénin depuis le lundi 22 juin dernier.

Depuis sept ans, Clément Attaho est le chef d’arrondissement de Za-Kpota centre. Il est surtout l’homme qui ne passe pas inaperçu dans la localité. Candidat sur la liste RB-RP, il reste convaincu que sa formation politique reprendra la mairie de Za-Kpota après le scrutin du dimanche 28 juin prochain.
Pour avoir occupé sept ans durant le fauteuil de chef d’arrondissement de Za-Kpota centre, Clément Attaho est l’un des hommes les plus en vu de cette commune tenue depuis plusieurs années par deux grandes formations politiques que sont la Renaissance du Bénin (RB) et les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). D’ailleurs, le siège du maire est occupé par la RB à travers la personne d'Antoine Affokpofi, également très impliqué dans ces élections municipales, communales et locales parce que candidat à sa propre succession.
Rencontré hier alors qu’il était en pleine campagne dans sa localité à bord de son véhicule portant les affiches de son parti, Clément Attaho affichait une certaine sérénité. Connu comme un militant indécrottable de la RB, il est à nouveau candidat et est sûr de rempiler et cette fois-ci avec plus de sièges pour son parti au sein du Conseil communal. Sur le terrain, il se montre confiant et se dit en terrain conquis. «Il n’y aura pas match le dimanche prochain à Za-kpota centre, c’est clair et net. Je vous donne rendez-vous dimanche soir à la fin du vote», confie-t-il. Pour ce faire, il compte sur son bilan à la tête de Za-Kpota centre. «En sept ans, avec le Conseil communal, les 13 villages que compte mon arrondissement ont tous bénéficié de modules de classes, de forages d’eau et des accompagnements matériels aux personnes vulnérables avec le soutien de quelques projets présents dans la commune», a-t-il expliqué.
Après son élection, s’il était encore désigné comme chef d’arrondissement de Za-kpota centre, Clément Attaho promet au cours de son prochain mandat, de mettre l’accent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des jeunes et des femmes de son arrondissement. A travers des projets sociaux, insiste-t-il, il faut mobiliser davantage les jeunes et les femmes autour des activités génératrices de revenus. Ceci permettra de faire reculer la pauvreté qui est ambiante dans la commune de Za-Kpota, malgré les efforts qui sont faits jusque-là.

Originaire de Kpédékpo dans la commune de Zagnanado, Pierre Ladidjè est pour la première fois candidat aux élections communales. Il est deuxième titulaire sur la liste FCBE.
Rencontré hier dans le village Ahlan, dans l’arrondissement de Kpédékpo commune de Zagnanado, Pierre Ladidjè était en pleine discussion politique dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de la localité. Entre deux déplacements, il ne manque aucune occasion de rappeler aux électeurs les enjeux de ces élections municipales, communales et locales pour la localité. Bien que confiant et assuré du soutien de ses concitoyens pour le dimanche 28 juin prochain, Pierre Ladidjè, 2è titulaire sur la liste FCBE, ne veut pas dormir sur ses lauriers.
Il est certain qu’avec le 1er titulaire en la personne de Akim Koutchoro, ils vont décrocher au soir du scrutin du dimanche prochain, les deux sièges de l’arrondissement de Kpédékpo pour le compte des FCBE. Il estime que sa candidature a été suscitée par les populations de Kpédékpo déçues de l’inaction du chef d’arrondissement sortant qui pourtant est lui aussi un militant des FCBE. D’ailleurs, ce dernier a préféré ne pas être à nouveau candidat sur une liste.
Toujours est-il qu'il n’a aucun doute. Selon lui, il suffit de prendre les résultats des dernières législatives dans la localité, pour se rendre à l’évidence que les FCBE sont en terrain conquis à Kpédékpo. Une fois élu au sein du Conseil communal, il assure qu’il se battra pour que cet arrondissement ait aussi des infrastructures sociocommunautaires et que ses fils diplômés soient aussi positionnés dans l’administration communale à Zagnanado.

Un nouveau groupe parlementaire a vu le jour hier à l’Assemblée nationale. Il est dénommé « Groupe parlementaire PRD ». Ce groupe parlementaire est composé des 10 députés du Parti du renouveau démocratique (PRD) dont Me Adrien Houngbédji.
Il est présidé par Augustin Ahouanvoèbla. Selon la déclaration de constitution lue par ce dernier hier à la tribune de l’hémicycle, le groupe parlementaire PRD réaffirme son opposition au régime en place depuis 2006. Il réaffirme également son opposition fondamentale aux piétinements des principes cardinaux de la démocratie, son opposition à la gestion hasardeuse des ressources de l’Etat, son opposition aux options économiques et sociales inefficaces, son opposition à la prévarication et à la gabegie au sommet de l’Etat. «…Les députés signataires de la présente déclaration, conscients de la mission à eux assignée par leurs mandants et convaincus de la nécessité d’un Parlement fort, reconnu et respecté dans ses prérogatives constitutionnelles de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale», précise Augustin Ahouanvoèbla. Le groupe parlementaire PRD s’engage par ailleurs dans le respect des textes à œuvrer pour une meilleure élaboration des lois, un contrôle plus efficient de l’action gouvernementale et pour que règne au sein de l’hémicycle une bonne ambiance de travail.
La création du «Groupe parlementaire PRD» porte à deux le nombre de groupe parlementaire à l’hémicycle après celui dénommé «Unité nationale & République» composé des 40 députés de la mouvance présidentielle.
Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau