La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Vote du budget exercice 2019 de Lokossa: Près de 2 milliards de F Cfa pour le développement

A l’hôtel de ville de Lokossa, mercredi 26 décembre dernier, les conseillers ont voté le budget primitif exercice 2019. Ce budget a recueilli 11 votes favorables sur 19 suffrages exprimés au cours de cette cinquième session extraordinaire. Ainsi, pour le fonctionnement de l’administration communale et les chantiers de développement au cours de l’année prochaine, le budget voté s’élève à 1.874.666.086 francs Cfa. Il se caractérise par un taux d’accroissement de 24,45% par rapport au budget 2018 qui est de 1.506.390541 francs Cfa.

Son vote a été possible grâce au soutien des chefs d’arrondissement de Houin et de Lokossa centre. Ils étaient du groupe des frondeurs qui rejetait toutes les initiatives soumises à la délibération du conseil. Le présent budget avait été rejeté aussi à la session budgétaire du 29 novembre dernier. A l’issue du vote favorable du mercredi 26 décembre dernier, Séverin Hounnou, chef de l’arrondissement de Lokossa-centre et Félix Sozèhouè de Houin justifient, tour à tour, leur nouvelle position par le souci de donner les moyens au maire pour conduire les chantiers de développement de la commune. « Puisqu’il (le maire) dit partout que c’est nous qui l’empêchons de travailler pour la ville, nous avons voulu, par ce vote, prouver à la population notre bonne foi », a expliqué Félix Sozèhouè. Soulagé par ce soutien des deux chefs d’arrondissement, le maire Pierre Awadji espère voir tout le reste des frondeurs déposer les armes. « Avant, on faisait des votes de 19 voix sur 19. J’en appelle au retour de cette bonne ambiance de travail au sein du conseil pour le développement de notre commune », souhaite Félix Awadji n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 03 janv. 2019


Procès Icc-Services: L’appel à la vérité du président de la Criet

Le président de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Edouard Cyriaque Dossa, met devant leurs responsabilités les accusés, sachants et témoins de l’affaire Icc-Services. Il attire leur attention sur le sens d’un procès et la nécessité pour les différentes parties de dire la vérité et rien que la vérité afin de permettre au juge de dire le droit. Il a lancé cet appel lors de l’audience du lundi 31 décembre dernier.

Le président de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Edouard Cyriaque Dossa, est visiblement agacé par le comportement des accusés, sachants et témoins du procès Icc-Services. Ils semblent égarer la cour en faisant économie de vérité. Cette situation risque de voir l’audience criminelle prendre du temps. Edouard Cyriaque Dossa a levé le ton à l’entame de l’audience du lundi 31 décembre dernier pour mettre chacune des parties au procès devant ses responsabilités.
Selon le président de la cour de céans, un procès a toujours pour vocation de revenir sur une histoire qui s’est mal terminée entre deux ou plusieurs personnes. Le procès ramène les différentes parties litigantes sur les moments où les divergences sont nées entre elles; les bons temps qui ont précédé celles-ci; les circonstances de leur survenue; ceux qui ont été de mauvaise foi dans les agissements incriminés. Ainsi, les premières personnes qui doivent permettre au juge de dire le droit, afin que les responsabilités soient situées, sont en principe, les parties au procès, insiste Edouard Cyriaque Dossa. Défaut pris d’elles, le juge se tourne vers les témoins visuels ou auditifs, voire ceux qui ont accès aux informations non encore dénaturées et qu’on qualifie de sachants. « Plus celles-là (les parties) choisissent de cacher ce qu’elles ont fait, plus ceux-ci, les témoins et sachants, décident de ne pas restituer à la cour ce qu’ils savent réellement des faits en cause, plus le procès prendra du temps pour s’étaler dans le temps», avertit le président de la Criet. Dans ce cas, la cour n’aura d’autre moyen, au regard de l’âge du litige qui a déjà fait huit ans alors que le corps du délit notamment les sommes d’argent récupérées par voie de dépôt par les accusés, les instruments pouvant retracer l’usage qui en a été fait, les biens meubles et immeubles acquis, les ordinateurs à même de renseigner la cour, n’est encore intégré puisque dévoré à dessein ou non par le temps et surtout les diverses forces agissantes afin de voir ou non aboutir le procès. Ce qu’il faut éviter à tout prix, insiste encore Edouard Cyriaque Dossa, c’est de voir ce procès définitivement consumer dans la flamme du mensonge, le piège du temps, les pressions inciviques sur ceux qui ont accepté d’animer ce segment processuel y afférent.

Le procès s’enlise

Cela est d’autant inquiétant, car beaucoup attendent l'issue de ce procès, informe-t-il. Il s’agit d’abord, selon lui, du peuple béninois qui attend de savoir si le phénomène Icc-Services relève d’une déviance à réprimer ou d’une tolérance mal encadrée. Ensuite, les accusés ont droit, par voie de conventions supranationales, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et de la Constitution du 11 décembre 1990, à une justice dans un délai raisonnable. Le président de la Criet observe que la raisonnabilité de cette justice dépend plus des témoins et sachants que des circonstances ayant entouré les faits et de celles entravant actuellement le procès. Autres catégories de personnes qui espèrent beaucoup du procès criminel en cours, ce sont les victimes. Celles qui ne sont plus de ce monde, laissant veuves, veufs, orphelins en effectif élevé et sans cesse croissant, poignardés mortellement par la douleur générée par le phénomène Icc-Services et consorts. Edouard Cyriaque Dossa ajoute à la liste de ces victimes celles qui vivent, mais très malades et qui attendent plus la mort venir les chercher que la consolation qu’elles tireront de ce procès, quelle qu’en soit l’issue. Il y a de même ceux qui sont invalidés depuis l’éclatement de cette affaire en 2010 et les victimes silencieuses qui préfèrent voir partir des millions qu’elles ont déposés à Icc-Services et consorts que de voir citer leurs noms, prenant, si tel ne venait pas en être le cas, le risque de subir des peines disciplinaires. « C’est dire combien de fois ce procès est tant attendu, surtout dans sa phase d’achèvement », laisse entendre Edouard Cyriaque Dossa. Toutefois, il reste déterminé pour la poursuite du procès dans l’espoir de ne moissonner la vérité et rien que la vérité. Le ministère public, les avocats de la défense et de la partie civile n’ont rien trouvé à dire sur cette observation du président de la cour qui a l’allure d’un rappel à l’ordre musclé.
Le décor de l’audience du lundi dernier étant ainsi planté, Edouard Cyriaque Dossa a invité à la barre Pépin Adjovi, ex-commissaire central de la Police nationale et ancien directeur départemental de la Police nationale par intérim de l’Ouémé-Plateau et Dieudonné Dadjo Lissagbé, ex-commandant de la Brigade économique et financière (Bef) au moment des faits. La cour a poursuivi avec les deux témoins l’instruction de l’affaire relativement surtout aux conditions dans lesquelles les différentes perquisitions ont été opérées au domicile de l’accusé Emile Tégbénou à Adjarra et les fruits de ces descentes, notamment la situation autour des soi-disant 27 milliards F Cfa qui seraient laissés dans un coffre-fort et dont le montant varie d’un déposant à un autre. Les circonstances de l’octroi de garde du corps et des permis de port d’arme à Emile Tégbénou ont été décortiquées par la cour avec l’aide de l’avocat général, Ulrich Gilbert Togbonon, et les avocats des accusés dont Me Hervé Gbaguidi, les avocats du collectif des victimes, Mes Gustave Anani Kassa et Alain Orounla ainsi que les conseils de l’Etat béninois assurés par Mes Olga Anassidé et Spéro Quenum. Seulement, il n’y a pas encore grand-chose à se mettre sous la dent tant les accusés et les témoins varient dans leurs propos. Même les confrontations effectuées par la cour de temps à autre entre les deux témoins du jour et les accusés Guy Akplogan et Emile Tégbénou ne lui ont pas pour autant permis de découvrir la vérité. C’est dans ces conditions d’enlisement des débats que le procès a été suspendu pour reprendre demain jeudi 3 janvier à la Criet.

Actualités 02 janv. 2019


Développement du secteur de l’économie numérique: Des raisons d’y croire

Six projets phares inscrits dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) visent à concrétiser la vision du chef de l’Etat de « Transformer le Bénin en une plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest, pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021 ». Des chantiers majeurs qui, depuis deux ans, donnent corps à l’ambition de révolutionner l’économie numérique.

Déploiement de l’internet haut débit et très haut débit  sur l’ensemble du territoire, migration vers la télévision numérique terrestre (Tnt), mise en œuvre d’une administration intelligente (Smart gouv), généralisation de l’usage du E-Commerce, de l’usage du numérique dans le secteur de l’éducation et de la promotion du développement de contenus numériques. Tels sont les projets phares de l’économie numérique inscrits dans le Pag et qui, sans tambour ni trompette, se matérialisent et suscitent l’espoir de voir le Bénin franchir un nouveau cap dans sa marche résolue vers le développement.
Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, en deux ans d’exécution du Pag, le gouvernement peut se targuer des acquis dans le secteur de l’Economie numérique, pour la plupart, perceptibles par les populations. 
« L’un des premiers acquis, c’est le code du numérique  que le président de la République a promulgué cette année 2018 qui est un arsenal juridique, le cadre législatif absolument innovant que le Bénin a mis en place.  En deux ans, nous avons réhabilité  le backbone, donc  la dorsale nationale, installé des boucles métropolitaines dans les grandes agglomérations, mis en place des bretelles, et  notre réseau est prêt à accueillir des investisseurs qui vont venir mettre le tout dernier kilomètre qui reste pour aller vers les citoyens », note, avec satisfaction la ministre. Par ailleurs, les avancées notées en ce qui concerne le volet de passage à la radiodiffusion numérique terrestre, sont porteuses d’espoir à ses dires. « Depuis deux ans, nous avons  mis  en place l’infrastructure de transmission. Aujourd’hui, la sousplate méridionale composée  des quatre  principaux sites de Porto-Novo, Abomey-
Calavi, Cotonou et Gbéhoué est déjà en service. D’ici à là, les autres  sites  à l’intérieur  du pays  seront fonctionnels », apprécie-t-elle. Tout en relevant les efforts faits par le gouvernement dans la mise en place du cadre institutionnel.
« Quatre agences s’occupent spécifiquement de la réalisation des projets phares du gouvernement en ce qui concerne l’économie numérique. Il s’agit de l’Agence pour le développement du numérique (Adn) qui se charge  des infrastructures  numériques de la connectivité ; de l’Agence de services et systèmes d’information (Assi) qui s’occupe de la mise en œuvre du programme phare de l’administration intelligente, l’Agence béninoise du service universel des communications et de la poste (Absu-cep)  qui se charge de l’accès, notamment pour les zones rurales, au service numérique. Nous avons, enfin, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information nouvellement créée », précise-t-elle.

De sérieux acquis
 
Les responsabilités ainsi situées et les missions définies, les choses sont allées bien vite. Plusieurs secteurs clés de l’économie numérique et de la communication sont impactés depuis lors et d’importantes réalisations ont été effectuées.
S’agissant du déploiement de l’internet haut débit et très haut débit  sur l’ensemble du territoire, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence de développement du numérique (Adn), structure en charge de la mise en place des infrastructures de télécommunications et des usages numériques, salue le niveau d’avancement des travaux. « Aujourd’hui, nous avons fini un projet qui permet de réhabiliter et de déployer 2.000 kilomètres de fibres. De Cotonou à Malanville et de Cotonou à Porga,  avec un renforcement de l’accès à internet  sur le grand Cotonou. Le déploiement de la fibre optique, sur le territoire national a démarré avant 2016 et s’est intensifié sous le régime de la rupture, avec la réhabilitation de notre backbone en fibre optique grâce au projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (Pdi2t) », confie-t-il, tout optimiste.
Pour Achille Guidja, ingénieur télécoms, chef du département Infrastructures à Bénin Télécoms Infrastructures, l’objectif principal de tout ceci reste l’interconnexion des 77 communes à travers le maillage des boucles de sécurisation  pour permettre à ces communes d’avoir accès à l’internet haut débit.
« La fibre a traversé les communes du Nord, la grande transversale du Bénin en partant de Natitingou pour Kandi sur environ 300 kilomètres. Pour aller à Ségbana, nous avons opté pour la solution aérienne. Pareil pour Nikki et Ouaké. Il y a trois communes dans le Nord qui ont vu déployer la solution aérienne pour la connectivité haut débit. Au  Sud, nous avons retenu Savalou  qui est la  seule commune  où nous avons fait un déploiement aérien.  Donc, à partir des armoires de rue vous pourrez désormais avoir la fibre chez vous. C’est ce que nous appelons  Ftth, la fibre au domicile », éclaire-t-il.  
Grâce au Pdi2t dont la première phase est arrivée à achèvement courant 2018, 2513 kilomètres  de fibre optique au total ont été déployées en souterrain dont 1000 existants réhabilités pour interconnecter 47 communes dont 22 nouvellement impactées.
Au nord du Bénin et en aérien, 215 kilomètres de fibre ont été déployés à travers plusieurs communes.
Toutes les communes impactées (Pobè, Savalou, Ségbana, etc.) sont dotées de point de présence en fibre optique avec des équipements de dernière génération qui sont indépendants en alimentation électrique grâce aux panneaux solaires.
Le Pdi2t a permis la densification du réseau métropolitain du grand Nokoué (Sèmè-
Kpodji, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Porto-Novo) par le déploiement de 186 kilomètres de fibre optique.
Afin d’apporter l’internet au plus près des personnes désireuses, des armoires de rues ont été installées dans plusieurs villes du Bénin comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou.
L’ensemble du réseau national est sous contrôle et surveillé depuis Fidjrossè où se trouve le centre de supervision des infrastructures de Bénin Télécoms Infrastructures.
Ainsi, à partir du système de surveillance des infrastructures en place dans ce centre, les agents de surveillance peuvent connaitre l’état d’un équipement haut débit installé par exemple dans la commune de Missérété afin de gérer les éventuels problèmes qui surviendraient. Et tout ceci dans le but de satisfaire la clientèle en temps réel.
Pour répondre à certaines préoccupations des opérateurs GSM, une seconde tête de réseau a été installée sur le site de supervision des infrastructures à Fidjrossè pour la distribution.
Il est à signaler l’amélioration des capacités de transport qui sont passées de 2, 3 Giga à 40 Giga. Un taux de réalisation qui permet d’ouvrir aux opérateurs des télécommunications et aux  fournisseurs d’accès internet des capacités inédites.
Des innovations que Robert Aouad, directeur général de Isocel Télécom, fournisseur d’accès internet installé au Bénin depuis 2008, apprécie à leur juste valeur.
« La connexion est de meilleure qualité aujourd’hui. Sur les réseaux sociaux, on a un accès facile. Les problèmes d’alors ont disparu. La qualité de la  connexion a  connu une nette amélioration. Les opérateurs Gsm ne se soucient  pas des consommateurs. On n’aurait pas pu assister à un relèvement jusqu’à ce que l’Arcep-Bénin intervienne pour opérer un encadrement  des tarifs. Les politiques doivent prendre des mesures pour la création  d’un troisième opérateur pour relancer la concurrence  pour le bonheur des consommateurs béninois ».
 De quoi lui faire oublier la mauvaise passe vécue entretemps. « Auparavant, nous étions plus limités  parce que le réseau était beaucoup moins dense. Aujourd’hui, on note une densité à travers les milliers de kilomètres déployés de Malanville à Cotonou jusqu’à Hillacondji et à la frontière du Nigeria (Igolo). Vraiment, il y a une capillarité au plan national.  C’est encourageant pour les opérateurs qui comptent investir dans des réseaux d’accès.  Car, il y a une distinction entre  le travail  fait par l’opérateur d’infrastructures et le fournisseur d’accès à l’internet ou l’opérateur de téléphonie mobile. Cela nous  permet  aussi d’utiliser ce réseau national pour fournir de nouveaux services  de  meilleure qualité  au profit des  populations ».
Grâce au déploiement de la fibre optique dans la commune de Ségbana, une structure de téléphonie mobile achemine déjà ses équipements sur place pour améliorer la qualité de ses services dans cette commune.

Une nouvelle aube

L’Agence de développement du numérique, cheville ouvrière de la loi 2017-20 du 20 avril 2017 portant code du numérique en République du Bénin a permis la mise en place des conditions légales et règlementaires du secteur du numérique au Bénin. Toutes choses qui font croire qu’une nouvelle ère s’ouvre pour le secteur de l’économie numérique avec de nouvelles opportunités pour l’économie nationale.
Ainsi, de jeunes entreprises  ont vu le jour dans le secteur de l’économie numérique et proposent des solutions innovantes. Et pour les encourager et susciter l’engouement chez d’autres jeunes qui ont compris que le numérique offre de nombreuses opportunités, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique a initié la « Bénin start up week » dont la première édition a permis de réunir, en mai 2018, des promoteurs de start-up pour un partage d’expériences. Une initiative dont les bénéficiaires témoignent de la portée.
« Nous avons eu l’honneur d’être sélectionnée au détour d’une sélection assez rude qui avait mis aux prises 900 candidats  à travers l’Afrique et l’Asie. Je fais partie des 11 start-up sélectionnées. C’est un honneur pour le Bénin », note Arielle Ahouansou, fondatrice de KeaMedicals.
Pour Elodie Akotossodé, fondatrice de WomenEdtech, « Grâce à l’appui du gouvernement, nous avons  décroché des partenariats. J’apprécie le soutien du gouvernement pour tout ce qui se fait en faveur de la jeunesse ».
De quoi galvaniser la ministre de l’Economie numérique et de la Communication qui reste convaincue que l’éclosion des star-tup est une solution  cruciale aux questions de l’emploi. « Nous voulons  nous faire leur écho auprès du gouvernement. Nous voulons aider à ce plaidoyer pour que les start-up  grandissent plus vite », estime-t-elle.
Rattachée directement à la présidence de la République, l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) et le comité de pilotage de la Télévision Numérique terrestre (Tnt) en deux ans du Pag ont contribué de façon significative à l’atteinte des objectifs du gouvernement dans le domaine de l’économie numérique. Concernant l’Assi, son rôle  est d’accompagner les agences, les ministères et les organisations gouvernementales dans l’implémentation  des projets qui sont en relation avec  les services et systèmes d’information.
« Aujourd’hui ce qui est concret,  vous pouvez consulter vos fiches de paie en ligne. C’est une avancée notoire par rapport à ce qui se faisait avant. On n’a pas besoin d’imprimer de tonnes de papiers comme auparavant », relève Maximilien Kpodjèdo, directeur  général Assi, structure qui s’emploie également à concrétiser un projet cher au gouvernement, la construction d’un data center.  
En 12 mois d’exercice, l’Assi a contribué à beaucoup d’autres réalisations. Il s’agit notamment de la refonte des systèmes d’information de l’Assemblée nationale, de l’Ortb, du ministère des Affaires étrangères, de la Présidence de la République. Concernant les agents de la Fonction publique, une autre innovation est en cours de concrétisation en ce qui concerne la délivrance des actes d’état civil, les cartes d’identité et les passeports. 
Outre les réalisations de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), la Télévision numérique terrestre est une réalité au Bénin. Projet qui a débuté avant 2016 et qui a connu une avancée fulgurante sous l’ère Talon. 
« Depuis janvier 2018, la Tnt est diffusée  au Bénin. Le projet prend en compte la plaque méridionale, du sud jusqu’au centre. Mais nous continuons le déploiement jusqu’au Nord. Le multiplex national est composé de 8 chaînes qui sont diffusées sur la partie méridionale du Bénin », précise Darius Quenum, président du comité de pilotage Tnt Bénin.
Le projet de la télévision numérique terrestre a pris en compte 29 sites subdivisés en 4 plaques sur toute l’étendue du territoire national. 
L’ensemble des 29 sites est piloté par le site principal de Calavi à partir duquel le multiplex composé d’un ensemble de chaînes est transporté vers chacun des 28 autres sites. Les travaux d’exécution en ce qui concerne l’ensemble du territoire national tournent autour de  70 à 80 %.
 
Face aux nombreuses difficultés rencontrées par les populations dans plusieurs localités à communiquer par téléphone, l’Agence béninoise du Service universel des Communications Electroniques et de la Poste (Absu-Cep) a démarré l’extension de la téléphonie mobile dans les zones dites blanches.
« Ce sont des villages  sans signal de  la téléphonie mobile et difficiles d’accès à l’énergie conventionnelle de la Sbee et enclavés.  En 2017, nous avons pu couvrir 40 villages pour 95.000 personnes  et nous avons mis en place 34 sites de téléphonie mobile rurale », fait observer Emile Kougbadi, directeur Absu-Cep.
C’est le cas des villages de Gokana dans la commune de Tchaourou et de Kèrè à Dassa-Zoumè où des antennes de relais de réseaux sont installées.
Pour ces populations, la communication téléphonique et électronique n’est plus un luxe.
Une grande chance pour elles de ne plus être en marge de la société.  
Selon les témoignages recueillis sur place dans les différents villages parcourus, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre avec la facilité pour les habitants de communiquer par téléphone avec leurs parents. 
 Généraliser le numérique par l’éducation et la formation est l’une des priorités du programme d’actions du gouvernement (Pag), et l’usage du numérique en milieu scolaire est une réalité.
« C’est ce qui a  amené Absu-Cep  à mettre en place un programme de généralisation du numérique dans les établissements primaires et  secondaires et sur les campus universitaires », souligne Emile Kougbadi.
Dans la ville de Parakou, le collège d’enseignement général Zongo bénéficie déjà d’une classe numérique avec des apprenants qui en jouissent au quotidien.
« Aujourd’hui, je peux  facilement montrer les raisons du déclenchement de la première guerre mondiale par le numérique », apprécie Faustin Essè, enseignant d’Histoire et de Géographie. 
Autour d’une vingtaine d’ordinateurs, les enseignants organisent les apprenants par groupes, ce qui permet à tous les élèves de suivre les séquences vidéo objet d’apprentissage.
Pour nombre d’apprenants, la visualisation leur permet de mieux approfondir leurs connaissances par des recherches en ligne.  Elle facilite une meilleure compréhension  des cours. 
Les écoles primaires ne sont pas en marge de ce programme qui permet non seulement aux écoliers de se familiariser avec l’outil informatique mais aussi d’approfondir leurs connaissances par des recherches en ligne. C’est le cas des écoliers de la classe de Cm2 de Sos villages d’enfants de Dassa en situation de classe numérique. 
L’initiative d’une classe numérique constitue, selon le directeur de l’école primaire de Sos villages d’enfants, un atout pour les écoliers et participe à un bon rendement scolaire.
Autant d’initiatives qui présagent de bons lendemains pour le secteur de l’économie numérique et nourrissent l’espoir de voir le Bénin gagner sa place dans le concert des nations au faîte des technologies numériques n
 
Réalisation Kokouvi EKLOU, Joël TOFFOUN & Maryse ASSOGBADJO

Société 02 janv. 2019


Message de vœux du président de la République à l’occasion du nouvel an 2019

Béninoises, Béninois, Mes chers compatriotes,

En ces heures où la grâce de vie va nous faire entrer dans une nouvelle année, j’ai une pensée affectueuse pour chacune et pour chacun de vous, particulièrement pour celles et ceux qui ont été éprouvés d’une manière ou d’une autre au cours de l’année qui s’achève.

Le temps qui se succède et qui rythme notre vie ne manque pas d’apporter à chacun, son lot de peines et de joies.
Mais ce que le temps qui passe nous apporte de certain, c’est l’espérance qui justifie notre état d’esprit festif en cette veille de nouvel an.
C’est moins le bonheur d’avoir passé un cap que celui d’en aborder un nouveau.
Nos insuffisances et nos succès, nos attentes et nos satisfactions courant 2018 suffisent à nous motiver pour faire mieux et espérer mieux durant les douze mois à venir.

Globalement, nous nous sommes améliorés en 2018 et je m’en voudrais de ne pas vous exprimer ma fierté d’avoir contribué, avec vous, à cette avancée.
La part que vous y avez prise, quelle que soit sa forme et sa taille, est d’une importance avérée car, c’est la somme de nos actions qui façonne le devenir de notre nation.

Cette nation, le Bénin, je vous exhorte à la magnifier et à ne jamais douter de son avenir radieux et glorieux.
Moi, j’en ai la certitude et voudrais sentir la vôtre aussi de plus en plus ardente.
Tout comme je voudrais sentir votre fierté d’être les propres artisans de la révélation de notre pays à nous-mêmes et au monde.
Chaque bonne idée, chaque action positive pour la République, chaque critique constructive, y contribuent.
C’est pourquoi ma motivation, au regard des résultats déjà engrangés, n’en est que plus grande.

Mes chers compatriotes,

Votre contribution à l’œuvre de construction de notre pays, pour aujourd’hui et pour demain, nécessite que vous soyez davantage en confiance et en bonne santé, mus par la certitude que les fruits de vos efforts vous sont redistribués.
C’est ce qui justifie l’option résolument sociale du budget général de l’Etat exercice 2019, avec près de 430 milliards de F Cfa destinés aux investissements sociaux.
Cette option volontariste vise principalement à favoriser les couches les plus vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes, et à renforcer les capacités pour le développement harmonieux de notre pays.
Avec une telle part sociale, largement au-dessus de celles consenties ces dernières années, les actions prévues au profit de l’éducation, de l’emploi, de la santé et de l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et personnels assimilés, ne manqueront pas d’être visibles.
Ce sera, entre autres, le paiement intégral des rappels découlant de la revalorisation du point indiciaire au titre des années 2011 et 2012.
Une mesure qui impactera également les conditions de vie de 23.000 retraités.
Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute que des réponses sociales pertinentes seront apportées à de nombreuses préoccupations au cours de la nouvelle année, parce que nos actions de redressement de l’économie nationale et de la gouvernance seront davantage couronnées de réussite.
C’est fort de cette certitude que je vous invite à aborder avec sérénité et confiance, la nouvelle année qui nous ouvre chaleureusement déjà les bras.
Ce que j’implore le Ciel d’accorder à chacune et à chacun, y compris à nos frères et sœurs de la diaspora, c’est la bonne santé et la baraka.
Pour le reste qui relève de nous-mêmes, je souhaite à toutes et à tous, plus de talent, de dévouement, de labeur, de persévérance, et donc plus de succès, afin que nos conditions de vie individuelles et collectives s’améliorent davantage en 2019.
Bonne année !

Actualités 02 janv. 2019


Descente de l’Union progressiste sur le terrain: Le Plateau quadrillé

Les ténors de l’Union progressiste du département du Plateau ont investi, samedi 29 décembre dernier, le terrain pour mettre leurs militants en ordre de bataille en vue des législatives de 2019. Ils étaient à Adja-Ouèrè et Pobé respectivement dans les 21e et 22e circonscriptions électorales pour entretenir leurs troupes sur les enjeux des échéances électorales à l’aune de la réforme du système partisan au Bénin.

La fièvre électorale monte sur le terrain. Les 21e et 22e circonscriptions électorales composées respectivement d’Adja-Ouèrè, Sakété, et Ifangni et de Pobè et Kétou ont reçu une délégation de l’Union progressiste. Celle-ci était composée du ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, des députés Antoine Kolawolé Idji, Louis Vlavonou et Augustin Ahouanvoèbla, du préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo et du directeur général de l’Agétip Bénin, Raymond Adékambi à l’étape de Pobè. Ces ténors de l’Union progressiste dans le Plateau ont restituer aux responsables des différentes structures politiques membres de l’Up dans les deux circonscriptions électorales les actes du congrès constitutif de création de leur parti porté sur les fonts baptismaux à Cotonou, le 1er décembre dernier. L’exercice a été le même à Adja-Ouèrè comme à Pobè.
A chacune de ces deux étapes, l’honneur échoit, à l’honorable Louis Vlavonou a présenté aux militants la Charte des partis politiques, le Code électoral, et les valeurs et idéologie de l’Union progressiste. Il est parti des raisons qui ont sous-tendu la mise en œuvre de la réforme du système partisan portée par ces deux textes. Selon lui, cette réforme vise surtout à mettre fin à la prolifération des partis politiques au Bénin dont aucun n’était réellement d’envergure nationale. Le Bénin comptait officiellement, à l’en croire, 237 partis politiques et 17 alliances politiques avant l’adoption de la Charte des politiques. Cette situation n’est pas de nature à favoriser l’efficacité et la lisibilité de l’animation de la vie politique nationale. Selon lui, les innovations concernent l’impossibilité désormais pour les partis politiques d’aller aux législatives en alliance ; l’augmentation de la caution pour les candidats à la députation portée de 8,3 millions à 249 millions F Cfa par liste de candidatures et l’exigence de 10% des suffrages sur le plan national pour les listes en compétition avant d’être éligibles à l’attribution des sièges et la possibilité de rachat des quatre premières listes au cas où quatre partis en lice ne satisferaient pas au moins à la condition de 10% de suffrage électoral national. C’est dans le cadre de cette réforme que beaucoup de regroupements politiques dont l’Union progressiste sont en train de voir le jour, explique Louis Vlavonou. Le député a invité les militants à suivre désormais l’Union progressiste qui se veut un parti de masse, c’est à-dire sans exclusion aucune, le parti de justice sociale préoccupé par la réduction des inégalités sous toutes ses formes.
Le logo de l’Up, le baobab vert dans un fond jaune incarnant la prospérité, le tout reposant sur une ligne rouge symbolisant le courage, a été présenté à l’auditoire aussi bien à Adja-Ouèrè et à Pobé, par le député Augustin Ahouanvoèbla.
Pour sa part, le ministre des Enseignements maternel et primaire, répond aux détracteurs du chef de l’Etat qui distillent dans l’opinion publique que Patrice Talon ne fait rien. Salimane Karimou a fait un bilan à mi-parcours des réalisations du gouvernement dans divers secteurs, et qui contrastent éloquemment avec toutes ces intoxications. L’honorable Antoine Kolawolé Idji invite les militants à partager avec les populations les idéaux de l’Up pour lui permettre de rafler les cinq sièges en jeu lors des législatives de 2019

Politique 31 déc. 2018


9e journée du procès Icc services : L’ex-ministre Sakinath Abdou Alpha Orou Sidi dépose à la barre

L’ancienne ministre chargée de la Microfinance, Sakinatou Abdou Apha Orou Sidi, était à la barre, vendredi 28 décembre dernier, pour déposer dans le cadre du procès de l’affaire Icc services qui était à sa neuvième journée devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Elle a livré sa part de vérité à la cour de céans en sa qualité de ministre chargée de la Microfinance au moment des faits.

A la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), vendredi 28 décembre dernier, l'ex-ministre chargée de la Microfinance, Sakinatou Abdou Alpha Orou Sidi, dit ne rien savoir de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dont Icc services qui a opéré de 2006 à 2010. Mieux, jusqu’à son départ du gouvernement, elle n’a non plus été informée par aucun des services techniques de son ministère qui avait entre autres attributions de promouvoir le développement des structures de microfinance. Il avait été dénombré 800 institutions de microfinance (Imf) dont le gros lot s’est installé illégalement. Mais le volet surveillance et contrôle de ces Imf relevait surtout, à l’aune de la règlementation en vigueur, du ministère de l’Economie et des Finances, précise l’ex-ministre. Il revenait donc au ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Cellule de surveillance des structures et institutions de microfinance décentralisées, de fermer les structures qui s’installaient hors réglementation. Sakinatou Alpha Abdou Orou Sidi martèle à la cour que l’Etat n'autorise jamais l’installation d’une Imf au mépris de la réglementation en la matière. Mais avant l’ex-ministre chargée de la Microfinance, la cour a invité à la barre les sieurs Pépin Adjovi, commissaire central de Porto-Novo et directeur départemental par intérim de la Police nationale dans l’Ouémé-Plateau, au moment des faits; le commandant de la Brigade économique et financière (Bef), Dieudonné Lissagbé, alors en charge de la commission d’enquête policière, le commandant Mohamed Saké qui a dirigé la commission d’enquête de la gendarmerie nationale et le major de la gendarmerie, Barnabé Adounsiba, membre de la commission d’enquête de la gendarmerie. Ces quatre personnes dont Dieudonné Lissagbé et Barnabé
Adounsiba qui ont déposé jusqu’ici en qualité de sachants ont vu leur statut changer pour devenir des témoins à la demande des avocats de la partie civile et de la défense. Cela, au motif que la plupart des sachants qui défilent à la barre depuis le début du procès ne disent pas la vérité afin de permettre à la cour d’avancer, observe Me Gustave Anani Kassa, avocat des victimes, qui a fait les observations à la cour au nom de ses collègues.

Zinzindohoué plongé

Le président de la Cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, a donné droit à cette demande et obligé ces quatre hommes en armes à prêter serment pour dire la vérité et rien que la vérité. Il a été surtout question avec les sieurs Pépin Adjovi, Mohamed Saké, Barnabé Adounsiba et Dieudonné Lissagbé de la manière dont ont été opérées les différentes perquisitions au domicile de l’accusé Emile Tégbénou et leurs résultats. Selon eux, il y a eu au total cinq perquisitions chez le directeur départemental Ouémé-Plateau d’Icc services. Les différentes descentes visaient le même objectif, à savoir rechercher de l'argent dans les coffres-forts que l’accusé aurait caché dans sa maison afin de rembourser les épargnants spoliés. Toutes ces perquisitions ont été faites en présence d’Emile Tégbénou qui était chaque fois transporté sur les lieux et non cagoulé contrairement aux déclarations de ce dernier, soutient l’ex-patron de la Bef, le commissaire Dieudonné Lissagbé. Mohamed Saké dit avoir été membre de la commission d'enquête judiciaire mise sur pied le 12 juillet 2010 par le procureur de la République dans l'affaire Icc. Dans ce cadre, il dit avoir assisté à une seule perquisition chez Emile Tegbénou. Seulement, rappelle-t-il, dans le cadre de cette mission, la commission a mis en place une ligne verte. C’est ainsi qu’un staffeur qui était bien habitué du domicile de l’accusé à Adjarra a appelé la commission pour l’informer de ce qu’il a réalisé à Emile Tégbénou un plafond qui devrait servir de cachette d'argent pour lui. Le commandant Mohamed Saké dit avoir effectué cette descente chez Emile Tégbénou, sur autorisation du juge. Mais cette fouille a été infructueuse et sanctionnée par un procès-verbal.
Pépin Adjovi, pour sa part, avoue avoir affecté de garde du corps à Émile Tegbénou. Mais cela sur instruction du ministre chargé de la Sécurité publique d’alors, Armand Zinzindohoué. Alors commissaire central de Porto-Novo et directeur départemental de la Police nationale par intérim de l’Ouémé-Plateau, Pépin Adjovi dit avoir été instruit par le ministre qui lui a demandé d’affecter à Emile Tégbénou un garde du corps afin de régler les problèmes de sécurité de l‘intéressé. Il a agi diligemment sans chercher à savoir grand-chose de l’activité professionnelle du bénéficiaire d’autant que l'instruction venait de sa hiérarchie. «Lorsque je lui ai affecté le garde du corps, il a fait une demande pour qu'on mette à sa disposition une arme », souligne l’ex-Ddpn Ouémé-Plateau. Il aura par la suite l’autorisation de port d’arme signée de l’ex-ministre Armand Zinzindohoué. « À l'époque, on ne peut pas aller contre les instructions venues du haut. Quand le ministre de l'Intérieur donne des ordres, il fallait l'exécuter. Je constate que j'ai agi par respect à l'autorité », précise Pépin Adjovi qui regrette d’avoir servi sous Armand Zinzindohoué qui a nié pratiquement devant la cour lui avoir donné de telles instructions.

Société 31 déc. 2018


Descente de l’Union progressiste sur le terrain: Les actes fondateurs présentés dans la 17e circonscription électorale

Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi, tous leaders de la 17e circonscription électorale, ont organisé, samedi 29 décembre dernier à la Maison des jeunes de Comé, dans le Mono, un géant meeting pour informer les populations des actes du congrès constitutif de l’Union progressiste, un parti politique de la mouvance présidentielle au Bénin.

L’Union progressiste (Up) est un parti à dimension nationale né sur les cendres de plusieurs mouvements politiques dont ceux des acteurs majeurs de la 17e circonscription électorale. Elle est portée sur les fonts baptismaux depuis le 1er décembre 2018 à Cotonou. Environ un mois après cet important événement, des leaders tels qu’Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi se prêtent à la restitution des actes du congrès constitutif du parti. Ils ont entamé cette activité, le samedi 29 décembre dernier, par une tournée dans les communes d’Athiémé et de Comé. En attendant d’effectuer aussi des descentes dans les arrondissements, la tournée du samedi dernier a pris fin par un géant meeting organisé à la Maison des jeunes de la cité des Wachi. Les militants et sympathisants des communes de Comé, Grand-Popo et Athiémé formant la 17e circonscription électorale ont pris part à cette sortie politique.
Le logo a été présenté en ses éléments à la population en langues mina, pedah et sahouè au cours du meeting, ainsi que la vision du parti, ses instances de décision, ses ligues. Les militants ont eu droit également à la présentation de quelques avantages de la réforme du système partisan au Bénin dont les fruits sont les nouveaux partis portés sur les fonts baptismaux.

Avantages pour la 17e circonscription

La création de l’Up a induit la simplification de l’échiquier politique, notamment dans la 17e circonscription électorale et fait prévaloir un climat d’apaisement des tensions politiques, indique le président du comité d’organisation de la rencontre, Paul Kpèhounou. Confirmant cette bonne ambiance, Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi estiment que c’est un coup de maître qui conforte le bilan du chef de l’Etat. A les en croire, aucune des précédentes tentatives de réforme du système partisan au Bénin n’a réussi à instaurer un tel contexte politique dans le pays. Expédit Houessou explique que la particularité du contexte actuel réside dans la disparition effective des partis fusionnés, puis l’émergence de la force de l’argumentaire et des propositions. Ce faisant, soutient-il, « le président Patrice Talon a consacré la fin des particules pour le règne des grands partis capables de promouvoir le leadership à l’échelle nationale ». A sa suite, le député de la circonscription, Alexis Agbélessessi, pense à des économies qui découleraient des réformes. « Le président Talon nous a fait faire économie de l’argent parce que les dépenses que nous faisions pour aller l’un contre l’autre seront moindres. Ensuite, il y a l’économie des invectives car, si vous êtes en joie avec vos proches, tout marche ». Les forces politiques de la 17e circonscription électorale adhèrent entièrement à la vision du chef de l’Etat, appuie Euric Guidi, qui souligne que Comé, Athiémé et Grand-Popo constituent des bastions sûrs de l’Up. Le maire Pascal Hessou témoigne qu’effectivement, grâce à la création de l’Up, des filles et fils de Comé, jadis adversaires, se sont réconciliés pour le bonheur du parti et le développement du pays.

Politique 31 déc. 2018


Disponibilité de l’énergie électrique en période de fêtes: Le ministre Jean-Claude Houssou informé des dispositions sécuritaires

Soucieux de la disponibilité de l’énergie électrique en cette période de fin d’année, le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a tenu, vendredi 28 décembre dernier à son cabinet, une séance de travail avec le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), ses collaborateurs et autres acteurs impliqués. La rencontre lui a permis de prendre connaissance des dispositions prises pour sécuriser le réseau électrique en cette période de fêtes de fin d’année.

Plantant le décor, le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, fait l’état des lieux et indique que la situation énergétique du Bénin s’est nettement améliorée depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture en avril 2016. Cette victoire, retient-il, mérite d’être renforcée et pérennisée. Dans ce cadre, il informe avoir initié cette rencontre pour faire le point des mesures prises pour rendre disponible l’énergie électrique en cette période des fêtes de fin d’année.
En termes de dispositions prises à cet effet, Laurent Tossou, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), précise qu’elles ne datent pas d’aujourd’hui. Entre autres, il mentionne la maintenance préventive du réseau à travers les données statistiques. Selon lui, celles-ci ont permis, en 2017 et 2018, une analyse stratégique et technique des incidents des réseaux d’exploitation. Il ne manque pas d’évoquer les instructions du ministre pour améliorer la qualité du réseau. Sur la base de ces démarches, beaucoup d’interventions ont lieu sur le réseau pour maintenir son niveau de performance, insiste Laurent Tossou. Ainsi, la fête de Noël a été passée sans perturbation. Fournissant quelques détails, il signale que les questions liées à l’importation de l’énergie ont été réglées et des déplacements ont été effectués vers les fournisseurs pour s’assurer que les 310 Mégawatts sont disponibles. Sur le plan du transport, poursuit-il, la Sbee et la Communauté électrique du Bénin (Ceb) ont fait les tours conventionnels pour vérifier au niveau de chacun des postes frontaliers. Au niveau de la distribution, il note la correction de quelques points faibles dus à l’existence de plusieurs kilomètres de ligne nus datant de 1960 à Cotonou.
Complétant ces informations, Roger Gbégan, directeur régional Littoral 1, ajoutera, au nom de ses collègues des autres régions, qu’un plan d’actions a été élaboré et transmis au directeur de la distribution. Conformément à ce plan, dit-il, l’opération d’élagage a été effectuée pour « éviter les déclenchements sur le réseau » et tous les postes surchargés ont été remplacés sans oublier le matériel obsolète. De même, au niveau de chaque agence, l’on note deux équipes d’intervention rapide supervisées par des chefs services techniques, et les directeurs régionaux ont été instruits pour faire le tour.
Sur le plan commercial, le directeur commercial et de la clientèle, Raymond Okpeicha, ajoute que du 20 décembre au 2 janvier, tous les directeurs techniques ont été réquisitionnés. Il informe qu’à Cotonou, les guichets de Ganhi, de Sikècodji ont été ouverts le 25 décembre dernier et le seront encore demain 1er janvier 2019 de 8 h à 13h. Delphin Agossou, chef service Entretien de la Région Bénin de la Ceb fait état des dispositions de son institution. A son tour, le président de l’Autorité de régulation de l’électricité du Bénin, Claude Gbaguidi, confirme l’effectivité de ces mesures tout en demandant que cela soit maintenu.

Société 31 déc. 2018


Hommages à l’ancien secrétaire général de la Cstb: Les mérites du combattant feu Gaston K. Azoua salués

La dépouille de l’ancien secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Gaston Kassogbé Azoua, repose désormais dans son village natal Fongba dans la commune de Lokossa. En prélude à son inhumation, samedi 29 décembre, des hommages lui ont été rendus à la Bourse du Travail à Cotonou, par les travailleurs et son parti politique, en présence de la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.

Une vie de combat. Une vie dédiée à la défense des intérêts des travailleurs. Une vie de renoncements au service de la liberté. C’était un grand homme, surtout pour le monde syndical. Il a longtemps lutté dans la discrétion contre la maladie. Les mots étaient biens choisis, vendredi dernier, pour louer les mérites de l’ancien secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), feu Gaston Kassogbé Azoua.
En effet, décédé le 30 novembre dernier, l’ancien secrétaire général de la Cstb a reçu les hommages du monde syndical. Des hommages au cours desquels ses mérites ont été salués.
Pour Maurice Azoua, leur papa a consacré sa vie à défendre les travailleurs. « Depuis qu’il est devenu secrétaire général de la Cstb, notre papa a été toujours plus préoccupé par les problèmes des travailleurs que ceux de sa famille », souligne-t-il. Homme de rigueur reconnu par tous ses enseignants, Gaston Azoua, selon son fils, était un travailleur hors pair. Ce que lui a reconnu également le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel Zounon qui parlait au nom du collectif des secrétaires généraux confédéraux. Pour lui, Gaston Kassogbé Azoua avait l’habitude de dire que pour être un bon syndicaliste, il faut être un bon travailleur. Ce qu’il a été effectivement, reconnait Emmanuel Zounon, qui déplore par ailleurs qu’avec la disparition de Gaston K. Azoua, le militantisme ait disparu.
Pour sa part, le représentant du collectif des anciens secrétaires généraux confédéraux, Dieudonné Lokossou, a laissé de côté la fiche classique des oraisons funèbres pour rappeler les luttes menées par l’ancien secrétaire général de la Cstb. Selon lui, la flamme syndicale allumée par Gaston Azoua ne sera pas éteinte.
Pour le porte-porte du collectif des anciens secrétaires généraux confédéraux, Gaston K. Azoua n’a pas été seulement syndicaliste dans sa vie. Militant chevronné du Parti communiste du Bénin (Pcb), il a dû s’exiler au Togo face aux menaces du régime révolutionnaire dès son avènement en 1972. Mais revenu au pays, il a repris la lutte aux côtés de ses camarades pour amener le pays à la Conférence nationale de février 1990 avec en prime l’amorce du processus démocratique au Bénin. Et dans le cadre de ses activités politiques, c’est le premier secrétaire du Pcb, Philippe Noudjènoumè qui rappellera l’assiduité de Gaston K. Azoua.
Présente à la cérémonie d’hommages, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, dira qu’il est des événements de la vie auxquels l’homme ne peut résister et ne peut se soustraire. L’un de ces événements, selon elle, est celui du vendredi dernier autour de la dépouille mortelle d’un homme, un syndicaliste talentueux de tous les temps, un vaillant combattant. Selon elle, la disparition de Gaston K. Azoua reste et demeure une perte non seulement pour sa famille, les militants de la Cstb et les Organisations syndicales, mais aussi et surtout pour la nation tout entière. Car, tout au long de ses mandats, il a profondément marqué le paysage syndical à travers les revendications syndicales les plus récurrentes et les plus explosives, tant au niveau national, régional qu’international.
Les différentes prouesses du disparu ont été rappelées par l’actuel secrétaire général de la Cstb, Nagnini Kassa Mampo qui regrette que l’héritage laissé par le combattant soit en train d’être détruit aujourd’hui.

Actualités 31 déc. 2018


Conférence-débat sur le serment d’Hippocrate: Amener les médecins à s’améliorer

Dans le cadre de ses activités statutaires, le Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin a organisé, vendredi 28 décembre dernier à Cotonou, une conférence publique au profit des pratiquants du Bénin sur le thème : « Le serment d’Hippocrate : historique, signification et application ». L’objectif est d’actualiser leurs connaissances.

« Le respect de la vie et de la personne constitue en toute circonstance le devoir primordial du médecin », stipule le code de déontologie médicale du Bénin en son article 2. Pourtant, le dédain, la course à l’argent, la banalisation de la vie des patients, la concurrence déloyale et bien d’autres vices sont les règles de conduite déplorés chez de nombreux médecins. Or, la confiance naît là où le médecin s’adonne, fait preuve de bonne foi, de compréhension et de serviabilité ; ce que le patient est en droit d’attendre.
Pour corriger les maux qui minent la corporation et conformément aux réformes promues par le gouvernement, d’une part, et répondre à ses exigences statutaires, d’autre part, le Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin a organisé, vendredi dernier, une conférence-débat sur le thème : « Le serment d’Hippocrate : historique, signification et application». Animée par le conseiller juridique du ministère de la Santé, Martin Coréa, cette conférence a permis aux professionnels de la santé de s’imprégner, une fois encore, de leurs obligations annoncées lors de leur prestation de serment. Il s’agit pour eux de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux ; et de respecter toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. En organisant cette conférence, explique le président du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin, Francis Dossou, le Conseil veut que les médecins soient une fois encore imprégnés de leurs devoirs et des conditions dans lesquelles ils doivent exercer leur métier. Car, dit-il, beaucoup ont certes prononcé le serment d’Hippocrate, mais certains ont eu le temps d’en oublier l’essence même, tandis que d’autres, peut-être, l’ignorent complètement. « Face à cette situation, il est normal de remettre les pendules à l’heure », souligne-t-il.
Pour le conférencier, Martin Coréa, il est important de veiller à ce que les médecins soient au courant de leurs devoirs, des règles qui encadrent leur métier. Bien qu’essentiellement moral, le serment d’Hippocrate, indique-t-il, est ce cadrage qui permet aux médecins d’exercer leur métier selon l’éthique et la déontologie. « Le serment d’Hippocrate constitue une obligation morale volontaire à laquelle est soumis le médecin », martèle-t-il. Ainsi, poursuit-il, ce serment demande au médecin une vigilance absolue dans sa pratique professionnelle. Il doit connaître ses limites et n’a pas le droit de courir trop de risques. De plus, il demande au médecin un comportement et une manière de vivre exemplaires. Il présente la profession médicale comme une vocation qu’il faut réaliser avec le plus grand respect et la plus grande responsabilité. En un mot, dit-il, le serment est la base de la confiance au médecin, le patient sachant qu’en aucun cas, le médecin ne lui portera préjudice délibérément.
Martin Coréa, après avoir présenté les mérites du serment d’Hippocrate, reconnait tout de même ses limites. Etant essentiellement moral, le serment d’Hippocrate ne comporte pas des mesures coercitives, donc pas de sanctions. Un vide que le code de déontologie médicale peut combler. « Dans le non-respect d’un certain nombre d’éléments du serment, le code de déontologie peut conduire à des peines, des sanctions pénales ou pécuniaires. Il s’agit-là d’un complément légal du serment d’Hippocrate qui est essentiellement moral », précise Francis Dossou. Ce dernier a invité les participants à cette conférence à transmettre aux autres médecins les riches enseignements et valeurs morales qu’on peut tirer du serment d’Hippocrate afin d’amener chacun à s’améliorer.

Santé 31 déc. 2018


1525 - 2224