La Nation Bénin...
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Pas de Noël sans les enfants orphelins, démunis et défavorisés. C’est le challenge que Canal plus s’est donné cette année. Dimanche 23 décembre dernier, elle a offert une journée de joie, toute spéciale, à environ 200 enfants venus des centres Sos et d’autres lieux où ils sont internés. Pop corn, projection cinématographique, spécial cadeau souvenir Canal plus… Tout y était pour rendre la fête de Noël inoubliable pour ces enfants.
Petit sourire en coin des lèvres, Rachidath Alamidé raconte, émotive, sa première au cinéma. Elle vient à peine de sortir d’une projection de film spécial Noël offert par Canal plus à Canal Olympia de Cotonou. Pour la jeune élève en classe de 5e, «c’était magnifique». Mais elle ne s’est pas contentée de suivre le dessin animé pour famille projeté à l’occasion. Elle en a tiré de nombreuses leçons qui, pour elle, guideront dorénavant ses pas. « J’ai compris qu’il faut avoir le sens du partage. Ce n’est pas parce que je suis seule que je ne peux pas être heureux. Et si je suis malheureux, cela ne veut pas dire que je dois priver les autres de leur bonheur », explique-t-elle. Ces enseignements, elle les a retenus pour avoir suivi « le Grinch», un film d’animation. Elle insiste par ailleurs sur le fait que « nul n’a le droit de détruire ce qui rend heureux les autres ». A Canal plus, les enfants bénéficiaires de cette journée spéciale n’ont eu que des mots de remerciements. Ce qui fascine Maël Tchibozo de Sos Abomey-Calavi au bout de la journée, ce sont les gadgets à eux offerts par le groupe Canal plus. Cela lui restera un bon souvenir, apprécie-t-il. La morale relativement à la charité que récèle « le Grinch» a également retenu son attention. «Grinch» qui, esseulé et triste, n’aimant pas Noël, a voulu en priver tout le monde en décidant de gâcher la fête. Mais in fine, il a eu un cœur Noël trois fois plus grand et cela, tous les enfants l’ont apprécié et ovationné.
Le sourire. C’est bien ce que le groupe Canal plus a voulu partager avec ces enfants de situation peu favorable à l’occasion de la fête de Noël, assure Afoussath Salifou Traoré, responsable à la communication de Canal plus Bénin. « C’est une fête à l’occasion de laquelle les gens sont en famille et partagent des moments de bonheur. Nous avons compris que cette situation n’est pas possible pour les orphelins, les enfants démunis et défavorisés », renseigne-t-elle au sujet de l’initiative. Un tel projet n’est pas une première au niveau du groupe. Canal plus avait déjà offert par le passé à bien des enfants en situation difficile, leur première projection cinématographie. Mais celle-ci a bien de particularités. Elle entre dans le cadre de la fête de Noël. Mieux, il ne s’agit pas uniquement de projection, mais d’un programme spécial conçu dans le cadre de « L’incroyable noël de Canal plus » fait de jeux divers, de danses, sans oublier que chacun des enfants repart avec un cadeau spécial Canal plus, assure Afoussath Salifou Traoré. Pour elle, le groupe a prévu de faire le bonheur de ses abonnés et des familles en général. Raison pour laquelle, «L’incroyable noël» a réservé un côté spécial bonheur aux enfants démunis. Mais, avant d’en arriver là, il y a eu d’autres moments de partage pour toute la famille, notamment, précise Afoussath Salifou Traoré. A l’en croire, Canal plus s’est résolu à donner un cachet spécial à la fête. Elle a ainsi récompensé les gagnants du « Challenge incroyable Noël» sur Facebook et appuyé le premier spectacle stand up solo de l’humoriste Yannick Kenneth.

La 15e édition du festival Kaleta et des arts Agouda s’est tenue du 21 au 23 décembre à Ouidah. Pendant trois jours, la cité des Kpassè a été la capitale des masques et a fait l'objet d’une grande attraction. Le promoteur et délégué général de l’événement, Wilfried Houndjè donne quelques précisions à propos de ce festival.
La Nation : Le festival kaleta en est cette année à sa quinzième édition. Que peut-on en retenir ?
Wilfried Houndjè : Le festival Kaleta et des arts Agouda est une manifestation populaire artistique et culturelle qui valorise le patrimoine Agouda à travers les masques Kaleta et Bourian. C'est un projet culturel qui fait le lien entre le Bénin et le Brésil qui ont tous deux de commun l’histoire de la traite négrière. Nous avons donné corps à ce projet en partant du triste constat que la pratique de la danse Kaleta est en voie de disparition. Or, la pratique de cette danse est une école de vie, d’éducation socioculturelle pour les jeunes enfants. Puisque c’est dans un groupe Kaleta que l’enfant arrive à travailler avec ses camarades, c’est dans ce même groupe qu’il parvient à gagner ses premiers sous à partir de son propre travail, c’est aussi dans ce groupe qu'il apprend à garder le secret ; d’où le mythe « Soukpota ».
Quelle particularité revêt cette édition?
Du 21 au 23 décembre nous avons vécu les manifestations de la 15e édition du Festival Kaleta et des arts Agouda dans la commune de Ouidah. C’est la première manifestation culturelle populaire de cette commune et de tout le département de l’Atlantique qui a pu tenir la route pendant quinze années de suite. La particularité de cette édition est que seuls les groupes lauréats des quatorze dernières éditions ont été invités pour animer les spectacles de concours Kaleta. Ces groupes proviennent de six communes du Sud Bénin. Il s’agit de Ouidah, Kpomassè, Cotonou, Abomey-Calavi, Grand-Popo et Toffo.
Mais, c’est aussi l’édition qui s’est ouverte aux masques Bourian qui, pour la première fois, ont été aussi sur scène comme les Kaletas. Le décor du festival a fait aussi peau neuve, la technique est passée aux mains d’un ingénieur de son. Des universitaires ont pris part au festival pour continuer d’approfondir les recherches sur ce patrimoine afro-brésilien menacé de disparition. Voilà autant de nouveautés que le comité a apportées cette année.
On peut donc conclure que tout s’est déroulé comme sur les roulettes au niveau de l’organisation ?
(Sourire). Cette année, nous avons eu du mal à mobiliser les ressources pour faire face aux multiples charges du festival. Tous ceux qui avaient promis nous appuyer ont été relancés, mais silence radio. Toutefois, un évènement vieux de quinze ans doit garder son honneur et soigner sa réputation. Du coup, nous nous sommes retrouvés seuls à financer un festival dont les spectacles sont entièrement gratuits.
Mais, il y a de très bonnes choses également. C’est la première fois que le festival a suscité un intérêt particulier auprès des hommes des médias nationaux et internationaux et même des réseaux sociaux. Nous avons eu au programme un atelier de masque Kaleta, un carnaval Kaleta, un concours Kaleta et Bourian, des visites touristiques, des instants de danses et de ballets, des projections de films et bien d’autres attractions.

Le président de la République, Patrice Talon, est attendu jeudi 27 décembre prochain, à l’hémicycle à Porto-Novo, dans le cadre de son traditionnel message annuel sur l’état de la Nation devant la Représentation nationale.
Quel est l’état de santé du Bénin en 2018 ? Quid des réalisations secteur par secteur ? Quelles sont les perspectives pour le pays en 2019? Le président de la République est attendu pour donner des éléments de réponses à ces interrogations, jeudi prochain devant la Représentation nationale. Ce sera à l’occasion du traditionnel message annuel du chef de l’Etat sur l’état de la Nation. C’est l’article 72 de la Constitution béninoise qui prescrit cela : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». C’est la troisième fois que Patrice Talon va sacrifier à cet exercice depuis son investiture le 6 avril 2016. Comme c’est souvent le cas, le président Patrice Talon saisira l’occasion pour faire le bilan, secteur par secteur, des actions et réalisations de son gouvernement en 2018. Il va réaffirmer aux députés toute sa détermination à améliorer les conditions de vie de la population à travers les nombreux chantiers qu’il entend certainement poursuivre l’année prochaine, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, des Tics, de l’agriculture, de l’économie, du tourisme, de la culture, des sports et la lutte implacable contre la corruption sous toutes ses formes et la promotion de la bonne gouvernance. Patrice Talon ne manquera pas de revenir sur certaines de ses réformes clés dont celle sur le système partisan. Laquelle réforme engendre actuellement un branle-bas dans tous les états-majors politiques pour la mise en conformité avec les nouveaux textes. La mise en œuvre de cette réforme sur le système partisan balise peu à peu le terrain pour les législatives de 2019. Le président de la République va certainement revenir sur sa vision par rapport à cette réforme et dire la détermination du gouvernement à jouer sa partition pour l’atteinte des objectifs. Les autres réformes en cours dans presque toute l’administration publique particulièrement au niveau des régies financières notamment la Douane, les Impôts et le Trésor, du ministère de l’Economie et des Finances pour assainir les dépenses publiques et sécuriser les fonds de l’Etat ne seront pas a priori occultées. La bonne conduite de toutes ces actions et réformes permettra au gouvernement d’atteindre ses ambitions pour 2019 déclinées à travers le budget général de l’Etat gestion 20019 adopté jeudi 20 décembre dernier par l’Assemblée nationale.
Actualités 24 déc. 2018

Il aura fallu la déposition à la barre, vendredi dernier, du sieur Emile Tégbénou, accusé dans l’affaire Icc-Services, en jugement devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), pour que l’on en sache un peu plus sur la manière dont les fonds des épargnants de cette structure de collecte illégale d’argent et d’épargne ont été dilapidés surtout dans des actions de propagande politique en faveur du régime précédent.
Deuxième personnage de l’affaire de collecte illégale de fonds et de placement d’argent dite Icc-Services de 2006-2010, après Guy Akplogan, président directeur général de cette structure, Emile Tégbénou était à la barre de la Criet, vendredi 21 décembre dernier. Il a déposé pendant plus de sept heures d’horloge. Le directeur départemental Ouémé/Plateau d’Icc-Services, au moment des faits, a dit tout ce qu’il savait de cette structure et surtout comment il a géré les fonds des épargnants. Emile Tégbénou avoue avoir fait de nombreux dons à l’endroit du gouvernement dans le but de promouvoir les actions du régime d’alors. Il se souvient d'avoir confectionné de calendriers à l’effigie du chef de l’Etat Boni Yayi à 25 millions de francs Cfa. Les calendriers devraient être partagés aux électeurs sur le terrain. Il a également construit un château d’eau aux populations de Glo-Djigbé, aidé le président de la République, par le biais de l’un de ses frères et un pasteur qui lui auraient demandé d’appuyer financièrement le regroupement des femmes chrétiennes dans tous les départements. Il aurait envoyé 500 millions F Cfa pour cette opération dans dix départements à raison de 50 millions F Cfa par département, à l’exception du Borgou et de l’Alibori. Emile Tégbénou informe la cour avoir appuyé financièrement avec 10 millions F Cfa le promoteur du concours « Meilleures communes » qui a utilisé les fonds pour l’achat d’ordinateurs aux lauréats. Il aurait financé également des activités politiques organisées par certains ténors Fcbe, alors parti au pouvoir, qui l’ont sollicité. Il avait un contrat avec l’état-major général des Forces armées béninoises (Fab) pour un montant de 600 000 F Cfa par mois pour la surveillance et la garde de ses locaux et bureaux. Il payait les quatre militaires à lui affectés à 10 000 F Cfa chacun par jour. Il avait également avec lui deux gendarmes payés à 20 000 FCfa chacun, deux éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) qui étaient à 10000 F Cfa chacun. Tout ce beau monde aurait été engagé pour assurer la sécurité de sa maison et de ses agences Icc-Services. Il a donné également 20 millions à un couple pasteur qui serait proche du chef de l’Etat d’alors, venu le voir pour solliciter son appui pour l’organisation de la convention d’une église évangélique. Il aurait par ailleurs appuyé financièrement le même pasteur avec 17 millions F Cfa.
Des bouteilles de vin Icc-Services ?
Le frère du chef de l’Etat, Boni Yayi, qui était en même temps le directeur d’exploitation de sa Société nouvelle alliance du Bénin (Snab), a reçu un montant cumulé qu’il estime à plus de 300 millions F Cfa. Il a appuyé avec 50 millions F Cfa le sieur Justin Dimon également incarcéré dans le dossier à qui il a offert une voiture au nom de Snab. Il a soutenu l’organisation de la Journée des femmes de la présidence de la République en 2009 avec 5 millions F Cfa qu’il aurait remis à la secrétaire particulière de la directrice de cabinet du président de la République d’alors. Il était présent lui-même à cette fête au cours de laquelle des bouteilles de vin ont été réalisées à l’effigie du chef de l’Etat avec le logo d’Icc-Services. L’initiative de la commande spéciale du vin aurait été saluée par le président de la République qui aurait d’ailleurs présenté la bouteille en présence du ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki.
Poursuivant sa déposition, Emile Tégbénou dit avoir donné un montant d’un million de francs Cfa au garçon de course du chef de l’Etat ; 50 millions F Cfa à un agent de renseignements du nom de Wili, dont il ignore l’identité exacte, et qui devrait faciliter la rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances pour l’obtention de l’agrément devant leur permettre d’exercer légalement leurs activités, bloqué au niveau de l’administration publique. Il aurait remis également de 223 millions F Cfa au coordonnateur de la Cellule de surveillance des structures et institutions de microfinance décentralisées, le sieur Grégoire Cocou Ahizimè, qui conduisait la procédure de délivrance du fameux agrément jusqu’ici non établi. Le sieur Grégoire Cocou Ahizimè est également dans le box des accusés.
Emile Tégbénou dit avoir fait en 2008, par deux fois, un geste d’un million de Francs Cfa au directeur de cabinet du chef de l’Etat, Nestor Dako, sans que ce dernier le lui ait demandé ; 500.000 F Cfa à la secrétaire particulière du ministre chargé de l’Eau. Aussi, le directeur départemental Ouémé/Plateau d’Icc-Services a-t-il fait don de deux ordinateurs et de deux motos aux services des impôts d’Adjarra à la demande du receveur d’alors; réfectionné les locaux de la gendarmerie d’Adjarra et du bâtiment de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) de Porto-Novo. Emile Tégbénou se rappelle que le frère du chef de l’Etat et son acolyte pasteur étaient passés le voir pour lui faire part de ce que le chef de l’Etat sollicite auprès de lui un prêt de 20 milliards F Cfa pour le Trésor public. Mais il n’a pas accédé à cette requête venant des émissaires du chef de l’Etat. Emile Tégbénou se dit surpris que ce prêt lui soit demandé juste après qu’il eut encaissé les fonds issus d’un gros marché de construction de forage qu’il a réalisé à l’étranger par son entreprise Snab. Il accuse son garde du corps, aujourd’hui décédé et qui était au courant de toutes ses transactions financières, d’avoir certainement vendu la mèche. A la question du président de la cour de céans, qui voudrait savoir si après le rejet de cette demande de prêt de 20 milliards, le chef de l’Etat Boni Yayi l’avait appelé, Emile Tégbénou répond par la négative. Boni Yayi ne l’a jamais appelé à ce propos bien qu’ils se soient vus à maintes reprises à son domicile où ils tiennent des séances de prières tous les dimanches. Il ne lui est pas non plus venu à l’idée de vérifier cette information de prêt au près chef de l’Etat. Emile
Tégbénou informe que son amitié avec le président de la République Boni Yayi remonte à 2006-2007. Il a saisi l’occasion de l’une de leurs rencontres en 2007 pour lui parler d’Icc-Services. Le chef de l’Etat l’aurait encouragé puisqu’il s’agissait d’une activité de microfinance qui pouvait aider les pauvres à sortir de la précarité. Il est allé le voir ensuite avec Guy Akplogan, pour lui faire part des difficultés de leur structure par rapport à l’obtention d’agrément. Le chef de l’Etat s’est rendu après, le dimanche 25 octobre 2009, au domicile de Guy Akplogan, Pdg d’Icc-Services, dans la Zopa à Abomey-Calavi, en présence du révérend pasteur feu Benoit Agbaossi, alors malade.
Mais avec quels fonds faisiez-vous tous ces dons? Emile Tégbénou répond à la cour sans ambages que c’étaient les fonds des épargnants d’Icc-Services. Pourquoi faisiez-vous tous ces gestes de générosité tous azimuts? « On faisait ces dons pour pouvoir avoir notre agrément bloqué dans l’administration et pouvoir mener avec sérénité nos activités sur le terrain. Mais malheureusement, ce qu’on craignait en faisant des dons à l’endroit des thuriféraires du régime au pouvoir s’est encore produit », regrette Emile Tégbénou. Il persiste et signe avoir laissé avant son incarcération 27,050 milliards F Cfa dans cinq coffres-forts dont 7 milliards F Cfa représentent les fonds d’Icc-Services et des activités de la Snab spécialisée dans la construction de châteaux d’eau et de forages. Mais les coffres-forts auraient été éventrés et les 27,050 milliards F Cfa emportés par la commission d’enquête judiciaire ayant connu du dossier. Le jeune soudeur du quartier qui a aidé les enquêteurs à défoncer lesdits coffres-forts est décédé. Il en est de même du garde du corps de Guy Akpolgan, Pdg d’Icc-Services. Les deux ont rejoint l’au-delà ainsi que son garde du corps. Emile Tégbénou estime suspect le décès de ces trois personnes. Selon lui, n’eussent été la volonté de Dieu et sa vigilance, il ne serait plus lui non plus en vie.

L’Association de développement de la commune d’Allada organise, depuis samedi dernier, en collaboration avec le Procad, une foire agricole pour valoriser la production locale. Pendant quatre jours, plus d’une vingtaine d’entreprises et de promoteurs agricoles exposeront leurs produits naturels ou issus de la transformation.
La commune d’Allada regorge d’énormes potentialités agricoles, mais très peu valorisées sur les plans local, national et international.
Pour corriger cette situation, l’Association de développement de la commune organise, du 22 au 24 décembre, en partenariat avec le Procad, une foire agricole en cette période de fin d’année pour permettre, non seulement aux populations de s’approvisionner, mais également aux étrangers de découvrir les productions locales disponibles.
Dans les stands installés à cet effet, l’on peut apprécier toutes sortes de produits, notamment de l’ananas naturel ou transformé en jus, de l’huile, de la farine et des galettes de soja, des régimes et huile de palme, du whisky à base du jus de palme, des produits d’élevage, des pagnes, des fruits et légumes.
Augustin Ahouansè, membre du comité d’organisation de la foire agricole d’Allada, rappelle que l’objectif de l’initiative est de montrer ce qu’on produit et qui le produit dans la commune. Elle vise également à permettre aux filles et fils d’Allada de fêter avec les produits de chez eux. Selon lui, la commune n’est pas des moindres dans le domaine agricole, avec de bonnes performances dans la production de l’ananas à titre illustratif.
Le président de l’association de développement de la commune d’Allada, Justin Amoussou, initiateur de la foire, affirme que l’association qu’il dirige a voulu profiter de la période des fêtes pour mettre en valeur la production locale et surtout encourager la consommation des produits agricoles. Cette foire permettra, selon lui, de promouvoir le tourisme gastronomique, car si tout le monde mange à sa faim, notre pays sera prospère.
La commune produit essentiellement de l’ananas, de la volaille, du poisson ainsi que d’autres fruits.
Justin Amoussou annonce le démarrage, dès mars 2019, de la construction du musée « Toussaint Louverture » dont les travaux s’achèveront en 2021. Raison de plus pour qu’il y ait une foire pour attirer les touristes et surtout pour vanter les produits locaux.
Le secrétaire général de la mairie d’Allada, Salomon Tognikès, estime que l’organisation de la foire est une activité de redevabilité exceptionnelle et de reconnaissance des mérites des producteurs. Cette manifestation traduit, selon lui, la volonté des initiateurs de promouvoir l’autosuffisance alimentaire au Bénin. Une initiative qui s’inscrit parfaitement dans les objectifs du Programme d’actions du gouvernement.
La représentante de l’Agence territoriale pour le développement agricole, Florencia Houngbété, a loué l’initiative qui, selon elle, est une invite à la promotion des produits locaux et contribue au développement. Elle a invité les populations à venir massivement s’approvisionner en produits de toutes sortes sur place pour booster la lutte contre la pauvreté.
Pour Clément Hounyovi, représentant de l’Union communale des producteurs d’Allada, ce qui se fait est une occasion pour faire connaître au monde ce qu’on produit à Allada, c’est une tribune pour la promotion des producteurs.
La représentante du directeur départemental de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Nina Dessouassi, félicite les initiateurs de cette première foire d’Allada qui, selon elle, doit se perpétuer. Elle promet que la direction s’investira davantage pour un meilleur suivi des pratiques agricoles. « Il urge d’accompagner les acteurs pour la promotion de leurs produits », déclare-t-elle.

L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a publié hier, jeudi 20 décembre, le dernier classement de ses associations nationales membres. A l’image du Top 100 qui n’a presque pas changé, le Bénin a gardé sa 94e place qu’il occupait déjà dans le précédent classement.
Vains auront été les efforts du Bénin et de son football pour intégrer enfin le Top 50 du classement Fifa/Coca-Cola en 2018. Il a fini au 94e rang derrière la République de Kirghize, 91e, le Trinité-et-Tobago, 92e, et le Qatar, 93e, puis devant l’Ouzbékistan, 95e, l’Estonie, 96e, l’Inde, 97e et les Iles Féroé, 98e. Rien que des pays inconnus au bataillon et qui n’ont aucune référence en matière de football. Du surplace qui illustre bien le chemin qui reste encore à parcourir pour être véritablement compétitif et voir le football national devenir exportable.
Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, désormais dirigé par Mathurin de Chacus, a donc du pain sur la planche. C’est déjà réconfortant de constater que les championnats nationaux de football ont repris leur droit de cité.
Pour le présent classement, seulement 8 matches internationaux ‘’A’’ ont été disputés. En tête, c’est la Belgique qui mène les débats. La France occupe la 2e place. Elle est suivie du Brésil. La Croatie, l’Angleterre, le Portugal, l’Uruguay, la Suisse, l’Espagne et le Danemark se retrouvent aux autres places du Top 10.
S’agissant de bilan, 2018 aura été en général une bonne année pour l’Europe qui compte maintenant 31 des 50 meilleures équipes. Soit deux de plus à la même occasion en décembre 2017. Quant à l’Asie, elle a également fait passer de deux à trois, le nombre de ses équipes figurant au sein du Top 50. Le grand perdant a été l’Afrique. De huit, ses représentants sont passés à cinq.

Tenue loin de tout tintamarre, la rencontre entre le chef de l’Etat et les responsables syndicaux mercredi 19 décembre, a abouti à d’heureuses perspectives.
« Je suis né au bord de la rivière, dans une petite tente ; Et comme la rivière. Je n’ai jamais cessé de courir depuis ; Ça fait un long, long moment que j’attends ; Mais je le sais, un changement va arriver ; Oh, oui c’est vrai ». Ainsi commence ‘’A Change is gonna’’, langoureuse balade signée Sam Cooke et reprise par de nombreux autres artistes dont les divas Aretha Franklin et Angélique Kidjo.
C’est, semble-t-il, sous cet air épique que le gouvernement et les centrales syndicales placent désormais leurs relations de partenariat qui s’inscrivent dans un nouveau départ (sic). C’est du moins la quintessence des résolutions prises de part et d’autre, suite à la rencontre, mercredi 19 décembre, entre le président de la République et les sept centrales syndicales qui y étaient présentes. « Nous avons expliqué au chef de l’Etat que nous ne sommes plus dans la dynamique d’un syndicalisme qui doit être tout le temps en train de se battre avec le gouvernement, mais que nous pouvons établir un partenariat qui permette à la gouvernance d’être apaisée et de pouvoir atteindre les résultats qu’il faut.. », concilie Anselme Amoussou, Secrétaire général de la Csa (Centrale des Syndicats autonomes). « Nous sommes dans une nouvelle dynamique en matière de dialogue social et le chef de l’Etat a annoncé que nous aurons deux rencontres annuelles formelles avec lui pour échanger sur les grandes questions de la Nation et essayer d’éviter que les malentendus ne s’accumulent », restitue-t-il, au terme des échanges avec le président Patrice Talon assisté de neuf ministres.
Plus d’ombre au front social ?
Le chef de l’Etat, d’entrée, a indiqué que « Le gouvernement a la volonté d’établir avec les responsables syndicaux une véritable atmosphère de collaboration, de partenariat afin que les problèmes que nous avons en commun, les défis que nous avons à relever pour améliorer nos conditions de vie, nos conditions de travail, d’existence, que nous soyons tous collectivement en mesure d’y faire face ».
A cet effet et expliquant le but de la séance, le Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Moudachirou Bachabi rapporte qu’elle visait à « réécrire une nouvelle dynamique entre le gouvernement et les représentations syndicales ». De façon plus explicite, pour lui, il faut « D’abord, que tout le contenu, le sens du partenariat soit restitué dans nos relations; nous sommes des partenaires. Et comme des partenaires, nous ne devons pas nous faire des crocs-en-jambe », ajoute-t-il.
« Vous êtes un maillon plus qu’important de la vie sociale dans le pays, nous le reconnaissons et c’est bien pour cela que j’ai tenu à ce que cette rencontre ait lieu avant la fin de l’année pour qu’on puisse convenir que nos frustrations, nos divergences, ça ne manquera jamais, s’éteignent avec l’année qui va se terminer, pour qu’en 2019, nous entrions dans une nouvelle dynamique », engage le président Talon. « C’est le principal objet de la présente rencontre », a-t-il du reste précisé.
ToFâ
Pour sa part, Moudachirou Bachabi se veut, mesuré, mais optimiste : « Je crois, comme tous ceux qui ont pris part à la séance, qu’il est évident que si le chef de l’Etat maintient la sérénité avec laquelle il a échangé avec nous, et que nous échangions effectivement sur les vrais dossiers du pays, on va éviter les tensions et peut-être même qu’il ne viendra à l’idée de personne de recourir à l’exercice du droit de grève ». Observation du reste juste, entendu qu’en définitive, la grève ne fait du bien à personne.
Ceux qui doutaient de ce que le ToFâ 2019 présage des meilleurs auspices pour le Bénin, peuvent d’ores et déjà raviser leur position, car de tels propos venant de syndicalistes qui ne font pas d’ordinaire de cadeau au pouvoir, 2019 ne saurait mieux présager de plus belles perspectives. « Nous, nous y croyons parce que la bonne foi doit être présumée et nous devons travailler à ce que le regard qu’il souhaite avoir de nous et le regard que nous souhaitons avoir de lui, que ce regard s’instaure de façon à ce que chacun de nous puisse se sentir à l’aise», explicite le Secrétaire général de la Cgtb, preuve de ce que de bonnes résolutions ont été prises mercredi dernier au palais de la République. C’est un nouveau jour qui se lève dans les relations entre deux partenaires, le gouvernement et les centrales syndicales, qui ne manquaient pas d’avoir des points d’achoppement.
Mais suite à ces échanges, que le président Talon voulait « dépouillés de toute convenance, de tout protocole » mais « sincères entre nous », le bilan des relations entre le pouvoir et les syndicats qui ne constituent pas moins un pouvoir, a été dressé en toute cordialité, selon les informations, et les bases nouvelles relationnelles ont été jetées pour l’avenir. Il en a été ainsi car, en introduction, le chef de l’Etat en a posé les jalons : « Je peux vous dire d’ores et déjà que vous verrez que les choses se passeront comme il conviendrait que ça se passe, de sorte que nous puissions partager ensemble le mérite de relever les défis qui sont les nôtres», a-t-il apaisé. Une disposition qui a mis à l’aise et libéré les responsables syndicats qui ont, sans tabou, abordé les questions qui leur tenaient à cœur.
Cordialité, convivialité
Au menu, était le point des revendications syndicales. Mais les chefs des centrales syndicales se sont également prononcés sur la gouvernance globale du pays, et à la demande du président Talon, sur les différentes réformes faites, celles en cours, et de façon générale sur sa touche personnelle en tant que chef de l’Etat. Les différentes lois querellées n’ont pas été occultées, notamment la loi sur l’embauche, la loi sur la grève. Idem pour la question de la Charte sur le dialogue social. A ce propos, convaincus de l’importance de cette charte, les responsables syndicaux sont de même persuadés que son contenu peut permettre d’éviter les crises récurrentes. Aussi, le président Talon a-t-il convenu avec eux de donner davantage de moyens au Conseil national de Dialogue social pour qu’il puisse pleinement jouer sa partition afin d’instaurer le dialogue social qui permet d’avoir une gouvernance apaisée. Il a par conséquent donné séante tenante des instructions à des ministres pour qu’au plus tard le 15 janvier des réponses soient données à des questions aussi importantes telles que le reversement des agents contractuels de l’Etat.
Ensemble, centrales syndicales et gouvernement ont convenu de ce que l’évaluation qui a été annoncée pour décembre dans l’enseignement secondaire soit reportée pour janvier. Le Projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), projet phare du gouvernement en matière sociale, a également préoccupé les partenaires sociaux qui veulent être associés à sa mise en œuvre. Doléance à laquelle le chef de l’Etat a aussi accédé et instruit le ministre de la Santé pour que les représentations syndicales soient impliquées et qu’elles puissent donner leur avis sur ce qui est en train d’être mis en place pour l’opérationnalisation du projet Arch. Vous avez dit nouveau départ ?

Une confrontation entre l’ancien ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Armand Zinzindohoué, l’ex-procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Georges Constant Amoussou et l’ancien directeur général de la Police nationale, Osséni Maïga Anki Dosso, a été le moment fort, ce jeudi, du procès devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) de l’affaire Icc services qui est à sa quatrième journée.
Le procès de l’affaire placement illégal et collecte d’argent dite Icc services s’est poursuivi ce jeudi à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. L’ancien ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Armand Zinzindohoué, au moment des faits, et sur qui l’audience a été suspendue la veille, était retourné à la barre. Le débat s’est poursuivi avec lui dans le but qu’il dise à la cour, en sa qualité de sachant, ce qu’il sait de ce dossier. Le décor de l’interrogatoire au fond a été planté par Me Olga Anassidé, avocat de l’Etat béninois dans ce procès. Elle a demandé à l’ex-ministre de dire ce qu’est, selon lui, Icc services, ses vrais promoteurs et acteurs et l’objectif de la création de la structure. Répondant à la préoccupation, Armand Zinzindohoué persiste et signe, comme il l’a dit la veille, que c’est en conseil des ministres du 19 mai 2010 qu’il a entendu parler pour la première fois de Icc services. Avant cette date, il ne l’a jamais appris. Mieux, les services de renseignements de la police qui sont sous ses ordres ne lui ont jamais parlé de ce phénomène. Certes, il connait Emile Tégbénou par le biais du sieur Guillaume Sogbossi avec qui il s’est fait ami lors des séances de prières au domicile du chef de l’Etat, Boni Yayi. Guillaume Sogbossi lui a présenté Emile Tégbénou comme le promoteur de la Société nouvelle alliance du Bénin (Snab) spécialisée dans la réalisation de forages et de châteaux d’eau mais jamais comme membre d’Icc services. C’est par la suite qu’il a appris du chef de l’Etat qu’Emile Tégbénou était de cette structure. Cela se passait, se souvient-il, le 7 juillet 2010 où il a été sorti du gouvernement à la suite d’un échange musclé entre lui et le président Boni Yayi qui l’accusait énergiquement dans son bureau d’avoir donné un garde du corps à Emile Tégbénou. Pour lui, c’était la première fois qu’il a vu son chef dans cet état où il était hors de lui-même. Il a marqué ce 7 juillet 2010 un grand étonnement face aux accusations du président de la République qui, selon lui, l’avait instruit par deux fois d’aller le représenter à l’inauguration d’un forage d’eau à Glo-Djigbé et ensuite à la mise en service officielle de l’église du christianisme céleste de Malanwi à Adjarra.
Caution indirecte
Mais qu’est-ce qui a motivé son grand étonnement à l’évocation du nom Icc services par le chef de l’Etat ce 7 juillet 2010 ? A cette question de Me Olga Anassidé, l’ex-ministre chargé de l’Intérieur répond que sa réaction se justifie par le fait que la question avait été évoquée en conseil des ministres le 19 mai 2010 par le ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Idriss Daouda, qui a présenté Icc services et consorts comme une structure exerçant une activité illégale. Mais qui a mis un garde du corps à la disposition d'Emile Tégbénou?, a voulu savoir Me Gustave Kassa, l’un des conseils du collectif des victimes. « Je ne sais pas », répond Armand Zinzindohoué qui persiste et signe avoir servi de bouc émissaire dans cette affaire. Mais ne pense-t-il pas que ces deux présences médiatisées aux côtés d’Emile Tégbénou aux cérémonies d’inauguration à Glo-Djigbé et Adjarra où il est allé représenter le chef de l’Etat avec escorte et gyrophare sont de nature à crédibiliser et légitimer les activités de Icc services et à sensibiliser les populations à aller davantage épargner dans ces structures qui étaient en réalité illégales ? Armand Zinzindohoué répond que le gouvernement n’a jamais dit à une population d’aller déposer son argent à Icc services. «J’ai peur pour ce que j’entends ici. On ne peut plus répondre aux invitations », poursuit-il pour montrer qu’il s’était rendu à ces deux inaugurations sur invitation d’Emile Tégbénou et instruction du chef de l’Etat. Et quid de l’affaire de don de pick-up offert par les responsables d’Icc services à la gendarmerie de Klouékanmè? A cette question des avocats qui voudraient savoir la responsabilité de l’Etat dans cette affaire, l’ancien ministre répond avoir appris l’information par le biais de son collègue chargé de la Défense dont dépendait la gendarmerie nationale. « Le don a-t-il été discuté au niveau du gouvernement ? » Non, répond-il au ministère public. « J’ai été le collaborateur loyal le plus proche du chef de l’Etat », insiste Armand Zinzindohoué.
Armand Zinzindohoué confondu
Poursuivant le débat, le président de la cour invite à la barre l’ex-procureur général près la cour d’appel de Cotonou (Pg), Georges Constant Amoussou. Il s’agit pour la cour de confronter Armand Zinzindohoué à ce dernier qui insinuait, mardi dernier à la barre, que les responsables d’Icc services étaient soustraits de la circulation et cachés au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes au moment où la gendarmerie nationale d’Abomey-Calavi recherchait les intéressés pour les arrêter. Le président de la cour rafraîchit la mémoire à l’ex-Pg qui dit qu’il confirme cette déclaration. Appelé à réagir, Armand Zinzindohoué dit n’avoir jamais fait une telle obstruction à la justice. Georges Amoussou va plus loin en évoquant un arrêté ministériel signé du ministre Armand Zinzindohoué qui assigne à résidence surveillée les responsables d’Icc services. Malgré son opposition à cet arrêté parce qu’illégal, le ministre de l’Intérieur l’a signé. Armand Zinzindohoué dit n’avoir jamais pris un tel arrêté. Il reconnait avoir confié les intéressés à la Police le 21 juin 2010 sur instruction du chef de l’Etat à qui il a rendu compte d’une séance de travail qu’il venait d’avoir, toujours à la demande du chef de l’Etat, à son ministère avec les responsables d’Icc services. Lesquels lui ont dit que les mécontentements des déposants d’Icc étaient dus au fait qu’ils sont en cessation de paiements. Il n’a plus rien fait d’autre que les avoir confiés à la Police. Armand Zinzindohoué sera confondu par Georges Constant Amoussou qui a sorti une copie de l’arrêté effectivement signé par le ministre Armand Zinzindohoué. L’acte assignait à résidence surveillée les responsables d’Icc services et empêchait de facto la Gendarmerie d’Abomey-Calavi de mettre la main sur les intéressés. L’arrêté a été lu à la cour pour lui permettre de faire sa religion. Cette lecture a permis de comprendre que cette mise à résidence surveillée se veut une mesure conservatoire pour garantir l’ordre public et le recouvrement des fonds des épargnants. Armand Zinzindohoué qui avait nié l’existence d’un tel arrêté le reconnait par la suite. Il avoue avoir été amené à signer l’acte par le directeur général de la Police nationale (Dgpn) Osséni Maïga Anki Dosso, qui l’a d’ailleurs initié, mais qui était en même temps son conseiller technique à la sécurité en tant que Dgpn. De ce fait, les effets de cet arrêté querellé, devraient être mis à la charge du Dgpn qui l’a initié et le lui a soumis pour signature.
De qui le Dgpn a-t-il reçu l’ordre? Armand Zinzindohoué dit ne pas le savoir. En tout cas, tout le monde, sauf lui, martèle-t-il. Ce qui a amené le président de la cour à faire appel au Dgpn Osséni Maïga Anki Dosso entre-temps isolé à la salle des témoins. Il n’était donc pas au courant de tout ce qu’a déposé son ancien patron. L’ex-Dgpn a été invité à dire l’initiateur de l’arrêté signé le 28 juin 2010 et qui assigne à résidence surveillée les responsables d’Icc services… Il répond sans hésitation qu’il a reçu l’instruction de son ministre de tutelle comme c’est souvent d’ailleurs le cas au moment où il était aux affaires. Osséni Maïga Anki Dosso confie à la cour que cet arrêté avait été pris pour pouvoir bien faire face à la situation des responsables d’Icc services et consorts qui impliquait plus d’une cinquantaine de personnes. Cette mesure conservatoire a été retenue par le comité de suivi en charge du dossier dont faisait partie le ministre de l’Intérieur avec qui il était en contact. Confondu, le ministre Armand Zinzindohoué dit que l’affaire date déjà de plus de neuf ans et il ne se rappelle exactement de certaines précisions. Qu’à cela ne tienne ! L’ex-Dgpn, à nouveau contredit avec insistance Armand Zinzindohoué qui dit avoir entendu parler d’Icc services pour la première fois lors du conseil des ministres du 19 mai 2010. Osséni Maïga Anki Dosso se dit surpris par cette déposition de l’ancien ministre. Selon lui, son ancien patron avait l’information bien avant cette date à travers les fiches quotidiennes des services de renseignements de la Police qu’il faisait remonter vers lui depuis 2009 au moment où les problèmes ont commencé avec ces structures de placement illégal de fonds en cessation de paiements des déposants. Peut-on retrouver ces fiches dans les archives du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique et de la Dgpn. « Oui, normalement», répond l’ex-Dgpn au président de la cour. Mais l’ancien ministre continue de soutenir bec et ongles qu’il n’a reçu aucune fiche sur l’affaire Icc services émanant des services des renseignements. Le président de la cour a demandé au procureur spécial près la Criet, Ulrich Gilbert Togbonon, de prendre les dispositions pour rendre disponibles ce vendredi lesdites archives pour situer la vérité.

La Banque d’investissement et de développement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bidc) a accordé deux prêts au Bénin, l’un pour financer les projets de construction d’adduction d’eau villageoise (Aev), l’autre pour le raccordement du réseau électrique dans plusieurs localités rurales. La cérémonie de signature des accords de prêts a eu lieu, ce mercredi 19 décembre, à la salle de conférence du ministère de l’Economie et des Finances.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), Bachir Maman Ifo, ont signé deux accords de prêts ce mercredi.
Le premier d’un montant de 23,8 milliards de francs Cfa vise à financer 44 projets d’Adduction d’eau villageoise (Aev). Le second relatif au projet d’alimentation en électricité dans 11 départements pour desservir 100 localités du Bénin par les réseaux centralisés est d’un montant de 18,2 milliards F Cfa. Environ 200.000 Béninois auront accès à l’eau potable et plusieurs localités seront électrifiées d’ici 2019. De quoi réjouir le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Dans son intervention, ce dernier a salué la célérité avec laquelle le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao a finalisé ces deux accords de financement dont la signature a eu lieu en présence des cadres de la Bidc, du ministre de l’Energie Jean-Claude Houssou et du secrétaire général du ministère de l’Eau et des Mines. A en croire le président de la Bidc, Bachir Maman Ifo, cette signature d’accords confirme la qualité de la coopération entre le Bénin et la Bidc. Mieux, les projets visés s’inscrivent dans les actions du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations rurales par la construction de nouveaux systèmes d’Aev, la réhabilitation des réseaux électriques et des infrastructures existantes…
« Pour terminer l’année, on n’aurait pas rêvé mieux… », a affirmé le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Il soutient que la célérité observée dans la signature des deux accords témoigne du crédit dont le Bénin bénéficie de la part de la Bidc. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé que le Bénin mettra tout en œuvre pour que ces deux accords soient mis en vigueur dans les meilleurs délais et que toutes les formalités administratives soient engagées. Il a rassuré, par ailleurs, le président de la Bidc et sa délégation que la mobilisation de la contrepartie de l’Etat béninois sera effective pour qu’effectivement dans un an, quand ils reviendront à Cotonou pour signer d’autres accords de prêts, ils puissent inaugurer ces infrastructures et s’apercevoir au moins que 200.000 Béninois ont eu de l’eau potable grâce à ce projet.
Quant à l’énergie, Romuald Wadagni souligne qu’au-delà d’apporter la lumière aux populations agricoles, c’est aussi offrir la capacité aux exploitants agricoles de pouvoir développer de petites unités de transformation des produits. C’est aussi régler définitivement les déficits en énergie rurale et contribuer en conséquence à la croissance globale du Bénin en réglant l’un des handicaps au développement.

L’Emirat du Qatar commémore, chaque 18 décembre, sa fondation. A cette occasion, l’ambassade de l’Emirat du Qatar près le Bénin a organisé, mardi 18 décembre dernier, une fête qui a réuni les diplomates en poste au Bénin, les autorités béninoises et des invités. Le Bénin était représenté à cette cérémonie par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.
Les Qataris célèbrent, chaque 18 décembre, la journée anniversaire de la fondation de leur pays.
A cette occasion, le chargé d’affaires de l’ambassade du Qatar près le Bénin, Mohamed Youssef Al Malki, rappelle qu’à chaque commémoration, les Qataris se présentent devant les monuments historiques du pays où leurs ancêtres ont établi un Etat fermement enraciné dans sa culture et son patrimoine moderne, ouvert au monde avec toutes ses cultures et ses différences.
Le Qatar est un pays qui aime et cherche, souligne-t-il, la paix des peuples et qui a hâte de communiquer avec les peuples du monde.
« L’Etat du Qatar est un grand pays moderne, doté d’une volonté et d’une détermination fortes dans toutes ses positions et ceci est le résultat de la vision de son Altesse royale Cheik Tamin Bin Hamad Al Thani, Emir du Qatar », souligne-t-il.
Le Qatar cherche, selon Mohamed Youssef Al Malki, à réaliser un développement durable dans divers secteurs en établissant les règles de transparence du travail et de la diversification économique, le développement de la structure législative et la création d’un climat économique et financier propice à la promotion de la croissance et de la production.
L’économie du Qatar a maintenu sa croissance et sa prospérité malgré les nombreuses circonstances difficiles du temps dont est victime l’économie mondiale. Sa puissance économique a pris un coup malgré les ressources externes, ce qui a le plus affirmé son indépendance, car les exportations du Qatar ont augmenté de 18% au cours de la période de crise économique et le riyal, sa monnaie nationale, a conservé son taux de change.
L’Etat du Qatar connaît un développement dans divers domaines, mais il se concentre sur le développement de sa population à travers la professionnalisation de l’éducation, puis accorde une attention particulière à la santé, tout ceci à travers une institution développée dont le monde témoigne du progrès.
Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé, représentant le ministre Aurelien Agbénonci a, au nom du gouvernement béninois, présenté les vives félicitations du peuple béninois au peuple frère du Qatar à l’occasion de la commémoration d’un grand jour de l’histoire de ce pays.
Il rappelle que les relations de coopération entre le Bénin et le Qatar se déroulent bien à la satisfaction des autorités des deux pays amis dans plusieurs domaines.
Il mentionne notamment les jumelages entre des villes des deux pays, les accords sur le transport et de promotion réciproque des investissements. Cinq accords entre le Bénin et le Qatar sont en étude actuellement. Il s’agit, par exemple, du mémorandum d’entente entre le ministère des Affaires étrangères du Bénin et celui du Qatar sur la suppression de visa.
Dans le cadre du renforcement de la coopération, Hervé Djokpé annonce que le Bénin donnera une suite favorable à la demande d’octroi d’un espace pour la construction de la représentation diplomatique de l’émirat au Bénin.
Il espère en retour que le Bénin recevra une suite favorable à la demande d’appui pour le renforcement des équipements de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin.