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Nouvelles

Cancer de la prostate : Faux, la fellation ne prévient pas le mal
Une affiche qui circule depuis le 31 octobre 2022 invite les hommes à se faire sucer leur organe de reproduction pour prévenir le cancer de la prostate. Toutes vérifications faites, cette consigne est fausse.
« Faites-vous sucer vos pénis». Le message est sans retenue.  Sur un visuel qui circule sur les réseaux, cette supposée consigne de prévention du cancer de la prostate est attribuée à un certain Dr Jean Paul de Benois. « Chers Frères ! Faites-vous sucer vos pénis par vos partenaires, ce qui réduit les risques de prostate », lit-on sur l’affiche qui en entête présente les logos de la région Amérique de l’Organisation mondiale de la Santé, et de l’Organisation panaméricaine de la Santé.
[caption id="attachment_89498" align="aligncenter" width="335"] Voici le visuel qui prétend que la fellation prévient le cancer de la prostate[/caption]
« Aidons nos maris, copains, et conjoints », commente un internaute dans le groupe Observatoire libre de la Côte d’Ivoire qui comporte 156 833 membres à la date du 2 novembre 2022.

Un remède ?

En effet, selon l’Organisation mondiale de la Santé, le cancer de la prostate est l’une des principales causes de décès par cancer chez l'homme dans la plupart des pays développés. Après la campagne octobre Rose contre le cancer du sein, novembre bleu est initié contre le cancer de la prostate. C’est dans ce contexte qu’intervient cette publication qui circule dans la sous-région depuis le 31 octobre 2022 et au Bénin depuis le 2 novembre 2022.

Fausse identité

Des recherches effectuées sur le profil du supposé « Dr Jean Paul de Benois » ne sont pas rassurantes. D’abord, le prénom Paul et le nom Benois sont écrits en minuscule. Ensuite, aucune identité de scientifique, urologue ou cancérologue, encore moins de médecin généraliste n’a pu être reliée à ces noms. La recherche d’image inversée avec Google Lens renvoie à plusieurs sites où l’image a servi à réaliser des affiches. Cependant, sur une publication sur la Conférence Annuelle de la Spa and Wellness Association of Africa qui a été illustrée avec ladite image, on attribue les droits de propriété à Los Angeles County Medical Association (Lacma).
[caption id="attachment_89503" align="aligncenter" width="420"] Capture d'écran d'une publication qui a utilisé la photo[/caption]

Trompeur

Sur Facebook, on retrouve plusieurs visuels de la campagne Octobre Rose. Sur l’un, il est écrit : « Faites-vous sucer les seins. Chères sœurs ! Faites-vous sucer vos seins par vos partenaires, ce qui réduit les risques de cancer de sein ».
A l’analyse, il est aisé de constater que les mots « sein » et « sœurs » ont été respectivement remplacés par « Pénis » et «Frères».
De même, puisque « Sucer le pénis » revient à faire de la fellation, les recherches avancées en français et en anglais, pour trouver le lien avec la prévention du cancer de la prostate sont vaines. Contacté par La Nation le 2 novembre 2022, Dr Djamal Jacquet, chirurgien urologue andrologue soutient que cette astuce est fausse. « C’est archi faux. Aucune étude ne le dit. C’est de l’affirmation gratuite », a-t-il martelé.

Verdict

Il n’existe pas de preuve scientifique que la fellation peut prévenir le cancer de la prostate. De même, plusieurs indices montrent qu’il s’agit d’une fausse astuce.
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Santé 04 nov. 2022


Maintien des filles à l’école dans le Zou: Des motos pour des animateurs de terrain
Au total, ce sont 37 motos de marque Yamala qui ont été remises, mercredi 2 novembre dernier, à des animateurs de terrain travaillant dans le cadre de la mise en œuvre du sous-projet « Maintien des filles à l’école». Dans le Zou, la zone d’intervention dudit sous projet financé par la Banque mondiale avec l’appui technique de plusieurs autres structures, la cérémonie de remise s’est déroulée à Bohicon. Attendue depuis un moment, la remise de motos vise à faciliter les interventions sur le terrain aux animateurs et animatrices (répartis dans les 9 communes dont un superviseur et trois facilitateurs par commune) de l’Ong Aldipe. La mise à disposition de ces motos permettra d’améliorer l’efficacité des différents animateurs pour l’atteinte des résultats et objectifs du projet. S’agissant des motos, elles sont de marque Yamaha-Crux avec les accessoires constitués, entre autres, de casques de protection et d’huile de vidange. Selon les différents intervenants, l’objectif général visé, à travers la mise en œuvre de ce sous-projet, est d’augmenter le taux de scolarisation mais particulièrement le taux de rétention des filles à l’école, plus précisément au niveau des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. C’est dire que désormais, les interventions des animateurs sur le terrain au profit des bénéficiaires ne souffriront plus de rien. A cet effet, tour à tour, Bernadin Tossa, directeur exécutif de l’Ong Aldipe, Souleymane Ouédraogo, représentant de Edu, Sakinatou Imorou Gambari, directrice départementale des Affaires sociales et le préfet du Zou, Firmin Kouton ont salué la remise de ces moyens roulants et convié les bénéficiaires à en prendre grand soin, car ce sont des moyens de travail efficaces pour l’atteinte des résultats. Il est à noter que les actions du sous-projet "Maintien des filles à l’école" visent la sensibilisation et l’information pour que changent certaines assertions inappropriées relatives au maintien des filles à l’école dans la zone d’intervention. C’est pourquoi, un accent est mis sur la proximité avec la communauté à travers le dialogue, l’écoute de celle-ci, la relation de confiance développée avec elle et le partage des connaissances? Société 04 nov. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Big data
  Accro aux facilités, aux passe-droits, aux magouilles. C’est l’autre nom du politicien, d’ici et d’ailleurs, aimant à contrôler le système des choses à son exclusif avantage et à satiété. Il veut de préférence tout avoir, à coup de bakchichs si nécessaire, et vivre aux frais de la princesse ! Ça ne va pas, quand il n’en est pas ainsi et que son système chéri vient à se gripper. Et que môssieu le politicien vient à s’en plaindre. Au Bénin, depuis un peu plus de cinq ans , ils sont quelques-uns à maugréer, à ronger leurs freins et qui, de guerre lasse, sont passés pour certains de la soupe à la grimace au rire jaune, pour désormais faire bon cœur contre mauvaise fortune, à rendre les armes et à se mettre en définitive dans les rangs, tenus en respect par les réformes talonniennes. Celles-ci paraissent à première vue telles des potions amères, mais essentielles elles se sont avérées, indispensables pour la consolidation des bases démocratiques. Il en est ainsi des cautions exigibles pour faire acte de candidature à la présidentielle, du seuil exigible de 10 % que les partis politiques doivent franchir pour pouvoir siéger au parlement, du quitus fiscal contraignant chaque candidat à montrer patte blanche désormais vis-à-vis du fisc pour prétendre dignement représenter le peuple. Cette dernière exigence a fait encore couler beaucoup d’encre ces jours-ci, en relation avec les candidatures aux prochaines élections législatives. C’est là le point saillant des nouvelles conditionalités légales, car touchant aux intérêts les plus directs et sensibles, contraignant ceux-là qui aiment à prendre chez la princesse plutôt que d’alimenter sa caisse, à devoir délier le cordon de leurs bourses. A bourse éprouvée, normal que tous ceux qui accumulent des biens sous le soleil ou font tous azimuts des affaires sans daigner assurer les impositions exigibles d’eux, gesticulent tels des diablotins dans le bénitier. D’autant plus qu’il n’est plus possible de passer entre les mailles des filets des services fiscaux ou de faire des arrangements aux dépens des caisses de l’État. Chose impossible dans une société où règne désormais le numérique. Dur de s’affranchir de ses dus fiscaux ou de mettre en sourdine ses biens domaniaux, sous l’oeil avisé de la big data. Tous des identifiants numériques, nous sommes, depuis que l’archivage à la papa, fait de papiers et de manuscrits, est mort et enterré. Il vaut mieux se résoudre à cette idée que confortent nos enrôlements, du Ravip au numéro d’identification personnel, de l’enregistrement des biens fonciers à l’Ifu...Big data veille au grain, tel l’œil omniscient de Caïnl Actualités 04 nov. 2022


Soirée promotionnelle du Qatar au Bénin: Les attributs du Mondial 2022 dévoilés
C'est en Vendeur, Représentant et Placier (Vrp) accompli, que le Chargé d'affaires de la représentation diplomatique du Qatar près le Bénin a dévoilé les principaux attributs du Mondial 2022. Une soirée promotionnelle dédiée à la cause a mobilisé des invités de marque, ce mercredi 2 novembre, dans un hôtel de renommée à Cotonou. Le Bénin, sans être présent sur les stades car non qualifié pour la Coupe du monde 2022, ne se tient pas pour autant en marge de l'événement planétaire. Bien évidemment, les Béninois vont vivre la compétition via les retransmissions télévisuelles. Mais en amont, à quelques jours de la compétition, le Qatar tient à rapprocher l'événement du Bénin. C'est dans cette perspective qu'une soirée promotionnelle a été organisée dans un hôtel réputé de Cotonou, ce mercredi 2 novembre. Elle a réuni un parterre de personnalités, notamment les ambassadeurs du Maroc, Rachid Rguibi, doyen du corps diplomatique, et ses pairs de la Turquie, de la France, du Vénézuela, et bien d'autres représentations et organisations internationales accréditées au Bénin...

Paix

Placée sous l'égide du ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, qui avait à ses côtés son pair en charge de la Culture Jean-Michel Abimbola, la soirée a été consacrée à la présentation de l'hymne officiel du Mondial Qatar 2022, à la présentation du ballon officiel et des projets de la Coupe du monde... Des présentations ponctuées par plusieurs allocutions. Celles de l'ambassadeur du Maroc et du ministre Agbénonci ont retenu l'attention, après le mot d'ouverture du Chargé d'affaires de l'émirat du Qatar près le Bénin, Hamad Al Kuwari qui n'a pas moins édifié l'auditoire qu'il a invité à s'associer, ainsi que tous les Béninois, à la fête mondiale du football que le Qatar organise en mettant les petits plats dans les grands. Ce, pour le bonheur des amateurs du cuir rond. Aurélien Agbénonci salue la tenue de la soirée, comme signe des grandes choses que Hamad Al Kuwari a promis de réaliser pour mettre en lumière la représentation qatarie au Bénin. Il a émis le vœu que l'occasion de cette Coupe du monde soit également l'instant propice de l'expression d'un monde sans guerre, mais plutôt un monde de fraternité affirmée.

Arhbo

Avant lui, Rachid Rguibi, tout en réaffirmant la joie du Royaume du Maroc d'être associé à l'événement sportif planétaire qu'est la coupe du monde, réitère l'exhortation de la star planétaire du football Zinédine Zidane, à faire trêve de polémique et à laisser place au jeu. Afin que vive la passion du sport roi qu'est le foot ! Clou de la soirée, l'auditoire a pris connaissance avec émerveillement de l'hymne officiel du Mondial Qatar 2022. Mélange de paroles en arabe, anglais, espagnol et français sur fond d'un rythme latino et festif, il est intitulé "Arhbo", « bienvenue » en argot qatarien, avec en performance le rappeur Maître Gims et le chanteur de reggaeton portoricain Ozuma. Le ballon officiel de la coupe du monde, must de l'événement, a été également présenté aux invités qui sont repartis avec en esprit l'ambiance festive du Mondial 2022, imminent?
Sports 03 nov. 2022


Bénédicte Decaux sur le 1er congrès des Clubs étudiants francophones: « Cette jeunesse a été sensibilisée à des facteurs de succès essentiels »
  L’une des grandes nouveautés de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique, tenue du 25 au 28 octobre en Egypte, c’est la création du Réseau international des clubs leaders étudiants francophones. Ce regroupement a vu le jour au cours du 1er congrès desdits clubs axé sur l’entrepreneuriat, un état d’esprit qui prône la prise d’initiative, l’ouverture, l’esprit d’équipe et la responsabilité. Dans cette interview, Bénédicte Decaux, conseillère au cabinet du recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), en charge des plaidoyers et des clubs étudiants, revient sur les tenants et les aboutissants du congrès. La Nation : Le 1er congrès de la jeunesse estudiantine francophone s’est déroulé les 25 et 26 octobre 2022, au Caire. L'innovation entrepreneuriale était au cœur des échanges. Que peut-on retenir de vos échanges ? Bénédicte Decaux : L’innovation entrepreneuriale est la forme la plus aboutie de l’autonomisation des jeunes. Elle est aussi l’expression de l’ensemble des compétences que nous désirons renforcer auprès des étudiants francophones. Ce congrès a été l’occasion de sensibiliser cette jeunesse à travers des apprentissages ludiques et une série de mini-conférences, à des facteurs de succès essentiels : le travail en équipe, la créativité, la gestion de projets… Ce congrès n’était pas un séminaire d’experts sur l’entrepreneuriat mais une rencontre immersive et interculturelle d’éveil à l’entrepreneuriat. Les conférences n’étaient pas des cours théoriques mais plutôt des témoignages inspirants d’entrepreneurs ou de gestionnaires de projets. Nous en ressortons avec une immense satisfaction. Les étudiants qui ont participé au congrès, une centaine, sont venus de près de 50 pays. Ils étaient très réceptifs et extrêmement réactifs. Ils se sont tout de suite engagés dans les équipes multiculturelles que nous avons constituées et se sont pleinement impliqués en équipe et avec beaucoup de créativité pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Quels sont les engagements qui ont été pris au cours du congrès ? Nous avons pris comme engagements de : faire de ce congrès un rendez-vous annuel qui rassemble les représentants des clubs étudiants parrainés par l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) ; lancer de nouveaux appels à candidatures pour agrandir davantage ce réseau de clubs étudiants ; et mettre ces clubs en réseau en créant une structure internationale de coordination gérée par les étudiants eux-mêmes. Le Réseau international des clubs étudiants a été créé au terme des travaux. Quelle en est la finalité ? Ce congrès a en effet réuni pour la première fois les représentants des clubs universitaires francophones que l’Auf vient de constituer afin de mobiliser la jeunesse estudiantine de ses établissements membres et de les mettre en réseau. Les intérêts liés à l’incitation des étudiants à s’engager dans des activités associatives sont multiples et entrent dans le cadre de l’axe employabilité et entrepreneuriat de la stratégie de l’Auf pour la période 2021-2025. Outre l'épanouissement, l'apprentissage et les expériences marquantes de partage et de convivialité qu'il procure, l'engagement des étudiants dans des activités extra-académiques favorise le sentiment d'appartenance à l'institution autant que l’acquisition - par une pratique ludique et collective - de précieuses compétences qui sont transférables au milieu professionnel : initiative, travail d'équipe, organisation, planification, gestion du temps, optimisation de ressources, montage de projets... Une fois les travaux terminés, quelle sera la suite avec les clubs et le réseau ? La suite consiste à animer ce réseau de clubs à travers des appels à projets qui seront lancés localement et à l’échelle mondiale pour valoriser et financer les meilleures initiatives. Nous apporterons également des ressources logistiques, des formations et un appui financier minimum aux clubs qui en feront la demande sur la base des projets pertinents et convenablement conçus. Société 03 nov. 2022


Lutte contre le cancer du sein: Bolloré transport & logistics Bénin se mobilise
Le groupe Bolloré Transport & Logistics au Bénin s’est mobilisé pour la campagne ‘’Octobre Rose’’ en faveur de la lutte contre le cancer du sein à travers diverses activités. Tout au long du mois d’octobre 2022, Bolloré Transport & Logistics au Bénin a pris part à l’initiative mondiale « Octobre Rose » pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. A son siège social à Cotonou, lundi 31 octobre dernier, toutes les filiales du Groupe Bolloré au Bénin se sont mobilisées pour organiser des séances de dépistages et des ateliers de sensibilisation afin d’insister sur l’importance primordiale du dépistage et du suivi médical régulier. Le personnel de Bolloré Transport & Logistics Bénin, Bénin Terminal, SMTC, SOCOPAO, Bluezone, Canal Olympia Wologuédé et Canal+, ont participé avec un grand intérêt, à la séance d’information et de sensibilisation qui a conjointement été animée par le Docteur Zayd Olatoundji, spécialiste en gynécologie-obstétrique de la clinique Louis Pasteur et le docteur Athanase Sodjiedo, médecin d’entreprise de Bolloré Transport & Logistics au Bénin. « À travers ces actions de mobilisation contre le cancer du sein, Bolloré Transport & Logistics Bénin réaffirme son attachement à la santé de ses collaborateurs, qui constitue une priorité essentielle. Cette journée de sensibilisation traduit notre volonté en tant qu’entreprise citoyenne d’informer et d’engager nos collaborateurs pour lutter efficacement contre le cancer du sein. », souligne Pierre NgonGON, Directeur Général Cluster Bénin-Niger de Bolloré Transport & Logistics. Octobre Rose est un événement international annuel de sensibilisation à l’importance du dépistage du cancer du sein et qui vise à recueillir des fonds pour la recherche contre cette maladie, durant tout le mois d’octobre. Le cancer du sein, qui touche en moyenne une femme sur huit, est aujourd’hui le cancer le plus fréquent dans le monde. À propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Bolloré Transport & Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin? Société 03 nov. 2022


Assemblée nationale: La loi de finances rectificative 2022 adoptée
  Les députés ont adopté, ce mercredi 2 novembre, la loi n° 2022-25 portant loi de finances rectificative gestion 2022. Le dossier a été examiné, à l'unanimité des députés présents et représentés, en présence du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Le budget remanié de l'État pour la gestion 2022 s'équilibre en ressources et en charges à la somme de 2 956,661 milliards F CFa contre 2 541,203 milliards F Cfa initialement prévus, soit une hausse de 16,3 %. Il a été adopté par les députés à l’Assemblée nationale à la faveur de leur séance plénière de ce mercredi 2 novembre. Selon le rapport de la Commission des Finances et des Echanges, cette augmentation se justifie, entre autres, par la prise en compte au budget de l'État, des mesures de sécurité et de soutien au pouvoir d'achat des ménages, l'objectif étant de renforcer les dépenses sociales au bénéfice des populations les plus vulnérables. Au plan social, outre l'alignement du cadrage budgétaire sur les objectifs de croissance économique, de déficit et sur les paramètres de gestion de l'endettement public retenus avec le Fonds monétaire international, le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2022 aménage de l'espace au budget pour financer des dispositifs qui agissent directement sur l'inflation ainsi que les mesures de soutien au revenu des ménages. Il s'agit entre autres, de l'exonération des Taxes sur la valeur ajoutée (Tva) sur les huiles végétales importées ou produites localement ; de l'application d'un taux forfaitaire libéral de la Tva sur le riz importé ; de l'exonération de la Tva sur la farine de blé importée ou localement produite ; la mise en œuvre d'un abattement de 50 % sur le prix des frets maritimes et de 2/3 sur les frets aériens pour le calcul des droits de douanes à liquider ; l'exonération sous forme de subvention des produits pétroliers. S’agissant des mesures fiscales, la loi de finances rectificative gestion 2022 régularise les mesures prises par le gouvernement par voie réglementaire dans le cadre de la riposte à la vie chère. Il s'agit par exemple de l'extension du champ d'application de la contribution à la recherche et à la promotion agricole à certains produits et de l'institution de la redevance de sécurisation des exportations par voies terrestres. La loi adoptée par les députés prévoit également des dispositions visant à renforcer le fondement juridique de la gestion active de la trésorerie de l'État qui consiste à procéder au placement des excédents ponctuels de trésorerie dans les établissements de crédit. Les députés ont félicité le gouvernement pour les efforts qui ont été faits. Toutefois, ils lui ont demandé les raisons qui justifient la non constatation sur le social des implications des augmentations des ressources liées au collectif budgétaire. Le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, représentant le gouvernement, a remercié les députés pour avoir compris la pertinence de ce collectif budgétaire. Actualités 03 nov. 2022


Conseil des ministres : des nominations effectuées dans 4 différents ministères
Les membres du gouvernement se sont réunis ce mercredi 02 novembre 2022. A l’issue de cette assise, des nominations ont été prononcées  au sein du ministère de la Justice et de la Législation,    du ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable, du ministère de la Santé et du ministère des Enseignements Maternel et Primaire.

Au ministère de la Justice et de la Législation

 
Conseiller technique à la Formation continue
 
Conseiller technique à la modernisation des Services judiciaires
Monsieur Désiré SOUKPO    
Directeur adjoint de la Planification, de l’Administration et des Finances
Monsieur Stanislas ALLAGBE

Au ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable

 
Directeur adjoint de la Planification, de l’Administration et des Finances
Monsieur Louis Sourou BOSSA

Au ministère de la Santé

 
Directeur des Systèmes d’Information
Monsieur Félicien Jean de Dieu C. GBENOUTIN BADE     Au ministère des Enseignements Maternel et Primaire  
Conseiller technique juridique
Monsieur Adéboh Andoche Al Fadel ADEGNIKA    
Conseiller technique aux Affaires administratives et sociales
Monsieur Sanni IDRISSOU  

Au ministère de l’Energie

 
Directeur des Systèmes d’Information
  Madame Eunice France Eurydice PEDRO.  
Actualités 02 nov. 2022


Conseil des ministres : les grandes décisions de ce 02 novembre 2022
 Le gouvernement a tenu ce mercredi 02 novembre 2022 sa séance hebdomadaire du Conseil des ministres. Retrouvez ci-dessous les grandes lignes des décisions prises.

MESURES NORMATIVES

 

CULTURE TOURISME & ARTS

  Création du Comité d'appui au développement de l'industrie cinématographique;  

JUSTICE

  Transmission à l'Assemblée Nationale, pour examen et vote, du projet de loi fixant le régime juridique du bail à usage d'habitation en République du Bénin ;  

DECENTRALISATION

  Attributions, organisation et fonctionnement du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale;  

AFFAIRES SOCIALES

  Attributions, organisation et fonctionnement du ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance;  

NUMÉRIQUE & DIGITALISATION

  Nomination des membres représentant l'Etat au sein du Conseil d'administration de la Société commune d'Audiovisuel (SoCA); puis au sein du comité éditorial de la chaîne A+ Bénin;  

COMMUNICATIONS

 DEVELOPPEMENT   Agrément de 7 sociétés au Code des investissements pour divers projets d'investissements;   EAU & MINES   Contractualisation pour la réalisation des travaux de construction de 26 Systèmes d'Approvisionnement en Eau Potable multi Villages dans les départements du Borgou et de l'Alibori;   MESURES INDIVIDUELLES   NOMINATIONS   Au ministère de la Justice et de la Législation;   Au ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable; Au ministère de la Santé;   Au ministère de l'Energie;   Au ministère des Enseignements Maternel et Primaire.      
Actualités 02 nov. 2022


Arts et patrimoine Savalou: un potentiel culturel et touristique en quête de valorisation
La commune de Savalou recèle un énorme patrimoine culturel encore peu valorisé. Sites, monuments, forêts… vestiges de l’esclavage, Savalou la belle pourrait devenir une escale touristique privilégiée si l’investissement, l’ambition et la restauration suivent. Quand les natifs de la commune de Savalou ou les acteurs touristiques vous content les attraits de la commune, cela donne une envie pressante de vous y rendre. On connait Savalou davantage grâce à la célébration du 15 août aux saveurs d’igname pilée. Mais ce qu’on sait moins, c’est que Savalou est une escale touristique qui vaut le détour. Pas moins d’une vingtaine d’attraits touristiques dont certains drainent toujours du monde. Paterne Djidéwou Tchaou, acteur culturel et natif de Savalou en a répertorié plusieurs. Au nombre de ceux-ci, on peut citer la statue du roi fondateur du Tchingoumin Adisso, la mare aux caïmans sacrés de Ouèssè, l'esplanade de l'homme magico-spirituel Agbakossian, le panthéon de la résistance panafricaine, l'avenue du colon, la prison coloniale, le musée de chasse et du Fa… A cette liste s’ajoutent le palais royal de Savalou situé au pied des collines, le mausolée du roi Soha à Zounzonkanmê, les collines jumelles de Kpataba, le palmier à sept branches (troncs) de Miniki, le vodoun Dankoli, la colline Allokpasso de Monkpa qui garde à ce jour les traces de la bataille entre un chasseur et un buffle, de même qu’une piscine naturelle centenaire. Si devant cette longue liste, on peut s’émerveiller, une descente sur les lieux a vite fait de décourager le visiteur. La plupart des sites sont en ruine ou à l’abandon. En lieu et place des guides touristiques, ce sont les hautes herbes qui accueillent les visiteurs. Les difficultés d’accès aux lieux témoignent de la quasi-absence de vie humaine à même d’entretenir les lieux pour les maintenir en état de fréquentation. Entre ruine et abandon Si la statue du roi fondateur du Tchingoumin Adisso tient encore debout, c’est sans doute parce qu’à un moment donné, certains esprits éveillés ont eu à ériger autour une baie vitrée pour la préserver des intempéries. Plusieurs fois, elle a été éprouvée et réhabilitée, d’où l’idée de la baie vitrée, confirme un habitant de Lowo dans l’arrondissement de Savalou-Aga, lieu de l’implantation. Des actions futures sont envisagées pour valoriser davantage ce site, confie Paterne Djidéwou Tchaou, acteur culturel. « Il est envisagé de déplacer les populations environnantes pour en faire un village artisanal », indique-t-il. Tous les autres sites de la commune n’ont pas cette chance. La prison coloniale de Savalou est tombée en ruine. Elle n’existe que de nom, regrette-t-on dans la localité. Mais c’est surtout au niveau de la mare aux caïmans que la désolation est grande. Le « Dehouinzoun » comme on l’appelle en langue locale Mahi s’étend sur une superficie de 44 hectares. Dès son arrivée, le visiteur est accueilli par un défilé de petits et gros caïmans qui, lorsqu’ils n’en peuvent plus de l’eau, viennent se poster aux abords de la mare pour un bain de soleil. L’énorme reptile prend des airs pour le plus grand bonheur du visiteur qui ne peut se lasser du spectacle. Seul hic, le lieu est abandonné à lui-même. Pas de guide ni d’instructeur. L’accès n’est pas contrôlé. Qui veut, entre et en ressort. Au cours de notre reportage, Mahuton Alia, natif de Savalou en mission en Côte d’Ivoire et revenu au pays, était en visite avec des amis. Une vingtaine de touristes occasionnels dont la moitié est constituée d’enfants découvrent ainsi la marre aux caïmans. Les visiteurs déplorent l’absence d’un guide sur les lieux et se sont contentés du spectacle comme tout autre visiteur. Ce lieu aurait pu constituer une source de devises pour la commune, fait-il observer. Ce qui l’inquiète davantage, c’est la violation des règles qui devraient régir les lieux. « Pour ce que je sais par rapport à cette mare, il y a des interdits et des règles qu’il faut respecter parce qu’il s’agit avant tout d’un endroit sacré. En l’absence de toute présence recommandée (pas même un gardien), il est à craindre pour les exigences de ces lieux », se désole Mahutin. Selon lui, on aurait pu former un personnel d’accueil, réhabiliter les lieux, et mettre en place des pisteurs et guides qui travaillent sur un circuit touristique à faire visiter. En novembre 2020, à l’occasion de la tournée nationale du chef de l’Etat dans les 77 communes du Bénin, Dèlidji Houindo, maire de la commune, avait clairement indiqué que « Savalou attend beaucoup du chef de l’Etat ». Savalou, c’est d’énormes potentialités touristiques, cultuelles, culturelles et économiques en quête de valorisation. La cité des Soha entend se positionner comme une escale touristique incontournable au cœur du Bénin et attend l’appui du gouvernement à ce propos, avait clairement indiqué le locataire de l’hôtel de ville. Un patrimoine à ne pas négliger A l’instar de toutes les localités du Bénin, porteuses d’un patrimoine culturel et touristique grandeur nature, Savalou est riche d’un patrimoine culturel immatériel important. A cela s’ajoutent la fabrication du gari, et les spécialités gastronomiques autour de l’igname… « Savalou n’est donc pas un terrain à négliger », relève Pacôme Comlan Alomakpé, gestionnaire de patrimoine. Celui-ci reconnait, même s’il n’a pas eu l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le cas spécifique du patrimoine culturel de la commune, qu’elle a été tout de même marquée par l’histoire des royautés et de l’esclavage. On lui doit aussi un paysage accidenté qui suscite ordinairement curiosité et émerveillement, indique-t-il. On citera dans ce registre, la colline Allokpasso de Monkpa. Une merveille centenaire qui, à ce jour, continue d’être une grande curiosité. Juché dans les hauteurs de la commune, la légende raconte que cet amas de pierres a été le témoin d’un farouche combat entre un chasseur et un buffle. Des traces d’animaux et de couteau, des pas d’homme et quelques autres indices témoignent de la présence humaine et animale sur les lieux. L’histoire racontée à propos est-elle la vraie ? Difficile à dire. Même Paterne Djidéwou Tchaou, qui travaille à la restauration du patrimoine savalois n’en sait pas plus. « Nous nous contentons de la version contée par les devanciers », note-t-il, avec sourire. Ce qui est certain, selon lui, c’est que ces traces ont une histoire. Pour se convaincre que ces lieux ont une histoire singulière, il faut gravir trois collines pour tutoyer une piscine naturelle. Une vaste étendue d’eau qui ne s’assèche jamais, selon les témoignages, peu importe les saisons. A la visite des lieux, une seule question demeure. Comment une étendue d’eau s’est-elle trouvée à des dizaines de mètres du sol sans jamais tarir depuis des centaines d’années ? Autre vestige centenaire de la commune, le mausolée du roi Soha situé à Zounzonkanmê. Tout ici est histoire et se fait raconter avec aisance. Le village aux trois noms, Akpatagon, Yota et Zounzonkanmê, abrite plusieurs sites dont le plus important est celui d’intronisation des nouveaux rois de la commune. « Ne devient réellement roi de Savalou que le souverain qui est passé ici pour son rite d’initiation et d’intronisation », nous confie le gardien des lieux. Ici comme un peu partout sur les autres sites, la ruine dicte sa loi. L’état des lieux laisse lire l’abandon. Le chef de terre, las de remettre les lieux en ordre à ses frais, lâche prise à petits coups. Pis, «ce lieu se désacralise», laisse-t-il entendre. «Il fait l’objet de peu d’intérêt », poursuit-il. La mare à silures avec ses mille interdictions, le fétiche Bossikpon, le baobab centenaire qui perd de sa superbe de jour en jour… Le complexe culturel et cultuel qui ceinture le mausolée du premier roi de Savalou ne manque pas d’inquiéter les habitants de Zounzonkanmê. Les derniers travaux de réhabilitation des lieux remontent à 1986 grâce à l’appui de l’Unesco. « Le délabrement, le manque d’entretien et l’insuffisance de la valorisation des sites touristiques et patrimoniaux sont notoires. Les actions concrètes réalisées restent bien insignifiantes face à l’abondance des sites à mettre en valeur », analyse le gestionnaire de patrimoine Pacôme Comlan Alomakpé. On découvre pourtant dans la plupart des localités du pays, « une richesse immense, des sites touristiques et patrimoniaux divers, variés et énormes. Mais très peu sont valorisés ». Cette situation, indique-t-il, est la conséquence de plusieurs paramètres. Il cite entre autres « l’inconstance de la volonté des autorités de l’Etat central et des collectivités locales, l’insuffisance des ressources humaines et financières affectées pour la cause des sites touristiques et patrimoniaux ». La part du budget national ou communal affectée aux actions de valorisation, d’aménagement ou d’entretien des sites touristiques est très faible, regrette-t-il. « Les résultats ne sont pas de nature à nous enthousiasmer… » Des efforts sont en cours depuis 2016. Une volonté politique clairement affichée, d’importantes ressources manifestement engagées pour la cause du patrimoine culturel, relève Pacôme Alomakpè. « Nous voyons de plus en plus les résultats des projets phares et prioritaires du gouvernement actuel dont certaines villes notamment, Ouidah, Porto-Novo, Abomey portent les marques. J’ajoute à cela, les impacts de certains projets qui existent grâce à l’orientation politique mise en place par l’Etat en matière de valorisation du patrimoine culturel à travers le tourisme ». Ces observations, le spécialiste des questions patrimoniales les relève bien et en vient à la conclusion qu’il y a « une abondance de textes et de promesses … mais les résultats observés ne sont pas de nature à nous enthousiasmer, ni à nous satisfaire ». On pouvait mieux faire quand on sait que les chantiers sont énormes et que tout est à refaire en matière de protection du patrimoine culturel, souligne-t-il. Contrairement à certains, celui-ci ne désigne pas l’Etat comme l’unique responsable de la situation. « Tous, coupables », lance-t-il. « Les responsabilités se situent à degrés divers. Ce qui incombe aux populations et aux gestionnaires du patrimoine est moindre par rapport à ce qui relève de l’obligation et des engagements de l’administration, qu’elle soit centrale ou décentralisée. Les premiers ne peuvent agir que si les derniers autorisent, motivent, organisent et mettent en place le cadre favorable ». Pour inverser la tendance, suggère-t-il, il faut à la fois des actions organisées, des actions concertées et des actions renouvelées. Il faut surtout, selon lui, mettre à profit les compétences nationales. « On doit déployer des moyens et ressources importants pour la cause tout en y faisant un usage et une exploitation conséquents », pense-t-il. Dans cette dynamique, les ressources humaines bien formées et qualifiées doivent être mises à contribution avec une logique de recyclage et d’adaptation aux réalités du marché. Les offres d’une destination moderne et améliorée se distinguent par la qualité des prestations des acteurs qui les proposent, plaide le gestionnaire de patrimoine. Culture 02 nov. 2022


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