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La 9e édition de l’Epiphanie des musiques et rythmes traditionnels authentiques des régions de l’Ouémé et du Plateau s’est tenue le dimanche 20 janvier dernier à Porto-Novo, sous le parrainage du ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, avec la présence remarquée d’invités venus de la France et de la Martinique.
La section Porto-Novo de la Confédération nationale des musiciens traditionnels du Bénin (Conamutrab) maintient le cap de la valorisation des richesses artistique et culturelle de l’Ouémé-Plateau. Elle en a donné une fois encore la preuve, dimanche 20 janvier dernier, à travers la célébration de l’Epiphanie des musiques et rythmes traditionnels authentiques des régions de l’Ouémé et du Plateau qui est à sa neuvième édition cette année. Cet évènement artistique et culturel a été parrainé par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. Celui-ci dit avoir surtout donné son accord pour ce projet pour accompagner la dynamique nouvelle insufflée par le président Patrice Talon visant à révéler le Bénin ici et au-delà de ses frontières à travers ses richesses culturelles et artistiques. Ce qui passe, selon le ministre, par des actions concrètes au quotidien.
Le président de la Confédération nationale des musiciens traditionnels du Bénin (Conamutrab) de l’Ouémé-Plateau, Symphorien Zanklan alias Pi-Di Symph a salué l’intérêt porté par le ministre Jean-Claude Houssou au projet d’organisation de l’évènement. A son avis, ce soutien témoigne de l’engagement du ministre à souscrire aux objectifs de cette initiative qui vise surtout le développement artistique et culturel du Bénin en général et des départements de l’Ouémé et du Plateau en particulier. Evoquant ses objectifs, Symphorien Zanklan souligne que l’initiative entend, par ailleurs, faire découvrir tous les rythmes et musiques pratiqués par les ancêtres, s’informer sur leur signification, leur valeur, leur utilité et leur portée dans le temps et dans l’espace. La section
Ouémé-Plateau de la Conamutrab saisit également l’occasion de cette célébration annuelle pour distinguer de leur vivant certains acteurs des musiques et des rythmes authentiques des deux départements. L’initiative est encouragée par le bureau exécutif national de la Conamutrab représenté aux festivités, dimanche dernier, par son trésorier général, Albert Coffi Bessanvi du nom d’artiste Gbessi Zolawadji. Ce dernier se dit très satisfait de constater que la relève se prépare dans l’Ouémé-Plateau à travers notamment l’organisation de l’épiphanie artistique et culturelle.

La grande prêtresse Adélansi, haut dignitaire des cultes endogènes « Mami-Wata », a entamé les rituels liés à son retour des forêts sacrées du Ghana et du Togo dans le cadre de l’apparition mystérieuse au Bénin, de la pierre sacrée de la divinité « Ata-Kpessou ». Les festivités d’actions de grâce se déroulent à Porto-Novo et s’étalent jusqu’au mois de mars prochain.
Procession de retour et festivités au temple de la divinité « Ata Kpessou » au quartier Tokpota à Porto-Novo. Ce sont les temps forts de la cérémonie entamée par la grande prêtresse Adélansi, haut dignitaire des cultes endogènes « Mami-Wata » dans le cadre de la célébration de son retour des forêts sacrées du Ghana et du Togo suite à l’apparition mystérieuse au Bénin, de la pierre sacrée de la divinité « Ata-Kpessou ». Ces deux rituels sont les premiers d’une série qui s’étendent jusqu’en mars prochain.
Selon la grande prêtresse Adélansi, cette pierre sacrée qui lui est apparue mystérieusement, serait vieille de plus de 350 ans de l’histoire commune à plusieurs peuples de l’Afrique de l’ouest (Adja, Guin, Evé, etc.) concentrés désormais au Bénin. « Cette pierre sacrée qui m’est apparue est une pierre authentique qui, de par sa texture, sa forme, bref ses caractéristiques, s’identifie à la pierre sacrée qui était le symbole de la pureté pour nos ancêtres, il y a plusieurs centaines d’années », souligne-t-elle. Pour elle, la présence de cette pierre dans son temple rend davantage sacré son site où toute personne peut passer faire des demandes, des prières avec la certitude qu’elles se réalisent. Mieux, la prêtresse annonce pour bientôt une forêt sacrée consacrée à cette pierre mystérieuse qui sera un lieu de pèlerinage mondial. Ce qui va accroître, se réjouit-elle, le potentiel touristique et attractif du Bénin et fédérer tous les pays ayant cette culture, cette foi commune autour d’une fraternité solide. La grande prêtresse invite à la patience ceux qui veulent voir physiquement la pierre sacrée en question. Elle rassure que la présentation publique sera faite au moment opportun, en l’occurrence lors de la cérémonie dite Kpessosso, c’est-à-dire prise de la pierre sacrée. « Faire sortir maintenant la pierre sacrée pour les non initiés sans passer par les rituels dont j’ai parlé plus haut, est un signe de profanation », précise la prêtresse qui avait à ses côtés plusieurs hauts dignitaires des cultes endogènes dont des sages et têtes couronnées du Togo, du Ghana et du Bénin.

La Banque africaine de développement (Bad) a rendu public son Rapport 2019 sur les perspectives économiques en Afrique, jeudi dernier. Ce rapport mentionne que les perspectives de croissance économique du Bénin sont bonnes, mais restent vulnérables aux chocs extérieurs. Il souligne également que la croissance du Produit intérieur brut (Pib) réel devrait être de 6,3 % en 2019 et de 6,8 % en 2020.
Les principaux défis pour le Bénin en 2019 sont la diversification des exportations et la modernisation des services commerciaux et de transport. C’est l’un des aspects soulignés par le Rapport de la Banque africaine de développement (Bad) publié jeudi dernier sur les perspectives économiques en 2019.
Selon le rapport, la croissance du Produit intérieur brut (Pib) réel a été estimée à 6,0 % en 2018, contre 5,4 % en 2017, en raison des bonnes performances de l’agriculture, en particulier du coton (+5,6 %). Pour ce qui concerne le secteur industriel, il est de +6,7 %, tiré par les usines d’égrenage (+18 %) et du secteur du bâtiment et travaux publics (+8,5 %). Le secteur des services a progressé de 7,5 % grâce au dynamisme des transports, des postes et des télécommunications (+10,6 %), des banques et autres institutions financières (+9,5 %), du commerce et des industries alimentaire et hôtelière (+6,9 %).
Du côté de la demande, le document souligne que la croissance a été tirée principalement par la consommation finale (+3,6 %). Le déficit commercial, quant à lui, s’est légèrement réduit, passant de 9,1 % du Pib en 2017 à 8,3 % en 2018.
Le déficit budgétaire, les dons compris, a été ramené à 4,7 % du Produit intérieur brut en 2018, contre 5,9 % en 2017, grâce à la mobilisation des recettes (1,2 % du Pib) et à la réduction des dépenses courantes. La dette intérieure (60% de la dette publique totale) représentait 30,9 % du Pib et le risque de surendettement est passé de faible à modéré. Le Bénin mène une politique monétaire commune mise en place par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.
Facteurs positifs et négatifs
Quant aux perspectives relatives aux facteurs positifs et négatifs, le rapport de la Bad indique que la croissance du Pib réel devrait être de 6,3 % en 2019 et de 6,8 % en 2020. La croissance du secteur de l’extraction de matières premières devrait atteindre 5,7 % en 2019, tirée principalement par le secteur du coton. La croissance industrielle devrait augmenter de 13,3 % en 2019, grâce aux secteurs du bâtiment et des travaux publics (croissance de 25 %) et de l’électricité et de l’eau, qui devraient croître de 8 % lorsque la centrale électrique de Maria-Gléta de 120 MW entrera en production. Le déficit budgétaire devrait se stabiliser à 2,6 % du Pib en 2019 et à 1,9 % en 2020. La dette publique totale devrait tomber à 53 3 % du Pib en 2019 et 48,9 % en 2020.
Dans le cadre du Plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025 et du Plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle 2017-2021, sept pôles de développement agricole ont été créés en 2017. La stratégie de promotion de plusieurs sous-secteurs – maïs, riz, coton, noix de cajou, manioc et ananas – se poursuit.
Les procédures de création d’entreprises se sont améliorées. Les réformes du secteur de l’électricité engagées en 2016 devraient améliorer la gouvernance et doubler la capacité installée à
500 MW d’ici 2021. Le taux brut de scolarisation a été estimé à 124,82 % en 2015, et la mise en œuvre de la Politique nationale de l’éducation 2018-2021 devrait améliorer les performance dans le secteur.
Membre de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Bénin est fortement intégré au marché régional. Soixante-dix pour cent (70 %) des exportations du pays sont destinées à l’espace Cedeao (principalement le Nigeria). Cependant, les opportunités commerciales régionales ont été réduites depuis 2015 en raison des réformes économiques au Nigeria. Ces réformes ont supprimé les subventions du secteur pétrolier et gazier et interdit la réexportation de riz, de voitures et de vêtements usagés.
Le port de Cotonou reste, selon le Rapport, un couloir de transit pour les pays de l’hinterland comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
En général, note le document, les perspectives de croissance économique sont bonnes pour le Bénin, mais restent vulnérables aux chocs extérieurs, en particulier les pluies, les prix mondiaux du coton et du pétrole, et l’évolution de la situation économique du Nigéria.
Les trois domaines pris en compte par le Rapport
L’édition 2019 du rapport est axée sur trois domaines : les performances et les perspectives macroéconomiques de l’Afrique?; l’emploi, la croissance et le dynamisme des entreprises?; et les mesures d’intégration en faveur de la prospérité économique de l’Afrique. Même s’il y a une hausse de la dette publique en Afrique, précise le Rapport, «?il n’existe aucun risque systémique de crise de la dette?». Et, au vu de la croissance de sa population active aujourd’hui, l’Afrique doit créer quelque 12 millions d’emplois nouveaux chaque année pour éviter que le chômage n’augmente. Ce « qui implique un effort d’industrialisation concerté s’appuyant sur l’avantage comparatif des pays », souligne le rapport.
Le rapport comble un déficit important en matière de connaissance des économies africaines, grâce à ses analyses systématiques, rigoureuses et comparatives.

Le projet de construction des marchés urbains et régionaux, contenu dans le Programme d’actions du gouvernement, entre dans sa phase de réalisation. En prélude au démarrage des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, expose les dispositions prises pour que les usagers des marchés retenus aussi bien à Cotonou, Abomey-Calavi qu’ailleurs dans le septentrion soient bien relogés.
La Nation : En quoi consiste le projet de construction des marchés ?
L’objectif est que nous allons réaménager et rénover les marchés urbains et régionaux. Il y en a trente-cinq au total. Nous sommes dans un processus avec tous les usagers des marchés. Le chef de l’État les a reçus pour leur expliquer pourquoi il fallait entamer le processus de rénovation des marchés.
Je ne vais pas revenir sur les problèmes qui se posent dans nos différents marchés. Le projet de rénovation des marchés comporte trois volets. Il y a la rénovation des marchés urbains et la construction des marchés régionaux, la construction d’un mall pour abriter le commerce que nous appelons le commerce noble, cosmétique, bijoux, textile et la construction d’un marché de gros que nous appelons une plateforme agroalimentaire pour tout ce qui peut être commerce de gros.
Où en est le gouvernement dans ce projet de rénovation des marchés ?
L’étape où nous sommes aujourd’hui, c’est que nous avons fini les études et la passation des dix marchés de la phase 1. Les entreprises vont démarrer leurs travaux à la fin du premier trimestre de 2019. Parmi ces dix marchés, nous avons sept marchés urbains et trois marchés régionaux dont Ouègbo, Glazoué, Azovè et nous lançons en même temps l’appel d’offres de la phase 2 pour dix autres marchés dont huit urbains et deux régionaux. Donc, sur 2019 et 2020, nous allons réaliser vingt marchés sur les trente-cinq que nous avons prévus et à la fin de 2020, lorsque nous aurons fini avec les vingt marchés, nous lancerons la troisième phase. Nous entrons enfin dans la phase concrète. Les dispositions pratiques comme le relogement pour libérer la place pour les travaux sont prises. Vous avez compris que nous sommes obligés de subdiviser les travaux en phases, parce qu’il n’est pas possible dans Cotonou de trouver des sites de relogement pour déplacer vingt marchés à la fois. En procédant comme pour l’asphaltage où nous allons pas à pas, nous lançons dix maintenant et dans six mois, nous lancerons dix et en 2020, nous lancerons le reste.
Quelles sont les dispositions prises pour le relogement ?
Les femmes vont vivre normalement le relogement. L’engagement que le président a pris, c’est qu’on ne déplacera personne si là où il doit rester ou le nouveau marché qu’il doit rejoindre n’est pas terminé. Aujourd’hui, nous avons identifié tous les sites de relogement. Nous sommes en train de les aménager et je dois vous dire que le relogement va commencer bientôt. Si quelqu’un est à Gbégamey, il ira à côté au niveau du site de regroupement des déchets à deux cents mètres. Tout le marché va se déplacer pour que les usagers retrouvent leurs marchands au même lieu. Il y aura des désagréments, ne nous leurrons pas. Mais, c’est pour avoir de meilleures conditions plus tard. Nous avons des marchés où des infirmeries, des garderies, des salles polyvalentes et même des administrations ainsi que la sécurité sont prévues. Ce sont des marchés à deux niveaux comme des marchés de Treichville en Côte d’Ivoire. Autant de commodités qui nous permettent d’absorber le trop plein qu’il y aurait dans la ville. Après, il n’y aura plus de marchands sur nos trottoirs. Nous demandons la collaboration des usagers des marchés et la patience, nous allons faire en sorte que les difficultés soient minimisées.
Actualités 22 janv. 2019

L’Association des yoruba du Bénin a vu le jour, à la faveur d’une assemblée générale constitutive qui s’est tenue, samedi 19 janvier dernier, à Porto-Novo. A l’issue des travaux, un bureau de vingt membres présidé par l’ancien ministre John Igué a été mis sur pied pour concrétiser les ambitions du creuset notamment la valorisation de la langue et la culture yoruba.
Les yoruba du Bénin resserrent leurs liens de fraternité. Ils ont décidé de se mettre ensemble pour promouvoir leur culture et leur langue. La graine de cette fraternité a été semée, samedi 19 janvier dernier, à la Maison internationale de la culture de Porto-Novo où les filles et fils de descendance Oduduwa du Bénin ont porté sur les fonts baptismaux leur association.
Pour le président du comité préparatoire, l’ancien ministre John Igué, la naissance de ce creuset était plus que nécessaire au regard des mouvements identitaires qui s’observent aujourd’hui dans le monde. Bien que l’on soit à l’ère de la mondialisation, les gens ne sont pas à l’aise dans ce système planétaire. Ils sont obligés de mieux s’organiser pour avoir une place au soleil avec leur culture et leur civilisation. « Ce que nous faisons c’est de mieux nous organiser pour pouvoir mieux participer aux mouvements de la mondialisation et du multi-nationalisme pour ne pas être piétinés par les grands », souligne-t-il. Car, à l’en croire, depuis près de 60 ans, le Bénin marche au rythme de la culture du colon. Mais, il a été noté que cette façon de faire n’a pas fait avancer le pays. Pis, la pauvreté s’accentue, constate-t-il. Pour John Igué, le temps est enfin venu pour que les yoruba prennent leur destin en main. La communauté yoruba du Bénin se doit de se lever pour marcher au diapason des mouvements mondiaux qui vont contre cette dénomination coloniale. Plusieurs pays l’ont déjà compris. Il cite l’Etat de Lagos au Nigeria qui a annoncé que d’ici 2020, seul le yoruba sera la langue parlée. L’anglais n’y sera plus parlé. Mieux, le Brésil a aussi décrété, il y a quatre mois, le yoruba comme deuxième langue, informe l’ancien ministre John Igué. Les yoruba du Bénin ne sauraient rester en marge de tout cela. D’où la mise sur pied de l’association afin de permettre à toute la communauté yoruba du Bénin de suivre le mouvement mondial en faveur de la promotion et de l’émergence de sa civilisation. « Nous voulons sauver nos enfants, surtout ceux qui sont à l’étranger et qui ne parlent pas du tout la langue yoruba, bien qu’ils portent des noms yoruba. Si l’on ne fait rien, ils sont perdus à jamais », soutient le président du comité préparatoire.
Un mandat d’un an
L’association entend donc inverser la tendance à travers la réalisation de certaines actions concrètes, notamment la rénovation de la culture yoruba et la restauration des palais royaux, base du développement de la culture yoruba. Il est prévu également l’ouverture d’ici 2020 d’une école où il sera enseigné deux programmes : l’un francophone et l’autre yoruba pour récupérer « les enfants perdus » et l’organisation d’une fête identitaire yoruba comme c’est déjà le cas avec Wémèxwé, Nonvitcha et autres. L’objectif de l’association a été jugé noble par les différents intervenants dont le parrain du congrès constitutif, Emile Paraïzo, la marraine Koubourath Osséni, le représentant du roi d’Oyo, prince Adéyèmi Hassan et le représentant de l’ancien président de la République du Nigeria, Olagunsoyé Oyinlola. Tous ont mis l’accent sur le caractère apolitique de l’association et ont prié Dieu et les mânes des ancêtres pour que les défis soient relevés. L’initiative a mobilisé des délégations venues de Kétou, Ifangni, Adjarra, Sakété, Pobé, Adja-Ouèrè, Bassila, Dassa-Zoumè, Savè, Tchaourou, Bantè, Savalou, Abomey-Calavi, Ouidah, Natitingou, Djougou et Kandi.
L’autre temps fort des travaux, après la cérémonie d’ouverture, a été l’élection du bureau. Le choix a été porté sur le président du comité préparatoire, l’ancien ministre John Igué pour présider aux destinées de l’association pour un mandat d’un an. Il sera aidé dans sa mission par 19 autres membres dont Macaire Oniloudé au poste de secrétaire général, Assan Adjibola comme trésorier général et le conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Félix Adimi au poste de conseiller à la Communication. Ce dernier ne cache d’ailleurs pas sa joie pour le succès de cette cérémonie qui a mobilisé les rois les plus représentatifs de l’aire culturelle yoruba au Nigeria. Il revendique avec fierté son origine yoruba, cette langue qui constitue le ciment et le trait commun de tous les descendants d’Oduduwa de par le monde.
Benjamin Hounkpatin[/caption]Les malades souffrant de la fièvre hémorragique à virus Lassa sont guéris. Tels sont les propos du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au cours d’un point de presse vendredi 18 janvier dernier à son cabinet à Cotonou.
« Tous les malades qui ont été diagnostiqués depuis le 7 décembre 2018 ont été guéris », a fait savoir le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Ceci suite aux conclusions des analyses qui se sont révélées négatives pour tous les patients confirmés malades et suivant un traitement.
En effet, dans la commune de Natitingou, selon le ministre, en dehors du malade confirmé positif à la fièvre hémorragique à virus Lassa, sa conjointe malade et suspectée Lassa a été également confirmée par le laboratoire. Sous traitement, l’évolution a été favorable pour eux. Le couple malade est déclaré guéri et sorti de l’hospitalisation après les résultats de contrôle négatifs, a confirmé Benjamin Hounkpatin.
A Parakou, « les cinq malades confirmés ainsi que l’enfant malade probable de fièvre hémorragique à virus Lassa sont également tous guéris et sortis de l’hôpital après le contrôle de laboratoire », a déclaré le ministre de la Santé.
Il faut noter que du début de l’épidémie, c’est-à-dire du vendredi 7 décembre 2018 au vendredi 18 janvier 2019, sept malades ont été enregistrés et confirmés Lassa et un malade probable de Lassa. Tous sont sortis de l’hospitalisation, guéris, à en croire le ministre satisfait. Dix autres malades suspects de fièvre hémorragique à virus Lassa ont été enregistrés par le système de surveillance épidémiologique mais ils sont tous déclarés par le laboratoire, négatifs.
Selon Benjamin Hounkpatin, « les activités de riposte se poursuivent avec la veille sanitaire et les sensibilisations à l’endroit des populations ». Il a invité les populations à être vigilantes et à notifier aux agents de santé, toute personne malade suspecte de fièvre hémorragique à virus Lassa, gardée et traitée à domicile ou chez un guérisseur, en particulier ceux provenant du Nigeria ou des zones en épidémie au Bénin ou au Togo. Parlant du traitement, le ministre de la Santé précise qu’il est efficace et gratuit à condition de vite détecter le malade et de lui administrer les soins. Il a saisi une fois encore l’occasion, pour demander aux populations d’observer les mesures d’hygiène et d’éviter la manipulation et la consommation des rats et tout contact avec une personne suspecte ou malade de cette fièvre.

Bank of Africa (Boa-Bénin), Nsia Bank ex-Diamond Bank et la Société générale du Bénin, où l’accusé Emile Tégbénou avait ouvert des comptes, étaient à nouveau à la barre, vendredi 18 janvier dernier, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), dans le cadre du jugement de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services. Mais, l’audience s’est déroulée avec des fortunes diverses pour les représentants de ces différentes banques invitées à s’expliquer sur comment elles appliquent la loi n°2006-14 du 31octobre 2006.
L’ex-Diamond bank actuelle Nsia Bank est dans le collimateur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). A travers son représentant, cette banque a eu chaud à la barre, vendredi dernier, dans le cadre du procès Icc-Services, pour n’avoir pas bien appliqué la loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin à l’encontre de son client Emile Tégbénou par rapport aux opérations suspectes de ce dernier. Et, pendant ce temps, la Bank of Africa (Boa-Bénin) et la Société générale du Bénin (Sgb), dans une certaine mesure, ont respecté les exigences de cette loi.
En effet, la Criet attendait principalement deux choses de la Bank of Africa (Boa-Bénin), de l’ex-Diamond Bank actuelle Nsia Bank et de la Société générale du Bénin où l’accusé Emile Tégbénou avait ouvert des comptes aussi bien en son nom propre qu’au nom de la Société nouvelle alliance du Bénin (Snab) dont il est le promoteur. Les représentants de ces différentes banques devraient faire le point, preuves à l’appui, des opérations de ce dernier, surtout sur la période d’exercice d’Icc-Services de 2006 à 2010. En plus, ils devraient apporter la preuve qu’elles ont fait de déclaration d’opérations suspectes, si elles en avaient relevé dans le temps, comme l’exige la loi n°2006-14 du 31octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin. Ce texte leur fait obligation d’alerter la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) de toute opération suspecte à partir de 50 millions F Cfa pour un client habituel et 10 millions F Cfa pour un client occasionnel.
Les chefs d’agence Boa-Pont de Porto-Novo, Thierry Mèhouénou, de la Société générale du Bénin Catchi de Porto-Novo, Armelle Hodonou, tous deux en service au moment des faits, et le représentant de Nsia Bank, ex-Diamond Bank, Serge Houndété, avaient été écoutés, mercredi 9 janvier dernier, par la cour de céans sur la question. Mais les relevés de comptes et autres documents produits par ces banques sur leurs clients Emile Tégbénou et la Snab avaient été jugés non convaincants tant par la cour que par les avocats. Les banques ont alors été invitées par le président de la cour, Edouard Cyriaque Dossa, à revenir avec certains documents devant renseigner avec précision sur la traçabilité des mouvements de compte de l’accusé. Le procureur spécial près la Criet, Ulrich Gilbert Togbonon, assurant le rôle de ministère public dans ce procès Icc-Services, a par ailleurs demandé au représentant de la Boa-Bénin de vérifier dans les livres de la banque si Emile Tégbénou, en dehors du compte qu’il a ouvert à l’agence Pont de Porto-Novo, n’en a pas d’autres ailleurs, notamment à l’agence Boa Abomey-Calavi. Le procureur spécial tenait à cette vérification au regard des informations concordantes qui lui sont parvenues et faisant état de ce que l’accusé avait un compte à Abomey-Calavi. Ce que ne reconnait pas Emile Tégbénou au départ. Mais, il a fini par être par la suite prudent dans sa réponse face à l’insistance de l’avocat général Ulrich Gibert Togbonon qui était visiblement sûr de son affaire.
Tour à tour, les représentants des banques ont déposé. Faisant le point des opérations d’Emile Tégbénou, Thierry Mèhouénou a renseigné la cour, documents à l’appui, que le client n’a jamais atteint le montant seuil fixé par la loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin, lors de ses opérations au niveau de l’agence Boa-Pont de Porto-Novo. Les opérations de dépôt et de retrait vont de 200 mille à 6, 3 millions F Cfa au maximum. Toutefois, le représentant de Boa-Bénin révèle qu’Emile Tégbénou avait effectivement un autre compte à l’agence Boa d’Abomey-Calavi. Mais, ce compte était crédité de gros versements que le client a retirés à l’agence Boa de Porto-Novo. La régularité des opérations de versements sur le compte, le niveau des montants versés et la multiplicité des déposants avaient amené la Boa-Bénin à faire le 3 mars 2010, la déclaration d’opérations suspectes à la Centif concernant le client Emile Tégbénou. Thierry Mèhouénou a satisfait la cour en apportant les pièces justificatives de cette déclaration avec accusé- réception.
La même diligence a été faite par la Société générale Bénin (Sgb). Armelle Hodonou a fait le point retracé des diverses opérations sur le compte d’Emile Tégbénou à l’agence Sgb Catchi à Porto- Novo. Il ressort que les montants des versements et des retraits sont de 200 mille, 5 millions, 10 millions F Cfa, 20 millions F Cfa et même 90 millions de F Cfa. Ce qui dépasse le plafond fixé par la loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux. Mais, la Sgb n’est pas restée sans réaction. Elle a fait la déclaration d’opérations suspectes à la Centif contre Emile Tégbénou le 25 novembre 2010. Mais, cette déclaration a été jugée tardive par le président de céans, Edouard Cyriaque Dossa, parce qu’elle a été faite au moment où le client était déjà en détention provisoire à la prison civile de Cotonou.
Armelle Hodonou dit ne pas savoir si la banque a eu à faire des alertes en direction de la Centif avant celle du 25 novembre 2010 dont elle a apporté la preuve. La cour tient à écouter la Centif par rapport au sort réservé à ces différentes déclarations d’opérations suspectes contre Emile Tégbénou.
Mais, le mauvais élève était l’ex-Diamond Bank actuel Nsia Bank. Le représentant de cette banque, Serge Houndété, a relevé que le client Emile Tégbénou a fait plusieurs opérations suspectes de 2008 à 2010.
Pas de déclaration de soupçons
Mais malheureusement, il n’y a pas eu de déclarations de soupçons. Pourquoi la banque s’est-elle abstenue de faire cette déclaration, demande le président de la cour. « C’est peut-être une mauvaise compréhension de la loi », répond-il tout en précisant qu’il n’était pas encore à la banque au moment des faits. Cette loi doit être respectée. La déclaration d’opérations suspectes est une obligation. Etes-vous complice, auteur ou co-auteur de la situation ? « Je ne suis ni complice, ni auteur », répond Serge Houndété. Mais, il a informé la cour que l’ex-Diamond Bank est l’une des premières banques à avoir attiré l’attention de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) sur l’existence d’Icc-Services. La banque aurait également fait, dans le temps, des communiqués pour sensibiliser les populations sur ce phénomène de collecte d’épargne et de placement de fonds. Cependant cette réponse n’a pas convaincu la cour qui a mis Serge Houndété à la disposition du parquet spécial de la Criet. Le représentant de l’ex-Diamond Bank a été sorti du rang de ses deux autres confrères banquiers assis à la barre. L’avocat général Ulrich Gilbert Togbonon lui a demandé d’aller s’asseoir dans le public, le temps qu’il revienne certainement à lui après la suspension de l’audience. Le président de la cour s’y est opposé. Edouard Cyriaque Dossa a demandé au procureur spécial de le sortir. Serge Houndété sera alors conduit hors de la salle par la Police.
Me Elie Vlavonou-Kponou, conseil de l’ex-Diamond Bank et actuelle Nsia Bank qui n’était pas dans la salle d’audience, mais qui suivait en direct les débats à la radio, fait son entrée quelques minutes après le retrait manu militari de son client. Il a voulu prendre la parole et faire certaines observations sur la situation. Mais le président de céans lui a fait comprendre qu’il ne saurait intervenir. Il aura l’occasion de le faire en son temps. Edouard Cyriaque Dossa précise, tout de même, qu’il a mis le représentant de Nsia à la disposition du parquet spécial près la Criet pour qu’il soit entendu sur les raisons pour lesquelles la banque n’a pas fait la déclaration d’opérations suspectes contre Emile Tégbénou comme l’exige la loi. Mais les avocats de la partie civile engagés dans le procès disent avoir besoin du représentant de Nsia Bank pour lui poser certaines questions de compréhension. Le procureur spécial le fera rentrer. Mais, il sera à nouveau sorti par le président de la cour de céans. Pour Edouard Cyriaque Dossa, si les banques avaient bien fait leur travail de dénonciation, le phénomène Icc-Services n’aurait pas eu, peut-être, cette ampleur sur le terrain. Mais, il faut préciser que le représentant de la banque n’a pas été gardé par la police. Il est rentré chez lui après la suspension de l’audience au cours de laquelle la cour a auditionné l’accusé Etienne Tchihoundjro, directeur financier de l’ex-agence Icc-Services Dantokpa. Ce dernier a dit sa part de vérité par rapport à ce qu’il sait de l’affaire pour laquelle il est à la fois employé et victime pour y avoir déposé plus de 100 millions Fcfa, dépôts et intérêts cumulés.

Le gouvernement a mis au cœur de ses actions, le développement de l’écosystème numérique. Il veut en faire un levier important de la réduction de la pauvreté et de la croissance économique. En témoigne sa volonté de dématérialiser les formalités relatives aux marchés publics. L’objectif est d’assurer l’égalité des chances à tout le monde.
A travers ses différentes actions, le gouvernement tient à cœur le bien-être de chacun et de tous. Ce souci, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a tenu à le rappeler, samedi 19 janvier dernier, aux membres de la communauté universitaire de Parakou.
« Que ce soit les réformes initiées ou les investissements engagés, l’objectif est de s’assurer que les infrastructures de base existent. Et que, tous les citoyens, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, jouissent d'une égalité des chances », a insisté le ministre. « En matière de santé, d’éducation et face aux diligences nécessaires pour développer des activités économiques, que chacun ait droit à la même sécurité », a poursuivi Romuald Wadagni, tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire. D’où, selon lui, le sens de responsabilité.
« Entre la réalité de ce que nous faisons et la réalité de ce qu'il reste à faire, puis la perception que chacun a, il y a un écart qu’il faut qu’on s’évertue à combler », a expliqué le ministre. «A l’heure du numérique, il est impérieux que chaque jeune, qu’il soit à Parakou, Natitingou ou ailleurs, ait la même égalité des chances pour l’accès aux marchés publics », a-t-il indiqué, se faisant plus explicite. Désormais, ils n’auront plus à se soumettre aux formalités administratives et autres tracasseries qui les obligeaient à se déplacer et à payer pour avoir les cahiers des charges, ou les déposer. « Dès cette année, avec les progrès faits grâce au développement du numérique, il est possible d’avoir quasiment l’ensemble des pièces administratives exigées pour répondre à un appel d’offres en ligne », a annoncé le ministre. « Sans se déplacer, vous pouvez désormais avoir accès à l’ensemble des marchés publics, télécharger gratuitement les cahiers de charges, assister aux ouvertures. Grâce aux avancées technologiques et aux investissements effectués au niveau du numérique, à partir du second semestre, il y aura la possibilité de répondre directement en ligne dès ce semestre », a-t-il promis. Mieux, à partir de 2020, son ministère mettra en place le système d’évaluation totalement dématérialisé des procédures liées à l’exécution des marchés publics. « Plus besoin de solliciter quelqu’un pour gagner un marché. Il n’y aura que des formulaires à remplir, à faire ses propositions, à assister en direct sur son téléphone à l’ouverture des plis et à l’annonce du résultat », a averti Romuald Wadagni.
Tout comme la déclaration fiscale, l’immatriculation à l’Ifu peut aussi se faire en ligne. Grâce également au ministère de l’Economie et des Finances, la collecte des taxes en ligne est dans sa phase pilote au niveau de la mairie de
Parakou. Très prochainement, elle sera élargie aux 76 autres communes.
En revenant à Parakou, samedi 19 janvier dernier, Romuald Wadagni n’a pas pu cacher son émotion. La dernière fois qu’il a mis ses pieds dans la ville, c’était en décembre 1989. Soit, près de 30 ans. Depuis son entrée au gouvernement, plus d’une fois, a-t-il indiqué à l’assistance, il a fait le programme de venir leur expliquer ce que fait son ministère, ainsi que l’esprit des nombreuses réformes engagées.

Samou Séïdou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines, a procédé, vendredi 18 janvier dernier, à l’inauguration d’infrastructures réalisées dans le cadre du projet d’approvisionnement en eau potable des communes de Glazoué et de Dassa-Zoumè par l’exploitation des eaux souterraines d’une valeur de plus de cinq milliards FCfa, financé par la coopération japonaise.
D’une valeur de 5.350.000.000 F Cfa, l’ouvrage implanté au quartier Zongo à Glazoué a été inauguré en présence de l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, du représentant résident de la Jica, Koichi Sasadate et du directeur de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb), Camille Dansou et des populations entourant les élus locaux avec à leur tête le maire Jacques Dagoué. Avec les nouvelles infrastructures inaugurées, l'eau potable à Glazoué passe d'une consommation quotidienne moyenne de 240 m3 à 590 m3. Une grande avancée à Glazoué. C’est le but du « Projet d'approvisionnement en eau potable par l'exploitation des eaux souterraines des communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué» démarré en 2017 et qui vient de connaitre son achèvement à la satisfaction des populations des Collines qui ont toujours souffert de la rareté de l’eau potable.
Ces infrastructures sont réalisées dans le cadre de l'aide japonaise.Outre l'exploitation des ouvrages existants de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb), la construction de nouveaux ouvrages axée sur le renforcement des capacités relatives à l'exploitation des ressources en eau souterraine ( ouvrages de captage, ouvrages de traitement et de stockage, ouvrages de distribution d'eau) a été mise en œuvre en vue d'une exploitation adéquate des eaux souterraines afin d'accroître le débit entrant et d'améliorer l'accès à l'eau potable par le développement de nouvelles ressources, ont expliqué, tour à tour, le représentant résident de la Jica, Koichi Sasadate et l’ambassadeur Kiyofumi Konishi.
Se réjouissant de l’installation de ces équipements, le Dg de la Soneb, Camille Dansou, ne niera pas que la Soneb, vieille de plus de 25 ans, disposait d’un système d’alimentation en eau potable de la ville de Glazoué ayant atteint ses limites. Ce système ne suffisait plus à satisfaire convenablement la demande en eau sans cesse croissante des populations. Ainsi, rappelle-t-il, la ville de Glazoué est jusqu’ici alimentée en eau potable à partir de quatre forages situés à Yawa, Affepia, Ogoudako, et Zongo d’une capacité totale 20 m3/h. Le réservoir surélevé de 75 m3 et les ouvrages existants pour l’alimentation en eau potable de Glazoué datent respectivement de 1993 et du début des années 2000 avec quelques travaux de réhabilitation intervenus en 2009. Dès lors, et en dépit des efforts soutenus de la Soneb, la situation d’alimentation en eau potable de la ville et ses environs était caractérisée par des pénuries d’eau et baisses de pression récurrentes avec des conséquences dommageables sur le bien-être et la santé des populations.
Quant au ministre Samou Seïdou Adambi, il fait observer que, dans le cadre de la vision à l'horizon 2021 dans le secteur de l'eau, le Japon vient de renforcer l'accès à l'eau potable pour tous et confirme son attachement aux Objectifs de développement durable. Evoquant la problématique de la pénibilité de l’accès à l’eau potable dans les Collines, il indique que les scènes de bidons jaunes trainant partout à Glazoué à la recherche de l’eau potable sont désormais du passé. Ce faisant, le gouvernement a tenu sa promesse de rendre disponible le précieux liquide aux populations.

En tournée à Parakou, N’Dali et Nikki, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a dévoilé le milliard du numérique. L’occasion lui a également permis d’échanger avec les étudiants, les jeunes artisans, les autorités locales et les leaders d’opinion autour de l’économie numérique en termes d’avancées, de projets, de réalisations et surtout d’opportunités pour le développement des communautés à la base.
A travers la mise en œuvre de plusieurs projets phares contenus dans le Programme d’actions du gouvernement, le gouvernement de la « Rupture » a pris l’engagement de faire de l’économie numérique un secteur prioritaire au même titre que les autres. L’objectif est de faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale d’ici 2021. C’est pour faire le point des avancées et des opportunités du secteur pour le développement local que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, était à Parakou, N’Dali et Nikki, le week-end dernier.
A l’Université de Parakou qui a été la première étape de sa visite de travail, samedi 19 janvier dernier, sa conférence-debats avec les étudiants avait pour thématique «Le numérique pour le bien-être économique et social ». Des explications et un détail de l’ensemble des projets, ainsi que les réalisations dans le secteur de l’économie numérique leur ont été présentés.
« Nous avons constaté qu’il y a eu des avancées au niveau de nos entrepreneurs. Ils gagnent des prix et soulèvent aussi des fonds à l’international », s’est réjouie la ministre. A ce sujet, elle a souhaité que le cap soit maintenu. Elle leur a également fait part des opportunités qu’ils peuvent saisir cette année.
S’agissant des projets en cours de réalisation, la ministre a évoqué l’interconnexion de l’ensemble des universités au plan national avec un réseau ouest-africain des universités. La mise en place du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique d’un montant d’un milliard de francs Cfa, par le gouvernement grâce au leadership du président de la République, Patrice Talon, n’a pas été occultée. Il est disponible pour appuyer toutes les potentialités sur le plan national. « Son opérationnalisation va se faire et il est important que toute la jeunesse béninoise soit prête pour saisir les opportunités que ce fonds lui offre », a averti le ministre. «Nous voulons que l’écosystème numérique aide à créer des emplois et à renforcer le tissu économique. C’était donc important de venir vous dire, comment vous devez vous y prendre », a-t-elle poursuivi.
Les milliers d’étudiants présents ont suivi des communications sur les opportunités à leur portée, présentées par le directeur général de l’Economie numérique et de la Poste (Dgenp), Géofroy Bonou et celui de l’Agence béninoise des services universels, des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), Emile Kougbadji. D’autres opportunités comme celles de Sèmè City et à travers la formation Tony Elumelu leur ayant également été exposées, la ministre est rassurée qu’ils sont désormais informés et peuvent se préparer en conséquence. Ce sera l’occasion, estime-t-elle, de constituer un vivier d’entrepreneurs dynamiques dans le secteur. Elle les a exhortés à s’organiser en groupes de compétences pour monter des projets. Ce qui leur permettra de ne pas être surpris, lorsque les équipes viendront vers eux pour leur présenter les programmes. D’où l’intérêt, soutient-elle, de mettre rapidement en place non seulement les leviers technologiques mais aussi ceux financiers et procéduraux qui permettront de sauvegarder les acquis, et de progresser davantage. « Quel est l’engagement que vous voulez prendre pour vous-mêmes, votre communauté et votre pays?», leur a-t-elle préalablement demandé.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, était aux côtés de sa collègue en charge de l’Economie numérique et de la communication pour la soutenir. Il a rassuré que son département ministériel ne ménagera aucun effort pour que l’ensemble des projets concernant le numérique et qui constituent une priorité pour le gouvernement, se concrétisent rapidement.
Bien avant eux, le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho, a souhaité un accès plus aisé au numérique, dans la mise en application effective du système «Lmd » pour une formation de qualité. Appréciant l’importance du secteur dans tout processus de développement aujourd’hui, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a fait observer que « ce ne sont pas les gros poissons qui mangent les plus petits, mais les plus rapides qui mangent les plus lents ».