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Les acteurs et structures impliqués dans les malversations dans le cadre du chantier de construction du siège du Parlement à Porto-Novo en répondront par les voies indiquées. Le Conseil des ministres de ce mercredi 16 mai, statuant à la suite du rapport d’audit technique, financier et juridique dudit chantier, a pris une série de mesures.
« Il faut faire en sorte qu’il y ait des clarifications parce que près de 22 milliards ne peuvent ne pas donner des suites lorsque les objectifs fixés n’ont pas été atteints ». Joseph Djogbénou, ministre en charge de la Justice est formel. Dans le dossier de la construction du nouveau siège du Parlement à l’entrée de la ville de Porto-Novo, des têtes tomberont. Ce chantier « marque la qualité de la gouvernance antérieure. Jamais un pays qui a peu de moyens ne peut être géré avec un esprit d’amateurisme par rapport aux charges que les actes posés font peser sur l’Etat et sur le contribuable », a expliqué au cours de son traditionnel point de presse, le ministre Joseph Djogbénou.
Le Conseil des ministres de ce mercredi 16 mai a en effet connu du sujet, eu égard au contenu du rapport d’audit sur ledit chantier et a pris les mesures idoines qui vont de la rupture des contrats au recouvrement des sommes dues à l’Etat en passant par des poursuites judiciaires.
Quatre grandes décisions ont été prises à ce propos. La première, c’est de faire assurer la surveillance du chantier. La deuxième est que le gouvernement se propose de « situer les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet et d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des malversations constatées ». En troisième lieu, il entend procéder à la résiliation amiable ou par voie judiciaire des contrats relatifs aux travaux de construction du siège de l’Assemblée nationale. Puis enfin, il procédera aussi au recouvrement des sommes dues et à la réparation des dommages causés à l’Etat par le maître d’ouvrage délégué et les autres entreprises prestataires sur le chantier.
A l’étape actuelle, indique le Conseil des ministres, le maître d’ouvrage délégué (Serhau Sa), a déjà encaissé pour la réalisation de ce chantier 22 664 019 976 F Cfa, soit 50,2 % du coût d’objectif, pour un taux d’exécution physique global d’environ 45,71 %. Or, selon l’audit, « pour achever les travaux, il faudra encore mobiliser 22 501 709 588 F Cfa sans la garantie de la durabilité de l’ouvrage érigé sur un sol marécageux, avec des défaillances techniques graves ». Face à cette situation, le Conseil des ministres a donc pris acte de la volonté de la majorité des députés de voir arrêter les travaux en vue de construire un nouvel édifice sur un autre site, et d’engager la responsabilité de toutes les personnes impliquées. « Le dossier sera transmis d’une part à la Justice à qui il sera demander de situer les responsabilités et d’appliquer les sanctions que les lois de notre pays ont prévues », a insisté le ministre Joseph Djogbénou. Mais le gouvernement ne compte pas s’en tenir à cette seule formalité et entrevoit par ailleurs que « l’administration et la justice assumeront parfaitement leurs responsabilités », notamment pour ce qui est du ressort de la gestion marchés publics?
Liste des sociétés dont les contrats sont à résilier
Gros-œuvre : BENIN BATISSES TP, RCB, GAMEF, BETAFRIC, JUBIT.
Menuiserie bois : COMOVEP
Menuiserie alu : ECOMA
Menuiserie métallique et ferronnerie : CIA
Electricité courant fort, groupe électrogène, ascenseur : SEIB
Courant faible : SEIB
Revêtement, peinture, étanchéité : EBS, CNC, ECMA, DYJESK, ABD, ERUDIT, HBP
Climatisation, ventilation : SEIB
Plomberie sanitaire : SOGEI
Aménagement intérieur : MAYARICK
Construction de voie ceinturant le site : LOGIC
Eclairage du chantier : ADJAF SERVICES
Bureau de chantier : ARCHICAD
Maître d’œuvre : GROUPEMENT TROPHEE
Contrôle d’ingénierie : GROUPEMENT ACL-GEO CONSULTING
Bureau de contrôle technique : SOCOTEC
Laboratoire : CNERTP

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) a rendu public, ce mardi 15 mai à Cotonou, le rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire au Bénin (Agvsa 2017). Cette étude dont le financement est assuré par le Programme alimentaire mondial (Pam) et qui a été présentée au cours d’un atelier de dissémination montre que 9,6 % de Béninois sont en insécurité alimentaire en 2017.
Mettre en place une approche multisectorielle pour lutter contre l’insécurité alimentaire en développant la production locale et l’accessibilité ; la nutrition et renforcer la résilience dans les zones vulnérables. C’est la principale recommandation du rapport de l’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire 2017 (Agvsa 2017) qui a été présenté hier, par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae).
En effet, l’Agvsa est une enquête qui vise à mettre à jour les informations sur la sécurité alimentaire et de mieux comprendre l’impact des chocs récents, que ce soit d’ordre climatique, économique ou autre, sur la consommation alimentaire des ménages ainsi que sur leurs stratégies. Elle fait suite à l'enquête dont le rapport a été présenté en 2013, et a porté sur 15 000 ménages du Bénin répartis dans 745 villages et quartiers de villes.
La réalisation de cette étude, selon la directrice générale par intérim de l’Insae Armelle Ahamidé Meangoua, a permis de fournir des informations détaillées sur le nombre de ménages en insécurité alimentaire au Bénin, leurs caractéristiques et les causes de cette insécurité alimentaire. Les résultats de cette enquête qui s’est déroulée de juillet à août 2017, montrent que des efforts restent à faire pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd) n°2 à savoir « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».
Selon les résultats de l’étude, 9,6 % de la population béninoise sont en insécurité alimentaire. Une insécurité qui n’est pas liée à un manque de disponibilité alimentaire mais à un manque d’accès à l’alimentation. Cette proportion, souligne la directrice générale par intérim de l’Insae, varie selon le milieu de résidence, les départements et les caractéristiques spécifiques des ménages. Les départements les plus touchés par l’insécurité alimentaire sont : l’Atacora (24 %); le Couffo (16 %) et les Collines (15 %).
Lutte contre la faim
Pour le représentant du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Zakari Tassou, secrétaire général du ministère, les résultats de l’enquête reflètent la situation de la sécurité alimentaire dans le pays au cours de la période qui coïncide avec celle de soudure au Nord et celle de la pré-récolte dans le Sud. D’après le rapport de l’Agvsa 2017, explique-t-il, près de la moitié de la population béninoise est en sécurité alimentaire (47,5 %). Mais cette population, selon lui, est dans le risque de basculer en insécurité alimentaire en cas de chocs sévères ou fréquents.
En revanche, précise Zakari Tassou, 9,6 % de la population sont en insécurité alimentaire, soit 1,09 millions de personnes dont 0,7 % en insécurité alimentaire sévère (soit 80 000 personnes). L’insécurité alimentaire touche davantage les ménages résidant en milieu rural (13 %) que ceux du milieu urbain (7 %) et moins ceux de Cotonou (2 %).
La comparaison des résultats de 2017 avec ceux obtenus en 2013 fait ressortir que l’insécurité alimentaire globale a légèrement diminué passant de 11 % à 9,6 %. Cependant, le secrétaire général du ministère en charge du Plan et du Développement estime qu’il faut tenir compte du fait que les données n’ont pas été collectées à la même période. On pourrait, à son avis, s’attendre à une amélioration des taux pour la période de post-récolte.
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, cette évaluation est, à n'en point douter, une avancée de plus dans la lutte contre la faim au Bénin. Sa plus-value réside dans le fait qu’elle a été menée dans une année charnière de la mise en œuvre des Odd et renforcera, de ce fait, les études en cours sur l’évaluation des besoins des Odd au Bénin, indique-t-il.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a statué, ce lundi 14 mai, sur le vingt-septième dossier inscrit à son rôle au titre de sa première session de 2018 et portant sur une affaire de vol aggravé et incendie volontaire. Au terme des débats, l’accusé Adolphe
Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a été reconnu coupable des faits pour lesquels il est poursuivi puis condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa à son propriétaire.
Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, le prévenu du vingt-septième dossier, a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa.
A la barre, l’accusé Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé a reconnu les faits comme à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. Mais la cour a cherché à comprendre les circonstances de la commission des faits de vol aggravé et incendie volontaire.
A tour de rôle, le président de la cour et l’avocat général lui ont administré des questions pour comprendre comment les faits se sont réellement produits. Dans sa déposition, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a révélé qu’il a l’habitude, depuis quelque temps, de passer la nuit au service au ministère de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes (Mcmeejf). Ayant rendu visite au directeur des Ressources financières et du matériel (Drfm) dans son bureau un jour, raconte-t-il, il a profité de sa sortie pour jeter un coup d’œil dans son tiroir et y a découvert de l’argent dans une enveloppe. Dès lors, il aurait arrêté le plan de son opération.
Sur la façon dont il a réussi à entrer dans le bureau, la nuit du 1er au 2 octobre 2014, il a indiqué qu’il s’est servi des clés collectées entretemps dans les couloirs et toilettes du ministère et qu’il les aurait essayées sur les portes de ses collègues et du Drfm pendant les nuits qu’il passait au service. Le jour des faits, précise-t-il, il s’est déguisé en femme en portant la tenue traditionnelle « bom’ba» prise du tiroir d’une collègue. De même, poursuit-il, il a pris soin d’éteindre les lampes pour éviter que les caméras de surveillance l’enregistre. Une fois dans le bureau du Drfm, il dit avoir pris les deux enveloppes découvertes contenant de l’argent. Après il se serait rendu chez l’épouse d’un ami pour lui remettre les enveloppes.
A la question aussi bien du président que du ministère public sur le montant exact qu’il y a trouvé, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé explique qu’il n’a pas pris le temps de compter avant de les remettre à l’épouse de son ami. Mais en réalité, la somme déclarée perdue est de 1 800 000 F Cfa en plus d’un ordinateur portatif, d’un disque dur externe de 500 Go, d’une clé Usb dont la capacité est inconnue du Drfm et de neuf feuillets de tickets valeur de 5000 F Cfa. En plus de cela, il est constaté dans le service d’autres objets disparus tels que des serpillères, du papier hygiénique.
Coopération
Même s’il a coopéré en reconnaissant les faits de façon globale, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègué n’a pas livré facilement certains détails. Il en est ainsi des objets soustraits dont il a reconnu difficilement l’ordinateur, le disque dur, la clé Usb. Idem du nombre de fois qu’il s’est introduit dans le bureau du Drfm. Quant aux tickets valeur, il n’a pas reconnu les avoir pris.
Sur l’incendie volontaire, il s’est montré coopératif. En effet, il explique à la cour qu’il a mis feu au bureau du Drfm pour effacer toute trace de vol et mettre la disparition des biens et du numéraire sur le compte de l’incendie. A la question de savoir comment il s’y est pris, il précise que dans la journée du 1er octobre 2014, il s’est procuré 4 litres d’essence et une boîte d’allumettes. Et après avoir pris les enveloppes, il a aspergé les boîtiers électriques d’essence puis y a mis feu. Mais le système anti-incendie s’est automatiquement déclenché pour éteindre le feu.
Pour vérifier la nature des objets volés et le montant disparu, la cour a fait intervenir deux victimes. La première, l’Agent judiciaire du Trésor représenté par Polycarpe Ganmavo. Ce dernier a fait savoir que l’Etat a subi des dommages à cause des actes posés par l’accusé. La deuxième victime, c’est le Drfm d’alors en la personne de Georges Roméo Noudéhouénou Aniou. Celui-ci déclare avoir perdu à titre personnel la somme 1 800 000 F Cfa et neuf tickets valeur de 5000 F Cfa. Les deux se constituent partie civile.
Dans son réquisitoire, Armand Hounguè, l’avocat général, note que le loup est dans le pré. Selon lui, l’accusé à la barre est l’auteur des faits qui lui sont reprochés comme il a eu à le reconnaître lui-même. Les trois éléments constitutifs des faits réunis pour les deux chefs d’accusation. Par rapport à l’élément légal du vol aggravé, il indique qu’il réside dans les articles 379 et 386 du Code pénal. L’élément matériel est une action positive de soustraction frauduleuse du bien d’autrui. En l’espèce, cela correspond aux biens et au numéraire soutiré par l’accusé dans le bureau du Drfm. L’aggravation se lit à travers le moment du vol (la nuit), les dispositions prises pour opérer (lumière éteinte, déguisement en femme) et sa qualité d’agent du ministère. L’élément matériel réside dans sa volonté délibérée de s’introduire nuitamment dans les bureaux.
Sur le crime d’incendie volontaire, les trois éléments ne manquent pas, selon l’avocat général. L'élément légal, c’est l’article 334 du Code pénal qui prévoit et punit l’incendie volontaire. L’élément matériel, c’est l’ensemble des actes positifs posés par l’accusé qui concourent à détruire partiellement ou totalement un bien ou un lieu. Ici, il s’agit du boîtier électrique détruit avec la bûchette d’allumette enflammée, après y avoir mis de l’essence. Par rapport à l’intention, note le ministère public, l’accusé a agi en toute conscience dans la nuit. L’intention réside aussi dans la préparation de l’incendie : il a soigneusement acheté de l’essence, relève Armand Hounguè.
En conclusion, il retient que le cumul de crimes implique la peine maximale, la peine de mort. Mais cela étant aboli, il requiert contre lui la réclusion criminelle à 15 ans.
Les faits
Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2014, le nommé Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, agent en service au ministère chargé de la Microfinance, de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes (Mcmeejf), s’est introduit dans le bureau du directeur des Ressources financières et du Matériel qu’il a pu ouvrir facilement avec les clés qu’il avait sur lui. Après y avoir dérobé deux enveloppes contenant une somme de 1 800 000 F Cfa, des tickets valeur et un disque dur externe, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a aspergé le bureau d’essence qu’il s’était procurée et y a mis feu.
La clémence
Plantant le décor pour sa plaidoirie, Me Brice Zinzindohoué plaide coupable en demandant la clémence de la cour. Pour ce faire, il a emprunté la pensée d’Antoine Houdar de la Motte : « Il est bon d’user de clémence. C’est le plus beau fleuron de la toute-
puissance». Son client a reconnu les faits à toutes les étapes et il ne comprend pas comment le ministère public en est arrivé à « des réquisitions cinglantes ». Pour amener la cour à ne pas aller dans le sens du ministère public, il table sur l’enquête de moralité favorable à son client et sur l’aveu des fautes. «Une faute avouée est à moitié pardonnée », rappelle-t-il à la cour en l’invitant à lui reconnaître sa coopération pour la manifestation de la vérité.
Sur l’incendie volontaire, Me Brice Zinzindohoué apporte des nuances. N’étant pas du même avis que le ministère public, il avance qu’il s’agit plutôt d’une « tentative d’incendie ». C’est le début d’un incendie selon les procès-verbaux, relève-t-il. «Faire passer l’accusé Adolphe Cocou
Samuel Atayi Guèdègbé pour un monstre, c’est inutile », souligne-t-il. Pour lui, même si la condamnation est nécessaire, il ne faudra pas priver son épouse et ses trois enfants de sa présence. Pour conclure, la défense emprunte la pensée de William Shakespeare : « La clémence ne se commande pas. Elle tombe du ciel comme une pluie douce, sur le lieu qu’elle domine. Double bienfaisance, elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit ».
A l’issue de la délibération, la cour a reconnu Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé coupable des faits de vol aggravé en soustrayant frauduleusement du numéraire et divers biens dans le bureau du Drfm du ministère de la Microfinance. Ces faits sont prévus l’article 386 du Code pénal. Il est reconnu aussi coupable d’avoir volontairement mis le feu à un local, faits prévus et punis par l’article 334, alinéa 1er du Code pénal. En conséquence, la cour l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Mis sous mandat de dépôt le 10 octobre 2014, il retourne en prison pour plus d'un an.
Quant au procès civil, après avoir écouté les deux victimes sur leurs demandes en dédommagement, ainsi que les observations du ministère public et de la défense, la cour l’a condamné à payer la somme de 365 000 F Cfa au nommé Georges Roméo
Noudéhouénou Aniou et ordonne que lui soit restituée la somme de 1 480 000 F Cfa consignée au greffe. Elle ordonne la restitution au ministère de la Microfinance de l’ordinateur, du disque dur externe de 500 Go et de la clé Usb mis sous scellés. Quant à l’Etat, ses intérêts sont réservés pour expertise pour évaluer les frais de réparation effectuée.
Ce verdict rendu, l’audience a été suspendue pour être reprise ce matin avec le vingt-huitième dossier relatif aux violences et voies de fait, meurtre mis à la charge de Florent Kakpo, Félix Montcho, Sébastien Ahouandjinou et Justin Hinlidé?
Composition
Président : Jules Chabi
Mouka
Assesseurs : Rodolph Azo et Jean da-Silva
Jurés : Gaston Adékambi ; Bouraïma Kochégbé ; Adolph Dadaglo et Pélagie Lokossou
Ministère public : Armand Hounguè
Greffier : Théogène
Zounchékon

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, mercredi 9 mai dernier, deux délégations dont celle de la Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) conduite par sa coordonnatrice, Pulchérie Gbèmènou.
Les femmes professionnelles des médias du Bénin se disent prêtes à accompagner les députés dans le cadre des réformes et initiatives visant l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement. Une délégation de celles-ci a été reçue à cet effet, mercredi 9 mai dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) a clairement manifesté sa volonté de se jeter dans la bataille afin de porter le nombre de femmes à l’Assemblée nationale de 7 % aujourd’hui à moins 17 % dès la prochaine législature. Un vœu cher au président Adrien Houngbédji. « Aujourd’hui, on ne compte que 7 % de femmes au Parlement. Nous nous sommes dit, en tant que femmes des médias ce que nous pouvons faire pour que ce vœu du président de l’Assemblée nationale soit réalisé », précise Pulchérie Gbèmènou, coordonnatrice de la Cfu, à sa sortie d’audience.
La délégation n’est pas allée les mains vides. Elle a remis au président de l’Assemblée nationale un projet proposé par la Cfu pour montrer toute sa détermination à prendre sa part de responsabilité pour l’atteinte des objectifs de cette noble ambition. Pulchérie Gbèmènou dit avoir saisi l’occasion pour présenter à Me Adrien Houngbédji la Cellule des femmes de l’Union des professionnelles des médias du Bénin portée sur les fonts baptismaux en 2011. Et depuis sept ans, les objectifs et la vision de la cellule n’ont pas changé à savoir redonner beaucoup plus de vie et de visibilité aux productions des femmes professionnelles des médias engagées à faire plus que leurs confrères hommes sur le terrain. « C’est justement pour cette cause que nous sommes venues voir le président de l’Assemblée nationale et profiter pour lui soumettre nos projets, notamment, celui de l’édition de l’agenda des femmes des médias, la troisième édition », ajoute la coordonnatrice de la Cfu.
La délégation sollicite le soutien du président Adrien Houngbédji et de toute l’Assemblée nationale pour la concrétisation de ce projet. Pulchérie Gbèmènou et les siennes sont reparties satisfaites de l’audience avec la deuxième personnalité de l’Etat qui a donné la garantie que le dossier sera étudié avec diligence.
Le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu une délégation des agents contractuels de l’Etat, promotion 2014 du ministère de l’Economie et des Finances, conduite par Serge Agassounon. Elle n’a fait aucune déclaration à la presse à sa sortie d’audience?
Quotidien- Le député de la quinzième circonscription électorale, Mohamed Atao Hinnouho[/caption]Le député de la quinzième circonscription électorale, Mohamed Atao Hinnouho n’a pas comparu, ce mardi 8 mai au tribunal de première instance de première classe de Cotonou comme annoncé. Invité à la barre par le juge des flagrants délits, seul son avocat a réagi. L’affaire est donc renvoyée au 12 juin prochain.
Placé sous mandat de dépôt par le procureur, il n’a pas comparu. Conformément à la nouvelle accusation portée contre sa personne outre les autres faits pour lesquels il était recherché, le député devrait être devant le tribunal correctionnel des flagrants délits pour répondre des faits de fraudes douanières, un acte de flagrant délit. Ce nouveau chef d’accusation contre le député fait suite à une plainte de l’administration douanière qui a constaté l’évasion d’importantes sommes d’argent au détriment du Trésor public, du fait de l’importation frauduleuse des produits par l’une des structures proches de Mohamed Hinnouho, incriminée dans le cadre de l’affaire de faux médicaments. L’opinion pourrait être située sur ce dossier à rebondissements le 12 juin prochain.
Le député Mohamed Atao Hinnouho bénéficie toujours de l’immunité parlementaire conformément à l’article 90 de la Constitution du 11 décembre 1990. Une commission est mise en place pour étudier la levée de l’immunité de Mohamed Atao Hinnouho de même que celles de deux autres députés. La suite du processus d’audition du député dépend des travaux de la commission spéciale.

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 4 mai dernier, quelques compatriotes venus partager avec lui des préoccupations diverses. Parmi ceux-ci, deux anciens journalistes de l’Ortb, un expert en neurosciences et l’aumônier universitaire du Bénin.
Admis à la retraite après une longue carrière à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), le réalisateur Sébastien Avaho et le journaliste Gérard Migan n’ont pas voulu rester inactifs. D’intelligence, ils ont initié un magazine trimestriel intitulé
"Tribune des institutions". C’est pour présenter l’initiative et obtenir l’adhésion du président de la Cour constitutionnelle qu’ils ont été reçus, vendredi dernier, en audience. « L’objectif de cette émission que nous avons initiée, c’est d’outiller la jeunesse à travers une meilleure connaissance des différentes institutions de la République dont la Cour constitutionnelle d’une part, et de leur permettre de découvrir divers métiers pour les orienter d’autre part », a expliqué le journaliste Gérard Migan.
Expert en neurosciences appliquées, Dr Hermann Dègla, a partagé avec le président de la Cour constitutionnelle les diligences que mène le cabinet "Lucie international" qu’il représente, dans le domaine des neurosciences. Les discussions avec le président Théodore Holo ont été axées sur l’apport des neurosciences dans les domaines éducatif, sanitaire et du développement individuel. «Le cerveau règne en maître car c’est le centre de nos décisions et c’est lui qui conduit le corps. Les neurosciences permettent de connaître le fonctionnement mécanique et biologique du cerveau et de l’utiliser de façon optimale », a expliqué l’expert.
Confiée aux Dominicains depuis 1972, l’aumônerie universitaire du Bénin "Emmaüs" peine à achever les travaux de construction de la chapelle universitaire sise à Zogbadjè dans la zone du Campus à Abomey-Calavi. C’est pour conduire à terme ce projet qui nécessite encore 450 millions F Cfa que l’aumônier, le frère Ephrem Houndjè, a sollicité l’appui du président de la Cour constitutionnelle, ancien universitaire. « Nous avons organisé un téléthon pour achever les travaux de construction de l’aumônerie universitaire et nous sollicitons la générosité de tous les anciens universitaires catholiques et de toutes les personnes de bonne volonté », a précisé le révérend frère Ephrem Houndjè.

Les agents des forces de sécurité (policiers et gendarmes) épinglés pour détournement des fonds complémentaires de sécurité ne feront plus partie de l’effectif de la Police républicaine. Le Conseil des ministres de ce mercredi 2 mai a décidé de leur radiation pure et simple.
L’une des principales décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 2 mai, c’est la radiation de 27 éléments de la Police républicaine. Lesquels se sont rendus coupables de malversations sur les deniers publics. En effet, dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire du pays, le gouvernement a mis à la disposition des unités opérationnelles de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale, des fonds additionnels destinés aux unités territoriales et remis directement aux chefs d’unité avec des consignes fermes et des procédures précises en vue de leur bon usage. Nonobstant toutes ces dispositions, « Les contrôles effectués ont décelé des irrégularités graves dans la gestion desdits fonds », a révélé le ministre Joseph Djogbénou au cours de son traditionnel point de presse à l’issue du Conseil des ministres. Dans certains cas, précise-t-il, « ils ont été détournés par certains responsables d’unité à des fins autres que leurs destinations initiales ou utilisés sans justifications objectives ».
Ces actes vont coûter à ces agents recrutés au service de la sécurité publique, leurs postes. Il a été en effet décidé de leur radiation pure et simple, a fait savoir le ministre en charge de la Justice. Une décision du gouvernement qui ne sera d’ailleurs pas la dernière, prévient-il. « Malheureusement et douloureusement, les mêmes sanctions seront davantage appliquées si les mêmes faits se répètent. Ce n’est pas du bonheur d’appliquer les sanctions de cet ordre-là. Mais tant qu’on ne le fera pas, le bien public sera méprisé comme nous le faisons. Il faut de l’exemple », explique le ministre Joseph Djogbénou qui en profite pour lancer un appel à la conscience de chaque agent public. « Ce qui a commencé à être fait depuis le 6 avril 2016 ne s’arrêtera pas. Le gouvernement a pris le taureau par les cornes. Les sanctions disparaîtront si les actes de corruption disparaissent », insiste ensuite le ministre.
C’est donc un signal fort que donne le gouvernement en frappant aussi lourdement ces agents publics en charge de la sécurité qui, outre les sanctions administratives, répondront également devant la justice des faits mis à leurs charges.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, première session de 2018, a examiné pour le compte du vingtième dossier inscrit à son rôle une affaire de viol sur mineure commis par un instituteur. L’accusé Valentin Yahassou Assogba a été condamné à une peine de 7 ans de travaux forcés.
Le violeur de la petite C. N. a été fixé sur son sort, lundi 30 avril dernier, à l’issue de son procès par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Pour ce crime, il a écopé de 7 ans de travaux forcés et retourne en prison pour deux ans environ à cause de sa libido débridée.
Les faits de la cause remontent au 13 avril 2013 et font état de ce que le nommé Valentin Yahassou Assogba a été surpris en train de tenir des rapports sexuels avec son écolière. Cet instituteur à l’école primaire privée « Sainte Victoire » sise à Cocotomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, est chargé des écoliers de la classe du CM2 dont la nommée C. N. Il a pris l’habitude d’entretenir des relations sexuelles avec cette dernière âgée de 12 ans.
Interpellé puis inculpé pour viol sur mineure, il reconnaît les faits et déclare qu’il ignorait l’âge réel de la victime et sollicite l’indulgence des autorités judiciaires.
Lors des débats déroulés à huis clos, l’avocat général a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Ce qui n’a pas plu à la défense, Me François Kèkè qui a plaidé le doute après avoir souligné l’absence de certaines pièces. Selon lui, le défaut de ces pièces milite en faveur de son client qui doit être acquitté au bénéfice du doute.
Après la délibération, le nommé Valentin Yahassou Assogba, né le 6 mars 1985, a été reconnu coupable des faits de viol sur mineure et condamné à la peine de 7 ans de travaux forcés. Des faits prévus et punis par les articles 332 du Code pénal et 3 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin.
Ayant déjà passé cinq ans en détention préventive, il retourne en prison pour purger le reste de sa peine.
L’audience a été suspendue et reprend ce matin avec le vingt-et-unième dossier mettant en cause Valentin Aïkpé inculpé pour une affaire de viol sur mineure.
Composition de la Cour
Président : Jules Chabi
Mouka
Assesseurs : Zacharie
Dah-Sèkpo et Zéphirin
Agassounon
Jurés : Gaston Olaolouwa Adékambi ; Denise Assiba Aïzannon ; Hyacinthe Fatondji Ezin-Wota et Prosper Coffi Gbèdandé
Ministère public : Armand Hounguè
Greffier : Félicien Fatondji

Le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè était ce vendredi 27 avril à Dassa-Zoumè en réunion de commandement avec les douze directeurs départementaux de cette nouvelle force pour évaluer les mois d’actions sur le terrain.
La cybercriminalité a été l’action phare de la police républicaine ces dernières semaines. Le point fait ce vendredi à Dassa par le commandement révèle que près de 700 cybercriminels présumés ont été interpellés sur toute l’étendue du territoire et présentés à la justice. Le constat fait par la police en est que parmi eux, un grand nombre y associe des pratiques occultes allant jusqu'aux sacrifices humains.
Ainsi, deux mois à peine après la nomination des douze directeurs départementaux de la nouvelle force dite Police républicaine, qui consacre la fusion de la police et de la gendarmerie, un premier bilan est là et édifiant. La mise en œuvre effective de cette force s'est concrétisée par la nomination du directeur général et de son adjoint, et par la prise de commandement le 7 mars dernier des douze directeurs départementaux de police républicaine (Ddpr) et de leurs adjoints, nommés par le Général Nazaire Hounnonkpè. Depuis lors, et sous la supervision des préfets des départements, ces directeurs départementaux mènent des activités d'ordre sécuritaire pour atteindre les objectifs à eux assignés, dont le principal est « la généralisation de la police de proximité reposant sur la pro-activité afin de réduire considérablement en amont les différentes atteintes à l'ordre public pour n'avoir pas à se confronter en aval à une recrudescence de la criminalité ».
En l’espace de deux mois, l’évaluation sommaire faite ce vendredi à Dassa-Zoumè est qu’ils ont été présents sur presque tous les fronts. A commencer par la traque des auteurs de la cybercriminalité et des crimes rituels; la lutte contre les vols à main armée; la lutte contre la drogue et les faux médicaments; la lutte contre les preneurs d'otages avec demande de rançons; et la lutte contre l'insécurité routière.
Les détails de cette rencontre de Dassa-Zoumè dans notre prochaine édition.
Société 28 avr. 2018
Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle Mahougnon Kakpo[/caption]Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle Mahougnon Kakpo et son collègue Salimane Karimou en charge des Enseignements maternel et primaire, ont rendu public l’arrêté fixant la période des cours, des congés et des grandes vacances, de même que la date de la rentrée prochaine.
On s’y attendait, au regard des mouvements de débrayage en cours dans le secteur de l’éducation. C’est effectif depuis ce mercredi 25 avril 2018. Le nouveau calendrier réaménagé de l’année scolaire 2017-2018 dans les établissements d’enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel est fixé par l’arrêté interministériel année 2018 n°055/Memp/Mestfp/Dc/Sgm/Diip/Dep/Dem/Dec/Dipiq/Desg/Detfp/Sa/049Sgg18. Dans tous les établissements publics et privés à l’exception des centres de formation professionnelle et d’apprentissage, le calendrier scolaire 2017-2018 précédé d’une prérentrée scolaire du lundi 11 au vendredi 15 septembre 2017 est réaménagé. Ainsi, le nouveau calendrier a prévu le premier trimestre du lundi 18 septembre 2017 au mercredi 20 décembre 2017 après les cours de la matinée. Les congés de fin du premier trimestre commencent du mercredi 20 décembre 2017 après les cours de la matinée au mercredi 03 janvier 2018 inclus.
Au deuxième trimestre, les activités académiques courent du lundi 4 janvier 2018 au vendredi 12 janvier 2018 après les cours de l’après-midi. Les jours de travail au cours de la période de perturbation partent du lundi 15 janvier 2018 au vendredi 13 avril 2018. Les congés de fin du deuxième trimestre par contre sont prévus du vendredi 13 avril 2018 après les cours de l’après-midi au mercredi 25 avril 2018 inclus. Le troisième trimestre qui a débuté ce jeudi 26 avril 2018 finit le mardi 31 juillet 2018 après les cours de l’après-midi, soit treize semaines quatre jours. Les grandes vacances sont fixées au mardi 31 juillet 2018. Elles prennent fin le dimanche 16 septembre 2018. L'année scolaire 2018-2019 commence dans les établissements à partir du lundi 17 septembre 2018, soit un mois et demi de période de vacance.
Le grand défi des enseignants à la reprise des classes ce jeudi est l’exécution du programme scolaire. L’année étant perturbée par les grèves perlées, les responsables de certains collèges de Cotonou ignorent le taux d’exécution actuel du programme. Il est vrai que la grève n’a pas affecté toutes les classes de la même manière, selon les explications de certains censeurs de collège. Néanmoins, les enseignants doivent se plier en quatre pour évoluer dans le programme. La seule condition pour booster les résultats scolaires et relever le niveau des apprenants, c’est d’évacuer un grande partie du programme prévu pour être exécuté dans les différentes classes. Cathérine Fassinou, directrice du Ceg Akpakpa centre, n’a pas de doute : « Les enseignants sont capables de faire le nécessaire ».
La bataille pour le dégel de la crise dans l’éducation
La suspension de la motion de grève du Front a mis du bémol à la crise qui secoue le secteur de l’éducation à la reprise des classes, ce jeudi 26 avril. Il y a eu quelques poches de résistance dans les rangs des secrétaires généraux, membres du Front, par rapport à la décision qui a valu la suspension de deux porte-parole, les sieurs Eric Péthos et Jean Adadja. Mais l’acte est à saluer. L’école a repris à la satisfaction générale des parents d’élèves. Malgré la position des dissidents du Front, l’équipe de Péthos a vu juste. Il revient alors au gouvernement de poursuivre les négociations avec les syndicats du Front en attendant leur motion de grève qu’ils envisagent de prendre à partir du jeudi 03 mai 2018. Autrement, le réaménagement du calendrier n’aurait pas d’impact sur l’année scolaire 2017-2018 sous l’emprise des menaces d’une année blanche?
A. M.