La Nation Bénin...
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Il a posé des actes d’abus d’autorité et porté des coups et blessures volontaires dans l’exercice de ses fonctions et en répond. Il s'agit de Rodrigue Ayigo, fonctionnaire de police, qui a comparu, ce mercredi 25 avril, lors de l’examen du dix-septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou au titre de la première session de l’année 2018. Il a été condamné à 7 ans de travaux forcés. L’examen des intérêts civils est renvoyé à la prochaine session.
Sept ans de travaux forcés pour avoir abusé de son autorité et porté des coups mortels. Tel est le verdict retenu suite à l’examen du dix-septième dossier inscrit à son rôle pour le compte de la première session de l’année 2018.
Répondant aux questions du président de la cour, il a reconnu avoir porté des coups à Osséni Ibrahim, la victime, mais sans aucune intention de lui donner la mort. Après l’arrestation de la victime intervenue, le vendredi 4 décembre 2015, il lui aurait porté des coups le dimanche 6 décembre. Rodrigue Ayigo déclare qu’il ne saurait expliquer ce qui s’est passé entre le 4 et le 6 décembre.
C’est une longue liste de témoins qui a défilé les uns à charge, essentiellement les parents de la victime ; les autres à décharge, notamment les collègues de l’accusé.
Le commissaire Aurélien Aïtchémé, responsable de l’unité à l’époque des faits, a expliqué comment son collaborateur exerce les tâches qui lui sont dévolues en agent dévoué et l’usage qui est fait du matériel de travail. Pour lui, l’usage de la matraque peut causer des dommages aux parties corporelles non charnues.
Ses collègues moins gradés témoignant à décharge ont également fait l’éloge de Rodrigue Ayigo comme le plus serviable des fonctionnaires de police de l’unité.
Pour les autres témoins constitués des parents de la victime et de Charles Gonçalvès, un commerçant qui partageait la même cellule que la victime au moment des faits, il est ressorti que l’infortuné avait prévenu le policier des déconvenues qui allaient lui être imputées suite à ses actes.
Pour le compte de la partie civile, Me Paul Kato Atita souligne qu’il n’y a pas de doute que Rodrigue Ayigo se soit servi de sa qualité, de ses attributs pour nuire à la victime. Il devait représenter vivant et sain celui dont on lui a confié la garde. Il en déduit que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge. Les débats ont révélé des actes matériels et positifs qui constituent les coups mortels portés à Osséni Ibrahim. Il en déduit que le doute doit être écarté et que l’accusé a agi en pleine connaissance de cause. « Il a attendu un moment où tous ses collègues sont partis des lieux pour agir », déclare Me Paul Kato Atita se servant des dépositions de Charles Gonçalvès.
Une position de la partie civile qui n’a pas inspiré le ministère public au cours de ses réquisitions quand bien même elle s’y apparente.
Le ministère public expose qu’il est parfois difficile de s’acquitter de certaines missions surtout lorsqu’il s’agit de juger un collaborateur. Il affirme que le défaut de contrôle de soi et l’abus d’autorité se sont mêlés, à l’appréciation du dix-septième dossier inscrit au rôle de la cour.
Sous le coup de la loi
La déclaration universelle des droits de l’Homme, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Constitution du Bénin interdisent de donner la mort ou de poser des actes qui y conduisent. Après avoir rappelé les faits, l’avocat général déduit que lesdits faits tombent sous le coup de la loi.
L’accusé a reconnu les faits à toutes les étapes : « Je reconnais avoir porté des coups, je ne peux l’expliquer ». Les témoignages sont constants, ajoute le ministère public, mais l’intention de donner la mort fait défaut. Il fait allusion aux rapports qui ont été lus, à savoir le rapport d’autopsie qui a signalé de nombreuses lésions cutanées, les unes superficielles, les autres en voie de cicatrisation, à la tête, au front et au dos. Les lésions seraient dues au traumatisme par un objet contondant.
Le ministère public retient qu’il existe un lien de causalité entre les coups portés à la victime et le décès de celui-ci. Cependant, il fait observer que la victime couvait une affection pulmonaire au poumon gauche. « Si sa responsabilité est partielle, les coups mortels sont constitués. Il requiert alors de condamner l’accusé à dix ans de travaux forcés, tout en demandant à la cour de ne pas perdre de vue sa qualité de délinquant primaire, d’agent dévoué en lui faisant bénéficier de larges circonstances atténuantes.
« J’éprouve également une grande difficulté à plaider en faveur d’un ancien collègue. Ce qui est arrivé aurait pu ou dû être évité mais le destin y est passé », a déclaré Me Moustafa Issiaka. Il a loué la clairvoyance du ministère public qui n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. « C’est à cela que je vais vous convier ; je plaiderai coupable non pas pour les coups mortels », a fait remarquer la défense. Il a demandé de disqualifier les coups mortels en coups et blessures simples d’une part et promis de faire valoir des circonstances atténuantes d’autre part. Il a rappelé les faits et s’est appesanti sur la disqualification. Avant qu’on ne parle des coups mortels, il faut que les coups entrainent des blessures. « Il revient à la partie poursuivante de montrer que les coups ont entraîné la mort », soutient la défense. Il prie alors la cour d’examiner le dossier avec beaucoup de circonspection. Pour Me Moustafa Issiaka, rien n’indique dans le dossier que ce sont les coups du 4 décembre qui ont entraîné la mort d’Osséni Ibrahim.
La matraque, précise la défense, est conçue pour disperser les manifestants, mais pas pour tuer. Il plaide la disqualification sur la base des articles 249 du Code de procédure pénale qui confère à la cour d’assises la plénitude de juridiction.
Par ailleurs, il y a eu provocation à l’origine et il invoque l’application des articles 321 et 326 du Code de procédure pénale. Il y a eu des répliques en série.
La cour s’est retirée. Après délibérations, elle a condamné l’accusé à 7 ans de travaux forcés.
S’étant retirée pour statuer sur les intérêts civils après la présentation de Me Paul Kato Atita pour la partie civile, la cour renvoie leur examen à la prochaine session des assises.
Composition de la cour :
Président : Georges Toumatou
Assesseurs: Jean da Silva
Ferdinand Dégbèlo
Jurés : Pierre Magloire Nagnonhou, Andréa Bachioumba, Coomlan Paul Nankpon, Louis Comlan Houndonougbo.
Ministère public : Florentin Gbodou
Greffier : Théogène Zountchékon

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 25 avril, plusieurs délégations dont la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) qui est allée plaider pour la mise en place de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), bras technique du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi).
L’efficacité de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) en instance d’installation préoccupe la Plateforme électorale des Organisations de la société civile. Une délégation de cette coalition d’Osc conduite par sa présidente était en audience, ce mercredi 25 avril, chez le président de l’Assemblée nationale. Au sortir de l’audience, Fatoumatou Batoko Zossou dit avoir apporté la préoccupation à la deuxième personnalité de l’Etat. Selon elle, ce Cos-Lépi qui sera installé très bientôt, aura besoin de travailler avec une structure technique que le Code électoral a dénommée Agence nationale d’identification des personnes (Anip) en remplacement de l’Agence nationale de traitement (Ant). Or, depuis la mise en vigueur de cette loi électorale en 2013, cette agence n’a jamais été mise en place. Ce qui a obligé les différents Cos-Lépi à toujours fonctionner avec l’Ant qui devrait disparaître depuis, normalement. Fatoumatou Batoko Zossou a attiré l’attention du président de l’Assemblée nationale sur cette situation. « Il est question de voir si l’Assemblée nationale ne pouvait pas rapidement désigner ses représentants à l’Anip pour que l’Ant puisse être désignée », confie-t-elle.
La présidente de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile dit avoir saisi l’occasion pour remercier le président Adrien Houngbédji pour le combat qu’il mène pour la représentativité des femmes dans les instances de décision. Le président de l’Assemblée nationale aurait promis que les fruits de ce combat seront palpables lors des prochaines élections où il sera constaté une nette amélioration du nombre de femmes au Parlement.
Recherche
Une délégation d’enseignants de l’Université d’Abomey-Calavi conduite par Léon Bio Bigou, a été aussi reçue par le président Adrien Houngbédji. Celle-ci est allée surtout parler de la question du financement de la recherche. Selon Léon Bio Bigou, depuis le plan de Lagos au Nigeria en 1980, la question du financement de la recherche est devenue une grande préoccupation. Et ceci dans la mesure où aucun pays ne peut se développer en dehors de la recherche. « De 1980 à ce jour, il y a beaucoup de déclarations à l’international, des décisions ont été prises, mais tout cela peine à trouver une application concrète », souligne-t-il. A en croire l’hôte du président de l’Assemblée nationale, avec la Déclaration de Dakar au Sénégal en 2015, il a été retenu que les pays africains devront pouvoir financer la recherche à hauteur de 1 % du Produit intérieur brut (Pib) et 5 % à l’horizon 2025. A la date d’aujourd’hui, il n’y a que l’Afrique du Sud, le Malawi, et l’Ouganda qui aient respecté ce taux de 1 % sur l’ensemble des pays africains. Le Bénin se situe à un niveau de 0,3 % de financement de la recherche, note Léon Bio Bigou. « Nous avons dit au président de l’Assemblée nationale qu’il faudra que le Bénin puisse respecter la Déclaration de Dakar », informe l’ancien secrétaire général de l’Université d’Abomey-Calavi. La délégation a aussi abordé avec le président Adrien Houngbédji la question de l’autonomisation des universités publiques. « Nous avons parfois des conflits d’attribution pour la gestion administrative et académique de nos universités publiques. Nous avons donc souhaité que l’Assemblée nationale puisse doter notre pays d’une loi en la matière », plaide Léon Bio Bigou.
Le président du Parlement a reçu plusieurs autres délégations, notamment celle du Syndicat national des administrateurs et assimilés du ministère de la Santé qui est allée partager ses inquiétudes avec Me Adrien Houngbédji par rapport aux réformes administratives en cours au niveau de ce département ministériel
Forum des consacrés à l’éducation[/caption]Commencé mardi 17 avril dernier, au centre pastoral Guy Riobé de Parakou, le premier Forum des consacrés dans l’éducation au Bénin a pris fin samedi 21 avril
dernier. Regroupés au sein de la Conférence des supérieurs majeurs du Bénin (Csmb), les responsables des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique ont, au cours de leurs travaux, pris un certain nombre de résolutions déterminantes pour l’avenir de l’école catholique.
Face aux défis liés au contexte actuel, la mission des personnes consacrées, appelées à vivre les conseils évangéliques et à porter l’humanisme des béatitudes dans le champ de l’éducation et de l’école, exige de nouvelles motivations. Au sortir de leur premier forum qui a eu lieu du 17 au 21 avril dernier à Parakou, elles sont plus que jamais décidées à apporter leur contribution au secteur de l’éducation nationale. Toutes sont désormais habitées d’une plus grande volonté d’établir une vision commune sur l’ensemble des écoles dont elles ont la charge. Elles sont également convaincues de la nécessité de créer un réseau national des écoles qu’elles gèrent. Le clou du forum restera la déclaration finale à laquelle ses travaux ont donné lieu. De nombreuses résolutions ont été prises. Elles sont appelées à engager l’avenir de l’école catholique au Bénin.
D’entrée, il s’agira de vivre et de mettre en valeur la conception anthropologique de l’éducation avec les institutions pédagogiques inspirées de l’évangile, dans un esprit de service à la mission de l’Eglise. A cet effet, les personnes consacrées s’engagent à se comporter comme des éducateurs s’adonnant à leur noble travail d’enseignant vécu comme une authentique vocation, au niveau de leurs communautés. Elles auront donc à mettre au centre de leurs établissements et de leurs projets, l’enfant et son éducation intégrale. L’objectif à terme sera également d’encourager l’éducation à un humanisme chrétien et solidaire, au sens de former leurs apprenants à être des personnes conscientes, responsables et qualitativement intégrées dans le devenir du Bénin. Ce qui implique la culture de la foi, de l’amour, de la conscience sociale et familiale, du respect de la vie et du bien commun, du travail bien fait et de la revalorisation de la cellule familiale en eux.
Au cours du forum, les participants ont aussi décidé d’œuvrer pour l’éducation pour tous. Ce sera en se recentrant sur l’option préférentielle pour les enfants des familles démunies. L’éducation de base, l’adéquation de la formation avec les valeurs de la culture locale, l’alliance entre l’école et la famille, la qualité de la relation éducative et la formation continue des enseignants sont aussi des défis.
Eternel Fc enlève le trophée[/caption]Le Tournoi de football de la Fraternité s’est achevé dimanche dernier au stade municipal de Parakou avec le sacre d’Eternel Fc de Cotonou (1-0) en finale face à Athlético sport club. Le but de Bedou Koffi à la 35e minute de jeu a permis aux visiteurs de s’adjuger le trophée de ce tournoi dont l’objectif est de permettre une mise en jambe des équipes en prélude au démarrage du championnat.
Selon Firmin Akplogan, l’initiateur du tournoi, cette compétition va permettre aux équipes de tester de nouveaux joueurs et se mesurer entre elles avant le démarrage du championnat. « Ce tournoi vise à préparer le championnat national qui sera lancé dans les prochains jours », a-t-il déclaré. A l’issue de la finale de la compétition, toutes les équipes participantes ont reçu des lots de consolations. L’équipe championne est repartie quant à elle avec des ballons, jeux de maillots, un trophée et une enveloppe financière.
Ch. H.
Sports 24 avr. 2018

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, a échangé avec trois organisations de la société civile, le vendredi 20 avril dernier au siège de l’institution à Cotonou. Diverses préoccupations étaient au menu des discussions.
Le Laboratoire Citoyenneté, mandataire de la Coopération suisse, a échangé avec le professeur Théodore Holo. Aziz Monsi, coordonnateur du programme de redevabilité financière au Bénin et son staff ont discuté avec le président de la Cour constitutionnelle, sur la démarche de mobilisation de différents acteurs en vue de la mise en place d’une Cour des comptes au Bénin. Aziz Monsi a fait constater que la création de la Cour des comptes est agitée depuis plusieurs années mais jusque-là, des tergiversations ont empêché la concrétisation de cette directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Au niveau de la Société civile, affirme-t-il, les acteurs s’engagent à mener des actions en vue de sensibiliser les différentes parties prenantes. Il sera question de faire voir ce que le Bénin perd en ne mettant pas en place une Cour des comptes. Les hôtes du président Holo ont été conseillés sur la démarche à adopter pour la réussite de ce combat qu’ils entendent mener pour renforcer la justice financière.
Le président Théodore Holo a également échangé avec la Coalition des défenseurs des droits humains (Cddh-Bénin) dirigée par Serge Prince Agbodjan. Depuis le 20 décembre 2017, le Bénin, à l’instar des autres pays de la sous-région, a mis en place sa coalition des droits humains. Au lancement des activités, le conseil d’administration de cette organisation de la Société civile a jugé utile d’aller prendre conseil auprès du président de la Cour constitutionnelle, une institution qui garantit le droit de l’Homme et les libertés publiques, conformément à l’article 114 de la Constitution. Serge Prince Agbojan a indiqué que le professeur Théodore Holo est une référence au Bénin, pour sa mission, pour tout ce qu’il a été et ce qu’il est en train de faire à travers la Cour constitutionnelle. La Coalition s’inscrit dans la protection et la promotion des droits humains et sa mission est de réfléchir sur la sécurité des défenseurs des droits humains. Ces derniers, selon Serge Prince Agbojan, sont ciblés, traités d’opposants, menacés dans leur mission…, pire, il n’y a pas un cadre juridique, un cadre législatif qui protège les défenseurs des droits de l’Homme, fait-il remarquer.
La dernière organisation reçue par le président de la Cour constitutionnelle, vendredi dernier, est l’Alliance nationale pour le salut du peuple (Ansp) présidée est Francis da Silva. Cette alliance a pris l’initiative de rencontrer aussi bien les hommes politiques que les partenaires sociaux, pour qu’il y ait une décrispation de la crise sociale. C’est ce qui a justifié sa présence à la Cour pour recueillir l’avis de l’institution sur la démarche à suivre en vue de la décrispation de la crise. Francis da Silva a témoigné que le chef de l’Etat fait ce qu’il peut, mais la plus grande préoccupation est que tous les citoyens puissent s’entendre et se parler pour épargner au Bénin les conséquences néfastes de cette crise qui dure depuis plus de trois mois.

La phase finale du championnat national senior de Rugby à VII est reportée pour le 27 mai prochain à Sèto dans la commune de Djidja. C’est l’occasion pour les joueurs des quatre clubs : 111 Rugby club, Buffles, Hirondelles, Margouillats, qualifiés au terme des préliminaires, de récupérer avant ce dernier round.
Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de rugby a reporté la phase finale du championnat national senior de Rugby à VII dénommé « Bénin Seven Trophy » initialement prévue le dimanche 22 avril prochain à Sèto dans la commune de Djidja au 27 mai prochain.
Selon le secrétaire général de cette fédération, Roger Allagbé, c’est soucieux du rétablissement rapide des joueurs blessés et pour éviter un handicap à leurs clubs, que la Fébérugby a pris cette décision au cours de sa réunion mensuelle tenue mercredi 18 avril dernier. Par la même occasion, le comité a félicité tous les clubs qualifiés et les arbitres, et souhaite prompt rétablissement aux joueurs blessés. La direction technique a présenté ses excuses pour les désagréments qu’aurait causé ce report et a invité les entraineurs à accompagner leurs joueurs inscrits à prendre part le dimanche 22 prochain sur le terrain de l'Université d'Abomey Calavi (Uac), à la présélection des jeunes joueurs de moins de 18 ans en partance pour l'Algérie.
En demi-finale au niveau de la zone Sud-est, Dinosaure s’est débarrassé de Bulldozers rugby club (17-00) tandis que 111 Rc a battu (10-5) Racing Tigers. En finale, 111 Rc s’est imposé (00-05) face à Dinosaure pour arracher son billet pour la phase finale.
Pour le compte de la zone Nord, Béliers Rc et Buffles Rc se sont affrontés en aller-retour au stade de Parakou. Buffles a remporté les deux parties (07-05) et (03-22) pour arracher son billet pour la phase finale à Djidja. Au niveau de la zone Sud-ouest, ce sont Hirondelles et Margouillats qui ont obtenu leurs billets en venant en tête des préliminaires qui ont mis aux prises sept clubs de cette zone.

Des personnes interpellées dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité seront situées sur leur sort au cours d’une audience prévue pour le 8 mai prochain au tribunal de Cotonou.
Suite à la psychose générale née des actes crapuleux de sacrifice humain à la divinité « Kinninsi », l’intervention des autorités judiciaires a permis d’interpeller une trentaine de personnes de nationalités béninoise et nigérienne arrêtées aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur. Elles sont présumées auteures d’infractions cybernétiques prévues et punies par la loi n°2011-20 du 12 Octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.
Après leur interpellation, ces jeunes connus sous l’appellation de ‘’gaymen’’ ont été déférés au parquet de Cotonou, le 28 mars 2018. Neuf ont été inculpés des faits d’escroquerie et présentés en comparution immédiate devant la première chambre correctionnelle des flagrants délits du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, puis condamnés à des peines d’emprisonnement ferme. La lutte a également permis d’arrêter, courant avril, une quinzaine de personnes dont une dizaine au Togo. Inculpées des faits d’escroquerie, elles ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. EIles seront situées sur leur sort au cours d’une audience prévue pour se tenir le 8 mai 2018. Trois autres cybercriminels de nationalité béninoise sont poursuivis pour des faits de publication d’images obscènes, de chantage et de tentative d’extorsion de fonds vis-à-vis d’une parlementaire malgache
Alexis METON
La production du coton promise à un bel avenir[/caption]La production du coton devrait atteindre plus de 578 000 tonnes au titre de la campagne cotonnière 2017-2018, à en croire l’Association interprofessionnelle du coton (Aic).
A la date du 17 avril dernier, note l’association, le cumul de la production réceptionnée au niveau des usines avoisinait 555 831,590 tonnes et plus de 1465 camions sont en attente, soit une estimation de 22 250 tonnes. Ainsi la barre des 575 000 tonnes de coton est franchie alors que l’Aic s’était fixé pour objectif d’atteindre une production de 550 000 tonnes cette année, après le pic de 451 000 tonnes de la campagne dernière.
Ce bond quantitatif jamais atteint au Bénin s’explique essentiellement par les effets induits du programme d’intensification de la culture cotonnière qui a fait la joie de nombres de producteurs ; la mise en place à temps des intrants et des semences de qualité en quantité suffisante ; la pluviométrie favorable enregistrée, ainsi que la forte mobilisation des producteurs à travers la Fédération nationale des Coopératives villageoises de coton et les Unions départementales, communales des Coopératives villageoises de coton. Toutes choses à mettre à l’actif de l’Aic qui avait promis la révolution autour de l’or blanc dès sa reprise de la filière en 2016. Un pari désormais gagné pour l’association mais aussi pour le gouvernement qui a joué sa partition dans l’atteinte de ces résultats.
Société 19 avr. 2018
Audience Assemblée Nationale[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 18 avril, avec plusieurs délégations dont celle de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, conduite par son président, Dr Théophile Kodjo Sonou.
« Notre présence ici est d’exprimer de vive voix au président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’Etat, les difficultés que rencontrent les établissements privés d’enseignement supérieur, c’est-à-dire les grandes écoles, les instituts et les universités privées du Bénin ». C’est l’objet de la visite de la délégation de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, ce mercredi 18 avril, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Selon le président de cette association, Dr Théophile Kodjo Sonou, tout se passe au niveau de l’enseignement supérieur au Bénin comme s’il y a deux secteurs d’enseignement supérieur: l’enseignement public d’un côté et l’enseignement privé de l’un autre. « Or, le secteur est le même. Les étudiants que nous formons vont sur le même marché que les autres et nous formons peut-être mieux que les universités publiques », relève le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
Selon lui, l’enseignement privé rencontre beaucoup de difficultés, notamment en termes d’impôts. Dr Théophile Kodjo Sonou souhaite que le secteur soit régi par des lois et des textes qui fixent les uns et les autres. « Nous pensons très sincèrement, en tant qu’académiciens, qu’il faut des textes pour réorganiser le système. Il y a déjà beaucoup de décrets qui régissent le secteur, mais il faut aussi des lois », insiste-t-il. C’est pourquoi après avoir rencontré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Attanasso, il a jugé nécessaire de faire part aussi au président de l’Assemblée nationale des difficultés auxquelles sont confrontés les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur au Bénin, afin qu’il puisse les aider dans ce sens.
Dr Théophile Kodjo Sonou se réjouit que le président Adrien Houngbédji ait prêté une oreille attentive aux doléances de l’association. « Le président de l’Assemblée nationale a eu une très bonne impression de notre visite et nous a prodigué de sages conseils et nous sommes sortis satisfaits de cette audience », note le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le coordonnateur de l’Organe consultatif de la jeunesse au niveau de l’Ouémé, Epihpane Odounlami. Celui-ci est allé présenter son institution, les activités qu’elle mène et également bénéficier des conseils du président de l’Assemblée nationale pour vraiment impacter les communautés à la base. Le président Adrien Houngbédji qui ne connaissait pas l’organe a eu l’occasion de le découvrir à travers cette visite. « Le président nous a exhortés à continuer dans ce sens, parce qu’aujourd’hui, les jeunes doivent apporter leurs contributions dans le développement local et par le volontariat qui peut permettre de faire beaucoup de choses », confie Epiphane Odounlami. « Nous ne devons pas attendre que les choses nous tombent dessus, mais nous devons anticiper, nous devons prendre à cœur les problèmes de la jeunesse et proposer des solutions avec l’apport des autorités à tous les niveaux », poursuit-il. Selon Epiphane Odounlami, le président Adrien Houngbédji a promis de maintenir le contact avec l’organe et passera sur le terrain pour voir ce qui se fait dans les différentes communes où est présente la structure.
Il leur a également suggéré d’envoyer leurs rapports d’activités de façon trimestrielle pour permettre à ses collègues députés qui sont dans les départements de prendre connaissance des actions et réalisations de l’organe afin de bénéficier en retour de leurs appuis-conseils.
Plusieurs autres délégations dont le nouveau bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) conduit par son président, Marc Robert Dadaglo, ont été reçues par le président Adrien Houngbédji.

Au cours de son traditionnel point de presse du mercredi 18 avril à la suite du Conseil des ministres, le Garde de Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a révélé que dix-sept directeurs d’école primaire sont dans le collimateur du gouvernement et seront sanctionnés pour mauvaise gestion constatée au niveau des cantines scolaires relevant de leur tutelle.
Des détournements de vivres, des effectifs d’enfants inscrits à la cantine majorés pour justifier d’une sortie plus importante de vivres (riz, haricot, huile)… Ce sont là quelques-uns des manquements notés au cours des vérifications faites au niveau des cantines scolaires de certaines écoles. « Les auteurs de ces fraudes se chargent ensuite de récupérer la différence pour leur propre compte ou en partage avec leurs complices », selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 18 avril lu par le ministre Joseph Djogbénou.
Au total, dix-sept cas de malversations ont été mis en évidence à l’issue de missions de contrôle qui se sont déroulées entre octobre et novembre 2017.
Et comme il fallait s’y attendre, les sanctions n’ont pas tardé à suivre. « A titre de mesures conservatoires, les directeurs d'écoles impliqués ont été déchargés de leurs fonctions par le ministre de tutelle ».
Les membres du gouvernement ont « déploré un tel comportement de la part d’éducateurs ». Ils en appellent « au sens du devoir d’exemplarité vis-à-vis des apprenants, au sens de responsabilité qui leur incombe dans leurs communautés de vie ».
La désolation du gouvernement se justifie, puisqu’il avait organisé des séances de sensibilisation de tous les acteurs impliqués dans la gestion des cantines conjointement avec le comité de suivi, le Programme alimentaire mondiale et le ministère des Enseignements maternel et primaire, à l’endroit de plus de 2500 acteurs de l'école, pour les habituer audit mode de gestion.
De tels actes de la part d’éducateurs mettent à mal les efforts pour donner le bon exemple aux apprenants, mais aussi et surtout au sein des communautés. Le gouvernement tient également à une mise en application effective des sanctions à l’endroit des mis en cause, afin que leurs cas servent d’exemples et que de tels actes ne se répètent.