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Nouvelles

Recrutement de fonctionnaires au profit du ministère des Finances: 63 700 candidats étaient à l’assaut de 326 postes disponibles

Le concours de recrutement de 326 agents permanents de l’Etat, pour le compte du ministère en charge des Finances, s’est effectivement déroulé, le week-end dernier, sur toute l’étendue du territoire national. Le top de la phase écrite des épreuves a été donné, le samedi 25 novembre au Ceg 1 de Lokossa par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.

C’est par l’épreuve des mathématiques que les aspirants à la Fonction publique ont entamé, samedi dernier, les compositions dans le cadre du concours de recrutement de 326 agents au ministère de l’Economie et des Finances (Mef). Donnant le top desdites compositions au Ceg 1 de Lokossa, en présence du préfet du Mono, Komlan Zinsou, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a prodigué de sages conseils aux candidats, leur demandant d’avoir de bons comportements tout au long des épreuves.
Selon le ministre Adidjatou Mathys, 63 700 candidats composent, au total, dans quinze centres retenus sur toute l’étendue du territoire national. Le Ceg 1 de Lokossa est l’unique centre de composition qui accueillait la première vague de 2 324 candidats du Mono et du Couffo, en lice pour les catégories professionnelles A, B et D (inspecteurs des Impôts, contrôleurs, agents de constatations, etc.). Ce dimanche, plus nombreux, les candidats de la seconde vague ont planché pour des corps de métiers relatifs à la catégorie C. A Lokossa, en plus du Ceg 1, deux autres centres à savoir le Ceg 3 et l’école urbaine-centre de Lokossa, ont été ouverts pour les candidats du Mono et du Couffo.
Le ministre Adidjatou Mathys a fait savoir qu’il s’agit d’un concours à caractère sensible, avant de rassurer que des mesures adéquates de sécurité ont été prises pour la transparence du concours, de l’organisation des compositions jusqu’à la délibération des résultats. « Je suis satisfaite de l’organisation, a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que le ministre en charge des Finances sera aussi satisfait des agents qui seront mis à sa disposition parce qu’ils auront été les meilleurs à ce concours ». A en croire le ministre, 72 200 dossiers de candidature ont été enregistrés, au plan national, dont 8 500 ont été rejetés pour diverses raisons. Dans la salle où les compositions ont été lancées, trois candidats étaient absents sur les cinquante attendus. Quelques quatre autres candidats débarqués après le démarrage de la composition de l’épreuve de mathématiques ont été également éconduits du centre?

Actualités 27 nov. 2017


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Formation des cadres et veille sur les semences paysannes abordées

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 22 novembre, plusieurs délégations. Entre autres au menu des échanges, le démarrage dès lundi 27 novembre prochain, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, du cours de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et la nécessité pour le Parlement d’adopter la convention internationale sur l’introduction des semences paysannes au Bénin.

Une délégation de la chaire Organisation mondiale du commerce-commerce international et développement inclusif (Omc-Cidi) de l’Université d’Abomey-Calavi, conduite par le professeur Charlemagne Babatoundé Igué, a été reçue ce mercredi 22 novembre par le président de l’Assemblée nationale. Nommé récemment en remplacement de feu Fulbert Géro Amoussouga, le nouveau titulaire de la chaire Omc-Cidi de la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Uac, a jugé opportun d’aller se présenter au président Adrien Houngbédji pour une prise de contact. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué a saisi l’occasion pour saluer le leadership du président de l’Assemblée nationale pour son engagement aux côtés de son prédécesseur. Lequel engagement, a-t-il souligné, a permis la mise sur pied de l’école de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et dont les premiers cours démarrent, lundi 27 novembre prochain, dans les locaux de l’Assemblée nationale.
« Je me devais donc de venir voir le président de l’Assemblée nationale dans ce sens-là pour saluer l’excellente coopération existant entre, d’abord son institution l’Assemblée nationale et la Chaire Omc-Cidi, et ensuite entre lui-même en personne, et le professeur Fulbert Géro Amoussouga », a confié le chef de la délégation. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué assure sa disponibilité à poursuivre l’œuvre entâmée par son prédécesseur et aller le plus loin possible dans le cadre de la formation des cadres des institutions républicaines. 
A la suite de la délégation de l’Omc-Cidi de la Faseg/Uac, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec des membres de la Coalition de veille sur les semences paysannes au Bénin. Selon le porte-parole de la délégation, Pierre Bédiyé, l’entretien a tourné autour de la convention concernant les semences locales de l’Union internationale pour la promotion des obtentions végétales (Uipov). Il s’agit en fait, d’un groupe de firmes qui gère les semences locales et y met des brevets et pour les retourner aux paysans. Cette firme cherche à s’installer au Bénin. La délégation est allée informer le président de l’Assemblée nationale de cette intention pour qu’au moment opportun une loi soit adoptée pour permettre l’implantation de cette société, que le président et les députés prennent des décisions en connaissance de cause.
La délégation dit avoir obtenu l’assurance du président de l’Assemblée nationale qui serait au parfum du dossier qu’il a déjà transmis lui-même à des commissions parlementaires compétentes pour étudier avant son examen et son adoption par la plénière.

Actualités 23 nov. 2017


Audiences publiques sur le projet de budget de l’Etat 2018: Les députés imprégnés des avis du Ces

En attendant de revenir plancher sur le budget de son institution au titre de 2018, le Conseil économique et social (Ces) a livré, ce mardi 7 novembre, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, ses avis et appréciations sur le projet de loi de finances de l’Etat, gestion 2018.

La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a écouté, ce mardi 7 novembre, les appréciations générales du Conseil économique et social (Ces) sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018. C’est en application des dispositions de l’article 139 de la Constitution du 11 décembre 1990 et martelées par l’article 1er de la loi 92-010 du 16 juillet 1992 portant loi organique sur le Conseil économique et social. Ledit article stipule : «  Le Conseil économique et social donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumises. Les projets de loi de programme à caractère économique et social lui sont obligatoirement soumis pour avis. Le président de la République peut consulter le Conseil économique et social sur tout problème à caractère économique, social, culturel, scientifique et technique ».
Au total, onze avis ont été formulés par le Ces sur le projet de loi de finances. Le vice-président du Ces, Dominique Atchawé, dit encourager surtout les mesures appropriées qu’entend prendre le Gouvernement pour renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales en 2018. En effet, pour le Ces, les résultats sont loin d’être atteints dans la mobilisation des ressources fiscales en dépit des efforts consentis ces dernières années pour la modernisation et la performance des régies financières. Bon nombre de marchandises importées au port de Cotonou et initialement manifestées pour l’étranger notamment les pays de l’Hinterland, le Nigeria, le Niger etc… et qui font l’objet de mise à la consommation locale au cordon douanier après rectificatif du manifeste de la cargaison, échappent à la fiscalité intérieure. Il s’agit d’un phénomène suffisamment grave et dangereux pour l’économie nationale et qui rend déficitaire la balance commerciale du Bénin au profit de certains importateurs étrangers, condamne Dominique Atchawé. Il trouve urgent que des mesures appropriées soient prises par le Gouvernement pour l’élargissement de la base de l’assiette fiscale à partir de 2018 afin de mettre fin aux agissements de ces opérateurs économiques étrangers tapis dans l’ombre et qui s’enrichissent énormément sur la base des fraudes sur la plateforme portuaire.
Le Ces recommande par ailleurs la remise en application de la lettre n°1306/MFE/DC-CNSAPAS/ST du 26 juin 2000 portant mise en œuvre du système d’inspection des importations à destination du Bénin.
Plusieurs autres avis ont été émis par le Ces sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018 et exposés à la commission budgétaire parlementaire. L’institution demande, entre autres, au Gouvernement de supprimer du projet de loi de finances gestion 2018, la mesure d’exonération des droits et taxes de douanes et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les camions neufs importés, fabriqués ou vendus à l’état neuf au Bénin. Pour le Ces, cette mesure ne vise pas l’intérêt général et ne peut profiter qu’à une minorité déjà capable d’acquérir ces camions. La situation des agents licenciés des ex-entreprises publiques telles que la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), l’Office national pour la sécurité agricole (Onasa) et autres, n’ont pas été occultés par le Ces dans ses avis. Il souhaite que des mesures urgentes soient prises pour l’insertion de ces travailleurs dans d’autres activités afin d’éviter à ces derniers le chômage qui n’est pas source de paix et de quiétude?

Exercice inédit

Il est utile de préciser que l’exercice constitutionnel auquel s’est livré hier le Ces est inédit. Car depuis la création de cette institution c’est la première fois qu’elle planche devant le Parlement pour présenter les grandes tendances de ses avis sur le projet de loi de finances de l’Etat. Sinon la seule occasion qu’a le Ces pour plancher devant la commission budgétaire du Parlement est celle de la présentation du contenu de son projet de budget au même titre que les autres institutions de la République et ministères sectoriels. Une innovation qui n’a pas été passée sous silence par le président de la commission de l’Economie et de Finances du Ces. Pascal Todjinou félicite les députés pour leur initiative qui a surtout permis de toucher du doigt le travail de fourmi qu’abat le Ces en matière d’appréciation du projet de budget général de l’Etat. Il déplore, toutefois, l’obligation de réserve qu’imposent les textes à l’institution qui ne doit pas rendre publics les avis qu’elle émet sur tel ou tel projet de loi. Pascal Todjinou dit d‘ailleurs avoir saisi l’occasion de cette présentation pour faire aux députés cette observation et plaider pour la révision du projet de loi portant loi organique du Ces en souffrance au Parlement depuis des lustres. Cette correction permettra au Ces de vulgariser les avis qu’il donne dans tel ou tel domaine de ses compétences pour que la population découvre toute l’importance de cette institution au Bénin?

Th. C. N.

Actualités 08 nov. 2017


Audiences à la Cour constitutionnelle : Vers l'industrialisation du foyer écologique Atingan

Les promoteurs du foyer Atingan ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle, ce vendredi 3 novembre au siège de l’institution à Cotonou. Ils envisagent l’industrialisation de leur invention pour lutter contre la déforestation.

L’appui politique et institutionnel aux concepteurs du foyer Atingan matérialise aujourd’hui la volonté du Bénin à lutter contre les changements climatiques et la déforestation due à l’utilisation du charbon de bois pour la cuisine. Quelques semaines après avoir reçu la promesse du Gouvernement de les aider à mettre en place une usine de fabrication du foyer, ses promoteurs ont rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « Nous espérions pouvoir rencontrer un peu plus tôt le président Holo pour l’inviter à prendre part au lancement du foyer Atingan fait le 16 septembre passé. Puisque cela n’a pu être fait, nous sommes venus demander conseils auprès de lui pour pouvoir mener à bien le projet d’industrialisation du produit; étant donné que nous en sommes à la phase de labellisation qui permettra de l’exporter», a confié Donald Zanhoundaho, un co-concepteur du foyer écologique à sa sortie de l’audience aux côtés de son frère jumeau.
En dehors des conseils qu’ils ont assurément reçus de leur hôte pour réussir à concrétiser ce projet essentiel devant permettre que les populations béninoise et sous-régionale aient en quantité suffisante le foyer amélioré Atingan, ils entendent aussi effectuer un voyage vers la Chine dans les prochains jours. Selon Donald Zanhoundaho, ce voyage leur permettra d’en savoir davantage sur les différents secteurs dans lesquels il leur faudra intervenir pour fabriquer plus facilement les foyers. Car, explique-t-il, leur unité de fabrication n’en produit que cinquante exemplaires par jour. A l’en croire, l’invention de ce foyer qui utilise la coque de noix de palme comme combustible, n’est rien d’autre que la solution recherchée par l’humanité entière dans sa quête d’énergie alternative favorisant le respect de l’environnement, comme l’instituent d’ailleurs les conférences internationales telles que Rio+20 et Cop 21. « Après le lancement du foyer, nous avons été amenés à signer des contrats avec des distributeurs pour qu’à partir de janvier prochain nous puissions vendre les foyers en quantité », a-t-il indiqué pour signifier que certains Béninois comprennent déjà les enjeux de cette innovation et l’ont déjà adoptée.
La question énergétique a longuement été abordée à la Cour constitutionnelle en cette matinée du vendredi dernier. Avant les promoteurs d’Atingan, Théodore Holo a accordé une audience à des agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). L’objet n’a pas été dévoilé puisque les hôtes du président de la Cour constitutionnelle, Simplice Dedjrosse et Marcel Dehouinsi, n’ont pas fait de déclaration à la presse après les échanges.

Actualités 06 nov. 2017


Affaire Didier Ollé-Nicole et FBF: Le Gouvernement évite une suspension du Bénin par la Fifa

La menace de suspension de la Fifa qui planait sur le Bénin, suite à la rupture abusive de contrat avec Didier Ollé-Nicole, relève désormais du passé. Ne pouvant rester indifférent face à ce risque que courait le football national, le Gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités, en procédant au paiement des 136,143 millions F Cfa au titre de l’amende due à l’ancien sélectionneur des Ecureuils.

Le Gouvernement et son président, Patrice Talon, ont préféré sauver l’honneur du Bénin, plutôt que de laisser son football se compromettre. Il a préféré payer à l’ancien sélectionneur des Ecureuils, le Français Didier Ollé-Nicole, l’amende de 136,143 F Cfa millions F Cfa infligée par la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa, suite au dossier relatif à la résiliation unilatérale de son contrat de travail.
C’est le président de la fédération, El Hadj Moucharaf Anjorin, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, le Gouvernement vient, grâce au ministère de la Culture, du Tourisme et des Sports, de délivrer le football béninois. N’eut été le paiement de cette amende, la Fifa allait tout simplement suspendre le Bénin, à travers la Fbf. « On avait des doutes de pouvoir honorer ces deux matches car le jeudi 2 novembre, si le règlement des 136,143 millions F Cfa n’avait pas lieu, la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa mettaient à exécution la suspension », a indiqué Moucharaf Anjorin. Ce qui, poursuit-il, va créer des préjudices au plan mis en route dans le cadre de la qualification des Ecureuils à la phase finale de la Can 2019 au Cameroun.
Les documents afférents au paiement de l’amende, a également assuré le président de la fédération, ont été envoyés à la secrétaire générale de la Fifa, au secrétaire général de la Confédération africaine de football (Caf), à l’avocat de l’entraîneur français et au ministre en charge des Sports au Bénin, Oswald Homeky. Désormais donc, la fédération peut se consacrer à l’exécution de sa feuille de route. Il s’agit en premier lieu, de l’organisation des championnats nationaux de Ligue 1, Ligue 2, Ligue 3 et amateur. Ils sont actuellement en cours et auraient pu être compromis, si la Fifa avait suspendu le Bénin. Quelle sera désormais l’attitude des clubs qui les animent et qui, arrivés à bout de souffle, faute de moyens financiers, menaçaient de se retirer ? Ils espéraient tellement la subvention de l’Etat pour pouvoir tenir la route. Maintenant que le Gouvernement vient de débourser cette somme pour éviter la suspension du Bénin et leur permettre de jouer, que feront-ils ?
Au-delà de la poursuite des différents championnats, ce geste du Gouvernement permettra également aux Ecureuils de livrer leurs deux matches amicaux et internationaux programmés le 8 novembre à Brazzaville contre les Diables rouges du Congo et le 12 novembre à Cotonou, face aux Taïfa stars de la Tanzanie. Ils avaient déjà eu l’occasion de jouer contre la Mauritanie, la Guinée Equatoriale et le Gabon, lors des précédentes journées Fifa. Que le Bénin et son football aient désormais pris l’habitude de profiter de ces journées, tout le mérite revient au Gouvernement?

Sports 03 nov. 2017


Gestion 2018: Le projet de budget de l’Etat s’élève à 1862,918 milliards FCfa

1862,918 milliards de FCfa, c’est le montant du projet de budget général de l’Etat gestion 2018 transmis par le Gouvernement à l’Assemblée nationale. Il est équilibré en ressources et en charges contre 2010,586 milliards de FCfa en 2017, soit un recul de 147,668 milliards de FCfa correspondant à -7,3%. L’information a été lâchée ce mardi 31 octobre lors de la deuxième et dernière journée des travaux du séminaire d’appropriation par les députés des éléments d’analyse du  projet de loi de finances pour la gestion 2018. Lequel séminaire est organisé par l’Unité d’analyse, de contrôle et d’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb) et le Projet d’appui au renforcement des capacités et à la modernisation de l’Assemblée nationale (Parcman), deux organes techniques du Parlement. Et ce en prélude au démarrage de l’étude en commission budgétaire du projet de loi de finances pour la gestion 2018 dès la semaine prochaine. 

Ce chiffre de 1862,918 milliards de FCfa a été annoncé par Gratien Laurent Ahouanmènou, conseiller technique à l’Economie du président de l’Assemblée nationale qui a entretenu les députés, dans sa communication sur le thème : « Cadrage macroéconomique et pertinence des prévisions ». Le communicateur révèle que la politique économique du Gouvernement en 2018 serait orientée vers la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement (Pag). Il est prévu un taux de croissance de 6,0% contre 5,7% attendu à fin décembre 2017. Cette accélération attendue de la croissance économique sera rendue possible surtout du fait de la vulnérabilité de l’économie aux chocs exogènes et l’amélioration du potentiel fiscal de l’économie, analyse Gratien Laurent Ahouanmènou. Aussi, le Gouvernement table-t-il en 2018 sur un taux d’inflation de 2,10 % en dessous de la norme communautaire de 3% dans l’espace Uémoa contre 2% attendu à fin décembre 2017, appuie, pour sa part,  Benjamin Atindéhou, administrateur des impôts à la retraite qui a axé sa communication sur le thème : « Présentation et analyse des dispositions fiscales contenues dans le projet de loi de finances 2018 ».

Politique 31 oct. 2017


Concours de meilleures productions de presse du Pugemu: Le quotidien ‘’La Nation’’ remporte deux prix

Deux journalistes du journal ‘’La Nation’’ ont remporté, samedi 28 octobre dernier, à Cotonou les deux prix de la catégorie presse écrite du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu).

Josué Fortuné Méhouénou et Kokouvi Eklou ont recueilli les faveurs du jury du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) à travers l’originalité et la pertinence de leurs articles relatifs aux activités de ce projet arrivé à son terme. Samedi dernier, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix mis en jeu, ils ont vu leurs mérites récompensés aux côtés de trois autres de leurs confrères dans les catégories radio et télévision, Achille Fatondji, Wilfried Ahouassou et Emmanuel Odilon Koukoubou.
Pour Imorou Mako Séidou, directeur général de Serhau SA, le projet né à la suite des inondations de 2010 pour contrer leurs impacts dans la ville côtière de Cotonou et les municipalités voisines de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Ouidah, vise à améliorer le cadre de vie des populations. Convaincu que ses objectifs ne peuvent être atteints sans un changement de comportements des populations, il mesure le rôle combien important des médias dans cet enjeu. Le changement de comportements qu’il appelle de son vœu ne saurait être une réalité sans la contribution des professionnels des médias. Les œuvres produites par ces derniers devront servir à capitaliser les acquis dudit projet.
Saluant le rôle des médias dans la mise en œuvre du Pugemu, le coordonnateur Samou S. Adambi a indiqué que le projet d’un coût global de 53 milliards F Cfa a été réalisé à plus de 100 % et connu une mobilisation à 100% de son budget. Des acquis qui confortent davantage les responsables dans l’idée qu’on peut bien agir sur le milieu de vie des populations quoique le défi soit immense au regard de leurs attentes.
Josué Fortuné Méhouénou au nom des lauréats a su répondre au souhait formulé par les responsables du Pugemu de voir les médias s’intéresser, plus que par le passé, aux questions environnementales en indiquant que ceci n’est qu’un pas vers la spécialisation tant recherchée au niveau de la presse béninoise?

Société 30 oct. 2017


Audience à la Marina: Le président Talon salue le génie des inventeurs du foyer Atingan

En marge du Conseil des ministres de ce mercredi 18 octobre, le chef de l’Etat a reçu en audience les promoteurs du foyer Atingan. De jeunes inventeurs dont le talent a été salué par le président de la République, en présence des membres du Gouvernement.

Prix meilleur invention 2014, prix de l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle, prix du meilleur produit innovant à la 4e foire de l’intégration de l’Uemoa au Togo, prix African rethink awards 2016, prix Cop 21, prix Or bleu, prix des initiatives pour la préservation de l’eau, 1er Prix concours Start up Bluezone, trophée Oscars de mérite, prix meilleur acteur de l’initiative 2014... Les frères Franck et Francis Zanhoudaho et Calixte Eloh ont fait parler leur génie un peu partout dans le monde à travers leur invention : le foyer Atingan.
Mercredi 18 octobre, ils étaient à la Présidence de la République pour échanger avec le chef de l’Etat. Ce n’est pas la première fois que les trois inventeurs béninois rencontrent Patrice Talon. Mais la séance de ce mercredi avait la particularité que le Gouvernement était présent au complet et constituait la cible des explications des jeunes inventeurs. A travers cette initiative, une première, le chef de l’Etat entend valoriser le made in Bénin dans toute sa splendeur. Pendant deux heures de temps, cadres, ministres et président de la République ont suivi l’exposé des trois inventeurs et la spécificité de leur innovation.
« Convaincu de la portée de cette technologie d’origine béninoise, qui a déjà obtenu de nombreux prix tant au plan national qu’à l’international », le chef de l’Etat, « a déclaré qu’avec un peu d’accompagnement, ils peuvent contribuer à révéler le Bénin ». Il a, par ailleurs, souligné l’intérêt universel que revêt leur invention et formulé des suggestions pour l’amélioration de la présentation des foyers. Le modèle économique et la présentation physique du produit constituent également des éléments sur lesquels le chef de l’Etat s’est prononcé.
A ces trois jeunes, l’appui du Gouvernement ne fera pas défaut « s’ils présentent un modèle abouti pour une production industrielle, à coût réduit ». Des partenariats sont envisagés pour eux et un séjour en Chine s’annonce d’ici là pour une prospection afin de l’anoblissement de leur invention. « Nous le ferons pour inciter d’autres à faire autant… Pendant votre voyage, travaillez à l’amélioration et au plan d’investissement même et à votre retour, on verra comment vous aider. Adressez une demande bien détaillée au Gouvernement, et on va vous accompagner sur cette phase là. », s’est engagé le chef de l’Etat à leur endroit.
« Les foyers Atingan sont destinés à toutes les couches sociales en priorité aux ménages, maquis et restaurants, aux unités de grande restauration et aux unités de productions industrielles ».
L’Initiative du président de promouvoir l’excellence annoncée le 31 juillet dernier, trouve ainsi un bon client et par la même occasion, le chef de l’Etat redonne espoir aux inventeurs béninois.

Actualités 19 oct. 2017


Incendie à Porto-Novo: Oloyé et son chauffeur condamnés à 24 et 18 mois de prison ferme

24 mois d’emprisonnement ferme et deux millions F Cfa d’amende pour trafic illicite de produits pétroliers et 18 mois de prison ferme plus cinq cent mille francs Cfa d’amende à payer au Trésor public pour les chefs d’inculpation d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et blessures involontaires. Ce sont les peines infligées respectivement contre Joseph Midodjiho alias Oloyé, 64 ans et Nicolas Tankpinou Alodégnon, chauffeur de profession âgé de 44 ans, par le tribunal correctionnel de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a statué contradictoirement et en premier ressort en fin d’après-midi de ce vendredi 6 octobre, l’affaire de l’incendie survenu suite à la chute d’un camion chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence de contrebande au petit matin du mercredi 4 octobre dernier au quartier de Louho dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Lequel incendie a fait un mort, une fillette complétement calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendres. Le juge s’est appuyé dans sa condamnation sur des dispositions du code pénal et celles du décret de 1983 qui réprime le trafic illicite de produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République du Bénin. Les intérêts-civils sont envoyés à plus tard. Les deux prévenus ont quinze jours pour relever appel du jugement s’ils ne sont pas d’accord.    

L’affaire a été jugée en procédure de flagrant délit. En effet, les choses sont allées très vite au tribunal de première instance de Porto-Novo. Alors que d’aucuns s’attendaient à voir les deux prévenus présentés au procureur de la République puis l’affectation du dossier à un juge d’instruction pour la suite de l’affaire, c’est plutôt à une procédure de comparution immédiate qu’on a eu droit. Tout a été fait très rapidement. L’audience a commencé à 18h30mn et a duré jusqu’à 19h45mn où le débat a été clôturé après les dépositions des deux prévenus, les réquisitions du ministère public et la plaidoirie des avocats. Une suspension sera ensuite observée pour permettre au tribunal de céans de se retirer pour délibérer.

Tous complices du drame ?

Au retour du délibéré à 20h 49m, le président de céans annonce le verdict du jugement. Oloyé, propriétaire du camion et des marchandises a écopé de la lourde peine par rapport à son chauffeur qui a obtenu six mois de moins que lui. Le tribunal n’a pas trop suivi ainsi les réquisitions du ministère public qui a retenu contre chacun d’eux la peine de trois ans d’emprisonnement ferme pour homicide involontaire, incendie involontaire et blessures involontaires à l’endroit du chauffeur Nicolas Tankpinou Alodégnon et complicité des trois chefs d’accusation en plus de trafic illicite de produits pétroliers contre Joseph Midodjiho alias Oloyé. Les deux prévenus ont été défendus par les Maîtres Raphaël Hounvènou, Saturnin Agbani et Hervé Soukpon. Ils ont battu en brèche les réquisitions du procureur de la République surtout en ce qui concerne les délits de complicité d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et de blessures involontaires retenus contre leur client Oloyé. Selon eux, s’appuyant sur la jurisprudence, il ne saurait y avoir de complicité dans un délit involontaire. Le tribunal de céans leur donnera par la suite raison lors du délibéré. Mais les avocats ont plaidé en revanche coupable pour le délit de trafic illicite de produits pétroliers ; tout en invitant le tribunal de céans à tenir compte du contexte social de cette activité qui nourrit des milliers de personnes au Bénin et du jeu des politiques dont la complaisance dans la lutte contre ce commerce illicite a conduit à ce drame qu’on déplore aujourd’hui. « Cette audience interpelle tout le monde. Nous sommes tous complices du drame », insiste la défense qui considère Oloyé qui exerce cette activité depuis 48 ans comme un cobaye. La sentence du juge tombée, les deux prévenus ont été embarqués aussitôt par la police en direction de la prison. Le tribunal de première instance de Porto-Novo et ses alentours étaient hautement sous surveillance policière. Un dispositif spécial de sécurité a été pris pour prévenir certainement un éventuel soulèvement compte tenu surtout du statut d’Oloyé qui n’est pas n’importe qui dans le secteur de vente des produits pétroliers de contrebande.    

 

 

Actualités 06 oct. 2017


Grave incendie à Porto-Novo : L’essence frelatée fait un mort, deux blessés et d’énormes dégâts matériels

Une fille calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendre. C’est le bilan d’un incendie causé par un camion titan chargé de bidons d’essence frelatée et qui s’est renversé dans le quartier de Louho, situé dans le 5earrondissement de Porto-Novo, au petit matin de ce mercredi 4 octobre.

Le quartier de Louho dans le 5e arrondissement de Porto-Novo est dans la tristesse. Il est sous le choc d’un grave incendie qui s’est produit au petit matin de ce mercredi 4 octobre. Le feu n’a rien laissé sur son passage. Le bilan, lourd, fait état d’une fille de 14 ans calcinée, deux blessés dont un brûlé au second degré, tous des apprentis du chauffeur du camion actuellement en fuite, et dix maisons carbonisées avec tout leur contenu dont des ateliers et des boutiques. L’incendie n’a pas épargné les installations de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Un poteau électrique fait en bois et des câbles de la Sbee ont brûlé complètement, perturbant pendant plusieurs heures la fourniture de l’énergie électrique dans cette zone. Tout rentrera dans l’ordre dans l’après-midi d’hier après l’intervention de l’équipe technique de la Sbee.
Par rapport à l’origine de l’incendie, tous les témoins sont unanimes. Le feu a été occasionné par un gros porteur chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence frelatée communément appelée « kpayo ». Les témoins parlent d’un chargement de 30 000 litres d’essence de contrebande destinée au marché informel de Cotonou et environs via la lagune de Porto-Novo. Les bidons d’essence devraient être déposés au niveau de la lagune de Porto-Novo du côté de Louho avant d’être récupérés par la suite par les piroguiers en destination de Cotonou. Un circuit habituel connu de tous les habitants du quartier. Mais ce mercredi 4 octobre, tout a viré au cauchemar pour eux.
Selon des témoignages recueillis sur place, le gros porteur a eu une panne technique, son ressort amortisseur au niveau de la remorque aurait cédé. Ayant perdu l’équilibre, le camion s’est renversé avec tout son contenu en pleine agglomération à quelques encablures de la lagune de Louho. Cette chute a été suivie quelques instants après, racontent les témoins, d’une grande explosion des bidons d’essence. Le feu va envahir toute la zone en consumant tout sur son passage. Le ruissellement de l’essence renversée a accéléré la propagation des flammes qui ont réduit en cendre dix paquets de maisons ainsi que des boutiques et ateliers.

Triste sort !

Le feu, dans sa furie, a calciné une fillette de 14 ans, une écolière en classe de Cm1. Celle-ci a quitté ses géniteurs à Adjarra et est arrivée, il y a seulement deux semaines, chez sa grand-mère pour aller à l’école. Mais elle ne savait pas qu’une mort tragique l’attendait ce mercredi. Le corps calciné de la fillette a été découvert dans une chambre. Le chef de la famille, Tidjani Sagbo, pêcheur, se dit surpris par ce drame. Car, selon lui, il a vidé tous les occupants de son agglomération dont la victime pour les mettre à l’abri du pire dès qu’il a vu le camion se renverser. Mais il dit ne pas savoir à quel moment la fille est retournée dans la chambre. Le corps a été enterré hier même par ses parents, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a ouvert une enquête pour que soient élucidées les circonstances du drame et situées les responsabilités. La police est actuellement sur le dossier. Selon le chef quartier de Louho, Paul Kinsou, le bilan du drame aurait pu être plus lourd si les sapeurs-pompiers n’étaient pas venus à temps sur les lieux pour vite circonscrire et maîtriser les flammes. L’autre chose qui a amoindri le bilan, se réjouit-il, est que les populations étaient encore en éveil cette nuit-là. Sinon ce serait un carnage si les gens s’étaient déjà endormis avant l’explosion, relève Paul Kinsou. Le chef de la famille et le chef quartier appellent le Gouvernement au secours pour les accompagner dans la reconstruction des maisons. Par ailleurs, l’on continue de rechercher jusqu’ici les vrais auteurs de cet homicide involontaire. Juste qu’au moment où nous mettons sous presse, le chauffeur du camion n’est pas retrouvé. Il a pris la clé des champs. Seules les ferrailles du camion immatriculé BC 7931 RB se trouvent encore sur les lieux du drame. Une victime grièvement brûlée est retrouvée. Il s’agit d’un apprenti qui n’est rien d’autre que le petit frère germain du chauffeur. Mais cela n’a pas été facile de le retrouver. Il avait été caché dans un cabinet médical clandestin où il suivait des soins. Certainement pour éviter que la main ne soit mise sur lui pour l’amener à faire des révélations par la suite, surtout sur le propriétaire des marchandises. Des rumeurs persistantes et sérieuses mettent à l’index un puissant opérateur économique bien connu dans le secteur du commerce illicite de l’essence frelatée dans l’Ouémé et même dans tout le Bénin. Le propriétaire du produit risque gros devant la justice.

Session extraordinaire à la mairie

La situation a mobilisé hier un ballet de personnalités sur le terrain. Les autorités de la préfecture de l’Ouémé, le maire de Porto-Novo et autres sont descendus sur les lieux du drame pour s’enquérir de l'ampleur des dégâts. Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo ; le médecin-coordonnateur de la Zone sanitaire Aguégués-Sèmè-Podji-Porto-Novo, Dr Rodrigue Kohoun ; le médecin de Porto-Novo, Dr Alain Kossoko et le docteur François Ahlonsou, deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, étaient aussi sur le terrain pour évaluer le volet sanitaire du drame surtout des blessés. Grâce à leur détermination, ils ont retrouvé l’apprenti chauffeur, un adolescent de 19 ans. Il était hospitalisé dans un cabinet médical de fortune avec la grand-mère de la fille décédée. Celle-ci n’était pas blessée mais sentait un malaise dû au choc psychologique consécutif au drame. Une situation qui contraint son hospitalisation. Elle serait hors de danger tout comme le second apprenti du chauffeur du camion qui s’en est sorti, lui, avec quelques brûlures légères. Ce dernier était déjà parti du cabinet de soins avant l’arrivée des médecins.
Face au tableau clinique surtout de l’apprenti grièvement brûlé, la délégation des médecins a décidé de référer, séance tenante, le patient du cabinet médical de fortune vers le centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau. Elle a fait venir une ambulance qui l’a transporté, sous l’œil vigilant du Dds de l’Ouémé, en direction des services d’urgences du Chud O/P où il suit depuis l’après-midi d’hier, des soins intensifs. Il a été embarqué avec la grand-mère de la fille décédée qui sentait quelque malaise. Compte tenu de la grève des agents des hôpitaux publics, une équipe médicale a été réquisitionnée pour la prise en charge sanitaire sans faille des deux victimes. Selon le Dds de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, informé, suit de près l’évolution de la situation sanitaire des malades.
Aux dernières nouvelles, on annonce que le conseil municipal de Porto-Novo organise, ce jeudi 5 octobre, une session extraordinaire sur la question pour apprécier l’ampleur de la situation et voir dans quelle mesure accompagner les victimes?

Société 05 oct. 2017


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