La Nation Bénin...
Nouvelles

La multiplicité des ambitions que s’est fixé le Consortium touristes par millions au Bénin (CTM) n’a pas laissé à ses responsables, la possibilité de souffler, depuis la mise sur pied de ladite organisation. Selon les explications fournies par son président Dine Bouraïma hier, ce consortium qui réunit en son sein des acteurs à divers niveaux de la chaîne de promotion touristique (agences de voyage, agence de tourisme, hôteliers, restaurateurs, compagnies aériennes, promoteurs touristiques…) n’est vieille que de trois semaines à peine. Mais cela est déjà assez suffisant pour frapper à de grandes portes et permettre au groupe d’atteindre ses objectifs.
C’est dans ce cadre que des responsables et membres du CTM Bénin étaient dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) pour échanger avec son président ainsi que des membres du bureau. La rencontre avait un double objectif. Il est question de le présenter à l’institution consulaire, de décliner ses objectifs et de formuler ensuite des doléances afin que le secteur névralgique qui concentre les activités dudit consortium puisse mieux se porter.
Une kyrielle de problèmes à solutionner
Et c’est à cet exercice que se livrera le président du CTM Bénin, expliquant aux membres de l’institution consulaire les conditions dans lesquelles il a vu le jour et surtout son vœu de tordre le cou aux goulots d’étranglement qui plombent l’envol du secteur touristique. Selon lui, « le coton a montré ses limites » et on peut développer pour l’économie béninoise, d’autres pôles d’attraction et fournisseur de devises. Ces goulots, dira-t-il par ailleurs, le CTM Bénin ne pourra les lever tout seul et c’est en cela qu’il vient plaider aide et accompagnement auprès des acteurs de la nation économique, afin que ceux-ci lui prêtent main forte. Face au président de la CCIB, Jean Baptiste Satchivi hier, les responsables du Consortium n’y sont pas allés du dos de la cuillère. Ils ont exposé une liste non exhaustive de leurs préoccupations qui se résument en la suppression de certaines visas, la baisse de la TVA pour l’hôtellerie et le tourisme, des solutions à la crise énergétique, la modernisation de l’aéroport de Cadjèhoun…
En dehors de ces problèmes, le président du CTM Bénin a soutenu que le Bénin, du moins son tourisme, ne tire pas profit de sa proximité avec le Nigeria. Pourtant, note-t-il, ce pays constitue un potentiel et des études réalisées par la Banque mondiale en 2014 ont trouvé qu’il existe dans le seul Etat de Lagos,
3 800 000 personnes ayant un pouvoir d’achat compris entre 3000 et 5000 Dollars. Ceux-ci et même la population nigériane en général, au mépris du tourisme béninois et de ses vertus, se tournent plutôt vers d’autres pays, en reprochant entre autres au Bénin «ses tracasseries policières», a-t-il insisté. Un vaste marché que peut reconquérir le Bénin, pour peu qu’il réorganise son secteur touristique, pense le président du CTM Bénin. Outre ce marché, le Bénin perd également des touristes locaux et nationaux, du fait de l’absence de produits innovants, embraye de son côté, Huguette Akplogan Dossa, membre du Consortium.
Que fera la CCIB pour le CTM Bénin ?
Même s’il ne l’a pas explicitement exprimé, le président de la CCIB Jean Baptiste Satchivi a expliqué à ses hôtes que la solution aux nombreux maux soulevés demeure dans les mains des acteurs qu’ils sont. Trop d’initiatives ont vu le jour sans vraiment prospérer, a déploré le numéro 1 de la CCIB qui a rappelé à ses invités que « le tourisme est un secteur transversal ». Il faudra donc agir de manière concertée, proposer des services innovants pour satisfaire la clientèle, pense ce dernier. Pour ce qui concerne les préoccupations relatives à l’énergie, il a rappelé à l’endroit des acteurs venus à sa rencontre hier que le deuxième Compact du MCA est une aubaine à sonder. Au total, le président de la CCIB estime que le potentiel dont regorge le tourisme local a besoin d’être mis en valeur d’abord au plan interne, mais surtout externe et invite pour ce fait le CTM Bénin à y travailler.
Economie 08 juin 2015

A l’instar des autres départements, les 35 795 candidats dont 15 676 filles de l’Ouémé-Plateau planchent aussi depuis hier lundi 8 juin les épreuves écrites de la session 2015, du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Le Collège d’enseignement général d’Onigbolo situé dans la commune de Pobè a été le centre d’examen choisi au niveau de l’Ouémé-Plateau pour accueillir le lancement officiel du Brevet d’études de premier cycle (BEPC), session de juin 2015. Le coup d’envoi des épreuves a été donné par les autorités départementales conduites par le préfet Moukaram Badarou et le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Noël Adédjobi. Celles-ci ont d’abord fait lire les textes légaux qui régissent l’organisation de cet examen avant de prodiguer de sages conseils aux candidats.
Il sonnait 08h 32 minutes quand les autorités ont symboliquement partagé les épreuves à quelques candidats dans la salle n°02 dudit centre. Le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau a pour sa part convié les candidats à la sérénité, à la dignité et à éviter la tricherie. Il n’a pas manqué de reconnaitre les mérites des enseignants et du gouvernement qui ont tout mis en œuvre pour que l’année scolaire aille à son terme. «Je tiens à placer le lancement de ce jour sous le signe de remerciement profond à l’endroit des enseignants, du gouvernement et particulièrement à l’endroit du chef de l’Etat qui a fait tout ce qu’il peut pour que ces enseignements soient donné dans les bonnes conditions», souligne-t-il avant de souhaiter bonne chance aux candidats en émettant le grand souhait que le premier du Bénin puisse sortir du département de l’Ouémé-Plateau plus particulièrement de ce centre d’Onigbolo.
Pourquoi Onigbolo
Pour Noël Adédjobi, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, le choix du lancement de l’examen dans ce tout nouveau centre s’inscrit en droite ligne avec la politique du gouvernement qui veut que l’école soit beaucoup plus rapprochée des apprenants. Il a donc invité les parents d’élèves à se tenir tranquilles à compter sur leurs enfants et à veiller sur leur santé.
Quant aux enseignants, surtout ceux qui sont appelés à surveiller, le directeur départemental leur a demandé d’accomplir dignement, et honorablement leur mission. «C’est bien un examen et non un concours. C’est également une mission d’Etat, il faut donc faire en sorte que cette mission soit réussie pour le bonheur de nous tous», a-t-il ajouté.
Noel Adédjobi a demandé aux chefs-centres d’être assez vigilants pour que le déroulement de l’examen du BEPC ne soit entaché d’aucune irrégularité.
Il faut signaler qu’ils sont au total 35 795 candidats dont 15 676 filles à prendre part à cet examen au niveau de l’Ouémé-Plateau. Ils sont répartis dans 43 centres. C’est le département qui enregistre au niveau national le candidat le plus jeune, âgé de 11 ans et celui le plus vieux, une femme âgée de 54 ans.

Les députés de la 7è législature n’ont pu constituer hier lundi 8 juin les groupes parlementaires. Lesquels groupes sont indispensables à la mise en place des Commissions permanentes. La séance plénière prévue à cet effet a été reportée à ce mardi matin par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a manifesté toute sa détermination à finir avec ce dossier avant son investiture prévue pour le lundi 15 juin prochain.
La bataille pour le contrôle des Commissions permanentes a déjà commencé à l’Assemblée nationale. Chacune des forces en présence, Mouvance et Opposition, est bien consciente que la moindre erreur peut lui être fatale. Comme dans un jeu de poker, personne ne veut donc dévoiler son joker. Les deux camps se regardent en chien de faïence attendant que l’autre abatte d’abord sa carte pour pouvoir organiser la contre-attaque. C’est en quelque sorte le jeu auquel les députés se sont livrés tout au long de la séance plénière d’hier à l’Assemblée nationale. L’unique point à l’ordre du jour était la constitution des groupes parlementaires. Cette séance plénière, la toute première de la 7è législature, a duré à peine une heure d’horloge.
«Je constate que l'Assemblée nationale n'est pas encore prête pour les déclarations de constitution de groupes parlementaires», souligne le président Adrien Houngbédji. C’est à ce constat qu’il est parvenu après avoir appelé chaque camp à déclarer son groupe parlementaire. Mais silence radio au sein de l’hémicycle. Il n’a enregistré aucune réponse de la plénière. Signe que ni la Mouvance, ni l’Opposition n'était prête.
Face à cette situation, Rosine Vieyra Soglo sollicite le report de la séance à jeudi prochain. «Je vous demande très respectueusement de nous permettre de revenir jeudi prochain, s'il vous plaît monsieur le président», a-t-elle déclaré. A sa demande, Me Adrien Houngbédji a opposé des contraintes dont celle relative à l'obligation pour l'institution d'amorcer véritablement le travail. Pour le président de l’Assemblée nationale, la séance va être renvoyée. Mais elle ne sera pas renvoyée à jeudi comme le souhaite la doyenne d’âge des députés de la 7è législature. «Nous devons commencer à travailler. Et nous ne pouvons pas commencer à travailler si nous n'avons pas fait les Commissions permanentes. Lesquelles Commissions ne peuvent pas être constituées si nous n'avons pas fait les groupes parlementaires. Par conséquent nous allons renvoyer non pas à jeudi mais à demain », insiste Me Adrien Houngbédji qui souhaite voir la 7è législature opérationnelle avant la fin de cette semaine. Pour lui, si les groupes parlementaires ne sont pas faits ce mardi, il considère tous les députés comme non inscrits conformément aux dispositions de la loi.
La colère de Rosine Soglo
Ils présentent au bureau de l’Assemblée nationale leur candidature à la commission de leur choix. «C'est de la dictature. Nous ne sommes d'accord sur rien du tout », lâche Rosine Vieyra Soglo. «S'il y a dictature, c'est la dictature des textes», rétorque le président Adrien Houngbédji visiblement déterminé à boucler le dossier de constitution des groupes parlementaires suivi de la mise en place des cinq commissions permanentes avant sa cérémonie d’investiture du lundi 15 juin prochain. Selon lui, il faut qu’à cette occasion il présente au peuple béninois toute l’équipe dirigeante de la 7e législature depuis le bureau jusqu’aux présidents des Commissions permanentes en passant par les présidents des groupes parlementaires.
C’est avec cette pression du président de l’Assemblée nationale aux trousses que les députés se sont séparés hier à l’hémicycle. Qu’est-ce qui va se passer au cours de la plénière de ce jour ? Les députés vont-ils mettre en place les groupes parlementaires ou se constituer non inscrits ? On attend de voir.
Houngbédji pose ses principes de base
A l’entame de la séance plénière d’hier, le président de l’Assemblée nationale a mis à ses collègues députés l’accent sur la ponctualité. Ils doivent en faire leur bréviaire. Selon lui, la séance plénière programmée à 10 heures doit démarrer à l’heure indiquée. « A 10 heures précises je rentre à l’hémicycle. Je vérifie le quorum, s’il n’est pas atteint je renvoie la séance à une heure plus tard comme le prévoit le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Et à 11 heures je démarre avec ou sans quorum», avertit le président Adrien Houngbédji qui veut en finir avec les longs retards dans le démarrage des séances plénières au Parlement.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale semble avoir tiré leçons des fausses notes des législatures précédante pour soigner l’image de la 7è législature. Me Adrien Houngbédji aura marqué un gros point s’il parvient à respecter ce principe et l’inscrire dans les habitudes de ses collègues députés.
Th. C. N.

L’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a connu son démarrage hier lundi 8 juin à Natitingou comme partout ailleurs au Bénin. Un petit tour dans quelques collèges d’enseignement de la commune pour prendre le pouls de son déroulement…
Tôt hier lundi 8 juin, les candidats à l’examen du BEPC ont pris d’assaut le Collège d’enseignement général I de Natitingou. Déjà en salle vers sept heures, ils attendent patiemment le démarrage des premières épreuves de la journée. Quoiqu’ils affichent une sérénité à toute épreuve, certains demeurent timorés. L’air plutôt blême, ils ne se privent pas de s’accrocher à quelques calepins encore dans leurs mains. Aziz, accompagné par son père ce matin, s’en remet à ses bons résultats de l’année et à dame chance pour passer ce cap de son cursus scolaire. « Dieu fera son œuvre », lâche-t-il, un peu méfiant. Dix mètres un peu plus loin à l’avant-cour de cette salle de composition, trône la salle des professeurs muée en salle de réunion des surveillants massivement mobilisés. Devant eux, le chef-centre entouré de ses adjoints, donnant les dernières instructions à ceux qui ont la lourde tâche de surveiller les candidats dans la quête de leur diplôme de premier cycle. Sur son bureau un mégaphone tout blanc et des enveloppes kaki. Assidus, les surveillants le sont. Personne ne veut commettre l’impair fatal au bon déroulement de l’examen au CEG I de Natitingou. Les premières absences notées dans leurs rangs ont été aussitôt palliées avec le rappel d’autres professeurs. Quatre surveillants ont en effet manqué à l’appel.
La séance terminée, le chef-centre en compagnie de quelques professeurs se dirige vers l’une des salles de composition. Simé Gaya Gonni encourage les candidats et les invite à éviter toute peur préjudiciable à leur succès. Ensuite les premières enveloppes seront ouvertes, après que les candidats aient vérifié qu’elles étaient bel et bien fermées avant leur transfert vers eux. Les surveillants seront ensuite invités à attendre le coup de sirène pour lancer les épreuves de Communication écrite. Le chef-centre appelle au respect du timing. Dans 13 mn exactement, à 8h30 mn les candidats auront leurs épreuves en main et prendront le pari de réussir à cet examen.
Quelques couacs
De retour dans la salle des professeurs, les surveillants prennent les épreuves ramenées un peu plus tôt de la salle de lancement ; les dernières sous-enveloppes sont ouvertes et chacun des surveillants se sert sous le contrôle de M. Gonni qui ne manque pas de mots malgré toutes les instructions à eux données quelques minutes plus tôt. « Le nombre d’épreuves que vous prenez doit être au prorata de l’effectif dans les salles dont vous avez la charge. Allez dans les salles et attendez la sirène », exhorte-t-il. Le bureau se vide quelques instants après. Un candidat ayant quelques soucis surgit. « J’ai retrouvé mon nom sur deux différents numéros de table. Que dois-je faire », confie-t-il, bien inquiet. « Aucun problème ; file en salle et choisis la place que tu veux. On te déclarera absent sur l’un des numéros et tout est réglé », lui rétorque le chef-centre. Le cas d’un autre qui est venu composer avec la carte scolaire de l’année dernière est porté à la connaissance du chef-centre qui demande à ce que le candidat compose sous réserve que ses parents ramènent la carte de l’année scolaire en cours le soir. Un autre candidat devant composer en ‘’Moderne Long (ML)’’ a vu son nom en ‘’Moderne Court (MC)’’ et pose son problème à l’un des surveillants. Son cas est loin d’affoler le chef-centre. Les premières épreuves de la journée étant les mêmes, il est appelé à composer dans sa salle. Les choses devant rentrer dans l’ordre par la suite.
Au CEG I de Natitingou, les candidats inscrits en ML sont au nombre de 132 tandis que ceux en MC sont estimés à 551. Au total, 683 candidats sont inscrits dans ce centre d’examen qui compte vingt salles de composition.
Au CEG II de Natitingou où les épreuves ont démarré à la même heure on note 279 filles inscrites pour 324 garçons. Huit absences sont à déplorer de part et d’autre. Selon Karimatou Assouma, chef-centre, tout se déroule bien sauf quelques cas de défaillances relevées. Une fille a été exclue pour avoir falsifié sa carte scolaire. S’étant présentée au titre de candidate libre après avoir connu un échec l’année dernière elle a dû, à défaut de présenter une carte d’identité civile, faire usage de faux en modifiant les dates inscrites sur la pièce en question. Un autre garçon en classe de 4ème mais redoublant pour la troisième fois a cru brûler les étapes en s’inscrivant comme candidat libre mais n’a pas pu présenter une carte d’identité civile. Il n’a non plus la carte LEPI comme l’aurait souhaité le chef service Examens et Concours en inspection dans le centre. Il sera tout simplement éconduit chez lui.

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) session de juin 2015 des départements du Mono et du Couffo ont démarré hier lundi 8 juin les compositions. Si dans presque tous les 43 centres d’examen, la composition a été lancée à l’heure, l’absentéisme reste néanmoins à déplorer.
Dès 8h30 mn hier lundi 8 juin, les compositions du BEPC ont effectivement démarré dans le Mono-Couffo. par l’épreuve de Communication écrite. C'était par exemple le cas au centre d’examen du CEG II de Lokossa. A ce niveau, 16 salles ont été ouvertes pour les 556 candidats inscrits. Mais suite au contrôle de présence, 17 candidats sont déclarés absents. Un peu plus loin au centre du CEGI, l’absentéisme a été enregistré dans la même proportion. Il s’étendra même au personnel d’encadrement plus précisément aux surveillants avec au CEGII, une absence aussitôt suppléée par un autre enseignant, à en croire Edith Jocelyne Amoussou, chef dudit centre d’examen.
Selon cette dernière aucune autre difficulté n’entrave à son niveau le déroulement de l'examen. Même avis du côté de Maxime Zokpè représentant, au Centre d’examen CEG II de Lokossa, le directeur départemental de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle du Mono-Couffo.
Rassurant sur les dispositions prises pour pallier d’éventuelles difficultés, il n’a pas manqué d’attirer l’attention sur la présence d’un agent de santé à solliciter en cas d’ennui. Et celle-ci n’a pas chômé. Une heure après le lancement de la première épreuve, une candidate en début de grossesse l’a sollicitée pour cause de malaise.
A l’instar de ce centre d’examen, le démarrage à temps est presque la règle sur l’ensemble du Mono-Couffo. C’est du moins ce qui ressort des échos venus de la plupart de ces centres comme le cas du centre de Kokohoué dans la commune de Djakotomey où la composition de la matinée a d’ailleurs pris fin à 13 heures. Cependant la commune de Comé s’illustre particulièrement par le fort taux d'absents enregistré notamment au niveau du centre d’examen du CEG 1 où 29 absents ont été relevés sur 587 inscrits.
De façon générale, au plan départemental, les candidats sont au nombre de 20 438 dont 10 247 pour le Mono et pour le Couffo 10 191candidats. Ceux-ci sont répartis dans 43 centres d’examen, à savoir 21 pour le Couffo contre 22 centres dans le Mono qui a eu l’honneur d’abriter la cérémonie officielle de lancement des examens au centre d’Agoué, l’un des deux nouveaux centres créés. Dans le rang de ses 261candidats inscrits, 9 étaient absents.
Rappelons que la cérémonie de lancement a été présidée par le préfet Corentin Kohoué entouré de quelques membres de la Conférence administrative départementale.
Boycott et blocage évités de justesse
Le déroulement, du moins le démarrage de la session de juin du BEPC 2015 était donné pour un échec dans le Mono-Couffo jusqu’au dimanche 7 juin dernier. En effet, des Organisations syndicales du secteur de l’enseignement des départements ont proféré, et ce à travers une conférence publique animée samedi 6 juin dernier, des menaces de boycott et de blocage de la correction de l’examen du BEPC.
Les syndicalistes entendaient ainsi en découdre avec les responsables de la direction départementale de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle du Mono-Couffo. Ils leur reprochent, entre autres, d’avoir favorisé des cas dits de double emploi puis recruté des profils non indiqués dans le rang des surveillants et des correcteurs.
A la suite de cette sortie des syndicats, le directeur départemental, Comlan Coovi Sessi a dû convoquer une séance de travail avec les délégués des syndicats au cours de laquelle la liste des surveillants et celle des correcteurs ont été passées au peigne fin. C’est une séance qui a eu lieu tard dans la soirée du dimanche 7 juin dernier et qui a permis aux deux parties d’enterrer la hache de guerre.

Ils sont au total 31 155 candidats à faire face aux épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) session de juin 2015 dans les départements du Zou et des Collines. Depuis hier lundi 8 juin, comme ceux des autres départements, les candidats du Zou et des Collines planchent pour cet examen. C’est le CEG 1 de Bohicon qui a accueilli le lancement officiel départemental.
Pour les deux départements du Zou et des Collines, 31 155 candidats composent dans deux séries que sont le Moderne court et le Moderne long. Ils sont répartis dans 22 centres dans le Zou et 23 dans les Collines soit au total 45 centres dont deux nouvellement créés. Hier lundi matin, le top des épreuves a été donné au CEG 1 de la ville de Bohicon par le préfet, Armand Maurice-Nouatin, le maire de la ville Luc Sètondji Atrokpo et le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle du Zou-Collines, Martin Idohou. Selon ce dernier, le centre d’examen du CEG 1 de Bohicon accueille 1160 candidats pour les deux séries. Il s’agit de 315 candidats pour le Moderne long et de 845 candidats pour le Moderne court pour 34 salles de composition.
Tôt le matin, déjà à 7 h 30, les candidats étaient en salle attendant le top. Dans une atmosphère lourde, les candidats visiblement stressés n’ont qu’une seule préoccupation, que les premières épreuves leur soient abordables. A 8 h 30 mn le top des compositions a été effectivement donné. L’épreuve de Communication écrite leur est distribuée par les officiels.
Avant le lancement des épreuves, le préfet Armand Maurice Nouatin et le maire Luc Atrokpo ont pris par le secrétariat de l’examen pour s’assurer que tout est en ordre comme cela se doit avant d’encourager les enseignants désignés pour la surveillance de cet examen tout en leur rappelant qu’ils ont la lourde charge d’assurer la transparence à l’examen dans ce centre. Ces autorités n’ont pas manqué non plus de saluer l’esprit patriotique dont ont fait preuve les enseignants en relevant le niveau des apprenants qui ont au bout des 9 mois les outils pédagogiques nécessaires pour passer cet examen du BEPC, sans le moindre mouvement de grève.
C’est après le secrétariat que les autorités de la ville se sont rendues dans les salles d’examen où attendaient les candidats. Avant de distribuer les épreuves, elles se sont adressées aux candidats en leur souhaitant bonne chance et en rappelant aussi que le BEPC est un examen comme tout autre et non un concours pour lequel le pourcentage de réussite est arrêté à l’avance par rapport au nombre de postes disponibles. Aussi, précisent-elles que les épreuves sont toujours accessibles au candidat moyen. C’est dire que tous les candidats peuvent réussir pourvu qu’ils aient la moyenne. Ainsi, le candidat qui a bien maîtrisé les situations d’apprentissage doit pouvoir être sûr de sa réussite. A cet effet, le maire Luc Atrokpo reste confiant et convaincu que sa ville aura un fort taux de réussite, Il a exhorté les candidats à faire en sorte que la commune de Bohicon s’en sorte avec la plus forte moyenne au BEPC 2015 pour tout le Bénin. Pour lui, c’est un défi qu’il lance aux candidats de sa commune. Et, il sait pouvoir compter sur eux afin que «la fête soit belle le jour de la proclamation des résultats».
Il faut dire que pour la première journée des épreuves, les conditions météorologiques ont été clémentes pour les candidats.
Education 08 juin 2015

En présence des autorités politico-administratives, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des jeunes, Alassane Soumanou, a procédé au lancement officiel de l’examen du Brevet d’études du premier cycle. C’était, hier, lundi 8 juin, au collège catholique Notre Dame des Apôtres à Cotonou, en compagnie de la directrice des examens et concours, Cathérine Bio Sarré Mègninnou.
7h 15mn, hier lundi matin, jour du lancement du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). De longues files de voitures et de motos alignées de part et d’autre de la double voie séparant le CEG Gbégamey et le collège catholique Notre Dame des Apôtres. Quelques candidats échangent encore avec leurs parents, en attendant la séparation pour rejoindre le centre de composition. Ici, c’est un centre essentiellement féminin en raison du fait que c’est un collège dont tous les élèves sont des filles. C’est précisément vers 8h 30 mn, que le ministre Alassane Soumanou a ouvert les enveloppes permettant ainsi aux 174 840 candidats répartis dans les 248 centres retenus sur le territoire national pour cet examen, de prendre contact avec les épreuves et de se défendre pour décrocher leur diplôme.
«Quand je rentre dans une salle, tous les candidats ont déjà réussi», a confié Alassane Soumanou, un peu pour détendre l’atmosphère, les encourager et pour relever aussi qu’ils sont en train d’être soumis à un examen et non à un concours.
«Je suis porteur de chance; je vous invite à la pondération, et lorsque vous avez fini d’écrire, n’oubliez pas de relire parce que c’est un correcteur qui va lire», conseille le ministre aux candidats de la salle 15 du Centre de composition du collège Notre Dame des Apôtres où il a ouvert l’enveloppe de la première épreuve comptant pour cet examen, avant de les rassurer encore: «Les enseignants ont refusé la grève. Les épreuves sont abordables. Nous allons franchir la barre des 50% pourquoi pas 70%».
Tout est bien parti!
Ce que semble renchérir à sa manière, Anne Marie Gilberte Dagnon, chef centre du CEG Ste Rita. «Le BEPC 2015 est bien parti. A part quelques oublis de cartes d’identité, tout est bien parti. Nous avons enregistré aussi très peu d’absents; il y a une bonne ambiance et les candidats sont assez bien détendus», relève le chef centre qui trouve que la présence ou la visite de la délégation ministérielle est la preuve de son attachement à la réussite de l’organisation de cet examen. C’est ce qu’a confirmé la directrice des examens et concours, Catherine Bio Sarré Mègninnou: «Tout a bien démarré; je remercie Dieu que le ciel soit clément et même pour les épreuves, je pense qu’elles sont abordables».
Pour le choix du collège Notre Dame des Apôtres pour le lancement, le ministre a témoigné sa gratitude à sa directrice, sœur Julie Chantal Alakpa pour tout ce qui est fait dans cet établissement afin d’inculquer l’éthique, la morale et les bonnes mœurs à la jeune génération.
Une option dont s’honore le préfet des départements de l'Atlantique-Littoral, Placide Azandé, également présent au lancement et qui s’est réjoui qu’il se déroule dans un centre d’excellence comme celui qui l’a abrité.
Par ailleurs, Alassane Soumanou a expliqué que l’option faite était de rapprocher les centres d’examen des candidats pour faciliter la tâche aussi bien aux candidats qu’aux parents.
Pour le ministre de l’Enseignement secondaire, les candidats sont à même de rendre ce qu’ils ont appris parce que la communauté scolaire a eu droit à une année apaisée. Les candidats qui réussissent sont ceux qui respectent les règles prescrites. C’est pourquoi il a conseillé aux élèves de ne pas tricher, de bien réfléchir et de relire leurs copies avant de les remettre.
Les candidats ont composé hier en communication écrite et lecture au cours de la matinée puis en Histoire-Géographie dans l'après-midi. Ce matin, ils affrontent l’anglais et les Sciences de la vie et de la terre.

La Fondation Zinsou fidèle à son principe d’innover dans le domaine de la culture et de l’art contemporain met sur le marché à l’occasion de ses dix années d’existence, sa toute première application. Dénommée Wakpon, cette révolution artistique a été lancée vendredi 5 juin dernier à Cotonou. Elle met en valeur les talents artistiques du Bénin, et est accessible à toute personne qui se sent dans le besoin de découvrir des musées sans se déplacer.
Wakpon, c’est la nouvelle trouvaille de la Fondation Zinsou. Elle intervient dans le cadre des dix années d’existence de la Fondation qui s’est spécialisée depuis sa création dans la valorisation et la revalorisation de la culture africaine. Elle a été lancée vendredi dernier, en présence de son concepteur, Pierrick Chabi, jeune entrepreneur béninois. Elle est dédiée aux artistes contemporains africains. Cette révolution dans le domaine des arts contemporains et de la culture qui porte la marque de Pierrick Chabi et de la Fondation Zinsou est en parfaite adéquation avec le défi que s’est assignée la Fondation. Celui de rendre plus accessible l’éducation et la culture. Le chef d’œuvre est typiquement africain et a pour slogan «Le musée fait le mur».
Pour Pierrick Chabi, cette application va permettre à tous ceux qui sont des passionnés des musées de découvrir les musées africains en un moins rien de temps. Ce tour d’horizon des musées ne peut être possible que grâce à l’application Wakpon et aux images magiques derrière lesquelles se cachent des œuvres artistiques de plusieurs pays africains.
Marie-Cécile Zinsou a, au cours du lancement du nouveau produit artistique, soutenu que les gens n’ont plus besoin de voyager avant de découvrir les arts. Pour elle, grâce à un portable disposant de l'application Wakpon et les 10 feuilles magiques, les férus des arts sont désormais comblés. Wakpon emmène ses utilisateurs à la découverte de dix artistes contemporains qui font la collection du musée de Ouidah à travers des expériences inédites. Selon elle, c’est un outil de partage inédit, ancré dans les nouvelles technologies et témoigne inévitablement que le continent africain est véritablement dans le 3e millénaire. Pour elle, cette innovation ne va pas baisser le nombre de visiteurs dans les musées mais plutôt les faire accroître et pousser leur curiosité à se déplacer et constater l'effective existence de ces arts.

L’aumônier des forces militaires et paramilitaires du Mono-Couffo, l’abbé Frédéric Dansikpè a organisé samedi 6 juin dernier à Lokossa une journée de fraternité entre les forces militaires et paramilitaires des deux départements. Trois différentes activités ont marqué ladite journée placée sous le signe de l’unité et de la paix.
Douaniers, forestiers, policiers, militaires … presque toutes les composantes de l’Armée béninoise intervenant dans le Mono-Couffo ont pris part samedi 6 juin dernier à Lokossa aux manifestations organisées à leur intention.
Réparties en trois phases, lesdites manifestations ont célébré la paix et l’unité entre les forces paramilitaires et militaires. Sous l’égide de l’aumônier de ces derniers, l’abbé Frédéric Dansikpè, cette première édition de la journée a enregistré dans un premier temps la mise en terre de 2500 plants par notamment l’ensemble des hommes en uniforme présents. S’en est suivie une liturgie autour des enseignements relatifs à la charité.
Tenue au sein de la cathédrale de Lokossa par l’évêque du diocèse de la ville, Monseigneur Victor Agbanou la messe a connu la présence massive des intéressés. A leur endroit les concélébrants, se basant sur la première lecture et l’Evangile ont sensibilisé autour des comportements de tolérance et de paix en accordant une place de choix à ceux relatifs au don sous ses divers aspects. Particulièrement pour Monseigneur Victor Agbanou «le don qui ne va pas jusqu’au pardon est en deçà de ce que Jésus-Christ nous demande. Le don doit exprimer notre être et élan vers Dieu». Pour les concélébrants, il faut rendre grâce à Dieu à la fois pour les législatives passées et pour les élections du 28 juin prochain. Des offrandes de fruits et autres vivres ont été faites distinctement à l’occasion par les différents corps de l’Armée. La fin de la messe a débouché sur une phase de réjouissance comptant pour la dernière activité de la journée. Elle a permis, aux hommes en uniforme ainsi qu’aux membres de la Conférence administrative départementale dont le préfet Corentin Kohoué et d’autres civils, de partager des repas et d’échanger dans la convivialité.
Rappelant que l’organisation de la journée fait suite à celles déjà initiées par certains de ses homologues dans d’autres départements, l’aumônier Frédéric Dansikpè a promis d’œuvrer au cours des années à venir à l'élargir aux civils dont la faible présence a suscité bien des commentaires.

L’aumônier des forces militaires et paramilitaires du Mono-Couffo, l’abbé Frédéric Dansikpè a organisé samedi 6 juin dernier à Lokossa une journée de fraternité entre les forces militaires et paramilitaires des deux départements. Trois différentes activités ont marqué ladite journée placée sous le signe de l’unité et de la paix.
Douaniers, forestiers, policiers, militaires … presque toutes les composantes de l’Armée béninoise intervenant dans le Mono-Couffo ont pris part samedi 6 juin dernier à Lokossa aux manifestations organisées à leur intention.
Réparties en trois phases, lesdites manifestations ont célébré la paix et l’unité entre les forces paramilitaires et militaires. Sous l’égide de l’aumônier de ces derniers, l’abbé Frédéric Dansikpè, cette première édition de la journée a enregistré dans un premier temps la mise en terre de 2500 plants par notamment l’ensemble des hommes en uniforme présents. S’en est suivie une liturgie autour des enseignements relatifs à la charité.
Tenue au sein de la cathédrale de Lokossa par l’évêque du diocèse de la ville, Monseigneur Victor Agbanou la messe a connu la présence massive des intéressés. A leur endroit les concélébrants, se basant sur la première lecture et l’Evangile ont sensibilisé autour des comportements de tolérance et de paix en accordant une place de choix à ceux relatifs au don sous ses divers aspects. Particulièrement pour Monseigneur Victor Agbanou «le don qui ne va pas jusqu’au pardon est en deçà de ce que Jésus-Christ nous demande. Le don doit exprimer notre être et élan vers Dieu». Pour les concélébrants, il faut rendre grâce à Dieu à la fois pour les législatives passées et pour les élections du 28 juin prochain. Des offrandes de fruits et autres vivres ont été faites distinctement à l’occasion par les différents corps de l’Armée. La fin de la messe a débouché sur une phase de réjouissance comptant pour la dernière activité de la journée. Elle a permis, aux hommes en uniforme ainsi qu’aux membres de la Conférence administrative départementale dont le préfet Corentin Kohoué et d’autres civils, de partager des repas et d’échanger dans la convivialité.
Rappelant que l’organisation de la journée fait suite à celles déjà initiées par certains de ses homologues dans d’autres départements, l’aumônier Frédéric Dansikpè a promis d’œuvrer au cours des années à venir à l'élargir aux civils dont la faible présence a suscité bien des commentaires.