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Nouvelles

Législatives 2019 dans le Plateau: Salimane Karimou pour une victoire de l’Union progressiste

Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, invite les militants et cadres de l’Union progressiste du département du Plateau en général et de la 21e circonscription électorale en particulier à rester mobilisés pour une large victoire de l’Union progressiste au soir des prochaines législatives. C’est à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an, samedi 19 janvier dernier, à Sakété.

« L’année 2019 commence avec ses défis au nombre desquels l’organisation, le 28 avril prochain, des élections législatives. Ces élections constituent un enjeu de taille vers lequel nous nous acheminons. Je voudrais, à cette occasion, compter sur notre complicité mutuelle, notre solidarité et notre détermination à sortir victorieux de ces prochaines joutes ». Tel est le souhait principal du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, à l'endroit des militants et cadres membres de l’Union progressiste du département du Plateau en général et de la 21e circonscription électorale en particulier, en cette année 2019, en dehors bien évidemment des vœux de santé, de paix profonde etc. La cérémonie d’échanges de vœux s’est tenue samedi 19 janvier, au siège du parti à Sakété. Pour le ministre, son souhait le plus cher est de voir la liste de l’Union progressiste avec le plus grand nombre de voix lors de ces consultations électorales. Il rappelle à son auditoire le sens d’un vœu qui est un espoir, un engagement commun à œuvrer pour ce succès collectif. « Les tâches à accomplir sont certes immenses mais avec la volonté, le sens de responsabilité, l’effort, la persévérance et une organisation parfaite nous viendrons à bout et triompherons », reste convaincu le membre du bureau politique national de l’Union progressiste. Il promet, pour sa part, de mettre toute son énergie au service de sa famille politique pour l’atteinte de ces objectifs. «Je voudrais, à cet effet, vous inviter à rester mobilisés, à redoubler d’efforts et d’ardeur pour occuper davantage le terrain, à renforcer la cohésion intense ainsi que celle des populations autour des actions du chef de l’Etat, afin de permettre ainsi à notre mouvement de rester une formation politique porteuse d’espérance et digne de confiance », ajoute Salimane Karimou. Appréciant la contribution qualitative des Forces unies pour le Nouveau départ (Fund-Irédé), mouvement politique dont il est le président, à la réforme du système partisan au Bénin, le ministre a invité les militants à ne pas se laisser détourner des idéaux de l’Union progressiste.

Politique 21 janv. 2019


Meeting de restitution dans la 18e circonscription électorale: Pour une hégémonie de l’Union progressiste sur Lokossa

Les ministres Séverin Quenum, Romuald Wadagni et le député Dakpè Sossou ainsi que les cadres Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou et d’autres natifs de Lokossa, membres fondateurs de l’Union progressiste, ont organisé le samedi 19 janvier à la maison du peuple de la ville, un géant meeting de restitution des travaux du congrès constitutif de leur parti. Ils ont été soutenus par les ministres Mahugnon Cakpo et José Tonato ainsi que les députés Alexis Agbelessessi, Mathurin Nago, le préfet Komlan Zinsou, et le président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè.

L’Union progressiste (Up) a été portée sur les fonts baptismaux le samedi 1er décembre 2018 à Cotonou, en application de la réforme du système partisan exigée par la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31, portant Code électoral en République du Bénin. Le meeting du samedi dernier a permis, non seulement de présenter le parti mais aussi de rappeler l’objectif de la réforme.
Aux dires du maire de Lokossa, Pierre Awadji, la réforme vise l’avènement de partis d’envergure nationale, aux idéologies bien définies et capables de contribuer pertinemment au développement du Bénin. Abondant dans le même sens, le deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou, le ministre Séverin Quenum et Dr Sotelle Houessou soulignent, tour à tour, que grâce à cette réforme, le pays améliore son positionnement dans le cercle restreint des modèles de démocratie. A en croire le député, « la réforme du système partisan est un besoin vieux de 29 ans pour parfaire la démocratie béninoise ».
Fruit de cette réforme, l’Up sera présentée aux populations venues massivement des cinq arrondissements de Lokossa. Au titre des missions de l’Up, Crespin Guidi et Simon
Sovissi, deux cadres du parti, laissent entendre qu'il s’engage à œuvrer, entre autres, pour garantir et promouvoir la paix, la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, la solidarité et le développement. Rappelant que «ouverture-solidarité-partage» est la devise de l’Up, les communicateurs présentent les éléments constitutifs de son logo, ses instances de décision et les organes de masse. Prévus pour l’exercice du militantisme des adhérents, les organes de masse sont, entre autres, les ligues de la jeunesse progressiste, des femmes progressistes, l’association des élus du parti, le mouvement des enseignants progressistes, le mouvement des élèves et étudiants et le conseil des sages. Les règles d’éthique ne sont pas passées sous silence. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction pour les militants de faire des déclarations contraires aux décisions prises, de façon démocratique au sein du parti, et la tricherie consistant à militer dans un autre parti en plus de son adhésion à l’Up. Cet exercice de présentation, soutiennent-ils, vise à sensibiliser pour une adhésion massive. Le député Dakpè Sossou prévient que toute candidature à un quelconque poste électif, y compris celui de conseiller de village, sera désormais subordonnée à l’adhésion au parti. « De toutes les façons, il n’y aura que ce seul parti qui va régner, à
Lokossa, tel son symbole, le baobab », soutient-il. En l’appuyant, Dr Sotelle Houessou invite, lui aussi, les indécis et ceux qui militent ailleurs à rejoindre les rangs pour faire de l’Up le plus grand parti sur l’échiquier politique. « L’Up dispose d’un bon programme de société et des arguments pour faire élire la majorité des députés, des maires… et donc, conserver le pouvoir pendant cinquante ans encore », vante, à son tour, le représentant du bureau politique, Mathurin Nago?

Inédit

Les différentes forces politiques ont pris l'engagement de continuer à soutenir la réforme du système partisan pilotée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, afin que la toute première sortie de l’Union progressiste à Lokossa tienne, entre autres, la promesse de regroupement inédit des forces politiques de la localité. Au cours du meeting du samedi dernier, tous les filles et fils de Lokossa se sont donné la main pour la réussite de leur défi commun. « Il y en a ici à qui j’adresse à présent la parole après huit ans de tension », confirme le député Dakpè Sossou. Et comme pour illustrer davantage cette nouvelle ambiance, Dakpè Sossou, Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou, et autres se tenant par la main, ont clamé publiquement que la hache de guerre est enfin enterrée. Ce fut des moments fort émouvants marqués par des ovations, mais les acteurs en donnent le mérite au chef de l’Etat et à sa politique de réforme du système partisan.

Politique 21 janv. 2019


Sécurité des personnes et des biens: Le Bénin dans la perspective d’une loi sur le commerce des armes
[caption id="attachment_31950" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à l'ouverture[/caption]

Le Bénin fait partie des Etats signataires du Traité sur le commerce des armes (Tca) des Nations Unies qui vise à instituer des normes internationales communes sur le commerce licite des armes. A Cotonou, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des dispositions légales nationales sur le commerce des armes ont été outillés au cours d’un atelier dont les travaux ont démarré le mercredi 16 janvier dernier.

Le Bénin mettra en place sous peu, des dispositions légales pour réglementer le commerce des armes. Les acteurs appelés à l’élaboration de ces instruments sont conviés les 16 et 17 janvier, à parcourir avec le concours technique de Expertise France, les rudiments indispensables pour bien faire face à cette exigence et produire pour le Bénin, des textes qui permettent de mieux encadrer le commerce licite et d’aller en guerre contre celui illicite. Cet atelier de deux jours vise principalement à outiller les responsables juridiques impliqués dans les travaux liés à l’élaboration d’un projet de loi intégrant les dispositions du Traité sur le commerce des armes (Tca) et même d’autres instruments régionaux et internationaux auxquels le Bénin a adhéré. L’exercice a pris aussi en compte des textes réglementaires associés à ce projet, notamment l’élaboration d’une liste nationale des armes classiques soumises à contrôle.
Le Traité sur le commerce des armes (Tca) a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 avril 2013 et est entré en vigueur le 24 décembre 2014. « Il vise notamment à instituer des normes internationales communes les plus strictes possibles afin de réglementer le commerce licite des armes, de prévenir et éliminer le commerce illicite de ces armes ainsi que d’empêcher leur détournement ». En vue de la promotion de la mise en œuvre effective dudit traité et de son universalisation, l’Union européenne s’est engagée dans une série d’activités de sensibilisation et de renforcement des capacités par le biais du programme Eu Att Op. La deuxième phase de ce programme a été lancée en septembre 2017 en marge de la troisième conférence des Etats parties. Expertise France a été alors mandatée pour les questions relatives aux contrôles des exportations d’armes conventionnelles. C’est donc elle qui accompagne le Bénin dans sa marche vers la réglementation du commerce des armes.
A l’ouverture des travaux de l’atelier auquel ont pris part une vingtaine de participants dont les cadres du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), des acteurs de la société civile et des parlementaires, Véronique Janssen, chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Bénin a insisté sur la portée de la rencontre. Portée qui se laisse entrevoir, à l’en croire, face à la montée du terrorisme largement alimenté par le commerce illicite des armes. Le Bénin, pays partenaire, au regard de son engagement à l’élaboration de textes régissant cette activité fait la bonne option et peut donc s’assurer du soutien de l’Union européenne pour sa sécurité. Hervé Djokpé, secrétaire général du Maec est tout aussi heureux de voir que le processus enclenché suit inexorablement son cours. L’effectivité de cet atelier qui fait suite aux séances de sensibilisation en amont, de même que l’appui technique dont bénéficie le pays dans ce cadre constituent autant d’éléments de satisfaction. L’adoption imminente de documents législatifs sur le commerce des armes restera, à son avis, à l’actif du Bénin, et surtout du travail abattu par le point focal Tca Bénin, Blanche Elégbédé et son équipe.

Société 18 janv. 2019


Non-respect des prix des produits pétroliers par les stations-services: L’appel à la responsabilité des sociétés de distribution
[caption id="attachment_31948" align="alignnone" width="1024"]Marius Konsago, directeur de la promotion du commerce intérieur[/caption]

Par un communiqué du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, en date du 9 janvier dernier, la supercherie des stations- service a été mise à nu. Ces dernières traînent les pas à se conformer aux nouveaux prix des produits pétroliers fixés par le gouvernement en début de chaque mois. Si le ministère de l’Industrie et du Commerce applique les sanctions prévues par les textes de loi, cela ne manquera pas de conséquences sur les activités desdites sociétés. Approché, le directeur de la promotion du commerce intérieur clarifie et invite ces entreprises à plus de responsabilité.

« Il m’a été donné de constater que les stations-service de distribution des produits pétroliers trainent les pas pour modifier les prix desdits produits au premier jour du mois, à chaque fois qu’il y a un ajustement à la baisse des prix », a informé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, dans un communiqué en date du 9 janvier 2019. Il rappelle aux importateurs et distributeurs de produits pétroliers que les articles 4, 28 et 47 de la loi n°2007-21 du 16 octobre 2001 portant protection du consommateur en République du Bénin investit l’Etat à décourager toute pratique qui porte préjudice aux consommateurs. Approché, Marius Konsago, directeur de la promotion du commerce intérieur fait constater que les prix des produits pétroliers changent en fonction de ceux du marché international. Au début de chaque mois, le gouvernement fixe les prix à pratiquer par les stations-
services, c'est-à-dire à la pompe, poursuit-il. Mais, il peut arriver que le prix à pratiquer soit à la hausse par rapport au mois précédent ou à la baisse. « Dans le cas d’une augmentation de prix, les sociétés elles-mêmes ont intérêt à changer de prix, sinon elles vont perdre de l’argent. Dans le second cas, il faut que ce soit le gouvernement et probablement les associations des consommateurs qui mettent la pression pour que le consommateur puisse entrer dans son droit, puisque dans ce cas, c’est lui qui est pénalisé lorsque les prix sont à la baisse et qu’il n’y a pas un changement », informe Marius Konsago, rapportant que c’est la raison pour laquelle, lorsque les prix changent, le gouvernement suit son application sur le terrain.

Motif du communiqué

Depuis deux mois successifs, les prix des produits pétroliers ont chuté. C’est cette situation qui a amené le gouvernement, à en croire le directeur de la promotion du commerce intérieur, à prendre les dispositions pour inciter les opérateurs à régler les prix le premier jour du mois. Mais, si spontanément, les sociétés ne s’y conforment pas, Marius Konsago estime qu’il y a un élément technique qu’il faut préciser. « La technologie au niveau des distributeurs ne permet pas de rester dans un bureau pour changer les prix, et il n’est pas souhaitable pour eux que ce soit les gérants qui aient la main pour changer les prix à la pompe eux-mêmes », affirme-t-il. C’est une société qui doit avoir son équipe, qui doit parcourir tout le territoire pour changer le prix, clarifie-t-il.
Toutefois, la loi prévoit des sanctions en cas de récidive. Elle est appliquée sans hésitation par respect aux consommateurs. « Ce qu’il faut savoir c’est que la sanction varie entre 500.000 F Cfa à 100 000 000 F Cfa » de pénalité, prévient le directeur Marius Konsago. Dès lors que le gouvernement est soucieux de la protection des consommateurs, le Dpci les appelle à être toujours vigilants pour signaler ce cas de retard de changement de prix aux autorités qui prendraient les dispositions idoines. Il a insisté sur l’appui des consommateurs pour faire respecter leur droit lorsqu’il est nécessaire.
Quant aux sociétés, le non respect de la réglementation en vigueur ne permet pas d’avoir une collaboration qui contribue au développement de leurs activités, a martelé Marius Konsago. « C’est la mort dans l’âme qu’on inflige une sanction à une entreprise. Lorsque vous infligez une sanction à une entreprise, ça doit forcément avoir un impact sur ses activités », note Marius Konsago. En clair, d’après lui, le communiqué du ministre vise à corriger les dysfonctionnements ; il a été pris pour prévenir les sociétés de distribution et d’importation des produits pétroliers. Les structures agréées pour importer les produits pétroliers seront situées sur leurs obligations lors des prochaines séances de sensibilisation, a-t-il rassuré.

Société 18 janv. 2019


Diffusion de sondages d’opinion: L’INSAE en appelle au respect des fondamentaux

Dans un communiqué en date du 16 janvier dernier, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique, interpelle sur les publications de résultats de sondage d’opinion qui se font récurrentes ces temps-ci. Il rappelle les règles qui régissent l’exercice aux termes de la loi.

Pour être valide, tout sondage d’opinion est astreint aux dispositions de l’article 4 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique. En l’occurrence, il s’agit du visa statistique, lorsque les résultats dudit sondage doivent être extrapolés, ne serait-ce que sur l’étendue d’une commune du Bénin au moins. Autrement, les données produites ne peuvent faire foi.
Selon le communiqué signé du directeur général de l’Insae, un sondage est, quelle que soit sa dénomination, une enquête statistique visant à donner une indication quantitative et qualitative, à une date précise, des opinions, des souhaits, attitudes ou comportements d’une population par l’interrogation d’un échantillon représentatif d’individus. C’est dire l’importance des résultats qui en découlent. En cela, l’article 22 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique dispose que les résultats d’enquêtes statistiques réalisées sans le visa préalable dudit Conseil sont frappés de nullité, explique le directeur de l’INSAE Laurent Mahounou Hounsa. Aussi, insiste-t-il sur les risques et les influences trompeuses que des résultats de sondages non professionnels, en raison de ce qu’ils sont faits sans rigueur méthodologique, pourraient avoir sur l’opinion, les comportements des populations.

Actualités 18 janv. 2019


Législatives 2019: Mathias Kouwanou prie pour le chef de l’Etat

Le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou, a soutenu une séance de prière dite par les pasteurs des églises évangéliques de la 20e circonscription électorale réunis au sein du Réseau ministériel d’intercession pour la nation (Rmin). Ces derniers ont prié pour le président de la République, Patrice Talon et la paix, nécessaire en cette veille des élections législatives du 28 avril prochain.

Des pasteurs des églises évangéliques de la 20e circonscription électorale réunis au sein du Réseau ministériel d’intercession pour la nation (Rmin) intercèdent pour la paix au Bénin. Ils ont prié pour le président de la République, Patrice Talon, les présidents des institutions de la République et autres autorités politico-administratives du pays sans oublier la population pour que la paix puisse continuer de les habiter. Cette séance de prière a été soutenue par le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou alias Akoma, soucieux de la paix au Bénin, surtout par ces temps de fièvre électorale. La cérémonie s'est tenue à la Maison des jeunes d’Avrankou. C'est la deuxième du genre après celle organisée en octobre 2018 à Akpro-Missérété, toujours par le Rmin. La séance de prière a été dirigée par le coordonnateur du Réseau, Alain Tohounkpin. A l’occasion, pasteurs et fidèles évangéliques ont imploré la protection divine sur le Bénin, puis invoqué le Saint-Esprit à éclairer le président de la République, Patrice Talon, afin qu’il puisse diriger le pays dans la paix et l’union. « Pour une deuxième fois, nous venons de montrer à la face du monde, notre souci d’intercéder pour le Bénin. Notre objectif est la paix dans le pays d’une part, et aider le chef de l’Etat, d’autre part, à bien accomplir son mandat et ce, pour des victoires plus éclatantes », précise Alain Tohounkpin. C'est la raison pour laquelle « nous nous attelons à la prière afin de contribuer, à notre manière, au bien-être du pays, notre patrie, celle qui nous a vus naître », a déclaré Alain Tohounkpin, coordonnateur du réseau. Actualité des législatives oblige, le prédicateur a souhaité que tous les acteurs impliqués soient habités par l’Esprit-Saint pour que ces opérations électorales se passent dans la sérénité, la quiétude et la convivialité. Le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou, membre du bureau politique national du Bloc républicain, a saisi l'occasion pour confier ses intentions à Dieu dans le cadre des élections législatives du 28 avril prochain. Il n’a pas manqué de lancer un appel de tolérance aux populations et aux acteurs politiques pour que la période électorale se passe bien. Mathias Kouwanou salue l’initiative du Réseau à qui il demande de continuer de prier le Seigneur, de jeûner et de faire tous les sacrifices pour que Dieu adoucisse les cœurs et le langage des acteurs politiques. Ceci afin que « les campagnes électorales soient des périodes de réjouissances et de liesse populaire au Bénin », souligne le maire de Dangbo. Il a par ailleurs fait remarquer que le pouvoir est d’essence divine et seul Dieu désigne et consacre les chefs.

Société 18 janv. 2019


Tournée du ministre de l’Energie dans l’Ouémé et le Plateau: Trois microcentrales solaires mises en service

Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a procédé, mercredi 16 janvier dernier, à la mise en service de trois microcentrales solaires photovoltaïques construites dans le cadre du Projet de valorisation de l’énergie solaire (Proves) dans les localités rurales d’Awonou, Tatonnonkon dans l’Ouémé et d’Ikpédjilè dans le Plateau. Mais avant, il a visité à Porto-Novo la centrale thermique Wartsila de la Sbee qui fait peau neuve pour le bonheur des populations.

La lumière jaillit à Awonou dans la commune d’Adjohoun, Tatonnonkon à Adja-Ouèrè et Ikpédjilè à Sakété pour éloigner les ténèbres et rendre la vie plus gaie. La date du mercredi 16 janvier 2019 restera gravée dans les mémoires des populations de ces localités. Elle marque, en effet, la mise en service de trois microcentrales solaires photovoltaïques construites dans ces villages dans le cadre du Projet de valorisation de l’énergie solaire (Proves) déployé par le gouvernement dans 80 localités sur l’ensemble du territoire national.
Chacune de ces agglomérations de l’Ouémé et du Plateau bénéficie d’équipements d’électrification rurale pour un coût de 225 788 860 F Cfa, soit plus de 677 millions F Cfa pour l’ensemble des trois villages. Extensible, chaque centrale solaire d’une puissance initiale de 40 kWc est constituée d’un champ solaire de 160 panneaux de 250 Wc, 96 batteries de 2V et 2000 Ah constituant le pack de stockage pour une autonomie de deux jours, six chargeurs de batteries, deux onduleurs réseau, 3 km de réseau basse tension pour desservir l’énergie électrique, précise Jean Francis Tchèkpo, directeur de l’Agence béninoise d’électricité rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). A cela s’ajoutent dix lampadaires solaires installés dans chaque village.
L’inauguration de ces ouvrages consacre la concrétisation du rêve nourri depuis des lustres par les populations de sortir du noir. Et, cerise sur le gâteau, le ministre de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, procédant à leur mise en service, annonce qu’au lieu de 180 000 F Cfa pour le raccordement au réseau, les bénéficiaires n’auront qu’à débourser 50 000 F Cfa, soit moins du tiers, pour avoir un compteur électrique. «Il s’agit d’un effort fait par le président Patrice Talon pour permettre à la plupart des ménages d’avoir l’électricité pour l’éclairage et le développement des activités génératrices de revenus », souligne-t-il, suscitant des ovations nourries des bénéficiaires.

Allégresse et gratitude

C’est dans l'allégresse manifestée par des chants et danses qu’à chaque étape de la tournée ministérielle, les populations ont accueilli la mise en service de ces microcentrales solaires réalisées sous la houlette de l’Aberme.
Le chef d’arrondissement d’Awonou, Casimir Houssou Zannou Kpiti, a témoigné sa gratitude au nom du conseil communal d’Adjohoun et des populations bénéficiaires, avant de demander une extension du réseau le plus tôt possible au collège de la localité et à tous les cinq villages que comprend cet arrondissement.
Le chef de l’arrondissement voisin de Démè, dans la même commune, a saisi l’occasion pour plaider en faveur de sa localité qui attend également la lumière. Avant la fin de ce mois de janvier, les techniciens de l’Aberme seront sur le terrain, a promis le directeur de l’agence, Jean Francis Tchèkpo. L’annonce est fortement applaudie par l’assistance.
A Tatonnonkon, en plus de la microcentrale solaire sise dans l’enceinte du centre de santé de la localité, indique le Dg/Aberme, il a été procédé à la réalisation d’une adduction d’eau villageoise constituée d’un château d’eau de 20 m3, cinq bornes-fontaines construites et desservies par un réseau d’eau et une pompe solaire de 2200 Wc que saluent les populations. Mais tout cela reste « très insuffisant » compte tenu des besoins, feront remarquer le chef d’arrondissement, Noël Bonou ; le curé de la paroisse de la localité, Grégoire Olaafa, et le représentant des sages. Par ailleurs, un accent particulier est mis sur l’état cahoteux des voies d’accès à la localité ; ce qui pénalise les producteurs qui éprouvent des difficultés à évacuer leurs cultures.
A l’étape d’Ikpédjilè dans l’arrondissement d’Aguidi, commune de Sakété, le même enthousiasme est noté chez les populations sorties nombreuses pour accueillir la délégation ministérielle, malgré l’heure tardive de son arrivée. Le problème de raccordement au Ceg de la localité et à d’autres villages et hameaux a été posé par le chef d’arrondissement, Séverin Adégbola, et le maire de Sakété, Pierre Adéchi.
Comme aux autres étapes, le ministre Jean-Claude Houssou n’a pas manqué de rassurer que le gouvernement travaille à doter le pays d’énergie propre et à moindre coût et ne saurait s’arrêter en si bon chemin. Il a exhorté, partout, les bénéficiaires à protéger ces ouvrages, à en prendre soin en bons pères et mères de famille. Il sera rassuré par les différents intervenants qui promettent d’en faire bon usage afin de mériter d’autres infrastructures.
La centrale Wartsila de Porto-Novo rénovée

Sur les six groupes de la centrale thermique Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), sise au quartier Houinmè-Akossombo, dans le 5e arrondissement de Porto-Novo, cinq ont été entièrement réhabilités avec de nouvelles pièces installées. Des armoires de commande et un stabilisateur ont également été acquis pour un fonctionnement optimum du système qui génère 10 MW. Des essais concluants ont été menés et l’on est déjà à la phase de commercialisation, assure Gérard Hounnoukpè, coordonnateur du Projet 30 MW.
Le ministre Jean-Claude Dona Houssou, après une visite guidée des installations, s’est réjoui de cet état de choses qui contraste nettement avec le « désolant constat » qu’il a fait lors de son passage sur le site, le 9 avril 2016, au lendemain de sa prise de fonction. Il avait manifesté à l’époque son indignation, déplorant qu’il ait visité « un musée » et non une centrale. « Chose promise, chose réalisée ; parole donnée, parole transformée en action. Cela témoigne de l’engagement au plus haut niveau du gouvernement qui fait de l’énergie un secteur prioritaire pour le développement », se félicite Jean-Claude Dona Houssou.
Comme le directeur des services techniques représentant le maire de Porto-Novo, Evariste Adjagba, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, n’a pas caché sa joie. Il soutient que le volet énergie du Programme d’actions du gouvernement a pris son envol, et Porto-Novo, la capitale, jadis délaissée, retrouve peu à peu ses lettres de noblesse. Il rappelle qu’entre autres, 20 km de voies dans la cité des Aïnonvi avaient bénéficié de l’éclairage public. « Ce sont des prouesses que le gouvernement va poursuivre pour le bonheur des populations », assure Joachim Apithy.
C. U. P.

Actualités 18 janv. 2019


Organisation des élections législatives d’avril 2019: La liste électorale officiellement remise à la Céna

La Commission électorale nationale autonome (Céna) est en possession de la liste électorale qui lui servira de support pour l’organisation des élections législatives d’avril 2019. Les responsables du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) la lui ont transmis à son siège, mercredi 16 décembre.

La loi 2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin impose au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) de mettre la liste électorale à la disposition de la Commission électorale nationale autonome (Céna). C’est à cette obligation du législateur que le président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéou, avec à ses côtés les autres membres de l’institution et les responsables de l’Agence nationale de traitement (Ant) ont satisfait au siège de la Céna. Cette mission, il semble l’avoir accomplie avec un sentiment de grand soulagement. On comprendra de ses mots que le Cos-Lépi a bataillé dur pour assurer les opérations d’apurement, de correction et de mise à jour du fichier électoral national. « Une version optimale de la Lépi prête à être utilisée pour les prochaines élections fixées au 28 avril », se réjouit, le président du Cos-Lépi.
Au plan quantitatif, explique Janvier Yahouédéou, « la liste électorale permanente informatisée extraite du fichier électoral national nous amène à 5.037.785 électeurs contre 4.746.348 en 2016. Ce nouvel effectif de la Lépi intègre les nouveaux majeurs en référence à la date du 28 avril retenue pour la tenue des élections législatives ». Au plan qualitatif, poursuit-il, la nouvelle liste répond aux critères légaux, notamment ceux relatifs à la sincérité, en raison de la rigueur observée dans le processus de collecte, de traitement, d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation des données, de l’exhaustivité, de la transparence… La phase à suivre, selon lui, c’est l’impression des cartes d’électeurs aux nouveaux majeurs ainsi que des duplicatas aux citoyens qui ont déclaré avoir perdu les leurs. « Le gouvernement a pleinement joué sa partition », salue le président du Cos-Lépi au terme de son intervention.
Intervention à l’issue de laquelle, sous les ovations des acteurs présents, il transmettra la liste au président de la Céna, Emmanuel Tiando. Mais les choses n’en resteront pas là. Le bras technique du Cos-Lépi qu’est l’Ant a offert une démonstration de la fiabilité de la liste transmise. Le premier électeur pris sur le volet, c’est le président de la Céna en personne. Une fois les informations le concernant entrées dans la base de données, sa photo, son poste de vote et toutes les données le concernant s’affichent systématiquement. L’exercice s’étend à un autre commissaire, puis à trois autres électeurs choisis à la volée. A chaque fois, le résultat s’affiche, nickel. De quoi rassurer le président de la Céna de la fiabilité de la liste à lui transmise. Malgré cette démonstration, Emmanuel Tiando reste prudent. S’il y a un pépin à ce niveau, prévient-il, ce ne sera pas de la faute de son institution, mais de celle du Cos-Lépi, avertit-il. Mais, il s’est réjoui de voir l’institution satisfaire aux exigences des articles 6 et 19 du Code électoral. Laquelle, selon lui, a abattu un travail important et s’est acquittée de la part de mission qui lui revient. « Notre préoccupation majeure, c’est de faire en sorte que tout se déroule bien », indique-t-il, avant d’exhorter les acteurs à jouer chacun sa partition pour la clarté et la transparence du processus. « Nous attendions la liste pour finaliser notre chronogramme », déclare alors Emmanuel Tiando, heureux de voir franchi ce pas de géant vers l’organisation du scrutin. « Les inquiétudes peuvent être dissipées quant à l’organisation du scrutin. La Céna est déterminée à jouer sa partition dans les conditions de transparence et de paix », assure-t-il.

Les électeurs de la Lépi sont répartis de la manière suivante :

Nombre d’électeurs au plan national : 5.037.785 (4.746.348 en 2016)

Nombre d’électeurs
par Département :

 Alibori : 397.414
 Atacora : 330.283
 Atlantique : 773.129
 Borgou : 571.284
 Collines : 342.742
 Couffo : 331.402
 Donga : 221.631
 Littoral : 412.987
 Mono : 258.904
 Ouémé : 614.490
Plateau : 289.501
 Zou : 448.632
 Pays étrangers : 45.386

Actualités 17 janv. 2019


La Cour pénale internationale en vedette: Les raisons de la libération immédiate de Gbagbo

La dernière surprise qui nous vient de la Cour pénale internationale, c’est que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé recouvrent leur liberté. Même si le bureau du Procureur n’est pas d’accord, c’est en soi un événement. Retour sur les raisons d’une libération-surprise.

Une décision de la Cour pénale internationale (Cpi) de la Haye qui prend tout le monde de court. Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé sont acquittés concernant l’ensemble des charges retenues contre eux, et mis en liberté immédiate. Quoi que souhaitée et longtemps attendue par la plupart des analystes de ce procès, le verdict des juges de la Cpi a de quoi surprendre, et doublement d’ailleurs. D’une part, sachant que le verdict définitif - après près de huit années d’enquête, trois années de procès et plus de quatre-vingt témoins à la barre -, à propos des dossiers de l’ancien président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo, 73 ans et de son poulain, Charles Blé Goudé, 47 ans, est attendu pour mars 2019, on était déjà surpris que les juges prennent l’initiative de rouvrir le dossier, le jeudi 13 décembre 2018, pour, semble-t-il, accorder une libération provisoire aux co-accusés. D’autre part, le caractère immédiat et non provisoire de la décision des juges à l’issue de l’audience tenue le mercredi 16 janvier 2019 rajoute une couche à la surprise. Et, la question que tout le monde se pose depuis lors : pour quelles raisons les juges de la Cpi ont-ils voulu ainsi se débarrasser du dossier Laurent Koudou Gbagbo et de Charles Blé Goudé ?

La crédibilité de la Cpi face à un dossier « vide »

La décision rendue mardi dernier par les trois juges de la Cour pénale internationale sonne comme un verdict de non-lieu, dans un procès que bon nombre de spécialistes du droit international ont taxé, dès son ouverture en janvier 2016, de « justice des vainqueurs ». Pour l’accusation, Laurent Koudou Gbagbo aurait élaboré un « plan » dès son élection, en 2000, pour « conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris par l’emploi de la force contre des civils ». Lors de l’audience de confirmation des charges, remplaçante de Moreno O’Campo, la Procureure Fatou Bensouda a dû se rendre à Abidjan en juillet 2013, puisque la Cour avait jugé en juin de la même année que les preuves en l’état étaient insuffisantes et qu’il va falloir que la juge gambienne étoffe mieux son accusation. Inutile de rappeler qu’elle n’a pas fait mieux, et sa déclaration à l’occasion est un aveu d’échec : « J’ai transmis toutes les preuves en ma possession à la Cour. Je n’en ai pas d’autres, et je m’en remets à la décision des juges ».
A cette étape de la procédure, une décision de non-lieu aurait dû être rendue. Mais, n’oublions pas le caractère singulier de ce procès, et la conséquence d’une telle décision du côté d’Abidjan en 2013. Les charges seront confirmées - les quatre chefs d’accusation de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels les co-accusés ont toujours plaidé non coupable -, et le 28 janvier 2016, le procès dans l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé » s’est ouvert à la Cpi devant la Chambre de première instance I, composée des juges Cuno Tarfusser (Italien - Président), Olga Herrera Carbuccia (République dominicaine) et Geoffrey Henderson (de Trinité-et-Tobago). La suite est connue : un procès qui traine en longueur, avec un Procureur qui multiplie les initiatives pour faire condamner les accusés… en vain ! Au regard de tout ce qui précède, la première raison qui peut motiver les juges de la Cpi à prendre l’initiative d’une libération immédiate et définitive des détenus est la crédibilité de la Cour pénale internationale.

Le changement des acteurs du scénario

S’Il y a une évidence à ce jour dans le procès Gbagbo, c’est que l’audition des témoins, qui devrait appuyer les quatre événements principaux sur lesquels l’accusation a reposé ses convictions, a plutôt renforcé les doutes quant à la réalité de deux d’entre eux : la répression de la marche des femmes pro-Ouattara le 3 mars 2011, et le bombardement du marché Siaka Koné le 17 mars 2011. A ce sujet, des éléments concordants font apparaitre ceux-ci plutôt comme une manipulation dans le but de fournir le prétexte à l’adoption, le 30 mars 2011, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution 1975 qui empêchait « l’utilisation d’armes lourdes contre les populations civiles », et dont l’interprétation abusive a permis à la France et aux Nations Unies d’intervenir militairement pour donner le coup de grâce au régime du président Laurent Gbagbo en avril 2011. Quant à la marche du 16 décembre 2010 sur la radiotélévision ivoirienne, plusieurs témoins, parmi lesquels des généraux, ont contesté son caractère pacifique, puisque des hommes armés, qui s’étaient infiltrés parmi les manifestants, ont attaqué les Forces de défense et de sécurité, peu de temps après qu’elle ait débuté.
Dans un tel contexte, les révélations de Mediapart, en son temps, jettent la lumière sur un dossier concocté de toutes pièces, et sur la raison véritable du transfèrement du président Laurent Gbagbo à la CPI, qui ne réside pas alors dans la volonté d’incarcérer un criminel, mais d’éloigner un « élément » gênant de la scène politique ivoirienne… pour mieux « piller » ce pays. Sauf qu’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy n’est plus président français, et son successeur, Emmanuel Macron, a bien envie de rendre la France plus « fréquentable » en Afrique. Car, ce qui s’est passé à Abidjan, et plus tard à Tripoli, a renforcé le sentiment anti-Français, et rappelé les sombres périodes précoloniales, voire postcoloniales où des résistants africains étaient déportés hors du continent ou dans des pays considérés comme l’arrière-cour de Paris. Gbagbo n’est pas contre la France, et Nicolas Sarkozy a visé « perso» en attisant le feu de la division, au nom de son amitié avec Alassane Dramane Ouattara. On peut comprendre alors que le président Emmanuel Macron, en marge de la 73é Assemblée Générale des Nations Unies à New York, parle à la fois de «respect du droit international» et de « réconciliation », sur une question en rapport au procès Gbagbo.
Par ailleurs, nul n’ignore le rôle trouble joué par l’Onu de Ban Ki-Moon dans cette affaire ivoirienne où un camp a été soutenu contre l’autre - au vu et au su de tout le monde, et où un palais présidentiel a été attaqué, au nom de la souveraineté « sous-traitance » de la Côte d’Ivoire -. L’Onu, qui peine à se réformer, a donné la preuve supplémentaire qu’elle est là au service des intérêts géostratégiques des grandes puissances et non de la paix et de la sécurité du monde. Là encore, les choses ont changé. Antonio Manuel de Oliveira Guterres n’est pas Ban Ki-Moon. Ancien président du groupe parlementaire socialiste, secrétaire général du Parti socialiste, et premier ministre portugais, avant de devenir Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, puis le Patron du Système des Nations Unies, pour l’institution qu’il incarne et le socialiste qu’il demeure, il ne peut pas rester insensible au cas Gbagbo. Laurent Koudou Gbagbo, le socialiste bon teint.
Somme toute, si des révélations de Mediapart attestent que Paris et New York ont pesé de tout leur poids pour que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé aillent à la Cpi et restent en prison, - malgré l’insuffisance de preuves pour conforter les charges à leur encontre -, rien ne prouve que l’axe Paris-New York ne fonctionne pas à nouveau, en faveur de la libération des deux détenus.

Les événements du côté d’Abidjan

La troisième raison, et pas des moindres, qui peut militer en faveur de la libération immédiate et définitive de Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé, pourrait être la gestion actuelle du pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara. Aujourd’hui, la réconciliation est au point mort, même si quelque huit-cent détenus politiques ont été amnistiés le 6 août 2018, la veille de la fête de l’indépendance du pays, par ses soins. Sa majorité a volé en éclats. L’ancien président Henri Konan Bédié, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et lui, ne s’entendent plus du tout. En plus, La Lettre du continent aurait laissé courir le bruit que la bonne gouvernance aurait déserté le forum à Abidjan. Dans ces conditions, pour des puissances occidentales qui aiment « diviser pour régner », libérer Gbagbo serait une autre manière de garder la main, et de redistribuer les cartes, dans la perspective de la présidentielle de 2020. Mon intime conviction, c’est que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé sortent de prison, non pas parce que l’on admet qu’ils sont victimes d’injustice et de la justice des vainqueurs. Mais, toujours au nom de la géopolitique du «chaos contrôlé », sport favori des Occidentaux.
C’est une bonne nouvelle… Le réveil de l’Afrique révolutionnera le monde !.

Par Elisée Héribert-Label ADJOVI

Journaliste Internationaliste / Ecrivain

Société 17 janv. 2019


Foncier à Womey dans la commune d’Abomey-Calavi: Des mesures conservatoires sur un domaine litigieux de 3654 parcelles

Le Conseil des ministres du mercredi 16 janvier a adopté des mesures conservatoires relatives à un domaine litigieux sis à Womey (commune d’Abomey-Calavi), présumé propriété de la collectivité Marcos.

Les décisions de justice dont la collectivité Marcos revendique l’exécution datent de 1941 et leur mise à exécution va générer un conflit avec les acquéreurs de parcelles dans la localité. Préoccupé par la situation, en ce qu’elle porte sur un domaine important et impacte un nombre non négligeable de personnes, le gouvernement a entrepris d’y voir plus clair. «Les recherches entreprises et les informations disponibles à ce jour font douter non seulement de l’existence et de l’authenticité des jugements mis à exécution mais également de la superficie réelle du domaine litigieux. Alors que le chef de la collectivité Marcos revendique 191 hectares 70 ares et 15 centiares, soit environ trois mille six cent cinquante-quatre (3654) parcelles, un autre membre de cette même collectivité soutient que le domaine en question couvrirait 12 hectares 67 ares et 76 centiares ».
Pour y voir plus clair et « pallier les conséquences incommensurables » que pourrait engendrer l’exécution desdites décisions de justice, le gouvernement a décidé, en raison des superficies en cause et conformément à la loi, de prendre des mesures conservatoires allant dans le sens d’une expropriation pour cause d’utilité publique. Cela obéit aux dispositions de l’article 529 du code foncier et domanial, qui stipule que « si l’exécution d’une ordonnance, d’un jugement ou d’un arrêt doit entraîner des démolitions massives d’habitations construites sur des parcelles d’une superficie cumulée de plus de cinq mille (5.000) mètres carré, l’Etat procède à l’expropriation pour cause d’utilité publique des parcelles concernées après un juste et préalable dédommagement des propriétaires desdites parcelles. ». Eu égard à cela, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés par le dossier afin qu’ils agissent. Il leur est entre autres demandé de faire procéder à toutes investigations destinées à établir la régularité des titres en présence et prendre toutes mesures conservatoires nécessaires, d’étudier les mesures d’expropriation pour cause d’utilité publique envisageables dans le cas où l’authenticité des titres fondant le droit de propriété de la collectivité Marcos serait confirmée. Ceux-ci doivent également faire suspendre toutes activités de la Commission nationale des affaires domaniales en matière judiciaire, sur toute l’étendue du territoire national ; et prendre toutes mesures nécessaires au maintien de l’ordre public dans la localité de Womey.
Ces mesures qui semblent sauvegarder les intérêts de toutes les parties en présence seront sans aucun doute saluées par tous, surtout qu’elles ne remettent pas non plus en cause les décisions de justice. L'autre avantage des mesures prises par le gouvernement, c’est la sauvegarde de la paix sociale. On pourrait bien s’imaginer le drame auquel on ferait face si une décision de justice, ou du moins l’exécution d’une décision de justice venait à priver 3654 acquéreurs de parcelles de leurs terres.

Société 17 janv. 2019


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