La Nation Bénin...
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Incendie à Dantokpa[/caption]Ce lundi 16 avril, aux environs de 4 h, un incendie s’est déclenché dans le secteur céréalier, plus connu sous le nom de Kpodji, dans le marché Dantokpa à Cotonou. La réaction prompte des sapeurs-pompiers dont un élément était en faction à la base Gis sur la berge lagunaire du marché, a permis de vite circonscrire le feu dont la cause reste à déterminer.
Lamentations, odeur âcre de piment, de céréales, de gari, de pâtes alimentaires, de serviettes hygiéniques et de condiments divers, calcinés par le feu. Des commerçants, visage fermé, tentent d’extraire les résidus de leurs biens susceptibles de servir encore à quelque chose. Des pompiers en pleine opération d’extinction des résidus de foyers de feux encore visibles. Tel est le spectacle qui accueille ce lundi matin, dans le secteur céréalier : Kpodji, construit en matériaux précaires au Nord du marché Dantokpa.
Le secteur est ravagé par un feu d’origine non encore déterminée. L’incendie a été perçu par un agent en faction à la base des sapeurs-pompiers du Groupement d’intervention subaquatique (Gis), logé aux abords de la lagune de Dantokpa, aux environs de 4 heures.
Le capitaine, Casimir Etchiha, commandant de la compagnie départementale des sapeurs-pompiers du Littoral, confirme que c’est cet élément de faction sur l’immeuble R+1 qui abrite le centre de secours dans ce marché qui a aperçu un gigantesque feu et a alerté.
« Arrivé sur les lieux, le premier détachement a constaté que c’est une zone de vente des produits céréaliers et d’autres produits qui est en feu, qui par ailleurs est en pleine propagation », explique ce capitaine de l’armée. Du renfort a été demandé, dit-il, et toutes les équipes des centres de secours du Littoral ont été mobilisées de même que celles d’Abomey-Calavi. Le port et l’aéroport ont également dépêché du renfort.
Grâce aux sept engins pompes, la soixantaine d’hommes mobilisés, une bataille énergique a été livrée contre le feu. « Une heure de temps environ après le début de l’attaque, le feu est maîtrisé », indique le commandant départemental des sapeurs-pompiers du Littoral. C’est la phase de débrayage et de dégarnissage qui a été le spectacle dont les usagers de ce secteur ont été témoins.
« C’est un incendie très difficile à éteindre, compte tenu de la matière qui est concernée », explique-t-il, citant les céréales, des huiles végétales, des mèches, divers condiments, des couches pour bébé, des cotons-tiges, etc. Des combustibles qui dégagent un fort potentiel calorifique, nécessitant des moyens hydrauliques très importants, à en croire le commandant sapeur-pompier. A cela, il faut ajoutée les magasins et baraques réalisés en matériaux précaires, signale le capitaine Étchiha.
Environ 4000 mètres carrés, selon La Sogema, 2000 mètres carrés, selon les pompiers, de ce secteur situé au Nord du marché Dantokpa ont subi les affres du feu. Pour l’heure, les supputations sur l’origine du feu font penser à un probable court-circuit.
Pertes énormes et lamentations
Mis au courant de l’incendie, certains commerçants et autorités se sont dépêchés sur les lieux. Ils n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts: les hangars et magasins sont tombés sous les flammes qui ont consumé les stocks de marchandises.
« Nous avons été alertés par les sapeurs-pompiers d’un incendie dans cette zone », raconte Razak Yodoma, le responsable des relations publiques et de la communication de la Société de gestion des marchés autonomes du Bénin (Sogema). Arrivé sur les lieux aux environs de 5 h, dit-il, son directeur général a constaté qu’une bonne partie de ce secteur est partie en fumée.
Le ministre du Cadre de vie et son collègue de la Décentralisation sont descendus sur le terrain, pour constater les dégâts. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Les marchandises et argent laissés dans la cinquantaine de magasins consumés ne sont pas négligeables.
Fatima Abayomi, une victime de cet incendie, ne sachant plus quoi faire s’en remet aux autorités. Ce sont environ 150 sacs de 120 kilogrammes de maïs et un sac de sorgo avec un sac de farine qu’elle a ainsi perdus dans cet incendie. À la place de son magasin, se dresse un tas de céréales calcinés. Cette commerçante dit avoir eu recours à un emprunt pour constituer ce stock parti en fumée. À la question de savoir ce qu’elle fera désormais, elle dit retourner à la maison réfléchir. « On ne sait pas ce qu’on va devenir », poursuit-elle, les yeux larmoyants, le regard évasif.
Dame Apolline Déguénon, une riveraine des sinistrés, félicite pour sa part les pompiers pour leur réactivité. Elle affirme qu’à l’heure où l’incendie s’est déclenché, il n’y avait personne dans le marché pour donner l’alerte. Elle appelle à l’aide pour assister les victimes, tout en exhortant les autorités à réorganiser le marché afin d’éviter des drames du genre à l’avenir.
Rapport mondial 2017 sur la peine de mort[/caption]Le directeur d’Amnesty International Bénin, Fidèle Marcos Kikan, a lancé ce jeudi 12 avril à Cotonou, le rapport mondial 2017 sur la peine de mort. C’était devant la presse et des personnalités de la société civile. Il a retenu à l’occasion que l’Afrique subsaharienne constitue une lueur d’espoir en termes d’élimination de la peine capitale.
Dans un contexte de baisse à l’échelle mondiale du nombre d’exécutions et de sentences capitales, Fidèle Marcos Kikan, directeur d’Amnesty International Bénin (Aib) a déclaré lors du lancement officiel du rapport mondial 2017 sur la peine de mort que l’Afrique subsaharienne constitue une lueur d’espoir. Mais avant lui, c’est Glory Cyriaque Hossou, coordonnateur du Comité peine de mort et actions urgentes, qui a présenté les grandes lignes dudit rapport. A l’en croire, l’Afrique subsaharienne a réalisé d’importants progrès en vue de l’abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région comme le souligne le rapport lancé hier.
La Guinée, relève-t-il, est le vingtième Etat de l’Afrique subsaharienne ayant aboli la peine de mort pour tous les crimes. Le Kenya, quant à lui, a supprimé le recours obligatoire à ce châtiment en cas de meurtre. Il ajoute que le Burkina Faso et le Tchad ont également pris des mesures pour le supprimer en adoptant de nouvelles lois ou en déposant des projets de lois dans ce sens.
Du fait des progrès enregistrés en Afrique subsaharienne, cette région continue, selon lui, de représenter une source d’espoir en ce qui concerne l’abolition. Les dirigeants de certains pays de la région ont pris des mesures qui permettent d’espérer que « le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant » qui soit, sera prochainement aboli, a déclaré Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty International cité par Glory Cyriaque Hossou.
Les pays qui continuent à travers le monde de procéder à des exécutions seront isolés si les pays abolitionnistes continuent de prendre des mesures pour restreindre le recours à la peine de mort ou pour la supprimer, estime le coordonnateur du Comité peine de mort et actions urgentes.
Amnesty International a enregistré une baisse du nombre de pays procédant à des exécutions en Afrique subsaharienne, ce dernier étant passé de cinq en 2016 à deux en 2017 : la Somalie et le Soudan du Sud sont les seuls pays, selon l’organisation, ayant procédé à des exécutions en 2017.
Le fait que le Botswana et le Soudan aient repris les exécutions en 2018 ne doit pas faire oublier toutes les avancées réalisées par d’autres pays dans toute la région, estime l’organisation.
Les progrès enregistrés en Afrique subsaharienne en 2017 sont représentatifs des tendances positives relevées dans le reste du monde, car les recherches d’Amnesty International indiquent un nouveau recul du recours à la peine de mort en 2017 à l’échelle mondiale.
Amnesty International a recensé au moins 993 exécutions dans 23 pays en 2017, note Fidèle Marcos Kikan, soit 4 % de moins qu’en 2016 (où 1032 exécutions avaient été enregistrées), et 39 % de moins qu’en 2015 (année où l’organisation avait relevé le chiffre le plus élevé depuis 1989 à savoir 1634 exécutions). L’organisation a enregistré au moins 2591 condamnations à mort dans 53 pays en 2017, ce qui représente une baisse notable par rapport au chiffre record de 3117 enregistrés en 2016. Ces chiffres n’incluent pas, selon lui, les milliers de sentences capitales prononcées en Chine et d’exécutions ayant eu lieu dans ce pays, les statistiques en la matière relevant toujours du secret d’Etat dans ce pays.

Denis Aïou a planché, ce mercredi 11 avril, au banc des accusés pour pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie. C’était pour le compte du septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Après examen, il a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle. Ayant été mis sous mandat de dépôt le 31 juillet 2013, il retourne en prison pour trois mois trois semaines environs.
Cinq ans de réclusion criminelle et destruction des objets mis sous scellés, telle est la sentence retenue par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, après examen du dossier de pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie dans lequel le sieur Denis Aïou était poursuivi. Des faits qui tombent sous le coup de l’article 264 bis alinéa 2 du Code pénal portant répression de pratiques rétrogrades portant atteinte à l’ordre public.
A la barre, l’accusé Denis Aïou ne raconte pas clairement ce qui s’est passé. La présidente lui rappelle certains de ses propos à l’enquête préliminaire. Elle lui rafraîchit la mémoire, mais l’accusé persiste dans une certaine dénégation. Il finit par lâcher que c’est pour épouser une femme qu’il s’est comporté de la sorte. Il dément avoir envoûté Edouard Montcho, le frère aîné de la victime. La présidente s’étonne qu’il ne reconnaisse pas ce qu’on lui reproche bien qu’on ait retrouvé des talismans chez lui. Ces effets appartiendraient à son grand frère.
Devant le juge d’instruction et à l’interrogatoire de première comparution, il reconnaît avoir fait des avances à la victime. Puis plus tard, après avoir empêché la pluie de tomber à cause des cérémonies des parents de sa dulcinée, il dit avoir fait des choses pour l’envoûter, mais a regretté que ce soit le frère qui ait été atteint. Selon sa stratégie, il a indiqué que c’est le vodoun Gambada qui devait faire répéter son nom jusqu’à ce qu’on l’autorise à la délivrer et là il allait profiter pour lui faire manger quelque chose pour l’aimer.
Devant l’interrogatoire nourri du ministère public, il réitère que c’est pour se faire aimer et l’épouser.
Lorsque les pièces à conviction lui sont montrées, il avance que ce sont les affaires de son grand frère.
Puis, Julienne Djossou, ménagère, a comparu comme témoin. Elle déclare que Denis Aïou est bien mêlé au dossier de charlatanisme qu’on lui reproche.
Edouard Montcho, victime, dit avoir subi un envoûtement ce jour-là vers 5 h du matin ; il aurait été transporté à l’hôpital suite audit envoûtement et se serait réveillé vers 16 h le même jour après des soins. Il déclare ne plus être jamais tombé malade depuis. La défense s’est fait donner acte de ces réponses.
Dans ses réquisitions, le ministère public soutient que ce qui s’est passé n’est pas une superstition mais une triste réalité sociale. La croyance en des forces surnaturelles pour nuire ou pour s’attirer le bonheur existe, à en croire le ministère public. Le phénomène ‘’Kinninsi’’ qui défraie actuellement la chronique, à travers lequel des jeunes hypnotisent pour soutirer de l’argent, illustre cette manière d’agir qui perdure, défend le ministère public. Je reste davantage songeur, poursuit le ministère public, lorsque les gens doivent utiliser la magie pour se faire aimer. Il rappelle les faits qu’il a relatés.
Eléments constitutifs
Denis Aïou, selon le ministère public, est coupable, dans la mesure où les éléments légal, matériel et intentionnel sont réunis. Pour l’élément légal, son siège se trouve dans l’article 264 bis alinéa 2 point 2 du Code pénal. Il déclare que sera puni d’une peine de 15 à 30 ans quiconque aura fait usage des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie. L’article laisse transparaître les éléments matériel et psychologique. La Cour constitutionnelle, selon le ministère public, a rendu une décision en 1998, à travers laquelle l’ensemble des comportements et rites en liaison avec les forces surnaturelles en vue de porter atteinte à l’intégrité des personnes en troublant l’ordre public sont proscrits. Denis Aïou, selon l’avocat général, a invoqué les pouvoirs d’un fétiche. L’accusé, souligne-t-il, a reconnu avoir jeté un sortilège à la fille en question et curieusement c’est le grand-frère qui a été atteint. « Nous ne devons pas perdre de vue que la victime a expliqué que les médecins n’ont pu lui dire ce dont il a souffert. La médecine des Blancs n’est jamais arrivée à diagnostiquer ce dont il souffrait », a souligné le ministère public.
L’élément matériel est établi, retient également le représentant du ministère public qui poursuit que l’élément intentionnel existe dès lors que l’agent pénal sait que son acte est susceptible de porter atteinte aux gens. Denis, selon lui, avait conscience des conséquences de son acte : « J’ai envoyé l’envoûtement dans l’espoir qu’elle appelle mon nom jusqu’à ce que j’intervienne ».
« Vous devez entrer en condamnation contre lui ; il est accessible à la sanction pénale ; l’accusé présente un état psychologique non altéré. Son agissement ne relève d’aucune contrainte », justifie-t-il.
Le peu de collaboration à la manifestation de la vérité et son état de délinquant primaire, selon le ministère public, permettent de lui faire bénéficier de circonstances atténuantes. Sur la base de l’article 463 du Code pénal, le ministère public demande à la cour de condamner Denis Aïou à la peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense représentée par Me Rufin Bahini rebondit sur la peine requise. Il soutient s’appesantir sur les contradictions du dossier qu’il a relevées tout au long de la procédure. Auparavant, Rufin Bahini s’est attardé sur l’altération des facultés mentales de son client, de ses démangeaisons mentales décrites par les personnes qui sont intervenues à l’occasion de l’enquête de moralité. Car l’expert qui n’a eu en tout et pour tout qu’un seul contact avec l’accusé, a dressé un rapport en contradiction avec l’enquête de moralité. « Les faits dont vous êtes saisis se sont déroulés en juillet 2013 tandis que l’examen psychologique date de 2015. Quel crédit peut-on accorder à ce rapport? », s’interroge Me Rufin Bahini. Il déclare avoir demandé à dessein à l’accusé sa situation sociale.
L’accusé à votre barre n’est pas sain d’esprit, apprécie la défense qui s’attarde ensuite sur la personnalité de l’accusé et sa vie : scolarité approximative, son enfant né d’une union qui est décédé par la suite et son père qui est mort entretemps. « Je ressors des contradictions qui vous permettront dans le secret de votre délibéré d’appliquer une sanction et dans quelle proportion le faire », développe l’avocat.
Des incantations
La défense rappelle les faits selon sa sensibilité. « L’accusé vous a déclaré qu’il ignore le nom du grand-frère et qu’il a prononcé les incantations avec le nom de la victime. Nous nous retrouvons dans le monde de l’irréel et nous sommes en matière pénale », conçoit la défense. La matérialité, l’intention de nuire ou la volonté de porter atteinte à la vie de Edouard Montcho, n’est pas établie, selon Me Rufin Bahini. Il n’y a pas de certificat médical, encore moins d’ordonnance médicale au profit de la victime, assure la défense. Dans le dossier, nulle part, il ne transparaît que ce sont les incantations qui étaient destinées à Elise Montcho qui ont pu rendre malade Edouard Montcho.
L’élément matériel n’existe pas. Car rien ne prouve que ce sont les pratiques incantatoires qui ont eu un effet sur la santé de la victime, insiste-t-il.
La défense soutient que la conviction qui est la sienne est que son client voulait s’amouracher avec une femme qu’il désirait.
Les éléments matériel et intentionnel ne sont pas établis et donc en matière pénale, le doute profite toujours à l’accusé, réitère la défense. Il plaide de relaxer l’accusé au bénéfice du doute. Si par extraordinaire, poursuit la défense, le comportement de Denis Aïou est répréhensible, « Je vous prie de bien vouloir tenir compte de sa situation familiale et de le condamner au temps déjà passé dans l’univers carcéral pour favoriser sa réinsertion ». « J’aurais pu plaider l’irresponsabilité pénale », avoue la défense qui regrette les pratiques qui ont conduit à son incarcération.
Le ministère public réplique en soutenant que rien ne vaut la preuve de l’expert scientifique. Il ajoute que l’erreur sur la personne est indifférente, car la maladresse de l’agent pénal ne fait pas disparaître l’infraction. « Il cherchait à occasionner un malaise à la fille, dès lors qu’il a eu recours à une autre technique pour l’envoûter », insiste-t-il.
La défense contre-réplique en réitérant que les éléments matériel et intentionnel ne sont pas réunis.
Résumé des faits
Le mardi 23 juillet 2013 à Ayahonou, dans l’arrondissement de Sey, commune de Toffo, Elise Montcho, apprentie couturière âgée de 17 ans et demeurant à Cotonou, s’est rendue à Sey dans son village natal pour les cérémonies d’inhumation de son feu père. Elle a rencontré au marché de Sey, Denis Aïou, tradi-praticien qui lui a fait des avances et une proposition d’invitation. N’étant pas intéressée, Elise Montcho a refusé ladite invitation.
Sur son offre, Denis Aïou a été sollicité par la famille du défunt contre une somme de 7000 francs Cfa pour empêcher la pluie de tomber pendant les cérémonies. Profitant de cette invitation, Denis Aïou a pris la résolution de nuire à la santé d’Elise Montcho afin de l’épouser. Le lundi 29 juillet 2013 aux environs de 4 h, Denis Aïou se pointe à côté de la chambre où Elise Montcho a l’habitude de passer la nuit, a fait plusieurs tours de la chambre en prononçant des incantations. N’étant plus dans cette chambre, son frère aîné Edouard Montcho a reçu le coup et est tombé évanoui. Il ne s’est retrouvé que quatre jours plus tard dans le lit d’hôpital.
Interpellé et inculpé pour les faits de pratique de charlatanisme, Denis Aïou a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction.
Son bulletin n°1 de casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation. Il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Composition de la cour
Présidente Marie Soudé épouse Godonou
Assesseurs : Christophe Atinmakan, Victor Fatindé
Jurés : Bodounrin Marie Marguerite Nouhoumon, Coffi Prosper Gbèdandé, Gaston OlaolouwaAdékambi, Andréa Bachioumba.
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Louis Houngbo
Société 12 avr. 2018
PENG JINGTAO remettant le 1er prix à KPOGBOZAN Faccio[/caption]Le Bénin connait son représentant à la dix-septième édition de la compétition internationale en langue chinoise « Hanyu qiao ». Faccio Kpogbozan a pris le dessus sur les autres prétendants en retenant l’attention des membres du jury par ses prestations hors pair, samedi 7 avril dernier à Cotonou.
L’enjeu était de taille pour les candidats engagés dans la phase finale à la dix-septième édition de la compétition internationale en langue chinoise « Hanyu qiao » pour le compte du Bénin. Il fallait tout mettre en œuvre pour prendre la première place afin d’être l’ambassadeur du Bénin à cette compétition qui se déroulera en Chine. Face à un tel challenge, les candidats ne se sont pas fait prier. Qu’il s’agisse des récitations, de la lecture, des réponses aux questions des membres du jury ou encore des prestations artistiques, ils y sont allés de tout leur engagement.
L’enjeu s’est révélé encore plus grand lorsqu’à l’entame de la compétition, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jing Tao, a annoncé un lot supplémentaire composé d’un ordinateur portatif qu’il mettrait en jeu. Pour lui, cette compétition est un pas vers la Chine. Apprendre le chinois, dira-t-il aux candidats, c’est apprendre le développement, car ce pays a connu un développement impressionnant. Cette compétition, il l’entrevoit aussi comme un pont entre son pays et le Bénin sous la bannière de la promotion d’une série de valeurs. Le message du recteur de l’Université d’Abomey Calavi, le professeur Maxime da Cruz ne diffère pas. Il est venu soutenir les étudiants engagés dans la compétition pour leur engagement à apprendre et à maîtriser la langue chinoise.
Finie la phase protocolaire des interventions, place a été faite à la compétition. Les heureux vainqueurs des phases préliminaires ont rivalisé d’ardeur devant le jury composé de Shen Lin, Bohui Zhang et Wei Jum pour prouver son niveau de maîtrise de la langue, de l’art et de la culture chinoise. Au terme des délibérations, la troisième place est revenue à Guy-Arthur Adébola. Olinck Adjahoungbo est reparti avec le lot de la deuxième place plus un billet d’avion afin d’être un spectateur privilégié à l’occasion de la dix-septième édition de la compétition internationale en langue chinoise « Hanyu qiao » en juillet prochain en Chine. Il y sera pour soutenir Faccio Kpogbozan qui, s’est imposé à la première place et défendra ainsi les couleurs du Bénin.
Rappelons que la compétition du samedi dernier a connu également le challenge des candidats nigérians. De ce côté-là, c’est Témitokpè Akinyèmi qui est reparti avec le lot de la première place alors qu’Omomijo Oluwle et Grâce Idika sont repartis respectivement avec les deuxième et troisième lots mis en compétition pour le compte du Nigeria.
Simon Pierre Adovelandé, ambassadeur du Bénin près la Chine[/caption]Le 16 mars dernier à Beijing, l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé a reçu le prix « Presse Chinoise Nationale et Étrangère-Les Nouvelles Personnalités de l’Année 2017 » qui récompense les figures exceptionnelles pour leur contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde ainsi que les relations amicales entre la Chine et leurs pays. Dans cet entretien qui s’inscrit dans le cadre de la série « Ambassadeurs et consuls généraux, porte-drapeaux du Bénin Révélé », il nous parle de ses actions, lui qui, tout en exerçant sa fonction d'ambassadeur en Chine et ayant une grande connaissance politique et du développement économique, a visité plusieurs villes, universités et collèges pour promouvoir la coopération entre la Chine et le Bénin dans le secteur de la politique, de l'économie, du social, de l'éducation et de la culture.
Quel est votre regard sur le partenariat entre le Bénin et la Chine, aujourd’hui ?
La Chine d’aujourd’hui se distingue sur la scène internationale par une approche différente de l’aide au développement de l’Afrique incarnée dans le Forum sur la Coopération sino-africaine (Fcsa) et l’initiative des nouvelles Routes de la soie. Sa conception de l’aide laisse davantage le soin aux pays bénéficiaires de définir le cadre et le contenu de cette dernière. Le Bénin et la Chine partagent donc une même approche – pragmatique - de leur coopération.
La Chine demeure un partenaire stratégique et privilégié du Bénin. Il faut vivre positivement sa présence car son positionnement au sein de l’économie mondiale, sa conception de la coopération Sud-Sud comme son modèle unique de développement font d’elle une source d’inspiration. Aujourd’hui, la Chine est l’une des plus grandes puissances mondiales dont le modèle de coopération s’éloigne de celui des autres puissances historiques.
La coopération sino-béninoise peut encore être intensifiée en élargissant le partenariat entre les deux pays pour prendre en compte les évolutions au Bénin, comme par exemple, la capacité de ses entrepreneurs à transformer des produits sur place...
Le volume des échanges commerciaux entre le Bénin et la Chine a atteint 38,08919 milliards F Cfa au premier trimestre de 2017 (Source : bulletin trimestriel de l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique pour les statistiques du commerce extérieur). Quels sont les principaux produits objet du commerce dans ce partenariat stratégique ?
Il s’agit essentiellement du textile, du bois, de l’huile de palme, de l’électroménager, de l’électronique, des machines et équipements, des matériaux de construction, de la quincaillerie, des fournitures de bureau et de la pharmacopée. Il faut cependant noter que le volume des échanges du Bénin vers la Chine reste relativement faible. C’est pourquoi l’ambassade du Bénin à Beijing a entamé des démarches auprès des structures chinoises pertinentes pour que leur marché s’ouvre aux produits béninois tels que le cajou, le soja, le beurre de karité, les cossettes de manioc, le coton et ses produits dérivés et tout autre produit « Made in Bénin ». Il s’agit d’obtenir une accréditation pour importer en Chine nos produits tropicaux.
Quelle opportunité l'initiative chinoise « La Ceinture et la Route » (the Belt and Road initiative) représente-t-elle pour pour l’Afrique en général et pour le Bénin en particulier ?
L’initiative « La Ceinture et la Route » symbolise l’ouverture de la Chine sur le monde et propose un instrument innovant de coopération gagnant-gagnant. C’est un nouveau mécanisme de financement du développement que propose la Chine. Le président Xi Jinping a déclaré dans son allocution prononcée lors de l’ouverture du Forum international tenu le 14 mai 2017 à Pékin que « Nous devons créer ensemble un environnement facilitant l'ouverture et le développement, établir un système juste, équitable et transparent de règles en matière de commerce et d'investissements internationaux et permettant une circulation ordonnée des facteurs de production, une répartition efficace des ressources et une intégration totale des marchés. »
De ce point de vue, le prochain sommet des chefs d’État africains et chinois, prévu en septembre 2018, devra appuyer cette initiative de « La Ceinture et la Route » et tracer les grandes lignes de la coopération sino-africaine pour le nouveau cycle de coopération qui démarrera au terme dudit sommet. Le Bénin s’attachera à y redéfinir les contours de sa relation avec la Chine.
Afin de tirer le meilleur avantage de cette initiative, l’ambassade du Bénin à Beijing a proposé aux autres ambassades des pays de l’Uemoa représentés en Chine, la création d’un Forum dénommé le « 8+1 » (8 pays de l’Uemoa+1Chine) dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative « La Ceinture et la Route ». Ce Forum aidera à la mise en place d’un cadre et de nouveaux mécanismes de financement de grands projets intégrateurs à caractère sous- régional. Ce sera bénéfique à l’Afrique en général, à la population béninoise en particulier.
L’initiative « La Ceinture et la Route » nous ouvre de nouvelles perspectives. L’ambassade sert de pont entre les deux pays pour que le Bénin puisse bénéficier au mieux de cette initiative. S’il est vrai que le tracé de la Route de la Soie passe par l’Afrique de l’Est - avec comme point d’ancrage le port de Djibouti - les retombées du projet chinois bénéficieront aussi pleinement à l’Afrique de l’Ouest. La région est un des principaux pôles historiques des routes commerciales internationales africaines. La carte que peut jouer le Bénin avec la Route de la soie maritime est bien celle d’un pays accueillant le commerce de transit vers ses autres grands voisins de l’Afrique de l’Ouest comme le Niger et le Nigéria. De ce point de vue, l’initiative chinoise donne « un exemple mais également une plate-forme pour évoluer de l’aide classique vers une coopération dans le sens du partage et de la responsabilité ».
Dans son Programme d'actions, le Gouvernement a donné à la diplomatie béninoise la responsabilité d’aider les autorités à mobiliser des ressources. Comment l'ambassade du Bénin en Chine met-elle en pratique cette tâche qui lui a été confiée auprès du pays hôte ?
La mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Pag est un défi de premier ordre pour le Gouvernement béninois. Y assumer sa part de responsabilité est donc un des grands défis de la diplomatie béninoise et par conséquent une des actions prioritaires de notre ambassade qui utilise à cet effet trois moyens d’action :
la promotion des projets du Pag lors des rencontres organisées à l’intention des potentiels investisseurs chinois aussi bien à Beijing que dans les autres villes de Province, à Hong-Kong et à Macao ;
la promotion commerciale (mieux faire connaître les produits béninois) par la participation aux forums, foires et expositions ;
la vulgarisation de la politique d’investissement béninoise (facilités accordées aux investisseurs ; modalités et avantages d’accès à la Zone économique spéciale).
Lors de la rentrée 2017-2018, vingt-trois (23) jeunes béninois ont bénéficié de bourses pour poursuivre leurs études supérieures en Chine. La Chine intervient-elle plus largement dans le secteur de l’éducation au Bénin ?
Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre le Bénin et la Chine en 1972, la coopération entre les deux pays s’étend à tous les domaines et s’intensifie au fil des ans. L’un des secteurs concernés, et qui passe souvent inaperçu, est l’éducation.
Les relations entre les deux pays reposent sur l’accord de coopération culturelle signé le 24 juin 1984. La mise en œuvre de cet accord est constatée par la signature périodique d’un protocole d’exécution par lequel la Chine s’engage à accorder à notre pays une vingtaine de bourses d’études par an pour la formation d’étudiants béninois en Chine. C’est justement dans ce cadre que vingt-trois (23) jeunes béninois ont pu s’y rendre à la rentrée 2017-2018.
Sur la base de cet accord, des centaines d’étudiants béninois ont été formés en Chine dans divers domaines : langue chinoise, interprétariat-traduction, construction des routes, commerce international, télécommunications, environnement, médecine, etc.
En dehors de ces bourses d’études, la Chine investit également dans la réalisation d’infrastructures scolaires. Le Lycée d’Amitié sino-béninoise- une école ultra moderne - construit à Abomey et inauguré en 2017 en est une illustration parfaite.
Quel est le profil de la diaspora béninoise en Chine ? Arrivez-vous à les associer aux efforts de développement du Bénin ?
Avant de répondre, je souhaiterais clarifier la distinction entre communauté et diaspora béninoises en Chine. La communauté inclut la diaspora, les étudiants - qui retournent pour la plupart au Bénin après leurs études - et le personnel de l’ambassade.
La diaspora elle-même comprend nos compatriotes qui bien souvent ont étudié en Chine et ont pu s’insérer dans la vie active chinoise. Plutôt jeune et dynamique, cette diaspora est formée d’opérateurs économiques, d’enseignants et d’informaticiens pour ne citer qu’eux.
Si l’effectif de la diaspora béninoise est relativement faible, sa qualité en fait un atout majeur pour le développement de notre pays. Elle contribue déjà quelque peu au développement économique du Bénin de façon individuelle. Ce qui ne permet cependant pas la visibilité de ses actions. Ainsi, notre principal objectif est de faire émerger les potentialités de cette diaspora en incitant ses membres à mettre en place des projets collectifs dans des secteurs tels que l’éducation, le tourisme et le sport. Concrètement, la stratégie de l’abassade repose sur la vulgarisation auprès d’eux du Programme d’action du gouvernement, notamment sa politique en faveur de la diaspora. Elle devrait permettre non seulement d’asseoir un climat de confiance, mais aussi d’aboutir à une forte implication dans les secteurs susmentionnés.
Comment envisagez-vous l’avenir de la coopération sino-béninoise ?
La coopération sino-béninoise a un grand avenir devant elle et la Chine est un partenaire stratégique à long terme. Son engagement pour une société écologique qui repose sur une croissance verte est le gage d’un fort partenariat stratégique pour le Bénin qui doit faire face aux conséquences du changement climatique, à l’érosion de son littoral, à l’avancée du désert et qui cherche à accroître l’utilisation d’énergies propres. Un exemple de cette coopération verte est la construction d’une centrale hydroélectrique financée à travers Eximbank et Synohydro.
A cet égard, le Bénin a confirmé sa participation à l’exposition d’horticulture Beijing 2019, exprimant ainsi sa volonté de contribuer aux côtés de la Chine à l’émergence d’un modèle de civilisation écologique.
Aujourd’hui, nous avons de la chance, car nos dirigeants, le président Patrice Talon et le président Xi Jinping, ont une convergence de vue sur nombre de grandes questions et défis majeurs du monde. Le 45e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays, que nous venons de célébrer, marque le début d’une nouvelle coopération reposant sur ces fondements communs?
Une grande première pour un ambassadeur du Bénin en Chine
Le 16 mars dernier à Beijing, l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé a reçu le prix « Presse Chinoise Nationale et Étrangère-Les Nouvelles Personnalités de l’Année 2017 ».
Les lauréats de ce prix, décerné pour la septième année par « Presse Chinoise Nationale et Étrangère » (« Home and Abroad news press), sont des ambassadeurs étrangers en Chine. Chaque année, « Presse nationale chinoise et étrangère », reconnu comme « média de référence » présente « les Nouvelles personnalités de l’Année » et récompense les figures exceptionnelles pour leur contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde ainsi que les relations amicales entre la Chine et leurs pays.
Au titre des motifs évoqués ci-dessus, pour cette grande première du prix décerné à un ambassadeur du Bénin en Chine, « Presse nationale chinoise et étrangère » a salué les actions de monsieur Simon Pierre Adovèlandé qui, « tout en exerçant sa fonction d'ambassadeur en Chine et ayant une grande connaissance politique et du développement économique, a visité plusieurs villes, universités et collèges pour promouvoir la coopération entre la Chine et le Bénin dans le secteur de la politique, de l'économie, du social, de l'éducation et de la culture. » Après avoir rappelé le classement du Bénin dans le rapport annuel 2017 sur l'environnement des affaires publié par la Banque mondiale, et indiqué que notre pays avait grimpé de la 117e place à la 57e place cette année en matière de création d’affaires, « Presse nationale chinoise et étrangère » a ajouté que « M. Adovèlandé a créé un bon environnement des affaires pour l'économie et le développement commercial entre la Chine et le Bénin. »
Dans son discours de remerciement, l’ambassadeur béninois a dédié ce prix à la jeunesse béninoise, chinoise et mondiale.
Source : MAEC
Actualités 11 avr. 2018
sport de masse, la marche[/caption]Les cardiologues recommandent des activités et des exercices physiques réguliers pour prévenir les maladies cardiovasculaires et même sans médicaments. Toutefois, si les activités physiques sont sans aucun danger, la pratique de l’exercice physique nécessite une prescription médicale. Le professeur Barnabé Akplogan et le cardiologue Gildas Assogba expliquent les raisons de ces exigences.
Accomplir certains travaux domestiques relève des activités physiques qui font du bien à l’organisme du point de vue santé. C’est ainsi que toute personne qui s’affaire au ménage sans être statique est toujours en bonne santé. C’est pourquoi, le professeur Vincent Enagbo Avocètien témoigne ne jamais se lasser de laver lui-même son véhicule, faire la vaisselle, aider sa femme à faire la cuisine et même à faire le lit. « Depuis que j’ai compris que je ne dois plus rester tranquille et regarder les autres faire, je suis toujours en bonne santé », déclare-t-il.
Le professeur Barnabé Akplogan explique que l’exercice physique est la pratique sportive qui permet d’améliorer la santé et qui doit être pratiquée selon une méthode bien précise. Les autres activités auxquelles l’on s’adonne au quotidien sont qualifiées d’activités physiques tout simplement. Le sport, explique-t-il, implique l’idée de compétition. Le professeur insiste sur l’importance de l’exercice physique dans la prévention de l’obésité qui est un véritable problème de santé publique. Des études réalisées à Porto-Novo, dit-il, montrent les bienfaits de l’exercice physique dans la solidité de la charpente osseuse et des lombalgies, des maux de reins chez les femmes hypertendues. « Mais autant la pratique de l’exercice physique est bénéfique autant elle peut s’avérer dangereuse si elle n’est pas exercée dans un cadre bien précis », souligne-t-il. Il a également insisté sur l’importance de contrôler la fréquence cardiaque, c’est-à-dire les battements du cœur lorsqu’on fait l’exercice physique. Car cette fréquence cardiaque ne doit pas dépasser certaines limites qu’on appelle fréquence maximale théorique et qui est appelé par la formule : (220 – l’âge de la personne). Lorsqu’on ne respecte pas ces règles, prévient-il, il peut avoir des accidents graves. Le professeur Barnabé Akplogan ne partage pas le fait que l’exercice physique se fait un peu partout dans les villes sans aucun contrôle. Car, s’indigne-t-il, ces milieux sont bien pollués de même que les salles de Gym qui ne sont pas aérées. « Le cœur ne bat pas indéfiniment et il est indispensable de connaître sa fréquence cardiaque maximale pour savoir quels types d’activités mener », renchérit le président de la Société des cardiologues du Bénin, Martin Houénassi qui insiste sur le fait que l’âge est un facteur essentiel dans les risques de maladies cardiovasculaires.
Apprécier l’intensité d’un exercice physique
En insistant sur les bienfaits de l’exercice physique qui s’intègre dans un cadre global de modification des comportements des malades, Barnabé Akplogan souligne que l’exercice physique doit être prescrit comme un médicament par le cardiologue ou un médecin de sport et donc doit être respecté par le malade au même titre que les autres médications qui sont recommandées.
A cet effet, le cardiologue Gildas Assogba déplore que les maladies cardiovasculaires soient les premières causes de décès dans le monde, mais se réjouit que la pratique de l’exercice physique soit un moyen efficace de prévention. Il définit les critères qui permettent d’apprécier l’intensité d’un exercice physique, notamment selon le niveau d’effort ressenti par la personne. Il y a, cite-t-il, des activités de faible intensité, d’intensité modérée, d’intensité élevé et d’intensité très élevée.
Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), rapporte-t-il, pour avoir un corps sain, il faut avoir pratiqué une activité physique d’intensité modérée régulière et au moins pendant trente minutes et au moins cinq jours par semaine à composante plutôt dynamique que statique. Ainsi, la marche est un exercice physique pratique et idéal très simple à pratiquer et très peu coûteux, ajoute-t-il avant d’inviter les populations à reconnaitre leur bon niveau d’intensité physique lorsqu’elles pratiquent l’exercice physique. Il s’agit d’être capable de parler mais pas de chanter. Donc il faut avoir un niveau d’essoufflement moyen pour éviter des accidents lors des exercices physiques. En ce qui concerne des personnes qui souffrent les maladies du cœur, il est indispensable qu’ils aient un bilan cardiovasculaire avant de faire l’exercice physique.
Le cas des sportifs de haut niveau a été abordé. Dr Assogba définit l’athlète comme une personne qui pratique le sport à raison de 8 heures par semaine depuis au moins six mois. Ces athlètes avant de pratiquer le sport doivent avoir une licence et qui doit être délivrée après avoir eu un examen cardiovasculaire qui inclut notamment l’interrogatoire, l’examen physique et un électrocardiogramme.
10 règles d’or pour un exercice physique efficace
Le Club des cardiologues du sport de France a publié dix règles d’or à respecter.
La nécessité de faire un bilan cardiovasculaire avant de se remettre à la pratique du sport que tout individu de plus de 40 ans ; l’importance d’éviter de faire l’exercice physique lorsqu’il fait trop chaud ; l’importance de boire de l’eau pendant 3 ou 4 gorgées d’eau toutes les 30 min pendant qu’on pratique l’exercice physique ; l’importance de faire attention à un certain nombre de signe lorsqu’on est en train de faire l’exercice physique ; et notamment un cœur qui bat trop vite, un essoufflement anormal, des douleurs dans la poitrine et devant lesquels il faut s’arrêter et aller consulter. Il ne faut pas faire l’exercice physique lorsqu’on fait de la fièvre.
Palais de Justice Cotonou[/caption]Les magistrats ont repris le chemin des tribunaux, ce lundi 9 avril, suite au communiqué du président de l'Unamab en date du 6 avril 2018, relatif à la réduction du nombre de jours de grève. Au tribunal de première instance de Cotonou, certaines audiences se sont déroulées à la grande joie des justiciables.
Les salles d’audience du Palais de justice de Cotonou étaient ouvertes, ce lundi 9 avril. C’est le signe que les magistrats ont repris service en se conformant à la décision de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) de réduire le nombre de jours de grève à 72 heures. Au tribunal de première instance, il était possible d’assister à un procès, au civil comme au pénal ou en toutes autres matières après plusieurs jours de fermeture. Ce qui justifie la joie de certains justiciables rencontrés, ce lundi, avant les audiences. « Je suis heureux que les magistrats aient entendu nos cris de cœur en réduisant les jours de grève », a laissé entendre dame Pauline Dossounon.
A la salle d’audiences « G », le Pasteur Michel Alokpo, qui a porté plainte contre une dame pour abus de confiance, se réjouit que les magistrats aient décidé de réduire le nombre de jours de grève. Selon lui, les dossiers en instance depuis deux mois pourront connaître enfin une issue. Ici, le président du jury, les deux assesseurs et le procureur font leur entrée. Tout le monde se lève et, sur invitation du président, se rassoit.
Devant la salle d’audiences « D », une foule attend les audiences relatives aux nominations de liquidateurs. L’appel de rôle se fait et chacun attend son tour pour répondre à l’audience. Ici, les avocats déambulent dans leur toge noire en attendant le début de l’audience ou se concertent avec leurs clients, tout cet environnement qui rassure de la reprise de service des magistrats.
A l’entrée de la salle d’audiences « C», tous les dossiers de la première chambre commerciale sont renvoyés au 16 avril et tous les délibérés prorogés au 23 avril prochain.
Rencontré dès son arrivée au tribunal de première instance de Cotonou, Michel Adjaka, ancien président de l’Unamab, déclare être venu également pour prendre son audience afin de se conformer à la décision de l’Union. Pour lui, il fallait s’en tenir au mot d’ordre de l’Unamab qui a décidé de passer de cinq jours à 72 heures de grève. Ainsi, cette décision de l’Unamab, en réponse à la médiation des différentes confessions religieuses dans la résolution de la crise sociale, est mise à exécution au Palais de justice de Cotonou
Dématérialisation de l'Administration[/caption]Une carte à puces pour de multiples services, des avancements d’échelons et bientôt de grades automatiques, payer l’impôt, la Tva, des marchandises par la monnaie électronique, tirer sa fiche de paie soi-même sur le web, des gestes qui vont de plus en plus rimer avec le quotidien des Béninois au terme du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
Une révolution dénommée « dématérialisation » ou « e-Administration » est en marche au Bénin depuis un moment et ambitionne de sortir chaque jour davantage l’Administration des tracasseries sources de rackets ou des pots de vin.
Il s’agit d’un ensemble de technique qui suppriment l'utilisation du papier et par conséquent le contact physique du fonctionnaire au profit de l’électronique. Un contact qui souvent donne lieu à des pots de vin dans une administration où l’éthique semble de plus en plus déserter le forum.
Cette transition numérique de l’administration classique et rudimentaire à l’e-administration semble commencer par le processus du Recensement administrative initial à vocation d’identification de la population (Ravip) qui, à terme, aboutira à la distribution de carte d’identité numérique. Cette carte annoncée pour être une carte à plusieurs usages présage bien qu’elle ne présenterait pas seulement des puces d’identification mais éventuellement aussi des puces électroniques donnant accès à un nouveau monde numérique comme dans la plupart des pays qui se sont engagés dans la voie de la dématérialisation.
En Estonie, pays pionnier de la dématérialisation par exemple, cette pièce numérique fait partie de l’infrastructure à clé publique du pays et permet aux citoyens d’utiliser des services en ligne sécurisés. Un système sécurisé protégé facile à utiliser capable de s’ouvrir à l’aide de lecteur de carte incorporée dans la majorité des ordinateurs estoniens.
C’est pour dire que ceux qui manqueraient de se faire enrôler lors de l’opération du Ravip en cours vont se mordre les doigts. Ils risqueraient de se retrouver, dès la distribution de la carte d’identité numérique, en déphasage avec la révolution numérique en gestation.
Dès l’aboutissement de cette réforme, les tickets et les espèces ne seront plus nécessaires. Il suffirait d'approcher sa carte à puces du lecteur conçu à cet effet, pour accéder aux offres de service public. Cette carte qui regrouperait les fonctionnalités de nombreuses cartes sans puces réduirait non seulement le volume des portefeuilles mais aussi la pression de certains fonctionnaires d’exiger des pourboires pour rendre le service pour lequel ils sont déjà rémunérés.
Cette révolution vers laquelle le Bénin s’avance à petits pas, cache bien d’autres mutations, notamment l’avènement de la signature numérique dès le vote de la loi sur la dématérialisation. Cette technologie complémentaire inaugurera l’ère où les documents signés numériquement auront la même valeur juridique que ceux portant la signature manuscrite. Bientôt, au Bénin un moyen simple et sécurisé sera disponible pour valider en ligne des documents administratifs, des accords commerciaux, des virements bancaires et bien d’autres documents.
A terme, cette série de révolutions permettra au gouvernement de réduire de manière significative ses dépenses de fonctionnement, notamment les centaines de millions de charges englouties dans l’achat de papier. Mieux, elles vont favoriser le gain de temps et de revenu en supprimant les déplacements qu’engendre une apposition de signature physique d’un contrat.
Ces multiples gains (en numéraire et en temps) engageraient sûrement le Bénin à l’instar de l’Estonie dans la voie du développement durable.
Les lignes bougent
Beaucoup d’autres mutations numériques en cette révolution de la dématérialisation vont métamorphoser nos gestes, nos habitudes, nos mentalités les plus rétrogrades et faire de nous des hommes à la pointe des innovations technologiques. Il s’agit d’une série des promesses du président Patrice Talon à l’occasion de son discours sur l’Etat de la nation en décembre 2017.
L’année 2018 s’annonce comme celle de l’émergence des projets phares qui vont amorcer la métamorphose du Bénin, a-t-il promis. La preuve, en février 2018, deux mois après cette promesse, plus besoin de faire les rangs et perdre beaucoup du temps dans les banques pour avoir sa fiche paie. Il suffit de se connecter au site du trésor public, à savoir : www.bulletinpaie.tresorbenin.bj pour l’imprimer à loisir où l’on peut. Un pas significatif si l’on se rappelle le temps que gaspillaient les fonctionnaires pour retirer cette pièce.
De même, le lancement, le 14 décembre dernier du site web (www.bulletinpaie.tresorbenin.bj) et de deux autres plateformes, l’une relative au fonctionnement et réforme au Trésor public et l’autre, à la mise en production de star Uemoa, facilitent mieux que par le passé l’accès des Béninois aux offres de service public.
Le jeudi 8 mars 2018, à Cotonou, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Mme Adidjatou Mathys, annonce une profonde métamorphose dans l’Administration. Selon cette mutation, la dématérialisation du processus d’avancement d’échelons des agents de l’Etat sera automatique et systématique, et se fera sans la demande de l’agent. A l’entendre, chaque agent peut, à partir de son poste de travail, suivre l’évolution de sa carrière et disposer d’actes y afférents sans avoir à se déplacer sur des kilomètres. Une révolution qui va engendrer une métamorphose des pratiques administratives peu orthodoxes.
Beaucoup de Béninois incrédules, se rappelant encore des tracasseries et pots de vin que l’aboutissement de ce processus d’avancement engendre dans les circuits administratifs et financiers, n’arrivent pas croire leurs oreilles, cette mutation en vue. Pour eux, l’effectivité de cette réforme va mettre fin à terme à leurs va-et-vient périodiques et souvent infructueux entre leurs services et le ministère du Travail et de la Fonction publique et le ministère des Finances.
A en croire Mme Adidjatou Mathys, cette réforme va réduire de façon significative les tracasseries que subissent les usagers des services et directions au cours de leur carrière administrative. Pour elle, la lenteur administrative et les méthodes et pratiques obsolètes sont en déphasage avec un environnement en pleine mutation et à la pointe des technologies de l’information et de la communication. D’après une de ses évaluations de la performance de l’administration publique, qu’elle a rapportée, le taux de satisfactions des usagers demeure bas en dépit des moyens (humains, matériels et financiers) déployés pour assouvir leur attente.
Cette révolution annonce une série d’autres : la dématérialisation du processus d’avancement de grade, et l’authentification de signature numérique et bien d’autres mutations (la dématérialisation fiscale, de la Tva, etc. Des mutations que saluent déjà beaucoup de fonctionnaires qui peinent malgré leur tâche à suivre leur carrière.
Transformation digitale
A en croire un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances, des choses formidables et structurantes pour le pays se réalisent par le régime de la « Rupture » sans bruit. Pour lui, le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien.
Pour le directeur de l’informatique et du pré-archivage du ministère des Finances et de l’économie, M. Alain Ahounou, le gouvernement est en train de mettre en œuvre le Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance (Prscg), un programme à grand impact pour la transformation digitale de notre pays. Il s’agit de mettre en place un réseau national de l’administration (intranet gouvernemental) qui permettra le déploiement des services liés au numérique et de construire un Datacenter national à Calavi. Ce programme, a-t-il précisé, est d’un coût global de 12,1 millions d’euros dont 6,5 milliards de francs Cfa, don de la coopération allemande (Kfw) et 1,4 milliard de francs Cfa financé par le budget national.
M. Alain Ahounou salue l’avènement de la dématérialisation de l’ensemble des fiches de paie des fonctionnaires ainsi que le paiement des pensions de retraites supérieures à 50 000 francs Cfa par virement bancaire.
Pour faciliter la déclaration et le paiement des impôts par les contribuables, la direction générale des Impôts a également mis en place le Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce nouveau système d’information, financé par le gouvernement canadien à travers le Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), a été lancé, le jeudi 15 mars à Cotonou, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Avec ce nouveau système, il suffit d’un clic pour souscrire ses déclarations et payer ses impôts sans être astreint à se déplacer, a confié à nouveau, M. Alain Ahounou. Pour lui, le gouvernement communique modestement, c’est pourquoi, les gens pensent que rien ne se passe.
Toujours, selon la même source, la création de nouvelles entités comme l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) et l’Agence du numérique (Adn) ainsi que l’élaboration d’un Schéma directeur national des systèmes d’information (Sdnsi) sont de nature à apporter de la cohérence dans le secteur et à booster la transformation digitale du pays. Il a en outre énuméré dans ce cadre la mise en place d’un serveur de certificats électroniques (PKI) à venir, le déploiement de la messagerie électronique et des outils de collaboration dans l’administration et de la délivrance électronique de visa (E-visa) déjà en cours de réalisation.
A l’en croire, la révolution numérique est bien en marche au Bénin, car la volonté politique est là au plus haut niveau et les briques structurantes sont en cours de construction, même si beaucoup reste à faire.
A l’allure des mutations, le Bénin franchira certainement l’étape de l’e-santé (ordonnance dématérialisée et retrait de médicaments à la pharmacie avec une carte d’identité électronique) et le vote via internet.
Le vote via Internet
Certains pays ont expérimenté le vote en ligne, mais seule l'Estonie l'a adopté de façon permanente. En effet, les Estoniens ont voté en ligne pour la première fois lors des élections locales de 2005, puis de nouveau lors des élections législatives de 2007. La réussite est au rendez-vous : les élections législatives de mars 2015 ont établi un nouveau record, avec plus de 175 000 électeurs ayant voté en ligne. C'est presqu'un tiers de l'ensemble des électeurs et une augmentation de 25 % par rapport aux précédentes élections législatives de 2011.
En dehors du fait que le vote est techniquement sécurisé, il respecte les mêmes principes que le vote traditionnel : une personne, une voix, toutes les voix sont égales et il est impossible de remonter la trace de la personne qui l'a exprimée. De plus, les électeurs ont une deuxième (et une troisième, et une quatrième) chance : si, pour quelque raison que ce soit, ils veulent modifier leur vote, ils peuvent le faire électroniquement ou se rendre à un bureau de vote. Seul le vote le plus récent est pris en compte.
L’e-administration ou la dématérialisation suppriment tous les agents intermédiaires qui, au lieu de faciliter l’accomplissement diligent des services publics, les font piétiner exprès pour exiger des pots de vin et gaspiller le précieux temps des usagers de l’administration. De plus-en-plus, le nombre de gestes, voire des agents de l’Etat qui ont joué le rôle d’intermédiaires entre l’offre d’un service et l’usager diminue.
Plus ce nombre de gestes est attribué à l’électronique, moins le fonctionnaire indélicat à la latitude de concevoir des manœuvres subreptices pour exiger des pourboires.
Ainsi, le gouvernement en lutte contre la corruption est en train de tarir toutes les opportunités de corruption qui freinent le développement de l’administration. L’argent sale, source d’inflation galopante qui sape et altère le fonctionnement de l’économie, circule de moins en moins. Plus de revenus fictifs. On se contente de ses revenus propres. Sans bruit, le gouvernement du régime de la « Rupture » est en train de vaincre un mal séculaire. Un exploit que n’ont pu réaliser les régimes précédents.
L'importance de l'éthique de l'Administration publique devient plus en plus une priorité pour le gouvernement. En effet, la préoccupation afférente à l'éthique dans la fonction publique est devenue une question de taille aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, la réputation et le succès d'un gouvernement dépendent de la conduite des fonctionnaires publics et de ce que pense le public de la conduite des responsables?

Le mouvement de grève en cours des magistrats et qui dure 96 heures c’est-à dire cinq jours sur cinq est désormais réduit à 72 heures dès la semaine prochaine. En d’autres termes, les hommes en robe observent le mot d’ordre de grève uniquement les mardis, mercredis et jeudis et vaquent normalement à leurs activités désormais les lundis et vendredis. La décision a été prise par le bureau exécutif de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) qui invite ses syndiqués à rejoindre leur poste de travail dès le lundi 9 avril prochain à 8 heures, tout en respectant le mot d’ordre de grève de 72h, en attendant la convocation d’une assemblée générale qui analysera la situation et décidera de la suite. Le bureau de l’Unamab a rendu public à cet effet un communiqué en date du vendredi 6 avril dernier et signé de son président Marc Robert Dadaglo. Les magistrats poursuivent la grève de 72 heures, renouvelable par tacite reconduction, à compter du mardi 10 avril prochain à zéro heure pour exiger du gouvernement, selon le communiqué, la rétrocession de l’intégralité des fonds « illégalement, abusivement et arbitrairement défalqués sur les salaires des mois de février et mars 2018 ». En attendant la levée de la motion de grève, l’on peut déjà se réjouir de cette décision de réduction de la durée du mouvement de débrayage. C’est une bonne nouvelle pour les justiciables qui payent le lourd tribut de cette grève de cinq jours sur cinq parce que paralysant sérieusement depuis le 26 février dernier, les activités des cours et tribunaux du Bénin.
Société 07 avr. 2018

892 jeunes sélectionnés dans le Couffo et 595 retenus dans le Mono, soit au total 1 487 bénéficiaires ont effectivement reçu ce, jeudi 5 avril, sur leur téléphone portable le transfert de 200 000 francs Cfa au titre des subventions, à eux, promises dans le cadre de la mise en œuvre du Projet emploi des jeunes (Pej), un programme financé par la Banque mondiale.
Dernière étape de cette opération initiée pour le compte de tout le pays, le top du transfert des fonds dans la cité du bois blanc, a été donné au Centre de promotion sociale d’Athiémé, par le ministre en charge des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou et le préfet du Mono, Komlan Zinsou. Si le montant transféré s’élève seulement à 200 000 francs Cfa, le ministre fait savoir qu’en réalité chacun des bénéficiaires a reçu plus d'un million si on incluait le coût de l’accompagnement non financier à savoir les formations dont ils ont préalablement bénéficié. Le coordonnateur du Pej, Maxime Sogbossi ajoutera que la mise à disposition des subventions n’est qu’une étape du long processus d’accompagnement des bénéficiaires désireux de devenir des micro-entrepreneurs dans les secteurs tels que l’artisanat et le tourisme. Les jeunes subventionnés, retient-il, constituent la première vague de la cible des personnes de la tranche d'âge de 15 à 35 ans peu scolarisées à impacter. « De la réussite de ces premiers bénéficiaires dépendra la pérennité du programme », a-t-il prévenu. Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, exhortera à son tour à éviter tout détournement de la subvention à d’autres fins que des achats liés à la réalisation des projets d’activité soumis au Pej. A l’en croire, le gouvernement entend, à travers le Pej, apprendre aux jeunes à savoir pêcher du poisson, par eux-mêmes, plus tôt que de les réduire à la mendicité. Le ministre Modeste Kérékou insistera pour dire que le temps de l’amalgame où le social s’assimilait à de la distribution d'argent est révolue et que le social pour le gouvernement commande d’une part, d’élaborer et de conduire des appuis pertinents et cohérents en faveur des groupes cible et, d’autre part, de responsabiliser et respecter la dignité des groupes vulnérables. L’activation du transfert des subventions opérée à Athiémé, boucle une série de six étapes, qui a permis d’injecter au totale 1 milliard 500 millions francs Cfa au profit de 7 500 jeunes, dont 50% de femmes, dans les 77 communes du Bénin.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 06 avr. 2018