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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle: La Céni de la Mauritanie au cabinet de Joseph Djogbénou

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, a reçu, hier mercredi 26 décembre à son cabinet, une délégation de la Commission électorale nationale indépendante de la Mauritanie conduite par son président Abderrhamane Abeid. Il a été essentiellement question du rôle de la Cour constitutionnelle béninoise dans les élections.

Echanger avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise sur la préparation des élections, en l’occurrence la partition de la Haute juridiction dans le processus électoral, puis partager les expériences en la matière. C’est ce qui a motivé la conduite par la Céna, de la délégation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la Mauritanie au cabinet du professeur Joseph Djogbénou.
Venue s’enquerir de l’expérience béninoise dans la gestion des élections, la délégation mauritanienne est, en effet, en visite de travail au Bénin depuis quelques jours, dans le cadre de sa coopération avec la Commission électorale nationale autonome (Céna). « Ils sont venus s’imprégner de ce que nous faisons en tant qu’institution chargée de l’organisation des élections... C’est dans ce cadre que nous avons voulu les introduire au cabinet du président de la Cour constitutionnelle», informe le représentant de la Céna, Abou Adam Soulé Boukari, au cabinet du professeur Joseph Djogbénou. Il précise que la législation béninoise met en jeu plusieurs acteurs dans le processus électoral, ce qui implique la synchronisation des actions pour la tenue d’élections crédibles et transparentes. Cette visite à la Cour constitutionnelle, un des acteurs principaux du processus électoral, permettra donc aux hôtes mauritaniens de mieux s’imprégner de l’organisation des élections au Bénin.
Au sortir de l’audience, le chef de délégation, Abderrhamane Abeid, président de la Céni mauritanienne, s’est d’ailleurs réjoui de la richesse des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise. Le commissaire Abou Adam Soulé Boukari ajoute que le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a insisté sur le fait que tout résultat au terme d’une élection dépend de la préparation. « C’est une rencontre riche en enseignements. Cela nous permet de mieux affronter nos défis », a déclaré le président de la Céni mauritanienne.

Actualités 27 déc. 2018


Loi sur les défenseurs des droits humains au Bénin: Une nécessité selon Prince Agbodjan

Lentement mais sûrement, le processus pour l’adoption d’une loi pour la protection des défenseurs des droits humains au Bénin suit son cours. L’avant-projet du texte a été validé en septembre dernier par la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin avec le concours d’Amnesty international. Le président de la Coalition des défenseurs des droits humains, Serge Prince Agbodjan, parle de l’opportunité pour le Bénin de se doter de cet instrument juridique.

 

La Nation : Quel est l’intérêt d’une loi pour protéger les défenseurs des droits humains ?

Serge Prince Agbodjan : Une loi sur la protection et la promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, c’est une nécessité. Puisqu’elle fait suite à la Déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits humains. Car, les défenseurs des droits humains font, aujourd’hui, l’objet de beaucoup de difficultés, de représailles, d’assassinats, de violations des droits élémentaires, des droits de l’homme et des libertés publiques dans le monde. C’est pour cela que dans la Déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits humains, il a été recommandé à l’article 3 que les Etats internalisent ladite déclaration et fassent en sorte que la protection et la promotion des droits humains relèvent effectivement de leurs obligations. Le Bénin ne peut pas rester en marge de cet élan, dans la mesure où, sur le continent, certains pays ont déjà pris le lead. Il y a la Côte d’Ivoire qui est la toute première nation à se doter de cette loi. Elle est d’ailleurs en tête en la matière. Nous avons, en effet, été récemment en Côte d’Ivoire pour l’évaluation des lois en cours. Après la Côte d’Ivoire, il y a le Burkina Faso, qui s’est aussi doté de sa loi et le Mali depuis janvier 2018. Donc, vous comprenez ! Si le Bénin est considéré comme un pays où on donne toujours l’exemple en matière de démocratie et de droits de l’homme avec une alternance réussie à chaque élection, avec une paix plus ou moins bien cultivée par les Béninois, il n’est pas normal qu’il ne puisse pas se doter de ce cadre juridique. En outre, le Bénin, ayant aussi des défenseurs de droits humains, a l’obligation de les protéger et de les promouvoir.

Qu’est-ce qui est fait pour l’adoption d’une telle loi au Bénin ?

Pour l’instant, et dans presque tous les pays qui ont adopté cette loi, ce sont les organisations de la société civile elles-mêmes qui ont initié la démarche. Le Bénin a procédé de la même manière, à travers un groupe de travail, la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin avec l’appui d’Amnesty international Bénin. Nous sommes dans cette démarche depuis l’année dernière déjà où nous avons commencé à travailler là-dessus avec notre sœur aînée, le juge Reine Gansou Alapini, qui a organisé un colloque à propos. Après quoi, Amnesty international a pris le lead pour mettre en place la plateforme. Nous avons ensemble peaufiné et amélioré le texte qui a été soumis à une validation. Aujourd’hui, nous avons déjà un avant-projet de loi pour la protection et la promotion des défenseurs des droits humains au Bénin. Nous avons la chance d’avoir, au Bénin, et çà c’est particulier, un cadre de concertation, une forme de collaboration de l’Etat avec les Organisations de la Société civile sur ces questions.

Qu’est-ce qui reste à faire pour l’adoption du texte ?

Le texte est pré-validé, l’étape suivante, c’est de remettre le bébé au gouvernement pour voir quelle est la démarche à mettre en place pour que le texte soit vite adopté par l’Assemblée nationale. Il s’agira donc de décider s’il faut passer par un projet de loi ou une proposition de loi, car les deux démarches ont des conséquences et des avantages. Nous verrons bien comment procéder. Et, nous mettrons en place un processus de suivi pour que le Bénin puisse rapidement se doter de cette loi.

Projet ou proposition de loi, qu’est-ce qui vous parait opportun ?

Je pense, pour ma part, que la meilleure démarche est celle que le gouvernement prend aujourd’hui pour faire passer ses dispositifs. C’est la démarche mixte. Une démarche mixte qui est spécifique au Bénin et on l’observe maintenant. Le texte est travaillé par le gouvernement et pour aller vite, le gouvernement arrive à avoir sa majorité qui propose. Ça permet de passer un certain nombre d’étapes qui peuvent prendre du temps. Moi, en tant que président de la Coalition des défenseurs des droits humains, qui ai besoin de cet instrument, je ne peux que suggérer la démarche de la proposition de loi, mais avec l’appui du gouvernement. Car, lorsque le gouvernement n’est pas d’accord pour le texte, ça ne peut pas passer puisqu’il a une majorité confortable et il tient à ce que ce qu’il veut aussi passe. Ce qui est normal dans un Etat. Je suis donc dans la mixture comme le gouvernement le fait si bien. C’est-à-dire, avoir des propositions de loi qui, en même temps, sont des projets de loi. L’essentiel, c’est que le Bénin puisse vite se doter de cet instrument juridique. Notre souhait, c’est que cette législature puisse nous donner ce cadeau avant de partir.

Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE

Société 27 déc. 2018


Match de Gala à Abomey: L’international béninois Christophe Bokpè pour une équipe de relève

Gala de football samedi 22 décembre dernier sur le terrain de sport du quartier ''Sogon'' à Abomey. Les anciennes gloires du ''cuir rond'' réunies sur initiative de l'international béninois Christophe Bokpè, ont mouillé comme jadis le maillot et donné plaisir aux spectateurs sortis nombreux. Outre la nostalgie qui sous-tend ce match de gala, l’initiateur ambitionne de constituer une équipe communale des moins de douze ans pour contribuer à la mise en place d'une relève de qualité.

Christophe Bokpè a réussi à faire jouer dans l’après-midi du samedi dernier sur le terrain de sport de ''Sogon'' à Abomey, des anciennes gloires du football, connues sur les plans local, national et international. Côte à côte et dans une même équipe dénommée ''Anciennes gloires d'Abomey de la diaspora'', Christophe Bokpè a aligné David Feliho, Paoli Couton, Hyppolite Attimbossou, Clément Bokpè et bien d'autres contre Henri Nouagovi, Massaro Daddy et leurs pairs réunis dans l'équipe des '' Anciennes gloires d'Abomey résidents''.
Après les premières minutes d'hésitations, ces anciennes gloires chacun de son côté, se sont mis à démontrer leurs talents. Les automatismes retrouvés, la vitesse et le rythme du match ont augmenté. Des duels se disputent âprement. Des relances sur fond de vitesse, des contre-attaque, se font remarquer des deux côtés. L'envie de s'adapter à ce rythme imprimé par les plus en jambe et endurants a provoqué chez certains des fautes banales et des gestes complètement manqués. Les spectateurs se sont régalés des glissades, imprécisions, pertes de balles répétées. Mais à la 18e minute, sur une relance, Damien Dimas, imperturbable et avec une tempérance maximale, réussit à écarter, en plus du gardien de but, deux autres joueurs avant de loger la balle au fond des filet des ''Anciennes gloires d'Abomey de la diaspora''. Les deux équipes iront à la pause avec ce score de 1-0.
A la reprise, les ''vert et noir'' menés font pression sur l'adversaire et, par deux fois, ratent l'occasion de revenir au score. Mais, à la 20e minute de cette seconde mi-temps, Gabin Cakpo, après un dribble et une pirouette magistrale, inscrit, d'une frappe lourde d'une quinzaine de mètres du camp de l'adversaire, le but de l'égalisation. Le jeu défensif ensuite installé des deux côtés est maintenu jusqu’au coup de sifflet final de l'arbitre. Le match de gala prend fin sur ce score de (1-1) un but partout. En faisant rejouer ces vedettes, a expliqué Christophe Bokpè, le but c'est de lancer un appel aux jeunes qui ne sont pas encore dans la haute sphère du football. « Nous autres, on cherchait seulement à défendre les couleurs de notre région. Mais aujourd'hui que les moyens existent, on remarque que les jeunes ne s'adonnent pas au jeu de qualité », a déploré l'ancien joueur des ''Caïman du Zou'' et de ''Mogas 90'', Christophe Bokpè. Et, puisqu'il est actuellement consultant des moins de douze ans à Manchester, et fort de ses expériences en France et en Italie, Christophe Bokpè a décidé de constituer, par le biais de son organisation dénommée ''Association football autrement'', une équipe communale des moins de douze ans. «Nous avons fait jouer en lever de rideau les moins de douze ans parce que nous voulons travailler à la mise en place d'une relève de qualité », a expliqué Christophe Bokpè. En plus des médailles octroyées à tous les joueurs, il a distingué deux personnalités qui contribuent au football à Abomey et remis à la mairie d’Abomey, une gigantesque coupe.

Sports 26 déc. 2018


Construction de logements sociaux à Ouèdo: La viabilisation primaire du site lancée

Les travaux de viabilisation primaire du site de construction des logements sociaux de Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, sont lancés, ce lundi 24 décembre, en présence des autorités administratives, des responsables d’entreprises attributaires des travaux et des têtes couronnées de la localité. C’est parti pour 12 mois pour donner corps à la construction des logements sociaux, projet phare du Pag, qui entre ainsi dans la phase de concrétisation au bonheur des populations.

La viabilisation primaire du site de construction des logements sociaux de Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi a débuté. Trois entreprises ont à charge ces travaux répartis en quatre lots. Le lot 1 concerne l’aménagement et le bitumage des voies, le lot 2 est relatif à l’électrification par un bouclage en basse et hausse tensions de tout le domaine devant abriter les logements sociaux économiques et le lot 3 vise l’alimentation en eau potable et le lot 4 porte sur la connexion en fibre optique du site. Ces travaux doivent être exécutés en douze mois.
Les entreprises attributaires des différents lots se sont engagées, lors de la cérémonie de lancement des travaux de viabilisation du site de construction des logements sociaux lundi dernier, devant sages et notables, ainsi que les populations et les autorités à divers niveaux. Le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, a exprimé sa gratitude au gouvernement pour les dispositions prises dans le cadre des travaux. Le préfet du département de l’Atlantique Jean-Claude Codjia, pour sa part, a indiqué que ce jour restera indélébile dans les annales de la commune d’Abomey-Calavi. Il a confié que, méthodiquement et résolument, le chef de l’Etat Patrice Talon positionne le Bénin dans le concert des grandes nations africaines. « Le Bénin se révèle au monde entier, n’en déplaise aux personnes en panne d’arguments et en mal de popularité », lâche-t-il. Jean-Claude Codjia souligne que le Programme d’actions du gouvernement (Pag) a conçu ce projet phare de construction de logements sociaux économiques, pour répondre au besoin important des populations à un logement décent, à un coût compétitif, accessible aux bourses modernes. La machine du développement est irréversiblement en marche et il ne reste qu’à la suivre, à son dire.
Des 20 mille logements sociaux prévus par le Pag sur le plan national, Ouèdo bénéficie de 10.849 pour un coût global de 20.411.259.831 francs Cfa à l’exception du lot 4 entièrement financé par le budget national. Ces logements sociaux, selon le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, contribueront à concrétiser le rêve des Béninois. « Chaque Béninois rêve légitimement d’avoir un toit, quelle que soit sa classe sociale ou sa catégorie socio- professionnelle », souligne le ministre. Pour relever cet important défi, plusieurs programmes immobiliers ont été initiés depuis des décennies et ayant qui ont englouti d’importantes ressources financières publiques, mais les besoins n’ont jamais été pleinement satisfaits par les programmes, tant publics que privés, demeurés relativement limités avec des taux d’exécution physique très faibles et des produits de mauvaises qualités, d’après les explications du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Toutefois, le gouvernement est déterminé à réaliser convenablement ce rêve si cher, fait-il constater. Si seulement 2180 logements sociaux ont été construits et achevés de 1960 à nos jours, toutes opérations confondues, les résultats obtenus sont mitigés tandis que les demandes sont ascendantes, à en croire José Tonato. Il se réjouit des travaux de viabilisation en bonne et due forme et selon les règles de l’art, une première fois au Bénin, qui précèdent les travaux de construction qui eux démarreront bientôt. Selon le ministre, le gouvernement est convaincu que l’accès à un logement décent fait partie intégrante des besoins fondamentaux de l’homme. C’est pourquoi son programme immobilier est bâti autour d’un modèle novateur qui allège substantiellement les conditions d’accès aux logements. Il sécurise aussi bien l’acquéreur que le promoteur du point de vue des risques des ressources financières engagées. A terme, Abomey-Calavi sera une véritable éco-cité, une graine mise en terre pour engendrer la ville durable et intelligente que le gouvernement ambitionne pour les villes béninoises en adéquation avec les Odd 11 à l’horizon 2030.

Actualités 26 déc. 2018


Cérémonie de rasage du roi Dassagaté: Le top de la préparation des terres lancé

La ville de Natitingou a abrité, lundi 24 décembre dernier, la cérémonie de rasage du roi Dassagaté, dénommé Ponti Dassagaté XII. Ce rituel marque la fin d’une saison et le début d’une autre, la préparation des terres pour cultiver l’igname.

Ponti Dassagaté XII, le douzième roi de Natitingou a subi la cérémonie de son rasage qui s’est déroulée dans sa cour. Une cérémonie qui se déroule une fois l’an et revêt une certaine signification.
Selon les propos du roi, traduits par un confrère de la place, il est en train de sacrifier à une tradition ancestrale qui se déroule une fois chaque année. Cela fait sept ans qu’il s’y adonne avant d’entrer dans la nouvelle année.
Des propos que confirme Bienvenu Sotima Manté, petits-fils du roi, enseignant de philosophie à Tanguiéta. Pour lui, le dignitaire est descendant des Dassaba, une composante de la communauté des Waaba. Selon la tradition qui régit ladite communauté, le roi Dassagaté, une fois investi, doit se soumettre, chaque année, à un rituel de rasage selon une date choisie, qui doit être le jour du marché de Kouaba. C’est un village dont l’histoire est chargée de valeurs culturelles. Toute cérémonie se déroule un jour du marché ; ceci afin que les esprits se mettent en branle pour l’accomplissement des vœux. Il précise que les Dassagaté sont regroupés en trois clans. En effet, ce sont les membres d’un autre clan qui rasent le roi qui règne. Les cheveux issus du rasage ne tombent pas au sol, précise l’enseignant. Ils sont recueillis par la reine-mère qui connait sa destination.
Bienvenu Sotima Manté déclare que c’est au soir de cette cérémonie qu’on brûle l’espace réservé au champ d’igname du roi. Après quoi les jeunes l’investissent pour préparer les buttes d’igname. Le top est ainsi lancé pour une nouvelle année champêtre. Année à la fin de laquelle il appartiendra au roi de donner le signal pour la consommation de la nouvelle igname.
La cérémonie qui revêt un caractère socio-culturel a mobilisé parents et amis du dignitaire qui fêtait ainsi le 7e anniversaire de son accession au trône.

Culture 26 déc. 2018


Célébration des femmes amazones ou guerrières: Sénamè Nelly Dénakpo : « Une femme a bel et bien régné sur le Danxomè »

Femme battante telle une amazone, Sénamè Nelly Dénakpo était jusque-là connue pour ses réalisations de films documentaires.  Elle a sorti en 2007 « Tassi Hangbé Agoodjié », un documentaire de 7 minutes 21 secondes. Puis, un autre sur les Amazones du Danxomè «Agoodjié». Plusieurs ouvrages portent sur le même sujet. On y dénombre « Conte-moi «Agoodjié» en 2012, « Tassi Hangbé «Agoodjié», et un troisième en 2018 intitulé « Conte–moi l’histoire Kpekon Xosu ». Depuis quelques semaines, elle a lancé l’« Année de Célébration des Femmes Guerrières du Danxomè » qui ouvre ses portes sur le plateau d’Abomey pour les années 2018, 2019, 2020 et 2021, moments privilégiés qui marqueront les 316 ans du règne de la reine Tassi Hangbé et des épopées des «Agoodjié», nom qui désigne les amazones du Danxomè. Dans cette interview, elle nous parle surtout de la reine Tassi Hangbé qui a été la seule femme qui a été sur le trône du Danxomè de 1705 à 1711.

La Nation : A la tête de l’Association culturelle Jeunesse perspectives groupement (Jpg), vous organisez l’«Année de Célébration des Femmes Guerrières du Danxomè - 2018-2021 ». Un programme visiblement très riche puisqu’il est fait de symposiums, d’expositions et de table-ronde pour rendre hommage aux amazones du Danxomè. Qu’en est-il ?

Sénamè Nelly Dénakpo : Notre vaste programme dénommé l’«Année de Célébration des Femmes Guerrières du Danxomè - 2018-2021» vise à créer la philosophie «l’Intelligencia Bénin», c’est une philosophie bien béninoise ! A travers le leadership féminin mis en place par les fondateurs du royaume Danxomè, les femmes guerrières étaient les gardiennes du royaume. Nulle part dans le monde, vous ne verrez cela, peut-être dans la mythologie gréco-romaine. Au cours de ce programme, nous allons ressortir ce qui distingue le royaume du Danxomè, à travers les vaillantes armées de femmes, pour que la jeunesse, surtout les filles, puisse entrer dans ces valeurs que nous véhiculons. Nous devons aussi notre héritage culturel à ces braves femmes guerrières du Danxomè ! Pour ces trois années, on se demande ce que serait notre société sans leur apport dans les domaines de l’engagement envers le peuple : le civisme, l’éducation, les arts, la culture. Cette célébration est une invitation à venir découvrir le plateau d’Abomey à travers les femmes guerrières du Danxomè, leurs œuvres dans l’histoire du Danxomè : symposium, expositions, cinéma, théâtre, ateliers d’arts, médias, danses, soirée de distinction et saveurs culinaires.

Qu’est-ce qui explique cette passion que vous avez pour la reine Tassi Hangbé ?

« Houndjè ko ho man si kpo ».La traduction est ‘’le tam-tam qui sort ne craint plus le bâton !’’Des mots qui contiennent une force, une profondeur, de la détermination, de l’engagement pour toute personne qui a une vision dans la vie. Il y a à faire, à voir, à conter, à danser.... La reine Tassi Hangbé de 1708-1711, succéda à son frère Akaba, mort en pleine campagne militaire contre les Ouémènou. Elle fut l’initiatrice du corps des amazones. Elle délimita et sécurisa les frontières du royaume du Danxomè.

Cette reine est restée sur le trône du Danxomè durant 6 ans, mais aucune trace officielle d’elle. Ces exploits ont été attribués curieusement à d’autres rois. Comment expliquez-vous cette situation ?

Il est important de reconnaître que le règne de la reine Tassi Hangbé (1705-1711), soit 313 ans, cette année 2018, où les fils de Danxomè ont fêté les 200 ans du roi Ghézo (1818-1858), avait toujours fait l’objet de polémiques. Car, d’autres ne la reconnaissaient pas en tant que souveraine. A ce propos, j’ai personnellement été épatée de constater que dans les chronologies dynastiques, et les litanies faites aux rois du Danxomè, elle a droit aux honneurs, « Axosou Houndjè Koxo ma si kpo ».
Il en est de même de textes émanant de conteurs traditionnels et des griots. D’où l’urgence d’organiser des assises avec les experts, historiens universitaires, les têtes couronnées pour restaurer la reine du Danxomè.
Elle a impacté le royaume du Danxomè à travers des œuvres importantes qui captent l’attention ! La reine Tassi Hangbé fut celle qui institua le Kpanliganou le griot, le gong royal, qui fait l’éloge des rois de Danxomè et leurs différentes œuvres réalisées, jusqu’à ce jour. Elle livra une grande lutte avec le roi Awèsou, un souverain très puissant, détenteur du gon sacré. Pour confirmer sa suprématie, elle organisa une grande cérémonie en hommage à son père, feu Houégbadja, et décréta dès lors que le gong d’Awèsou annoncerait désormais tous les hauts faits des rois du Danxomè.
La tradition attribue au roi Ghézo, dans sa politique de reboisement, d’autosuffisance alimentaire, la vulgarisation de la culture du palmier à huile au Danxomè, notamment par le décret royal qu’il aurait imposé à tous les sujets de son royaume, de planter un palmier à l’occasion des cérémonies de «sortie» d’un nouveau-né. Du coup, l’histoire retient que le roi Ghézo est celui par qui, le palmier à huile a été introduit au Danxomè. Or, la culture du palmier remonte au temps du règne de la reine Hangbé.

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?

Ecoutez ! Dans la litanie de la reine Tassi Hangbé, nous retrouverons cette citation en Fon, « A mi vo ho houè man dji do », ce qui signifie que l’huile de palme conservée durant des décennies ne produira pas des toiles d’araignée. C’est au cours du règne de la reine Tassi Hangbé que les femmes furent élevées aux postes de responsabilités au même titre que les hommes. On les différencie, chacune par son accoutrement. Les DahTassi non «Avodota» portent un pli de pagne sur la tête.
La reine Tasi Hangbé fut la première à livrer la guerre à d’autres tributs et peuples, dans sa politique d’expansion du royaume de Danxomè. Ces sujets déportés vivent jusqu’à nos jours dans son palais privé à Lègo, derrière les palais royaux d’Abomey. Elle fut la 1re à avoir combattu le royaume d’Oyo, au Nigeria et y déporta aussi des rescapés. Des années plus tard, un prêtre du royaume fit la révélation sur les grandes victoires de la reine, y compris celle d’Oyo, qui fut finalement anéanti par son petit-fils, roi Ghézo.

Voulez-vous réécrire l’histoire d’Abomey ?

Non, mais les faits et dates sont là. Le roi Ghézo a régné de 1818-1858. Dans sa politique de conquête, plus particulièrement celle du royaume d’Oyo, actuel Nigeria, il consulte le Fâ, afin de se libérer du joug de tribut payé au royaume d’Oyo, entamé précédemment par Adandozan (1797-1818) par un message d’injures envers celui-ci.
La révélation suivante lui fut faite. Au cours de la consultation, le prêtre du Fâ lui parla des conditions à respecter et à suivre scrupuleusement, s’il voulait revenir victorieux de cette expédition. Sa victoire dépendrait des bénédictions qu’il allait offrir à son ancêtre Tassi Hangbé, reine du Danxomè. La plus importante de ces prescriptions fut la révélation de la présence, à ses côtés, d’une parente défunte, laquelle par sa bravoure, sa force et sa détermination réussit à conquérir plusieurs royaumes. Seule la reconnaissance de la valeur et du grand rôle joué par cette femme pouvait lui conditionner la victoire. Après de mûres réflexions, le roi Ghézo conclut que la dame à laquelle le prêtre faisait allusion serait son ancêtre, mère Tassi Hangbé. Il se souvint de la victoire de celle-ci, de son vivant, sur le royaume d’Oyo. Du coup, il exécuta les recommandations faites par le prêtre du Fâ. Dès lors, le roi Ghézo vint voir le palais de la reine qui se trouvait depuis longtemps dans un état de ruine. Il fit alors réhabiliter ledit palais, lui fit construire un mausolée communément appelé «Adoho», et demanda des bénédictions. Alors il décida immédiatement de la diviniser, en lui consacrant sa première épouse en qualité d’adepte, représentante cultuelle de la défunte reine, comme le prévoyait l’une des lois du royaume de Danxomè. Question de mieux vulgariser les mérites de la reine Tassi Hangbé.
Malheureusement, peu importent les accusations, et le reniement sur son règne et la non-reconnaissance de ses exploits sur le royaume du Danxomè, la reine Tassi Hangbé demeure une reine à part entière. C’est pourquoi il est important de restaurer l’histoire et de faire paraître le rôle de chaque roi dans la logique culturelle.
Ce programme permettra de faire découvrir aux Béninois et aux touristes « les perles rares de l’histoire des Agoodjié ou Amazones du Danxomè et de mettre en avant leurs immenses talents. Parlez-nous-en.

Ces trois années de ressourcement dessinent ce que la connaissance de l’histoire des braves femmes guerrières du Danxomè a de meilleur : le plaisir de s’enrichir des œuvres du patrimoine à travers le patrimoine culturel. Mais il s’agit également de sensibiliser le public à l’éducation de la jeune fille, le leadership féminin et le rôle primordial de la femme dans l’éducation et la diversité culturelle. Table ronde, symposiums, avec des personnes ressources, et dans les disciplines théâtre, danse, débats, arts, monuments, soirée de distinction et expositions sont des temps forts de réflexion pour mettre en évidence la femme, socle des traditions et de l’éducation. Il faut faire un tour à travers les sites touristiques marqués par les «Agoodjiè» Amazones. Le plateau d’Abomey dispose des sites naturels, constitués de dessins, de fresques et d’œuvres d’arts, mares sacrées, etc. marqués par l’histoire et méconnus du public.

Pour un tel projet qui s’étend sur 36 mois, 1095 jours et des nuits de thématiques et qui attend 15000 visiteurs, il faut avoir des financements colossaux. Quels sont les vôtres ?

L’objectif de ce travail est ce qui motive tout le projet : présenter et lever des coins de voile autour du rôle primordial qu’a joué la femme «Agoodjié», les amazones dans le royaume du Danxomè, non pas seulement de guerre, mais de développement, d’éveil, d’éducation, de politique, à travers la richesse et la vivacité des cultures dans le monde. Nous avons un partenaire. Nous en attendons d’autres pour parrainer des évènements, des thématiques spécifiques autour de ce programme.

Société 26 déc. 2018


2e édition de « Porto-Novo music fitness »: Jean-Claude Houssou sensibilise sur le Sida par le sport

«Que sais-tu de ton statut sérologique ? Parlons-en», c’est le thème de la 2e édition de « Porto-Novo music fitness » initiée par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou en croisade ainsi contre le Sida par le sport. L’événement qui s’est déroulé sur l’esplanade du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, dimanche 23 décembre dernier, a mobilisé près de 2000 personnes dont le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.

Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou fait œuvre utile à Porto-Novo à travers l’initiative sportive « Porto-Novo music fitness » qui était à sa deuxième édition, dimanche 23 décembre dernier, autour du thème « Que sais-tu de ton statut sérologique ? Parlons-en ». Pour le ministre Jean-Claude Houssou, le choix de ce thème tient du fait que la Journée internationale de lutte contre le Sida est célébrée le 1er décembre de chaque année. Il a opté pour cette thématique afin de rester collé à l’actualité du mois pour l’acte 2 de son initiative, après le cancer du sein lors de la première édition qui s’est déroulée en octobre dernier, toujours autour du sport. Jean-Claude Houssou dit avoir eu l’idée suite à sa conviction que la santé conditionne le développement. « Grâce à la santé, on peut faire beaucoup de choses pour le développement de Porto-Novo et du Bénin », souligne le ministre de l’Energie. C’est pourquoi il entend pérenniser cette manifestation. Cette ambition est soutenue par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui se réjouit de l’initiative. « Ce que vous faites à la jeunesse de Porto-Novo et environs, vous ne vous en rendez pas compte. Le sport est le premier médicament de tout ce qu’on peut vous prescrire à l’hôpital. Quand vous faites du sport, vous garantissez la lutte contre toutes les maladies chroniques, notamment l’hypertension, le diabète, le stress qui est la source d’autres pathologies », indique le ministre de la Santé. Benjamin Hounkpatin trouve par ailleurs très pertinent et majeur le thème de la manifestation qui a rapport avec la lutte contre le Vih/Sida. Pour la circonstance, des médecins engagés dans la lutte contre le Sida ont sensibilisé les sportifs sur les bons comportements à adopter afin de prévenir ou de faire face à cette maladie dont le principal mode de transmission reste et demeure la voie sexuelle. En 2017, à les en croire, 70 000 personnes sont détectées séropositives au Bénin dont 6700 se trouvent dans la tranche d’âge de 0 à14 ans ; 39 000 de 15 ans et plus. 2500 adultes sont décédés de cette maladie toujours en 2017. Il est donc important que chacun se fasse dépister pour connaitre son statut sérologique, insiste l’équipe de médecins mobilisée pour la séance de sensibilisation sportive.

Sports 26 déc. 2018


Appui budgétaire aux réformes sous la Rupture: L’Union européenne verse 28,9 milliards de F Cfa au Bénin

La Délégation de l’Union européenne (UE) au Bénin a autorisé le transfert de 28,9 milliards de Francs CFA au budget de l’Etat du Bénin au titre de l’année 2018. Ce versement soutient les politiques et les réformes du gouvernement dans des domaines clés pour le développement économique du Bénin et le bien-être de ses populations, à savoir la bonne gouvernance, la décentralisation et l’agriculture. Ce montant représente 2.2 % des dépenses du budget général de l’Etat prévu en 2018.

L’Union européenne coopère avec le Bénin en soutenant les réformes à l’échelle nationale, et vu ses bonnes relations avec le Bénin, pays démocratique et ami de longue date, privilégie ce type de versement direct au budget national béninois, qui constitue le soutien le plus direct possible à une politique de réformes.
Les trois contrats d’appui budgétaire constituent en effet presque 60% du soutien financier de l’Union européenne chaque année pendant la période 2014-2020. Au total, l’enveloppe financière de la coopération UE-Bénin se chiffre pour cette période à 372 millions d’Euros soit 244 milliards de FCFA.
Le versement des 28,9 milliards de FCFA autorisé au titre de l’appui budgétaire en 2018 se décline comme suit :
- 6, 9 milliards de FCFA au titre du Contrat de Bonne Gouvernance et de Développement. Ce contrat permet un appui aux efforts du gouvernement pour favoriser une croissance économique inclusive au Bénin, en particulier un appui à la réforme de la gestion des finances publiques, à la lutte contre la corruption et l’impunité et à l’amélioration du climat des affaires. Le soutien de l’UE a notamment contribué, en 2018, à l’adoption d’une stratégie gouvernementale sur la rationalisation des dépenses fiscales et à la publication d’un rapport annuel sur le suivi des projets financés par le Plan d’Investissements Publics (PIP).
- 13, 5 milliards de FCFA au titre du Programme d’Appui au Développement Territorial. Ce contrat soutient les efforts de l’Etat et de l’administration territoriale pour mettre en oeuvre la politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec) pour un aménagement équilibré des territoires, la promotion de leur attractivité et la fourniture de services de qualité aux citoyens.
La performance et le contrôle des communes ainsi que le renforcement de leurs capacités ont aussi fait l’objet d’un suivi et dialogue avec les autorités béninoises.
- 8, 5 milliards de FCFA au titre du Programme d’Appui au Développement Durable du Secteur Agricole. Ce contrat permet, quant à lui, la mise en oeuvre des réformes de la politique agricole, l’amélioration de la gouvernance et de la fourniture des services. Les résultats escomptés sont notamment un meilleur accès aux intrants, aux services d’appui-conseil et au financement pour les agriculteurs.

Pour plus d’informations, prière de contacter la Délégation de l’Union européenne au Bénin :

clotilde.podanho@eeas.europa.eu ou au (00 229) 21 31 26 17 ainsi que le site Web suivant:
http://eeas.europa.eu/delegations/benin_fr.

Actualités 26 déc. 2018


Réveillon de Noël avec l’évêque de Porto-Novo : Cadres catholiques et personnalités prient pour des législatives apaisées

Le Mouvement des cadres catholiques et personnalités politiques du diocèse de Porto-Novo appelle les uns et les autres à oeuvrer pour des élections législatives apaisées en 2019. Il a lancé cet appel, lors de son traditionnel culte de réveillon de Noël, célébré dans la soirée du lundi 24 décembre dernier par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, en présence des présidents de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji et de la Cour suprême, Ousmane Batoko.

La paix lors des législatives de 2019 préoccupe les membres de la section diocésaine de Porto-Novo du Mouvement des cadres catholiques et personnalités politiques du Bénin. Cette question était au cœur des messages et intentions de prières du culte de réveillon de Noël célébré, lundi 24 décembre dernier, au centre pastoral Charles Lwanga de Ouando, par l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo.
Cette messe a été l’occasion pour cette organisation catholique de confier à l’Enfant Jésus le bon déroulement des prochaines joutes électorales. Elle a prié et imploré Dieu afin que le Bénin traverse dans la paix cette période sensible qui pointe à l’horizon. Pour ce faire, le coordonnareur du mouvement, Guy Constant Ehoumi, invite tous les citoyens à partager la fraternité et l’amour tout au long de ce processus électoral. Les populations sont appelées à cultiver davantage la paix, la tolérance et l’unité nationale. Une colombe a été lâchée dans les airs symbolisant la paix, le message d’appel à des élections législatives apaisées en 2019 dans tout le diocèse de Porto-Novo et au-delà. Aussi, une grande gravure portant la carte du Bénin, a-t-elle été réalisée et déposée sur l’autel de l’église. Tout ce symbolisme vise à montrer que le Bénin a besoin de vivre en toute sérénité en 2019 pour passer facilement le cap des élections législatives.
C’est d’ailleurs à juste titre que le Mouvement des cadres catholiques et personnalités politiques du diocèse de Porto-Novo a retenu cette année le thème : « Tous ensemble unis pour la paix au Bénin ». Cet appel est en phase avec le thème « L’engagement politique » choisi par le pape François, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix qui sera célébrée le 1er janvier prochain. Mgr Aristide Gonsallo exhorte tous les citoyens à lire ce message du pape composé de quatre pages seulement, mais profond de sens. Le prélat a partagé la primeur et les grandes lignes de ce message avec l'auditoire. On retient que ce message appelle le chrétien catholique et toute personne engagée dans la politique à la bonne gouvernance ; au respect du bien commun et à faire preuve notamment de justice, d’équité, de sincérité et de fidélité dans la gestion de la chose publique. Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, trouve poignant ce message papal et invite tous les citoyens en général et les politiques en particulier à prendre connaissance du texte et à se l’approprier. Il est important que tout le monde retourne à la source des valeurs cardinales en politique que rappele l’exhortation du pape pour que les législatives de 2019 se passent sans anichroche.

Actualités 26 déc. 2018


Fêtes de fin d’année: Canal+ offre une incroyable Noël à plus de 200 enfants démunis

Pas de Noël sans les enfants orphelins, démunis et défavorisés. C’est le challenge que Canal plus s’est donné cette année. Dimanche 23 décembre dernier, elle a offert une journée de joie, toute spéciale, à environ 200 enfants venus des centres Sos et d’autres lieux où ils sont internés. Pop corn, projection cinématographique, spécial cadeau souvenir Canal plus… Tout y était pour rendre la fête de Noël inoubliable pour ces enfants.

Petit sourire en coin des lèvres, Rachidath Alamidé raconte, émotive, sa première au cinéma. Elle vient à peine de sortir d’une projection de film spécial Noël offert par Canal plus à Canal Olympia de Cotonou. Pour la jeune élève en classe de 5e, «c’était magnifique». Mais elle ne s’est pas contentée de suivre le dessin animé pour famille projeté à l’occasion. Elle en a tiré de nombreuses leçons qui, pour elle, guideront dorénavant ses pas. « J’ai compris qu’il faut avoir le sens du partage. Ce n’est pas parce que je suis seule que je ne peux pas être heureux. Et si je suis malheureux, cela ne veut pas dire que je dois priver les autres de leur bonheur », explique-t-elle. Ces enseignements, elle les a retenus pour avoir suivi « le Grinch», un film d’animation. Elle insiste par ailleurs sur le fait que « nul n’a le droit de détruire ce qui rend heureux les autres ». A Canal plus, les enfants bénéficiaires de cette journée spéciale n’ont eu que des mots de remerciements. Ce qui fascine Maël Tchibozo de Sos Abomey-Calavi au bout de la journée, ce sont les gadgets à eux offerts par le groupe Canal plus. Cela lui restera un bon souvenir, apprécie-t-il. La morale relativement à la charité que récèle « le Grinch» a également retenu son attention. «Grinch» qui, esseulé et triste, n’aimant pas Noël, a voulu en priver tout le monde en décidant de gâcher la fête. Mais in fine, il a eu un cœur Noël trois fois plus grand et cela, tous les enfants l’ont apprécié et ovationné.
Le sourire. C’est bien ce que le groupe Canal plus a voulu partager avec ces enfants de situation peu favorable à l’occasion de la fête de Noël, assure Afoussath Salifou Traoré, responsable à la communication de Canal plus Bénin. « C’est une fête à l’occasion de laquelle les gens sont en famille et partagent des moments de bonheur. Nous avons compris que cette situation n’est pas possible pour les orphelins, les enfants démunis et défavorisés », renseigne-t-elle au sujet de l’initiative. Un tel projet n’est pas une première au niveau du groupe. Canal plus avait déjà offert par le passé à bien des enfants en situation difficile, leur première projection cinématographie. Mais celle-ci a bien de particularités. Elle entre dans le cadre de la fête de Noël. Mieux, il ne s’agit pas uniquement de projection, mais d’un programme spécial conçu dans le cadre de « L’incroyable noël de Canal plus » fait de jeux divers, de danses, sans oublier que chacun des enfants repart avec un cadeau spécial Canal plus, assure Afoussath Salifou Traoré. Pour elle, le groupe a prévu de faire le bonheur de ses abonnés et des familles en général. Raison pour laquelle, «L’incroyable noël» a réservé un côté spécial bonheur aux enfants démunis. Mais, avant d’en arriver là, il y a eu d’autres moments de partage pour toute la famille, notamment, précise Afoussath Salifou Traoré. A l’en croire, Canal plus s’est résolu à donner un cachet spécial à la fête. Elle a ainsi récompensé les gagnants du « Challenge incroyable Noël» sur Facebook et appuyé le premier spectacle stand up solo de l’humoriste Yannick Kenneth.

Société 26 déc. 2018


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