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Nouvelles

Réduction des tarifs des services de télécommunications : Les fruits des réformes engagées à Bénin Télécoms SA

Au cours d’une sortie médiatique lundi 1er juin dernier, le directeur général de Bénin Télécoms SA Djalil Assouma a, au-delà des nouvelles offres de sa société, fait cas des réductions des tarifs de la connexion ADSL. Ces réductions, selon lui, ne sont que les fruits des réformes engagées par le gouvernement au niveau de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin.

Les potentiels clients de Bénin Télécoms SA sont désormais soulagés par rapport aux coûts non seulement des communications mais surtout de la connexion Internet. Au cours de la conférence de presse qu’il a donnée lundi dernier, le directeur général de Bénin Télécoms SA, Djalil Assouma a annoncé beaucoup de nouvelles à ses clients qui sont désormais fidèles aux produits de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin.

En effet, les Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (PME/PMI) par exemple peuvent désormais avoir la connexion Internet ADSL à coût réduit chez Bénin Télécoms SA de même que les particuliers.
Selon le directeur général de Bénin Télécoms SA, le contexte actuel du secteur des télécommunications exige que la société qu’il dirige, tienne compte des besoins de la clientèle. C’est pourquoi, la société a tout mis en œuvre pour qu’il y ait plus d’offres aux clients avec plus de rapidité et de qualité et moins cher. Le lancement le 6 avril dernier de la technologie 4G s’inscrit dans cette logique.
En effet, avec la libéralisation du secteur des télécommunications, Bénin Télécoms SA, selon les observateurs, était devenue une société qui commençait par sombrer. C’est ainsi que des réformes ont été initiées à commencer par la séparation de la Poste des télécommunications. C’est ainsi qu’avec l’Office des Postes et télécommunications, on a désormais la Poste du Bénin SA et Bénin Télécoms SA. Cette dernière qui s’occupe désormais des télécommunications est confrontée à la concurrence des opérateurs privés. Alors, il va falloir la réorganiser pour l’adapter aux nouvelles exigences. D’où des réformes qui ont été engagées depuis 2006 à l’avènement du régime de Boni Yayi et qui ont commencé par produire leurs effets. C’est le cas de la technologie 4G qui a été lancée le 6 avril dernier à Bénin Télécoms SA par le chef de l’Etat en personne.
L’Internet étant devenu aujourd’hui un outil de développement, le Bénin ne peut rester à la traîne. La place de l’Internet a considérablement progressé dans la majorité des pays en Afrique avec le déploiement du réseau 3G et la réduction significative des coûts de connexion.

Une progression de l’économie numérique

Au cours de la cérémonie de lancement de cette révolution technologique le 6 avril dernier, le directeur général de Bénin Télécoms SA avait fait remarquer que l’économie numérique pourrait passer de 1,1% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013 pour atteindre 10% d’ici 2025. Les gouvernements successifs du Bénin ont fait la part belle au déploiement de la fibre optique, puis ce fut l’avènement de la technologie 4G. Les réformes qui ont conduit à ses résultats, promettait-il, seront maintenues et le cap de la gouvernance numérique sera amélioré. Cette révolution qui a conduit à la mise sur le marché de nouveaux produits et présentés par le directeur général de Bénin Télécoms SA a été précédée d’autres que Djalil Assouma n’a pas manqué de rappeler lundi dernier en quatre axes.
Le premier axe est la réforme institutionnelle. Ici, Bénin Télécoms SA a été évaluée pour déboucher sur la création de trois entités : Bénin Télécoms Service, Bénin Télécoms Infrastructures et Libercom. Le deuxième axe est celui de la réforme stratégique et organisationnelle. Il s’agit ici de faire en sorte que Bénin Télécoms Infrastructures soit reconnu comme la meilleure plate-forme de service de télécommunications et qu’avec Bénin Télécoms Services et Libercom, la société puisse mettre à la disposition des clients de meilleures solutions à leurs problèmes au niveau de la téléphonie mobile.
Le troisième axe est celui relatif à la réforme technologique. Il s’agit ici de la mise en place d’un hub sous-régional pour le trafic téléphonique international ; la reconfiguration des systèmes existants pour améliorer la qualité des services puis la mise en place d’une offre FIBE basée sur la connectivité 100%.
Le dernier axe de la réforme est d’avoir engagé la société dans la démarche qualité pour la certification ISO 9001-2008. Djalil Assouma explique qu’avec cette certification qui ne va pas tarder à venir, Bénin Télécoms SA est non seulement engagée dans la Gestion axée sur les résultats, mais aussi les populations auront désormais la confiance en la société, une confiance qui va garantir la qualité des services aux clients.

Actualités 04 juin 2015


42è Session ordinaire du Conseil d’administration du FAGACE: Rendre l’institution plus opérationnelle et consolider son rayonnement

La 42è Session ordinaire du Conseil d’administration du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) s’est tenue hier, mardi 2 juin à Cotonou. Organisée en prélude à la 7è Session ordinaire du Conseil des gouverneurs de la même institution prévue ce jour, elle aura à délibérer sur des questions importantes pour le développement du fonds.

Le FAGACE veille au fonctionnement régulier de ses institutions statutaires. En témoigne son Conseil d’administration dont la 42è Session ordinaire a eu lieu hier, mardi 2 juin à son siège à Cotonou. La rencontre a réuni aux côtés du président dudit conseil, le Rwandais Cyrille Hatégékimana, les administrateurs.

Ces dernières années, afin de renforcer les capacités d’intervention du FAGACE, ses Etats membres ont dans un élan de solidarité remarquable, entrepris de tracer de nouveaux sillons. Au nombre de ceux-ci, le président du Conseil d’administration, Cyrille Hatégékimana a cité l’adoption en 2010 d’un plan de redressement à court terme qui aura permis de restaurer la qualité de la signature du fonds, l’adoption du plan quadriennal 2012-2015 en vue de la relance de ses activités opérationnelles. A ces deux actions, il faudra ajouter l’approbation par les instances de décisions de l’augmentation progressive du capital de 100 à 200, puis à 350 milliards F CFA en 2014.

Effectivité de la relance des activités

Grâce à ces mesures, a rassuré le président du Conseil d’administration, la relance progressive des activités opérationnelles est désormais effective. Ainsi, en dépit des difficultés conjoncturelles qu’elle a connues, le FAGACE a enregistré de bons résultats depuis 4 ans surtout grâce à l’assainissement de son portefeuille, a fait remarquer Cyrille Hatégékimana. Selon lui, ce sont les outils de redressement et de développement de l’activité dont le fonds a été doté, qui ont assurément renforcé sa bonne gouvernance et son efficacité. « Ainsi depuis deux ans, la commission d’audit veille à la transparence et à plus de visibilité sur les résultats du fonds. Ce qui constitue sans aucun doute un signal fort lancé en direction des partenaires », a indiqué le président Cyrille Hatégékimana. C’est pour entretenir cette dynamique, précise-t-il, que le Conseil d’administration a autorisé lors de ses précédentes sessions en 2014, la diversification des activités du FAGACE, en validant les textes régissant le financement direct et la mobilisation des ressources notamment l’emprunt obligataire FAGACE sur le marché de la Communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
L’autre acquis que le président du Conseil d’administration a évoqué et qui a aussi contribué aux résultats enregistrés, est d’ordre opérationnel. Il s’est traduit par le renforcement de la coopération avec d’autres institutions de développement à travers des interventions conjointes sur des projets et leur suivi. Cette coopération prend aussi en compte la poursuite du plan de recouvrement des créances, l’assainissement du portefeuille et la diversification des activités du fonds.

De la sauvegarde des acquis

Situant l’importance de cette 42è session, le président du Conseil d’administration a expliqué qu’elle tient aux défis auxquels le FAGACE est confronté notamment celui du renforcement de l’opérationnalisation de ses activités afin de mieux répondre aux sollicitations pressantes de ses Etats membres, tant en matière de garantie que de financement direct. Au cours de la rencontre, les administrateurs ont examiné les états financiers du Fonds à la lumière du contexte actuel.
Appréciant la situation financière du FAGACE, le président Cyrille Hatégékimana a confié qu’elle donne des indications sur l’importance des défis à relever et le poids des mesures qu’ils seront certainement amenées à prendre au cours de leurs prochaines sessions. Dans ce cadre, la sauvegarde des acquis du fonds et le renforcement de ses moyens d’intervention devraient lui permettre, a-t-il suggéré, de mieux soutenir la création de projets intégrateurs aptes à l’aider à faire face aux défis de la croissance et de l’emploi.

Société 03 juin 2015


42è Session ordinaire du Conseil d’administration du FAGACE: Rendre l’institution plus opérationnelle et consolider son rayonnement

La 42è Session ordinaire du Conseil d’administration du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) s’est tenue hier, mardi 2 juin à Cotonou. Organisée en prélude à la 7è Session ordinaire du Conseil des gouverneurs de la même institution prévue ce jour, elle aura à délibérer sur des questions importantes pour le développement du fonds.

Le FAGACE veille au fonctionnement régulier de ses institutions statutaires. En témoigne son Conseil d’administration dont la 42è Session ordinaire a eu lieu hier, mardi 2 juin à son siège à Cotonou. La rencontre a réuni aux côtés du président dudit conseil, le Rwandais Cyrille Hatégékimana, les administrateurs.

Ces dernières années, afin de renforcer les capacités d’intervention du FAGACE, ses Etats membres ont dans un élan de solidarité remarquable, entrepris de tracer de nouveaux sillons. Au nombre de ceux-ci, le président du Conseil d’administration, Cyrille Hatégékimana a cité l’adoption en 2010 d’un plan de redressement à court terme qui aura permis de restaurer la qualité de la signature du fonds, l’adoption du plan quadriennal 2012-2015 en vue de la relance de ses activités opérationnelles. A ces deux actions, il faudra ajouter l’approbation par les instances de décisions de l’augmentation progressive du capital de 100 à 200, puis à 350 milliards F CFA en 2014.

Effectivité de la relance des activités

Grâce à ces mesures, a rassuré le président du Conseil d’administration, la relance progressive des activités opérationnelles est désormais effective. Ainsi, en dépit des difficultés conjoncturelles qu’elle a connues, le FAGACE a enregistré de bons résultats depuis 4 ans surtout grâce à l’assainissement de son portefeuille, a fait remarquer Cyrille Hatégékimana. Selon lui, ce sont les outils de redressement et de développement de l’activité dont le fonds a été doté, qui ont assurément renforcé sa bonne gouvernance et son efficacité. « Ainsi depuis deux ans, la commission d’audit veille à la transparence et à plus de visibilité sur les résultats du fonds. Ce qui constitue sans aucun doute un signal fort lancé en direction des partenaires », a indiqué le président Cyrille Hatégékimana. C’est pour entretenir cette dynamique, précise-t-il, que le Conseil d’administration a autorisé lors de ses précédentes sessions en 2014, la diversification des activités du FAGACE, en validant les textes régissant le financement direct et la mobilisation des ressources notamment l’emprunt obligataire FAGACE sur le marché de la Communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
L’autre acquis que le président du Conseil d’administration a évoqué et qui a aussi contribué aux résultats enregistrés, est d’ordre opérationnel. Il s’est traduit par le renforcement de la coopération avec d’autres institutions de développement à travers des interventions conjointes sur des projets et leur suivi. Cette coopération prend aussi en compte la poursuite du plan de recouvrement des créances, l’assainissement du portefeuille et la diversification des activités du fonds.

De la sauvegarde des acquis

Situant l’importance de cette 42è session, le président du Conseil d’administration a expliqué qu’elle tient aux défis auxquels le FAGACE est confronté notamment celui du renforcement de l’opérationnalisation de ses activités afin de mieux répondre aux sollicitations pressantes de ses Etats membres, tant en matière de garantie que de financement direct. Au cours de la rencontre, les administrateurs ont examiné les états financiers du Fonds à la lumière du contexte actuel.
Appréciant la situation financière du FAGACE, le président Cyrille Hatégékimana a confié qu’elle donne des indications sur l’importance des défis à relever et le poids des mesures qu’ils seront certainement amenées à prendre au cours de leurs prochaines sessions. Dans ce cadre, la sauvegarde des acquis du fonds et le renforcement de ses moyens d’intervention devraient lui permettre, a-t-il suggéré, de mieux soutenir la création de projets intégrateurs aptes à l’aider à faire face aux défis de la croissance et de l’emploi.

Société 03 juin 2015


Accès des femmes aux postes de prise de décisions: Des déterminants socioculturels, économiques… qui freinent l’élan

L’accès des femmes aux postes décisionnels au Bénin demeure une équation à résoudre. Certaines barrières socioculturelles, économiques et juridiques devraient être corrigées pour promouvoir davantage de femmes dans les instances de prise de décisions.

Le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH4) de 2013 a dénombré neuf millions neuf cent quatre-vingt-trois mille huit cent quatre-vingt-quatre (9 983 884) habitants résidents des deux sexes au Bénin dont cinq millions cent quinze mille sept cent quatre (5 115 704) personnes de sexe féminin, soit 51,2% de la population totale. Relativement à ce pourcentage, les femmes ont donc la majorité absolue en termes d’effectif. Il en a été toujours ainsi au Bénin et dans la plupart des pays du monde. Sauf que cette supériorité n’a jamais permis aux femmes béninoises de réaliser de grands progrès notamment dans les instances décisionnelles. Et en dépit des nombreux efforts en faveur de l’égalité homme-femme, leur accès auxdites instances demeure limité.

En plus des inégalités qui les touchent, les femmes demeurent les principales victimes des mesures législatives et des pesanteurs socioculturelles, qui ne favorisent pas leur égal accès aux services, aux droits et aux décisions. En la matière, le Bénin fait partie des pays les plus pauvres du monde avec un sort peu reluisant réservé aux femmes sur plusieurs plans. En effet, l’analyse de la situation des femmes béninoises nécessite un bref regard sur leur émancipation et l’histoire de leur contribution à la gestion de la vie politique, économique et culturelle du pays.
L’histoire politique du Bénin révèle la participation des femmes amazones à la vie politique et publique depuis le XIXe siècle précisément sous le règne du roi Guézo (1818-1858). Mais cette présence dans l’arène publique s’est progressivement réduite à la portion congrue depuis l’installation du système colonial. Marginalisées par-ci, soumises par-là, écartées de l’accès aux biens et services et de leur contrôle d’un autre côté. Analphabètes dans la grande majorité des cas, les femmes béninoises sont encore dans une situation de discrimination préjudiciable au développement du pays.

Des données qui interpellent !

La représentativité des femmes dans les institutions étatiques demeure peu enviable. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), datant de 2013, au sein des différents gouvernements qui se sont succédé de 2010 à 2014, pour un total de quatre vingt-sept ministres nommés, on compte dix-huit femmes soit 20,69% avec des taux assez bas ayant atteint 13,33% en 2010.
A l’Assemblée nationale, sur les deux cent quarante-neuf députés élus entre 2003 et 2015, deux cent vingt-sept étaient des hommes et vingt-deux des femmes soit 8,84%.
Au niveau local, l’attention mérite d’être un peu plus accordée aux chiffres afin de situer les responsabilités.
Entre 2003 et 2008, sur mille deux cent quatre vingt-sept conseillers communaux élus, il y avait mille deux cent quarante deux hommes pour quarante cinq femmes, soit 3,50% et sur les 77 maires, on ne comptait que quatre femmes soit 5,19%. Entre 2008 et 2013, sur mille quatre cent quarante conseillers communaux élus, on avait dénombré mille trois cent soixante-quinze hommes pour soixante-cinq femmes, soit 4,51% mais cette fois-ci, il n’y a qu’une seule femme qui soit élue maire sur les 77, ce qui donne un pourcentage de 1,30.
On aurait pu s’arrêter à ce niveau pour constater la sous- représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions. Mais il importe d’observer un changement de la situation à partir des postes où la force de prise de décision s’affaiblit. Comment pourrait-on expliquer cette situation sur les plans socioculturel, économique et juridique ?

Déterminants socioculturels

Malgré le vote de plusieurs lois pour améliorer le statut socioculturel et économique de la femme, les valeurs transmises de génération en génération à travers les proverbes, les chansons et des pratiques socioculturelles sont plus fortes que les lois qui peinent à être appliquées. Les anciennes pratiques prévalent encore et maintiennent les femmes dans une position de faible capacité de prise de décision.
Dans la règle 122 du coutumier du Dahomey de 1931, on aperçoit la place inférieure accordée à la femme. Jusqu’à nos jours, les relations au cours du mariage ou au cours de la vie conjugale sont placées sous l’obéissance de la femme au mari qui est le chef de la famille, détenant ainsi tout pouvoir, en commençant par le pouvoir de prise de décision. Le coutumier énonce clairement que «la femme fait partie des biens et de l’héritage de l’homme». Là se pose toute la problématique de la place accordée à la femme avant de la laisser prendre des décisions. Si tant est qu’elle fait partie des biens de l’homme, il peut en disposer comme bon lui semble. En réalité, ce qui se passe dans les institutions de l’Etat ou dans les arènes de prise de décisions n’est que le reflet de ce qui a cours au sein des familles ou dans la société béninoise.
D’autres raisons du non accès égal des femmes aux postes décisionnels tiennent à la santé de reproduction et au degré de croyance religieuse élevé dans la société béninoise.
Par rapport à la santé de la reproduction et plus spécifiquement à la planification familiale, du fait du rapport de genre déséquilibré, prendre la décision d’utiliser une méthode de contraception en contexte de couple est assez difficile. La décision revient souvent à l’homme et la société s’accorde sur le fait que la femme ne peut adopter une méthode contraceptive sans l’avis favorable de son mari. Si elle venait à le faire sans le consentement de ce dernier, elle est soupçonnée de prostitution et d’adultère.
Aussi les pratiques de veuvage, de lévirat ou de sororat sont-elles encore des pratiques socioculturelles qui portent un frein aux pouvoirs décisionnels des femmes des zones rurales au Bénin. Mieux, le mariage sans consentement ou le mariage précoce demeure toujours d’actualité.
A ces facteurs s’ajoutent des déterminants économiques qui limitent également la prise de décision par les femmes.
Sur le plan économique, le coutumier du Dahomey (1931) explique que la femme a souvent l’administration du ménage et peut se constituer une économie avec le produit de la vente de certains objets de sa fabrication. Et en toute évidence, cette économie ne sert qu’à supporter les enfants. Elle fait partie des biens et de l’héritage de l’homme et donc, n’a pas accès aux facteurs de production dont la terre. Et pourtant, ces questions sont déjà réglées par le Code des personnes et de la famille. Tant qu’elle n’a pas accès aux facteurs de production, elle sera toujours maintenue dans sa «profession» de ménagère pour s’occuper du foyer malgré le fait qu’elle puisse exercer légalement, la profession de son choix. Mais il faut remarquer que le plus important déterminant des limites à la prise de décision par les femmes sur le plan économique, se situe au niveau de la scolarisation, de l’instruction ou de l’éducation. Malgré les efforts qui sont déployés pour accroitre le taux de scolarisation des filles, beaucoup d’actions restent à entreprendre pour promouvoir la scolarisation et le maintien des filles dans le système éducatif.

Rôle de second plan

La connaissance est un pouvoir qui place l’individu à des postes ou dans des positions de prise de décision. Lorsqu’elle fait défaut, l’individu est absent. Beaucoup de femmes se retrouvent malheureusement dans cette situation.
Déjà sur le plan socioculturel, elles sont marginalisées et un rôle de second plan leur est réservé. A partir de cet instant, la perception que les femmes ont d’elles-mêmes contribue à freiner leur participation à la prise de décision.
Au plan national, plusieurs lois ou décisions ont été prises en faveur de l’élimination des violences et de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, ce qui permet la promotion de leur droit de prise de décision.
Dans un contexte où le principe d’égalité n’est pas encore compris avant d’être accepté, la participation effective des femmes à la prise de décision n’est pas chose facile.
Le niveau d’imprégnation est encore trop faible pour produire un changement de perception ou de perspective. L’application des lois n’est pas une pratique courante dans la culture béninoise. Aussi, les relations familiales ou amicales sont-elles plus fortes que les torts commis à l’endroit des femmes. Et les victimes préfèrent se taire pour ne pas se créer des ennuis ou des ennemis. Le manque d’application des textes de lois explique alors en grande partie, la persistance de la faible participation des femmes au processus décisionnel. Il va falloir travailler à corriger ces différents facteurs qui freinent l’accès des femmes aux instances de prise de décisions.

Source : Contenu modifié du document provisoire sur les déterminants socioculturels économiques et légaux freinant la prise de décisions par les femmes au Bénin présenté par le professeur Dodji Amouzouvi et Josaphat Avocè

Société 03 juin 2015


Accès des femmes aux postes de prise de décisions: Des déterminants socioculturels, économiques… qui freinent l’élan

L’accès des femmes aux postes décisionnels au Bénin demeure une équation à résoudre. Certaines barrières socioculturelles, économiques et juridiques devraient être corrigées pour promouvoir davantage de femmes dans les instances de prise de décisions.

Le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH4) de 2013 a dénombré neuf millions neuf cent quatre-vingt-trois mille huit cent quatre-vingt-quatre (9 983 884) habitants résidents des deux sexes au Bénin dont cinq millions cent quinze mille sept cent quatre (5 115 704) personnes de sexe féminin, soit 51,2% de la population totale. Relativement à ce pourcentage, les femmes ont donc la majorité absolue en termes d’effectif. Il en a été toujours ainsi au Bénin et dans la plupart des pays du monde. Sauf que cette supériorité n’a jamais permis aux femmes béninoises de réaliser de grands progrès notamment dans les instances décisionnelles. Et en dépit des nombreux efforts en faveur de l’égalité homme-femme, leur accès auxdites instances demeure limité.

En plus des inégalités qui les touchent, les femmes demeurent les principales victimes des mesures législatives et des pesanteurs socioculturelles, qui ne favorisent pas leur égal accès aux services, aux droits et aux décisions. En la matière, le Bénin fait partie des pays les plus pauvres du monde avec un sort peu reluisant réservé aux femmes sur plusieurs plans. En effet, l’analyse de la situation des femmes béninoises nécessite un bref regard sur leur émancipation et l’histoire de leur contribution à la gestion de la vie politique, économique et culturelle du pays.
L’histoire politique du Bénin révèle la participation des femmes amazones à la vie politique et publique depuis le XIXe siècle précisément sous le règne du roi Guézo (1818-1858). Mais cette présence dans l’arène publique s’est progressivement réduite à la portion congrue depuis l’installation du système colonial. Marginalisées par-ci, soumises par-là, écartées de l’accès aux biens et services et de leur contrôle d’un autre côté. Analphabètes dans la grande majorité des cas, les femmes béninoises sont encore dans une situation de discrimination préjudiciable au développement du pays.

Des données qui interpellent !

La représentativité des femmes dans les institutions étatiques demeure peu enviable. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), datant de 2013, au sein des différents gouvernements qui se sont succédé de 2010 à 2014, pour un total de quatre vingt-sept ministres nommés, on compte dix-huit femmes soit 20,69% avec des taux assez bas ayant atteint 13,33% en 2010.
A l’Assemblée nationale, sur les deux cent quarante-neuf députés élus entre 2003 et 2015, deux cent vingt-sept étaient des hommes et vingt-deux des femmes soit 8,84%.
Au niveau local, l’attention mérite d’être un peu plus accordée aux chiffres afin de situer les responsabilités.
Entre 2003 et 2008, sur mille deux cent quatre vingt-sept conseillers communaux élus, il y avait mille deux cent quarante deux hommes pour quarante cinq femmes, soit 3,50% et sur les 77 maires, on ne comptait que quatre femmes soit 5,19%. Entre 2008 et 2013, sur mille quatre cent quarante conseillers communaux élus, on avait dénombré mille trois cent soixante-quinze hommes pour soixante-cinq femmes, soit 4,51% mais cette fois-ci, il n’y a qu’une seule femme qui soit élue maire sur les 77, ce qui donne un pourcentage de 1,30.
On aurait pu s’arrêter à ce niveau pour constater la sous- représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions. Mais il importe d’observer un changement de la situation à partir des postes où la force de prise de décision s’affaiblit. Comment pourrait-on expliquer cette situation sur les plans socioculturel, économique et juridique ?

Déterminants socioculturels

Malgré le vote de plusieurs lois pour améliorer le statut socioculturel et économique de la femme, les valeurs transmises de génération en génération à travers les proverbes, les chansons et des pratiques socioculturelles sont plus fortes que les lois qui peinent à être appliquées. Les anciennes pratiques prévalent encore et maintiennent les femmes dans une position de faible capacité de prise de décision.
Dans la règle 122 du coutumier du Dahomey de 1931, on aperçoit la place inférieure accordée à la femme. Jusqu’à nos jours, les relations au cours du mariage ou au cours de la vie conjugale sont placées sous l’obéissance de la femme au mari qui est le chef de la famille, détenant ainsi tout pouvoir, en commençant par le pouvoir de prise de décision. Le coutumier énonce clairement que «la femme fait partie des biens et de l’héritage de l’homme». Là se pose toute la problématique de la place accordée à la femme avant de la laisser prendre des décisions. Si tant est qu’elle fait partie des biens de l’homme, il peut en disposer comme bon lui semble. En réalité, ce qui se passe dans les institutions de l’Etat ou dans les arènes de prise de décisions n’est que le reflet de ce qui a cours au sein des familles ou dans la société béninoise.
D’autres raisons du non accès égal des femmes aux postes décisionnels tiennent à la santé de reproduction et au degré de croyance religieuse élevé dans la société béninoise.
Par rapport à la santé de la reproduction et plus spécifiquement à la planification familiale, du fait du rapport de genre déséquilibré, prendre la décision d’utiliser une méthode de contraception en contexte de couple est assez difficile. La décision revient souvent à l’homme et la société s’accorde sur le fait que la femme ne peut adopter une méthode contraceptive sans l’avis favorable de son mari. Si elle venait à le faire sans le consentement de ce dernier, elle est soupçonnée de prostitution et d’adultère.
Aussi les pratiques de veuvage, de lévirat ou de sororat sont-elles encore des pratiques socioculturelles qui portent un frein aux pouvoirs décisionnels des femmes des zones rurales au Bénin. Mieux, le mariage sans consentement ou le mariage précoce demeure toujours d’actualité.
A ces facteurs s’ajoutent des déterminants économiques qui limitent également la prise de décision par les femmes.
Sur le plan économique, le coutumier du Dahomey (1931) explique que la femme a souvent l’administration du ménage et peut se constituer une économie avec le produit de la vente de certains objets de sa fabrication. Et en toute évidence, cette économie ne sert qu’à supporter les enfants. Elle fait partie des biens et de l’héritage de l’homme et donc, n’a pas accès aux facteurs de production dont la terre. Et pourtant, ces questions sont déjà réglées par le Code des personnes et de la famille. Tant qu’elle n’a pas accès aux facteurs de production, elle sera toujours maintenue dans sa «profession» de ménagère pour s’occuper du foyer malgré le fait qu’elle puisse exercer légalement, la profession de son choix. Mais il faut remarquer que le plus important déterminant des limites à la prise de décision par les femmes sur le plan économique, se situe au niveau de la scolarisation, de l’instruction ou de l’éducation. Malgré les efforts qui sont déployés pour accroitre le taux de scolarisation des filles, beaucoup d’actions restent à entreprendre pour promouvoir la scolarisation et le maintien des filles dans le système éducatif.

Rôle de second plan

La connaissance est un pouvoir qui place l’individu à des postes ou dans des positions de prise de décision. Lorsqu’elle fait défaut, l’individu est absent. Beaucoup de femmes se retrouvent malheureusement dans cette situation.
Déjà sur le plan socioculturel, elles sont marginalisées et un rôle de second plan leur est réservé. A partir de cet instant, la perception que les femmes ont d’elles-mêmes contribue à freiner leur participation à la prise de décision.
Au plan national, plusieurs lois ou décisions ont été prises en faveur de l’élimination des violences et de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, ce qui permet la promotion de leur droit de prise de décision.
Dans un contexte où le principe d’égalité n’est pas encore compris avant d’être accepté, la participation effective des femmes à la prise de décision n’est pas chose facile.
Le niveau d’imprégnation est encore trop faible pour produire un changement de perception ou de perspective. L’application des lois n’est pas une pratique courante dans la culture béninoise. Aussi, les relations familiales ou amicales sont-elles plus fortes que les torts commis à l’endroit des femmes. Et les victimes préfèrent se taire pour ne pas se créer des ennuis ou des ennemis. Le manque d’application des textes de lois explique alors en grande partie, la persistance de la faible participation des femmes au processus décisionnel. Il va falloir travailler à corriger ces différents facteurs qui freinent l’accès des femmes aux instances de prise de décisions.

Source : Contenu modifié du document provisoire sur les déterminants socioculturels économiques et légaux freinant la prise de décisions par les femmes au Bénin présenté par le professeur Dodji Amouzouvi et Josaphat Avocè

Société 03 juin 2015


Résorption de la crise énergétique: Boni Yayi visite les groupes Aggreko

Le président de la République s'est rendu hier mardi 2 juin sur le site de regroupement des groupes Aggreko à Gbégamey. Il est allé s'assurer de la disponibilité de l'énergie à injecter dans le réseau en cas de besoin.

Dans la hiérarchisation des offres énergétiques selon le prix de revient du kilowatt, la location vient en quatrième position après les offres nigériane (200 Mw), ghanéenne (50 Mw), et de la Communauté électrique du Bénin (CEB). Mais l’acuité de l'instabilité de l'énergie en provenance de ces deux pays rend aujourd’hui indispensable la location. Selon Saratou Kabassi Adéoti, représentante d'Aggreko Bénin, les groupes électrogènes d'Aggreko ont une disponibilité permanente de 50 Mw, qui n’interviennent qu'en cas de délestage, à la demande de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). "Sur notre site d'ici et d'Akpa-kpa, nous avons 50 Mw. Mais c'est la SBEE qui sollicite nos groupes en fonction de ses besoins. Actuellement, tous les groupes sont au repos parce que le Nigeria et le Ghana ont injecté suffisamment dans le réseau", indique-t-elle. Elle n'a pas manqué d'informer le chef de l'Etat des discussions en cours avec le ministère en charge de l'Energie pour que la société assure par elle-même la fourniture du gasoil nécessaire au fonctionnement des groupes électrogènes.

"J'ai fait ce déplacement pour rassurer le peuple béninois. Si l'offre extérieure était suffisante, nous n'aurions plus besoin d'actionner ce que nous avons au niveau local. Mais les autres pays ont également des problèmes chroniques d'énergie. Nous sommes à pied d'œuvre pour trouver du gaz pour la centrale de Maria Gléta qui tourne actuellement au Jet A1 et revient cher a l'État", déclare le président de la République. Boni Yayi évalue les besoins du Bénin à environ 240 Mw aux heures de pointe et 170 les jours ordinaires et 130 Mw les jours de repos et jours fériés. En agrégeant les différentes sources d'approvisionnement, soutient-t-il, ces besoins peuvent être couverts sans grandes difficultés. Reste à corriger le système d'information de la SBEE qui ne permet pas aujourd'hui de savoir ce qui se passe en temps réel dans chaque ville ou région du pays. Le chef de l’Etat a tenu à rassurer les populations quant aux dispositions prises par le gouvernement, pour résoudre de façon durable les problèmes énergétiques du pays.

Actualités 03 juin 2015


CEP Session de juin 2015: Les épreuves officiellement lancées depuis Agbangon

Eric N’dah, ministre des Enseignements maternel et primaire a procédé hier mardi 2 juin au lancement des épreuves du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2015. C’était au cours d’une cérémonie qui a eu pour cadre l’Ecole primaire publique d’Agbangon à Bohicon, dans les départements du Zou-Collines.

Ils sont au total 211 051 candidats répartis dans 692 centres d’examen à plancher depuis hier, mardi 2 juin sur les épreuves de l’examen du CEP, session de juin 2015. C’est la commune de Bohicon, pour avoir pris l’habitude depuis un certain temps de prendre la tête du peloton avec plus de 90% de taux de réussite, qui a accueilli la cérémonie de lancement officiel. A l’occasion, le ministre Eric N’dah avait à ses côtés, entre autres, le maire de Bohicon, Luc Sètondji Atrokpo et le préfet du Zou-Collines, Armand Maurice Nouatin.

Il sonnait exactement 8 h 30 mn, lorsque le ministre Eric N'dah a procédé au coup d’envoi des compositions à Agbangon-Bohicon, avec l’épreuve de Compréhension de l’écrit. Un texte qui traite de la sécheresse et tiré du livre de lecture Finagnon 5.
Au cours de la cérémonie, Eric N’dah s'est s’assuré auprès des responsables à divers niveaux, que toutes les dispositions ont été bien prises afin que l’examen ne souffre d'aucune défaillance.
Le ministre a aussi dit toute sa satisfaction aux enseignants pour leur disponibilité et leur engagement à privilégier l’avenir des enfants tout au long de l’année scolaire. Il a ensuite exhorté les chefs centre et les surveillants à être plus responsables et à veiller à ce que les résultats qui seront obtenus, reflètent le niveau réel des enfants. S’adressant aux candidats, il les a rassurés de ce que le CEP est un examen et non un concours, donc tout le monde peut y réussir. Il suffit, selon lui, d’apprendre les leçons et d'être un élève moyen. «Il n’y a pas de raison d’avoir peur, dans la mesure où les épreuves seront similaires à celles auxquelles vous aviez eues à faire en classe. Donc, tout le monde doit pouvoir réussir, pour rendre hommage au travail des enseignants», a lancé le ministre à leur endroit. Quant au maire de Bohicon, Luc Atrokpo, il a aussi encouragé les candidats en leur indiquant qu’il compte sur eux pour que la commune soit toujours leader au cours de cet examen comme par le passé. Il poursuit en formulant le vœu que les résultats soient à la hauteur des investissements effectués par les parents des candidats. Quant au préfet des départements du Zou et des Collines, il a invité les candidats à ne pas être stressés, mais détendus, à rester concentrés et à bien lire les épreuves, ainsi que leurs copies avant de les rendre.
La délégation ministérielle a profité de l’occasion pour sillonner plusieurs autres centres d’examen de la localité afin de motiver les jeunes candidats en composition. En dehors de quelques absences, tout a bien démarré hier. Il faut tout de même signaler qu’à Bohicon et Abomey, le ciel a été clément au démarrage des épreuves, laissant le temps aux candidats de bien démarrer. Ce n’est qu’à leur sortie à midi que la pluie s’est remise à tomber.

Education 03 juin 2015


41 234 candidats planchent dans l’Ouémé-Plateau

L’examen du Certificat d’études primaires (CEP) pour le compte de l’année scolaire 2015, a effectivement démarré sur toute l’étendue du territoire national. Au niveau du département de l’Ouémé-Plateau, c’est la commune d’Adjohoun qui a accueilli le lancement officiel des épreuves par le préfet Moukaram Badarou.

L’Ecole primaire publique d’Abéokouta dans l’arrondissement d’Azowlissè, commune d’Adjohoun était à l’honneur hier mardi 2 juin. C’est en effet dans ce centre d’examen que les autorités départementales de l’Ouémé-Plateau ont lancé officiellement les épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2015 au niveau de ce département. Ces autorités étaient conduites par le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou en personne. Celui-ci a lancé les épreuves écrites en compagnie des responsables départementaux du ministère des Enseignements maternel et primaire.

Il sonnait exactement 8 h quand le top des épreuves a été donné. Une fois les épreuves de composition française distribuées, l’autorité préfectorale a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils aux candidats. Il les a conviés à aborder chaque épreuve avec beaucoup de sérénité tout en évitant la tricherie. «Je félicite les enseignants qui ont permis une année scolaire apaisée dont l’aboutissement est l'examen qui se déroule cet matin», a déclaré Moukaram Badarou. Il n’a pas manqué d’avoir une pensée à l’endroit des parents d’élèves et de tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à une année scolaire réussie.
Malgré la grande pluie qui s’est abattue sur le département hier, les épreuves du CEP ont démarré à l’heure dans la quasi-totalité des centres de composition retenus à cet effet dans l’Ouémé-Plateau, a souligné Honnon Jesu-Gbêmè Juène Montcho, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire. Les candidats l'ont bravé pour se présenter dans les salles.
Il faut noter que sur toute l’étendue du territoire de l’Ouémé et du Plateau, ils sont au total 41 234 candidats à composer pour le compte du CEP, session de juin 2015, dans les deux départements. Le nombre de garçons inscrits est de 21.905 tandis que celui des filles est de 19 329. Ces candidats sont tous répartis dans 120 centres et dans 1179 salles dans les deux départements.

Société 03 juin 2015


41 234 candidats planchent dans l’Ouémé-Plateau

L’examen du Certificat d’études primaires (CEP) pour le compte de l’année scolaire 2015, a effectivement démarré sur toute l’étendue du territoire national. Au niveau du département de l’Ouémé-Plateau, c’est la commune d’Adjohoun qui a accueilli le lancement officiel des épreuves par le préfet Moukaram Badarou.

L’Ecole primaire publique d’Abéokouta dans l’arrondissement d’Azowlissè, commune d’Adjohoun était à l’honneur hier mardi 2 juin. C’est en effet dans ce centre d’examen que les autorités départementales de l’Ouémé-Plateau ont lancé officiellement les épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2015 au niveau de ce département. Ces autorités étaient conduites par le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou en personne. Celui-ci a lancé les épreuves écrites en compagnie des responsables départementaux du ministère des Enseignements maternel et primaire.

Il sonnait exactement 8 h quand le top des épreuves a été donné. Une fois les épreuves de composition française distribuées, l’autorité préfectorale a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils aux candidats. Il les a conviés à aborder chaque épreuve avec beaucoup de sérénité tout en évitant la tricherie. «Je félicite les enseignants qui ont permis une année scolaire apaisée dont l’aboutissement est l'examen qui se déroule cet matin», a déclaré Moukaram Badarou. Il n’a pas manqué d’avoir une pensée à l’endroit des parents d’élèves et de tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à une année scolaire réussie.
Malgré la grande pluie qui s’est abattue sur le département hier, les épreuves du CEP ont démarré à l’heure dans la quasi-totalité des centres de composition retenus à cet effet dans l’Ouémé-Plateau, a souligné Honnon Jesu-Gbêmè Juène Montcho, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire. Les candidats l'ont bravé pour se présenter dans les salles.
Il faut noter que sur toute l’étendue du territoire de l’Ouémé et du Plateau, ils sont au total 41 234 candidats à composer pour le compte du CEP, session de juin 2015, dans les deux départements. Le nombre de garçons inscrits est de 21.905 tandis que celui des filles est de 19 329. Ces candidats sont tous répartis dans 120 centres et dans 1179 salles dans les deux départements.

Société 03 juin 2015


Célébration de la 31e Journée nationale de l’arbre: Le préfet de l’Atlantique-Littoral met des plants en terre à Dédomé

Le Bénin tout entier a célébré hier lundi 1er juin, la Journée nationale de l’arbre. A cette occasion, le préfet des départements de l’Atlantique-Littoral, Placide Azandé a choisi le village de Dédomè dans la commune de Kpomassè pour la mise en terre de plants sur son territoire de commandement.

Le Bénin a célébré hier lundi 1er juin, la 31e édition de la Journée nationale de l’arbre. Dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, c’est le Collège d’enseignement général (CEG) du village de Dédomè dans la commune de Kpomassè qui a abrité les manifestations officielles.

A l’occasion, le préfet de ces deux départements, Placide Azandé, a dit toute l’importance que revêt cette célébration, car pour lui, l’arbre représente la vie. Selon lui, «Sans les arbres, c’est la sécheresse et la famine qui séviraient dans le monde». Il est également revenu sur le programme «dix millions d’âmes, dix millions d’arbres» initié par le chef de l’Etat et qui avait pour objectif de faire du Bénin, un pays vert. Ceci permettrait également de nous mettre à l’abri d’un certain nombre d’aléas climatiques, a expliqué le préfet Placide Azandé qui en a profité pour sensibiliser les populations sur les bienfaits de la verdure. Il a ensuite mis en garde ceux qui détruisent les arbres, en instruisant sur place les forces de l’ordre pour que leurs destructeurs soient interpellés et punis conformément à la loi.
Aussi, a-t-il rappelé que les arbres doivent être plantés à toutes les occasions, notamment, les naissances, les baptêmes, les mariages et même lors du décès d’une personne pour se souvenir de celle-ci.
Le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral a, par ailleurs, rassuré les populations de Dèdomè qu’il n’a pas oublié leur collège d’enseignement général qui est en création et qui a encore besoin de tout, à savoir des salles de classe, des enseignants et du matériel de fonctionnement. A ce propos, il a instruit certains de ses collaborateurs qui étaient dans la délégation afin que, dans les tous prochains jours, ils fassent le déplacement pour discuter avec les responsables locaux de ce qui peut être fait dans l’immédiat, pour un début de solutions aux différents problèmes .
Il a demandé aux enseignants, parents d’élèves et élèves du collège de ne pas désespérer et de continuer à travailler pour l’amélioration des conditions de travail au sein de l'établissement.
La préfecture quant à elle prend l’engagement de jouer sa partition à la mesure des moyens disponibles.
La Journée nationale de l’arbre a été instituée par le gouvernement depuis trente ans pour encourager le reboisement du Bénin. Cela a permis de reboiser d’importantes surfaces de terre sur tout le territoire national et du coup atténuer les effets des changements climatiques.

Environnement 02 juin 2015


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