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Nouvelles

Conclusion d’un prêt de 83 milliards de Francs CFA par le Bénin: « Pour de grandes avancées sociales en 2019 », selon Romuald Wadagni

Le Bénin vient de conclure un accord de financement portant sur 127 millions d’euros soit 83 milliards de F CFA pour financer le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). C’est le fruit d’une dynamique développée par le chef de l’Etat et du savoir-faire du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

La Banque Mondiale, de nos jours, n’apporte son assistance qu’aux Etats dont la gouvernance, notamment la gestion des finances souscrit en tout point à ses exigences, qui sont relatives essentiellement à l’orthodoxie et aux normes en matière de gestion des finances publiques, la lutte contra la corruption...
Le Bénin jouit de cette confiance. Aussi, l’institution de Bretton Woods ne lui marchande-t-elle pas son soutien. Récemment, elle était à ses côtés pour conclure l’opération de reprofilage de dette menée en 2018 et faite davantage aux intérêts du Bénin. Sous la férule du ministre Romuald Wadagni, qui valide l’adage selon lequel « Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années », le Bénin vient à nouveau de conclure un accord de financement d’un montant total de 83 milliards de Francs CFA avec une banque commerciale internationale, sous garantie partielle (à hauteur de 40% du principal) de la Banque Mondiale en plus d’une participation financière directe de la Banque. « Nous démontrons encore que le Bénin est capable d’attirer des investisseurs étrangers de premier plan, également sur des projets sociaux prioritaires », s’en félicite le ministre de l’Economie et des Finances. Ce prêt porte une marge d’intérêt inférieure à 3,5% pour une maturité de 12 ans. Il démontre, surtout, la capacité du Bénin à négocier les termes les plus favorables de prêt en faisant recours aux instruments innovants qu’offrent les institutions financières internationales.

2019, année vraiment sociale

La conclusion de ce prêt permettra « de grandes avancées sociales dès 2019. Cet accord permet de financer une partie importante du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain), surtout les piliers : assurance maladie, formation, micro-crédit, retraite», exulte Romuald Wadagni, qui avance : « C’est un moment décisif pour une politique du gouvernement », faisant ainsi référence à l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont c’est plus que jamais la phase de concrétisation en cette année. Les financements négociés déjà avec la Banque islamique de Développement, l’Agence française de Développement et bien d’autres bailleurs en font foi.

Actualités 14 janv. 2019


Le président de la Fifa à sa sortie d’audience à la présidence : « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au Bénin »

Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) en séjour au Bénin dans le cadre d’une tournée africaine était le jeudi 10 janvier à la présidence de la République. L’audience suivie d'une séance de travail entre le patron du football mondial et le président Patrice Talon a permis à l’hôte du Bénin de toucher du doigt les nombreux efforts et investissements faits dans le secteur. Et il s’en félicite.

Gianni Infantino est au Bénin depuis ce jeudi dès les premières heures. Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a en effet foulé le sol béninois au petit matin du jeudi 10 janvier. Le patron du football mondial et sa suite ont été accueillis chaleureusement par les ministres des Affaires étrangères et des Sports et une foule de supporters ayant effectué le déplacement.
Le président de la Fifa a ensuite rallié la présidence de la République pour une audience avec le président Patrice Talon et d’autres membres du gouvernement. Audience au cours de laquelle le sport a été au cœur des échanges. «J’aimerais remercier le président pour son accueil et remercier tous ceux qui ont la charge du football. Nous nous sentons chez nous et je peux dire qu’aujourd’hui, Cotonou est la capitale mondiale du football », a laissé entendre le président de la Fifa, Gianni Infantino à la fin de son entretien avec le président Talon. « Nous avons pu constater, au cours de cet entretien, que le chef de l’Etat béninois est un véritable passionné de football comme tout le peuple béninois d’ailleurs. Mais le président en parle avec une énergie tout particulière, je dirais même unique, certainement exemplaire», apprécie fasciné, le patron du sport roi.
L’autre élément de satisfaction de Gianni Infantino porte sur la vision des autorités béninoises pour le développement du football. « Nous avons pu parler de ce que nous allons faire ensemble avec le Bénin pour développer le football avec la fédération béninoise. J’ai pu personnellement constater le travail qui est effectué par le président, le gouvernement et par le ministre en charge des Sports; c’est extraordinaire!», exulte le numéro 1 de la Fifa. Il confie même avoir suggéré au ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, de changer la dénomination de son département en ministère du football eu égard au vaste programme de la promotion de ce sport mis en place par le Bénin. « Nous allons négocier cela après », lance-t-il avec sourire.
Le Bénin innove par des actions qui fascinent l’instance dont il a la charge et il a tenu à le marteler. «L’engagement et les travaux qui sont effectués aujourd’hui partout dans le pays non seulement pour le développement du football qui est le sport phare, mais aussi de tous les sports avec un engagement très conséquent sur les infrastructures, sur l’éducation, sur le développement, c’est exactement le même axe que nous avons à notre niveau». Gianni Infantino « félicite tout particulièrement le président pour le travail qu’il fait avec sérieux ».

Des investissements pour le futur

Dans sa déclaration à la presse à sa sortie du cabinet présidentiel et à la suite de la signature d’un mémorandum avec le Bénin relativement à la promotion du sport scolaire, le président de la Fifa, sans doute fasciné par l’importance de ce qui est prévu, a tenu là encore à féliciter les autorités béninoises. « Comme je le disais lors de la réunion, ce ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour nos jeunes et sur le futur », apprécie-t-il. De quoi susciter au niveau du ministre en charge des Sports, une fierté qu'il a du mal à cacher. « Nous sommes très fiers et très heureux de recevoir le président de la Fifa, et c’est aussi avec beaucoup de fierté que nous accueillons cette visite historique car, c’est la première fois qu’un président de la Fifa arrive au Bénin », souligne Oswald Homeky. Il se dit aussi « sensible aux engagements de la Fifa qui a accepté signer ce mémorandum d’entente avec le Bénin pour le sport à l’école ». Pour lui, « c’est une première et c’est aussi la première fois que la Fifa signe un mémorandum avec un Etat ». Et si la Fifa a accédé à cette demande du Bénin, c’est, à l’en croire, « parce que ce programme des classes sportives rentre dans la droite ligne de ce que la Fifa envisage de faire pour le sport scolaire ». Au cours de la séance de travail, le programme des associations sportives communales, les académies départementales et l’ambitieux programme de construction d’infrastructures avec 22 stades, actuellement en construction au Bénin, (34 autres vont suivre), ont été présentés à la délégation de la Fifa. « La jeunesse béninoise recommence à rêver », assure le ministre Oswald Homeky qui rappelle que le Bénin a été malade pendant longtemps, qu’il était même en crise le 6 avril 2016, quand le président Talon prêtait serment. « Nous avons tout fait pour tourner la page de cette crise », se soulage-t-il.

Fierté aussi !

« Nous serons fiers d’être un exemple, vous avez cru en nous et vous ne serez pas déçu ». Cet engagement fort et même solennel a été pris par le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, devant le patron du football mondial, lui demandant de croire en la volonté et aux engagements des autorités béninoises. « Le président Patrice Talon est un visionnaire qui a l’énergie pour mettre en pratique sa vision et nous à la Fifa et au niveau de la fédération béninoise, nous sommes fiers d’être à ses côtés pour le soutenir dans ce sens », laisse entendre Gianni Infantino, visiblement très satisfait de ses échanges avec le président de la République. « Avec l’engagement et la passion que je note pour le football dans ce pays et la structuration mise en place, avec le président Mathurin (de Chacus), nous sommes sur le même chemin, nous allons travailler ensemble », promet-il. « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au niveau du Bénin et nous voulons que le pays soit un exemple et qu’on puisse le montrer dans le monde et je crois que les ingrédients sont là », conclut enfin le président de la Fifa.

Actualités 11 janv. 2019


26e édition de la fête des religions traditionnelles: Effusion spirituelle ce jeudi autour des divinités à Ouidah

 

La mythique ville de Ouidah, terre de cohabitation pacifique des cultures et des cultes, a célébré dans l’allégresse, ce jeudi 10 janvier, la vingt-sixième édition de la fête des religions traditionnelles. Comme à l’accoutumée, les dignitaires et adeptes de diverses divinités, des personnalités et autres touristes se sont joints au pontife Daagbo Hounon Tomandjèhoukpon Houwamènou II pour honorer le vodoun.

Ouidah, ville-musée. 9 h 40. Ruée vers le marché Zobè. Perles au cou, aux poignets, à la cheville, les dignitaires et adeptes de divinités traditionnelles paraissant majestueux dans leurs accoutrements, conduits par le pontife
Daagbo Hounon Tomandjèhoukpon Houwamènou II, procèdent à une prière au vodoun Aïzan pour implorer la paix et la prospérité. Au bout d’une dizaine de minutes, le cortège de Daagbo s’ébranle vers le Temple des pythons à Dangbéhouè, situé juste en face de la basilique de l’église catholique de la ville : tout un symbole de tolérance et de cohabitation pacifique entre les religions au Bénin en général et dans la cité de Kpassè en particulier.
10 h 10, les libations prennent fin au Temple des pythons. La foule d’adeptes et de curieux composée de nombreux touristes et têtes couronnées venus du Brésil, d’Haïti, des Caraïbes, de la Guinée, du Cameroun, de la France, emprunte la cahoteuse et historique Route des esclaves jusqu’à la Porte du non-retour de Djègbadji, lieu symbolique de la traite négrière transatlantique du XVIe au XIXe siècle. Là se dérouleront les manifestations officielles. Sur les lieux, le festival de rythmes et danses cérémoniels est assuré par une vingtaine de groupes. Le groupe Kolébajè de la Fraternité Egun-gun du Littoral avec le rythme gbon accompagné d’une longue file d’anonymes en pagne uniforme distille des sonorités envoûtantes de tambours parlants, fait le tour pour ravir momentanément la vedette aux autres installés sous les bâches.
Un désordre indescriptible s’installe par la suite avec la masse qui se jette dans les allées réservées aux officiels et aux reporters. Policiers et sapeurs-pompiers semblent dépassés par l’entêtement des curieux, sous les objectifs des chasseurs d’images qui paraissent plus nombreux avec la prolifération des caméras bon marché et autres smartphones et téléphones à camera. Personne ne veut se faire conter l’événement; tout le monde s’improvise reporter. Dignitaires et adeptes des divinités Thron, Egun-gun, Mami, Ogou, Sakpata Kokou (Gambada), Dan, Atchina, Hèviosso (Shango) et autres divinités traditionnelles n’y trouvent aucun inconvénient et s’offrent avec plaisir pour les poses.

Seing du vodoun

A 11 h, Daagbo Hounon, dans son costume d’apparat, les yeux cachés derrière des verres fumés, fait son entrée sur le site. Les maîtres de cérémonie arrivent vaille que vaille à obtenir une accalmie précaire auprès des « artistes endiablés » envoûtés par les sonorités vodoun.
Le maire de Ouidah, Célestine Adjanohoun, appelée à ouvrir le bal des allocutions, insistera sur les valeurs positives du vodoun. «Contrairement aux idées reçues, souligne-t-elle, nous pouvons affirmer avec fierté que la religion vodoun est porteuse de valeurs comme la paix, l’amour, la tolérance, la solidarité ; le vodoun n’est pas synonyme de méchanceté encore moins de sorcellerie ». Pour elle, le vodoun mérite d’être valorisé afin d'en donner une bonne image et chacun, à quelque niveau qu’il soit, doit en prendre conscience et jouer la partition qui est la sienne. « Le vodoun peut aider l’humanité à soigner les multiples dérives observées dans nos sociétés », selon Célestine Adjanohoun.
Ancré dans les habitudes et les modes de vie, le culte vodoun constitue « la racine pivotante » des valeurs endogènes, renchérit le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. Il insistera sur la sagesse et le sens élevé qui doivent caractériser la promotion de ce « bien commun ».
En tout cas, conscient que le vrai pétrole dont dispose le Bénin, ce sont les arts et la culture, le gouvernement a conçu des projets ambitieux pour leur valorisation et entend jouer sa partition, laisse entendre José Pliya, directeur de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). Au nom du ministre en charge du Tourisme et de la Culture, c’est lui qui procédera à l’ouverture du Festival vodoun, en présence de trois ministres Jean-Claude Dona Houssou, Aurélien
Agbénonci et Gaston Dossouhoui représentant le chef de l’Etat, des députés Lucien Houngnibo, Marcellin Ahonoukoun et autres personnalités. Il saisit l’occasion pour inviter les touristes à visiter le parc animalier de la Pendjari ; la cité lacustre Ganvié, les palais royaux d’Abomey, les trésors architecturaux de Porto-Novo, etc.

Pour que vive le vodoun !

Finie la partie protocolaire faite de discours, place au volet cultuel sous l’égide du pontife Daagbo Hounon
Tomandjèhoukpon Houwamènou II. Il sonnait midi pile. Accompagné de Nangbo Hounon et autres initiés, il entrera dans le couvent improvisé au milieu de la scène, un enclos d’une vingtaine de mètres-carrés contenant un autel entouré de nattes. Le rituel qui a duré vingt minutes chrono fait de jets de colas et d’immolation d’un cabri se déroulera à l’abri des regards. Seuls les échos sonores des libations : invocations, panégyriques claniques, chants et autres parviendront à la foule qui s’impatientait de voir le défilé des adeptes des divinités sur le podium. Le public acclame quand il est annoncé depuis le ‘’couvent’’ que les ancêtres ont accepté les libations et prières et que celui qui sème récoltera.
Le volet artistique et culturel de cette fête des religions traditionnelles sera marqué par des parades spectaculaires des adeptes des divinités de la terre, du fer, du ciel et de la foudre, etc.: Sakpata, Atchina, Kokou
(Gambada), Bossikpon, Dan, Mami, et autres qui ont tenu en haleine le public. Pour les habitués, la fête semble avoir perdu quelque peu de son charme en l’absence des démonstrations mystiques et mythiques des garants de la tradition. Cependant, ces artistes ayant dédié tout leur corps et tout leur être à leurs divinités respectives ont gratifié le public de belles chorégraphies et de beaux gestes dont ils ont seuls le secret.

Ciment des générations et des traditions

Au-delà des rites et sacrifices en guise de devoirs envers les ancêtres, la fête des religions traditionnelles plus connue sous l’appellation de « fête du vodoun», offre l’opportunité de jeter un regard sur l’apport du panthéon vodoun dans le développement. Occasion de retrouvailles des peuples béninois et de l’Afrique avec leur diaspora, la fête des religions traditionnelles constitue une plate-forme d’effusion spirituelle dans le cadre de la réconciliation avec les frères déportés de l’autre côté de l’Atlantique. Des membres de la diaspora du Brésil, d’Haïti, des Caraïbes effectuent un pèlerinage au Bénin, dans ce cadre, pour se rappeler leurs origines. Le vodoun constitue de ce fait le ciment qui lie les traditions les plus anciennes aux générations actuelles au Bénin et en Afrique.
Initiée en 1994, suite au festival Ouidah 92, la fête des religions traditionnelles permet de célébrer la diversité des expressions culturelles et cultuelles, sous la bannière des divinités. Elle est consacrée par le président Nicéphore Soglo et instituée par la loi 97-031 du 30 août 1997 par le président Mathieu Kérékou. Elle redonne en effet aux cultes endogènes toute leur place, après l’invasion des religions dites révélées qui les condamnaient à une disparition lente, mais assurée.
Les religions traditionnelles constituent par ailleurs une source d’inspiration pour nombre de créateurs d’œuvres de l’esprit (musiciens, danseurs, plasticiens, écrivains) qui prennent à cœur la valorisation du patrimoine cultuel et culturel et façonnent la conscience sociétale collective. Les œuvres des chanteurs Danialou Sagbohan, Frères Guèdèhounguè, Vi-Phint ou du plasticien Basile Moussougan alias Bamouss, en disent long.
Avec les dignitaires et autres intellectuels qui s’échinent à dépouiller le vodoun de pratiques abominables des hommes qui l’adorent, les divinités traditionnelles résistent au temps et retrouvent peu à peu leurs lettres de noblesse, en dépit des railleries, du discrédit et du matraquage parfois violent orchestrés par les fidèles d’autres religions.
C. U. P.

 

Culture 11 janv. 2019


Vœux du nouvel an au chef de l’Etat: Les femmes progressistes de l’Ouémé encouragent Patrice Talon

Le président de la République, Patrice Talon, peut compter sur le soutien des femmes de l’Union progressiste de l’Ouémé mobilisées pour la réussite de son mandat.

Les femmes de l’Union progressiste de l’Ouémé invitent le président de la République, Patrice Talon, à maintenir le cap du développement du Bénin qu’il a amorcé depuis son accession au pouvoir en avril 2016. Venues des neuf communes du département, elles s’étaient mobilisées ce mercredi 9 janvier à Porto-Novo, pour présenter leurs vœux du nouvel an au chef de l’Etat et le féliciter par rapport à la manière dont il gère le Bénin. A travers leur déclaration de soutien lue par Gemma Afoutou, les femmes progressistes de l’Ouémé réaffirment leur soutien au gouvernement. Elles se mobilisent davantage pour assurer la réussite du quinquennat et du Pag. Elles notent bien l’engagement et chaque fois renouvelé de Patrice Talon à construire l’avenir.
Gemma Afoutou en veut pour preuve la lutte engagée contre la corruption, les fraudes et la mauvaise gestion des affaires publiques relevant des actions importantes pour assurer à tous les Béninois un mieux-être ; la généralisation des cantines scolaires qui soulagerait les charges majeures de la femme rurale ; les mesures relatives aux allocations universitaires pour les étudiants et les retraités et le démarrage du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) donnant un accès à l’assurance maladie universelle à toute la population. A ces réalisations concrètes et appréciables, les femmes du parti de l’Union progressiste de l’Ouémé ajoutent les nombreux chantiers d’infrastructures en cours dans le département dont la voie Porto-Novo-Akpro-Missérété déjà très avancée; la construction de la route Djègan-Daho-Malanhoui - Médédjonou dans la commune d’Adjarra ; l’aménagement du tronçon Ouanho-Dagbéhouè- Carrefour Atchoukpa-Akpro-Missérété sans oublier les travaux d’asphaltage des principales voies de Porto-Novo et de renforcement des réseaux d’eau et d’électricité. Il y a aussi les travaux de relance annoncée du projet de construction de l’hôpital de zone des 3A à savoir Adjarra, Avrankou et Akpro-Misérété et l’érection d’une unité de dialyse au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau.
Ces différents chantiers témoignent de la ferme volonté du président de la République de transformer positivement le visage de Porto-Novo, capitale du Bénin, note Gemma Afoutou.
Elles ont profité pour vulgariser les textes fondamentaux de leur parti. Elles ont eu droit à cet effet à une communication sur l’orientation politique et l’idéologie de l’Union progressiste et la place des femmes dans le parti qui se veut une formation politique de masse, du peuple à l’opposé d’un parti de l’élite. La copie de la déclaration lue a été remise au Dr Sèdami Médégan, membre du bureau politique national de l’Ouémé, pour transmission au chef de l’Etat.
Cette dernière félicite ces militantes d’avoir fait le choix juste en dépit des difficultés qui sont les leurs aujourd’hui, mais qui donnent des raisons d’espérer pour l’avenir.

Politique 11 janv. 2019


Confirmation de la notation B+/stable par Standard & Poor’s: La preuve que l’économie béninoise se porte bien

L’année 2018, en matière économique, a pris fin sous de bons auspices augurant de belles perspectives pour 2019, voire davantage. Ce ne serait pas superlatif de soutenir que les réformes initiées par l’Exécutif portent leurs fruits et que les signaux verts actuels résultent de leurs incidences induites sur l’économie nationale.

L'agence internationale de notation financière Standard & Poor's a confirmé la note B+ attribuée à la République du Bénin, le 21 décembre 2018, dans le cadre de la revue périodique de la notation du Bénin, assortie d'une perspective stable. A l’échelle africaine, le Bénin est classé au deuxième rang, au même niveau que le Sénégal et le Kenya, soit des économies les plus dynamiques du continent. C’est la résultante des réformes et des performances impulsées par le ministre de l’Economie et des Finances, Romulad Wadagni, sous le leadership du chef de l’Etat.
Selon Standard & Poor's, la confirmation de la note du Bénin intègre l’amélioration de la gestion macroéconomique et les anticipations d'une amélioration progressive de la situation économique et financière du pays au cours des prochaines années. L'agence de notation a particulièrement salué l'opération de reprofilage réalisée par le gouvernement en septembre 2018 qui a permis au Bénin d'améliorer le profil de sa dette en remplaçant un stock de dette chère et de maturité moyenne courte par une dette contractée à un taux moins élevé et de maturité longue. Initiative décriée alors, il s’avère qu’elle est intelligente et bien à propos en définitive.

Des signaux optimistes

Les prévisions de croissance sur la période 2018-2021 s’inscrivent significativement dans une perspective de hausse, soit en moyenne 6,5%. Ladite croissance sera portée par les gains de productivité dans l'agriculture, l'amélioration de la gestion du Port autonome de Cotonou et sa modernisation ainsi que les réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement.
De même, une réduction progressive du déficit budgétaire est projetée et devant s'établir à moins de 4% du Pib entre 2018 et 2021. Une tendance optimiste qui sera portée par un accroissement des recettes publiques, en raison d'une activité économique plus forte, de meilleures performances dans la filière coton et une série de réformes visant une meilleure collecte de l'impôt. Lesquelles dynamiques ont permis une réduction substantielle de la dette. Ce qui fonde Standard & Poor's à estimer que le service de la dette avoisinerait 50% du PIB sur la période 2018-2021, largement en dessous du plafond communautaire de la zone Uemoa qui est de 70% du Pib.

Actualités 11 janv. 2019


Pour des législatives apaisées: Le médiateur de la République veille au grain

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, entend jouer, mieux que par le passé, sa partition en tant que service de médiation pour des élections législatives apaisées le 28 avril prochain. Il a montré toute sa détermination, mercredi 9 janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an au sein de son institution.

La tenue d’élections législatives apaisées constitue, entre autres, le défi à relever par le médiateur de la République en 2019. Joseph Gnonlonfoun l’a rappelé à ses collaborateurs, mercredi 9 janvier dernier, lors de la cérémonie d’échanges de vœux du nouvel an. « Les préparatifs des élections sont à nos portes. Les consultations exigent de nous, membres des services de médiation, d’être attentifs à la question de la paix, à la recherche de la concorde, à la nécessité d’inviter nos compatriotes à la sauvegarde de la stabilité politique de notre pays », indique Joseph Gnonlonfoun. L’institution est d’ores et déjà en état de veille et entend attirer l’attention des politiques sur les déviances à la gouvernance et à l’humanisme. Le médiateur de la République veut jouer avec efficacité sa partition pour que le scrutin législatif du 28 avril prochain se déroule dans la paix et la concorde. A ce titre, il a prévu le renforcement de capacités de ses collaborateurs en ce qui concerne la charte des partis politiques et le code électoral. Comme de coutume, Joseph Gnonlonfoun annonce l’organisation pour bientôt des visites aux institutions
impliquées dans les consultations électorales en l’occurrence la Commission électorale nationale autonome (Céna) chargée de l’organisation pratique des législatives et la Cour constitutionnelle, compétente pour proclamer les résultats et connaître du contentieux électoral. Le médiateur de la République compte partager avec les responsables de ces institutions ses expériences dans les relations avec ses partenaires de l’Association des médiateurs de l’Uémoa et autres. « Et pour qu’il en soit véritablement ainsi, nous devons nous engager comme dans une course de fond, en progressant au fur et à mesure que nous montons en puissance en vrais sportifs », souligne-t-il.
Mais avant Joseph Gnonlonfoun, honneur a échu au directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkarnéyni Toungouh, porte-parole du personnel de l’institution, de passer en revue les réalisations de 2018. Selon lui, au total, 557 réclamations ont été reçues et traitées en 2018 contre 473 en 2017, soit une augmentation de 84 recours. Jamais l’institution, à en croire Zourkarnéyni Toungouh, n’a atteint un tel nombre de dossiers depuis sa création. Pour lui, l’analyse de ce record dans la vie de l’organe est certes le résultat de la combinaison d’une série d’actions de la direction des Recours du médiateur de la République, mais probablement l’impact du film documentaire diffusé sur le bilan des cinq ans de mandat de Joseph Gnonlonfoun à la tête de l’institution. Cette deuxième hypothèse du directeur de cabinet du médiateur de la République découle du constat que 170 réclamations sur les 557 ont été enregistrées pour le compte du seul dernier trimestre de l’année 2018 alors que la diffusion du documentaire a eu lieu quelques mois plus tôt. En termes de bilan, Zourkarnéyni Toungouh n’a pas passé sous silence les exploits de l’institution dans ses autres domaines d’activités, notamment les audiences foraines et la session annuelle édition 2018 du médiateur de la République.

Actualités 11 janv. 2019


Election des membres de l’Assemblée nationale 8e législature: Le corps électoral convoqué pour le 28 avril

Les électeurs savent à quoi s’en tenir pour le scrutin devant consacrer le renouvellement des membres du Parlement. Ils sont attendus aux urnes le 28 avril prochain.

« D’ores et déjà, il va nous falloir, dans les prochaines semaines, organiser avec satisfaction les élections législatives, les huitièmes de l’ère du Renouveau démocratique. Elles seront justement l’occasion d’éprouver les réformes politiques que nous avons initiées pour améliorer notre système et notre pratique politiques. Elles devront être l’occasion, je le souhaite ardemment, de vrais débats de société pour permettre aux électeurs de faire des choix conséquents. Dans cette perspective, je ne doute pas que chacune de nos institutions jouera au mieux sa partition afin que notre pays sorte, une fois encore, grandi d’un processus électoral. Je puis vous rassurer ici que mon gouvernement prendra toute la part qui est la sienne… »
Recevant les vœux des institutions de la République, mardi 8 janvier dernier, le chef de l’Etat émettait également ses souhaits pour le prochain scrutin qui consacrera le renouvellement du Parlement. 24 heures après, le Conseil des ministres annonce pour le dimanche 28 avril prochain, la tenue effective de l’élection et la convocation du corps électoral. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 9 janvier, le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale 8e législature a été adopté. En effet, aux termes de l'article 80 de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et de l’alinéa 1er de l'article 243 de la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin, l'Assemblée nationale se renouvelle tous les quatre ans, dans les soixante jours précédant la date d'expiration du mandat de la législature en cours.
A cet égard, l'article 69 du Code électoral précise que le corps électoral est convoqué par le président de la République suivant un décret pris en Conseil des ministres, quatre-vingt-dix jours au plus tard avant la fin du mandat en cours. Installée le 16 mai 2015, la législature actuelle finit son mandat le 15 mai prochain, ce qui établit au 14 février au plus tard le décompte des quatre-vingt-dix jours nécessaires à la convocation du corps électoral. Les Béninois sont désormais fixés sur la date des prochaines élections législatives grâce à la promptitude du gouvernement mais surtout au sens de respect des dispositions constitutionnelles par le chef de l’Etat. Plus aucun doute, les élections se tiendront à bonne date et cette convocation du corps électoral apaise d’ores et déjà les esprits quant à la tenue de ce scrutin.

Actualités 11 janv. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Convocation du corps électoral, réhabilitation du musée Akaba Idena, aménagement de pôles touristiques...

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 9 janvier 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises :

I- Mesures normatives

Le Conseil a adopté le décret portant Approbation des statuts de l’Agence nationale de Protection sociale (Anps).
Cette Agence est chargée de mettre en œuvre les politiques et stratégies de l’Etat en matière de protection sociale. Elle a principalement pour mission de :
- définir et actualiser de manière participative, le paquet standard de soins et des tarifs, en collaboration avec les assureurs, l’autorité de régulation du secteur des assurances, les représentants des structures de santé, les mandataires du secteur pharmaceutique et de ceux de la société civile ;
- délivrer les agréments aux prestataires et partenaires stratégiques sur la base de critères spécifiques à chaque type de prestataires et partenaires ;
- immatriculer les assujettis et les bénéficiaires des prestations de l’Assurance pour le renforcement du capital humain, et de leur délivrer les cartes d’Assuré ;
- collecter, vérifier, traiter et mettre à jour les informations relatives à l’immatriculation, au paiement des cotisations, à la mobilisation des ressources de toutes natures, à la fourniture des prestations et au règlement des prestataires ; et
- assurer la gestion opérationnelle et la supervision de l’Assurance pour le renforcement du capital humain.
Les ministres concernés sont instruits de prendre les dispositions nécessaires pour le démarrage des activités de l’Agence.
Le Conseil des ministres a, par ailleurs, adopté le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale 8e législature, le dimanche 28 avril 2019 ainsi que les décrets portant agrément :
- de la société Korosho Bénin Sarl, au régime C du Code des investissements, pour son projet d’installation d’une unité industrielle de transformation de noix de cajou à Kpota, arrondissement de Cana, commune de Zogbodomey, dans le département du Zou ;
- de la société Inci Béton Sa, au régime B du Code des investissements, pour son projet de construction et d’exploitation d’une Centrale à béton à Zogbadjè, commune d’Abomey-Calavi, dans le département de l’Atlantique ;
- de la Société de production de jus de fruits et d’eau minérale sarl, au régime A du Code des investissements, pour son projet d’installation d’une unité industrielle de production de jus de fruits et d’eau minérale à Zagnanado, dans le département du Zou.

II- Communications.

II-1. Réhabilitation du musée Akaba Idena de Kétou.

Ce musée est dans un état de sinistre dû aux dernières pluies diluviennes.
Les importants dégâts enregistrés appellent une intervention d’ugence pour sa réhabilitation. Les ministres chargés du Tourisme et du Cadre de vie s’y sont rendus et ont pu faire les constats suivants :
- l’entrée du musée, du côté dit de «la porte mâle», est entièrement inondée ;
- la devanture de «la porte historique» sur plus de 150 mètres linéaires est devenue un réceptacle d’eau, situation aggravée par l’engorgement des ouvrages d’assainissement environnants ;
- un pan du mur en terre battue s’est écroulé suite à son ramollissement ;
- le linteau et le plancher en bois sont en voie d’effondrement.
Afin de sauvegarder ce patrimoine culturel et historique d’une importance capitale, des diligences ont été accomplies par les deux ministres et ont permis de retenir le cabinet d’études Studio 2AP, pour une mission complète de maîtrise d’œuvre.
Le Conseil a autorisé la signature des marchés subséquents et les ministres veilleront à l’accomplissement diligent de cette mission.

II-2. Sélection du groupe
« Atout France » pour la réalisation d’un master plan d’aménagement autour des pôles touristiques des villes de Ouidah, Allada, Porto-Novo et Abomey.

Ce plan d’aménagement consistera en :
- un recensement des liens historiques et touristiques entre les différents pôles touristiques ;
- un relevé des éléments distinctifs et des héritages socio-historiques de chaque ville ;
- un diagnostic croisé de l’existant, des enjeux territoriaux, afin de mettre en évidence à la fois les atouts et les contraintes de chaque site en termes de patrimoine, de desserte, d’usage des espaces ainsi que les opportunités pouvant donner lieu à des projets ;
- l’analyse des opportunités commerciales de développement hôtelier/hébergements touristiques sur ces quatre destinations ; et
- l’identification d’activités génératrices de revenus pour les populations locales.
Dans la perspective de la valorisation du potentiel touristique de notre pays autour de ces pôles, cette démarche permet de s’assurer qu’ils favorisent un développement garantissant la création de nouveaux emplois, et génèrent de nombreuses retombées économiques.
Connu pour son expertise avérée en matière de développement touristique, le Groupe « Atout France » a été identifié pour réaliser le master plan.

II-3. Adhésion du Bénin au Forum mondial sur la cybersécurité.

Ce Forum a pour objectifs d’identifier les politiques et meilleures stratégies et/ou pratiques en matière de renforcement des cybercapacités et de renforcer l’expertise tant aux niveaux national, régional, qu’international.
Ce cadre d’échange constitue une opportunité pour améliorer les capacités des spécialistes nationaux de la cybersécurité et de la lutte contre la cybercriminalité. Le Conseil des ministres a donc marqué son accord pour la participation de notre pays aux activités dudit forum.

II-4. Compte rendu de la soumission conjointe relative à l’extension du plateau continental de la République du Bénin et de la République togolaise au-delà des 200 miles marins.

Le Bénin et le Togo ont procédé à titre conservatoire, en mai 2009, au dépôt de leur soumission d’informations préliminaires sur les limites extérieures de leur plateau continental au-delà des 200 miles marins. Pour la prise en compte de cette démarche, dont l’objectif est d’étendre leur plateau continental conformément aux conclusions des études que les deux pays ont fait engager, il urge de procéder au dépôt d’une demande complète auprès des structures compétentes des Nations unies.
A l’appui de cette soumission, ils procéderont à la mise en place d’un programme conjoint de maintenance et de suivi jusqu’à la formulation des recommandations par la Commission des Limites du Plateau continental (Clpc).
A cet effet, chaque pays nommera un point focal à la Division des affaires maritimes et du droit de la mer (Doalos) au siège des Nations unies, avec un mandat annuel alternatif pour le suivi du dossier.
D’ici à son examen, les deux Etats doivent :
- finaliser les recherches relatives à la détermination des coordonnées maritimes nécessaires ;
- consacrer par une loi ou un acte réglementaire, les limites maritimes,
- traduire cet acte dans toutes les langues officielles des Nations unies avant sa transmission.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier, d’accomplir toutes les diligences incombant à notre pays et de suivre son évolution.

III- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé la participation du «Spécial Olympic Bénin», aux 7e jeux mondiaux à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, en mars 2019.

IV- Mesures individuelles.

Après sa désignation par l’Assemblée nationale, monsieur Soulé Adam Boucary est nommé membre de la Commission électorale nationale autonome, en remplacement de feu Moïse Bossou n

Fait à Cotonou, le 9 janvier 2019

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 11 janv. 2019


11e journée du procès Icc-Services à la Criet: Marcellin Zannou auditionné

Le procès de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dite Icc-Services s’est poursuivi, mercredi 9 janvier dernier, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec l’audition de l’inspecteur des Douanes à la retraite et trésorier général du comité mondial de l’Eglise du christianisme céleste, Marcellin Zannou.

Il n’est plus un secret pour personne que les responsables de la structure de collecte et de placement d’argent Icc-Services sont tous de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc). Mieux, les fidèles de cette confession religieuse constituaient le grand nombre des clients de cette structure. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) en charge du procès de l’affaire Icc-
Services a convoqué l’inspecteur des Douanes à la retraite et trésorier général du comité mondial de l’Eglise du christianisme céleste, Marcelin Zannou. A la barre, mercredi 9 janvier dernier, en qualité de sachant, ce dernier a dit à la cour de céans ce qu’il sait de cette affaire et surtout des relations de l’Eglise avec Icc-Services.
L’inspecteur des Douanes à la retraite dit ne rien savoir de la création d’Icc-Services. Il dit en avoir entendu pour la première fois sur les ondes de la radio Alléluia Fm, la chaîne de l’Eglise du christianisme céleste, courant 2008. Il l’aurait appris à travers une émission « Dédicace » de la radio qui passe de 6 h à 7 h du matin. Il a constaté que 90 % des dédicaces se faisaient à l’intention d’Icc-Services et de ses responsables dont Guy Akplogan, Emile Tégbénou et Ludovic Pamphile Dohou. Marcellin Zannou, membre du conseil d’administration de cette radio, dit avoir interpellé les animateurs de la radio en vue de mettre fin à cette forme de publicité. Cela lui aurait valu des inimitiés et des adversités au sein de l’église de la part surtout d’Emile Tégbénou, alors directeur départemental Ouémé-
Plateau d’Icc-Services. Mais, il dit avoir tenu ferme en procédant au changement de l’émission. Selon Marcellin Zannou, sa réaction était surtout due au fait qu’il ne connaissait pas la moralité des promoteurs
d’Icc-Services, mais aussi parce que cette activité de placement d’argent à un taux d’intérêt de 160% par trimestre était contraire aux commandements de Dieu qui recomande que l’homme gagnera son pain à la sueur de son front. A la demande d’une fidèle de l’église, Marcellin Zannou, alors directeur régional de la Douane de l’Ouémé-
Plateau, a reçu au début de 2009 à son bureau à Porto-Novo, le sieur Emile Tégbénou. Ils ont à l’occasion aplani leurs divergences. Il a rencontré par la suite le président directeur général d’Icc-Services, Guy
Akplogan, afin de mieux comprendre cette activité de collecte et de placement d’argent. Marcellin Zannou dit lui avoir prodigué de conseils surtout sur le plan de la communication, notamment de ne plus associer les noms des autorités politiques et même de l’église à leur publicité à caractère commercial. Aussi, aurait-il conseillé Guy Akplogan de sortir le placement d’argent de leurs activités, car convaincu que cela ne va pas prospérer longtemps, vu le taux d’intérêt et le mode de fonctionnement consistant à payer les premiers clients avec les fonds déposés par les derniers. Il lui aurait demandé d’arrêter cette activité et de payer les fidèles de l’église qui ont fait des dépôts.

Mésententes à l’interne

En dehors des fidèles, il dit avoir appris que certains trésoriers paroissiens ont aussi déposé clandestinement des fonds de leurs paroisses dans le but de les fructifier et de gagner des bénéfices. Marcellin Zannou aurait invité Guy Akplogan à régler ces situations en instance et à ne plus continuer avec le placement. C’est ainsi que Guy Akplogan l’aurait informé de certains dysfonctionnements au niveau de la structure. Il lui aurait dit, dans le temps, ne plus maîtriser ce qui se passe dans les autres agences. Certains responsables auraient commencé par prendre leur autonomie et ne lui rendraient plus compte. Il serait donc en mesure de payer ses clients d’Abomey-Calavi, mais qu’il n’est pas sûr que les autres agences pouvaient le faire. Marcellin Zannou dit avoir compris en même temps qu’il y a un souci. Il a demandé à feu révérend pasteur Benoît
Agbaossi de les sommer de payer les clients. Une réunion de crise a été convoquée à la plage de Sèmè-Podji pour qu’ils disent comment ils comptent payer les déposants. Cette réunion s’était terminée en queue de poisson puisque les promoteurs, entre eux, ne s’entendaient plus. Pour Marcellin Zannou, cette crise est due au fait que le système est arrivé à saturation puisque des déposants venaient réclamer leurs sous et on a commencé par les tourner en bourrique. Le système en lui-même portait des germes de difficultés. Ce qui contraste un tant soit peu avec la ligne de défense des promoteurs d’Icc-Services qui disent que la crise est due au poisson d’avril lancé le 1er avril 2010 par la radio Wèkè à Sèmè-Podji. Ce canular disait que le chef de l’Etat d’alors invitait les épargnants à aller retirer leurs fonds avant 12 h de ce 1er avril 2010. Toutes les agences Icc-Services auraient été envahies par les clients suite à ce communiqué. Cette situation serait le déclic de la crise à Icc-Services qui n’aurait aucune difficulté de trésorerie auparavant. Ce n’est pas vrai, soutient le haut dignitaire de l’Eglise du christianisme céleste qui pense que le début de l’essoufflement du système datait de 2009.
Cette version des faits n’a pas été admise par les accusés dont Ludovic Pamphile Dohou qui se dit surpris de certaines déclarations de l’inspecteur des douanes à la retraite. Selon lui, Icc-Services avait l’onction de l’église et surtout feu révérend pasteur Benoît Agbaossi qui a d’ailleurs coupé le ruban symbolique lors du lancement des activités de la structure. Mieux, il leur donnait des instructions pour aller faire des dons et des actions à l’endroit des fidèles de l’Ecc.
Pour Marcellin Zannou, si effectivement feu pasteur Benoît Agbaossi a coupé le ruban, cela est un facteur de communication déterminant. Cela peut rassurer les fidèles à aller déposer leurs fonds. Mais il précise n’avoir jamais entendu parler d’Icc-Services du vivant de la haute autorité religieuse avant la réunion de crise à la plage de Djeffa. Mieux, il soutient n’avoir jamais déposé de l’argent à Icc-Services ni en son nom propre ni sous un prête-nom. Il a été amené à faire cette clarification suite à une question de Me Gustave Anani Kassa, avocat du collectif des victimes, qui dit avoir appris par dame rumeur qu’il aurait retiré, à la veille de la crise, ses fonds dans des sacs de jute et s’élevant à plusieurs millions F Cfa.
A la suite de Marcellin Zannou, la cour a poursuivi l’audition des anciens chefs d’agences des banques à Porto-Novo où Emile Tégbénou a ouvert des comptes en son nom propre comme au nom de sa Société nouvelle alliance du Bénin (Snab). Il s’agissait pour ces banques d’édifier la cour sur les mouvements de comptes de l’accusé qui dit faire des opérations allant jusqu’à plus de 500 millions F Cfa. La cour voudrait non seulement vérifier toutes ces déclarations, mais aussi voir si les banques ont bien appliqué la loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin. Un texte obligeant les banques à alerter la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) de toute opération suspecte à partir de 50 millions F Cfa pour un client habituel et 10 millions F Cfa pour un client occasionnel. L’objectif ici, souligne le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, est de pouvoir situer les responsabilités. L’avocat général Gilbert Ulrich Togbonon a été plus précis. Il menace d’engager des poursuites pénales contre les banques qui n’auraient pas fait ces déclarations d’alerte à la Centif au cas où les vérifications se seraient avérées. Les relevés de comptes et autres documents produits mercredi dernier par les banques présentes ont été jugés non convaincants tant par la cour de céans que par des avocats. Edouard Cyriaque Dossa a invité ces anciens chefs d’agences à revenir lundi 14 janvier prochain avec d’autres documents devant renseigner avec précision sur la traçabilité des mouvements de comptes d’Emile Tégbénou et de la Snab.


L’ex-ministre Idriss Daouda hospitalisé

L’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Idriss Daouda, aux affaires lors de l’éclatement de l’affaire Icc-Services a fini par faire signe de vie. La convocation du procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrih Togbonon, a fini par lui parvenir. L’ancien argentier national serait malade et hospitalisé en France depuis trois mois. C’est pourquoi, la convocation ne lui est pas vite parvenue. L’information a été apportée à la cour, mercredi dernier, par Me Saïd Agbantou, avocat d’Idriss Daouda. Mais les raisons évoquées ne paraissent pas suffisamment convaincantes pour la cour qui demande à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances de lui envoyer les preuves de son indisponibilité pour raisons de santé. Ces preuves seront mises dans le dossier de l’affaire en jugement. Idriss Daouda était attendu à la barre pour donner sa part de vérité par rapport à la gestion qu’il a faite de l’affaire Icc-Services. Car, l’ex-coordonnateur de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées, Grégoire Cocou Ahizimè, faisant partie des accusés, dit lui avoir envoyé en 2009 plus d’une dizaine de fiches sur le dossier avec des propositions allant dans le sens de la fermeture de cette structure illégale de collecte et de placement d’argent ou de poursuites pénales contre ses promoteurs. Mais, ces fiches seraient restées sans suite.

Société 11 janv. 2019


Caf Awards: Mohamed Salah élu meilleur joueur africain pour la deuxième fois

La cérémonie des Caf Awards a eu lieu, hier mardi 8 janvier au Centre International de conférences Abdou Diouf à Dakar. Alors qu’il partait avec les faveurs des pronostics, le tenant du titre, Mohamed Salah a réussi la passe à deux en remportant à nouveau le prix du meilleur joueur africain de l’année.

La capitale du Sénégal, Dakar, était à l’honneur hier, mardi 8 janvier, avec la traditionnelle cérémonie des Caf Awards 2018. A l’arrivée, c’est l’Egyptien, Mohamed Salah, joueur de Liverpool, qui s’est vu décerner pour la deuxième fois consécutive, le prix du meilleur joueur africain de l’année 2018. Il a devancé son coéquipier en club, le Sénégalais Sadio Mané et le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, lauréat en 2015.Tenant du titre et 6e au classement du dernier Ballon d’Or, il rejoint le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) et l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012), les seuls joueurs à avoir réussi à conserver leur couronne sur deux années consécutives.
Riche en couleurs, la soirée animée par Isha Sesay et Aboubacry Ba s’est déroulée en présence d’un parterre d’invités prestigieux estimés à plus de 1 200 avec notamment le président du Sénégal, Macky Sall et son homologue du Liberia, George Weah, le président de la Fifa, Gianni Infantino et les stars Samuel Eto’o, Didier Drogba, El Hadji Diouf, Patrick M’Boma, Emmanuel Amunike. En guest-star Youssou N’Dour s’est produit sur scène.
Qualifiée pour la première Can de son histoire, la Mauritanie devance Madagascar et l’Ouganda et remporte le titre d’équipe nationale de l’année. Chez les femmes, le titre d’équipe nationale féminine de l’année revient au Nigeria, à nouveau vainqueur de la Can.
Auteur d’une sacrée montée en puissance avec le Borussia Dortmund et en sélection au Maroc, le latéral polyvalent Achraf Hakimi a été récompensé lors des Caf Awards. Prêté par le Real Madrid, il a été élu Espoir africain de l’année. Il devance Wilfried Ndidi (Nigeria et Leicester City) et Franck Kessié (Côte d’Ivoire et AC Milan). Il a reçu son trophée des mains de la légende Samuel Eto’o.
Au total, 503 joueurs issus de 26 sélections africaines ont participé à ce vote. Avec aussi le prix d’entraîneur de l’année et celui de meilleur jeune de l’année, onze catégories ont été honorées au cours de l’évènement?

Les meilleurs retenus :

Joueur africain de l’année: Mohamed Salah (Egypte et Liverpool)
Joueuse africaine de l’année: Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud et Houston Dash)
Meilleur jeune: Achraf Hakimi (Maroc et Borussia Dortmund)
Entraîneur de l’année : Hervé Renard (Maroc)
Entraîneur de l’année en football féminin : Desiree Ellis (Afrique du Sud)
Équipe nationale de l’année: Mauritanie
Équipe nationale féminine de l’année : Nigeria
But de l’année: Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud et Houston Dash)
Président de fédération de l’année : Fouzi Lekjaa (Maroc)
Prix de Platine: Macky Sall, président du Sénégal.

Sports 09 janv. 2019


1521 - 2224